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Voyage à Yellowstone English translation pending
by Gird · 2017-08-14 · 32 replies
Mon voyage de Denver à Denver en passant par Grand Junction, Salt Lake City, Jackson Hole, Yellowstone, Cody, Spearfish, Rapid City, Cheyenne, a été préparé depuis le début de novembre pour un séjour du 14 juin 2017 au 28 juin 2017. J’aurai pu rajouter Moab pour les Arches mais j’avais déjà vu ce site lors d’un précédent voyage. J’ai voyagé seul et j’ai demandé à TUI de me réserver les hôtels et la location de la voiture. TUI est une filiale de Voyage sans frontières. J’ai opté pour cette option en partie à cause des réservations à l’intérieur du parc de Yellowstone qui paraissaient délicates. TUI m’a envoyé très rapidement les vouchers. J’ai utilisé les avis des consommateurs sur les sites de réservation. Les avis étant très mauvais, mais vraiment très mauvais pour 2 hôtels, j’ai demandé à TUI de les changer, ce qui fut fait rapidement et sans problème. J’ai aussi connu très rapidement les dates et horaires de vol. Un point qui m’a inquiété longtemps, je peux même dire jusqu'à mon arrivée, ce sont les 1h30 d’écart entre mon arrivée à l’aéroport de Dallas et la connexion pour Denver. J’avais des souvenirs de passages plutôt longs aux douanes américaines. Mon interlocuteur de TUI m’affirme que le temps était suffisant et que de toute façon je serai pris en charge par la compagnie American Airlines. J’avais la même crainte au retour mais moins prononcée car l’organisation de mon séjour ne pouvait plus être impactée.

Les deux connexions se sont passées correctement. Il ne faut pas trainer mais tout est mieux organisé que lors de mes voyages précédents. Dans l’avion une vidéo vous explique que vous allez gagner du temps en utilisant les nombreuses machines qui scannent votre passeport, enregistre vos empreintes digitales et vous prend en photo en vous délivrant un reçu qui permet de gagner encore du temps en passant devant les douaniers. De nombreuses personnes sont présentes pour vous renseigner et vous dépanner bien qu’ils n’utilisent que la langue de Shakespeare que je ne maitrise pas vraiment et en plus ils ont aussi le mauvais goût de ne pas parler avec un accent français.

Une autre crainte concernait la location de la voiture où j’avais eu de mauvaises surprises à mon retour la fois précédente. Mais là encore tout avait été bien préparé, je n’ai eu aucune proposition de « surclassement » ni d’ajout de « garanties supplémentaires ». Je récupère une Hyundai accent. Heureusement que j’avais prévu une prise USB à brancher sur l’allume-cigare car en branchant mon GPS sur la prise prévue sur la voiture, celui-ci se bloque en mode connexion ordinateur rendant l’accès aux cartes impossible.



Ce problème réglé, à partir de ce moment, c’est l’esprit tranquille que je prends la route. Conduire aux USA est plutôt simple à condition quand même d’avoir un GPS. Les routes sont larges même dans les villes et les américains sont plutôt des conducteurs calmes.

Guidé par les satellites, je rejoins mon premier hôtel à Denver. Là on m’indique que le paiement ne peut pas se faire à travers le voucher. Heureusement, j’ai un numéro gratuit à contacter aux US car il est 4h du matin en France. Le problème est réglé mais cela prend une heure et la soirée est bien entamée, ce soir ce sera sandwich acheté dans la station-service en face de l’hôtel.

Jeudi 15 juin 2017 Le décalage horaire me permet d’être sur le pont vers 3h pour attendre l’ouverture de la salle de restauration à 6h. L’hôtel est vieillot, nécessite une urgente rénovation mais du côté petit-déjeuner, je n’ai rien à dire, probablement le plus complet de tous ceux que j’aurai durant ce périple. Passage par le Wal-Mart pour acheter de l’eau, du coleslaw pour la route, une glacière en polystyrène et un sac de glace. Cela surprend quand le GPS que j’ai réglé en km, m’annonce « Continuez la route pendant 220kms » et encore ce n’est qu’un tronçon car ce sont 393 kms qui sont prévus avec environ 4h de route. Je savais bien que j’allais faire l’équivalent d’un Paris-Lyon presque tous les jours mais cela surprend quand même. Et puis les « Rest area » ce font plutôt rares sur les highways. Le premier que je rencontre est plutôt sympa et porte le nom de « No name » Je m’octroie une sieste d’un quart d’heure.



J’arrive à Grand Junction vers midi, avale mon coleslaw dans un parc et file vers le nord, direction Fruita pour acheter mon Annual Pass et rentrer dans Colorado National Monument.











On n’y retrouve pas le gigantisme du Grand Canyon mais c’est splendide et tout de même impressionnant. J’y rencontre des américains qui me demandent de les prendre en photo et qui me s’enquièrent de mon opinion sur ce lieu. Ma réponse les ravit car ils pensent qu’il n'y a pas plus beau ailleurs, même s’ils veulent bien admettre du bout des lèvres qu’il y a de beaux coins en France mais sans équivalent avec ce que l’on peut voir dans leur pays. Je tente de retourner sans GPS en centre-ville où se trouve mon hôtel. J’ai des progrès à faire avec la signalisation. Ce n’est pas aujourd’hui que je me passerai de lui. Check in. Le réceptionniste m’indique un Safeway pour des courses alimentaires.

Vendredi 16 juin 2017 Levé 5h 30. Petit déjeuner moins diversifié que la veille mais j'ai la possibilité d'emporter une banane et une bouteille d'eau, idée qui me vient en voyant plusieurs personnes rentrer dans la pièce pour prendre de l'eau ou des gâteaux. Je redoutais l’achat de carburant. Je savais qu’aux USA, sauf avec une carte bancaire, tu ne peux pas faire le plein et aller payer après, le pompiste doit te débloquer la pompe et inscrire un montant. Comme j’ai 550km à faire, que les pompes à essence ne sont pas trop nombreuses sur la route, que je ne sais pas combien je dois demander même si j’ai fait quelques calculs pour avoir une estimation, j’aimerais remplir le réservoir au maximum. Et bien c’est beaucoup plus simple que je le pensais, il suffit de l’expliquer au pompiste, ici une très aimable dame, qui débloque la pompe en échange du dépôt d’une carte d’identité. Par la suite, je ferai plus simple. Je dépose un billet de 20$ sur le comptoir, signalant que j’en aurai sans doute pour moins. Quand je raccroche la pompe, je repasse chercher ma monnaie. Ce ne sont que des détails techniques et cela ne fait pas rêver mais cela fait partie de la réalité du voyage. Ce sont des points que l’on ne soulève pas dans les récits de voyages que j’ai pu lire. Parfois on se demande si les gens mangent ou dorment. Peut-être aussi parce que sur place c’est plus facile qu’on le pense alors au moment de raconter, on passe sur le quotidien. Encore un peu de réalité, le Safeway ouvre à 6h. Pratique pour s’approvisionner en produits frais pour la route. Et elle est longue la route mais elle est magnifique, je quitte Grand Junction avec en face de moi, les montagnes du Colorado Monument. Je réalise que je ne suis plus en train de regarder des photos sur Internet ou dans un livre mais que je suis enfin dans le paysage. J’y suis, je suis sur les routes du Colorado. L’aventure commence. La première aire de repos est plutôt rudimentaire, pas d’eau, des toilettes qui me font penser à celles qu’utilisaient des cousins en Bretagne au fond de leur jardin. Curieusement, bien qu’au milieu de nulle part, il y a du papier toilette.

La seconde aire de repos, située dans une région un peu moins désertique est une ancienne gare de triage et bien qu’il ne soit que 11h je décide de prendre mon repas car l’endroit est plutôt agréable et je ne sais pas ce que je vais trouver ensuite.







Les animaux domestiques ont leur endroit réservé.

Je règle le GPS sur Temple Square qui est la place autour de laquelle sont disposés les bâtiments des adeptes de l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours connus sous le nom de Mormons. Je trouve un parking pour le prix de 2$ de l’heure avec les deux premières heures gratuites, un prix assez surprenant pour une grande ville comme Salt Lake City. Le Temple en lui-même ne se visite pas, l’entrée est interdite aux non-mormons. Juste à côté se trouve le Tabernacle, immense salle de réunion avec un orgue possédant plus de 10 000 tuyaux.



Les fidèles sont très présents, très aimables, s’émerveillant tous de la même manière quand répondez que vous venez de France. Après la visite du musée historique, je tombe sur un groupe de français qui commence une visite en français guidée par des fidèles qui répondent à toutes les questions sur leur foi, l’organisation de leur église, la polygamie, etc. Si vous voulez visitez Beehive House, la demeure de Brigham Young le fondateur de la ville de Salt Lake City, les fidèles vont vous trouver un guide parlant français rien que pour vous. Je n’attends pas plus de 15 minutes avant de voir arriver un adepte parlant la langue de Molière qui très aimablement, me fait visiter la demeure sans trop d’insistance sur la religion contrairement à ce que j’avais craint. Au moment de se quitter je me vois offrir le « livre des Mormons » en français ainsi que la proposition de donner mes coordonnées. Mon refus sera respecté. J’apprécie l’absence de prosélytisme insistant. Il me faut encore une heure pour rejoindre l’hôtel plus au nord. Le Wal-Mart à proximité me fournit mon repas du soir.
Préparation de mon premier voyage dans l'Ouest américain avec 3 enfants English translation pending
by EhLaura · 2017-08-10 · 53 replies
Bonjour à toutes, tous. Je vais peut être vous faire sourire puisque je commence à préparer notre voyage ( je " trace" surtout le parcours ) ... 22 mois avant !!! Je n'arrive pas à laisser de côté pour l'instant alors autant " m'avancer " un peu . J'ai donc le projet avec mari et enfants ( 14 ; 11 et 5 ans au moment du départ prévu ) de partir 3 semaines dans l'ouest Américain : les grands parcs, les grands espaces avant tout. Je suis partie sur un itinéraire qui me plaît beaucoup, est-il réaliste ?

J1 San Francisco J2 San Francisco J3 San Francisco - Los Angeles ( jolie mais longue route, pour avoir plus de temps par la suite du road trip ) J4 Los Angeles J5 Los Angeles - Joshua Tree J6 Joshua Tree - Une étape que je n'ai pas encore trouvé ?!?! J7 Étape ?!?! - Grand Canyon J8 Grand Canyon - Page J9 Page ( Antelope Canyon, Lake Powell) J10 Page - Monument Valley J12 Monument Valley - Bryce Canyon J13 Bryce Canyon J14 Bryce Canyon - Zion J15 Zion J16 Zion - Las Vegas J17 Las Vegas - Death Valley J18 Death Valley - Yosemite J19 Yosemite J20 Yosemite - Lake Tahoe J21 Lake Tahoe - San Francisco ( retour ).

Je suis vraiment preneuse de vos avis , j'ai prévu 2 nuits dans certains endroits qui me plaisent beaucoup et où nous pourront randonner. Je ne souhaite pas être constamment en train de me dépêcher d'un point à un autre ... mais malheureusement en 19 jours sur place j'ai l'impression qu'il faut quand même respecter un certain rythme.

Merci d'avance à vous.
Birmanie, juillet 2017: voyage à deux en indépendant English translation pending
by Chaiwala · 2017-08-01 · 21 replies
Bonjour, Je vous propose un compte-rendu de notre voyage en Birmanie effectué au mois de Juillet 2017. Le voyage a été réalisé en couple (la trentaine) avec un positionnement budgétaire économique : - Transports publics et taxi (voiture, moto, tuk tuk) quand absolument nécessaire - Hôtels avec confort basique : eau chaude, petit-déjeuner, salle de bain privative, calme - Nourriture : Restaurant basiques (locaux, thaï, indien, quelques pizzas), street food, marchés

Pour réaliser ce parcours, voici les sources d'informations qui nous avons utilisé : - Blog
http://worldwildbrice.net/ qui contient énormément d'informations, astuces, etc. - Blog http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/ lui aussi très riche - Voyage forum (en particulier le compte-rendu de FabGreg : https://voyageforum.com/discussion/myanmar-retours-1-mois-terrain-en-mars-2016-d7437178/) - Le forum Tripadvisor (version anglaise) qui contient pas mal d'informations complémentaires - Le routard (version 2017/2018) qui s'avérera très peu utile et dépassé sur de nombreux points Je remercie énormément toutes ces personnes !

Le parcours - J1 : Départ le soir de Paris (Qatar Airways) pour Doha - J2 : Arrivée à Doha et visite puis départ le soir (Qatar Airways) pour Yangon - J3 : Arrivée à Yangon le matin puis vol (Yangon Airways) pour Kengtung - J4 : Kengtung - J5 : Kengtung - J6 : Kengtung - J7 : Kengtung puis vol (Yangon Airways) pour Heho et taxi pour Aungban - J8 : Bus de Aungban à Loikaw - J9 : Loikaw - J10 : Pick-up de Loikaw à Phekon puis bateau public pour Nyaung Shwe - J11 : Excursion à la journée sur le lac Inlé - J12 : Excursion à la journée pour Kakku - J13 : Bus de Nyaung Shwe à Mandalay - J14 : Mandalay - J15 : Mandalay - J16 : Mandalay - J17 : Bus de Mandalay à Monywa puis visites (Thanboddhay, bouddha (debout, couché, etc.)) - J18 : Grottes de Pho win taung puis bus de Monywa à Nyaung-U - J19 : Bagan - J20 : Bagan - J21 : Bus de Nyaung-U à Pakokku puis de Pakokku à Mindat - J22 : Mindat - J23 : Bus de Mindat à Pakokku puis de Pakokku à Nyaung-U - J24 : Bagan puis bus de nuit pour Yangon - J25 : Yangon - J26 : Yangon - J27 : Départ le matin de Yangon pour Doha puis Paris (Qatar Airways)

Par rapport à l'itinéraire initialement prévu, voici les modifications qui ont été réalisés sur place : - Une journée en moins à Loikaw Les tarifs abusifs demandés par les guides, la fermeture de certains villages et notre sentiment d'avoir fait le tour de la destination ont fait que nous sommes reparti plus tôt. - Abandon de l'idée d'aller à Green Hill Valley (Kalaw) Le prix de 100 USD pour une journée nous a semblé clairement abusif et l'activité ne correspond pas forcément à nos goûts.

- Impossibilité d'aller à Mongok En réalité, nous avions retiré Mongok du parcours quelques semaines avant le départ. Après avoir contacté de nombreuses agences, il semblait dans un premier temps possible d'y aller mais la destination est de nouveau fermée aux étrangers.

- Ajout de Mindat avec 2 jours sur place puis modification à 1 jour Les 4 jours initialement prévus pour Mongok n'ont pas été remplacés avant le départ. Nous avions préféré les garder en réserve en cas de mauvais temps sur certains sites et au pire ajouter quelques jours pour Yangon et ses alentours (rocher d'or par exemple). A Bagan, en trainant sur Tripadvisor, j'ai lu quelques échanges sur Mindat et nous y sommes donc allés. Clairement, nous avons adoré Mindat mais la mauvaise préparation pour cette destination ainsi que le mauvais temps ont fait que nous ne sommes pas restés très longtemps.

Je vais détailler par la suite toutes ces destinations mais si c'était à refaire en terme de parcours, voici les modifications que j'apporterai : - Une meilleure préparation pour Loikaw (identification en amont du guide ?) - Une journée de moins à Mandalay - Aller à Mindat avant Bagan pour éviter de revenir à Pakokku (le bus de Monywa passe par là) - Une journée de plus à Mindat (avec une meilleure préparation et la bonne saison)
Température à Death Valley + Las Vegas fin février - début mars English translation pending
by Flower91 · 2017-06-10 · 30 replies
Bonjour 🙂

J'aurais besoin de vos opinions et expériences concernant un projet pour fin février-début mars 2018.

Nous recherchions une destination au soleil pendant l'hiver en France sachant que pour des raisons médicales les îles et autres destinations avec moustiques me sont interdites. Et sur internet je suis tombée sur Death Valley qui serait d'après les sites une bonne destination en hiver car pas trop chaude contrairement à l'été. Le but de ces 15 jours de vacances pour nous c'est : nous reposer et recharger les batteries (notre quotidien est très stressant) et voir de beaux paysages en randonnant. Par ex, nous avons fait Madère cette année et nous nous sommes régalés ! Sachant que nous devons nous caler obligatoirement sur fin février-début mars, pensez-vous que 15 jours en faisant Las Vegas + Death Valley + quelques sites aux alentours soit une bonne idée à ce moment-là ? De plus, c'est notre tout 1er voyage aux Etats-Unis donc va falloir pendre nos marques et je ne veux pas courir après le temps. Donc je pensais faire quelques jours à Las Vegas + Death Vallée. J'ai trouvé un site avec plein de rando à Death Valley mais généralement sur les guides ils notent que 1 à 2 journées suffisent amplement. Donc voici mes craintes : _ Côté température : ok pour Death Valley mais Las Vegas, pas trop froid ??? je rappelle que nous voulions du soleil 😛 J'ai lu qu'à cette période, la piscine faut oublier et que le soir il faut se couvrir 🤪 _ Death valley : combien de jours ? Risque-t-on de s'ennuyer en restant 5 à 7 jours sur place même en randonnant ??? Qui plus est, j'ai vu les tarifs des rares hôtels sur place et aie aie 🤪 _ Faut-il plutôt rayonner autour sachant que j'ai vu plein d'autres sites intéressant (Valley of Fire) et bien sûr le grand canyon et Bryce canyon mais j'ai lu que l'hiver c'est déconseillé pour randonner 🏴‍☠️ .

Bref, voilà mon dilemme donc j'attends vos avis avec impatience 😏
Road trip à moto dans l'Ouest américain English translation pending
by Laurent76630 · 2017-06-09 · 25 replies
De retour d'un trip moto dans les parcs de l'ouest USA je m'étais engagé lors des échanges que j'avais eu Sur ce forum à un faire un retour, donc je me lance.

Tout d'abord voici le Road BOOK tel qu'il était prévu le jour du départ:

https://goo.gl/photos/QjTjqCvD7YwnAWiV7

Côté budget tout est indiqué à la fin du Road BOOK, globalement on est resté dans le budget prévu, on a moins dépense en essence, un peu plus en bières donc cela s'équilibre.

Côté organisation on a loué les motos chez Eaglerider et ils nous ont également réservé les chambres d'hôtel, sur les 16 nuits d'hôtels 2 n'étaient pas top les autres étaient très bien. Globalement très satisfaisant de la prestation d'Eaglerider y compris la gestion de la panne survenue sue une moto pratiquement neuve qui n'a pas supportée La chaleur de la Valley of Fire.

J'avais préparé tous les itinéraires à l'avance et je suis parti avec mon GPS moto et tous les itinéraires dedans, donc Le matin il n'y avait qu'à lancer l'itinéraire et il nous emmenait jusqu'à l'hôtel.

En fonction des jours, de La distance à faire et de la chaleur attendue on partait entre 6h30 et 8h30 Le matin et on arrivait à l'hôtel entre 16h et 18h, Le temps de prendre une douche d'aller manger et hop vers 21h au Dodo pour repartir Le lendemain matin. Cela représente de belles journées qui nous correspondent car on est habitué à ce rythme, mais il ne faut tout de même pas négliger la fatigue notamment lors des étapes ou La température est élevée, on a roulé sous 44°c et La nos passagères nous arrosaient toutes les 10mn avec un vaporisateur style jardin.

Par rapport au Road BOOK initial , 2 écarts : - une panne de moto Le matin à 6 h à Las Vegas alors que nous allions prendre la direction de Death Valley, cumulée à la fermeture de la Tioga Road nous a contraint à remplacer l'étape de Lone Pine par une étape à Delano ce qui nous a permis de faire Yosemite Valley et Glacier point avant de rejoindre Mariposa - La fermeture de la 01, Route qui longe la côte au niveau de Big Sur nous a contraint à aller jusqu'à Big Sur puis à rebrousser chemin jusqu'à Monterrey pour rejoindre Morro Bay par la 101 - Notre sentiment à tous est que l'on a adoré notre séjour qui correspondait en tout point à ce que l'on allait chercher aux USA, c'est à dire bouffer du kilomètre en en prenant plein les yeux, c'est exactement ce que l'on a vécu et on est prêt à repartir dès que possible

Quelques images qui témoignent de ce que l'on a pu voir.

https://goo.gl/photos/FuwPRJEMcr16AqVH6
Hôtel à Las Vegas: Stratosphere ou Mardi Gras English translation pending
by Emisy · 2017-06-06 · 75 replies
Bonjour,

je suis en train de boucler mes réservations pour Hôtel à Las Vegas du 21 au 25 août 2 adultes et une ado de 16 ans - nous avons un budget à respecter je n'arrive pas à me décider entre stratosphère et le mardi gras ? Que me conseiller vous? Merci
20 jours dans l'Ouest...: La suite de l'histoire English translation pending
by Brigitte42 · 2017-06-03 · 134 replies
Voici la suite des posts écrits le 31 janvier de cette année , et , en particulier , de celui posté le 18 avril : l'itinéraire que nous avons suivi .

Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !

J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .

Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50

0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .



Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Trek dans le parc El Cocuy en Colombie English translation pending
by Jcazenave · 2017-05-29 · 17 replies
Bonjour,

Nous partons 6 semaines en Colombie cet été. Je souhaiterais faire un trek dans le parc d'El Cocuy mais il me semble encore fermé. Savez vous si c'est possible d'y randonner, connaissez vous un itineraire de 4 ou 5 jours? Est il possible d'y randonner au mois de Juillet/Aout ou le climat est il trop mauvais?

Ensuite sur nos 6 semaines, je souhaiterais aller en Amazonie, sur la cote Pacifique et tout au nord jusqu'au désert de la guajira. Enfin si on a le temps car ça me parait compliqué. Si vous avez des endroits à ne pas manquer, qui vous ont marqué, pas trop touristiques je suis preneuse de toutes vos expériences.

Merci par avance
Planning une semaine à New York début juillet English translation pending
by Tbaillot · 2017-05-28 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons pour une semaine à New-York en couple début juillet, vous trouverez ci-dessous le planning envisagé et qui reprend le principal de ce que nous voulons faire.

Comme c'est notre première visite à New-York, nous ne savons pas si ce planning est réaliste ou non ? Trop chargé ? Ou au contraire certains jours ne sont-ils pas assez remplis ? Y a-t-il des choses qui manquent ?

Avez-vous des suggestions pour Independance Day ?

Nous avons volontairement "zappé" le Metropolitan Museum of Art, la Frick Collection, l'American Museum of Natural History.

Idéalement, nous souhaitons voir/visiter ce qui est repris dans le planning, mais nous ne voulons pas non plus devoir nous presser constamment.

D'avance merci pour vos remarques/suggestions/conseils,

Voici donc le planning en question :

Jeudi 29.06 : · Taxi de JFK vers l'hôtel à Manhattan, sur Broadway, angle 54th · arrivée hôtel vers 16h30, normalement. · installation · Bryant Park · Times Square tombée du jour

Vendredi 30.06 · One World Observatory · Memorial 9/11 · Musée 9/11 · Transportation Hub Calatrava · Tribeca · Battery Park · Tombée du jour : ferry Staten Island

Samedi 01.07 · Brooklyn Bridge · DUMBO · Brooklyn · Williamsburg · Bushwick (street art) · Soir : rooftop bar

Dimanche 02.07 · Messe Harlem · High Line · Chelsea Market · Whitney Museum · Meatpacking · Soir : rooftop bar

Lundi 03.07 · Top of the Rock (dès 8h) · Guggenheim · Ferry Ellis Island + immigration museum re retour hôtel · 19h30 : Metropolitan Opera

Mardi 04.07 Independance Day · Central Park · Bronx Zoo · Soir : feu d’artifice

Mercredi 05.07 : · Matin : ESB · St Patrick’s cathedral · Chrysler Building · Grand Central Terminal · Flatiron Building · Soir : ESB

Jeudi 06.07 : · Nolita ou MoMA ou The cloisters · 15h taxi départ pour JFK

Thierry
L'Algérie: un pays très sale English translation pending
by Biman · 2017-05-01 · 105 replies
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.

Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
7 jours à Malte English translation pending
by Omega3 · 2017-04-28 · 22 replies
7 JOURS à MALTE Fin Avril 2017



Climat : fin avril, frais le matin et les deux premiers jours nuageux et un peu de pluie.Il fait plus chaud à Séville ! Nous aurons ensuite du soleil pendant les 5 derniers jours avec des températures dans les 20 degrés. Transports : tout se fait en bus. Le réseau de bus est très dense et notre logement est à 10 minutes d’un arrêt de bus où passent environ 15 lignes de bus différentes dont un grand nombre va à La Valette. Ainsi La Valette est joignable en 10 minutes. Déplacements dans l’île : Les bus vous emmèneront partout, même à Gozo. Forfait bus : Forfait de 7 jours 21 €, à acheter au terminal des bus de La Vallette Hébergement : un logement airbnb à L-Imsida, appartement partagé, spacieux et bien équipé et de surcroit vraiment très bien situé, tout près des bus pour aller à La Vallette en 10 minutes. 7 jours pour 195 € chez Luisa & Antonio. Restauration : c’est de la bouffe touristico-roborative (pizza, spaghettis & salades non assaisonnées) c’est dire qu’on a apprécié de faire nos repas dans la cuisinede l’appart’ le soir. Je suis méchante avec la cuisine maltaise mais même quand j’ai mangé leur spécialité, le lapin, cette fois servi avec une sauce à l’ail et au vin blanc, j’ai cherché en vain la sauce !!!! Comment s’habiller ? C’est trop tôt pour la robe ou le short je suis restée en pantalon pendant tout le séjour, un sweat à manches longues, une polaire et l’imperméable + le parapluie le premier jour.

Les GALLERIJAS Malte ne serait pas Malte sans ses balcons on les retrouve partout dans l’île. J’en avais vu quelques-uns à Séville mais là, c’est la profusion. Ces balcons sont bien pratiques pour observer la rue mais pas que ! Ils permettent une bonne ventilation dans les appartements.









LA VALETTE Jolie petite ville entourée de nombreux remparts.

Dans La Valette, ça monte, ça descend on sent bien que cette ville était fastueuse. Au détour des rues, on a fait de belles découvertes. Beaucoup de monde dans les rues traversantes comme la rue des marchands mais comme toujours, dès qu’on s’éloigne, c’est bien plus calme.









On ne peut pas monter sur les remparts (ou alors juste des petits tronçons) mais longer la mer oui !

La Cathédrale baroque vaut vraiment le détour.



VITTORIOSA, une des TROIS CITES Un petit coup de bus et nous voici juste à côté de La Valette, en visite. Nous allons jusqu’au Fort Saint-Ange mais décidons de ne pas le visiter.





On rejoint vite le bord de mer.







Un petit tour dans la vieille ville vaut vraiment le coup avec les fameuses auberges des Chevaliers de l’Ordre de Saint Jean, les fameux chevaliers de Malte. L'occasion de (re)découvrir l'histoire de ces moines-soldats défenseurs de l'île de Malte.

EST DE L’ILE Un petit tour de l’île et nous voici dans un petit coin de l’île.







... la suite sur le message suivant ...
Road trip USA de deux mois English translation pending
by Athenais1012 · 2017-04-22 · 19 replies
Bonjour à tous! En lisant vos nombreux carnets de voyage je me suis dis que j'allais me lancer dans le mien pour vous relater un séjour aux Etats Unis qui nous a laissé de merveilleux souvenirs. Partis à 5 pour un tour du monde en octobre 2013, nous avons parcouru l'Asie (et il y aurait aussi des carnets de voyages à écrire!), l'Océanie et nous sommes arrivés aux USA où nous nous sommes séparés en deux groupes : moi et mon conjoint, les trois filles de leur côté (avant de tous se retrouver en Amerique du sud).

Commence donc le périple aux Etats Unis ce dimanche 13 avril quand nous atterissons à Los Angeles par un temps évidemment ensoleillé. Ici, tout est un cliché de nos bons vieux films américains, on croit rêver. On arrive dans un petit hôtel pas cher et pourtant bien sympa en bordure de la ville, avec piscine (ouai!), et margarita à volonté l'après-midi. On en profite pour visiter Hollywood et son walk of fame, cliché mais comment ne pas y passer?! Et puis direction Santa Monica pour arpenter les plages immenses, bordés ça et là de parc de muscu et de skate.

Le lendemain et le surlendemain on se fera le gros plaisir d'aller au Six Flags et à Universal Studio, pas très culturels comme visites mais faut savoir faire un peu de tout =)







Je ne m'attarde pas sur LA puisque comme vous pouvez le voir c'était un séjour rapide, nous avions déjà réservé notre van pour découvrir les routes mythiques des US et donc le 18 avril nous voilà à l'agence d'Escape pour récupérer le monstre qui allait nous transporter pendant 2 mois sur 11 000 km! Et je dis le monstre puisque n'ayant plus notre modèle nous avons été up gradés, ah bonheur!



Après une nuit aux abords de LA nous voilà donc en route pour San Francisco, grosse ville avant de rejoindre les parcs nationnaux. Arrivés par le Bay Bridge, on a déjà une belle vue sur le Golden Gate Bridge. On gare le monstre dans un petit parking douteux, et on part arpenter la belle ville. Bouches d'égouts fumantes, rues qui montent et qui descendent, on est vraiment dans Midtwon Madness version PC des années 2000. Les maisons sont charmantes et colorées, Chinatown nous fait pensé à tout les autres Chinatwon =) et on tombe par hasard sur une place où est célébrée la "Earth day". On se ballade un peu selon les envies, sans but précis pour tomber au hasard sur des endroits sympa. Courte visite également, mais une grosse envie de revenir dans cette chouette ville pour beaucoup plus longtemps!

Trois jours plus tard donc, nous voici enfin sur les grandes routes des Etats Unis avec pour objectif Yosemite. On arrive vite dans le vif du sujet tant le décors change au profit des fôrets. Arrivés à 18h, on pense tout simplement payer un emplacement de van au coeur de la vallée et partir en rando le lendemain. C'est sans compter sur les américains prévoyants qui réservent des mois à l'avance! Bon, j'avais lu ca quelque part mais on est toujours un peu à la dernière minute, donc on a finalement loué un emplacement de camping puisque nous avons une tente avec nous (et interdit de dormir dans le van sur le parking), et on s'installe au "Camp 4". Là, on découvre les règles de la vie dans la nature, à savoir de ne surtout rien laissé dans la tente ni même le van qui puisse attirer les ours... On croise aussi les rangers à qui on paie nos nuits, personnes toujours bienveillantes et sympathiques, et qui font surtout un travail extraordinaire au sein de tout les parcs nationnaux.





Un dodo un peu frais mais paisible, avant de commencer notre première vrai journée par une petite rando de 3h pour aller en haut de deux cascades, on a pris une douche au passage d'ailleurs, et on a pu admirer pour la première fois une vue d'ensemble de cette immense vallée, avec le half-dome en prime. On a finit par une ballade au Mirror Lake, et là, surprise (ou effroi!), un OURS! Mathis, le vaillant, s'arrête pour le photographié tandis que je file doucement mais surmen me mettre un peu à l'écart. J'ai d'ailleurs croisé une famille américaine qui, devant mon air, ont tout de suite compris de quoi il s'agissait et on rigolé en passant leur chemin pour aller jeter un oeil. On sent les habitués! De toute façon, comme le recommande les rangers, il ne faut pas les approcher (Mathis prenait des photos depuis le sentier), et faire du bruit s'il leur vient l'idée de venir vers nous. Quand même, un ours!





Niveau vie quotidienne, c'est pic-nique tous les midi et repas simple et chaud le soir (pâtes, riz... comme beaucoup je suppose!). Par contre ce soir là nous avons eu le droit à une douche gratuite au camp, offerte par la gentille dame de l’accueil, oh joie =)

Le lendemain matin, malheur, il pleut! Tant pis, il doit être 7 ou 8h, on se lève et on va faire un tour au Visitor Center qui, comme souvent, comprend un petit musée. Détours intéressant donc, pour comprendre mieux cette vallée. Et vers midi, le soleil se montre enfin, le temps pour nous d'aller prendre le sac à dos et c'est parti pour la rando de Yosemite Upper Falls (environ 6h-8h) de marche selon le journal des randos mais il me semble que c'était surestimé). Une fois de plus, paysages inoubliables, après une grimpette un peu sportive nous atteignons le top de la cascade, avec au loin : montagnes, neige, Half-dome, que de merveilleuses récompenses. C'est sur ce trajet que nous avons rencontré Hannah, une allemande venu comme nous prendre un grand bol d'air frais.











Voilà pour ce début de récit qui j'espère vous aura plu, je viendrai raconter la suite des aventures très vite (Yosemite n'est même pas terminé!)

A bientôt =)
Forte augmentation des frais de visas touristiques pour l'Inde English translation pending
by ActionVisas · 2017-03-31 · 122 replies
Bonjour à tous,

A compter de lundi 3 Avril, le visa touristique indien obtenu auprès de VFS sera revu à la hausse de 45,00€ pour atteindre le montant de 104,00€! Le visa d'affaires, lui, bénéficiera d'une belle réduction de 90,00€ et coutera 123,00€.

Cordialement, Nicolas
Carnet d'un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février / mars 2017 English translation pending
by Jacou0109 · 2017-03-28 · 4 replies
Carnet d’un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février/mars 2017

Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €

Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35

thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)

1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.

02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)

Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à côté de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.



Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"

Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.

03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry

Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.

Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.

Mahabalipuram : retour des pêcheurs

Puis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.

Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.

4/2 de Pondicherry à Chidambaram

Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.

Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.



Trichy : Musicien du temple

Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.

5/2 de Chidambaram à Thanjavur

Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.

6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)

Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.



Temple de Trichy

De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.

7/2 de Trichy à Madurai

Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.

8/2 de Madurai à Munnar

Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !



Munnar, dans les plantations de thé

9/2 Munnar

Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.

Munnar : cérémonie religieuse

10/2 de Munnar à Allepey

Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.



les backwaters près d'Allepey

11/02 Allepey

Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.

12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey

Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.

Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.



En attente du bateau-bus

13/12 Allepey – Madakal –Allepey

Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.

14/12 d’Allepey à Cochin

Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.



Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.



Les carrelets chinois de Cochin

15/12 Cochin

Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.

16/02 Cochin

Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.

17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)

NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7

Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.

En guise de conclusion sur l’Inde

En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.

L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !

L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.

Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka

Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €

17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.

18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !

7950

Anuradhapura : les bassins jumeaux

19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.



Cérémonie religieuse à Anadhapura

20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.

21/02 Polonnaruwa

Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en

Anuradhapura

direction du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.

Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.

22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,

23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !



Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya

24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !

La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.



Dambulla

Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.

25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.

26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?

27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.



Plantations de thé vers Haputale

28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !



Coucher de soleil à Polhena

2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.

3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.

4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.

5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.

6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.



Galle : le quartier du fort

7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.



Negombo : le retour des pêcheurs

8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.

Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.

Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla

Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !

Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.

L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7

Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
22 jours entre Montréal, Québec et la Nouvelle-Angleterre English translation pending
by Agnès95 · 2017-03-07 · 17 replies
Bonjour à tous Ça y est , après 8 ans d'attente, enfin un voyage outre Atlantique est prévu cet été du 18 Juillet au 8 Août 2017 inclus. 😎 Nous serons 4: nous , couple de début de cinquantaine , et 2 "enfants" : fille de 21 ans et garçon de 17 ans. Les billets d'avion sont pris depuis aujourd'hui , les AVE faites et les cartes des Parcs Canadiens reçues. Le programme est pratiquement établi sur papier mais hôtels et la voiture ne sont pas encore réservés. Je viens donc vers vous pour vous présenter mon ébauche et vous demander si cela vous semble correct. Merci d'avance et "d'après " à tous les contributeurs qui m'ont permis de construire ce projet que je mûris depuis plusieurs mois: dans le désordre Lescaribous, Nefer, Americanlover, Mimimicha, Stratele52, Eleni13, Bauhaus,6cha38...bref tous ceux qui ont fait des carnets et/ou contribué à différentes conversations. Voilà pour l'introduction, passons au vif du sujet : le programme . Pour l'instant je ne vais poster que les 5 premiers jours consacrés au Canada , la suite pour la Nouvelle Angleterre suivra bientôt. La photo de début décrit le circuit sur 22jours.

J1 : arrivée à Montréal à 12h15 Prise de la voiture , trouver l'hôtel Balade centre ville pour prendre ses marques et marcher un peu Dodo

J2 : lever tôt grâce au décalage horaire Visite matin : vieux Montréal Après-midi : centre ville et port.

Nous reviendrons à Montréal la veille du départ et l'avion étant à 20h55, nous ferons un saut au parc olympique et Biodôme à la fin du circuit.

J3: Montréal -Trois Rivieres-Québec : 300km-5h30 D'abord par la rive sud et la QC 132 puis arrivés à Trois Rivières , on prendra la QC 138 et le Chemin du Roy jusqu'à Québec. Dépose des bagages à l'hôtel et balade .

J4 : visite Québec et les incontournables des guides VF.

J5: Québec -les chutes de Montmorency-Greenville (USA) : 300km-4h J'ai noté les conditions de passage de la frontière et du tarif à payer en € Us.

Voilà pour ce soir. Je n'ai pas trop fait dans le détail alors que ma " bible " contient déjà une soixantaine de pages pour les 22 jours prévus mais je suis prise d'un sentiment bizarre : tant que les billets d'avion n'étaient pas réservés , j'étais à peu près sûre de moi, mais maintenant le doute m'envahit 😮😊. Ca y est: va falloir assurer !!! Bonne soirée à tous et merci d'avance pour vos bons conseils et idées.
61% des Français prêts à renoncer à leur projet de voyage aux États-Unis English translation pending
by VoyageForum · 2017-02-15 · 49 replies
La faute à Donald Trump ? Les Français semblent désormais bien moins tentés à l'idée de visiter les États-Unis. Lire la suite...
Transports de Goa à Badami, puis Hampi et Gokarna English translation pending
by Sourele · 2017-01-28 · 13 replies
Bonjour. Comment aller de goa à badami puis hampi et gokarna. Dans quel ordre ? Faut-il prendre le train de goa pour hampi puis retourner via badami et goa puis gokarna. Quel est le circuit le plus simple? Merci pour vos conseils
Trains indiens: chance d'obtenir des places English translation pending
by Pmth · 2017-01-18 · 18 replies
Bonjour, Nous partons dans 6 jours pour un deuxième voyage de six semaines en Inde, en commençant par le sud. Le 5 février (dimanche) nous souhaiterions prendre le train entre Madgaon (Goa) et Hospet pour aller à Hampi. Sur le site de Claertrip je vois qu'il y a 15 personnes en wait list, en AC2 et plus encore dans les autres classes. Pour le 7 (pas de train le 6), 11 personnes en wait list en AC2. Pensez-vous que nous avons une chance d'obtenir des places réservées depuis Goa? (à la gare de Madgaon ou en passant par une agence?) Il y a deux ans j'ai réservé directement par internet en passant par claertrip mais cette fois, lorsque j'ai voulu effectuer une réservation, (pour le trajet Mumbai- Aurangabad) mon password sur l'Irctc n'a pas été reconnu. Ma réponse à la question secrète non plus (j'étais pourtant sûr de ma réponse!) J'ai tenté une nouvelle inscription en suivant la même procédure que la première fois... et pas de réponse. Je suis donc contrains d'aviser sur place, d'où ma question. Nous n'aimons pas trop voyager en bus. Si vous pensez que nos chances de réservation pour le train sont nulles sur cette ligne j'envisagerai, à regret, de renoncer à Hampi et de réserver un vol pour Bangalore, car je vais, de plus, rencontrer le même problème pour le train de nuit Hospet à Bangalore. Merci pour vos conseils, Pierre
Patagonie: par le Chili ou l'Argentine? English translation pending
by Filterway · 2017-01-16 · 15 replies
Bonjour,

je suis à planifier mon voyage en Patagonie quelque part à la mi-février prochain. Je sais que le Chili n'exige plus de taxe de réciprocité mais que l'Argentine oui. je devrai payer ce frais car je passerai durant mon voyage du Chili à L'argentine et vice-versa.

Ma question est de savoir Par quel pays serait-il le plus avantageux d'aller en Patagonie?

Je pensais prendre le vol de Santiago et arriver à Punta Arenas, remonter au nord, traverser en Argentine (El Calafate, El Chalten, puis redescendre à Punt Arenas pour reprendre le vol Punta Arenas-Santiago-MTL.

À partir de El Calafate, mes autres options seraient: 1- retourner à punta Arenas en bus , puis vol Santiago, puis vol MTL 2- vol vers Buenos Aires et vol vers MTL

Est-ce que tout cela reviens au même et que c'est juste une question du coût du billet ou bien j'ai un avantage à prendre l'un ou l'autre des itinéraires?

merci!
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
by Lol64 · 2017-01-11 · 341 replies
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
2 mois de voyage seule entre Bangalore et Chennai English translation pending
by Flochape · 2016-12-26 · 14 replies
Bonjour à tous Je reviens vers vous pour avoir des conseils concernant l'inde du Sud. J'arrive en Inde le 02 Janvier et vais y suivre une formation sur Mysore pendant 1 mois. J'ai donc décidé de prolonger mon séjour en inde de 2 mois de plus pour découvrir ce pays. Je suis une jeune femme de 30ans et je vais voyager seule. Je ne vous cache pas que le départ est imminent et que je n'ai rien pu organiser pour ces 2 mois. Avez vous des villes, coups de coeur à me conseiller? Des moyens de transport à privilégier comme je serai seule. Je sais déja que je souhaite visiter Cochin et Munnar. Est il nécessaire de consacrer beaucoup de temps à la ville de Mysore? Entre Mysore et Cochin quels sont les lieux à visiter. Y a t il des villages sympathiques proche de Chennai (mon retour sera de cette ville)? Je recherche le contact avec les locaux, le confort ne m'est pas indispensable ;) Par avance merci à tous
Travaux au Furnace Creek Ranch 2017 et 2018 (Death Valley) English translation pending
by Mimimicha · 2016-12-11 · 44 replies
Bonjour, , Au cas où vous ne le sauriez pas, voici une information qui pourrait être utile pour préparer un road trip en 2017 et 2018. Extrait sur le site de l'hôtel😕:

"Please be advised--due to construction, the restaurants, General Store, Registration Building, and the front entrance at Furnace Creek Ranch will be closed from April 17, 2017 to May, 2018. A temporary food service facility will serve quick service items. There will be a limited selection of retail items during this time. Construction noise should be expected between the hours of 9am to 6 pm daily. All dates subject to change." C'est peut-être un peu tard pour ceux qui ont déjà tout bouclé pour le printemps? Désolée de ne pas avoir été réactive suffisamment tôt: j'en ai parlé dans mon carnet mais n'ai pas eu la présence d'esprit de faire un post à part😊. Bon voyage à tous! Michèle
Préparation d'un road trip de 3 semaines en Alaska English translation pending
by Joh94170 · 2016-11-27 · 48 replies
Bonjour à tous,

Après avoir effectué un magnifique road-trip dans l'ouest canadien en juin 2016 et après avoir sélectionné la Mongolie pour notre road-trip de l'été 2017 en juillet prochain, nous nous intéressons à présent à notre destination pour l'été 2018 : l'Alaska ! 🙂 Trois semaines en juin 2018. Fans de grands espaces et de nature, cet endroit du globe nous a toujours fait rêver et nous nous sommes dit qu'il serait temps de sauter le pas.

Certes c'est encore loin, mais au vue des nombreux carnets de voyages que nous avons lu sur cette destination, une chose est souvent revenu : s'y prendre le plus tôt possible surtout à cause des prix qui peuvent vite exploser.

Notre but est donc de commencer les réservations pour ce trip en aout 2017, soit après notre retour de Mongolie. Les réservations seront donc effectué 10 mois avant le départ ce qui, nous pensons, est pas mal pour avoir des prix plus intéressants.

Étant donné que les hébergements sur place sont bien souvent hors de prix, nous souhaitons réaliser ce voyage en louant un genre de truck camper ou même un van aménagé. Le fait de ne pas avoir de douche à l'intérieur ne nous dérange pas, car nous avons vu qu'il était possible de se doucher dans les stations services ou encore dans les nombreux "campground" présents un peu partout. Le coté un peu "roots" ne nous fait pas peur.

Au début, nous voulions arriver et repartir d'Anchorage avec la compagnie Condor qui propose les tarifs les moins chères cependant les prix des van ou truck camper pour 3 semaines au départ d'Anchorage, nous ont fait bondir! On a souvent lu par exemple que Go North permettait d'aller sur les routes de graviers mais entre la taxe du pays, le kilométrage illimité, l'assurance, le GPS etc cela nous revenait à plus de 6000€ pour 2 personnes ce qui nous a clairement fait halluciné! Le seul loueur que nous avons trouvé qui propose des prix corrects à Anchorage est Northwest Van Campers. Ce dernier autorise également les routes de gravier mais ce qui nous dérange ici c'est qu'il y a dans l'ensemble très peu d'avis. On ne sait donc pas trop ce qu'il vaut, surtout que c'est une toute petite entreprise. Si certains sont déjà passés ce loueur, n'hésitez pas à nous donner votre retour d'expérience. 🙂

Nous avons donc trouvé une autre option pour avoir des prix plus avantageux : louer notre camion aménagé à Whitehorse au Canada (dans le Yukon) ville située à un peu plus de 5h de la frontière de l'Alaska en passant par la Alaska Highway. D'après nos recherches c'est Authentik Canada qui semble proposer les prix les plus intéressants et si vous réservez bien à l'avance, les frais de kilométrage illimité et le passage de la frontière aux USA sont offerts. En gros, pour tout compris (GPS, assurance etc) cela nous reviendrait pour un petit camion aménagé à environ 4000€ les 3 semaines (soit 2000€ mois chère qu'en Alaska). Bien sur ici, si vous avez des meilleurs plans nous sommes preneur d'infos 😎

Voici donc le parcours que nous nous sommes pour le moment fixé, ce dernier peut bien évidemment encore changer. Vos impressions, bons plans, avis, choses à voir en plus de celles mentionnées sont donc les bienvenus 🙂 Sachez avant de lire la suite que nous recherchons principalement le coté nature (montagne, lacs, glaciers etc) les randonnées, des sports pour voir la "wildlife". Nous adorons également les routes panoramiques : rouler, s'arrêter, profiter du moment pour prendre une photo, reprendre la route sont des choses qui nous tiennent particulièrement à cœur. Rouler une journée entière ne nous fait donc pas peur. Lors des journées de routes on se réveille en général très tôt pour arriver au plus tôt à notre future étape. Bien que nous arriverons et repartirons à Whitehorse, notre but à travers ce trip est de privilégier l'Alaska et non le Yukon car pour nous, en 3 semaines, difficile d'allier les 2 tant il y de choses à voir de chaque coté.

Jour 1 :

- Vol Paris/Whitehorse avec la compagnie Lufthansa pour environ 1000€/pers (ici le prix ne change pas trop par rapport à un vol Paris/Anchorage avec la compagnie Condor). Durée totale du voyage 22h avec deux escales, une à Francfort et une autre à Vancouver. Tout les vols Paris/Whitehorse avec Lufthansa arrive à Whitehorse à 23h06 heure locale. Connaissez vous ici des compagnies aériennes plus avantageuses?

- Nuit à Whitehorse

Jour 2 :

- Petit tour à Whitehorse le matin

- Récupération du camion aménagé à 15h

- Route de Whitehorse jusqu'à Beaver Creek (Yukon à la frontière) sur la Alaska Highway (5h et 446km). Savez vous si il y a des incontournables rapides à voir sur cette partie de la Alaska Highway?

- Nuit à Beaver Ceek

Jour 3 : - Route de Beaver Creek à Mc Carthy dans le Wrangell-St. Elias National Park (7h40 et 600km). Google map indique 2h pour faire la fameuse route de gravier entre Chitina et McCarthy. Pour ceux qui l'auraient déjà empruntée, combien de temps avez vous mis?

- Nuit à McCarthy sur la parking à l'entrée, nous avons lu qu'aucun véhicule n'était autorisé dans le village.

Jour 4 :

- Excursion à la journée sur le glacier Kennicott avec un guide. Pour ceux qui l'auraient déjà faite, savez vous si les crampons sont prêtés ?

- Fin de journée à visiter le village- Nuit sur place

Jour 5 :

- Route de McCarthy jusqu'à Valdez (4h15 et 290km)

- Différents arrêts sur la route : Worthington Glacier, Bridal Veil Falls Trail, Keyston Canyon, Horsetail falls

- Une fois arrivés sur Valdez : Solomon Gulch Trail (en espérant ici voir les ours chassez le saumon), petite pause au Valdez Glacier lake et à Crooked Creek

- Nuit à Valdez

Jour 6 :

- Journée en kayak avec l'organisme Anadyr Adventure pour aller voir le Columbia Glacier. Des avis pour ceux qui l'auraient déjà fait? C'est vrai que le prix est assez chère mais nous avons l'impression que c'est un peu monnaie courante en Alaska pour les activités...

- Nuit à Vadez

Jour 7 :

- Route de Valdez à Anchorage (5h10 et 480km)

- Nombreux arrêts en route : Matanuska Glacier, Lion's Head Trail, Eklutna Village, Thunderbird Falls trail, Eklutna Lake, Artic Scenic Road

- Si nous avons le temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage. Si vous connaissez ici un endroit au calme aux alentours de la ville pour passer la nuit, nous sommes preneur d'infos.

Jour 8 :

Journée sur Anchorage et ses alentours :- Le matin : Flattop Mountain Trail avec sa vue sur Anchorage

- L'après-midi : location de vélo pour faire le Tony Knowles Coastal Trail (28km)

- Si non fait la veille et si il nous reste du temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage

Jour 9 :

- Route d'Anchorage à Alyeska (50min et 65km)

- Journée Crow Pass Trail pour aller voir le Crystal lake et le Raven Glacier dans le Chugach State Park

- Nuit dans les alentours

Jour 10 :

- Route d'Alyeska jusqu'à Portage lake (30 min et 33km)

- Randonnée Byron Glacier

- Portage Pass Trail pour aller voir le Glacier Portage

- Nuit à Whittier (20min plus loin)

Jour 11 :

Ici nous sommes partagés, on hésite entre deux croisières dans le fjord Prince William.

Nous avons en tête celle des 26 glaciers qui apparemment est mythique et la Glacier Quest Cruise Cependant le point qui nous déplait c'est le fait de se retrouver une journée entière dans un bateau avec 300 personnes... ça fait un peu le truc attrape touriste qu'en pensez vous? Une des ces croisières vaut elle vraiment le coup?

- A la fin de la croisière (ou à 16h45 ou à 17h30 selon celle qu'on choisira si croisière il y a) route jusqu'au Skilak Lake ou nous passerons la nuit (1h50 et 135km)

Jour 12 :

- Route jusqu'à Homer (2h11 et 165km)

- A 10h30 croisière jusqu'à Seldovia en passant par Gull Island et ses 15000 oiseaux (nous aurions préféré aller voir les ours dans le Katmai mais la vue du prix nous a vite fait revenir à la réalité 😕)

- Retour à 17h30, balade à Homer Spit et Diamond Creek Trail pour atteindre la plage.

Jour 13 :

- Route Homer jusqu'à Seward (3h15 et 170 km) avec plusieurs arrêts : Kenai et son estuaire pour tenter d'observer les caribous, passage à nouveau au Skilak lake pour tenter de voir des animaux, Rainbow lake trail, Carter lake trail

- Nuit à Seward

Jour 14 :

- Harding Icefield trail sur le Exit Glacier (rando à la journée) Quels sont vos impressions sur ce trail? Est il vraiment difficile?

- Nuit à Seward

Jour 15 :

- Croisière Glacier and Whale Watching dans le Kenai Fjord National Park à la journée. Ici nous souhaitons privilégier un organisme à taille humaine (6 personnes par bateau) avec l'organisme Northern Latitude Adventure ou les avis ont l'air d'être tous excellents.

- Nuit à Seward

Jour 16 :

- Journée randonnée à Lost Lake

- Nuit à Seward

Jour 17 :

- Route de Seward à Hatcher Pass (3h22 et 292km)

- Journée dans les alentours : Scenic drive, Summit lake, Hatch Peak & April bow trail etc

- Nuit dans les alentours

Jour 18 :

- Route jusqu'au Denali National Park (3h45 et 315km) : sur la route petite pause à Talkeetna et à Healy (pour prendre une photo avec le bus d'Into the Wild).

- Une fois arrivés à McKinley Park : horseshoe lake trail

- Nuit sur place

Jour 19 et 20 :

- Deux jours dans le Denali National Park avec la navette à vadrouiller. Nous avons lu ici que la navette était pour la plupart du temps une contrainte, si jamais le temps est défavorable nous pensons n'y rester qu'une seule journée.

- Nuit sur place

Sur les 3 derniers jours nous avons envie de profiter de la route et de ses beaux panoramas, les arrêts nuits que nous avons indiqué par la suite sont susceptible de changer en fonction de si on a un coup de coeur pour un endroit ou non on va dire que c'est la partie du voyage qui va se faire le plus au feeling.

Jour 21 :

Journée sur la Denali Highway (route de gravier) de Cantwell à Paxson (217 km avec vitesse entre 33 et 55 mph soit entre 50 et 80km/h) Pour ceux qui auraient empruntés cette route est elle vraiment en mauvaise état? Combien de temps avez vous mis pour la faire?

Une fois arrivés à Paxson, nous souhaitons rejoindre les alentours de Tok (3h et 300km) pour y passer la nuit, nous remonterons donc la Richardons Highway jusqu'à Delta Jonction et nous reprendrons la Alaska Highway jusqu'à Tok (pour ainsi éviter de prendre la même route qu'à l'allée)- Nuit aux alentours de Tok Jour 22 : Grosse journée de route de Tok à Whitehorse en passant par Dawson City en prenant la Top of the World Highway. Pour ceux qui connaissent cette route, vos avis? En combien de temps l'avez vous faites? Vaut elle vraiment le coup? Pause déjeuner le midi à Dawson City (nous avons lu que cette ville est sans plus) et reprise de la route jusqu'à Whitehorse (5h30 et 533km)

- Nuit à Whitehorse ou sur la route en fonction de l'état de fatigue.

Jour 23 :

Se fera ou sur la route en fonction de la ou on se trouve ou sur Whitehorse

Si vous avez ici des spots incontournables à voir sur la route entre Dawson et Whitehorse et même sur Whitehorse même nous sommes preneur d'infos 🙂

Jour 24 :

Fin du voyage - Retour en France

- Remise du camion aménagé à 8h

- Décollage à 12h10 avec la compagnie Lufthansa pour Paris avec les mêmes escales qu'à l'allée.

Vous connaissez à présent tout dans les moindres détails 🙂 Dernière petites questions, comment se passe le passage de la frontière? Cela prend t il du temps? Dans le Yukon, pour ceux qui connaissent, faut il passer plus de temps à Whitehorse ou Dawson City? (on parle ici de choses rapides à voir) Oups nous avons écrit un roman, merci à ceux qui ont été au bout et merci à tout ceux qui ont partagé leurs carnets, certains sont de vrais perles. Nous attendons avec impatience vos avis et conseils.
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables English translation pending
by Stalingrad · 2016-11-08 · 376 replies
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Ils sont fous, ces Américains English translation pending
by Cochize · 2016-11-02 · 86 replies
‘’Ils sont fous ces Américains’’ 🙂

Au début des années 60 Astérix lançait sa phrase culte ‘’ ils sont fous ces Romains’’ pour marquer son incompréhension de certains us et coutumes transalpins. Cette phrase a ensuite été déclinée en de nombreuses versions concernant, selon Astérix, d’autres peuplades aux moeurs étranges …

et est devenue une expression de société,



aujourd’hui je vais m’amuser à décliner la version américaine…...

1. Un étrange restaurant digne de la démesure de Las Vegas

Commençons par la nourriture et plus particulièrement par celle d’un fast food, un restaurant d’un type bien particulier établi dans le downtown Las Vegas dont le renouveau s’accompagne d’initiatives diversement appréciées. Ledit fast food, en l’occurrence, revendique haut et fort son nom et affiche clairement et sans ambiguité ses prétentions :

ce distingué établissement s’appelle le Heart Attack Grill

on peut dire ce que l‘on veut mais il faut admettre que dans le domaine de la mal bouffe cette ‘start up’’ d’un genre inédit, complètement décalée, a beaucoup innové . Le truc de son créateur c’est de faire en sorte que son affaire ressemble à un show télévisé burlesque en la présentant , c’est assez hallucinant, quasiment comme une œuvre de salut public : en sacrifier quelque uns pour le bien-être du plus grand nombre… si on comprend bien son argumentation !

plusieurs de ses clients ayant été frappés d’une attaque à l’intérieur même du restaurant et évacués en ambulance, au moins un étant décédé sur place, un autre à peine sorti de l’établissement on accepte sans peine la première partie de l’argument… quant à la seconde !

bref...

l’aventure gloutonne commence à l’extérieur….

Au début de l’histoire une ambulance stationnée là annonçait l’ambiance, il semble qu’elle ait maintenant disparue :



à l’intérieur, plus d’hôtesses ou d’hôtes comme chez Macdo mais d’accortes infirmières en tenues légères qui semblent sortir tout droit d’un show coquin de Benny Hill et vous aident à enfiler non pas une bavette ou un bavoir ( pour vous protéger des dégoulinades de graisse fondue ) mais une chemise d’hôpital ouverte.

si vous vous sentez suffisamment prêt ( assez ‘’pesant’’) vous pouvez passer directement au pesage et si vous dépassez les 365 livres ( 165 kilos) le dîner sera gratuit pour vous… on peut appeler ce protocole une incitation commerciale ! S’il vous manque deux ou trois livres pour atteindre le seuil de gratuité tout n’est pas perdu..., bouffez un peu plus que prévu et repassez au pesage après.. si à ce moment là vous atteignez le seuil… demandez un remboursement ou un ‘’avoir’’ pour la prochaine visite!

Une fois équipé vous commencez peut-être par un apéro à base de vodka … que vous pouvez vous faire injecter directement par la nurse ... au fond du gosier



puis vous parcourez le menu ...

Ici pas de single decker de double decker, de triple decker mais des single bypass, double bypass, triple bypass, quadruple bypass...etc jusqu’à octuple bypass çà ne va pas au-delà, probablement parce que le cuistot n’a pas encore trouvé le moyen de faire tenir un étage supplémentaire au sommet de la pile!

Dans ce contexte de food addiction, bypass n’est évidemment pas une allusion à une déviation routière mais bien sûr à un pontage coronarien.



à titre de comparaison, le burger moyen chez Macdo pèse entre 250 et environ 500 calories , le plus riche ( Big tasty) atteint les 800 . Un quadruple bypass de Heart Attack apporte lui près de 10 000 calories et le octuple bypass près de 20 000 !!

en pensant aux calories additionnelles nichées dans le side order of french fries préparées dans le saindoux (berk!) ou celles présentes dans le fat butter milk shake maison on n’ose faire l’addition !..

le patron Jon Basso un ancien nutritionniste ( ce n’est pas une blague) qui a dû péter un plomb à force de vouloir faire maigrir ses clients vous rendra peut-être visite à table avec son stéthoscope si c’est le cas, appelez Dr. John il paraît qu’il adore çà. Au fil de la conversation pour vous prouver le sérieux de ses arguments il apportera peut-être à votre table une poche plastique contenant quelques livres de poussières grises qu’il présentera comme … les cendres d’un client d’un patient mort sur les lieux d’une crise cardiaque… Des crises cardiaques, ils sont plusieurs à en avoir été victimes, au moins deux en sont décédés, sur place, ou juste à l’extérieur en attendant un bus !...

...

mais si vous avez eu plus grands yeux que grand ventre vous devrez en payer le prix : recevoir en public la fessée de votre infirmière personnelle… celle qui vous servi à table; peut-être que certains viennent surtout pour çà .....



réf. ce reportage TV:

Heart Attack Grill: Monument to Greasy Gluttony - YouTube

et ce compte rendu de particulier:

Review of Heart Attack Grill, Las Vegas – eRench .......................

alors.....

Le Grill de la crise cardiaque….. Ils sont fous, ces Américains !



à suivre ….. 2. Une étrange célébration 3. Un étrange rite initiatique 4. Un étrange salut etc....
Boucle San Francisco - San Francisco été 2017 English translation pending
by SLC2012 · 2016-10-16 · 56 replies
Bonjour,

Je me lance pour une ébauche de mon itinéraire « été 2017 » qui sera une boucle au départ de SFO, fin juillet / début aout. Il y a quelques années (dixit mon pseudo), nous avions fait un premier voyage dans l’Ouest qui nous avait mené de Salt Lake City à Los Angeles en passant par le parc du Yellowstone, Arches, Canyonlands, MV, Bryce, Zyon, LV, Death Valley et LAX en 3 semaines. Nous voulions donc plutôt visiter le nord de la Californie et surtout découvrir SFO et le parc Yosémite. Voici ce qui est qu’une première réflexion ; une ébauche. Il y a encore beaucoup d’incohérences et de questions, ne sachant pas en détail ce qu’il y a à visiter. Il est vrai que j’ai pris mes billets cette semaine sans regarder avant. Je me suis dit: il y aura certainement beaucoup de choses à faire ; ce n’est pas ce qui manque dans l’Ouest.

J1 : Arrivée le soir à l’aéroport de SFO. Récupération de la voiture de location et nuit à proximité de l’aéroport. On visitera SFO à la fin de notre séjour. Concernant la voiture de location, est-il préférable de louer un SUV ou une routière suffira pour le parcours qui suit. Nous sommes deux à voyager. J2 : Direction la côte pacifique et la route « 17-mile-drive ». Beaux belvédères : seal rock – Cypress point – Lone Cypress. Monterey : charmant Fisherman’s Wharf + aquarium de Monterey. Un peu plus au sud, le village de Carmel avec point Lobos. Ce soir-là, faut-il mieux dormir à Monterey ou aller jusqu’à Big Sur pour équilibrer les jours 2 et 3. J3 : Nous prévoyons de continuer la côte Pacifique. Nous avons noté : Pfeiffer Big Sur state park, Julia Pfeiffer Burn state park, Los Padres National park, San Luis Obispo, Pismo beach. Je sais que nous ne ferons pas tout. Il faudra donc faire un choix. Faut-il descendre jusqu’à Santa Barbara sachant que nous n’irons pas à LAX que nous avons déjà visité. Cette ville n’avait pas été notre meilleur souvenir. J4 : ?? J5 : ?? Pour ces deux jours, Nous n’avons rien prévu. Plusieurs solutions se présentent à nous. Nous visitons des parcs comme Johua Tree, Mojave National Preserve…Ou, nous retournons à LAS. Pour le moment, c’est la grande interrogation ????? Il existe peut-être des lieux sympa à visiter entre la côte Ouest et notre prochaine étape Red Rock Canyon. J6 : Red Rock Canyon State park, Trona Pinnacles et Ballarat ghost town. C’est ce que nous avons identifié dans la région…Faut-il prévoir de dormir à Ridgecrest ? J7: Sequoia Park: emprunter la route sinueuse jusqu’au sentier qui mène au General Sherman tree. Nous avons aussi noté Moro rock : randonnée de 1km à travers un dôme de granite avec la vue sur la Great Western Divide. Par contre, comment fait-on si on veut aller à Alabama Hills ? Il y a une route ou faut-il faire le tour du parc ? J8 : Kings Canyon National Park. Une journée, ce n’est pas trop. Nous sommes pas du genre à faire des randonnées de 5 – 6 heures. J9 : Je pensais visiter Mammoth Lake avant le Yosémite, mais de là il faut se rendre au Yosémite, n’est-ce-pas ? Direction donc le Yosémite avec : Tunnel view, Yosemite falls, Mariposa Grove, Sentinel dome, Taft point, Glacier point. J10 : Deuxième journée dans le parc Yosémite. Ah les fameux problèmes d’hébergement à Yosémite !!! Des bons plans ? J11 : Tioga road et visite de Mammoth Lake. J12 : Mono Lake et Bodie. J13 : Tahoe Lake, puis départ vers SFO. Arrêt sur la route. J14 : Arrivée à SFO : visite du nord Napa Valley, Point Reyes, Bodega Bay. Est-ce intéressant à visiter ? Ou faut-il mieux se concentrer sur SFO. J15 : Golden Gate bridge, Sausalito, Muir woods, Bolinas, Conzelman road, Pacific Coast Highway vers le nord. J16: Visite de SFO: J17 : Visite de SFO – vol à 21h00 Si quelqu’un a une bonne adresse pour dormir sur SFO, nous sommes preneur. Nous prévoyons de conserver le véhicule pour visiter SFO. Est-ce une bonne idée surtout pour le J16 et J17. Merci à Tous pour vos commentaires. Je vous rappelle que ce n’est qu’une première ébauche que nous devons travailler.
Premier voyage seule en Inde en janvier 2010 English translation pending
by Mariespagne · 2016-10-10 · 7 replies
PREMIER VOYAGE EN INDE SEULE J’y suis allée avant mais en groupe et n’ai pas fait de récit.

NAMASTE! Lundi 18 janvier 2010 Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre! Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont atterri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule. Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquin et dit aimer la difficulté. Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuné loupé. Mardi 19 janvier 2010: La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « lingam » de Shiva, tant vénéré des hindous. A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nandi et le om3. En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les Brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles séchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde. Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture. Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux. Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde… A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans. Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuisent les chappattis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une Tanjore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbés! Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jamal masdjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jamal masdjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge. Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur! Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel. Puis bonne douche et gros dodo. Mercredi 20 janvier 2010: Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée. Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier. Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghât », lieu de crémation de Gandhi. Nous y visitons le petit musée dédié à Gandhi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelas est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Gandhi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Nehru allumait le bûcher étant donné que Gandhi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit. Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de rickshaw nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs! Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmènera toutes les deux chez Chhavi. A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gingembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chappattis »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux. En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poêle à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant massala. Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi. Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal! A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié. Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé. Jeudi 21 janvier 2010: C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons. J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème. Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle. Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Gandhi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahatma et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat. Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètres à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise. Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour. Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fus invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu. J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizâm-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures. Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrandes au Saint. En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut. Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir. Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Gandhi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne! Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxis prépaies. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu. Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kali ghât » où se trouve le temple de « Kali ». C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mêlent misère et richesse. Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout. Samedi 23 janvier 2010: Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kali ghât » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pèlerinage depuis 1809. Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée. Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pèlerinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent. Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sens gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux. Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous. Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échoppes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même. Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elle reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les Brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Ils me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants. Un soi-disant guide me conduit vers le ghât où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr. Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec. A la sortie du vrai quartier kali ghât, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais. A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952. Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi. Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ». Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62. Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la bâtisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mêlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine. La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place! Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir. En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mendiant. Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration. En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents. Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer. Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve. Dimanche 24 janvier 2010: Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante bâtisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent. On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptienne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée. En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc », qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est installée sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures. Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Sahbi Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dis que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier. J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestations et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur. Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque. Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisanale également. Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique. Il fait maintenant nuit. Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance. Lundi 25 janvier 2010: Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « lobby room  ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée. Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site. Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture. L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du Gange d’où on verra au bord des ghâts les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghâts mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare! Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir. Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout �� coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20. Je récupère mes bagages au « lobby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier. Mardi 26 janvier 2010: J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Vârânasî car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénarès. En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaie mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de riskshaw me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénarès. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghât » qui est le ghât principal de Bénarès, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghât en prenant un cyclo-riskshaw. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghât, des Brahmans se préparant pour la cérémonie. Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance. Mercredi 27 janvier 2010: A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour contempler le paysage et la quiétude du moment. Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses. Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Bénarès Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention. Sanjou me conduit au « temple de Bhârat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Gandhi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions. Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickshaw pour tout l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou. Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent sâdhus, vendeurs de bois et d’encens, où arrivent les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghât », le principal ghât où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mendiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Sâdhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghât, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me ré imprégner de l’ambiance de Vârânasî; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit bouiboui où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait. Jeudi 28 janvier 2010: Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickshaw est là; je le prends. J’arrive au même ghât de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghât de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrandes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja. J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu bouddhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné. Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Bouddha prêcha son premier sermon devant quelques disciples il y a 2500 ans. Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Bouddha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gayâ. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus! Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévus de faire. Un cyclo-rickshaw va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Vârânasî. Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Vârânasî, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite. Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant. Je termine ma visite avec le rickshaw en passant par « Harishchandra Ghât », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit! Vârânasî est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Vârânasî est connue pour un microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituent un réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pèlerinage. Chaque année a lieu un grand pèlerinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours. Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus. Je terminerai ma dernière soirée à Vârânasî par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « lingam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur de la « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénarès. Vendredi 29 janvier 2010: L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Vârânasî avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai… Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses amis parlant un peu le français. Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est inondé; incroyable… Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux. Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai. Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie. Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain. Samedi 30 janvier 2010: J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajurâho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme. Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il! Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié à Vishnu, Parvati et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil. Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil. J’ai très faim; je commande un chappattis cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange. Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du Kâma-Sûtra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations? Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.       Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués. Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puits, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme. La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre John, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajurâho dans le but de le rénover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile. Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva. Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboire que je lui donne mais il n’a pas mérité plus. Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajurâho puisque j’y achète mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.       Dimanche 31 janvier 2010: Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhansi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux. Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce aux tourismes, attirés par les restes des palais et des temples anciens. Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière. Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir! J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus… Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi! Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal. Lundi 1er février 2010: Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afghan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pèlerinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans. La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un rickshaw, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite. Je commence par la mosquée « jama Masdjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol. A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles. Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflétant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front  je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres. Après la remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavillon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur. Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickshaw; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique. Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis. Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix. A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est le mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jahangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jehan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mêlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles. La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée. Mardi 2 février 2010: J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajurâho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby Taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard! Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. Le Taj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Geronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution. En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le «  Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jehan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé. A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites. Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée. J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même. Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières. La visite se termine et je me rends maintenant à �� ITIMAD-UD-DAULAH » dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « Boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses. Dans la chambre funéraire, il y a le cénotaphe d’Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cénotaphes de la famille. C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature. Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants. Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ». Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé. Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg »  est construit pour JAHANGIR. On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jehan qui tout en marbre blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masdjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte, on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal. Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marbre blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857. Je passerai aussi devant « Moti Masdjid,  » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs. J’aperçois aussi « Mina Masdjid » qui est la mosquée privée de l’empereur. Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin. Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui. En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masdjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.

Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pèlerinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en riskshaw; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beaux « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelas un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-rickshaw. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parce que je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-riskshaw pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais, 15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est chaotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa sœur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul riskshaw à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au rickshaw avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaie mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-riskshaw, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dis. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne doive pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petits-fils.

Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010. MARIE "Chaque voyage se vit différemment même si la destination est la même; c'est notre état d'esprit du moment et nos rencontres qui en font la différence"
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Kayak et rando en Alaska English translation pending
by Pierresd · 2016-09-29 · 2 replies
Si un jour ça peut servir à quelqu’un voici un petit compte-rendu de notre séjour en Alaska.

A la recherche d’une destination nordique aux paysages grandioses et à la nature préservée, notre choix s’est porté sur l’Alaska. Du fait des aléas des congés et des disponibilités de chacun, nous partirons à deux, seulement deux semaines (strict minimum pour un endroit si grand) et en septembre ou la pluviométrie est très importante à certains endroits (en se disant que les couleurs automnales et le rut des élans compenseront !)

On prévoit de diviser le séjour en deux parties, une semaine « marine » sur la côte à Seward en kayak de mer en autonomie et une semaine « alpine » au Denali en randonnée à la journée.

PREPARATION Pour être plus libre des horaires on décide d’emmener un kayak gonflable de France. Nous sommes presque débutants en kayak de mer et du coup peu équipés. Disposant déjà d’un Gumotex Swing 2 deux places, ponté et jupé, nous complétons l’équipement avec des cirés de pêcheur pour le haut, des pantalons K-Way pour le bas, des bottes pour les pieds et des sacs étanches pour les affaires. Tout l’équipement de kayak (kayak+rames+jupes+tenue+gilets+gonfleur+sacs étanches…) tient dans le sac de 135 l du fabriquant (taille normal d’un gros bagage) et pèse 22 kg (pour 23 kg autorisés !) Il nous reste donc 23 kg à partager à deux et nos bagages à main pour les vêtements et autres affaires de camping (largement suffisant).

Pour notre destination kayak nous hésitons beaucoup entre Valdez et Seward. Notre choix se porte sur Seward uniquement pour des raisons de proximité avec Anchorage. La carte topographique 231 au 1/100 000 nous aide grandement à préparer l’itinéraire, elle indique entre autres les bivouacs pour le kayak de mer. On « trace » sur Oppenrunner dans la baie de Seward (Resurrection Bay) un parcours de 90 km environ en se donnant 5 jours pour le réaliser en prenant notre temps (on ne se servira jamais du GPS sur place).

Par ailleurs, Resurrection Bay est immense et nous n’avons pas envie de la parcourir à la rame en AR. On décide, si c’est possible, de se faire déposer en bateau navette au milieu de la baie sans rien réserver à l’avance.

JOUR 1 Arrivée à Anchorage samedi à 15h après avoir survolé le pôle nord et le Denali. Le passage de la douane se fait sans aucune accroche, on nous demande même pas nos ESTA et après quelques banalités échangées sur le pourquoi du séjour on file chez le loueur où sans surprise nous récupérons notre minuscule voiture. Nous voila désormais à Walmart où nous achetons pour 1 semaine de bouffe : pâtes chinoises, riz, soupes et Alaska oblige spray à ours. Nous trouvons l’alcool à bruler pour le réchaud au rayon pharmacie (vendu comme antiseptique). Pour gagner de la place nous n’avons emmené ni tapis de sol ni bottes, le rayon camping/randonnée est bien fourni et on trouve rapidement notre bonheur. Nous roulons désormais vers Seward dans l’espoir de prendre dès demain le bateau navette à 7h30 chez Millers Landing, bateau taxi déniché sur le net.

Nous apercevons des bélugas depuis la route aux abords de la baie d’Anchorage. Mais la fatigue reprend le dessus et nous nous endormons enfin dans un camping à 150 km de Seward.

JOUR 2 Décalage oblige, lever à 3h30… nous reprenons la route et nous arrivons à Seward à 5h. Il pleut, il fait nuit, il y a du brouillard, bref cela donne pas envie de faire du kayak...

Heureusement nous trouvons un abri bus où nous pouvons nous préparer au sec. Nous répartissons les affaires dans les sacs et les bidons. Tout passe de justesse ! Finalement à 7h00 nous sommes chez Millers Landing à Lowell Point loueur de kayak et taxis bateau. On achète un trajet simple pour Fox Island et 5 jours de parking soit 68 euros par personne ainsi que nos cartes de pêches (70 euros/personne/15jours). Muet comme une tombe et avare de conseils nous n’obtenons de Millers Landing aucune info malgré nos nombreuses questions sur les endroits à voir, les spots fauniques, les bivouacs ou sur la météo si ce n’est de vagues « maybe » ou des « you will see ». Peut être sommes nous tombés sur un mauvais jour…. Petit doute quand même, il pleut toujours, il fait même franchement mauvais, des nappes de brouillard obstruent la baie et nous nous n’avons aucune indication sur la faisabilité de notre itinéraire préparé depuis la France avec la carte et Google Earth. On se focalise sur le seul point positif, la mer est calme et il n’y pas de vent. On embarque dans le bateau navette à 7h30. Après la dépose, nous sommes désormais seuls sur la plage de Fox Island au bord du Pacifique à gonfler et charger le kayak et enfin c’est parti.

Tout est oublié, la météo, la fatigue du voyage, l’antipathie du loueur : des dizaines de macareux moines survolent le kayak, on aperçoit le 1er lion de mer et la côte est superbe, falaises, criques, grottes et forêt pluviale ne nous lâchent plus. On commence par un tour de Fox Island jusqu’à SandSpit et nous nous dirigeons au hasard vers Humpy Cove où sur la carte une rivière se jette dans l’océan. L’embouchure de la rivière offre un spectacle animalier grandiose, 5 loutres d’eau douce chassent le saumon sans se soucier un instant de ce qui se passe aux alentours. Nous restons presque 2 heures sous la pluie à les regarder faire le va et vient entre leur tanière et la rivière.

Des kayakistes de passage nous offrent une bière et enfin nous obtenons des conseils sur les endroits à voir !

Nous retournons à SandSpit sur Fox Island pour passer la nuit, apparemment il n’ya pas d’ours sur Fox Island alors autant y dormir !

JOUR 3 Sur les conseils des kayakistes de la veille nous partons pour Barwell Island qui ferme l’est de la baie pour voir des macareux et des lions de mers. Avec un peu d’appréhension nous quittons SandSpit, nous partons pour sûrement plusieurs heures sans escale possible.

Nous franchissons le cap Resurrection où la houle du golfe d’Alaska martèle les falaises couvertes de déjections d’oiseaux. On se demande s’il est bien prudent de pousser jusqu’à Barwell Island encore 1 km plus au large et donc encore plus exposée mais notre envie de voir des lions de mer nous motive. Nous faisons donc le tour de cette petite ile, qui a des allures de caillou au milieu de l’océan. La houle est impressionnante, un petit vent se lève, il pleut, la roche est grisâtre avec d’immenses algues, bref l’ambiance est tendue. Finalement, pas de lions de mer nous verrons quand même quelques phoques échoués sur les rochers. Au moins nous aurons pagayé dans le golfe d’Alaska ! On se dépêche de retourner derrière le cap, bien à l’abri des éléments. Par chance nous sommes à marée basse et du coup on trouve même une petite plage pour le piquenique. On entame ensuite une longue traversée de la baie pour rejoindre la rive Ouest, 12 km sans escale, des dauphins et des macareux viendront nous divertir. On campe à l’entrée de la baie Bear Glacier dont l’exploration est prévue demain. La recherche du bon emplacement de bivouac est marquée d’une chute à l’eau à l’embarquement. De toute façon il pleut depuis la veille !

JOUR 4 La baie du glacier est reliée à Resurrection Bay par un étroit chenal d’eau saumâtre qu’il faut franchir à marée haute. Manque de chance elle commence à 10h30 du matin et toujours décalés nous sommes sur l’eau à 7h30. Nous allons donc tirer le kayak en marchant à coté de lui dans l’eau pour le km de chenal à franchir, le courant étant trop fort pour pagayer.

Le chenal s’élargit et devient profond, on embarque, le ciel se dégage, la muraille du glacier apparait entre d’immenses icebergs, des phoques viennent et disparaissent, personne en vue, pas un bruit, c’est magique. Nous slalomons entre les icebergs et tirons jusqu’au front du glacier à 7 km de la. Puis c’est le miracle, le soleil perce les nuages, marquant l’arrêt d’urgence séchage : tente, duvet, vêtement tout est étendu sur la plage face au grand mur de glace. Nous longeons tout le front de deux km puis nous entamons notre retour à Seward enivrés par cette journée.

JOUR 5 Afin de ne pas revenir trop vite sur Seward, nous faisons un arrêt sur l’alpine trail de Caines Head Recreation Area que nous comptons parcourir jusqu’au sommet de Calisto Peak Le chemin est bien marqué et bien entretenu. Heureusement, vu la végétation impénétrable. Après 2h dans la forêt nous dépassons enfin la ligne des arbres découvrant ainsi la baie et toutes ses iles que nous parcourons depuis 3 jours en kayak. A la jumelle nous apercevons un ours noir, puis un peu loin un autre et encore un peu plus loin un 3ème, on s’arrêtera à 4 ours pour cette balade… Le spray est sorti du sac ! Si Caslito Peak semble un peu loin (on marche depuis déjà 3h) nous poussons jusqu'à la dernière ligne de crête pour manger. Nouveau spectacle, on surplombe la baie de Bear Glacier, il est tout aussi majestueux vu du haut. Dans la soirée nous sommes de retour chez le loueur.

Finalement, la partie kayak fut plus courte que prévue, la végétation rend toute randonnée impossible à pied sans chemin et nous n’avons pas osé à franchir les caps pour sortir de Resurrection Bay qui reste malgré tout, un peu petite pour s’occuper une semaine complète. Avec du recul nous aurions dû aller explorer une des deux baies adjacentes, notamment Aialik Bay qui semble être réputée pour le kayak. Mais comment savoir si un cap franchissable un jour le sera encore 2 jours plus tard !

Nous reprenons la voiture et partons pour Exit Glacier pour admirer la calotte de Harding, réseau glaciaire de 100 km qui borde Resurrection Bay. Le camping d’Exit Glacier est super, réservé aux tentes, il dispose d’un endroit couvert pour manger, véritable luxe au regard de la météo.

JOUR 6 Départ matinal pour Exit Glacier Trail qui permet d’atteindre la calotte. Nous dérangeons une mère élan et son petit qui profitaient eux aussi du chemin. Nous nous élevons peu à peu au dessus des arbres. Vient le seul moment du séjour ou l’on maudit vraiment la météo : la vue est complètement bouchée. On devine tout de même l’immensité de la calotte. Frustrés on redescend et comme nous avons encore tout l’après midi, nous nous promenons le long de Resurrection River où des chasseurs nous expliquent les règles de la chasse à l’élan et à l’ours. Nouvelle nuit à Exit Glacier Campground

JOUR 7 Nous commençons à revenir vers Anchorage en voiture. On s’arrête à Russian River Trail ( à faire que si l’on est pêcheur). On remonte le chemin jusqu’au lac tout admirant les remontées de Silver Salmon dernière espèce présente en Septembre avec quelques rares Red Salmon Nuit à Lost Lake Campground

JOUR 8 Dernière randonnée dans la région. Surprise il fait grand beau, pas un nuage dans le ciel. Nous partons pour Lost Lake. Plusieurs heures sont nécessaires pour sortir de la forêt (pleine de myrtilles) puis on débouche sur un plateau où la toundra est en couleur automnale. Le lac apparait, ses eaux turquoises contrastent fortement avec le reste du paysage. Bordé de deux pics, nous décidons de gravir le moins haut qui surplombe la rive nord. Nous franchissons le plateau et nous nous dirigeons vers le sommet à vue qui n’était pas aussi proche que ce que l’on pensait ! Retour à la voiture après 10h de marche et nous partons pour le Denali à 400 km d’ici avec un stop au Walmart pour refaire le plein pour la semaine suivante.

Camping à Byers Lake à 150 km de l’entrée du parc.

JOUR 9 Petit stop à Troublesome Creek, rivière qu’on pensait très poissonneuse au regard d’un précédent voyage en Août, mais en Septembre plus un saumon, plus une truite, rien de rien. La rive est pleine de trace d’ours. On voulait la remonter jusqu’à la ligne des arbres pour voir le Ruth Glacier et le massif du Denali mais il pleut à grosses gouttes, la vue est bouchée, on s’en retourne trempés à la voiture…. On finit par atteindre le parc (chauffage à fond pour essayer de faire sécher les affaires) vers 15h. Nous découvrons alors la véritable usine du Denali National Park. On nous propose des dizaines d’options de bus, de voitures, de camping et finalement après trois bon quart d’heures à discuter avec la Ranger nous nous décidons. Nous prendrons l’option 3 nuits à Teklanika Campground en voiture et aussi un trajet en bus pour Eilson Visitor Center. Pour préciser, nous avons donc le droit d’aller en voiture jusqu’à Teklanika Campground au mile 30 où nous devrons rester 3 nuits consécutives sans se servir de la voiture. Pour se promener il faudra soit partir du camping à pied, soit prendre des bus. Malgré la basse saison, l’affichage instantané des places de bus et de camping indique que tout est presque plein. Nous rentrons donc dans le parc où l’on remarque que l’automne est presque terminé. Nous montons la tente à Teklanika Campround et comme il est un peu tôt nous faisons un repérage pour la rando de demain et notamment si Teklanika River peut être franchie en bottes (ou en crocs !)

JOUR 10 Franchissement de rivière à 8h du matin : ça réveille ! Nous marchons à vue vers une crête de montagnes. C’est immense et nous n’avançons pas très vite et pour cause on s’enfonce dans 20 cm de mousse à chaque pas… Le paysage est grandiose, la vue porte loin et du haut des collines nous apercevons plusieurs élans trahis par leurs ramures. On monte au plus haut point de la crête, il fait beau : il ne pleut pas.

Nouvelle nuit à Teklanika.

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