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Randonnée dans le cirque de Mafate (la Réunion) English translation pending
Bonsoir 🙂
Nous projetons de faire un combiné Réunion-Maurice en novembre prochain avec une rando de trois jours et deux nuits en gite dans Mafate. Est ce qu'il est possible de faire une boucle en partant et revenant de la rivière des galets (nous avons des amis qui habitent à la Possession et qui pourraient nous conduire jusqu'au départ des 4x4) et en passant par les 3 roches ? .Si c'est possible quelles sont les étapes et quels sont les gites sympa dans le cirque? Merci d'avance pour vos réponses Marcalamar 🙂
Nous projetons de faire un combiné Réunion-Maurice en novembre prochain avec une rando de trois jours et deux nuits en gite dans Mafate. Est ce qu'il est possible de faire une boucle en partant et revenant de la rivière des galets (nous avons des amis qui habitent à la Possession et qui pourraient nous conduire jusqu'au départ des 4x4) et en passant par les 3 roches ? .Si c'est possible quelles sont les étapes et quels sont les gites sympa dans le cirque? Merci d'avance pour vos réponses Marcalamar 🙂
Corée du Sud, découverte d'une culture English translation pending
Et le prochain voyage, ce sera où ?
- En Corée
Devant l’air surpris, voire inquiet de notre interlocuteur, nous ajoutions :
- « du sud », et le soulagement se faisait sentir.
Outre les inquiétudes concernant la Corée du Nord, il faut bien avouer que la Corée du Sud n’est pas une destination courue. Son isolement y est sûrement pour quelque chose : impossible d’y arriver par voie terrestre, ce qui la met à l’écart des périples au long cours. On peut y accéder en ferry cependant, depuis la Chine ou le Japon.
En conséquence, il n’a pas été facile de trouver des informations sur ce forum et je remercie Myu-Ri, Nicolas, Louis pour leurs conseils, ainsi que Thomas pour son carnet de voyage.
En complément, j’ai appelé l’office de tourisme de Corée en France (pas de succès avec la commande sur Internet), qui m’a envoyé une bonne documentation, dont le « Guide de Voyage en Corée », qui liste les principaux points d’intérêts du pays et j’ai également consulté le Lonely Planet de 2011. Le site Internet VISIT KOREA est aussi très bien documenté.
A mon tour de vous faire part de notre expérience de trois semaines en mai 2017.
Billets d’avion : vol direct Paris-Séoul KOREAN AIR, en A380. Bonnes prestations mais pas en tête de ma liste de compagnies préférées… Curieusement, le vol retour de 12 h, qui se déroulait entièrement de jour, a été fait hublots fermés et dans le noir la plupart du temps. Peu agréable. Pas de menu distribué à l’avance et il n’était pas toujours facile de comprendre en quoi consistaient les trois plats principaux offerts.
Notre vol aller atterrissait à 15 h et les formalités ont été rapides. Comme il avait eu lieu de nuit et que nous dormons rarement bien en avion, nous avions choisi de prendre un hôtel près de l’aéroport : Incheon Airport Egarak Residence. Le service information de l’aéroport les a contactés pour nous afin de demander comment s’y rendre. Quelqu’un est venu nous chercher. Heureusement car nous aurions sûrement eu des difficultés à trouver l’accueil, qui se trouve dans un bureau dans les parkings du sous-sol ! Appartement correct et de nombreux points de restauration tout près. Le bus navette gratuit pour l’aéroport est à quelques centaines de mètres.
Jour 1 – 10 mai 2017 - Séoul-Daejeon
Le lendemain, après le petit-déjeuner pris à Ediya Coffee (très sucré, même le pain au fromage…)
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.
Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).
En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.
Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)
4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)

4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).21 jours au Japon cet été English translation pending
Bonjour à tous!
Nous nous sommes décidés rapidement à booker des vols pour le Japon cet été, et nous avons peu de temps pour préparer notre itinéraire car nous devons je pense très vite réserver nos hébergements! Nous partons le 23 juillet, retour le 14 août, en famille à 5 (3 enfants de 17, 13 et 9 ans habitués à voyager) Nous aimerions voir plusieurs aspects de ce beau pays: villes modernes, villes traditionnelles, campagne et cultures, plages, temples, châteaux, onsen, culture manga, ... Nous ne savons pas encore si nous louerons une voiture ou non, cela dépendra de notre itinéraire. Pour le moment, voici notre 1ère ébauche encore très floue...: J1 (24/07): arrivée à Nagoya à 9h - finale du tournoi de sumo (si nous arrivons à obtenir des billets!) - nuit à Nagoya J2 (25/07) : trajet vers Kyoto - nuit à Kyoto J3 (26/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J4 (27/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J5 (28/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J6 (29/07) : Château Himeji au départ de Kyoto - nuit à Kyoto J7 (30/07) : Nara - nuit à Nara J8 (31/07) : Nara - trajet vers Osaka J9 (01/08) : Osaka ou plage quelque part pas trop loin de Kyoto? J10 (02/08) : Osaka ou plage quelque part pas trop loin de Kyoto? J11 (03/08) : Péninsule d'Izu (plage, snorkeling, rizières, balade pour admirer le Mont Fuji, plantation de thé) - nuit à ?? J12 (04/08): Péninsule d'Izu - nuit à ?? J13 (05/08) : Péninsule d'Izu - nuit à ?? J14 (06/08) : Trajet vers Tokyo - nuit à Tokyo J15 (07/08) : Tokyo (studios Ghibli) J16 (08/08) : Tokyo J17 (09/08) : Nikko au départ de Tokyo - nuit à Tokyo ou Nikko ? J18 (10/08) : qq part au départ de Tokyo pour aller admirer le mont Fuji - nuit à Tokyo J19 (11/08) : Tokyo J20 (12 /08) : Tokyo J21 (13/08) : Tokyo J22 (14/08) : départ à 7h35
Comme vous pouvez le voir, tout ceci manque de consistance, c'est pourquoi j'ai besoin de votre aide et de vos expériences! Un grand merci par avance!
Nous nous sommes décidés rapidement à booker des vols pour le Japon cet été, et nous avons peu de temps pour préparer notre itinéraire car nous devons je pense très vite réserver nos hébergements! Nous partons le 23 juillet, retour le 14 août, en famille à 5 (3 enfants de 17, 13 et 9 ans habitués à voyager) Nous aimerions voir plusieurs aspects de ce beau pays: villes modernes, villes traditionnelles, campagne et cultures, plages, temples, châteaux, onsen, culture manga, ... Nous ne savons pas encore si nous louerons une voiture ou non, cela dépendra de notre itinéraire. Pour le moment, voici notre 1ère ébauche encore très floue...: J1 (24/07): arrivée à Nagoya à 9h - finale du tournoi de sumo (si nous arrivons à obtenir des billets!) - nuit à Nagoya J2 (25/07) : trajet vers Kyoto - nuit à Kyoto J3 (26/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J4 (27/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J5 (28/07) : Kyoto - nuit à Kyoto J6 (29/07) : Château Himeji au départ de Kyoto - nuit à Kyoto J7 (30/07) : Nara - nuit à Nara J8 (31/07) : Nara - trajet vers Osaka J9 (01/08) : Osaka ou plage quelque part pas trop loin de Kyoto? J10 (02/08) : Osaka ou plage quelque part pas trop loin de Kyoto? J11 (03/08) : Péninsule d'Izu (plage, snorkeling, rizières, balade pour admirer le Mont Fuji, plantation de thé) - nuit à ?? J12 (04/08): Péninsule d'Izu - nuit à ?? J13 (05/08) : Péninsule d'Izu - nuit à ?? J14 (06/08) : Trajet vers Tokyo - nuit à Tokyo J15 (07/08) : Tokyo (studios Ghibli) J16 (08/08) : Tokyo J17 (09/08) : Nikko au départ de Tokyo - nuit à Tokyo ou Nikko ? J18 (10/08) : qq part au départ de Tokyo pour aller admirer le mont Fuji - nuit à Tokyo J19 (11/08) : Tokyo J20 (12 /08) : Tokyo J21 (13/08) : Tokyo J22 (14/08) : départ à 7h35
Comme vous pouvez le voir, tout ceci manque de consistance, c'est pourquoi j'ai besoin de votre aide et de vos expériences! Un grand merci par avance!
Visite de temples d'Angkok English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
Cinq jours dans le Yunnan English translation pending
Nous partons à Canton début avril et de là nous voulons aller dans le Yunnan, nous n'avons que cinq jours ... c'est peu je sais mais mieux que rien!
Première question: Peut-on retenir des places d'avion entre Guangzhou et Kunming par le net ou vaut-il mieux prendre les places sur place mais cela nous retardera ...
Deuxième question: Nous voudrions voir essentiellement Yuangyang et ses rizières. En combien de temps peut-on rejoindre Yuangyang de Kunming.? Je pense voir avec Camelia Hotel mais quelqu'un a t'il l'expérience de ce genre de trajet et vu le peu de temps que nous avons, est-ce raisonnable et surtout faisable?
Faut-il vraiment aller ir la forêt de pierres, je suis un peu allergique aux sites où tout le monde va .... Ai-je tort ?
Merci pour vos remarques éclairées.
Vietnam en février English translation pending
Bonjour
On (couple la cinquantaine) hesite sur notre destination en Asie en février et l'idée du Vietnam nous plait assez.
En hiver pas trop envie de fraicheur, donc le sud est peut etre préférable.
Notre façon de voyager un vol sec et apres on voit sur place en fonction de nos envies .
2 semaines (seulement) sur place donc 2 ou 3 endroits ou se poser . Pas de longs deplacements en bus mais vols interieurs possibles. HCMV et alentours une plage sympa, propre et pas trop urbanisée ou l'on peut Nager en cette saison . un autre endroit "plus rural" dans le meme secteur et ou on peut se poser, decouvrir à velo...
Des idées, des conseils, des hebergements, des destinations sont les bienvenus.
Enfin 2 question techniques précises, : Peut on louer comme en Thailande par exemple des scooters 110 cm3 au vietnam? A quelle date tombe la fete du tet en 2015?
2 semaines (seulement) sur place donc 2 ou 3 endroits ou se poser . Pas de longs deplacements en bus mais vols interieurs possibles. HCMV et alentours une plage sympa, propre et pas trop urbanisée ou l'on peut Nager en cette saison . un autre endroit "plus rural" dans le meme secteur et ou on peut se poser, decouvrir à velo...
Des idées, des conseils, des hebergements, des destinations sont les bienvenus.
Enfin 2 question techniques précises, : Peut on louer comme en Thailande par exemple des scooters 110 cm3 au vietnam? A quelle date tombe la fete du tet en 2015?
Visiter la Dominique (Roseau) English translation pending
Retour des Caraïbes 3 semaines en Dominique
Quelques infos à partager sur ce beau coin
-Ile très intéressante pour la nature et les dominiquais très sympas, -mais c’est cher (pas d’hébergement à moins de 40 euros la chambre double et il faut la chercher pour la trouver, beaucoup d’hotels à 100us$ sans intérêt ; par contre restau de rue à 5 euros l’assiette) - pour y aller en ferry il faut accepter les conditions tarifaires de Express des Iles qui a de fait le monopole depuis la Martinique et Guadeloupe (le low cost Jean est absorbé par Express des Iles et le stop gratuit en Dominique n'a sans doute jamais exister que dans la brochure internet de Express des Iles); il faut un billet retour pour entrer en Dominique et payer 59 dollars caraïbes pour en sortir. Peut-être une possibilité de bateau entre Anse de May (nord-est de Dominique ou il y a un bureau de douane) et Marie Galante, mais l'info n'est disponible que sur place... -Vaut mieux avoir des dollars US en cash mais il y a des distributeurs CB dans les deux grandes villes Roseau et Portsmouth) -Des bus = taxis collectifs, pas chers partent de partout pour aller dans tous les coins de l’île ; il suffit d’attendre 15-20 mn sur la route ou au départ mais il faut attendre que le bus se remplisse. Sinon il faut louer une bagnole…
-Le Waitukubili, un trail de 12 jours du nord au sud : quelques tronçons sont en vrai chemin aménagé et très bien flêché, mais la plupart c’est sur du goudron ou des pistes en béton! ; le sud est un peu sec (en février) le nord est très vert, le centre c’est la rain forest grandiose. Pas besoin de guide sauf pour expliquer la végétation...
-Au centre, hors du Waitukubuli, la zone la plus volcanique : dans le coin de Laudat (le gite Rocky mountain est cher et pas très clean) ou à côté le village de Wotton waven; depuis les gorges de Titou un peu au nord des Trafalagar falls, part un parcours de 6h AR bon poids pour aller à la Vallée de la désolation et au Boiling Lake. Grandiose, (1500M de dénivelé positif et idem en négatif) le chemin est aménagé en marches presque tout le long, peu d’endroits délicats (s’il ne pleut pas), on ne risque pas de se perdre si on reste sur le chemin. Fumerolles, odeurs, lac bouillant c'est impressionnant -Roseau, petite ville assez sympa mais sans grand intérêt, nous avons bien aimé Ma Bass Central Guest House (tél1(767)448 2999) (centrale, très sympa et pas trop chère) ; bon diner chez OldStone sur Castle street -Portsmouth, baie au nord très belle, point de départ de chemins en bord de mer, la ville est sans intérêt et les Guest House chère et sales -Calibishie, au nord-est, village de pêcheurs très très sympa, avec des plages désertes et des collines couvertes de bananiers, il faut marcher pour cela : deux recommandations : oCita’s cottage, chez Josette : Cottage devant la mer 2 chambres 70 us$ la nuit oet surtout le jeune guide-taxi Nigel super sympa et son circuit au nord de l’île (50 us$) nigelgeorge1@hotmail.com (767)285 3179 -Scotts Head, pointe sud, village de pêcheurs bien calme dans une baie très belle (GH Ocean view). Il faudrait plonger avec bouteilles pour voir les tombants impressionnants paraît-il… -A côté le petit village de Soufrière et ses spas aménagés sur la plage de galets, snorkeling dans les bulles de gaz sulfureux… Il y a des poissons mais ce n’est pas aussi beau et poissonneux que dans les Caraïbes sud -Entre Soufrière et Roseau : site de snorkeling assez sympa de Champagne (idem)
Voilà, bon voyage !
Quelques infos à partager sur ce beau coin
-Ile très intéressante pour la nature et les dominiquais très sympas, -mais c’est cher (pas d’hébergement à moins de 40 euros la chambre double et il faut la chercher pour la trouver, beaucoup d’hotels à 100us$ sans intérêt ; par contre restau de rue à 5 euros l’assiette) - pour y aller en ferry il faut accepter les conditions tarifaires de Express des Iles qui a de fait le monopole depuis la Martinique et Guadeloupe (le low cost Jean est absorbé par Express des Iles et le stop gratuit en Dominique n'a sans doute jamais exister que dans la brochure internet de Express des Iles); il faut un billet retour pour entrer en Dominique et payer 59 dollars caraïbes pour en sortir. Peut-être une possibilité de bateau entre Anse de May (nord-est de Dominique ou il y a un bureau de douane) et Marie Galante, mais l'info n'est disponible que sur place... -Vaut mieux avoir des dollars US en cash mais il y a des distributeurs CB dans les deux grandes villes Roseau et Portsmouth) -Des bus = taxis collectifs, pas chers partent de partout pour aller dans tous les coins de l’île ; il suffit d’attendre 15-20 mn sur la route ou au départ mais il faut attendre que le bus se remplisse. Sinon il faut louer une bagnole…
-Le Waitukubili, un trail de 12 jours du nord au sud : quelques tronçons sont en vrai chemin aménagé et très bien flêché, mais la plupart c’est sur du goudron ou des pistes en béton! ; le sud est un peu sec (en février) le nord est très vert, le centre c’est la rain forest grandiose. Pas besoin de guide sauf pour expliquer la végétation...
-Au centre, hors du Waitukubuli, la zone la plus volcanique : dans le coin de Laudat (le gite Rocky mountain est cher et pas très clean) ou à côté le village de Wotton waven; depuis les gorges de Titou un peu au nord des Trafalagar falls, part un parcours de 6h AR bon poids pour aller à la Vallée de la désolation et au Boiling Lake. Grandiose, (1500M de dénivelé positif et idem en négatif) le chemin est aménagé en marches presque tout le long, peu d’endroits délicats (s’il ne pleut pas), on ne risque pas de se perdre si on reste sur le chemin. Fumerolles, odeurs, lac bouillant c'est impressionnant -Roseau, petite ville assez sympa mais sans grand intérêt, nous avons bien aimé Ma Bass Central Guest House (tél1(767)448 2999) (centrale, très sympa et pas trop chère) ; bon diner chez OldStone sur Castle street -Portsmouth, baie au nord très belle, point de départ de chemins en bord de mer, la ville est sans intérêt et les Guest House chère et sales -Calibishie, au nord-est, village de pêcheurs très très sympa, avec des plages désertes et des collines couvertes de bananiers, il faut marcher pour cela : deux recommandations : oCita’s cottage, chez Josette : Cottage devant la mer 2 chambres 70 us$ la nuit oet surtout le jeune guide-taxi Nigel super sympa et son circuit au nord de l’île (50 us$) nigelgeorge1@hotmail.com (767)285 3179 -Scotts Head, pointe sud, village de pêcheurs bien calme dans une baie très belle (GH Ocean view). Il faudrait plonger avec bouteilles pour voir les tombants impressionnants paraît-il… -A côté le petit village de Soufrière et ses spas aménagés sur la plage de galets, snorkeling dans les bulles de gaz sulfureux… Il y a des poissons mais ce n’est pas aussi beau et poissonneux que dans les Caraïbes sud -Entre Soufrière et Roseau : site de snorkeling assez sympa de Champagne (idem)
Voilà, bon voyage !
De retour de deux semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Voyage Vietnam - Cambodge/Laos: témoignages sur ce voyagiste? English translation pending
Je cherche à faire un voyage de qiunze jours/ trois semaines au vietnam et cambodge (ou laos).
Les voyages proposés par cet annonceur semblent intéressants, mais y a-t-il quelqu'un qui connaisse cet organisme et la qualité de ses prestations ?
Son nom est dans la liste des voyagistes spécialisés pour cette région, mais peut on leur faire confiance ?
Et quels sont les compagnies aériennes les plus intéressantes pour relier Paris à Hanoï ?
Merci de votre aide
Meilleur itinéraire de New York à Montréal ou Toronto? English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons partir (2 couples) en juin 2010 pour l' EST des ETATS UNIS et le CANADA. nous hésitons sur l'ittinéraire à suivre et les centres d'intérets à voir.
Notre projet actuel : arriver à NEW YORK : 3 ou 4 jours pour visiter puis départ pour le CANADA :
1 - Soit par LANCASYTER et le pays amish, pour les Niagara falls et Toronto, 2 - Soit par BOSTON et le Vermont ou le Maine pour rejoindre MONTREALl.
Nous souhaiterions faire ces trajets en trois étapes....soit en voiture de location, soit en bus. ( j'ai vu sur les cartes des villes comme ALBANY, SYRACUSE pour le premier trajet ou CONCORD, MONTPELIER en passant par BOSTON
Quel est le meilleur trajet et quels sont "les incontournables sur ces trajets" pour découvrir la vie provinciale américaine (juste un aperçu car en trois jours !!!) ?? les meilleurs villes étapes ? les bons endroits et plans pour loger (nous acceptons les hébergements simples et collectifs AJ-YMCA-B&B - ou motel) ??
Pour le canada entre MONTREAL ET TORONTO : Idem, meilleurs coins et bonnes adresses, combien de temps rester à Montréal et TOronto ? Et le NIAGARA FALLS, surfait ou çà vaut le coup. Souvent les avis sont partagés !
Durée de ce voyage entre 16 et 20 jours ????. Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus? voyager en bus : ittinéraires et sites - bons plans d'hébergents - sites touristiques à visiter.
Merci
Nous souhaitons partir (2 couples) en juin 2010 pour l' EST des ETATS UNIS et le CANADA. nous hésitons sur l'ittinéraire à suivre et les centres d'intérets à voir.
Notre projet actuel : arriver à NEW YORK : 3 ou 4 jours pour visiter puis départ pour le CANADA :
1 - Soit par LANCASYTER et le pays amish, pour les Niagara falls et Toronto, 2 - Soit par BOSTON et le Vermont ou le Maine pour rejoindre MONTREALl.
Nous souhaiterions faire ces trajets en trois étapes....soit en voiture de location, soit en bus. ( j'ai vu sur les cartes des villes comme ALBANY, SYRACUSE pour le premier trajet ou CONCORD, MONTPELIER en passant par BOSTON
Quel est le meilleur trajet et quels sont "les incontournables sur ces trajets" pour découvrir la vie provinciale américaine (juste un aperçu car en trois jours !!!) ?? les meilleurs villes étapes ? les bons endroits et plans pour loger (nous acceptons les hébergements simples et collectifs AJ-YMCA-B&B - ou motel) ??
Pour le canada entre MONTREAL ET TORONTO : Idem, meilleurs coins et bonnes adresses, combien de temps rester à Montréal et TOronto ? Et le NIAGARA FALLS, surfait ou çà vaut le coup. Souvent les avis sont partagés !
Durée de ce voyage entre 16 et 20 jours ????. Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus? voyager en bus : ittinéraires et sites - bons plans d'hébergents - sites touristiques à visiter.
Merci
6 semaines en Indonésie English translation pending
bonjour amis routards....
On est deux et en Février prochain, on part pour un voyage de 6 mois sac au dos. Après la Nouvelle Calédonie et l'Australie, on finira notre voyage par 6 semaines en Indonésie. Vous qui avez déjà eu la chance d'y aller, pouvez vous nous donner quelques conseils. Quelles iles nous conseillerez-vous? Est-il facile de se loger pas cher (campings, auberges, ...) ? Est-il préférable de prendre l'avion ou le bâteau pour le transfert d'une île à l'autre ? Lequel revient le moins cher ? On a la tête remplie de questions, alors toutes vos suggestions seront les bienvenues. Merci d'avnace à ceux ou cellles qui prendront le temps de nous répondre. A bientôt...
On est deux et en Février prochain, on part pour un voyage de 6 mois sac au dos. Après la Nouvelle Calédonie et l'Australie, on finira notre voyage par 6 semaines en Indonésie. Vous qui avez déjà eu la chance d'y aller, pouvez vous nous donner quelques conseils. Quelles iles nous conseillerez-vous? Est-il facile de se loger pas cher (campings, auberges, ...) ? Est-il préférable de prendre l'avion ou le bâteau pour le transfert d'une île à l'autre ? Lequel revient le moins cher ? On a la tête remplie de questions, alors toutes vos suggestions seront les bienvenues. Merci d'avnace à ceux ou cellles qui prendront le temps de nous répondre. A bientôt...
De Pékin vers le Yunnan: quoi voir en chemin en 5 semaines? English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Escapade au parc Kruger English translation pending
Et voilà, de retour de notre petite escapade au Parc Krüger, je me lance dans la rédaction de mon premier carnet de voyage !!!
Tout a commencé à l’automne dernier quand j’ai demandé à notre fils de 27 ans ce qu’il aimerait faire comme week-end avec nous (eh oui! On essaie par tous les moyens de se l’approprier encore un peu). Et voilà qu’il nous répond, le zoo de Beauval, il a toujours aimé les animaux… alors moi, les zoos, pas du tout mon trip. Depuis quelques temps mon mari a une idée qui lui trotte dans la tête : faire un safari photo en Afrique.
Ni une, ni deux, je regarde les billets d’avion et waouh, Paris / Johannesburg avec British Airways à 480€. Coup de téléphone au fiston, « ça te dit un safari en Afrique du Sud en Mai prochain ?» son « oui, pourquoi pas !» vaut un super, génial, trop top… Le lendemain, les billets étaient pris pour une petite semaine fin Mai 😏.
Et c’est là que les choses se compliquent, après avoir acheté 2 guides touristiques (eh ! oui, je sais, je suis encore à la vieille école) qui se contentent de quelques pages sur le Parc Krüger, je me penche sur Internet et plus particulièrement sur le site de Voyage Forum. J’avais ouvert un compte depuis quelques années mais je n’y participais pas et n’y allais que très rarement. Et là, ce fut une révélation pour moi… J’ai dévoré les carnets de voyage sur l’Afrique du Sud et plus particulièrement sur le Parc Krüger. Que d’informations, que de conseils, que de vécu…🙂
Bon, après avoir fait une synthèse des informations, nous avons établi notre programme et réservé sur le site Sanparks comme suit : 5 nuits dans le parc Krüger (Berg en Dal, Lower Sabie, Satara, Olifants, Orpen) et une nuit à Graskop. Pour notre premier séjour, nous avons privilégié des Rest Camps avec toutes les commodités, je ne me voyais pas dormir sous une tente sur le toit de la voiture…🙁
Un grand merci à tous les forumeurs qui m’ont aidé (même sans le savoir) à préparer ce superbe voyage.
Pour lire la suite sans les commentaires des uns et des autres, suivez le lien
Tout a commencé à l’automne dernier quand j’ai demandé à notre fils de 27 ans ce qu’il aimerait faire comme week-end avec nous (eh oui! On essaie par tous les moyens de se l’approprier encore un peu). Et voilà qu’il nous répond, le zoo de Beauval, il a toujours aimé les animaux… alors moi, les zoos, pas du tout mon trip. Depuis quelques temps mon mari a une idée qui lui trotte dans la tête : faire un safari photo en Afrique.
Ni une, ni deux, je regarde les billets d’avion et waouh, Paris / Johannesburg avec British Airways à 480€. Coup de téléphone au fiston, « ça te dit un safari en Afrique du Sud en Mai prochain ?» son « oui, pourquoi pas !» vaut un super, génial, trop top… Le lendemain, les billets étaient pris pour une petite semaine fin Mai 😏.
Et c’est là que les choses se compliquent, après avoir acheté 2 guides touristiques (eh ! oui, je sais, je suis encore à la vieille école) qui se contentent de quelques pages sur le Parc Krüger, je me penche sur Internet et plus particulièrement sur le site de Voyage Forum. J’avais ouvert un compte depuis quelques années mais je n’y participais pas et n’y allais que très rarement. Et là, ce fut une révélation pour moi… J’ai dévoré les carnets de voyage sur l’Afrique du Sud et plus particulièrement sur le Parc Krüger. Que d’informations, que de conseils, que de vécu…🙂
Bon, après avoir fait une synthèse des informations, nous avons établi notre programme et réservé sur le site Sanparks comme suit : 5 nuits dans le parc Krüger (Berg en Dal, Lower Sabie, Satara, Olifants, Orpen) et une nuit à Graskop. Pour notre premier séjour, nous avons privilégié des Rest Camps avec toutes les commodités, je ne me voyais pas dormir sous une tente sur le toit de la voiture…🙁
Un grand merci à tous les forumeurs qui m’ont aidé (même sans le savoir) à préparer ce superbe voyage.

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2 semaines à Taïwan en novembre English translation pending
Bonjour
Nous (couple la cinquantaine) sommes à la recherche d'une nouvelle destination en Asie pour la première quinzaine de novembre. On voyage en individuel, sac à dos hébergements maxi 50€, et aimons la nature la mer, la montagne et ...la cuisine asiatique en général.
Nos recherches se portent sur Taiwan.
Bien sur quelques questions se posent. Outre celle de y a t il un intérèt de passer ses vacances à Taiwan?
1) A cette période de l'année, le climat est il quand même clément?
2)On aime se baigner, y a t'il encore à cette période des possibilités de passer quelques jours dans une région côtière et y nager un peu (révéil musculaire du matin😉).
3)dans un premier temps on a repéré quelques zones ou activités qui nous séduisent à priori. La côte est, le Parc national de Takoro, Hualien, Parc National de Kenting.... On aimerait aussi visiter quelques plantations de thé mais je n'ai pas repéré encore leurs emplacements. Prendre des bains d'eaux chaudes aussi pourquoi pas? Nous ne sommes pas des fous des villes et encore moins du shopping mais peut être finirons nous à Taipéh ou dans ses environs.
4) Avec notre anglais basique, qui nous suffit en Thailande par exemple, y a t'il plus de difficultés à se nourrir, se loger et se déplacer à Taiwan?
5) Est il judicieux de louer une voiture pour faire la traversée nord sud, ou sud nord si jamais nous prenons un vol intérieur de Taipeh au sud(Hengchun je crois)?
Comme on n'a que 2 semaines sur places, on cherche plutôt 2/3 (hors Taipeh) destinations d'ou rayonner que changer d'endroits tous les soirs. Et, cette fois, on a envie d'un voyage assez "facile", la destination s'y prête t'elle?
6) Ou trouver de bonnes infos, sur Taiwan?. Hors VF, bien sur, sites, guides.....
Voila pour mes premières et nombreuses questions. En plus de vos réponses, je lirai avec attention vos suggestions.
Nos recherches se portent sur Taiwan.
Bien sur quelques questions se posent. Outre celle de y a t il un intérèt de passer ses vacances à Taiwan?
1) A cette période de l'année, le climat est il quand même clément?
2)On aime se baigner, y a t'il encore à cette période des possibilités de passer quelques jours dans une région côtière et y nager un peu (révéil musculaire du matin😉).
3)dans un premier temps on a repéré quelques zones ou activités qui nous séduisent à priori. La côte est, le Parc national de Takoro, Hualien, Parc National de Kenting.... On aimerait aussi visiter quelques plantations de thé mais je n'ai pas repéré encore leurs emplacements. Prendre des bains d'eaux chaudes aussi pourquoi pas? Nous ne sommes pas des fous des villes et encore moins du shopping mais peut être finirons nous à Taipéh ou dans ses environs.
4) Avec notre anglais basique, qui nous suffit en Thailande par exemple, y a t'il plus de difficultés à se nourrir, se loger et se déplacer à Taiwan?
5) Est il judicieux de louer une voiture pour faire la traversée nord sud, ou sud nord si jamais nous prenons un vol intérieur de Taipeh au sud(Hengchun je crois)?
Comme on n'a que 2 semaines sur places, on cherche plutôt 2/3 (hors Taipeh) destinations d'ou rayonner que changer d'endroits tous les soirs. Et, cette fois, on a envie d'un voyage assez "facile", la destination s'y prête t'elle?
6) Ou trouver de bonnes infos, sur Taiwan?. Hors VF, bien sur, sites, guides.....
Voila pour mes premières et nombreuses questions. En plus de vos réponses, je lirai avec attention vos suggestions.
Randonner dans Mafate (Réunion) English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche de renseignements pour mes randonnées dans Mafate:
1) Celle ci ne me pose pas trop de problèmes c'est la boucle classique ; Départ de Hell Bourg le mardi matin en voiture jusqu'au parking du col des Boeufs descente jusque La Nouvelle et poursuite jusque Marla par la maison Laclos ; nuit à Marla.
Deuxième jour Marla , Les 3 roches et Roche Plate , nuit à Roche Plate.
Troisième jour Roche Plate , Le Bronchard , passage de la rivière aux galets et remontée vers La Nouvelle avec nuitée.
Quatrième jour remontée au col des boeufs pour reprendre la voiture.
Mes questions : Avez vous des suggestions de gites pour les 3 nuits ? Nous sommes des randonneurs moyens est ce que la remontée vers La Nouvelle est facilement praticable? et est ce que le tour du Bronchard en vaut la peine?
Deuxième randonnée :
Départ du Maido (Arrivée en bus de St Paul ) descente à Ilet des orangers par la Breche , Cayenne et nuit à Grand Place. Deuxième jour Grand Place , Ilet à Bourse , Ilet à Malheur , Aurère , montée à Grand Bazard et retour à Aurère pour la nuit. Troisième jour Aurère et remontée par le sentier Augustave jusqua Le Belier pour prendre le bus et rentrer à St Gilles. Questions: Conseils d'hébergements ? est ce que pour cette rando vous avez des suggestions à me faire au sujet de l'itinéraire car je pensai également au sentier scout pour remonter. Les 2 randonnées ne seront pas faites dans la foulée coupure entre car nous serons sur l'ile plus de 2 mois. Tous conseils et suggestions seront les bienvenues ; Merci d'avance. Cdlt , CH88.
Deuxième randonnée :
Départ du Maido (Arrivée en bus de St Paul ) descente à Ilet des orangers par la Breche , Cayenne et nuit à Grand Place. Deuxième jour Grand Place , Ilet à Bourse , Ilet à Malheur , Aurère , montée à Grand Bazard et retour à Aurère pour la nuit. Troisième jour Aurère et remontée par le sentier Augustave jusqua Le Belier pour prendre le bus et rentrer à St Gilles. Questions: Conseils d'hébergements ? est ce que pour cette rando vous avez des suggestions à me faire au sujet de l'itinéraire car je pensai également au sentier scout pour remonter. Les 2 randonnées ne seront pas faites dans la foulée coupure entre car nous serons sur l'ile plus de 2 mois. Tous conseils et suggestions seront les bienvenues ; Merci d'avance. Cdlt , CH88.
Compte rendu Équateur (trek Condor, Cotopaxi, Quilotoa, Otavalo...) English translation pending
Bonjour,
Je reviens de 17 jours en Equateur (en Février), et voici quelques informations fraîches. Avec si peu de temps là bas, j'aurai du mal à écrire quelque chose de très intéressant, mais voici tout de même mon témoignage.
Pour faire des randos, on peut effectivement trouver des cartouches de gaz (dans la Mariscal, on trouve les adresses des magasins sur ce forum, c'est assez cher), et des cartes à l'IGM de Quito. Les cartes sont au 1/50 000e, et datent de 1986 (du moins pour la portion que j'ai achetée, c'est à dire la région autour du Cotopaxi).
Pour le Cotopaxi, visiblement, on pouvait trouver des guides pour moins de 100€ (pour un groupe de 2 personnes) jusqu'à il y a peu, mais maintenant, les agences de Quito proposent toutes un prix entre 220 et 250€ par personne (tout compris : transport, nuit, guide, matos...), et je n'ai pas réussi à négocier. A Latacunga, on peut trouver des prix un peu moins cher apparemment, mais pas beaucoup. A Machachi en revanche, rien (peut-être des guides, mais ils ont pas de matériel à louer). Bref, j'ai pas mal cherché, et je n'ai pas trouvé de solution plus économique.
J'ai aussi essayé le trek du condor, de papallacta à laguna limpiopungo (environ 4 jours). Le sentier commence en fait quelques kilomètres avant d'arriver à papallacta (en venant de quito) et son départ est clairement indiqué par un panneau routier. On nous a demandé 5$/personne à cet endroit là. Le sentier commence sur une piste 4x4 pendant moins de 2km, puis une rivière le coupe, et à partir de cet endroit, il nous a été impossible de retrouver le sentier (alors même qu'on a traversé la rivière en enlevant les chaussures). On a continué hors sentier, mais on était dans une zone marécageuse où il était très difficile d'évoluer. La brume et la pluie nous empêchait de voir les montagnes, et rendaient difficile l'orientation. Après plusieurs heures à galérer, on a rebroussé chemin et abandonné le trek. Attention donc si vous lancez dans ce trek, préparez vous à marcher dans des marais ! J'imagine que ça dépend des saisons, il avait plus pendant plusieurs jours, mais ça a l'air d'être toujours assez humide.
On a essayé le trek dans l'autre sens : depuis Machachi, on s'est fait monter en pick-up au-dessus de Panzaleo, jusqu'à une barrière que la voiture ne pouvait pas franchir, sur les pentes du Rumiñahui (10$ pour 3). De là, on a marché vers le Lac Limpiopungo, puis jusqu'au pied du Sincholagua, où on a campé. 2e jour : on a passé un col à 4400m au Sincholagua, et on a dormi de l'autre côté, dans une vallée très humide. 3e jour : on a rejoint la roue goudronnée allant de Pintag à l'hacienda Antisana, et on est rentré en stop à Pintag. Pendant ces trois jours, le sentier était souvent très peu marqué, pour ne pas dire absent : il n'y a aucun panneau et aucun balisage. On a eu de la chance : pas de brouillard cette fois-ci. En cas de brouillard, je pense qu'on aurait vraiment eu du mal à s'orienter, malgré la boussole. Les cartes sont vieilles et le sentier du trek n'y est pas inscrit. On n'a pas eu de problème pour se ravitailler en eau dans ce trek.
On a aussi fait le trek de Quilotoa (de Chino Bajo à Chino Alto, puis Chugchilan et Quilotoa). Beaucoup de pluie et de brume, et l'eau était pleine de terre, donc difficile de se ravitailler.
Pour la rando, prévoir des affaires imperméables, plein de chaussettes de rechange et des sacs plastiques pour que tout soit étanche dans le sac !
A Otavalo, on a passé deux jours dans la communauté de Chilcapamba. C'était sympa, ils proposent un hébergement pour 15$/personne, comprenant petit-déj et dîner. On peut aussi aller en cheval au lac de Cuicocha (15$/pers + 15$ pour guide) et les montagnes autour (dure environ 5h), travailler avec eux, on mange avec la famille etc. On peut lire sur internet qu'il faut passer par une agence d'Otavalo pour y accéder, mais apparemment ils ne sont plus en relation avec eux, nous on a pris un bus pour Quiroga puis un taxi, c'est rapide et pas cher (moins de 2$ par pers en tout).
Dans toute cette région (Quito, Otavalo, Machachi, Latacunga), j'ai trouvé qu'il était simple de se déplacer, pas besoin de prévoir à l'avance : beaucoup de bus et de taxis, bonnes routes.
Pour les liaisons à l'aéroport : je suis arrivé vers 1h du mat, et le taxi pour le centre m'a coûté 25$. Pour le retour, c'était en journée, et on peut s'y rendre en 2h je crois, pour 2$, depuis le terminal Rio Coca.
A Quito, Machachi, Otavalo et El Tambo (près de Papallacta), on a été hébergé pour entre 7 et 10$ par personne (souvent nous 3 dans une chambre, ou en dortoirs). A midi, on trouve partout des almuerzos pour 2,50 $ (soupe + plat + jus de fruit en général). Pas de problème pour trouver des distributeurs de billets pendant mon séjour.
Si vous avez l'occase de venir pendant le Carnaval (Février), allez-y, vous replongerez en enfance en faisant des batailles de peinture et de mousse avec les gens de là bas !
J'ai trouvé les gens très sympas, très avenants, et les paysages sont magnifiques :)
En espérant avoir pu en aider certains,
Florent
Je reviens de 17 jours en Equateur (en Février), et voici quelques informations fraîches. Avec si peu de temps là bas, j'aurai du mal à écrire quelque chose de très intéressant, mais voici tout de même mon témoignage.
Pour faire des randos, on peut effectivement trouver des cartouches de gaz (dans la Mariscal, on trouve les adresses des magasins sur ce forum, c'est assez cher), et des cartes à l'IGM de Quito. Les cartes sont au 1/50 000e, et datent de 1986 (du moins pour la portion que j'ai achetée, c'est à dire la région autour du Cotopaxi).
Pour le Cotopaxi, visiblement, on pouvait trouver des guides pour moins de 100€ (pour un groupe de 2 personnes) jusqu'à il y a peu, mais maintenant, les agences de Quito proposent toutes un prix entre 220 et 250€ par personne (tout compris : transport, nuit, guide, matos...), et je n'ai pas réussi à négocier. A Latacunga, on peut trouver des prix un peu moins cher apparemment, mais pas beaucoup. A Machachi en revanche, rien (peut-être des guides, mais ils ont pas de matériel à louer). Bref, j'ai pas mal cherché, et je n'ai pas trouvé de solution plus économique.
J'ai aussi essayé le trek du condor, de papallacta à laguna limpiopungo (environ 4 jours). Le sentier commence en fait quelques kilomètres avant d'arriver à papallacta (en venant de quito) et son départ est clairement indiqué par un panneau routier. On nous a demandé 5$/personne à cet endroit là. Le sentier commence sur une piste 4x4 pendant moins de 2km, puis une rivière le coupe, et à partir de cet endroit, il nous a été impossible de retrouver le sentier (alors même qu'on a traversé la rivière en enlevant les chaussures). On a continué hors sentier, mais on était dans une zone marécageuse où il était très difficile d'évoluer. La brume et la pluie nous empêchait de voir les montagnes, et rendaient difficile l'orientation. Après plusieurs heures à galérer, on a rebroussé chemin et abandonné le trek. Attention donc si vous lancez dans ce trek, préparez vous à marcher dans des marais ! J'imagine que ça dépend des saisons, il avait plus pendant plusieurs jours, mais ça a l'air d'être toujours assez humide.
On a essayé le trek dans l'autre sens : depuis Machachi, on s'est fait monter en pick-up au-dessus de Panzaleo, jusqu'à une barrière que la voiture ne pouvait pas franchir, sur les pentes du Rumiñahui (10$ pour 3). De là, on a marché vers le Lac Limpiopungo, puis jusqu'au pied du Sincholagua, où on a campé. 2e jour : on a passé un col à 4400m au Sincholagua, et on a dormi de l'autre côté, dans une vallée très humide. 3e jour : on a rejoint la roue goudronnée allant de Pintag à l'hacienda Antisana, et on est rentré en stop à Pintag. Pendant ces trois jours, le sentier était souvent très peu marqué, pour ne pas dire absent : il n'y a aucun panneau et aucun balisage. On a eu de la chance : pas de brouillard cette fois-ci. En cas de brouillard, je pense qu'on aurait vraiment eu du mal à s'orienter, malgré la boussole. Les cartes sont vieilles et le sentier du trek n'y est pas inscrit. On n'a pas eu de problème pour se ravitailler en eau dans ce trek.
On a aussi fait le trek de Quilotoa (de Chino Bajo à Chino Alto, puis Chugchilan et Quilotoa). Beaucoup de pluie et de brume, et l'eau était pleine de terre, donc difficile de se ravitailler.
Pour la rando, prévoir des affaires imperméables, plein de chaussettes de rechange et des sacs plastiques pour que tout soit étanche dans le sac !
A Otavalo, on a passé deux jours dans la communauté de Chilcapamba. C'était sympa, ils proposent un hébergement pour 15$/personne, comprenant petit-déj et dîner. On peut aussi aller en cheval au lac de Cuicocha (15$/pers + 15$ pour guide) et les montagnes autour (dure environ 5h), travailler avec eux, on mange avec la famille etc. On peut lire sur internet qu'il faut passer par une agence d'Otavalo pour y accéder, mais apparemment ils ne sont plus en relation avec eux, nous on a pris un bus pour Quiroga puis un taxi, c'est rapide et pas cher (moins de 2$ par pers en tout).
Dans toute cette région (Quito, Otavalo, Machachi, Latacunga), j'ai trouvé qu'il était simple de se déplacer, pas besoin de prévoir à l'avance : beaucoup de bus et de taxis, bonnes routes.
Pour les liaisons à l'aéroport : je suis arrivé vers 1h du mat, et le taxi pour le centre m'a coûté 25$. Pour le retour, c'était en journée, et on peut s'y rendre en 2h je crois, pour 2$, depuis le terminal Rio Coca.
A Quito, Machachi, Otavalo et El Tambo (près de Papallacta), on a été hébergé pour entre 7 et 10$ par personne (souvent nous 3 dans une chambre, ou en dortoirs). A midi, on trouve partout des almuerzos pour 2,50 $ (soupe + plat + jus de fruit en général). Pas de problème pour trouver des distributeurs de billets pendant mon séjour.
Si vous avez l'occase de venir pendant le Carnaval (Février), allez-y, vous replongerez en enfance en faisant des batailles de peinture et de mousse avec les gens de là bas !
J'ai trouvé les gens très sympas, très avenants, et les paysages sont magnifiques :)
En espérant avoir pu en aider certains,
Florent
Aéroport de Bangkok à 20h30: taxi pour Kanchanaburi? English translation pending
je voudrais soumettre à votre sagacité une idée avant de la proposer à notre petite troupe voyageuse:
nous partons trois semaine au cambodge en fev, 3 adultes et 2 enfants.
nous atterissons à bangkok 20h 10;il est prevu une nuit ou deux avant d aller vers le cambodge.
nous buttons sur l endroit ou les enfants pourront se baigner avec elephants..
le mondolkiri au cambodge nous interresse , en thailande , on nous a deconseillé ko chang, la region de kanchanaburi est à proximité et serait donc plus simple à coupler avec itineraire
D'OU MA QUESTION:
est ce completement idiot d imaginer que l on pourrait aller directement de l aeroport en taxi vers kanchanaburi? est ce possible de nuit?
serait ce tres cher?
demander à une guest house?et se reposer sur place. aller ensuite dans un des parks qui serait bien.
qu en pensez vous ? quel conseils ?
Transport Gilimanuk - Pemuteran (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Indonésie la semaine prochaine avec mon mari et après avoir traversé Java nous aimerions aller à Pemuteran.
Quelqu'un pourrait-il me dire comment aller de Gilimanuk à Pemuteran sans passer par les sites touristiques ? Sachant que nous préférons ne pas louer de voiture sur place... 2e question, qui va de soit, quelqu'un pourrait-il me conseiller un losmen ou guesthouse à Pemuteran ? 3e question (toujours très logique) : y a t'il des bemo ou autre transport reliant Pemuteran à Ubud ou faut-il obligatoirement passer par Lovina ? et une 4e, pour la route, Munduk vaut-il le detour pour 1 jour ou 2 ?
En vous remerciant d'avance !!
Nous partons en Indonésie la semaine prochaine avec mon mari et après avoir traversé Java nous aimerions aller à Pemuteran.
Quelqu'un pourrait-il me dire comment aller de Gilimanuk à Pemuteran sans passer par les sites touristiques ? Sachant que nous préférons ne pas louer de voiture sur place... 2e question, qui va de soit, quelqu'un pourrait-il me conseiller un losmen ou guesthouse à Pemuteran ? 3e question (toujours très logique) : y a t'il des bemo ou autre transport reliant Pemuteran à Ubud ou faut-il obligatoirement passer par Lovina ? et une 4e, pour la route, Munduk vaut-il le detour pour 1 jour ou 2 ?
En vous remerciant d'avance !!
Déplacements à moto autour d'Amed à Bali? English translation pending
Bonjour à tous
Dans mon prochain voyage à Bali en juillet prochain j'aimerais passer quelques jours dans la region d'Amed.Après une semaine à Ubud je compte passer 2/3 jours autour de Munduk/lovina et de là rejoindre Amed par la navette Perama.
Faut-il cependant que je loue une moto ensuite pour rejoindre Amed au terminus de la navette ?Cette région est-elle bien désservie par les bémo ou, vraiment, faut-il une location 2 roues ? En ce qui concerne l'hebergement, j'ai l'impression que par là-bas il n'y a pas trop de soucis pour trouver sans réserver...?
Merci pour vos utiles reponses🙂
Dans mon prochain voyage à Bali en juillet prochain j'aimerais passer quelques jours dans la region d'Amed.Après une semaine à Ubud je compte passer 2/3 jours autour de Munduk/lovina et de là rejoindre Amed par la navette Perama.
Faut-il cependant que je loue une moto ensuite pour rejoindre Amed au terminus de la navette ?Cette région est-elle bien désservie par les bémo ou, vraiment, faut-il une location 2 roues ? En ce qui concerne l'hebergement, j'ai l'impression que par là-bas il n'y a pas trop de soucis pour trouver sans réserver...?
Merci pour vos utiles reponses🙂
De Sanjiang à Kaili: pays Dong English translation pending
bonjour
je compte "faire "la traversée du pays Dong dans quelques semaines .
que pensez vous de cet itinéraire (nuitées)
sanjiang & chenyang diping (peut être Long'e) zhaoxing liping kaili
chacune de ces localités offre t elle des possibilités d'hébergement - même sommaire (mais "safe" ) est il possible de joindre chacune d'elles à la suivante en une journée de bus ( avec changement s'il le faut)
répondez moi svp -si vous connaissez le sujet.....
merci🙂
sanjiang & chenyang diping (peut être Long'e) zhaoxing liping kaili
chacune de ces localités offre t elle des possibilités d'hébergement - même sommaire (mais "safe" ) est il possible de joindre chacune d'elles à la suivante en une journée de bus ( avec changement s'il le faut)
répondez moi svp -si vous connaissez le sujet.....
merci🙂
Circuit au Québec de deux semaines, départ fin septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Toute notre famille se cotise pour offrir à mes parents un voyage au Quebec pour leur 50 ans de mariage ! Ils ont 75 ans, en pleine forme, trés cool, et revent d'y aller depuis toujours. Départ fin Septembre, 2semaines.
Ils partiront avec 2 couples d'amis à eux, donc ils seront 6.
Mes questions: 1) devront-ils réserver à l'avance leurs B&B ou auberge sachant qu'il faut donc 3 chambres à chaque fois ? 2) Y'a t il des baleines à cette saison à Tadoussac ? 3) Peuvent-ils envisager des voir les chutes du Niagara + rive Nord et rive Sud du St Laurent en 2 semaines ?
Autres suggestions ??? J'ai la chance de connaitre Les Launrentides mais sur le reste je ne peux pas les conseiller.
Merci à tous pour vos réponses. Et bises à tous nos cousins... A+
Toute notre famille se cotise pour offrir à mes parents un voyage au Quebec pour leur 50 ans de mariage ! Ils ont 75 ans, en pleine forme, trés cool, et revent d'y aller depuis toujours. Départ fin Septembre, 2semaines.
Ils partiront avec 2 couples d'amis à eux, donc ils seront 6.
Mes questions: 1) devront-ils réserver à l'avance leurs B&B ou auberge sachant qu'il faut donc 3 chambres à chaque fois ? 2) Y'a t il des baleines à cette saison à Tadoussac ? 3) Peuvent-ils envisager des voir les chutes du Niagara + rive Nord et rive Sud du St Laurent en 2 semaines ?
Autres suggestions ??? J'ai la chance de connaitre Les Launrentides mais sur le reste je ne peux pas les conseiller.
Merci à tous pour vos réponses. Et bises à tous nos cousins... A+
Voyager en individuel en Indonésie? English translation pending
Bonjours à tous,
Nous préparons un voyage en individuels, mon épouse et moi en Indonésie en Mai2008.
Y est-il facile de voyager individuellement comme au VietNam ou en Inde?
Arriver dans une agglomération et trouver "hotel" et "restaurant" sans devoir réserver.
Y at'il des petites agences locales de tourisme comme il en existe partout au Vietnam?
merci
Hôtel Brisas del Caribe English translation pending
Je planifie mon premier voyage à Cuba pour le mois d'avril 2007. Je pense réserver au Brisas Del Caribe. Les commentaires sont bien différents d'une personne à l'autre sur ce complexe, surtout à ce qui a trait à la nourriture et à l'hébergement. J'aimerais bien savoir le genre de nourriture offerte (au buffet et à la carte), est-ce que le choix est quand même assez varié, de bonne "qualité" ? Je ne m'attend pas à de la gastronomie, ce n'est pas le but de mon voyage. Est-ce qu'on peut comparer à d'autres 4* de Cuba ? Pour ce qui est de l'hébergement, on m'a conseillé une chambre familiale (je voyage avec mon conjoint et mon ado) situé dans la partie la plus récente à côté ou en arrière du bâtiment principal, est-ce vraiment mieux ? Je voudrais être assez proche de la plage et près des services offerts à l'hôtel, est-ce que cette partie est proche du bâtiment principal et de la plage? Et dans le bâtiment principal, est-ce qu'il y a des chambres avec deux lits doubles ? En général, selon les commentaires et les descriptions, ce complexe semble être quand même très bien ? J'apprécierais avoir vos conseils. Gros merci ! 😉
La Chine "éternelle" English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China
Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine...
A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes.
Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures.
Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres.
Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation.
Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).
Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!
Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.
Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.
Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.
Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte
Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).
Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!
Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cupping
Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus
Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?
Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.
Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !
Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.
Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's
Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espelette
Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.
Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du monde
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cuppingMardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espeletteMardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du mondePasser de l'Inde, au Népal, par l'Himalaya pour se rendre au Tibet English translation pending
Moi et un ami avons l'intention de nous rendre en Inde, pour ensuite marcher jusq'au Népal, traverser l'Himalaya, pour ensuite arriver au Tibet. Et ce, durant la période estivale.
Mais c'est la première fois que nous faisons ce genre de voyage, et nous ne savons pas trop comment nous y prendre.
Nous aurions besoins d'information relative concernant le budget nécessaire (nous allons généralement coucher dans une tente et nous allons aussi nous déplacer le plus souvent à pied et nous allons partir environ durant un mois, un mois et demi). Le matériel nécessaire pour une tel entreprise.
Dans le fond tout ce qu'il y a savoir lorsque l'on entreprend de faire un trekk dans ces régions éloignées.
Merci d'avance à ceux qui saurons me répondre.
Itinéraire de Delhi à Bombay English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Voyage seule: excursions au Bénin ou ailleurs en Afrique English translation pending
Salut !
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
J'hésite à aller au Bénin ou ailleurs en afrique , dans le but de faire des excursions et de voir le plus de faune possible... Avez-vous des suggestions quant aux pays / parcs nationaux les plus intéressants ? Comment se déroulent les excursions ? Femme seule blanche donc pays pas trop " trashhh" et sécure
Mylène
Itinéraire de 15 jours Québec - Gaspésie en camping-car English translation pending
Bonjour
Nous allons effectuer cet été un voyage de 15 jours au Québec en camping car avec trois enfants
Nous avons fait le choix de ne pas visiter les villes de Montréal et Québec
Je ne détaille pas les visites envisagées car j'aimerais savoir si dans un premier temps cela vous semble envisageable au niveau trajets.
Notre itinéraire serait approximativement le suivant. Pourriez vous me donner vos avis et conseils?
Etape 1 Montreal
Etape 2 Rivière du loup
Etape 3 Parc du Bic
Etape 4 Parc de la Gaspésie
Etape 5 Parc de la Gaspésie
Etape 6 Percé
Etape 7 Percé
Etape 8 Bonaventure (pour faire la descente de la rivière)
Etape 9 Vallée de la Matapédia
Etape 10 Tadoussac
Etape 11 Région de Charlevoix
Etape 11 Quebec
Etape 12 Parc de la Mauricie
Etape 13 Parc de la Mauricie
Etape 14 Montréal
Ayant lu que la Gaspésie "était incontournable" nous avons opté pour un tour de la Gaspésie en délaissant le Saguenay, le Lac Saint Jean et par conséquent le Zoo de Saint Félicien. Auriez vous un autre "parc animalier" à nous conseiller notamment en Gaspésie?
Merci de vos avis et conseils
Ayant lu que la Gaspésie "était incontournable" nous avons opté pour un tour de la Gaspésie en délaissant le Saguenay, le Lac Saint Jean et par conséquent le Zoo de Saint Félicien. Auriez vous un autre "parc animalier" à nous conseiller notamment en Gaspésie?
Merci de vos avis et conseils
Trekking in Guizhou Province, Southern China
We watched the show "Rendez-vous en terre inconnue" in Guizhou Province, China. Those stunning landscapes really made us want to go trekking in the region.
Do you have any valuable tips to share to help us plan this trip?
Islande: 14 jours en juillet 2015 English translation pending
Tout d’abord merci à tous ceux qui par leur témoignage et leurs conseils (Aginum, Kriki, Hohl, Bersviss) m’ont aidé à préparer ce voyage. A mon tour de donner quelques infos et impressions qui j’espère aideront les futurs voyageurs.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale
J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.
J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.
Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.
Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.
J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur
Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.
J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.
Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale

J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.

Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.

Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur

Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.

Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.