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Bateau de Baku (Azerbaïdjan) à Bandar-e Anzali (Iran) English translation pending
Bonsoir,
Sait-on jamais....
Je lisais sur la Toile qu'il n'existe pas de liaison ferry, même irrégulière, entre Baku et l'Iran. Mais qu'il n'était pas impossible d'embarquer sur un cargo.
Quelqu'un aurait-il déjà tenté l'expérience ?
Catherine
Sait-on jamais....
Je lisais sur la Toile qu'il n'existe pas de liaison ferry, même irrégulière, entre Baku et l'Iran. Mais qu'il n'était pas impossible d'embarquer sur un cargo.
Quelqu'un aurait-il déjà tenté l'expérience ?
Catherine
Deux semaines en famille aux Seychelles English translation pending
dimanche 20 octobre 2019
Enregistrement à Lyon, la dame demande à Flavien si c'est un plâtre (il s'est cassé le scaphoïde 10 jours avant de partir, et a vu l’orthopédiste jeudi qui lui a mis une prothèse plastique moulée pour qu’il puisse se baigner). Si il avait eu un plâtre, pour pouvoir prendre l’avion, il aurait fallu qu’il soit fendu et avoir une autorisation médicale ! Ouf ! Pas pensé au problème de l'avion, on ne pensait que baignade…
1er vol 18h15 direction Istanbul. Rapide, repas pas mal
3 heures d’escale. Aéroport le plus grand du monde, il y a de quoi visiter. On va au fond du terminal A où on trouve des gros poufs et on se pose un moment. Quand la porte est affichée, on est à l'autre bout de l'aéroport, ça nous fait un peu de marche.
2eme vol :7h30, repas chaud servi à 3h du matin , et petit dej chaud. Pochette avec bandeau pour les yeux, pantoufles, chaussettes….
Lundi 21 Arrivé à Mahé 10h30. On passe les contrôles assez vite. Notre loueur attend dehors. Nous avons une i10 grande ! Ça ira bien pour faire les 10 km pour aller à la chambre. Maison ti la kaz à pointe au sel (airbnb) 2 chambres, cuisine bien équipée, vraiment bien. Accueil sympathique par Marie Ann la propriétaire et jeannette la femme de ménage. Apparemment pas de moustique car traité. On pose nos sacs, on se change et direction anse royale. On se prend à boire au supermarché, on va au take away prendre des plats. On emmène tout ça sur la plage qui est superbe. Nos plats sont très bons, un peu épicés et copieux, on a du mal à finir.

On va ensuite à l’eau. Nous aurons notre 1ere averse. Heureusement que ça se dégage ensuite, les couleurs sont plus belles. Les garçons font des études scientifiques avec des escargots, des Bernard l’ermites, … Ils ouvrent leur 1ere coco juste avec des cailloux. Pas mal.

On décide ensuite d’aller côte ouest pour voir le coucher de soleil. Après avoir tourné un peu, ce sera finalement sur anse à la mouche. Retour anse royale où on prend à manger au même endroit que midi, mais viande grillée, riz blanc et pizzas. Tout le monde est crevé, on rentre à la chambre, douche, repas et au lit !
Mardi 22 Grosse nuit, on se lève vers 8h30. Petit dej sur notre terrasse. On prend les affaires pour la journée, et c’est parti. On commence par l’ascension du morne blanc. Heureusement que c’est à l'ombre, 45mn plus tard, nous voici en haut avec une très belle vue.

On redescend et on se prend à manger à take away ocean. Bœuf curry et poulet grille . On va ensuite se baigner : avant la plage de port glaud, on traverse pour aller sur la petite île. Il y a beaucoup de courants, et heureusement que l’on a presque pieds partout.

Apparemment cette île appartient à un Russe pour tourner une émission de télé-réalité
On va ensuite au bout de la route, petit arrêt photo à port launay, puis on revient. On s’arrête à la cascade sayzer. 25rpd par personne, jolie cascade sur les rochers et on peu se baigner dans le grand bassin, rafraîchissante. Un gars vend des noix de coco et explique une technique aux garçons.

On repart et on attend le coucher de soleil à port glaud lagoon. Très beau. Les garçons mettent en application les leçons d'ouverture de noix de coco, et ça marche ! Cet endroit est très beau, le coucher de soleil a trop de nuages… Retour à la chambre, on prend des burgers à emporter à un camion sur la route que l’on mangera sur notre terrasse, très bon.
Mercredi 23 Direction le sud. Temps bien couvert, il y a du vent et des vagues. Arrêt à petite police et on va à pieds à police bay. 20mn de marche agréable. Grosses vagues, pas baignable, pas d'ombre, mais plus de monde que sur les autres plages ! On va à anse takamaka, on regarde les grosses tortues, on mange chez batista. Heureusement qu'il y a les take away, car si il fallait manger tous les jours au restau, ça fait mal, et pas forcément meilleur. On goûte le curry de chauve souris. Beaucoup de petits os, pas forcément bon, heureusement que la sauce est bonne !

On voulait se baigner sur cette plage, mais il commence à pleuvoir. Alors on reprend la voiture et on va au lagoon d’hier pour être à l’abris des vagues. Baignade et cocos au programme. Temps très couvert. On rentre à la chambre, cartes postales, journal et tri des photos.
Jeudi 24 Toujours très couvert. Jour de transfert. Petit dej, télé, … On va faire un petit tour à la plage de l’autre côté de la route. Elle est bien belle, avec très peu d’eau. Les garçons se baignent. On rentre finir les sacs et direction l'aéroport. Avion à 12h15. On enregistre les bagages, le gars de la voiture arrive enfin, puis salle d'embarquement. Avion 18 places, 10mn de vol. Très pratique, et très beau. A l’arrivée on récupère notre nouvelle voiture. Comme je m’y suis pris tard pour la réservation, il ne restait que des petites, ce sera donc une kia picanto jaune, notre petit poussin. On met 2 sacs dans le coffre, 2 entre les garçons et un sur les genoux et direction le logement. Chalet anse possession (booking). 2 chambres, moins bien que celui d’hier, douches avec chauffe eau merdique, table que dehors mais envahi de moucherons qui piquent, on se fait dévorer les chevilles. Fiona nous explique rapidement, puis on va à anse volbert. On cherche un take away, il y a un camion. Le burger de Jolan est pas terrible (Pas de pain) mais sinon les curry et poisson grillé sont très bien. On mange à la plage qui est très belle. Puis baignade, marche sur la plage… on s'occupe bien tout l'après-midi..

On fait les quelques boutiques de la rue, achat de pâtes et sauce tomate, boissons, … et retour au logement. On tente de manger dehors, mais on se fait piquer, c'est guère mieux dedans puisqu’il n’y a pas de moustiquaires.
Vendredi 25 Petit dej dans le salon, il pleut. On se prépare et le ciel se dégage. Au moment de partir, on a un pneu bien dégonflé, alors on cherche la « station lessens ». Gonflage du pneu, on trouve un coffee shop pour acheter des trucs à grignoter pour midi, et direction anse Lazio. Elle a été élue dans les plus belles plages du monde et c’est vrai quelle est superbe.

On alterne baignade, masque tuba. Jolan se fait un copain poisson, on a donné du pain, puis il est resté avec nous, jolan à pu le caresser, vraiment rigolo.

Sur les rochers à droite de la plage, on a vu plein de poissons, une raie et une tortue…. Très chouette.


On repart vers 17h15. On tente de monter à Zimbabwe pour la vue, route super raide, mais pas de vue dégagée. Retour au chalet se changer, tri de photos, un peu de devoirs… on ressort pour manger. On va dans la direction de ce matin à la recherche d’un take away. On entend de la musique et on voit des lumières. C’est le festival kreol. On trouve un stand de bouffe, pas vraiment kreol, frites et poulet ou saucisse ou hamburger que l’on mangera assis par terre. La musique ne passionne pas Jolan, on passe manger une glace à anse volbert et retour au chalet.
Samedi 26 Il a encore bien plu cette nuit, et là le temps est couvert. Petit dej à la chambre, puis on décide d'aller à fond Ferdinand voir les cocos fesses. Arrivée sur place pas de visite car une coulée de terre a coupé le chemin. On part pour le tour de l’île. On s'arrête regarde les plages, on marche sur anse takamaka qui est assez longue, on se prend des vagues… on continue la route jusqu'au bout. On n’a pas réservé pour anse georgette, pas de visite possible. On mange au take away de grand anse beaucoup de monde, très bon. On revient ensuite sur ce côté de l'île pour aller se baigner à la plage de l’hôtel raffles.

Le temps se gâte vraiment et il se met à pleuvoir, on reste dans l'eau. On rentre à la chambre, il pleut toujours. Devoirs, tri des photos, …. On ressort pour aller manger au take away coco rouge. Encore pas mal de choix pour le soir, on mange sur place.
Dimanche 27 Il y a du soleil ! Alors on se dépêche de déjeuner, et on décide de retourner à anse Lazio. On s’arrête au supermarché pour se faire un pique nique. Ce sera pain, boite de thon, de mais et sauce tomate. Repas économique ! On profite de la plage, on marche un peu, puis on va faire du snorckling à droite. On restera 2 heures, beaucoup de poissons. Piquenique, rebaignade, et ça se couvre.

Retour à la chambre sous la pluie à 16h. On se fait un goûter, puis devoirs… photos, …. On ressort pour aller manger. On croyait aller à la goulue, mais fermé. Il y a la queue à tous les restos. On va à celui du fond de la rue. Correct.
Lundi 28 Jour de transfert. On va à la plage devant la chambre, mais c’est marée basse, et impossible de se baigner. En plus le fond est vaseux alors c’est pas terrible pour marcher. On range les sacs, on les mets dans la voiture et direction la jetée. Ferry à 11h45 direction La Digue. J’ai imprimé les billets, donc pas besoin de passer au guichet (mais avec un voucher oui). 15mn de traversée, c’est rapide. On va à l’hôtel à pieds, 5mn. Hôtel « villa authentique» (booking). Chambre quadruple. On est assez déçu de la chambre, pas de terrasse, donne sur un couloir et matelas très durs avec ressorts … On va au take away my mum. Très bon, avec des plats locaux et des pizzas et sandwichs … On peut manger sur place. On rentre à la chambre, on prend des vélos. Direction anse sévère. Baignade, jus de fruits, photos de la grosse tortue, …


On reprend les vélos pour aller au bout de la route, c’est vite fait. On attend le coucher de soleil à anse sévere avec un jus de fruit.

Retour à la chambre. Et le soir repas au take away en bas de la rue.
Mardi 29 Petit dej à l’hôtel (fruits, œuf, jus…) très bien. On se prépare et on va à la boulangerie, grand choix de samossas, feuilletés, … pour midi. Direction anse source d’argent. 115 rps l’entrée. On va à la plage du fond, au calme. C’est marée basse, très peu d’eau, pas besoin de masque pour voir les poissons ! On marche le long des rochers, très beau. Il y a une petite plage super belle, personne. On voit dans l'eau 3 bébés requins... Heureusement, maman n'est ps là... La marée monte l’aprem, on a de l’eau aux épaules




On fait un tour dans le parc, on donne à manger aux tortues et on revient à la plage pour le coucher de soleil avec un jus. Retour se doucher à la chambre puis take away ti mum et dessert à la boulangerie.
Lundi 21 Arrivé à Mahé 10h30. On passe les contrôles assez vite. Notre loueur attend dehors. Nous avons une i10 grande ! Ça ira bien pour faire les 10 km pour aller à la chambre. Maison ti la kaz à pointe au sel (airbnb) 2 chambres, cuisine bien équipée, vraiment bien. Accueil sympathique par Marie Ann la propriétaire et jeannette la femme de ménage. Apparemment pas de moustique car traité. On pose nos sacs, on se change et direction anse royale. On se prend à boire au supermarché, on va au take away prendre des plats. On emmène tout ça sur la plage qui est superbe. Nos plats sont très bons, un peu épicés et copieux, on a du mal à finir.

On va ensuite à l’eau. Nous aurons notre 1ere averse. Heureusement que ça se dégage ensuite, les couleurs sont plus belles. Les garçons font des études scientifiques avec des escargots, des Bernard l’ermites, … Ils ouvrent leur 1ere coco juste avec des cailloux. Pas mal.

On décide ensuite d’aller côte ouest pour voir le coucher de soleil. Après avoir tourné un peu, ce sera finalement sur anse à la mouche. Retour anse royale où on prend à manger au même endroit que midi, mais viande grillée, riz blanc et pizzas. Tout le monde est crevé, on rentre à la chambre, douche, repas et au lit !
Mardi 22 Grosse nuit, on se lève vers 8h30. Petit dej sur notre terrasse. On prend les affaires pour la journée, et c’est parti. On commence par l’ascension du morne blanc. Heureusement que c’est à l'ombre, 45mn plus tard, nous voici en haut avec une très belle vue.

On redescend et on se prend à manger à take away ocean. Bœuf curry et poulet grille . On va ensuite se baigner : avant la plage de port glaud, on traverse pour aller sur la petite île. Il y a beaucoup de courants, et heureusement que l’on a presque pieds partout.

Apparemment cette île appartient à un Russe pour tourner une émission de télé-réalité
On va ensuite au bout de la route, petit arrêt photo à port launay, puis on revient. On s’arrête à la cascade sayzer. 25rpd par personne, jolie cascade sur les rochers et on peu se baigner dans le grand bassin, rafraîchissante. Un gars vend des noix de coco et explique une technique aux garçons.

On repart et on attend le coucher de soleil à port glaud lagoon. Très beau. Les garçons mettent en application les leçons d'ouverture de noix de coco, et ça marche ! Cet endroit est très beau, le coucher de soleil a trop de nuages… Retour à la chambre, on prend des burgers à emporter à un camion sur la route que l’on mangera sur notre terrasse, très bon.
Mercredi 23 Direction le sud. Temps bien couvert, il y a du vent et des vagues. Arrêt à petite police et on va à pieds à police bay. 20mn de marche agréable. Grosses vagues, pas baignable, pas d'ombre, mais plus de monde que sur les autres plages ! On va à anse takamaka, on regarde les grosses tortues, on mange chez batista. Heureusement qu'il y a les take away, car si il fallait manger tous les jours au restau, ça fait mal, et pas forcément meilleur. On goûte le curry de chauve souris. Beaucoup de petits os, pas forcément bon, heureusement que la sauce est bonne !

On voulait se baigner sur cette plage, mais il commence à pleuvoir. Alors on reprend la voiture et on va au lagoon d’hier pour être à l’abris des vagues. Baignade et cocos au programme. Temps très couvert. On rentre à la chambre, cartes postales, journal et tri des photos.
Jeudi 24 Toujours très couvert. Jour de transfert. Petit dej, télé, … On va faire un petit tour à la plage de l’autre côté de la route. Elle est bien belle, avec très peu d’eau. Les garçons se baignent. On rentre finir les sacs et direction l'aéroport. Avion à 12h15. On enregistre les bagages, le gars de la voiture arrive enfin, puis salle d'embarquement. Avion 18 places, 10mn de vol. Très pratique, et très beau. A l’arrivée on récupère notre nouvelle voiture. Comme je m’y suis pris tard pour la réservation, il ne restait que des petites, ce sera donc une kia picanto jaune, notre petit poussin. On met 2 sacs dans le coffre, 2 entre les garçons et un sur les genoux et direction le logement. Chalet anse possession (booking). 2 chambres, moins bien que celui d’hier, douches avec chauffe eau merdique, table que dehors mais envahi de moucherons qui piquent, on se fait dévorer les chevilles. Fiona nous explique rapidement, puis on va à anse volbert. On cherche un take away, il y a un camion. Le burger de Jolan est pas terrible (Pas de pain) mais sinon les curry et poisson grillé sont très bien. On mange à la plage qui est très belle. Puis baignade, marche sur la plage… on s'occupe bien tout l'après-midi..

On fait les quelques boutiques de la rue, achat de pâtes et sauce tomate, boissons, … et retour au logement. On tente de manger dehors, mais on se fait piquer, c'est guère mieux dedans puisqu’il n’y a pas de moustiquaires.
Vendredi 25 Petit dej dans le salon, il pleut. On se prépare et le ciel se dégage. Au moment de partir, on a un pneu bien dégonflé, alors on cherche la « station lessens ». Gonflage du pneu, on trouve un coffee shop pour acheter des trucs à grignoter pour midi, et direction anse Lazio. Elle a été élue dans les plus belles plages du monde et c’est vrai quelle est superbe.

On alterne baignade, masque tuba. Jolan se fait un copain poisson, on a donné du pain, puis il est resté avec nous, jolan à pu le caresser, vraiment rigolo.

Sur les rochers à droite de la plage, on a vu plein de poissons, une raie et une tortue…. Très chouette.


On repart vers 17h15. On tente de monter à Zimbabwe pour la vue, route super raide, mais pas de vue dégagée. Retour au chalet se changer, tri de photos, un peu de devoirs… on ressort pour manger. On va dans la direction de ce matin à la recherche d’un take away. On entend de la musique et on voit des lumières. C’est le festival kreol. On trouve un stand de bouffe, pas vraiment kreol, frites et poulet ou saucisse ou hamburger que l’on mangera assis par terre. La musique ne passionne pas Jolan, on passe manger une glace à anse volbert et retour au chalet.
Samedi 26 Il a encore bien plu cette nuit, et là le temps est couvert. Petit dej à la chambre, puis on décide d'aller à fond Ferdinand voir les cocos fesses. Arrivée sur place pas de visite car une coulée de terre a coupé le chemin. On part pour le tour de l’île. On s'arrête regarde les plages, on marche sur anse takamaka qui est assez longue, on se prend des vagues… on continue la route jusqu'au bout. On n’a pas réservé pour anse georgette, pas de visite possible. On mange au take away de grand anse beaucoup de monde, très bon. On revient ensuite sur ce côté de l'île pour aller se baigner à la plage de l’hôtel raffles.

Le temps se gâte vraiment et il se met à pleuvoir, on reste dans l'eau. On rentre à la chambre, il pleut toujours. Devoirs, tri des photos, …. On ressort pour aller manger au take away coco rouge. Encore pas mal de choix pour le soir, on mange sur place.
Dimanche 27 Il y a du soleil ! Alors on se dépêche de déjeuner, et on décide de retourner à anse Lazio. On s’arrête au supermarché pour se faire un pique nique. Ce sera pain, boite de thon, de mais et sauce tomate. Repas économique ! On profite de la plage, on marche un peu, puis on va faire du snorckling à droite. On restera 2 heures, beaucoup de poissons. Piquenique, rebaignade, et ça se couvre.

Retour à la chambre sous la pluie à 16h. On se fait un goûter, puis devoirs… photos, …. On ressort pour aller manger. On croyait aller à la goulue, mais fermé. Il y a la queue à tous les restos. On va à celui du fond de la rue. Correct.
Lundi 28 Jour de transfert. On va à la plage devant la chambre, mais c’est marée basse, et impossible de se baigner. En plus le fond est vaseux alors c’est pas terrible pour marcher. On range les sacs, on les mets dans la voiture et direction la jetée. Ferry à 11h45 direction La Digue. J’ai imprimé les billets, donc pas besoin de passer au guichet (mais avec un voucher oui). 15mn de traversée, c’est rapide. On va à l’hôtel à pieds, 5mn. Hôtel « villa authentique» (booking). Chambre quadruple. On est assez déçu de la chambre, pas de terrasse, donne sur un couloir et matelas très durs avec ressorts … On va au take away my mum. Très bon, avec des plats locaux et des pizzas et sandwichs … On peut manger sur place. On rentre à la chambre, on prend des vélos. Direction anse sévère. Baignade, jus de fruits, photos de la grosse tortue, …


On reprend les vélos pour aller au bout de la route, c’est vite fait. On attend le coucher de soleil à anse sévere avec un jus de fruit.

Retour à la chambre. Et le soir repas au take away en bas de la rue.
Mardi 29 Petit dej à l’hôtel (fruits, œuf, jus…) très bien. On se prépare et on va à la boulangerie, grand choix de samossas, feuilletés, … pour midi. Direction anse source d’argent. 115 rps l’entrée. On va à la plage du fond, au calme. C’est marée basse, très peu d’eau, pas besoin de masque pour voir les poissons ! On marche le long des rochers, très beau. Il y a une petite plage super belle, personne. On voit dans l'eau 3 bébés requins... Heureusement, maman n'est ps là... La marée monte l’aprem, on a de l’eau aux épaules




On fait un tour dans le parc, on donne à manger aux tortues et on revient à la plage pour le coucher de soleil avec un jus. Retour se doucher à la chambre puis take away ti mum et dessert à la boulangerie.
Où dormir pour aller tôt le matin à l'aéroport Sabiha Gokcen? English translation pending
Mon vol partant à 9 h 30 du matin, je m'interroge sur le meilleur endroit, Taksim ou Kadikoy, avant de réserver ma nuitée !
Merci pour vos avis :-)
Inde, retour du Rajasthan: chaotique India! English translation pending

Voici le retour de notre voyage (en couple) au Rajasthan du 15 juillet au 4 août. Pour faire court j'ai ADORE ! Et d'abord l'ambiance : c'est bruyant, coloré, cracra, décrépi...et incroyablement esthétique : un appel à tous vos sens! Ensuite c'est une concentration de forts, palais, temples...bref un héritage culturel exceptionnel ! Comme j’aime bien trouver des infos pratiques quand je prépare mes voyages je vais essayer d’en mettre le maximum (vous lirez entre les lignes pour ceux qui ne sont pas en recherche d’infos !).
Le parcours : Agra (2 nuits) - Jaipur (3N) - Pushkar (2N) - Udaipur (3N) - Ranakpur(1N) - Jodhpur (3N) - Jaisalmer (3N) – retour Jodpur vol Delhi (2N) En terme de déplacements les routes sont très bonnes mais la circulation complètement anarchique (en particulier dans les villes !) et on ne roule pas vite (une vache, un chien, une chèvre voire un dromadaire… peuvent surgir à tout moment !). Voilà les temps de trajets : Delhi/Agra : 3h Agra/Jaipur (visites de Fatehpur Sikri et Abhaneri sur le trajet) : 5h (+3h de visites) Jaipur/Pushkar : 3h Pushkar/Udaipur (visite de Chittorgarh) : 7h (+2h de visites) Udaipur/Jodhpur (détours par Khumbalgarh et Ranakpur : on a fait une nuit sur Ranakpur) : 3h+3h Jodhpur/Jaisalmer : 5h (visite d’Osian à l’aller 1h) Vol Jodhpur/Delhi : 1h20 (+1h voiture aéroport/hotel)
Un point budget: - le vol : Toulouse/Delhi via Istanbul (immense aéroport tout neuf, coin fumeur en F13 pour ceux que ça intéresse !) avec Turkish (classique, plutôt très bonne bouffe, 578€/pers). - vol intérieur Jodhpur/ Delhi (en été la ligne Jaisalmer/Delhi ne fonctionne pas) avec Air India (48€/pers) - visa ici : 72€/pers - hôtels : plutôt très conforts (mais sans piscine) et toujours bien placés en centre ville : 862€ (19N soit une moyenne de 45€/N, de 20€ à 75€). Excellente wifi partout. Paiements par CB - chauffeur privé : 645€ (les 3 semaines) + 80€ de pourboire (min 10% si c’est ok, on augmente en fonction du niveau de satisfaction) Bien choisir son chauffeur, on passe quand même beaucoup de temps en voiture et ses conseils sont souvent bien utiles. Je vous recommande : Sevinder (son site: chauffeurpriveeninde , son tel -il est très réactif sur whatsapp- : +919958402866) D’ailleurs il est tellement sympa que je me suis proposée pour faire l’intermédiaire si besoin (en privé). Attention son site est en français (il a payé très cher pour cela 🤪 mais à part quelques mots il s'exprime en anglais) - sur place : attention aux retraits limités à 10000rps -environ 130€- (3 fois consécutifs possibles avec frais bancaires à chaque fois évidemment…il faut vraiment que j’ouvre un compte voyage avec CB sans frais…des retours à ce propos ???). les repas : de 2€ à 10€ (« restos à touristes »), une moyenne de 5€ en général (mon mari a explosé le budget avec les bières qui coûtent plus chers qu’un repas…) les visites : le budget que j’avais mal anticipé puisque les prix ont souvent doublé par rapport à ce que j’avais pu lire ! Je détaillerai mais entre 3 et 7€ par personne 2 ou 3 fois/ jour, ça chiffre vite ! (Taj mahal hors concours à 17€, billet à prendre en ligne sur leur site) Environ 650€/pers pour ces 2 postes. Budget total : 2150€/pers
Le climat : Pas le choix pour nous mais il est clair que juillet n’est pas la meilleure période. Il fait chaud , trèssss chaud, humide, trèssss humide. Le matin on cuit en général sous le soleil puis le temps se couvre pour une ambiance sauna car la température est au max entre 14h et 18h. Bref on est trempe et poisseux toute la journée (la clim de la voiture et des hôtels est un vrai plus pour se ressourcer !). Les 2 orages vécus montrent qu’il ne fait sans doute pas bon s’aventurer dans d’autres parties de l’Inde en cette saison …
PUSHKARL’avantage c’est que nous avons croisé très peu de touristes (sauf touristes locaux !) avec comme revers de la médaille une sollicitation quasi permanente : « Pic ?Pic ? » comprenez selfie avec moi…ça c’est le côté sympa mais aussi les « viens dans ma boutique » « achète » qui à la centième fois peuvent être légèrement lassants (et culpabilisants…parce que c’est quand même pas top leurs conditions de vie...et un achat peut faire la différence quand c'est le seul de la journée). Tout est d’ailleurs un peu faussé par ce rapport à l’argent : de simples conversations qui semblent amicales finissent toujours par une proposition commerciale. Même faite avec le sourire c’est toujours un peu décevant (quoi ! on ne m’aime pas pour moi mais pour mon argent ???). Par contre (Delhi mis à part ) il y a moins de misère que des retours plus anciens m’avaient laissé supposer .
Solution la plus économique pour se rendre en Arménie English translation pending
Bonjour à tous,
C'est encore loin mais je commence à regarder vu que les réservations de tickets de foot Euro 2020 ont démarré. J'envisage d'en profiter pour voyager en Arménie, Georgie, Azerbadjian et Russie pendant 5 ou 6 semaines. Si jamais quelqu'un prévoit le même trip en juin 2020 ?
Les vols Lyon-Erevan, Paris-Erevan direct ou sans escale en aller simple me paraissent très élevés (300-400€...) même en atterrissant à Tbilissi c'est pas mieux...
Auriez vous quelques petites astuces pour réduire le coût du transport quitte à modifier légèrement l'itinéraire.
Merci.
C'est encore loin mais je commence à regarder vu que les réservations de tickets de foot Euro 2020 ont démarré. J'envisage d'en profiter pour voyager en Arménie, Georgie, Azerbadjian et Russie pendant 5 ou 6 semaines. Si jamais quelqu'un prévoit le même trip en juin 2020 ?
Les vols Lyon-Erevan, Paris-Erevan direct ou sans escale en aller simple me paraissent très élevés (300-400€...) même en atterrissant à Tbilissi c'est pas mieux...
Auriez vous quelques petites astuces pour réduire le coût du transport quitte à modifier légèrement l'itinéraire.
Merci.
Bulgarie pour 3 semaines cet été (avec enfant) English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines en Bulgarie cet été, avec notre fils de 11 ans. Les billets sont achetés (aéroport de Sofia), la 1ère nuit réservée. Ensuite, nous souhaiterions scinder notre voyage en deux : une semaine dans les terres, plutôt montagne et deux semaines en bord de mer mais avec des sites intéressants dans l'arrière pays. La mer, c'est juste pour s'y baigner un peu mais nous ne passons jamais une journée entière à la plage (d'ailleurs, est-ce qu'il y a plein de méduses ? L'an dernier en Istrie c'était infernal....).
J'ai bien évidemment plein de questions :
Pour la partie montagne, quel coin privilégier pour des balades tranquilles, des baignades dans des lacs, rivières etc ? Pour la partie bord de mer, je pense plutôt dans le Sud au vu de mes recherches. Je veux absolument éviter les grosses stations balnéaires avec embouteillages (comme nous irons souvent en découverte à la journée dans les terres). Nous privilégierons la locations d'appartement durant les 3 semaines.
Avez-vous des conseils à me donner, des lieux à visiter ? On veut prendre notre temps.
On louera une voiture pour être complètement autonomes.
Merci d'avance !
Nous partons 3 semaines en Bulgarie cet été, avec notre fils de 11 ans. Les billets sont achetés (aéroport de Sofia), la 1ère nuit réservée. Ensuite, nous souhaiterions scinder notre voyage en deux : une semaine dans les terres, plutôt montagne et deux semaines en bord de mer mais avec des sites intéressants dans l'arrière pays. La mer, c'est juste pour s'y baigner un peu mais nous ne passons jamais une journée entière à la plage (d'ailleurs, est-ce qu'il y a plein de méduses ? L'an dernier en Istrie c'était infernal....).
J'ai bien évidemment plein de questions :
Pour la partie montagne, quel coin privilégier pour des balades tranquilles, des baignades dans des lacs, rivières etc ? Pour la partie bord de mer, je pense plutôt dans le Sud au vu de mes recherches. Je veux absolument éviter les grosses stations balnéaires avec embouteillages (comme nous irons souvent en découverte à la journée dans les terres). Nous privilégierons la locations d'appartement durant les 3 semaines.
Avez-vous des conseils à me donner, des lieux à visiter ? On veut prendre notre temps.
On louera une voiture pour être complètement autonomes.
Merci d'avance !
Stop-Over de trois jours à Bangkok English translation pending

C'est en plein milieu du Typhon Trami 💨 que je vous écrit ces lignes bien au chaud dans ma share-house tremblotante à chaque rafale, quel poisse premier week-end à Tokyo premier Typhon ma chance légendaire à fini par atteindre le Japon ! 😂 Lorsque vous réservez vos billets d'avion pour un long voyage il est souvent plus économique et confortable de réaliser un stop-over. Pour ceux d'entre vous qui ne savent pas ce que c'est, un step-over est une escale de plusieurs jours pendant votre vol, ce qui vous permet pour les longs vols particulièrement fatiguant comme par exemple ceux à destination de l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, etc... de faire une petite pause et ainsi d'en profiter pour découvrir une ville ou un pays que vous n'auriez peut-être jamais fait, le tout en économisant parfois plus d'une centaine d'euros ! Je réalise des escales de ce type à chacun de voyage et vous conseilles de faire de même :) Pour ma part, j'ai décidé de faire escale à Bangkok avant de me rendre au pays du soleil levant, pays dans lequel je compte rester un petit moment avec mon PVT (Visa Vacance Travail) en poche. J'avais le choix entre Singapour, Taipei, Hong Kong ou Bangkok alors pourquoi avoir choisi Bangkok me diriez vous ? Plusieurs facteurs sont à prendre en compte lors du choix de l'escale voici ceux ayant affecté ma décision :
Tout d'abord le coup de la vie : à Bangkok et en Thaïlande elle est beaucoup moins chère que dans les 3 autres destinations cité plus haut. Le type de tourisme que vous préférez : Les grandes villes n’étant pas mes voyages favoris, se ressemblant toutes pour la plupart, plus adepte de beau paysages naturel et d'être au plus près des locaux, Bangkok me permettait ainsi de partir le temps d'une journée à la découverte d'une Thaïlande plus sauvage la ou des cités-états comme Singapour et Hong Kong ne me le permettais pas et où 3 jours n'aurait suffit a découvrir Taiwan . Les compagnies aérienne : selon l'endroit ou vous vous effectuerez votre step-over les compagnies ne seront pas les mêmes pour ma part me rendre à Bangkok me permettait de faire le plus gros du trajet avec Turkish Airline compagnie que je recommande vivement, avions confortable et bien équipé, bagage en soute de 30kg inclus, nourriture de qualité, personnel sympathique, prix très abordable et le tout en classe économique. (Si vous êtes en transit plus de 12h à Istanbul, la compagnie propose de vous faire visiter la ville lors d'un circuit organisé en bus, repas comprit dans de très bons établissements et le tout gratuitement ! 😲) Visas : Selon le pays ou vous ferez escale il vous faudra peut être un visa particulier, n'oubliez pas de vous renseigner avant ! La Thaïlande ne demandant pas de visa particulier pour les ressortissants français nul besoin de faire des démarche ou de sortir un euro pour s'y rendre a contrario du canada ou de la chine ou des démarches sont nécessaire.
Je vais maintenant vous détailler plus ou moins mon stop-over à Bangkok.
La douane passée direction le logement que vous avez réservé pour ma part j'avais prévu de séjourner dans une petite guesthouse, le Charoendee boutique hostel à Khao San Road que je ne conseille pas forcément plutôt lugubre, mis à part son prix très peu élevé et son emplacement qui peut être un avantage comme un inconvénient selon ce que vous recherchez, en effet Khao San Road bien connue des backpacker pour ses logements, bar, massage stand d'insectes frits et restaurant très abordable.

Très vivante et surtout bruyantes si vous chercher à faire la fête jusqu'au bout de la nuit et être à proximité des différentes attraction touristique de la ville vous devriez vous y plaire. Sa popularité peut être très pratique dans une ville où l'on prend beaucoup le taxi, car tout chauffeur saura vous y ramener mais qui dit populaire dit aussi piège à touriste, en effet, c'est la rue de bangkok ou seront rassemblé le plus grand nombre de rabatteurs (vendeurs de costume sur mesure, masseurs, chauffeurs de tuk-tuk et commerçants en tout genre et très collant ! ) Une fois arrivé enfilé votre costume de vendeur de tapis, car tous se marchandent en Thaïlande ! Comme dit un vieux proverbe thaïlandais de ma conception : "Si ne pas marchander, tu veux, te faire arnaquer, tu vas ."
Une fois mes affaires déposées, je me mets en route pour visiter les environs après avoir commencé a discuter avec les premiers rabatteurs croisé et mettant légèrement lassé de mettre 20 minutes pour faire 10 mètres, je finis par tracer ma route sans répondre a tout ces gentils travailleurs ^^ et prend direction la rivière à l'Est après une petite promenade le long de la rivière, je m'arrête manger chez Roti-Mataba restaurant que j'avais repéré dans un guide connue pour leur "roti" petite galette fourrée de viande, légumes ou poisson le tout accompagné de ce qu'ils appellent de l'urine de papillon (peebutterfly) 😆, une boisson bleue plutôt sucrée et pas mauvaise du tout, sacrément veinards ces papillons !

Je prends ensuite un de ces Tuk-Tuk qui me propose pour 20 THB (50 centimes d'euro) de me faire visiter quelques sites du coin, pour ce prix même en se doutant qu'il me demanderai de rentrer dans certaines boutiques par lesquelles il est rémunéré pour chaque client amené, je ne pus refuser.

Après avoir vu le petit Bouddha noir et le Marble Temple, je décidai d'enfin passer aux choses sérieuses ! Les Cocktails !

Je me suis donc rendus au Vesper Cocktails Bars, encore un Vesper Bar comme quoi le cocktail de Jame Bond a du succès, après Las Vegas nous voilà à Bangkok, établissement présent dans le journal 50 Asia's best bar depuis plus de 3 ans situé dans le Bangkok moderne qui m'avais été recommandé par un ami ayant passé pas mal de temps à Bangkok et à qui je faisais entièrement confiance, fin gourmet, je savais que s'il m'avait recommandé ce bar, je devais y aller sans hésitation. 🍸
Vu de l’extérieur rien d’extravagant petit bar à l'ambiance intimiste, une fois rentré un membre du personnel vous installera soit au bar soit sur une des quelques petites tables celons vos préférences et bien-sure en prenant compte de la place disponible, une fois installé l'ont vous apportera de quoi grignoter, un verre d'eau bien fraîche et la carte, celle-ci se présentant comme un petit recueille d'œuvres d'art pour chacune de ces œuvres d'art, un cocktail création (cocktail dont la recette à été imaginé par le chef barman) y est associé, cocktails faisant preuve d'originalité dans les ingrédients utilisés(infusion de toutes sortes, huiles, épice, etc.) comme on les aime dans les bars à cocktails d'aujourd'hui. 😀 L'on peut aussi commander un véritable repas ou des genres de tapas le tout de très bonne qualité, de style plus occidental qu'asiatique, mais avec leur petite touche perso tout de même. Après avoir terminer mon Old fashoned de chauffe habituel je commande une de leur création le Autumn Rythm N°30 cocktail à base entre autres de bourbon et d'huile de truffe le cocktail nous est présenter dans une vieille tasse à thé asiatique avec un petit manche en bois ou est attacher a l’extrémité un morceau de figue séché le barman se rapprochant plus du mixologue que du barman classique m'explique que si je mélange avec le morceau de bois cela donnera un goût différend au cocktail, cela donnera en effet un peu plus d’amertume et changera complètement la sensation en bouche une façon ludique et original de servir un cocktail et en plus de tout ça le cloue du spectacle il est bon ! Après ça, je m’essayai à autant de cocktails que mon porte feuille me le permis, comme un genre de Mezcal Old Fashoned revisité et un cocktail plus fruité et sucré dit cocktail de femme à base de rhum.
Une fois le bar fermé, retour à la guest house, mais contrairement au reste de Bangkok, Khao San Road ne dors jamais je croiserai alors en chemin lady-boy, vendeur de gaz hilarant et vendeur de scorpion, etc... Que j’esquiverai comme à l'aller en jouant le rôle du sourd !
Une fois rentré, la nuit sera courte car je prend le mini-bus demain à 6h00 pour passer la journée au Nationnal Park de Khao Sam Roi Yot ou se trouves la fameuse Phraya Nakhon Cave à laquelle j'ai un consacré un article entier que je vous laisse découvrir ici . Je vous conseille vivement de vous y rendre si vous en avez l'occasion, cet endroit est véritablement magnifique.

Dernière journée a Bangkok je décide donc de visiter un maximum de choses avant de partir, je prend donc la direction du palais royale ou tout un tas de temples et monuments sont à voir dont le fameux bouddha couché mais une fois arrivé au temple Wat Pho je ne suis pas autorisé a entré car il est interdit de s'y rendre en short, pantalon obligatoire ... Pensez donc à mettre un pantalon même s'il fait 40 °C si vous souhaitez observer ce gigantesque bouddha allongé. après cette mésaventure je continue mon chemin quand tout d'un coup une tempête tropical arrivant de nul part fit son apparition et la c'est la douche, la ville changea du tout au tout, les thaïlandais qui investissais habituellement les trottoirs étaient tous réfugier à l'abri sur les perrons des différentes boutique, même les chauffeur de taxis et de Tuk-Tuk attendait la fin de la tempête, une ville qui grouillais de circulation 10 minutes avant était devenu une ville fantôme ou seul les devanture des magasins abrité de la pluie étaient occupés, les seuls personnes encore sur les trottoirs étaient les habituels vendeurs de fruits et chose en tout genre qui en l'espace de 5 minutes se sont métamorphose tout d'un coup en vendeur de parapluie et de poncho anti-pluit, on peux dire qu'ils sont préparer à tout ces Thaï! Je cours donc me réfugier dans un combini 7 eleven mais au bout d'une dizaine de minutes, apres avoir discuter entre autres avec un couple de britannique qui s'abritait aussi dans le magasin, je pris conscience que la pluit ne s'areterait pas de sitôt, j'eu donc la vaillant idée de rejoindre Khao San Road à pied, j'enfile la housse anti-pluie sur mon sac et c'est partie après une bonne vingtaine de minutes de marche sur la route inondée de toute part j’atteins tant bien que mal Khao San Road, devenu elle aussi complètement déserte, elle qui est habituellement si animé, les seuls personne que je croisais sur ma route rigolaient en me regardant et baragouinaient en Thaïlandais, je ne comprenais pas, une fois rentré dans ma chambre je compris mieux en jetant un coup d’œil au miroir, je donnais l'impression d'avoir plonger tout habillée dans la mer de chine méridionale.😂
Quelques heures plus tard, une fois la tempête passé et que les heures me rapprochant du départ se raccourcissait, je réfléchissais a ce qu'il me restait à visiter pendant que mon estomac criait famine car, dut à la soudaine tempête je n'avais pas eu le temps de manger, c'est a ce moment que je réalisai que je n'avait toujours pas goûter le fameux Pad Thai ! après quelques recherches sur Internet je pris direction le célèbre Thipsamai restaurant connu car considéré comme meilleur restaurant de Pad Thai de Bangkok, sans GPS c'est un peu à l'aveuglette que je cherchais quand tout d'un coup près de l'endroit où il devait se trouver je vit une foule immense en train d'attendre pour rentrer dans un restaurant, la devanture étant écrite en Thaïlandais je n'arrivais pas à voir si c'était belle et bien le restaurant, quand tout d'un coup j'eu la confirmation en apercevant Thipsamai sur le polo d'un serveur, je commençât donc à faire la queue, de nombreuse personne se prenait en photo dans la queue et devant le restaurant occidental comme asiatique pendant que les cuisiniers faisaient sauter les nouilles dans des énormes woks sur un feu brûlant devant la boutique. Une fois rentré l'ont peu apercevoir tout les article parlant du restaurant dans les différents journaux fièrement accroché aux murs en guise de décoration tel que le New York Times ou encore CNN Travel, je pris le Pad Thai Original même si la carte proposait de nombreuses variante je souhaitais goûter LE véritable Pad Thai et ce fut un véritable délice, la cuisson des nouilles étaient réellement parfaites, l'assaisonnement au top, la cuisson des légumes et autres condiments, un véritable délice et tout ça pour la modique somme de 90 THB soit 2.80 EUR !

Je pris le chemin du retour avec l'estomac bien rempli en déambulant dans les rues jusqu’à ma chambre où je fis mes bagages direction Tokyo ! Pour résumé les choses à faire à Bangkok d'après moi le temps d'un stop-over sont :
Découvrir la ville en se baladant au grès du vent afin de découvrir des endroit dont nous aurions jamais connue l’existence. Manger un Pad Thai chez Thipsamai Prendre un Tuk-Tuk, malgré leur côté un peu charlatan, c'est une chose à découvrir absolument si on vient à Bangkok. Prévoir une journée à l’extérieur afin de se faire une idée des magnifiques paysages thaïlandais. Découvrir les différents temples de la ville, de préférence au soleil couchant ou les rayons du soleil reflète sur les toits en Tek doré des différents temple Se faire masser, la Thaïlande est connue pour ça, après une grosse journée de marche, rien de mieux pour se détendre et attaquer son prochain voyage revigoré ! Boire un cocktail au Vesper Cocktail Bar, car, leurs cocktails sont vraiment excellent, originaux et l'ambiance y est reposante. Se manger une tempête tropicale. Pour les plus fêtard dansé sur YMCA jusqu'au bout de la nuit sur Khao San Road.
Pour lire encore plus de mes aventures ou voir plus de photos de ce stop-over à Bangkok je vous invite à aller jeter un coup d'oeil a mon blog 😉 : www.cocktailsntravel.com
Concours Photo du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
Bonjour,
Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »
Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.
Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.
Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)
Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.
Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC
Pour la discussion c'est ici :https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard
A vos photothèques !
Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »
Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.
Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.
Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)
Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.
Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC
Pour la discussion c'est ici :https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard
A vos photothèques !
France - Népal à pied English translation pending
Bonsoir tout le monde ! En ésperant que mon message soit dans la bonne rubrique si ce n'est pas le cas je m'en excuse d'avance. J'aurais besoin qu'on éclaire ma lanterne. J'ai dans l'idée de partir au Népal à pieds dans les mois qui arrivent et sans limite de temps quitte à m’arrêter quelques temps dans des pays pour travailler histoire de me refaire un peu d'argent. Mon but serait de partir avec mon sac à dos et environ 2000 euros et de faire le trajet à pieds/en stop, le but étant de dépenser le moins en transport. Ce qui m'intéresse le plus étant le chemin je n'ai aucun intérêt à voyager à toute allure en train ou autre. Niveau itinéraire j'aimerais rejoindre la Turquie à pieds puis faire Turquie-Iran-Pakistan-Inde-Népal, le problème c'est que je sais qu'il y a pas mal de problèmes dans certains de ces pays au niveau conflits. Si certains ne peuvent vraiment pas pas être traversés sauf sous escorte et tout le tralalala je ferais le détour plus au nord mais cela ne m'arrangerais pas. Je suis donc à la recherche de toute information, que ce soit des gens l'ayant fait ( un témoignage serait le Graal), des conseils sur l'itinéraire, sur le matériel à prendre dans le sac, le budget et les papiers, les saisons ou partir, enfin vous l'aurez compris toute infos m'intéresse et je serais très heureux de discuter de ce projet avec vous . Merci d'avanceles voyageurs
Compagnie aérienne pour aller à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous,
Sans doute que cette information a été maintes fois demandée mais je n'ai pas trouvé précisément ma réponse.
Je souhaiterais partir avec ma fille de 8 ans cet été direction la Thailande.
Devant les prix d'un AR sans escale, j’étudie la possibilité de m'orienter sur un vol avec escale.
Le choix est multiple et les prix assez différents. Que penser des 1ers prix avec Aéroflot, Air India, Austrain Airlines? Quels inconvénients peut on réellement craindre (par rapport aux 200/300 économisés?
Enfin, quel temps correct d'escale est raisonnable? j'ai vu certains vols avec 1h, cela me parait tres juste...
Merci d'avance pour vos réponses!
Compagnie aérienne pour Pékin English translation pending
Je pars pour Pékin dans un mois. Pour un billet le moins cher possible y a t-il une compagnie aérienne à privilégier ou au contraire à éviter ? Merci pour vos conseils
Arriver directement à Esfahan ou Shiraz sans passer par Téhéran? English translation pending
Bonjour,
Pour un premier voyage en Iran, afin d'éviter de trop longs déplacements, on projette de voyager dans la seule région centrale. Est-il possible, depuis Bruxelles, Paris, Amsterdam, d'arriver directement à Esfahan ou Shiraz, ou ailleurs, sans passer par Téhéran ? On suppose qu'l faudra quand même un stop par la Turquie (ou un pays du Golf persique ?) On réserverait la capitale et les régions du Nord pour un autre voyage. Merci d'avance pour vos tuyaux !
Pour un premier voyage en Iran, afin d'éviter de trop longs déplacements, on projette de voyager dans la seule région centrale. Est-il possible, depuis Bruxelles, Paris, Amsterdam, d'arriver directement à Esfahan ou Shiraz, ou ailleurs, sans passer par Téhéran ? On suppose qu'l faudra quand même un stop par la Turquie (ou un pays du Golf persique ?) On réserverait la capitale et les régions du Nord pour un autre voyage. Merci d'avance pour vos tuyaux !
La Birmanie avec une petite agence de Rangoon English translation pending
Nous revenons d'un périple en Birmanie de 16 jours en privatif à 4 personnes qui s'est tellement bien passé que nous souhaitons faire connaitre à de futurs voyageurs la petite agence qui nous a organisé le circuit. Il s'agit d'un réceptif basé à Yangon, Ei Ei, Thit et Khin toute trois organisatrices et guides se sont connues à l'alliance française de rangon , travaillent à l'agence et parlent parfaitement le français. Nous avons apprécié leur présence et leur professionnalisme. Nous avons retenu cette agence car le budget était le plus économique de toutes nos demandes de devis . Base 4 personnes, nous avons eu 16 nuits d’hôtel 3* : 3 nuits rangon, 3 Bagan, 3 Mandalay, 1 Kalaw, 2 sur le lac Inlé en hébergement pilotis et 4 nuits à Ngapili (silver Beach). Le tout en petit déjeuner, un guide francophone du 1er au 11ème jour, une voiture et un chauffeur, toutes les entrées aux sites et 4 vols intérieurs : rangon/Bagan, Mandalay/Heho, Heho/Ngapali, Ngapali/Rangon pour 1480 $ par personne. Voyage mémorable, bien équilibré, bien organisé, sans temps morts et avec en prime la fête de l'eau à notre arrivée. Pour ceux qui souhaitent plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter.
Interdiction des appareils électroniques en cabine (hors téléphone) pour les vols vers les USA au départ de huit pays English translation pending
Toujours dans sa même "logique", le gouvernement américain va durcir la réglementation pour les vols à destination des États-Unis. Ainsi, les appareils électroniques (hors téléphone) ne seraient plus autorisés pour les vols vers les USA au départ de huit pays dont le Maroc et la Turquie.
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Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette fa��on, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette fa��on, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sortir de l'aéroport d'Ho Chi Minh à vélo English translation pending
Bonjour
Nous serons à Ho Chi Minh en Janvier pour une tournée à vélo. Dès notre arrivée nous aimerions enfourcher nos vélos au départ de l'aéroport pour gagner notre airbnb qui est vers le centre ville. Sur la cart cela n'a pas l'air très compliqué mais en général les abords des aéroports en vélo c'est un peu galère. Quelqu'un aurai t il des infos sur ce sujet ?
Merci d'avance et joyeux noel
Nous serons à Ho Chi Minh en Janvier pour une tournée à vélo. Dès notre arrivée nous aimerions enfourcher nos vélos au départ de l'aéroport pour gagner notre airbnb qui est vers le centre ville. Sur la cart cela n'a pas l'air très compliqué mais en général les abords des aéroports en vélo c'est un peu galère. Quelqu'un aurai t il des infos sur ce sujet ?
Merci d'avance et joyeux noel
Retour d'un voyage de 18 nuits en Iran (septembre / octobre) English translation pending
Bonjour,
Après avoir posé pas mal de questions ici, voici un résumé de mon merveilleux voyage en Iran.
- Type : en individuel. - Guide papier : Lonely Planet de 2012, pas trop mal fait. Un routard sur l'Iran est prévu pour l'année prochaine d'après un récent interview du directeur. - Dates : du 20 septembre au 08 octobre 2016 (moyenne des températures sur le séjour agréable mais 2 semaines plus tard seraient tout aussi bien) - Avion Aller : Lyon -> Istanbul -> Téhéran - Avion Retour : Shiraz -> Istanbul -> Lyon - Compagnie : Turkish Airlines, correct.
Le visa : A Lyon, avant de monter dans l'avion, on me demande si j'ai un visa. Je réponds que je compte le faire à l'arrivée. La dame lève les yeux au ciel comme si je prenais un risque de prendre un refus sur place mais me laisse monter. Logique, puisque le visa peut officiellement être obtenu à l'arrivée.
Site officiel de l'ambassade d'Iran à Paris : fr.paris.mfa.ir/...=384&pageid=3398
A ce propos : - Photos d'identité pas demandées. Ils scannent celle du passeport et l'utilise pour faire le visa. - Le formulaire à remplir est disponible sur place. Une adresse de logement est demandée. - Pas de problème avec l'attestation d'assurance d'une carte bleue premier (celle d'une carte classique suffit peut-être aussi) - Prix du visa : 75€ comme indiqué sur le site
Temps d'obtention du passeport : 30 bonnes minutes
Transport entre chaque étape : bus (parfois "VIP" parfois classique) sauf entre Kashan et Isfahan où j'ai pris un taxi à cause des différents sites visités en chemin.
La population : adorable, les iraniens aident sans arrière pensée. Ils s'arrêtent pour vous (sauf les voitures et motos lol), vous attendent, demandent à d'autres s'ils ne savent pas, vous aident à commander si besoin, etc. C'est le pays où j'ai eu le plus d'échanges avec la population locale. J'ai aussi été invité deux fois dans des familles ! Inoubliable.
La nourriture : très bonne, je n'ai pas compris les visiteurs déçus. Il suffit d'un guide papier, de Tripadvisor et de quelques échanges avec la population pour se faire conseiller et manger de la nourriture traditionnelle délicieuse (dizi, plats de poulet citronné avec du riz aux "barberry" accompagné d'aubergines délicieuses, sans parler des plats agrémentés de sauce à la noix ("walnut"), de la nourriture "Biryani" (plutôt issue du Pakistan et d'Inde mais il y a un restaurant typique très bon dans le bazar d'Ispahan), des boulettes de viandes 'Koofteh sabzi", etc ! Je n'ai pas arrêté de goûter et n'ai presque jamais été déçu. Tous ces plats sont typiques, délicieux et toujours à moins de 10€ ! Finalement, sur plus de 30 repas, j'ai dû manger 5 ou 6 kebabs.
Etape 1 - Téhéran (3 nuits, en comptant la 1ère bien entamée) : Logement : hôtel Hafez, assez bien placé, le réceptioniste me "surclasse" dans une chambre immense à ~90$/nuit tout en gardant le prix de ma réservation originale à ~45$/nuit. La chambre n'avait rien d'extraordinaire mais c'était gentil de leur part. L'hôtel ne semblait pas plein.
Impressions sur Téhéran : oui c'est une ville immense, bruyante, qui grouille (j'ai bien manqué de me faire renverser à mon premier pied dehors) mais je regrette de ne pas y être resté 1 nuit de plus car quoiqu'on en dise, il y a pas mal de musées et de complexes intéressants à visiter. 3 nuits, cela fait 2 jours complets (et non pas 4 jours comme l'écrivent souvent les voyagistes) et cela ne m'a pas suffit à voir tout ce que j'aurais souhaité.
Le 1er jour, j'ai eu la chance d'être abordé par une étudiante qui m'a présenté ses amis et m'a proposé de visiter la ville avec son frère et un autre ami le lendemain. L'après midi s'est terminée chez eux autour d'un gros goûter avec leur maman, le fils jouant de la sitar et me parlant du sport tradionnel "zurkhaneh" qu'il pratique. Le soir, ballade dans le nord de Téhéran avec son petit bazar ouvert jusqu'à 22H et sa mosquée magnifiquement mise en valeur par les éclairages. Ces gens étaient d'une gentillesse incroyable, c'était un grand plaisir de partager la journée avec eux. Je n'oublierai jamais !
Le lendemain, départ pour Kashan en bus VIP pour moins de 10 €. Bus très moderne, ultra confortable avec petite collation (les autres bus VIP que j'ai emprunté n'avaient pas tous ce niveau de confort et de service).
Etape 2 - Kashan (2 nuits) : Logement : Khan-e Eshan guest house hotel : magnifique maison tradionnelle, la cour et les toits sont superbes. Son restaurant est correct et le service parfait. L'atmosphère est propice aux discussions avec les autres voyageurs tout en étant assez loin de l'ambiance trop touristique du Silk Road Hotel de Yazd.
Les maisons, bains traditionnels et vues depuis les toits de la ville sont sublimes.
Un râté : une excursion avec un taxi local pour visiter : la cité souterraine de Noosh Abad, un caravansérail, le désert de Maranjab et le lac salé proche. Le chauffeur ne parlait presque pas anglais et n'a fait que discuter avec son frère, je me suis senti un peu seul. Il n'était pas impliqué et ne descendait pas de la voiture lors des arrivées sur les différents sites. C'était un pur chauffeur, rien de plus.
A la cité souterraine, j'ai eu la chance de rencontrer un couple d'hollandais accompagné d'une guide iranienne parlant un anglais parfait et donnant de très bonnes explications. Ils ont accepté que je fasse la visite avec eux et la guide a refusé toute participation de ma part. J'ai pris sa carte, elle s'appelle : Fatima et son adresse email est : F.araghi.d@gmail.com
Pour couronner le tout, le chauffeur ne connaissait pas bien les pistes en direction du désert. Nous sommes donc restés 2 heures embourbés dans le sable avant qu'un local équipé d'un 4*4 ne vienne tracter la voiture et expliquer au chauffeur qu'il n'avait pas emprunté le bon chemin. Évidemment, je n'ai pas réglé la totalité de la somme prévue. Conclusion : un chauffeur de taxi qui vous présente un joli flyer avec son nom et des photos des différents sites à visiter et qui répond "Yes" à "Do you speak English?", ce n'est pas suffisant. On apprend de nos erreurs ^^
Pour les prochaines excursions, j'ai été plus vigilant sur le niveau d'anglais, la connaissance de la route et l'aspect guide ou pas guide.
Etape intermédiaire (en direction d'Ispahan, avec un chauffeur parlant bien anglais !) : le Fin-Garden (arbres majestueux) et le village d'Abyaneh, aussi qualifié de "village musée". Le village est très beau (notamment depuis la colline située en face) mais jai été déçu de voir que les seules personnes portant les habits traditionnels n'étaient que des vendeuses de souvenirs.
Deux gentilles dames m'ont offerts des fruits qu'elles préparaient. J'ai également croisé deux ouvriers sympathiques en train de construire un muret avec tous les ingrédients qui font le charme du village. Mais d'une manière générale, je n'ai pas rencontré grand monde. Est-ce que c'est parce que je suis passé pendant le temps de midi ?
Etape 3 - Ispahan (4 nuits) : Logement : Tourist hotel. Bien placé, rapport qualité/prix passable pour 65$/nuit (lit dur comme du bois et chambre qui sentait humide). C'est un hôtel, rien de plus, aucun charme. Note : j'ai quand même eu la chance d'avoir une chambre au calme alors que d'autres étaient exposées aux bruits de construction du métro.
Que d'arbres, que d'espaces verts ! La place principale c'est : It's a kind of magic! Ispahan est une ville dans laquelle il semble toujours possible de marcher à l'ombre des arbres. A mon arrivée sur la place principale, j'ai frissonné tant elle était belle ! Pourtant, les photos me faisaient ni chaud ni froid mais en vrai c'est autre chose ! Les Iraniens s'y rassemblent le soir en famille ou avec des amis pour pique niquer comme c'est le cas dans d'autres parcs de la ville. L'atmosphère est très douce.
C'est quand même le seul endroit en Iran où des gens ont entamé la conversation pour me vendre un service ou aller voir tel magasin, mais rien de méchant, ils n'insistent pas. Et puis parfois ça vaut le coup de ne pas couper court à la discussion trop rapidement. En sortant de la mosquée située sur la place, un homme parlant un français impeccable est venu à ma rencontre pour me proposer des tours (payants) dans la ville dont : assister à un entraînement de zurkhaneh en soirée dans un quartier populaire d'Ispahan. Un peu hésitant au début, j'accepte et c'était franchement super, un entraînement authentique dans un ancien gymnase. Le chant était magnifique et les exercices exécutés sur le rythme des percussions donnaient à l'ensemble une dimension spirituelle. Les hommes sont fiers de pratiquer ces démonstrations de force mais en même temps, chacun choisit des poids adaptés à son corps et les enfants sont très encouragés lorsqu'ils passent au centre de la "scène". On ressent un esprit de communauté et de respect mutuel, ce n'est pas juste un sport de brutes. Je ne sais pas s'il sera possible d'assister à de tels entraînements dans des conditions aussi naturelles dans quelques années.
Évidemment, il y a beaucoup de sites très intéressants à visiter à Ispahan. A chacun de choisir dans le guide et 4 nuits ne sont pas de trop. Toujours à Ispahan, en visitant le palais Chehel Sotoun, une famille originaire de Shiraz vient me parler. Après quelques échanges, me voilà invité à leur envoyer un email lorsque je serai à Shiraz ! Quelle gentillesse !
Etape 4 - Yazd (3 nuits) : Logement : Silk Road hotel. Très bien placé mais rapport qualité/prix moyen (45$/nuit) et trop touristique. J'étais dans une chambre minuscule de la nouvelle aile. Cela devait sûrement avoir du charme il y a quelques années.
Yazd, c'est comme jouer à Riven (vous savez la suite du jeu Myst !), se perdre dans les ruelles de la vieille ville est un régal. On se croirait dans un autre monde. Son bazar est également très charmant. Je ne détaille pas chacune des visites (jardin, etc).
Depuis Yazd, j'ai également fait une excursion avec l'agence key2persia pour une demie-journée dans le désert avec dîner dans la "cour" d'une maison située à la limite du désert. Nous étions seulement 3 touristes et l'ambiance était bonne. Ce désert de dunes n'est pas immense mais tout de même très beau, les couleurs au coucher de soleil sont superbes. Seul bémol : si j'ai bien compris, ce désert est une propriété privée dont l'entrée ressemble à moitié à un parc d'attraction. Certains s'amusent à faire du quad ou rouler à fond la caisse avec des 4*4 dans les dunes. Pas nécessairement calme comme désert...
Etape 5 - Kerman (2 nuits) : Akhavan hotel : les deux frères sont géniaux. Ils font tout pour rendre service. Les chambres sont très biens (même si on est loin du traditionnel) et le restaurant est correct.
2 nuits c'est très court mais cela m'a permis de ressentir une atmosphère tout à fait différente du reste de l'Iran. Le Pakistan n'est pas loin, la couleur de peau, la longueur des cheveux et les habits des hommes en particulier sont typiques. En revanche, c'est la 1ère fois que j'ai ressenti un peu de pression sur moi de la part des locaux, dans leur regard surtout. C'est aussi la ville où j'ai vu le plus de pauvreté. Il y a beaucoup d'enfants pauvres et sales qui vendent des petites cartes ou chewing-gum... Triste à voir...
Le premier jour était déjà entamé par le transport depuis Yazd mais j'ai quand même pu visiter un des mausolées indiqué dans le guide (d'ailleurs pas terrible, désolé pour le nom, je n'ai pas le guide avec moi) et déambuler dans le bazar assez sympa ou il y a d'ailleurs un magnifique hammam.
Kerman m'a permis de toucher du doigt la diversité de l'Iran mais je n'ai pas eu assez de temps pour bien visiter la ville.
Le 2ème jour, j'ai fait une excursion à Rayen, Mahan et aux kaluts. A Rayen, je vous conseille d'avoir un guide, la visite peut devenir beaucoup plus intéressante qu'en étant seul avec son guide papier. Mahan ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (y compris son jardin). En revanche, j'ai adoré les kaluts (fin d'après-midi jusqu'au coucher du soleil). Malgré un temps brumeux, ce désert était magnifique. Pas un bruit, une poignée de touristes. Un paysage à couper le souffle.
Etape 6 - Shiraz (3 nuits) : Sasan hotel : correct pour le prix (35$/nuit) mais l'isolation entre les chambres est très mauvaise. Encore une fois, réserver 1 mois et demi à l'avance ne suffit pas toujours pour avoir le logement souhaité. Je souhaitais aller dans un des hôtels traditionnels de la ville mais il était déjà plein.
Il y a beaucoup de lieux à visiter à Shiraz mais l'esthétique de la ville ne vaut pas celle d'Ispahan. Je vous conseille d'aller au grand lieu saint Shah Cheragh en fin d'après-midi lorsque la lumière baisse. J'y étais en pleine après-midi et après avoir vu les photos d'un couple d'italiens, c'est beaucoup plus beau en soirée. La bénévole (du site même) qui m'a accompagné pour faire la visite avec un couple de chinois parlait très bien anglais et donnait beaucoup d'explications.
Persépolis : j'ai réservé une excursion (en groupe) à la demie-journée dans une agence. Les explications étaient d'un niveau de détails correct (mais on était loin du niveau de détails donné par d'autres guides). C'était le matin et une arrivée à 9h30 sur site ne suffit pas pour profiter d'une lumière douce. Comme cela a déjà été dit, c'est sûrement beaucoup mieux en fin d'après-midi mais je voulais avoir les explications d'un guide et n'avais pas le choix sur l'horaire. L'excursion comprenait également une visite rapide à Naqsh-e Rostam, présentant d'immenses tombes royales creusées dans la roche.
Je ne détaillerai pas chacune de mes visites à Shiraz (mausolée de Hafez, jardin, mosquée, etc) mais c'est une ville vraiment intéressante.
Enfin, j'ai passé l'avant dernière soirée chez la famille iranienne rencontrée à Ispahan avec quelques touristes portugais également invités. Soirée mémorable où nous avons été accueillis comme des rois. Musique traditionnelle mais aussi moderne, danse, rigolades. Super !
Si vous avez des questions sur choses en particulier je répondrai volontiers !
Après avoir posé pas mal de questions ici, voici un résumé de mon merveilleux voyage en Iran.
- Type : en individuel. - Guide papier : Lonely Planet de 2012, pas trop mal fait. Un routard sur l'Iran est prévu pour l'année prochaine d'après un récent interview du directeur. - Dates : du 20 septembre au 08 octobre 2016 (moyenne des températures sur le séjour agréable mais 2 semaines plus tard seraient tout aussi bien) - Avion Aller : Lyon -> Istanbul -> Téhéran - Avion Retour : Shiraz -> Istanbul -> Lyon - Compagnie : Turkish Airlines, correct.
Le visa : A Lyon, avant de monter dans l'avion, on me demande si j'ai un visa. Je réponds que je compte le faire à l'arrivée. La dame lève les yeux au ciel comme si je prenais un risque de prendre un refus sur place mais me laisse monter. Logique, puisque le visa peut officiellement être obtenu à l'arrivée.
Site officiel de l'ambassade d'Iran à Paris : fr.paris.mfa.ir/...=384&pageid=3398
A ce propos : - Photos d'identité pas demandées. Ils scannent celle du passeport et l'utilise pour faire le visa. - Le formulaire à remplir est disponible sur place. Une adresse de logement est demandée. - Pas de problème avec l'attestation d'assurance d'une carte bleue premier (celle d'une carte classique suffit peut-être aussi) - Prix du visa : 75€ comme indiqué sur le site
Temps d'obtention du passeport : 30 bonnes minutes
Transport entre chaque étape : bus (parfois "VIP" parfois classique) sauf entre Kashan et Isfahan où j'ai pris un taxi à cause des différents sites visités en chemin.
La population : adorable, les iraniens aident sans arrière pensée. Ils s'arrêtent pour vous (sauf les voitures et motos lol), vous attendent, demandent à d'autres s'ils ne savent pas, vous aident à commander si besoin, etc. C'est le pays où j'ai eu le plus d'échanges avec la population locale. J'ai aussi été invité deux fois dans des familles ! Inoubliable.
La nourriture : très bonne, je n'ai pas compris les visiteurs déçus. Il suffit d'un guide papier, de Tripadvisor et de quelques échanges avec la population pour se faire conseiller et manger de la nourriture traditionnelle délicieuse (dizi, plats de poulet citronné avec du riz aux "barberry" accompagné d'aubergines délicieuses, sans parler des plats agrémentés de sauce à la noix ("walnut"), de la nourriture "Biryani" (plutôt issue du Pakistan et d'Inde mais il y a un restaurant typique très bon dans le bazar d'Ispahan), des boulettes de viandes 'Koofteh sabzi", etc ! Je n'ai pas arrêté de goûter et n'ai presque jamais été déçu. Tous ces plats sont typiques, délicieux et toujours à moins de 10€ ! Finalement, sur plus de 30 repas, j'ai dû manger 5 ou 6 kebabs.
Etape 1 - Téhéran (3 nuits, en comptant la 1ère bien entamée) : Logement : hôtel Hafez, assez bien placé, le réceptioniste me "surclasse" dans une chambre immense à ~90$/nuit tout en gardant le prix de ma réservation originale à ~45$/nuit. La chambre n'avait rien d'extraordinaire mais c'était gentil de leur part. L'hôtel ne semblait pas plein.
Impressions sur Téhéran : oui c'est une ville immense, bruyante, qui grouille (j'ai bien manqué de me faire renverser à mon premier pied dehors) mais je regrette de ne pas y être resté 1 nuit de plus car quoiqu'on en dise, il y a pas mal de musées et de complexes intéressants à visiter. 3 nuits, cela fait 2 jours complets (et non pas 4 jours comme l'écrivent souvent les voyagistes) et cela ne m'a pas suffit à voir tout ce que j'aurais souhaité.
Le 1er jour, j'ai eu la chance d'être abordé par une étudiante qui m'a présenté ses amis et m'a proposé de visiter la ville avec son frère et un autre ami le lendemain. L'après midi s'est terminée chez eux autour d'un gros goûter avec leur maman, le fils jouant de la sitar et me parlant du sport tradionnel "zurkhaneh" qu'il pratique. Le soir, ballade dans le nord de Téhéran avec son petit bazar ouvert jusqu'à 22H et sa mosquée magnifiquement mise en valeur par les éclairages. Ces gens étaient d'une gentillesse incroyable, c'était un grand plaisir de partager la journée avec eux. Je n'oublierai jamais !
Le lendemain, départ pour Kashan en bus VIP pour moins de 10 €. Bus très moderne, ultra confortable avec petite collation (les autres bus VIP que j'ai emprunté n'avaient pas tous ce niveau de confort et de service).
Etape 2 - Kashan (2 nuits) : Logement : Khan-e Eshan guest house hotel : magnifique maison tradionnelle, la cour et les toits sont superbes. Son restaurant est correct et le service parfait. L'atmosphère est propice aux discussions avec les autres voyageurs tout en étant assez loin de l'ambiance trop touristique du Silk Road Hotel de Yazd.
Les maisons, bains traditionnels et vues depuis les toits de la ville sont sublimes.
Un râté : une excursion avec un taxi local pour visiter : la cité souterraine de Noosh Abad, un caravansérail, le désert de Maranjab et le lac salé proche. Le chauffeur ne parlait presque pas anglais et n'a fait que discuter avec son frère, je me suis senti un peu seul. Il n'était pas impliqué et ne descendait pas de la voiture lors des arrivées sur les différents sites. C'était un pur chauffeur, rien de plus.
A la cité souterraine, j'ai eu la chance de rencontrer un couple d'hollandais accompagné d'une guide iranienne parlant un anglais parfait et donnant de très bonnes explications. Ils ont accepté que je fasse la visite avec eux et la guide a refusé toute participation de ma part. J'ai pris sa carte, elle s'appelle : Fatima et son adresse email est : F.araghi.d@gmail.com
Pour couronner le tout, le chauffeur ne connaissait pas bien les pistes en direction du désert. Nous sommes donc restés 2 heures embourbés dans le sable avant qu'un local équipé d'un 4*4 ne vienne tracter la voiture et expliquer au chauffeur qu'il n'avait pas emprunté le bon chemin. Évidemment, je n'ai pas réglé la totalité de la somme prévue. Conclusion : un chauffeur de taxi qui vous présente un joli flyer avec son nom et des photos des différents sites à visiter et qui répond "Yes" à "Do you speak English?", ce n'est pas suffisant. On apprend de nos erreurs ^^
Pour les prochaines excursions, j'ai été plus vigilant sur le niveau d'anglais, la connaissance de la route et l'aspect guide ou pas guide.
Etape intermédiaire (en direction d'Ispahan, avec un chauffeur parlant bien anglais !) : le Fin-Garden (arbres majestueux) et le village d'Abyaneh, aussi qualifié de "village musée". Le village est très beau (notamment depuis la colline située en face) mais jai été déçu de voir que les seules personnes portant les habits traditionnels n'étaient que des vendeuses de souvenirs.
Deux gentilles dames m'ont offerts des fruits qu'elles préparaient. J'ai également croisé deux ouvriers sympathiques en train de construire un muret avec tous les ingrédients qui font le charme du village. Mais d'une manière générale, je n'ai pas rencontré grand monde. Est-ce que c'est parce que je suis passé pendant le temps de midi ?
Etape 3 - Ispahan (4 nuits) : Logement : Tourist hotel. Bien placé, rapport qualité/prix passable pour 65$/nuit (lit dur comme du bois et chambre qui sentait humide). C'est un hôtel, rien de plus, aucun charme. Note : j'ai quand même eu la chance d'avoir une chambre au calme alors que d'autres étaient exposées aux bruits de construction du métro.
Que d'arbres, que d'espaces verts ! La place principale c'est : It's a kind of magic! Ispahan est une ville dans laquelle il semble toujours possible de marcher à l'ombre des arbres. A mon arrivée sur la place principale, j'ai frissonné tant elle était belle ! Pourtant, les photos me faisaient ni chaud ni froid mais en vrai c'est autre chose ! Les Iraniens s'y rassemblent le soir en famille ou avec des amis pour pique niquer comme c'est le cas dans d'autres parcs de la ville. L'atmosphère est très douce.
C'est quand même le seul endroit en Iran où des gens ont entamé la conversation pour me vendre un service ou aller voir tel magasin, mais rien de méchant, ils n'insistent pas. Et puis parfois ça vaut le coup de ne pas couper court à la discussion trop rapidement. En sortant de la mosquée située sur la place, un homme parlant un français impeccable est venu à ma rencontre pour me proposer des tours (payants) dans la ville dont : assister à un entraînement de zurkhaneh en soirée dans un quartier populaire d'Ispahan. Un peu hésitant au début, j'accepte et c'était franchement super, un entraînement authentique dans un ancien gymnase. Le chant était magnifique et les exercices exécutés sur le rythme des percussions donnaient à l'ensemble une dimension spirituelle. Les hommes sont fiers de pratiquer ces démonstrations de force mais en même temps, chacun choisit des poids adaptés à son corps et les enfants sont très encouragés lorsqu'ils passent au centre de la "scène". On ressent un esprit de communauté et de respect mutuel, ce n'est pas juste un sport de brutes. Je ne sais pas s'il sera possible d'assister à de tels entraînements dans des conditions aussi naturelles dans quelques années.
Évidemment, il y a beaucoup de sites très intéressants à visiter à Ispahan. A chacun de choisir dans le guide et 4 nuits ne sont pas de trop. Toujours à Ispahan, en visitant le palais Chehel Sotoun, une famille originaire de Shiraz vient me parler. Après quelques échanges, me voilà invité à leur envoyer un email lorsque je serai à Shiraz ! Quelle gentillesse !
Etape 4 - Yazd (3 nuits) : Logement : Silk Road hotel. Très bien placé mais rapport qualité/prix moyen (45$/nuit) et trop touristique. J'étais dans une chambre minuscule de la nouvelle aile. Cela devait sûrement avoir du charme il y a quelques années.
Yazd, c'est comme jouer à Riven (vous savez la suite du jeu Myst !), se perdre dans les ruelles de la vieille ville est un régal. On se croirait dans un autre monde. Son bazar est également très charmant. Je ne détaille pas chacune des visites (jardin, etc).
Depuis Yazd, j'ai également fait une excursion avec l'agence key2persia pour une demie-journée dans le désert avec dîner dans la "cour" d'une maison située à la limite du désert. Nous étions seulement 3 touristes et l'ambiance était bonne. Ce désert de dunes n'est pas immense mais tout de même très beau, les couleurs au coucher de soleil sont superbes. Seul bémol : si j'ai bien compris, ce désert est une propriété privée dont l'entrée ressemble à moitié à un parc d'attraction. Certains s'amusent à faire du quad ou rouler à fond la caisse avec des 4*4 dans les dunes. Pas nécessairement calme comme désert...
Etape 5 - Kerman (2 nuits) : Akhavan hotel : les deux frères sont géniaux. Ils font tout pour rendre service. Les chambres sont très biens (même si on est loin du traditionnel) et le restaurant est correct.
2 nuits c'est très court mais cela m'a permis de ressentir une atmosphère tout à fait différente du reste de l'Iran. Le Pakistan n'est pas loin, la couleur de peau, la longueur des cheveux et les habits des hommes en particulier sont typiques. En revanche, c'est la 1ère fois que j'ai ressenti un peu de pression sur moi de la part des locaux, dans leur regard surtout. C'est aussi la ville où j'ai vu le plus de pauvreté. Il y a beaucoup d'enfants pauvres et sales qui vendent des petites cartes ou chewing-gum... Triste à voir...
Le premier jour était déjà entamé par le transport depuis Yazd mais j'ai quand même pu visiter un des mausolées indiqué dans le guide (d'ailleurs pas terrible, désolé pour le nom, je n'ai pas le guide avec moi) et déambuler dans le bazar assez sympa ou il y a d'ailleurs un magnifique hammam.
Kerman m'a permis de toucher du doigt la diversité de l'Iran mais je n'ai pas eu assez de temps pour bien visiter la ville.
Le 2ème jour, j'ai fait une excursion à Rayen, Mahan et aux kaluts. A Rayen, je vous conseille d'avoir un guide, la visite peut devenir beaucoup plus intéressante qu'en étant seul avec son guide papier. Mahan ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (y compris son jardin). En revanche, j'ai adoré les kaluts (fin d'après-midi jusqu'au coucher du soleil). Malgré un temps brumeux, ce désert était magnifique. Pas un bruit, une poignée de touristes. Un paysage à couper le souffle.
Etape 6 - Shiraz (3 nuits) : Sasan hotel : correct pour le prix (35$/nuit) mais l'isolation entre les chambres est très mauvaise. Encore une fois, réserver 1 mois et demi à l'avance ne suffit pas toujours pour avoir le logement souhaité. Je souhaitais aller dans un des hôtels traditionnels de la ville mais il était déjà plein.
Il y a beaucoup de lieux à visiter à Shiraz mais l'esthétique de la ville ne vaut pas celle d'Ispahan. Je vous conseille d'aller au grand lieu saint Shah Cheragh en fin d'après-midi lorsque la lumière baisse. J'y étais en pleine après-midi et après avoir vu les photos d'un couple d'italiens, c'est beaucoup plus beau en soirée. La bénévole (du site même) qui m'a accompagné pour faire la visite avec un couple de chinois parlait très bien anglais et donnait beaucoup d'explications.
Persépolis : j'ai réservé une excursion (en groupe) à la demie-journée dans une agence. Les explications étaient d'un niveau de détails correct (mais on était loin du niveau de détails donné par d'autres guides). C'était le matin et une arrivée à 9h30 sur site ne suffit pas pour profiter d'une lumière douce. Comme cela a déjà été dit, c'est sûrement beaucoup mieux en fin d'après-midi mais je voulais avoir les explications d'un guide et n'avais pas le choix sur l'horaire. L'excursion comprenait également une visite rapide à Naqsh-e Rostam, présentant d'immenses tombes royales creusées dans la roche.
Je ne détaillerai pas chacune de mes visites à Shiraz (mausolée de Hafez, jardin, mosquée, etc) mais c'est une ville vraiment intéressante.
Enfin, j'ai passé l'avant dernière soirée chez la famille iranienne rencontrée à Ispahan avec quelques touristes portugais également invités. Soirée mémorable où nous avons été accueillis comme des rois. Musique traditionnelle mais aussi moderne, danse, rigolades. Super !
Si vous avez des questions sur choses en particulier je répondrai volontiers !
Conception de notre premier voyage en Thaïlande en novembre 2016 English translation pending
Bonjour à tous ! 🙂
Une certaine excitation s'empare de moi au moment où j'écris ces quelques lignes car cela signifie, qu'ENFIN, je me projette sur ce voyage que j'attendais tant !
Une petite présentation s'impose : je m'appelle Anthony, 28 ans, et avec mon amie, nous avons enfin la possibilité de nous offrir ce beau voyage. Cela fait bien 10 ans que je rêve de partir en Asie du Sud-Est, et notamment en Thaïlande. Pour mon amie, ce sera le voyage des "premières fois" : première fois hors de l'EU, premier vol en avion. Pour moi, c'est un peu moins nouveau. J'ai déjà un peu voyagé (jamais aussi loin), et aussi fait un stage durant mon cursus scolaire de 2 mois à Katmandou. Du coup, le choix de la Thaïlande s'explique par ces différents points : destination coup de coeur, destination "facile" pour un premier voyage et destination assez bon marché.
Nous avons déjà réservé nos billets. Nous avons trouvé des vols au départ de Marseille (habitant à 45 min de l'aéroport, c'est le top) avec Turkish Airlines. Vol aller : Samedi 12 Novembre 12h05 => Istanbul => BKK 9h45. Vol retour le 24 Novembre 23h30 => Istanbul => Mrs 11h10. Des horaires de vols au top nous permettant de profiter pleinement de nos jours d'arrivée et de départ. Et que dire du prix !! 469€.
Nous en sommes donc à l'étape de la conception de notre itinéraire et du choix de nos hébergements et de nos activités. C'est pour cela que je viens vous présenté notre voyage afin de récolter des informations utiles auprès de vous, voyageurs aguerris :).
Durant ce séjour, nous voulons visiter BKK et passer du temps dans les îles du Sud. J'ai bien évidement supprimé le Nord par manque de temps. Cela me semble inconcevable en 13 jours /11 nuits de tout faire. Nous voudrions commencer par la visite de BKK, pour ensuite aller sur les îles.
Ma premières hésitation concerne le temps à passer à BKK, sachant que je trouve intéressant l'idée d'aller passer une nuit à Ayutthaya. Je partais sur 2 nuits à Bangkok + 1 nuit à Ayutthaya. Mais ne faudrait-il pas compter une nuit de plus si on ne veut pas avoir à courir dans tous les sens pour tout faire ce qu'il y a à faire ? Sachant que l'on compte visiter les attraits principaux (Wat Pho, Palais Royal, marché aux fleurs, marché flottant, musée national, Wat Arun...). Sachant que je suis un fin gourmet t que j'aime beaucoup la cuisine, j'aurai aussi voulu m'offrir un cours de cuisine Thaï. Bien que je sache que généralement, cela se fait plutôt dans le Nord du pays, pensez-vous que cela est réalisable à Bangkok ?
Une fois la question du temps à rester à Bangkok, nous partirons donc à Phuket (vol air Asia que je trouve à 40€ A/R). Nous voulions initialement faire les îles du Golfe (Tao, Samui...), mais puisque ce n'est pas la meilleure des saisons, nous nous rabattons sur la mer Andaman. En arrivant, nous comptons partir directement pour Phi Phi. Bien que tout ce que j'ai pu lire ça et là sur l'ambiance "particulière" qui pouvait régner là bas (ce qui ne correspond pas du tout à ce que l'on cherche) , je pense tout de même y passer 2 nuits. Pourquoi ? Car nous projetons ensuite d'aller à Koh Lanta, et donc, c'est le passage obligé, donc autant s'y arrêter. Cela nous permet de visiter un autre coin, sans trop faire de détour. Aussi, un ami à moi vivant à Kuala Lumpur m'a conseillé un hôtel assez reculé de l'agitation touristique de l'île, et l'hôtel me plait bien. (Je parlerai plus bas de ma première sélection d'hôtels). Après, si vous êtes tous à me dire que Phi ne vaut vraiment pas le coup, on n'y passera qu'une seule nuit, si 2 sont de trop. Ensuite, nous partirons donc pour 3 nuits à Koh Lanta, pour ensuite rentrer à Phuket et y passer nos 2 dernières nuits (ou 3 si 2 nuits à BKK suffisent), avant de renter à Bangkok pour décoller à 23h30.
Voilà grossièrement l'itinéraire que je prévois. J'ai choisi ces îles par réputation avant tout, par simplicité d'accès aussi. Nous n'avons qu'à peine 2 semaines à passer sur place, et je ne pense pas qu'il soit judicieux de privilégier des îles difficiles d'accès (Koh Lipe par exemple). Ce que nous comptons faire une fois sur ces îles, c'est avant tout une sorte de voyage romantique, profiter des plages, faire de jolies excursions (Similan...), s'initier à du snorkeling, voir un baptême de plongée (si nous avons le courage (le budget ?), et si les lieux s'y prêtent), louer des scooters pour flâner dans ces îles respectives. Pour ce premier voyage (qui ne sera certainement pas le dernier), je pense que nous nous en tiendrons à un voyage assez classique du jeune couple visitant pour la première fois la Thaïlande. L'idée de partir dans ce pays sans rien prévoir à l'avance me plait aussi, mais là, nous manquons de temps, et pour le premier voyage de Madame, il nous faut un peu d'organisation.
Petite parenthèse sur notre budget : nous visions un voyage à 1000€ par personne. Je pense que ce sera un peu juste (la faute aux hôtels sélectionnés), mais nous avons la possibilité financière de mettre bien plus. Mais dans l'idéal, nous aimerions nous rapprocher le plus possible de ce budget de 1000€.
Concernant les hôtels je vous met en lien les pages de ceux-ci (si mettre des liens n'est pas conforme à la charte du forum, je modifierai mon post).
A Bangkok : http://truesiamhotel.com/ Cet hôtel me semble bien situé. J'aime sa décoration bois. La piscine est importante car il doit faire très chaud à Bangkok et je pense qu'un plongeon en fin de journée fait le plus grand bien. Les avis récoltés sur cet hôtel semblent corrects. Le prix de 115€ pour 3 nuits me semble correct. Il semble possible de trouver moins cher, mais je n'ai rien trouver d'intéressant. Je suis donc ouvert à vos propositions d'hôtels charmants et géographiquement bien situés (Clim, piscine indispensables ^^).
A Ayutthaya : http://www.luangchumnivillage.com/ Guest House qui à l'air magnifique. Dans son jus, et dans un cadre magnifique, le prix est dérisoire (26€). Elle me semble bien situé pour profiter de la cité. Et cela correspond aussi un peu à ce que je recherche. D'ailleurs, pour aller jusque là bas, nous comptons y aller en train, en 3ème classe, histoire de voyager avec des locaux, et donc sortir un peu des sentiers battus (à notre échelle). :)
A Phi Phi : https://phiphirelaxresort.com/ Logement en bungalow assez rustique, à flanc de colline donnant sur une jolie plage. A 30 minutes du centre (trop) animé. Tarif de 108€ pour 2 nuits. J'aime beaucoup le cadre de cet hôtel.
A Koh Lanta : http://www.longbeachchalet.net/ Notre préféré. 3 nuits pour 180-200€. Bungalow avec un standing plus élévé, en bord d'une plage qui à l'air somptueuse. Si j'ai bien compris, Lanta est le spot pour la plongée. J'ai aussi lu qu'il était courant de prendre des cours de cuisine à Koh Lanta. Plus judicieux de le faire là bas qu'à Bangkok ? Quid des balades à dos d'éléphants ? Je suis initialement contre ce système où l'on utilise des animaux comme attractions. J'ai cru lire aussi que la maltraitance était courante. Existe t-il des centres où il est possible d'aller pour se sensibiliser au sujet et donc pouvoir aider ces centres ?
Phuket : C'est là que ça se complique. Nous sommes déjà beaucoup moins sûr de nous. L'idée de séjourner à Phuket ne nous enchante pas, car comme vous avez pu le comprendre avec notre choix d'établissement, nous cherchons le calme et le charme. Donc Patong est bien évidement l'opposé de ce qui nous plait. Je ne sais trop où aller sur l'île. Je pense que nous ferons une excursion à Similan. Pour le reste, je ne sais pas trop quoi choisir : encore un hôtel dans un endroit calme, où alors essayer de trouver un quartier un peu plus animé où nous pourrons sortir dîner le soir ? Est-il si important que ça d'être dans un hôtel en bord de plage quand on l'aura fait pendant 5 jours à Phi Hpi et Koh Lanta ? Nous avons besoin de votre aide ici :D
Ci-joint, quelques idées d'hôtels : http://phuketpapacrab.com/wp/fr/ http://www.palmoasisphuket.com/fr/ http://www.thaipalacephuket.com/ Un peu plus cosy mais très isolé : http://www.cloud19phuket.com/ (et plus cher) Dans un autre style, plus chic : http://www.serenityphuket.com/
Tous vos avis sont donc bons à prendre, et je remercie tous ceux qui auront pris la peine de lire cet énorme pavé. Mais comme vous l'avez compris, nous voulons faire les choses le mieux possible pour ce voyage que nous attendons tant.
Anthony
Une certaine excitation s'empare de moi au moment où j'écris ces quelques lignes car cela signifie, qu'ENFIN, je me projette sur ce voyage que j'attendais tant !
Une petite présentation s'impose : je m'appelle Anthony, 28 ans, et avec mon amie, nous avons enfin la possibilité de nous offrir ce beau voyage. Cela fait bien 10 ans que je rêve de partir en Asie du Sud-Est, et notamment en Thaïlande. Pour mon amie, ce sera le voyage des "premières fois" : première fois hors de l'EU, premier vol en avion. Pour moi, c'est un peu moins nouveau. J'ai déjà un peu voyagé (jamais aussi loin), et aussi fait un stage durant mon cursus scolaire de 2 mois à Katmandou. Du coup, le choix de la Thaïlande s'explique par ces différents points : destination coup de coeur, destination "facile" pour un premier voyage et destination assez bon marché.
Nous avons déjà réservé nos billets. Nous avons trouvé des vols au départ de Marseille (habitant à 45 min de l'aéroport, c'est le top) avec Turkish Airlines. Vol aller : Samedi 12 Novembre 12h05 => Istanbul => BKK 9h45. Vol retour le 24 Novembre 23h30 => Istanbul => Mrs 11h10. Des horaires de vols au top nous permettant de profiter pleinement de nos jours d'arrivée et de départ. Et que dire du prix !! 469€.
Nous en sommes donc à l'étape de la conception de notre itinéraire et du choix de nos hébergements et de nos activités. C'est pour cela que je viens vous présenté notre voyage afin de récolter des informations utiles auprès de vous, voyageurs aguerris :).
Durant ce séjour, nous voulons visiter BKK et passer du temps dans les îles du Sud. J'ai bien évidement supprimé le Nord par manque de temps. Cela me semble inconcevable en 13 jours /11 nuits de tout faire. Nous voudrions commencer par la visite de BKK, pour ensuite aller sur les îles.
Ma premières hésitation concerne le temps à passer à BKK, sachant que je trouve intéressant l'idée d'aller passer une nuit à Ayutthaya. Je partais sur 2 nuits à Bangkok + 1 nuit à Ayutthaya. Mais ne faudrait-il pas compter une nuit de plus si on ne veut pas avoir à courir dans tous les sens pour tout faire ce qu'il y a à faire ? Sachant que l'on compte visiter les attraits principaux (Wat Pho, Palais Royal, marché aux fleurs, marché flottant, musée national, Wat Arun...). Sachant que je suis un fin gourmet t que j'aime beaucoup la cuisine, j'aurai aussi voulu m'offrir un cours de cuisine Thaï. Bien que je sache que généralement, cela se fait plutôt dans le Nord du pays, pensez-vous que cela est réalisable à Bangkok ?
Une fois la question du temps à rester à Bangkok, nous partirons donc à Phuket (vol air Asia que je trouve à 40€ A/R). Nous voulions initialement faire les îles du Golfe (Tao, Samui...), mais puisque ce n'est pas la meilleure des saisons, nous nous rabattons sur la mer Andaman. En arrivant, nous comptons partir directement pour Phi Phi. Bien que tout ce que j'ai pu lire ça et là sur l'ambiance "particulière" qui pouvait régner là bas (ce qui ne correspond pas du tout à ce que l'on cherche) , je pense tout de même y passer 2 nuits. Pourquoi ? Car nous projetons ensuite d'aller à Koh Lanta, et donc, c'est le passage obligé, donc autant s'y arrêter. Cela nous permet de visiter un autre coin, sans trop faire de détour. Aussi, un ami à moi vivant à Kuala Lumpur m'a conseillé un hôtel assez reculé de l'agitation touristique de l'île, et l'hôtel me plait bien. (Je parlerai plus bas de ma première sélection d'hôtels). Après, si vous êtes tous à me dire que Phi ne vaut vraiment pas le coup, on n'y passera qu'une seule nuit, si 2 sont de trop. Ensuite, nous partirons donc pour 3 nuits à Koh Lanta, pour ensuite rentrer à Phuket et y passer nos 2 dernières nuits (ou 3 si 2 nuits à BKK suffisent), avant de renter à Bangkok pour décoller à 23h30.
Voilà grossièrement l'itinéraire que je prévois. J'ai choisi ces îles par réputation avant tout, par simplicité d'accès aussi. Nous n'avons qu'à peine 2 semaines à passer sur place, et je ne pense pas qu'il soit judicieux de privilégier des îles difficiles d'accès (Koh Lipe par exemple). Ce que nous comptons faire une fois sur ces îles, c'est avant tout une sorte de voyage romantique, profiter des plages, faire de jolies excursions (Similan...), s'initier à du snorkeling, voir un baptême de plongée (si nous avons le courage (le budget ?), et si les lieux s'y prêtent), louer des scooters pour flâner dans ces îles respectives. Pour ce premier voyage (qui ne sera certainement pas le dernier), je pense que nous nous en tiendrons à un voyage assez classique du jeune couple visitant pour la première fois la Thaïlande. L'idée de partir dans ce pays sans rien prévoir à l'avance me plait aussi, mais là, nous manquons de temps, et pour le premier voyage de Madame, il nous faut un peu d'organisation.
Petite parenthèse sur notre budget : nous visions un voyage à 1000€ par personne. Je pense que ce sera un peu juste (la faute aux hôtels sélectionnés), mais nous avons la possibilité financière de mettre bien plus. Mais dans l'idéal, nous aimerions nous rapprocher le plus possible de ce budget de 1000€.
Concernant les hôtels je vous met en lien les pages de ceux-ci (si mettre des liens n'est pas conforme à la charte du forum, je modifierai mon post).
A Bangkok : http://truesiamhotel.com/ Cet hôtel me semble bien situé. J'aime sa décoration bois. La piscine est importante car il doit faire très chaud à Bangkok et je pense qu'un plongeon en fin de journée fait le plus grand bien. Les avis récoltés sur cet hôtel semblent corrects. Le prix de 115€ pour 3 nuits me semble correct. Il semble possible de trouver moins cher, mais je n'ai rien trouver d'intéressant. Je suis donc ouvert à vos propositions d'hôtels charmants et géographiquement bien situés (Clim, piscine indispensables ^^).
A Ayutthaya : http://www.luangchumnivillage.com/ Guest House qui à l'air magnifique. Dans son jus, et dans un cadre magnifique, le prix est dérisoire (26€). Elle me semble bien situé pour profiter de la cité. Et cela correspond aussi un peu à ce que je recherche. D'ailleurs, pour aller jusque là bas, nous comptons y aller en train, en 3ème classe, histoire de voyager avec des locaux, et donc sortir un peu des sentiers battus (à notre échelle). :)
A Phi Phi : https://phiphirelaxresort.com/ Logement en bungalow assez rustique, à flanc de colline donnant sur une jolie plage. A 30 minutes du centre (trop) animé. Tarif de 108€ pour 2 nuits. J'aime beaucoup le cadre de cet hôtel.
A Koh Lanta : http://www.longbeachchalet.net/ Notre préféré. 3 nuits pour 180-200€. Bungalow avec un standing plus élévé, en bord d'une plage qui à l'air somptueuse. Si j'ai bien compris, Lanta est le spot pour la plongée. J'ai aussi lu qu'il était courant de prendre des cours de cuisine à Koh Lanta. Plus judicieux de le faire là bas qu'à Bangkok ? Quid des balades à dos d'éléphants ? Je suis initialement contre ce système où l'on utilise des animaux comme attractions. J'ai cru lire aussi que la maltraitance était courante. Existe t-il des centres où il est possible d'aller pour se sensibiliser au sujet et donc pouvoir aider ces centres ?
Phuket : C'est là que ça se complique. Nous sommes déjà beaucoup moins sûr de nous. L'idée de séjourner à Phuket ne nous enchante pas, car comme vous avez pu le comprendre avec notre choix d'établissement, nous cherchons le calme et le charme. Donc Patong est bien évidement l'opposé de ce qui nous plait. Je ne sais trop où aller sur l'île. Je pense que nous ferons une excursion à Similan. Pour le reste, je ne sais pas trop quoi choisir : encore un hôtel dans un endroit calme, où alors essayer de trouver un quartier un peu plus animé où nous pourrons sortir dîner le soir ? Est-il si important que ça d'être dans un hôtel en bord de plage quand on l'aura fait pendant 5 jours à Phi Hpi et Koh Lanta ? Nous avons besoin de votre aide ici :D
Ci-joint, quelques idées d'hôtels : http://phuketpapacrab.com/wp/fr/ http://www.palmoasisphuket.com/fr/ http://www.thaipalacephuket.com/ Un peu plus cosy mais très isolé : http://www.cloud19phuket.com/ (et plus cher) Dans un autre style, plus chic : http://www.serenityphuket.com/
Tous vos avis sont donc bons à prendre, et je remercie tous ceux qui auront pris la peine de lire cet énorme pavé. Mais comme vous l'avez compris, nous voulons faire les choses le mieux possible pour ce voyage que nous attendons tant.
Anthony
Air France: bagages non arrivés sur Téhéran English translation pending
Bonsoir
Arrivés dimanche 1er sur Téhéran par vol direct de CDG.
Malheureusement nos bagages n'étaient pas la
Nous avons eu du mal a nous expliquer avec le bureau qui gère les bagages pour AF.
Nous avons réussi grâce a l'aide d'un voyageur Iranien a faire notre déclaration
Depuis nous sommes sans nouvelles de AF...
Nous sommes repassés a l'aéroport toujours rien on nous a indiqué qu on nous rappelleront des qu ils auront des nouvelles
Nous souhaitons avoir votre aide et vos avis comment procéder et quoi demander a AF.
Nous avons perdu 1 jour d'attente a Téhéran au lieu de prendre le bus pour shiraz
Nous avons acheté minimum pour hygiène (dentifrice brosse a dents ...etc) nous aussi acheté des sous-vêtements et des tee-shirts pour nous changer ett une valise.
Pour certains objets nous avons réussi a avoir une facture pour dautres impossible.
Nous avons décidés de continuer nôtre circuit et consultant notre émail régulièrement sans nouvelles,
Merci pour vos retours et conseils
Merci pour vos retours et conseils
Autotour Floride 7 au 18 février 2016 (récapitulatif) English translation pending
Bonjour
Petit récapitulatif de nos 10 jours en Floride du 7 au 18 février 2016
Arrivée Miami avec turkish airlines, pas cher mais passage par Istanbul (depuis Paris, c’est pas direct…)
Location voiture Alamo, ils incluent Sunpass pour les péages avec un plafond de frais de passage au péage à 19.95$. La Floride exige le permis national, pas besoin du permis international alors que plusieurs forums disaient le contraire… Obligés de changer le nom du conducteur car nous étions 2 et notre fils, l’un avec le permis national et l’autre avec seulement l’international, donc obligé de mettre le nom de celui avec le permis national.
Le GPS Garmin pour lequel on avait chargé la carte US sur carte SD très long à démarrer, (carte US longue à charger d’où la lenteur) grosse frayeur, sans GPS impossible de se rendre à notre premier AirBNB. L’employé Alamo nous rentre l’adresse sur GPS mais une fois dans le quartier, impossible de trouver, nuit, rues pas ou peu éclairées dans certains quartiers, la tension monte… en fait, il avait saisi 32nd St au lieu de Ter et la rue cherchée était parallèle à celle où on a tourné un certain temps…
1j Miami Beach, Ocean Drive, comme on l’imagine, cabanes sur plage, quartier Art Déco comme dans films… puis balade Wynwood walls, quartier de murals et Little Havana, pour être allés à Cuba, on s’y croirait, balade, salsa dans bar, gens jouent aux dominos dans rue…
2j Key Biscayne (accés au parc payant ), balade au phare, vue sur maisons sur pilotis au loin, retour en ville, tour en Moveover (gratuit) au milieu des gratte ciels, balade shopping Bayfront park, match à l’AA Arena, super ambiance , en plus, l’équipe de Tony Parker jouait contre les Miami Heat, places achetées sur Stubhub, imprimables 24h avant.
3j départ pour Key West, arrêt Robbie’s marina à Islamorada pour nourrir tarpons, poissons très impressionnants Key West balade , photo près borne à 90 miles Cuba, part de Key lime pie, balade dans rue principale Duval St, ambiance… nuit motel à Marathon, piscine chauffée (au moins 30C)
4j départ pour Everglades une fois sur la 41, les Tour d’airboat proposés tous les km… arrêt dans les tours proposés par tribu Miccossukee, bateau plus petit, moins de foule, super, plein d’alligators… arrêt dans plusieurs parcs gratuits le long de la route où on peut observer faune et flore locale. Nuit AirBNB Naples, balade soir Naples, ville riche
5j balade Pier naples, on a beaucoup toussé, comme tout le monde sur plage (pb avec Red Tide, algue en fleur qui provoque toux… pas terrible pour gens avec pb respiratoires) arrêt Outlet Miromar (nord Naples), gigantesque, début soldes Nuit Bradenton
6j Anna maria Island, magnifique, sable blanc comme neige, nuit Oldsmar
7j Honeymoon Island, encore une plage sauvage et magnifique, arrêt Tarpon Springs, capitale de l’éponge naturelle nuit Crystal River motel
8j nage avec lamantins, un peu déçus par l’organisme où on a réservé, vu peu de lamantins car le lieu où se trouvent eaux cristallines vu sur les brochures fermé… trop de lamantins… et le personnel sur le bateau était un peu trop stressé et stressant, dommage mais les lamantins sont très impressionnants, à faire départ pour côte ouest, visite Kennedy Space Center, nuit Cocoa Village, très bonne pizzeria Randy’s
9j balade Cocoa Beach, arrêt Ron and John Surf Shop, la « Mecque » des surfeurs arêt Palm beach (ville de milliardaires, balade sur Worth Avenue où tout est luxe et calme) nuit Hollywood
10j retour miami Beach, plage, départ le soir…
Pensez au permis national, la plupart des parkings ou parcs nationaux (Key Biscayne, Anna Maria Island…) payants ou aux horodateurs ou sur le parking en payant à quelqu’un directement (moins cher) Notre périple nous a permis aperçu de Floride, côte ouest, plages magnifique et très sauvages… J’ai beaucoup plus parlé espagnol qu’anglais même si tout le monde parle anglais, on se rend vite compte que beaucoup de personnes à qui on a affaire parlent espagnol et préfèrent parler espagnol, état au bilinguisme très prononcé. Surpris par les péages, quand on a le Sunpass, je m’attendais à un boîtier comme le télépéage en France mais rien du tout , ils filment notre plaque au passage et c’est tout. Budget nourriture assez cher, dû à la très haute saison ? ! 30, 40$ par repas pour 3 Super voyage, très dépaysant…et toujours bien d’avoir un ciel très lumineux en hiver…
1j Miami Beach, Ocean Drive, comme on l’imagine, cabanes sur plage, quartier Art Déco comme dans films… puis balade Wynwood walls, quartier de murals et Little Havana, pour être allés à Cuba, on s’y croirait, balade, salsa dans bar, gens jouent aux dominos dans rue…
2j Key Biscayne (accés au parc payant ), balade au phare, vue sur maisons sur pilotis au loin, retour en ville, tour en Moveover (gratuit) au milieu des gratte ciels, balade shopping Bayfront park, match à l’AA Arena, super ambiance , en plus, l’équipe de Tony Parker jouait contre les Miami Heat, places achetées sur Stubhub, imprimables 24h avant.
3j départ pour Key West, arrêt Robbie’s marina à Islamorada pour nourrir tarpons, poissons très impressionnants Key West balade , photo près borne à 90 miles Cuba, part de Key lime pie, balade dans rue principale Duval St, ambiance… nuit motel à Marathon, piscine chauffée (au moins 30C)
4j départ pour Everglades une fois sur la 41, les Tour d’airboat proposés tous les km… arrêt dans les tours proposés par tribu Miccossukee, bateau plus petit, moins de foule, super, plein d’alligators… arrêt dans plusieurs parcs gratuits le long de la route où on peut observer faune et flore locale. Nuit AirBNB Naples, balade soir Naples, ville riche
5j balade Pier naples, on a beaucoup toussé, comme tout le monde sur plage (pb avec Red Tide, algue en fleur qui provoque toux… pas terrible pour gens avec pb respiratoires) arrêt Outlet Miromar (nord Naples), gigantesque, début soldes Nuit Bradenton
6j Anna maria Island, magnifique, sable blanc comme neige, nuit Oldsmar
7j Honeymoon Island, encore une plage sauvage et magnifique, arrêt Tarpon Springs, capitale de l’éponge naturelle nuit Crystal River motel
8j nage avec lamantins, un peu déçus par l’organisme où on a réservé, vu peu de lamantins car le lieu où se trouvent eaux cristallines vu sur les brochures fermé… trop de lamantins… et le personnel sur le bateau était un peu trop stressé et stressant, dommage mais les lamantins sont très impressionnants, à faire départ pour côte ouest, visite Kennedy Space Center, nuit Cocoa Village, très bonne pizzeria Randy’s
9j balade Cocoa Beach, arrêt Ron and John Surf Shop, la « Mecque » des surfeurs arêt Palm beach (ville de milliardaires, balade sur Worth Avenue où tout est luxe et calme) nuit Hollywood
10j retour miami Beach, plage, départ le soir…
Pensez au permis national, la plupart des parkings ou parcs nationaux (Key Biscayne, Anna Maria Island…) payants ou aux horodateurs ou sur le parking en payant à quelqu’un directement (moins cher) Notre périple nous a permis aperçu de Floride, côte ouest, plages magnifique et très sauvages… J’ai beaucoup plus parlé espagnol qu’anglais même si tout le monde parle anglais, on se rend vite compte que beaucoup de personnes à qui on a affaire parlent espagnol et préfèrent parler espagnol, état au bilinguisme très prononcé. Surpris par les péages, quand on a le Sunpass, je m’attendais à un boîtier comme le télépéage en France mais rien du tout , ils filment notre plaque au passage et c’est tout. Budget nourriture assez cher, dû à la très haute saison ? ! 30, 40$ par repas pour 3 Super voyage, très dépaysant…et toujours bien d’avoir un ciel très lumineux en hiver…
Road trip Monténégro - Bosnie - Croatie English translation pending
Bonjour
Avec mon épouse, on a envie de se faire un road trip dans ces trois pays, je cherche avis et conseil pour un circuit au mois de mai, un circuit de 13 jours. On veut tailler la route. Rien ne nous empêchera de changer d'avis, de tomber amoureux de la première étape et d'y rester 13 jours. Mais a priori, cette fois-ci, on veut faire un road-trip et voir les paysages défiler.
Trajet : On arriverait à Podgorica, de là on irait à Sarajevo en faisant une ou deux étapes dans le nord du Monténégro . On traverserait la partie sud Est de la Bosnie pour arriver à Sarajevo. De là on ferait cap ver le sud et on passerait par Mostar et Kravice. On passerait la frontière et on irait dans le sud de la côte croate pour séjouer une ou deux journée dans une île ou sur la côte. Puis passage par la côte monténégrine, Kotor et retour sur Podgo. En gros = Podgo - Durmitor - Sarajevo - Mostar - Dubrovnik - Kotor - Podgo. La boucle ferait 700 km, disons 1000 avec les petites routes et les détours
Questions à ceux qui connaissent un peu la région....
En 13/14 jours, vu notre envie de faire de la route (disons 3h00 chaque matin) Est-ce que c'est jouable ou c'est trop, ou trop peu?
Est-ce que fin mai on peut y aller tranquillement sans rien réserver et on trouve des endroit facilement? Pour disons max 30-40€ par nuit une chambre avec sdb commune...
Est-ce que le trajet vous semble intéressant? Est-ce q'un détour supplémentaire mériterait d'être envisager pour ajouter une étape. Le sud de la côte Kroate en mai, quel semble le meilleur coin si on veut éviter les foules? C'est imaginable?
Est-ce que Podgo est un bon point de départ? Aussi pour louer une voiture qui serait assurée dans les trois pays? On a ce point de départ car il y a des vols direct Ryanair qui arrive de Belgique, pas parce qu'on veut absolument voir Podgorica.
D'avance merci :-)
Avec mon épouse, on a envie de se faire un road trip dans ces trois pays, je cherche avis et conseil pour un circuit au mois de mai, un circuit de 13 jours. On veut tailler la route. Rien ne nous empêchera de changer d'avis, de tomber amoureux de la première étape et d'y rester 13 jours. Mais a priori, cette fois-ci, on veut faire un road-trip et voir les paysages défiler.
Trajet : On arriverait à Podgorica, de là on irait à Sarajevo en faisant une ou deux étapes dans le nord du Monténégro . On traverserait la partie sud Est de la Bosnie pour arriver à Sarajevo. De là on ferait cap ver le sud et on passerait par Mostar et Kravice. On passerait la frontière et on irait dans le sud de la côte croate pour séjouer une ou deux journée dans une île ou sur la côte. Puis passage par la côte monténégrine, Kotor et retour sur Podgo. En gros = Podgo - Durmitor - Sarajevo - Mostar - Dubrovnik - Kotor - Podgo. La boucle ferait 700 km, disons 1000 avec les petites routes et les détours
Questions à ceux qui connaissent un peu la région....
En 13/14 jours, vu notre envie de faire de la route (disons 3h00 chaque matin) Est-ce que c'est jouable ou c'est trop, ou trop peu?
Est-ce que fin mai on peut y aller tranquillement sans rien réserver et on trouve des endroit facilement? Pour disons max 30-40€ par nuit une chambre avec sdb commune...
Est-ce que le trajet vous semble intéressant? Est-ce q'un détour supplémentaire mériterait d'être envisager pour ajouter une étape. Le sud de la côte Kroate en mai, quel semble le meilleur coin si on veut éviter les foules? C'est imaginable?
Est-ce que Podgo est un bon point de départ? Aussi pour louer une voiture qui serait assurée dans les trois pays? On a ce point de départ car il y a des vols direct Ryanair qui arrive de Belgique, pas parce qu'on veut absolument voir Podgorica.
D'avance merci :-)
Hôtel San Francisco English translation pending
Bonsoir,
Je suis en train de chercher un hôtel sur San Francisco .. Entre ceux hors de prix, ceux moins cher mais sales et ceux dans des quartiers craignos (cf. Tripadvis**) j'ai du mal ..
Ou alors loger plus loin que San Francisco ?
Voili je cherche un bon plan ...
Je suis en train de chercher un hôtel sur San Francisco .. Entre ceux hors de prix, ceux moins cher mais sales et ceux dans des quartiers craignos (cf. Tripadvis**) j'ai du mal ..
Ou alors loger plus loin que San Francisco ?
Voili je cherche un bon plan ...
Bon moment pour aller au Brésil? English translation pending
Bonjour à tous !
Je pensais aller au Brésil courant Janvier-Février 2016 mais je me suis souvenu qu'il y avait les Jeux Olympiques l'été prochain. Je me demande donc si c'est le bon moment pour visiter le pays. Est ce qu'il y aura des problèmes pour visiter et des différences flagrantes de prix ?
Merci d'avance
Je pensais aller au Brésil courant Janvier-Février 2016 mais je me suis souvenu qu'il y avait les Jeux Olympiques l'été prochain. Je me demande donc si c'est le bon moment pour visiter le pays. Est ce qu'il y aura des problèmes pour visiter et des différences flagrantes de prix ?
Merci d'avance
Destruction ou vente au plus bas prix d'un scooter 125 en Roumanie English translation pending
Bonjour, ou Bonsoir,
Je dois me débarrasser du scooter 125 qui me porte encore difficilement à cause de problèmes d'alimentation essence. Je veux donc m'en débarrasser sans avoir à supporter d'éventuels acheteurs qui me cherchent des poux pour ressembler à un acheteur.
Je veux me débarrasser de ce scooter 125, comment dois-je faire, qui dois-je voir ? Je me trouve à Bucarest.
D'avance merci si vous pouvez m'éclairer.
Ersant
Je dois me débarrasser du scooter 125 qui me porte encore difficilement à cause de problèmes d'alimentation essence. Je veux donc m'en débarrasser sans avoir à supporter d'éventuels acheteurs qui me cherchent des poux pour ressembler à un acheteur.
Je veux me débarrasser de ce scooter 125, comment dois-je faire, qui dois-je voir ? Je me trouve à Bucarest.
D'avance merci si vous pouvez m'éclairer.
Ersant
Retour d'une croisière sur le Celestyal Crystal English translation pending
nous voici de retour de notre croisière Turquie, Iles Grec .
petit bateau, comme le souhaitais madame. les excursions a la hauteur de nos attentes. personnel aux petit soins animation intéressantes, spectacles d'un très haut niveau. contrairement a nos craintes beaucoup de personnes parlais le Français a bord et nous nous somment retrouver un petit groupe de Francophones suffisamment pour avoir nos excursions seul mis a part deux visites ou nous avons été regroupé avec des allemands
ce qui a été moins bien (il en faut )tout ne peut pas être parfait
repas bon mais pas trop variés a mon gout .
un problème de climatisation dès le départ dans notre chambre nous a gâcher notre début de croisière (résolu a Santorin ou la pièce a été acheminée d'après la réception) .ne pas dormir les 3 première nuits nous a épuisé pour le reste de la balade et le retour.voulant profité au maximum impensable de rester a se reposer sur le bateau😉 , nous avons participé a toutes les excursion et spectacles.
nous avons eu une cabine avec vue sur la mer grande confortable au pont 4 a l'avant du bateau voir photo de notre installation. bonne insonorisation . bateau rénové en 2004 un peut âgé mais bien entretenu .
malheureusement c'est celui là qui a été accidenté dans les Dardanelles et je ne sait pas quant il pourra reprendre du service. une grosse pensée pour le personnel.et un grand merci pour leurs professionnalisme .
Rhodes-Marmaris-Antalya English translation pending
HellÖÖ
voici mon projet fin mai début juin sur 3 semaines : j'ai acheté mon vol pour athènes, puis ferries kos, rhodes. ensuite j'envisage la traversée de rhodes à marmaris, j'ai lu qu'il ya un catamaran puis Fetihye... Antalya où j'ai mon vol de retour france.
j'ai besoin d'avis, conseils ... sur la zone Marmaris à Antalya : - qu'y a til à voir principalement? - de fetihye à antalya, faut il faire le parcours par la corniche bord de mer? ou est-ce intéressant de le faire par l'intérieur des terres? - ce parcours sur la turquie est il facilement faisable en bus? j'ai petet oublié qq chose?....
Merci merci à tous ceux qui m'aideront Happyday 🙂
voici mon projet fin mai début juin sur 3 semaines : j'ai acheté mon vol pour athènes, puis ferries kos, rhodes. ensuite j'envisage la traversée de rhodes à marmaris, j'ai lu qu'il ya un catamaran puis Fetihye... Antalya où j'ai mon vol de retour france.
j'ai besoin d'avis, conseils ... sur la zone Marmaris à Antalya : - qu'y a til à voir principalement? - de fetihye à antalya, faut il faire le parcours par la corniche bord de mer? ou est-ce intéressant de le faire par l'intérieur des terres? - ce parcours sur la turquie est il facilement faisable en bus? j'ai petet oublié qq chose?....
Merci merci à tous ceux qui m'aideront Happyday 🙂
Magasins de musique en Iran English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons prévu de partir en Iran au printemps 2015. Notre parcours sera le suivant pas forcément dans l'ordre : Teheran - Qom - Kashan - Ispahan - Yazd - Shiraz - Tabriz - Mer caspienne (Chalus probablement) Etant fan de musique, je voulais savoir si il était facile de trouver des magasins de musique sur place et notamment des magasins qui vendent des Vinyles. merci d'avance de vos réponses. S
Nous avons prévu de partir en Iran au printemps 2015. Notre parcours sera le suivant pas forcément dans l'ordre : Teheran - Qom - Kashan - Ispahan - Yazd - Shiraz - Tabriz - Mer caspienne (Chalus probablement) Etant fan de musique, je voulais savoir si il était facile de trouver des magasins de musique sur place et notamment des magasins qui vendent des Vinyles. merci d'avance de vos réponses. S
Obtenir le visa thaï à Yangon sans billet d'avion English translation pending
Bonjour
Nous allons bientôt visiter la Birmanie/Myanmar en passant par la voie terrestre à partir de la Thaïlande. Nous souhaiterions ensuite revenir en Thaïlande. Pour cela nous comptons demander le visa tourisme (2 mois) thaïlandais à Yangon.
Malheureusement une des conditions d'obtention de ce visa est la possession d'un billet d'avion pour l'entrée en Thaïlande. Nous nous souhaitons pas prendre l'avion au cours de ce voyage.
Est-il possible d'utiliser des réservations d’hôtels en Thaïlande à la place de ce billet ou tout autre justificatif ?
Merci pour vos réponses.
Nous allons bientôt visiter la Birmanie/Myanmar en passant par la voie terrestre à partir de la Thaïlande. Nous souhaiterions ensuite revenir en Thaïlande. Pour cela nous comptons demander le visa tourisme (2 mois) thaïlandais à Yangon.
Malheureusement une des conditions d'obtention de ce visa est la possession d'un billet d'avion pour l'entrée en Thaïlande. Nous nous souhaitons pas prendre l'avion au cours de ce voyage.
Est-il possible d'utiliser des réservations d’hôtels en Thaïlande à la place de ce billet ou tout autre justificatif ?
Merci pour vos réponses.
Sumatra: quelques infos pratiques English translation pending
Infos pratiques Sumatra
séjour de 3 semaines en juillet 2014
1 euro = 15500 roupiah
Itinéraire Padang - Nagari Sungai Pinang - Bungus Beach Ferry - Siberut Maliepet - Siberut Batobai - Siberut Sakalio - Siberut Butui - Siberut Kulukubu - Siberut Batobai - Siberut Muara - Ferry - Bukittinggi - Lac Toba - Bukit Lawang.
Transports Aéroport - Padang centre : 150000 rp le minibus devant l'aéroport. Négocier Padang - Nagari Sungai Pinang : 350000 le minibus par Brigitte's houses Nagari Sungai Pinang - Bungus beach : 200000 le minibus par Ricky Beach House Bukittinggi - Parapat lake Toba : 215000 par personne bus de nuit ALS départ à 17h. Attention garder ses objets de valeur sur soi et sacs/appareils photos tenir serrés côté fenêtres. Eviter les sacs sous les sièges. Des voleurs montent en route avec des complicités en interne pour détrousser les voyageurs endormis. Parapat - Samosir lac Toba : 10000 par personne ferry. Attention plusieurs arrêts. Donner le nom de son hôtel pour être déposé au bon endroit Bukit Lawang - Medan aéroport : 650000 le minibus par le Garden Inn. Compter 4 à 5h selon le trafic. Ferry Siberut : deux classes : économique autour de 90000 rp on dort sur le pont. Business autour de 120000 rp couchettes AC. 10h de route. départ vers 20h arrivée à 6h. Deux rotations par semaine.
Hébergements Padang : Brigitte's Houses http://brigittehouse.blogspot.com/ Brigitte est le prénom de la propriétaire. Elle possède trois maisons. Chambres doubles 190000 à négocier si l'on est seul. Lit en dortoir à 85000. toutes les chambres ont la clim. Propre et accueillant. Bon petit déjeuner inclus dans le prix des chambres. Une vraie ambiance de guesthouse.
Nagari Sungai Pinang : Ricky Beach House http://fr.authenticsumatra.com/tag/rickys-beach-house/ Tenue par Anne et Ricky. Pension complète 200000 en bungalows 150000 en chambre simple. Encore un autre endroit qui sort de l'ordinaire à Sumatra. Tout a déjà été dit sur ce lieu mais ça ne coûte rien de le redire. Ambiance relax et très conviviale. On y mange bien. Etape incontournable si vous passez dans le coin. De plus Ricky organise des circuits chez les Mentawai à Siberut. Il se débrouille en Français.
Bukittinggi : Hello Guesthouse voir mes commentaires ci dessous http://voyageforum.com/discussion/inde-fragments-voyage-i-ii-istanbul-jakarta-par-route-d1341490-11/ Depuis 2012, Hello Guesthouse s'est agrandi de 4 nouvelles chambres. Chambres doubles de 150000 à 175000 chambre simple 120000 lit en dortoir 75000 rp. Petit déjeuner inclus. thé café à volonté. L'ambiance est toujours aussi conviviale. ça reste l'endroit idéal pour rencontrer du monde. Il y a une bonne humeur permanente qui imprègne la guesthouse sous la houlette de Ling qui donne ses précieux conseils sur la ville et ses environs. Un autre incontournable de Sumatra.
Samosir TukTuk : Parnas Toba au bord du lac Toba http://www.yopnik.com/parnas/index.html Chambres double 250000 en haute saison. Raya la patronne, une Batak est très chaleureuse.
Bukit Lawang : Garden Inn http://bukitlawang-garden-inn.com/ Ujai le patron indonésien parle français. Bungalows de 150000 à 200000. Propre et pas cher même en haute saison. Bon accueil. Guesthouse au bord de la rivière à 150m de l'entrée du parc national.
Siberut Expédition de 6 jours dans la forêt + 1 jour au bord de la plage chez Minang. S'adresse à des randonneurs aguerris. Beaucoup de boue. Siberut veut dire île boueuse. On marche sur des rondins pour éviter de s'enfoncer mais des rondins souvent étroits et glissants. Beaucoup d'arbres épineux. Des sangsues. De la pluie. Prévoir une cape de pluie, des chaussures montantes (jusqu'aux mollets) et qui vont dans l'eau avec des semelles adhérentes. Sacs légers recommandés car la marche peut être éprouvante. Porteurs possibles moyennant rétribution. A négocier avec le guide. 4 à 5h de marche chaque jour. Etape dans les Uma où vivent les Mentawai (Badobai, Sakalio, Butui etc.) , les invités dorment dans la 1ère pièce. Petits matelas de mousse et moustiquaires fournis par le guide. Pour se laver direction la rivière. J'ai eu la chance d'avoir un excellent guide, peut être le meilleur, 18 ans d'expérience. Et en plus excellent cuisinier. Moly ou Pak Guru comme l'appelle les Mentawai est un Minangkabau originaire de Bukittinggi. Contact en MP pour ceux que ça intéresse.
Photos https://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/72157629011604465/
Itinéraire Padang - Nagari Sungai Pinang - Bungus Beach Ferry - Siberut Maliepet - Siberut Batobai - Siberut Sakalio - Siberut Butui - Siberut Kulukubu - Siberut Batobai - Siberut Muara - Ferry - Bukittinggi - Lac Toba - Bukit Lawang.
Transports Aéroport - Padang centre : 150000 rp le minibus devant l'aéroport. Négocier Padang - Nagari Sungai Pinang : 350000 le minibus par Brigitte's houses Nagari Sungai Pinang - Bungus beach : 200000 le minibus par Ricky Beach House Bukittinggi - Parapat lake Toba : 215000 par personne bus de nuit ALS départ à 17h. Attention garder ses objets de valeur sur soi et sacs/appareils photos tenir serrés côté fenêtres. Eviter les sacs sous les sièges. Des voleurs montent en route avec des complicités en interne pour détrousser les voyageurs endormis. Parapat - Samosir lac Toba : 10000 par personne ferry. Attention plusieurs arrêts. Donner le nom de son hôtel pour être déposé au bon endroit Bukit Lawang - Medan aéroport : 650000 le minibus par le Garden Inn. Compter 4 à 5h selon le trafic. Ferry Siberut : deux classes : économique autour de 90000 rp on dort sur le pont. Business autour de 120000 rp couchettes AC. 10h de route. départ vers 20h arrivée à 6h. Deux rotations par semaine.
Hébergements Padang : Brigitte's Houses http://brigittehouse.blogspot.com/ Brigitte est le prénom de la propriétaire. Elle possède trois maisons. Chambres doubles 190000 à négocier si l'on est seul. Lit en dortoir à 85000. toutes les chambres ont la clim. Propre et accueillant. Bon petit déjeuner inclus dans le prix des chambres. Une vraie ambiance de guesthouse.
Nagari Sungai Pinang : Ricky Beach House http://fr.authenticsumatra.com/tag/rickys-beach-house/ Tenue par Anne et Ricky. Pension complète 200000 en bungalows 150000 en chambre simple. Encore un autre endroit qui sort de l'ordinaire à Sumatra. Tout a déjà été dit sur ce lieu mais ça ne coûte rien de le redire. Ambiance relax et très conviviale. On y mange bien. Etape incontournable si vous passez dans le coin. De plus Ricky organise des circuits chez les Mentawai à Siberut. Il se débrouille en Français.
Bukittinggi : Hello Guesthouse voir mes commentaires ci dessous http://voyageforum.com/discussion/inde-fragments-voyage-i-ii-istanbul-jakarta-par-route-d1341490-11/ Depuis 2012, Hello Guesthouse s'est agrandi de 4 nouvelles chambres. Chambres doubles de 150000 à 175000 chambre simple 120000 lit en dortoir 75000 rp. Petit déjeuner inclus. thé café à volonté. L'ambiance est toujours aussi conviviale. ça reste l'endroit idéal pour rencontrer du monde. Il y a une bonne humeur permanente qui imprègne la guesthouse sous la houlette de Ling qui donne ses précieux conseils sur la ville et ses environs. Un autre incontournable de Sumatra.
Samosir TukTuk : Parnas Toba au bord du lac Toba http://www.yopnik.com/parnas/index.html Chambres double 250000 en haute saison. Raya la patronne, une Batak est très chaleureuse.
Bukit Lawang : Garden Inn http://bukitlawang-garden-inn.com/ Ujai le patron indonésien parle français. Bungalows de 150000 à 200000. Propre et pas cher même en haute saison. Bon accueil. Guesthouse au bord de la rivière à 150m de l'entrée du parc national.
Siberut Expédition de 6 jours dans la forêt + 1 jour au bord de la plage chez Minang. S'adresse à des randonneurs aguerris. Beaucoup de boue. Siberut veut dire île boueuse. On marche sur des rondins pour éviter de s'enfoncer mais des rondins souvent étroits et glissants. Beaucoup d'arbres épineux. Des sangsues. De la pluie. Prévoir une cape de pluie, des chaussures montantes (jusqu'aux mollets) et qui vont dans l'eau avec des semelles adhérentes. Sacs légers recommandés car la marche peut être éprouvante. Porteurs possibles moyennant rétribution. A négocier avec le guide. 4 à 5h de marche chaque jour. Etape dans les Uma où vivent les Mentawai (Badobai, Sakalio, Butui etc.) , les invités dorment dans la 1ère pièce. Petits matelas de mousse et moustiquaires fournis par le guide. Pour se laver direction la rivière. J'ai eu la chance d'avoir un excellent guide, peut être le meilleur, 18 ans d'expérience. Et en plus excellent cuisinier. Moly ou Pak Guru comme l'appelle les Mentawai est un Minangkabau originaire de Bukittinggi. Contact en MP pour ceux que ça intéresse.
Photos https://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/72157629011604465/
Entrée en Inde avec seulement un billet aller? English translation pending
salut a tous, je sollicite vos experience pour un soucis d entree en inde, voila
on vient de commencer un voyage en asie , nous sommes en mongolie depuis 3 jours et nous decollons pour l inde le 10 septembre a priori. le souci c est au a l aeroport ( frankfort) lorsqu on a enregistre nos bagage le mec nous a dit qu on ne nous laisserai pas decoller pour l inde dans ala mesure ou nous n avons pas de billet retour. en effet, notre visa indien va jusqu en decembre et le plan etait de rejoindre le nepal a pied pour faire une nouvelle demande de visa indien. je suis etonnee de ce que le mec m a dit cqr je n avais jamais lu ca.... qulqu un peut il nous aiguiller? on aurait les boules de rester coince a l aeroport...
desolee pour les fautes, je suis pas habitue au clavier mongol>>
Aude et Nico
on vient de commencer un voyage en asie , nous sommes en mongolie depuis 3 jours et nous decollons pour l inde le 10 septembre a priori. le souci c est au a l aeroport ( frankfort) lorsqu on a enregistre nos bagage le mec nous a dit qu on ne nous laisserai pas decoller pour l inde dans ala mesure ou nous n avons pas de billet retour. en effet, notre visa indien va jusqu en decembre et le plan etait de rejoindre le nepal a pied pour faire une nouvelle demande de visa indien. je suis etonnee de ce que le mec m a dit cqr je n avais jamais lu ca.... qulqu un peut il nous aiguiller? on aurait les boules de rester coince a l aeroport...
desolee pour les fautes, je suis pas habitue au clavier mongol>>
Aude et Nico