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Ivresse du silence dans le Sahara marocain English translation pending
by Ekade · 2019-06-15 · 14 replies
Merci à toutes les personnes qui alimentent ce forum avec des informations de qualité et permettent ainsi aux autres de préparer au mieux un voyage Merci à Kola et à son inspirant carnet de voyage qui contribua à construire cette randonnée

Voyage dans le désert un père, sa fille, les pieds dans le sable Ce chant est pour Toi, Lory…

Jeudi… Il pleut à Bruxelles. Il fait froid... L’oiseau de fer s’élance sur la piste. J’absorbe son énergie grisante pendant que « Tomorrow never knows » pulse dans mes oreilles. Marrakech nous accueille sous une chaleur estivale. La journée sera longue avant d’arriver à notre bivouac de cette nuit. Pas le temps de déambuler dans la ville, nous partons vers Zagora. Arrêt tardif pour engloutir une omelette berbère. Nous trempons nos pains dans une huile d’argan. Délicieux ! Après plus de huit heures de trajet, nous arrivons enfin à La Fibule du Drâa. Lahcen Sarti nous fait visiter la fibule, on s’imprègne doucement de l’atmosphère. Devant une vieille carte jaunie de la région où quelques photos aux couleurs évanouies sont épinglées, nous découvrons notre marche. 6 nuits à dormir à la belle étoile, au plus près de notre terre. 22h30, une 4x4 poussiéreuse nous emporte enfin vers notre première nuit sous les étoiles. Nous débarquons fatigués, au milieu de nulle part dans un reg perdu. Nous faisons connaissance avec Brahim, notre guide et cuisinier. La tente est montée Il prépare une tajine pendant que Laurie et moi luttons pour ne pas fermer les yeux. On s’enroule dans nos sacs, il doit être 2 heures du matin..



Vendredi… Les dromadaires d’abord Les chant des oiseaux ensuite Je vais à la rencontre de nos trois dromadaires salut matinal. Youssef, notre chamelier apparaît, on se dit bonjour. Petite ascension pour goûter le paysage montagne de pierres, silence assourdissant, il m’enveloppe lentement. Je me débarrasse de mes lourdeurs citadines et m’ouvre aux vibrations de notre terre. Après un petit déjeuner copieux, nous partons pour notre première marche. Cœur ouvert, les sens éveillés, mouvements invisibles qui m’entourent, mots légers qui farandolent sur les cailloux goûteux. La piste se rétrécit. Lambeaux de tissus accrochés à une maigre végétation, scarabées aux démarches saccadées dans le Jbel Abbas. Arrivée dans un petit canyon à l’ombre, à côté d’une gelta où croassent un nombre impressionnant de crapauds Rituel qui se répétera avant chaque repas tout au long de notre randonnée Brahim dépose un plateau avec nos verres de thé, des biscuits et des cacahuètes Le soir, c’est un décor de carte postale qui nous accueille, petit oasis où la verdure se pare de belles couleurs. On entend au loin quelques rires portés par le vent, quelques sons de la derbouka ou alors, je suis peut-être marabouté et un Djinn malin se joue de moi. La lumière décline, et peint la colline d’un orange ouaté qui invite à la rêverie. Le ciel se pare d’étoiles, elles seront les veilleuses de mon corps lourd.



Samedi… Nous quittons Achkid Brahim vient vers moi, nous accordons nos pas. Il est guide depuis longtemps, son visage est tanné par la soleil. Il travaille depuis longtemps pour la Fibule. Papa heureux de trois enfants. J’aime ses silences, nous les laissons grandir entre nous, ils nous enveloppent avec douceur. Youssef parle beaucoup et s’emporte facilement contre ses dromadaires. Il reste distant tout en nous observant du coin de l’œil. La communication est compliquée, les gestes remplacent les mots. Les montagnes palpitent leur minéralité, j’écoute et ressent leurs vibrations chantantes Petit à petit le sentier devient plus sableux, les méchantes pierres pointues se font plus rares. La piste se transforme en erg. Devant nous commencent les dunes. Nouvelle végétation, les Calotropis sortent de terre, elles indiquent la proximité d’un point d’eau mais attention au latex qui coule de leurs feuilles, il peut rendre aveugle. Traces de bousiers, traces de lézard, mille signes d’une vie qui grouille dans cet univers pas commode Pause midi sous un grand Tamaris, ombre bienveillante agrémentée d’une légère brise. Tension qui se relâche. Les pas s’enlisent parfois dans le sable mou. Le corps peine à trouver son rythme, à harmoniser sa cadence. On glisse. Laurie souffre, peste sur ce sable glissant, attend avec impatience notre bivouac du soir. Traces de pneus qui se croisent, se perdent un peu plus loin. On suit presque l’ivresse du chauffeur, sa joie enfantine. Encore quelques dunes et nous arrivons à l’erg Lmsafi. Notre takhamt se monte sous un léger vent, on mettra du sable et nos trois Tahaouit pour l’empêcher de s’envoler. Les dromadaires sont entravés. Mimoun le premier de la caravane, blanc et majestueux sautille vers les épluchures et restes de nos repas. Chigaga veille sur nous. Demain j’irai gravir cette belle dune à l’aube pour suivre le réveil de Tafoukt



Dimanche…. Montée de Big Mamma Lumière grise dans une palette de nuances étonnantes Les couleurs changent rapidement. Le silence m’aspire. Couleurs ocres, fauves d’un nouveau tableau minéral. Fraîcheur du sable sur mes pieds. Le spectacle de ce jour qui se lève est vivifiant. Brahim en bas prépare le thé. Youssef récupère les dromadaires. Je devine Laurie enfouie dans son sac de couchage. Je m’imprègne de toute cette beauté avant de redescendre. Journée harassante entre montée et descentes de dunes, entre sable mou, sable dur. La fatigue m’étourdit, l’ivresse pas toujours. Trouver les passages plus durs. Soudain, Youssef plonge vers un monticule et attrape un lézard poisson du désert. Son corps est humide, visqueux. Quelle adaptation à son milieu, il se déplace en ondulant très vite son corps pour s’enfoncer dans le sable. Cela ressemble à une nage de poisson. Je ramasse une belle pierre fossile, polie par le vent et quelques coquillages, témoin d’un passé riche en mers et lacs. Laurie n’en peut plus, trop de soleil, trop d’efforts, l’impression de ne pas avancer. Laurie passera l’après-midi sur le dos de Mimoun. On rejoint un nouveau plateau, les dunes s’éloignent.



Lundi… Arrivée sur un plateau marin. Nous partons chercher du bois pour le pain de sable . Le feu ensorcelle, les flammes dansent joyeusement alors que la nuit enveloppe l’espace. Farine, eau, un peu de levure, Youssef frappe et retourne la pâte pendant de nombreuses minutes. Les braises sont flamboyantes, écartées. Youssef enterre sa pâte, la recouvre de sable et de braises. Une petite demi-heure de cuisson et le pain est prêt. Un vrai délice ! On partira rejoindre les bras de Morphée sous les crépitements du bois qui se consume lentement



Mardi… Lever avec le soleil On quitte le plateau et sa fourmilière. Un joli festin régalera ses hôtes. Les dunes s’aplatissent faisant place à de grands plateaux. Mon corps chaloupe agréablement dans ce nouveau décor. Le désert pénètre dans les interstices de mon âme. Je me sens éclaté aux quatre vents. Je rassemble mes pensées éparses tant bien que mal. Brahim vient à mon secours et rit de mes troubles. C’est follement gai. A la maison de Brahim, on attend son retour. On attend ses yeux remplis de sourires ensoleillés. On attend ses plats mijotés dans la cuisine, ses tajines parfumées délicatement enrobées de légumes goûteux. Brahim part souvent pour plusieurs semaines. Je l’envie. Pause déjeuner sous un magnifique Tamaris qui offre ses feuilles à nos dromadaires. Mimoun se délecte de nos pelures d’orange. Salade de crudités, tajine aux légumes et sardines. On repart pour une dernière marche vers M’Hamid, Laurie a pris l’habitude l’après-midi de monter sur Mimoun Nous croisons les restes d’un dromadaire. Le vent est de plus en plus présent et forme devant nous, de petites tornades. Au loin, un attelage sans conducteur, une famille qui suit, s’arrête, prise dans les bourrasques de vent. Dernier bivouac. Je regarde notre Takhamt se dresser, la cuisine toujours établie à gauche, va savoir pourquoi ? La tajine est déjà sur le feu, notre thé fort et sucré sur le plateau avec les biscuits et les cacahuètes Un dernier feu brûlera toute la nuit



Mercredi… Difficile réveil Je vide mon sac. Des présents pour Brahim et Youssef Je me sens éveillé, en harmonie avec la Nature, triste de ne pas prolonger encore un peu ces moments Retour vers la cité, le bruit Nous passons par Tamegroute, c’était la route des caravanes qui partaient pour Tombouctou. Visite d’un atelier de poterie On repart pour Zagora où Lahcen nous attend. Nous aimerions nous poser doucement, Laurie et moi et flâner sans but jusqu’au repas du soir à la Fibule, mais une nouvelle visite nous attends. Nous irons ce soir chez Lahcen. Il nous présente sa grande famille. Entre le thé, les dattes, les pâtes de fruit et autres sucreries, nous partageons avec gaîté nos différences.

Retour tardif à la Fibule pour le dîner. Mon corps sableux s’endort sans mal.



Jeudi…

Lever à 4 heures. Traversée des montagnes sous la pluie, la neige et tous ces travaux qui n’en finissent plus. Je suis passé par ici il y a 20 ans et le passage de ces cols était déjà toute une histoire ! Laurie dort. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Sourire d’ange. Voyage dans mon espace-temps.

Je suis presque bien...

L'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084? English translation pending
by Ananastasia · 2019-06-02 · 22 replies
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ? Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ? Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore

Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.

De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.

Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…

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Bonjour chers amis VF! Ce compte-rendu, je m’étais dès le départ bien promis de ne pas l’oublier, ou pire, négliger de le faire. Surtout parce que MSC était pour nous une toute première croisière avec une compagnie NON américaine, et c’était pleinement désiré! C’est que notre charmant voisin vedette Trump aux politiques pro-armes et protectionnistes m’avaient particulièrement révolté. Voilà pour mon petit boycott personnel… 😉 Quoi qu’il en soit, je serai souvent tenté de comparer avec les compagnies américaines que je connais.

Bref, nous avions acheté un forfait croisière Vacances Transat, comprenant les vols, les transferts, la croisière de 7 nuits (en cabine balcon B2 – Expérience Fantastica) et un forfait boissons de 12 consommations par personne pour les 7 jours… Une représentante Transat locale nous attendrait à destination et aussi pour le retour. Le vol Montréal / Pointe-à-Pitre était à 7h10 le jour même, arrivée prévue à 12h10, puis transfert en autobus (imaginez, 2 bus presque pleins de Québécois!).

Itinéraire : départ de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe / Road Town, Tortola / Philipsburgh, St-Maarten / Roseau, Dominica / Basseterre, St-Kitts / St-Johns, Antigua / Fort-de-France, Martinique, et retour à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe. Trois de ces endroits étaient nouveaux pour nous : Guadeloupe, Tortola et Dominica. Pour la Martinique, ça remonte à 1984!

Embarquement : nous sommes finalement débarqués du bus au port de Pointe-à-Pitre vers 12h45, au minuscule terminal de croisière (on est loin des terminaux monstres de Fort Lauderdale, Miami ou Cape Liberty!). Sur le formulaire d’embarquement l’heure mentionnée pour le « check-in » est 13h00. On se dit, c’est parfait, on arrive au bon moment. Bien non. Nous constatons que non seulement le personnel sur place est quasi inexistant, on nous laisse poireauter debout avec nos bagages…😠 À la chaleur, dont toutefois on ne se plaindra pas! A l’intérieur du terminal, une petite table où on met à notre disposition une minuscule ration de punch aux fruits, aussi tiède que dilué… J’ai déjà vu mieux comme accueil…

Quelques passagers dont moi-même se plaignent de la situation à une employée MSC ne fournissant en anglais que des réponses de politicienne. Vers 13h30 j’accroche un officier qui passait, lequel me répond de manière correcte que dans de petits ports comme ici, ce sont les employés du port et non ceux de MSC qui gèrent les bagages et qu’ils ne commencent à travailler qu’à 14h00. Patience, donc! Mais pourquoi on nous demande de se pointer à 13h00, alors?😐

En passant, leur document « Embarkation Form » est en anglais seulement, comme sur le site Internet, y compris dans notre compte-client. Faut croire que pour la branche américaine de MSC, MSC Cruises USA, les francophones de l’Amérique du Nord ne pèsent pas très lourd!🏴‍☠️

Ensuite, on a trouvé pour le moins inhabituel le processus d’embarquement, prise de photo, remise de la « Cruise Card », enregistrement / jumelage de notre carte de crédit, etc. Ma « distraction » m’a valu un peu plus tard un avertissement, que j’ai dû régler avec la réception : habitué chez les américains où l’enregistrement de la carte de crédit se fait toujours au check-in, j’ai malencontreusement oublié de le faire à un des « Cruise Card Activation Points ». J’y ai eu le bonheur de goûter en français à la médecine d’une employée franchement condescendante sinon arrogante.

Bon, assez « râlé »… Pour l’instant…. Globalement je dois dire que nous avons apprécié cette croisière, entre autres parce que nous avions une escale tous les jours. De surcroît, détail non négligeable, nous avons bénéficié de plusieurs occasions de discuter avec des passagers francophones, québécois comme nous bien sûr, mais aussi d’origine française, belge, suisse, allemande, africaine, etc., et de nombreux autres, de la Guadeloupe, et de la Martinique! Tous d’agréable compagnie.🙂

Donc nous montons à bord, tout contents et quelque peu désorientés. Assurément, une bonne visite de ce navire à la fois nouveau et assez imposant sera nécessaire. Dès lors, les décors variés retiennent notre attention : par exemple, le « Phoenician Plaza », que nous traversons soudainement, nous rappelle certains décors de films religieux du temps de Pâques! C’est du jamais vu pour nous, mais on se dit que, après tout, MSC est une compagnie européenne.😇

Nous découvrant soudainement comme Obélix un p’tit creux, nous montons au Buffet Inca & Maya, dont le décor mais surtout la disposition des espaces libre-service suscite quelque attention. Notons la qualité fonctionnelle et la beauté des tables. On déplore l’absence totale de beurre salé, auquel nous sommes habitués, seuls les emballages individuels de beurre non salé sont disponibles… Bon, va falloir faire avec.

L’estomac suffisamment distendu, nous descendons d’un pont pour rejoindre notre cabine. Apparemment nos cartes on allait les retrouver dans la cabine. On se dit tiens, comment on va faire maintenant pour entrer si on n’a pas nos cartes, sinon que la porte sera ouverte? Bien oui, la porte est entrebâillée et nos documents sont sur le lit… Avec nos cartes.

Sauf que, encore une nouveauté pour nous mais pas vraiment positive, les cartes indiquent aussi le numéro de cabine! T’as intérêt à ne pas perdre ta carte! 😠En passant, si ça vous intéresse, nous sommes allés faire poinçonner nos cartes à la réception, un beau trou de 6mm, parfait pour les garder accrochées au cou quand on est sur le bateau; c’est plus solide et pratique que les petites pochettes en plastique mince vendus partout.

« Briefing de sécurité » : ce n’est pas nouveau, mais comme il y a des passagers qui sont montés et d’autres qui descendent, la circulation à ce moment dans les espaces publics est perturbée et des membres du personnel semblent parfois dépassés, ce qui se répercute sur leur amabilité. Ça se reproduira en Martinique. De plus, il faut s’y rendre avec nos vestes de sauvetage, ce qui n’est pas la norme partout dans l’industrie.

Langue : nous avons été étonnés de constater sur un navire MSC que le personnel était de multiples nationalités, comme il est habituel de voir chez les compagnies américaines, à la différence près qu’ils étaient un peu plus nombreux à pouvoir nous servir dans la langue de Molière.

Les diverses communications écrites et le bulletin journalier au titre anglais « Daily Program », étaient ma foi traduits dans un français acceptable (ce qui n’est pas du tout une priorité chez Celebrity, au point qu’on préférait avoir l’original anglais!).

Pour ce qui est de la langue des excursions, ce n’est pas tant la difficulté de recueillir assez de participants, mais bien comme on nous l’a expliqué, de mettre la main sur des guides qui peuvent effectivement parler français. Je dois dire qu’on n’a pas eu à se plaindre de ce côté, MSC a fait les efforts requis.

Cabine : nous avions l’impression que la superficie de la cabine était suffisante et semblable aux cabines balcon ordinaires sur Celebrity ou Royal, mais la salle de bain, elle, est nettement plus petite. La douche est petite avec de petites portes pivotantes et non coulissantes… S’y glisser est un peu plus ardu; la pression de l’eau de la douche téléphone était faible, vraiment pas de quoi défriser, et l’eau chaude était longue à nous parvenir… 😕



Le cabinier était sympathique et faisait un très bon travail, sauf que le premier soir il nous avait oubliés (nous causant un petit souci le lendemain matin, nos seules débarbouillettes étant « usagées » de la veille…). Je me demandais par ailleurs si pour les passagers européens MSC mettait à disposition des gants de toilette au lieu des débarbouillettes? Gros gros questionnement… 😎😉

Concernant la localisation de la cabine 13103 au pont 13, dans partie centrale « cintrée », le porte-à-faux important du pont 14 (où se situe le Turquoise Bar) ne nous a pas dérangé au niveau de la vue ni empêché de jouir du soleil sur le balcon, n’étant pas friands des séances de « rôtissage »… Mais il y a eu un impact sur la luminosité en cabine, et surtout du bruit des chaises qu’on déplaçait, au bar juste au-dessus, quand nous étions assis sur notre balcon. Pas dans la cabine.



Pour la télé, nous avons été ravis de constater que plusieurs chaînes francophones étaient disponibles. Quant à la vérification à l’écran de notre compte de dépenses, c’est plutôt chaotique.

Rapport qualité/prix : pas donné pour une semaine. Pour deux, le forfait a coûté plus de 5,000$ CA. Ayant par le passé été par 3 fois échaudés avec des excursions achetées en ligne et à terre, nous avons acheté nos 6 modestes excursions de MSC, dont les prix variaient de 40 à 80 € par personne, soit près de 1,500$ CA au total. Très chères, surtout avec le taux de change et les frais que l’émetteur de la carte ajoute : 1.56! Mea culpa. 😊

Par contre, petite consolation, les frais de service sont plus raisonnables : 10 € au lieu de 14,50 USD chez Celebrity (juin 2018). Une différence concrète pour nous de plus de 4,00 $ CA /personne/jour, soit ± 26%.

Autre bon point : les sollicitations à bord pour nous faire dépenser en forfaits de toutes sortes sont nettement plus discrètes; à part le feuillet « Daily specials », je ne me rappelle pas avoir été harcelé de vive voix. 🙂

Service : bon en général, comparable à ce à quoi nous sommes habitués, sauf en salle à manger, pour le souper, où le service est très lent. On n’offre pas d’emblée le café au moment du dessert, faut le demander. Le vin est l’affaire de l’assistant serveur, pas vu de sommelier, du moins à notre table de 8, du premier service.

Nourriture : c’est plus difficile de comparer objectivement que je l’aurais cru. Dans l’ensemble on voit que la clientèle étant différente, le type et la variété sont différents, et pas grand-chose à redire au niveau de la qualité. Je parle surtout du buffet. Par contre, en salle à manger le soir, si la qualité est tout à fait satisfaisante, la présentation simpliste des assiettes nous a souvent déçus; de fait, j’aurais pu aller me faire une assiette semblable au buffet avec les mêmes plats (et je vous assure, je ne suis pas très doué en cuisine). Pas trop trop de fignolage, en tout cas bien moins que chez les américains (Celebrity, Royal Caribbean…).🤪

Divertissement : les spectacles au Platinum Theatre ont en commun le décor simpliste inchangé, ou presque (rideaux et escaliers, ils changent les couleurs de l’éclairage, c’est à peu près tout. Si les chanteurs, danseurs et acrobates sont très bons, parfois même impressionnants, c’est au niveau mise en scène que ça déçoit : les thèmes différents annoncés sont un prétexte pour nous faire accepter la répétition de la même formule soir après soir, exception faite des costumes. Le choix des pièces avait souvent peu à voir avec le thème. 😐 L’utilisation des allées par les artistes apportait toutefois un peu plus de couleur aux performances.

Voici les spectacles auxquels nous avons eu droit : Astérix vs Cléopatra / The Amazing Mask / My life in music / Flowers / Woodstock / Ghostmasters / et Sogno Italiano, que nous avons « sauté ». La langue de Shakespeare est donc à l’honneur…

Tenue vestimentaire : une seule soirée de gala, je pense que c’est assez. Les autres, tenue décontractée. Par ailleurs, on a trouvé que dans l’ensemble les passagers étaient assez respectueux des « normes ». On n’était plus tellement habitués à ça, chez les américains, où on a souvent vu des gens qui se laissaient un peu trop aller dans le décontracté…

Excursions : pour ce qui est de leur gestion logistique et du processus, de bons points et de moins bons. Le positif : avant chaque excursion, le déroulement au Platinum Theatre est bien rodé, avec grand écran explicatif, 😛remise des autocollants et débarquement, etc. Le négatif : le point de rencontre et les horaires de départ des excursions ne sont connus que la veille au soir, sur la page frontispice du Daily program, pas sur les billets.🙁

Je n’énumèrerai pas les excursions que nous avons faites; je pourrai donner des infos en MP, le cas échéant…

Débarquement : je ne sais pas comment ils y sont arrivés, mais même sans nous avoir demandé de remplir au préalable un questionnaire pré-débarquement, le tout s’est très bien déroulé. Chapeau.

En conclusion, pour ceux qui aiment, voici d’autres « images ».

Road Town - Tortola Bienvenue...



Merde, on passe où? 😉

Philipsburg - St-Maarten





Tchoo-Tchoo! 😎 Boutique Hollandaise - Excellent gouda vieilli 😛 Qu'y avait-il à cet endroit? 😕 Quelle tuile leur est tombée sur la tête? Nouveau parlement 😮

Roseau - Dominica











Suite sur autre message pour d'autres photos... Limite de 20 oblige...😄
Île de Chiloé, région de Los Rios et de Los Lagos autour de Puerto Montt English translation pending
by Jacou0109 · 2019-04-26 · 1 reply
29/2 de Quellon à Castro Temps légèrement couvert, nous prenons un taxi pour nous amener (1500CLP=2€) à la station de bus pour Castro : Nous nous installons dans un super bus semi-cama de luxe pour 1h30mn de voyage. Belle campagne verte, paysage ondulant, alternance de forêts, de prairies où paissent des vaches ou des moutons et de champs cultivés, nombreuses scieries. En arrivant à Castro nous partons à la recherche d'un loueur de voitures, en se renseignant on en trouve un près de la grand place, où nous réservons une voiture pour 3 jours. Sur notre demande il nous indique également un bon restaurant Esmeralda où nous nous régalons de ceviche et de poissons. Retour à l'O.T., visite de la cathédrale tout en bois de 1912, l'intérieur est particulièrement original avec ces colonnes de bois et le plafond de la nef. Le bâtiment annexe où se tient un marché artisanal est également très beau. Nous continuons notre découverte en allant voir les palafitos, ces fameuses maisons sur pilotis de toutes les couleurs depuis deux miradors accessibles à pied depuis le centre. Nous descendons vers le port et le marché artisanal où l'on trouve les mêmes objets en laine ou en bois qu’ailleurs. Nous hésitons un moment à prendre un bateau pour aller voir les palafitos de plus près mais nous manquons de temps. Nous devons être chez le loueur avant 19h.Là nous récupérons notre voiture une Chevrolet Aveo. Arrêt au marché alimentaire de la feria et en route pour notre cabaña située à environ 3km du centre nous avons mis beaucoup de temps à la trouver car elle est située dans une minuscule ruelle près de l'église de Nercon et il n'y a aucun panneau qui l'indique, le propriétaire est un homme sympathique comme toujours, et la cabaña est toute neuve, très esthétique avec des éléments en bois et pierre.

Castro : les palafitos

01/03 Castro

Il a plu cette nuit et au réveil le ciel est mitigé et changeant. Départ pour Castro et Dalcahue par une belle route goudronnée qui serpente à travers les collines très verdoyantes de Chiloe c'est vrai que l'on pourrait se croire en Europe, en Bretagne par exemple ou ailleurs le long de l'océan Atlantique. Le soleil joue avec les nuages premier arrêt à Dalcahue pour son église typique et le quartier du bord de mer constitué des bâtiments du marché artisanal et de celui des cantinières situé juste à côté face à la mer. Nous achetons des empanadas chez Lola au poste n° 8, nous prenons ensuite le traversier pour rejoindre l'île de Quinchao. Premier arrêt à Curaco Vellez. Ici aussi nous visitons une église et des maisons typiques en bois revêtues de bardeaux d'alerce, certaines sont très belles, qu'elles soient colorées ou non. La vie a l'air de s'y dérouler calmement, les gens vaquent à leurs occupations tranquillement. Nous poursuivons la traversée de cette île vers le SE en direction d'Achao : nous y déjeunons sur la terrasse vitrée au 1er étage du restaurant « Mar y Velas » idéalement situé face à la mer et le port. Puis nous repartons vers le bout de l'île jusqu'à Quinchao, petit hameau au bord de la mer avec une belle petite église. Ces églises chilotes représentent une des originalités de l’île à tel point qu’elles ont été inscrites au patrimoine de l’UNESCO, elles ont été construites entre le XVIIe et le XVIIIe siècle par les Jésuites et ont la particularité d’être en bois, souvent colorées de teintes vives. Retour chez nous en passant par Castro et ses habituels bouchons, car la route principale traverse toute la ville donc ça bouchonne !

Village de Tenaun

02/03 Castro

Temps un peu incertain ce matin mais il ne pleut pas. Nous prenons la route en direction de Chonchi, belle petite ville. Dans la partie haute une belle église colorée puis dans la descente vers le port quelques vieilles maisons revêtues de bardeaux en alerce (bois apparenté au cyprès). En bas il y a le port mais l'accès au quai est strictement contrôlé (désinfection des véhicules et des gens) à cause du virus qui décime les élevages de saumons. Sur place nous apprenons qu'il y a une « cantine » (Garlei) qui prépare un curanto, le plat national chilote ! D'autre part nous apprenons également qu'il y a un rodéo à Notuco à 14h30. Nous avions prévu d'aller à Cucao et marcher sur des chemins du parc national de Chiloe, que faire ? Comme nous avons un peu de temps devant nous nous repartons en voiture vers Cucao par une belle route qui longe de belles forêts de myrtes (arrayanes) et des lacs. Nous prenons la route puis la piste qui se termine devant une belle et interminable plage de sable. L'océan Pacifique roule de gros rouleaux et la plage est envahie d'embruns, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il ne fait pas froid mais une brise marine souffle. Après avoir marché sur la plage nous repartons vers Chonchi pour aller déjeuner à la cocineria Gardei d'un excellent curanto à base de : poulet, porc, chorizo, moules géantes, divers coquillages, patates, Le bouillon savoureux qui a servi à cuire tout ce mélange est servi à part : l'addition avec 5 verres de vin et 3 cafés est de 25000 CLP soit 32€ pour 4, sans le pourboire toujours suggéré. Nous partons vers le lieu du rodéo à Notuco tout proche. Il n'a pas encore commencé et les spectateurs se pressent derrière les barrières pour assister au spectacle. Le rodéo verra environ 8 cavaliers se mesurer à des chevaux rétifs sur une estrade, le speaker qui présente avec emphase les candidats, est accompagné d'un guitariste qui improvise et chante les louanges due chaque gaucho. Les cavalier, s tous patagons du chili ou d’Argentine et fiers de l’être, ont revêtu leur costume et se passent en attendant de monter en selle, un maté puis se préparent en enfilant des jambières. Beau spectacle, à l'entracte les visiteurs vont se détendre en allant manger un morceau dans les différentes cantines présentes dans des cabañas, les enfants et les adultes vont jouer au baby-foot, lancer des cerceaux pour gagner des bouteilles de vin, ou taper dans un ballon qu'il faut faire passer dans des trous évidés dans un panneau de contreplaqué. Les petits enfants se font payer un tour de voiturette à pédales et sillonnent la pelouse à toute vitesse. Un peu plus tard est organisé une course entre deux chevaux et les paris clandestins vont bon train ! La deuxième partie du rodéo commence et c'est encore une dizaine de candidats qui essaient de tenir le plus longtemps possible sur le cheval avant de se faire éjecter.

Rodéo

03/03 de Castro à Ancud

Nous faisons nos adieux à César le sympathique propriétaire et partons sous un ciel couvert en direction de Castro, Dalcahue et le petit village de Tenaun pour visiter sa fameuse petite église inscrite au patrimoine de l'UNESCO, malheureusement elle est fermée et personne n’est habilité pour nous l’ouvrir, dommage ! Le village tout petit s'étire le long de la mer et le long de la rue principale Nous reprenons la voiture en direction de Quemchi où nous nous arrêtons pour déjeuner chez Chejo, un restaurant sur le port qui dispose d'une belle terrasse. Excellent repas de poissons, jaiba, ceviche, empanadas de mariscos, et un plat de fruits de mer bouillis servi avec une vinaigrette et du riz : trop copieux !!! En quittant le restaurant, il commence à pleuvoir et la pluie nous accompagnera jusqu’à Ancud, compromettant notre intention d’aller voir la réserve de pingouins. Nous avons aussi perdu du temps car nous nous sommes trompés d'adresse de cabañas, nous pointant aux cabañas « azul y verde » vers Pillico alors que nous devions aller à l'Est d'Ancud après le grand pont ! Le temps restera couvert et pluvieux jusqu'en fin de journée. Nous aurons ainsi une image de Chiloe plus conforme au climat habituel de l’île connue pour ses brumes et sa pluie !

Port d'Ancud

04/03 d'Ancud à Frutillar

il a encore plu cette nuit mais le soleil perce les nuages dès 8h du matin, après le petit-déjeuner nous quittons notre cabaña et roulons jusqu'à Ancud, nous nous arrêtons devant le port faire quelques photos des bateaux de pêche multicolores avec une belle lumière. Nous nous garons ensuite près de la gare de bus Cruz del Sur où le propriétaire de l'agence de location viendra récupérer sa voiture à 12h30, en attendant nous arpentons les rues commerçantes de cette ancienne capitale de l'île, rien de bien original, de petits restaurants, des magasins de vêtements, d'outillage, des bureaux administratifs, des banques, des boutiques de téléphonie...nous allons déjeuner d'empanadas à la cafétéria de la station de bus puis à 12h30 nous remettons la voiture au loueur et allons acheter nos billets de bus pour P. Montt pour un départ à 14h10. Le bus mettra 2h30 pour rallier la grande ville de P.Montt. Nous nous séparons de Patricia et de Pierre-Paul qui vont loger dans le quartier d'Angelina et repartir vers la France, quant à nous, nous prenons un taxi pour rejoindre notre agence de location de voitures O’carrol en périphérie de la ville : là nous récupérons notre Suzuki et partons en direction de l'autoroute n° 5, en fait la route panaméricaine qui traverse tout le continent américain de P.Montt au nord du Canada ! Nous quittons par erreur l'autoroute trop tôt et nous nous retrouvons dans les embouteillages de Puerto Varas, nous reprenons l'autoroute jusqu'à Frutillar . Notre cabaña est grande avec 2 chambres à coucher et 2 salles de bains/wc. L'employée est aux petits soins, fait le ménage est à notre disposition pour allumer le feu.

Frutillar se révèle être, comme on l’avait lu, une colonie allemande, ou plutôt une petite ville de villégiature chic au bord d’un lac créée par des immigrants allemands au XIXe siècle : les panneaux « kuchen » sont légion et le style des vieilles maisons est sans ambigüité ! La promenade avec vue sur le lac est agréable, un peu plus loin le restaurant Club Aleman rappelle ses origines, tout comme le restaurant « Guten appetit ».

Ponton à Frutillar

05/03 de Frutillar au Salto de Petrohue Temps couvert, pas de volcan Osorno à l'horizon, nous prenons la route en direction de Puerto Octay puis contournons le lac vers Las Cascadas et faisons un premier arrêt peu avant le Salto de Petrohue, pour voir la Laguna Verde (encore une !) Le site avec parking est bien indiqué et quelques minibus et voitures y sont garés. Courte balade agréable dans la forêt, nous aurons même la chance de voir un martin pêcheur à l'affut sur une branche d'arbre posté au-dessus de la lagune. Nous continuons pour aller voir un peu plus loin le Salto de Petrohue, site touristique majeur bien équipé avec parking, boutiques d'artisanat, restaurants. Le Salto de Petrohue est en fait de belles chutes d'eau pas impressionnante par la hauteur de la chute mais par le fait que la rivière s'écoule dans un chenal basaltique très « étroit ce qui concentre le flux en formant de grosses vagues écumeuses. Il y a beaucoup de monde et la distance à parcourir est très courte. Au retour nous empruntons le chemin de los Enamorados un peu plus long mais avec de belles vues sur la rivière et sur la forêt humide qui encercle les chutes. Nous reprenons la voiture en direction du hameau de Petrohué, terminus de la route et de la piste au bord du lac de Todos Los Santos. Un sentier longe la plage vers le Nord, il n'y a plus personne ici, on se sent au bout du monde ! Au bout de 20 mn de marche à la hauteur d'un panneau informatif en bois, un chemin carrossable repart à l'intérieur de la forêt et revient en croisant le sentier de la Desolacón, jusqu'au bâtiment de la CONAF et au hameau de Petrohue.

Lichens de la forêt primaire

06/03 Frutillar. Temps couvert et pluvieux.Il ne nous reste plus qu'à nous reposer et profiter au maximum des charmes de Frutillar. Entre deux averses nous allons arpenter le village en suivant d'abord la très agréable promenade qui longe le lac et au bord de laquelle on été construites de belles maisons de style allemand, certaines transformées en hospedage ou en restaurant. Les deux églises (luthérienne et catholique) datent de la même époque, début du siècle. Concernant le passé germanique de la ville on peut se demander s’il s’agit d'une exploitation commerciale et touristique sans fondement réel ou d'une culture germanique encore vivante ? Je ne sais ? Il n'empêche que l'on a du mal à se croire au Chili, en plus avec ce décor de lac on se croirait plus aux bords du lac d'Annecy ou du Léman. De plus comme Frutillar est un village plutôt chic et bling bling avec son festival de théâtre et de musique, les touristes qui y viennent ont plutôt l'apparence de ceux au teint clair et à la bourse garnie que l'on voit chez nous ! Finalement nous avons passé cette journée comme de vieux curistes ou festivaliers (sans festival) à nous promener entre les gouttes et à lire dans notre cabane confortable au coin du feu !



Frutillar : on se croirait vraiment en Forêt Noire !!!

07/03 de Frutillar à Coñaripe

Réveil sous un ciel un peu plus clair, mais le volcan Osorno reste complètement caché sous les nuages. Nous quittons Frutillar et prenons la Ruta 5 jusqu'à Los Lagos : c’est une autoroute à péage mais un peu particulière puiqu’il y a des arrêts de bus sur l'autoroute et même des croisements ! A Los lagos nous prenons la direction de Panguipulli par une belle campagne verte tout en collines avec des bosquets et des arbres magnifiques. A Panguipulli on s'arrête pour faire des courses et déjeuner au restaurant l'Escuela (école hôtelière) un plat à compartir (à partager) composé de viande de bœuf, de poulet, de poivrons frits, de frites et de champignons. Nous craquerons pour une part de torta de chocolate tellement énorme que nous en emportons un bout. Puis on repart pour Coñaripe, notre étape de ce soir où nous arrivons vers 16h30. Je me dirige vers l'adresse repéré sur Maps me, rien pas de cabaña, on se renseigne, personne ne connait !On tourne un peu, toujours rien, en désespoir de cause nous allons à l'office du tourisme où nous apprenons que toutes les cabañas devraient être enregistrées mais que celle là ne l'est pas. Finalement la propriétaire répond au téléphone et vient nous chercher devant l'OT pour nous amener dans un coin perdu en pleine campagne, lieu impossible à trouver tout seul. La cabaña est toute petite, le ménage n'a pas été fait, l'équipement est plus que réduit, le lit n'est pas fait, il n'y a qu'une seule serviette pour deux !C'est pas la joie de plus on a payé pour 2 nuits ! On part au village faire un tour, finalement Coñaripe est plus grand que nous le supposions, les magasins de fruits et légumes se suivent les uns les autres, ainsi que les restaurants, il y a même un supermarché libanais ! On va à l'O.T. pour se renseigner pour savoir ce qu'il y a à faire : essentiellement deux choses, prendre les eaux dans les thermes d’eau chaude et aller marcher dans le Parc Villarica où plusieurs randonnées sont possibles. Retour à notre cabane, devant nos récriminations la propriétaire consciente des conditions précaires de sa location, nous propose de nous rembourser et nous laisse chercher un autre hébergement. Nous repartons au village, retournons aux cabañas déjà vues à notre arrivée. Nous en trouvons une pour le même prix et nettement mieux, nous voilà donc au « Cabañas Antu Majen ». Diner sur place, nous goutons aux pignons d'araucaria, spécialité mapuche, c'est farineux et ça ressemble un peu aux châtaignes de chez nous en plus fade.

Volcan Villarrica

08/03 Coñaripe Ciel bleu, pas un nuage à l'horizon, le volcan Villarica est bien visible depuis le village. Nous partons en voiture pour les thermes par une belle petite route goudronnée tout en virage et en dos d'ânes qui se termine comme toujours par du ripio. Nous nous renseignons sur les prix des différentes thermes puis continuons encore une dizaine de km jusqu'au refuge de la Conaf : là il n'y a encore personne, en attendant je prends le chemin appelé Merken qui doit faire 1km et serpente parmi une superbe forêt d'araucarias et longe une rivière. De retour au refuge où m'attendait Monique les gardes sont arrivés, ils nous permettent d'avancer en voiture jusqu'à la hauteur de l'araucaria millénaire. Là, je démarre le chemin mirador de Los volcanes qui est donné pour 3km et quelques centaines de mètres de dénivelé. Le sentier très pentu traverse une superbe forêt d'araucarias et de nothofagus d'une hauteur impressionnante, beaucoup sont morts sur pied et se dresse encore, tout blanc jusqu'à 20m de haut et plus. Le sentier traverse la rivière et continue de grimper de façon très raide par des escaliers plus ou moins hauts et réguliers. Au bout de 50 mn on sort de cette belle forêt pour arpenter les pentes de scories du volcan, le panorama se dévoile, un vent froid se lève. Je grimpe encore 10 mn et voilà le mirador qui permet de voir entre autres le Villarica et un autre volcan parfaitement conique vers le sud, s'agit-il du volcan Osorno ? La montée depuis le début du chemin m'a pris 1h. Retour par le même chemin et descente en 40 mn, cette fois c'est les genoux qui trinquent, à l'aller c'était le souffle ! Au retour de la balade nous nous sommes baignés dans les eaux chaudes des termas Vergara sur la piste en revenant vers Coñaripe : il y a plusieurs piscines, ouvertes ou couvertes, chaudes ou tempérées plus ou moins profondes, le tout dans un très bel environnement de nature avec des massifs de fleurs dont de magnifiques hortensias. Il y avait peu de monde, les piscines étaient calmes et peu bruyantes. Nous y avons passé un bon moment au soleil encore bien chaud de fin d'après-midi.

Forêt d'araucarias

09/03 de Coñaripe à Pucon Ce matin nous nous sommes baladés le long de la belle plage de sable noir volcanique de Coñaripe, puis c’est le départ vers la ville de Pucon distant de 70 km environ, beau temps, ciel bleu, température agréable. Vers 13h nous arrivons au lieu de notre hébergement, situé 10km avant la ville de Pucon, il s'agit de belles cabañas en pleine nature d’où l’on voit bien le volcan Villarrica. La gérante Carolina est très sympathique et nous propose de profiter de son téléphone branché sur internet car il n'y a pas de wifi ici. Nous déjeunons dans notre cabaña et partons en direction de « Los Ojos de Caburgua » une curiosité touristique du coin. Il s'agit d'une courte balade (entrée 1000 clp=1.30€ pp) sur des chemins adaptés avec des passerelles en bois qui longe une rivière et des cascades dans une belle nature verte et luxuriante. C'est très agréable. Nous quittons ensuite ce site pour continuer vers le lac de Caburgua situé 10 km plus loin. Il y a une belle plage de sable noir et une autre de sable blanc. Un vent fort s'est levé et soulève le sable de la plage.

Plage de Caburgua

10/03 Pucon

Nuit agitée avec beaucoup de vent, à tel point que nous n'avons plus d'électricité, un arbre en tombant a sectionné des fils cette nuit, mais Oscar, le factotum, nous promet de mettre en route temporairement le générateur pour pallier cette coupure. Il fait toujours aussi beau, ciel bleu pas un nuage. Nous allons monter ce matin au pied du volcan Villarrica distant de 25 km de notre cabaña au début nous roulons su une belle route goudronnée mais à environ 9km de notre but le ripio se rappelle à nous et nous aurons à négocier quelques passages en forte pente et en virage serré plutôt délicat. Nous nous arrêtons à la cabane de la Conaf pour obtenir quelques renseignements : la tempête de vent ayant ici aussi occasionné quelques dégâts il ne reste plus qu'une possibilité, c'est de prendre les 8km de ripio jusqu'à la station de ski et d'y prendre les chemins que nous trouverons ! Nous nous garons donc au 1er chalet (la cafétéria est fermée) là où démarrent les premiers télésièges. Un peu plus bas je trouve le sentier qui descend vers la vallée de Pucon que je vais emprunter pendant 45 mn puis retourner vers le parking, le dépasser et prendre 150m plus haut un sentier qui à gauche longe le lit d'une rivière à sec en direction du volcan et en longeant un télésiège. Au bout de ce ravin on peut rejoindre à droite un autre chalet cafétéria qui se double d'un départ de tire-fesses. Là on se trouve au début du sentier qui permet l'ascension du cratère du Villarrica.le vent souffle très fort et je redescends par la piste carrossable jusqu'au premier chalet où m'attend Monique.

téléski au pied du Villarrica

11/03 Pucon

Nuit calme à part les oiseaux qui dès potron-minet font un tapage du diable et comme on est logé en pleine nature ils s'en donnent à cœur joie. Aujourd'hui nous allons faire une balade dans le parc de Huerquehue situé à 50km de notre cabaña nous longeons d'abord le lac vers Pucon puis continuons vers Caburgua où un embranchement vers la droite indique parque de Huerquehue. En chemin nous prenons en stop deux jeunes Péruviens qui tiennent un restaurant à Pucon et profitent d’un jour de congé pour randonner dans le parc. Il nous reste encore plusieurs km à faire dont une bonne partie en ripio jusqu'à l’entrée du parc là nous payons les 5000 pesos par personne, le garde nous explique les différentes balades à faire. Nous empruntons un chemin qui longe le lac de Tinquilca jusqu'à un camping et un kiosque où Monique va se poser une partie de la journée. Quant à moi je vais prendre le sentier de « Los Lagos » qui, comme son nom l’indique permet de faire une première boucle autour de trois lacs et d’enchainer si le temps le permet une deuxième boucle autour de trois lagunes supplémentaires. Temps magnifique après dissipations des brumes matinales, du kiosque un chemin carrossable mène à plusieurs propriétés privées puis ça commence à monter, il est 12H. Je vais mettre 45mn jusqu'au 1er mirador, il y a ensuite une dérivation vers une belle cascade puis on arrive au 2me mirador enfin après une autre montée en escalier on accède au 1er lac le Lago Chico : il m’a fallu 1h30mn de marche pour l’atteindre. L'éclairage est magnifique et les couleurs du lac tout autant. Je photographie sans arrêt jouant avec les contre-jours, les éclairages obliques, les superbes arbres et les couleurs du lac. C'est vraiment très beau, de plus je suis quasiment seul. On entend les carpinteros (pics noirs à tête rouge), piquer du bec. Après le lago chico j’arrive au lago toro, toujours aussi beau puis au lago verde. Continuer vers le lago de los patos ne serait pas raisonnable vu l'heure et le temps nécessaire pour y aller, au moins 2h à rajouter aux 5h de la balade normale. Je profite des trois lacs et des sentiers qui permettent de s’en approcher. Il y a pas mal de marcheurs ici autour des 3 lacs, des Français, Allemands, Latinos, Japonais et Chiliens bien sûr. Je redescends au bord du lac Tinquilca où je retrouve Monique qui a passé la journée avec Alicia la gérante du bar. Mon tour aura duré environ 5h 30mn. Retour à Pucon avec Alicia que nous laissons à un arrêt de bus.

P.N. de Huerquehue : sentier de los Lagos

12/03 de Pucon à Melipeuco

Nous quittons Pucon sous un ciel encore gris de brume matinale. Nous prenons la route vers Villarrica puis vers Cunco, le soleil fait finalement fondre les brumes matinales, nous faisons nos courses dans un supermarché de Villarrica. Arrivés vers Melipeuco nous partons à la recherche d’un hébergement. Les adresses repérées sur Maps me et booking ne sont pas toujours faciles à trouver, nous en testons plusieurs, pas terribles et finalement après nous être renseignés plusieurs fois on nous propose une cabane un peu plus loin sur la route du parc de Conguillio. C'est un petit chalet tout confort très propre. Dans l’après midi je pars explorer les environs à l'entrée du parc et marcher sur le chemin de la cascade de Triful Triful : c'est un sentier qui longe le très beau canyon que la rivière Triful a creusé mettant en valeur les différentes couches de lave de nuances différentes que le volcan a déposée durant des millions d'années. Il y a un très bel éclairage à cette fin d'après-midi.

Canyon du Triful Triful

13/03 P.N. Conguillio Temps gris, mais il ne s'agit que de brume matinale qui devrait se dissiper d'ici midi. Départ pour le parc Conguillio : Après l'entrée et le péage c'est de nouveau du ripio, on traverse d'abord un grand champs de lave assez récent puis on emprunte à pied un premier chemin le « sentero del vertiente » qui est ponctué de panneaux pédagogiques et qui serpente entre bois, champs de lave et rivière (durée 30mn). On reprend la voiture jusqu'à l'arrêt suivant, la laguna verde que l'on peut atteindre en prenant une piste sableuse puis nous arrivons à la laguna arco iris caractérisée par de multiples couleurs qui changent en fonction de l'exposition on peut y voir de nombreux troncs d'arbres morts. Un sentier en fait le tour en 20 mn on repart cette fois en direction du centre d’informations du parc quelques km plus loin pour y arriver on traverse une magnifique forêt d'araucarias avec le volcan Llaima pour horizon. Du centre d'informations nous prenons le sentier des araucarias qui comme son nom l'indique traverse en boucle une partie de la forêt, ici aussi des panneaux informatifs renseignent sur la vie de la forêt et son biotope. Pendant que Monique part se reposer sur la plage du lac Conguillio, je vais faire le « sendero de los carpinteros » jusqu'à l'araucaria madre vieux de 1800 ans il me faudra environs 35 mn pour y arriver, c'est un arbre superbe en pleine forme, à l'énorme tronc bien droit, sa ramure en forme de parasol culmine à 50 m de haut ! Tout autour on peut voir d'autres spécimens tout aussi impressionnants comme des nothofagus. Retour vers Melipeuco, sur la piste nous prenons en stop 3 étudiantes françaises et1 allemande que nous emmenons jusqu'au camping des Pioneros. Diner aux Pioneros avec un couple suisso-chilien et un ingénieur vénézuélien. Nous y avons gouté à des champignons locaux (changle= ramaria subaurantiaca) en salade et goûter à nouveau des pignons d'araucarias, bien meilleurs frais que congelés.

P.N. Conguillio : Laguna Arco-iris

14/03 P.N. Conguillio Bonne nuit un peu fraiche vers le matin mais le soleil est de nouveau présent ce qui augure une belle randonnée vers le mirador de la Sierra Nevada. À 8h30 je suis prêt et pars en voiture vers le parc de Conguillio, 10km de ripio plus loin je me gare devant le parking désert du sentier de la S. Nevada, et c'est parti pour 2h15 de montée ponctuée par des arrêts miradors et de nombreuses pauses photos. L'éclairage du matin est superbe dans les forêts d'araucarias et de Coïgues. De plus quand on sort de la forêt le panorama sur le volcan Llaima, sur le volcan Villarrica au loin et sur la Sierra Nevada est de toute beauté surtout avec le lac Conguillio en bas ! Je croiserai 5 ou 6 personnes dans la montée pas plus. Je suis impressionné par la beauté et la taille des arbres que je rencontre ! Il fait chaud et mon pull va rapidement se retrouver autour de ma taille. J'arriverai au dernier mirador celui de la S. Nevada au bout de 2h et quelques minutes. J'irai ensuite casse-croûter un peu plus haut, au sommet d'un vallon rocheux d'où le volcan Llaima se miroite dans le lac Conguillio. Retour vers le parking en 1h30mn, en descendant je croiserai beaucoup plus de monde, j'entends et j’entraperçois également des carpinteros au travail : il faut dire qu'ils sont perchés à 20m ou plus au-dessus du chemin, qu'ils sont noirs et �� contre-jour et qu'en plus ils tournent autour du tronc à la recherche du bon endroit à percer ! Petite balade vers la lagune verde et retour toujours par le ripio infernal de la plaine de lave qui s'étend sur des km depuis le volcan !

P.N. Conguillio : sentier de la Sierra Nevada

15/03 de Melipeuco à Valdivia Nuit fraiche vers le matin, comme hier soir je vais allumer le feu dans le poêle carré identique dans toutes les cabañas et au bout d'une 1/2h il commence à faire plus chaud. Le petit-déjeuner pris nous allons dire au revoir à la sympathique gérante Linda et sous un beau soleil et un ciel bleu nous partons en direction de Cunco, prenons au passage une auto-stoppeuse française jusqu'à Freire puis l'autoroute peu encombrée à cette heure jusqu'à l'embranchement pour Valdivia. Vers 13h30 soit 3h après notre départ nous voilà devant notre appartement tout près du centre ville. C'est propre et moderne et de plus pas cher (37€). Nous partons à pied vers le centre ville pour déjeuner, finalement nous choisissons le restaurant Ultima frontera où nous mangeons sur la terrasse ombragée. Le menu est à 4900 CLP=6.50€ avec salade, soupe, merluzza et dessert. Nous poussons jusqu'au centre ville pour régler nos problème avec la Cie Latam (à savoir acheter un bagage en soute, impossible à faire sur leur site et obtenir le remboursement d'une double facturation.) Je pars me balader vers le port et les berges du rio Valdivia : Agréable promenade avec curieusement des lions de mer qui squattent un ponton devant le marché, aux poissons évidemment ! Des vautours et des cormorans sont aussi de la partie. Le marché aux poissons est presque désert et va fermer, normal il est plus de 15h. Un peu plus loin, malgré les tremblements de terre fréquents on peut encore voir quelques belles maisons de style, construites par les immigrés allemands au milieu du XIXe siècle. Mais quand on sort de ces rues chics qui donnent sur la rivière, le tableau est nettement moins reluisant, de petites masures rafistolées, de guingois se serrent les unes contre les autres et on se trouve à moins de 500m de la place centrale de Valdivia.

Centre ville de Valdivia

16/03 Valdivia à Niebla Le beau temps est toujours de la partie, nous prenons la voiture en direction de Niebla, petite ville balnéaire située à 15km à l'embouchure de la rivière Valdivia. Balade le long du port de pêche presque désert à cette heure. Quelques pêcheurs discutent autour d'un bateau en réparation. Nous continuons notre découverte de ce coin en reprenant la voiture en direction de Los Molinos quelques km plus au Nord. Là, le long d'une belle et grande plage en arc de cercle se trouvent quelques hôtels, des restaurants spécialisés en poisson, des poissonniers installés dans des cabanes de fortune et comme toujours des dizaines de chiens endormis un peu partout. Pendant que Monique compare les cartes et les prix je me promène le long de la plage puis nous retournons en voiture jusqu'à Niebla pour visiter le fort construit par les Espagnols au XVIIIe siècle sur un promontoire d'où l’on jouit d'une belle vue sur l'océan, l'île Manciera et la côte vers Corral. Le site est bien aménagé avec des cheminements métalliques qui desservent toute la colline, un centre d'interprétation très didactique est installé dans le seul bâtiment encore debout. Pour déjeuner nous retournons à Los Molinos où nous nous installons au restaurant Bahia sur la terrasse au 2me étage face à la plage. Excellent repas de cebiche de corvina, pastel de jaiba, merluzza avec une sauce aux crustacés et au vin blanc, deux pisco sour, une demi bouteille de sauvignon blanc et un dessert avec des coings confits et des fruits de murta : 54 000CLP= 72€) avec propina (pourboire suggéré !)

Forteresse de Niebla

17/03 de Valdivia à Puerto Varas La météo change et le ciel est gris, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu de temps maussade, il bruine même et le fond de l'air est plutôt frais. Départ vers 10h30 par une belle route, heureusement que j'avais mis en route sur mon téléphone l’appli « Mapsme », car à Valdivia aucun panneau pour nous indiquer la route à suivre pour rejoindre la ruta 5 vers Paillaco ! Belle route puis autoroute 5 avec peu de circulation. Au bout de 3h nous nous garons devant notre nouvelle cabaña « Bosque Sur » à P. Varas, située à l'entrée de la ville quand on vient de l'autoroute ce qui nous arrangera pour repartir le 19 vers l'aéroport. Cabaña pour deux, donc assez petite mais propre et avec tout le nécessaire ! Il a plu une partie de la route mais ici le ciel est moins gris. Nous allons immédiatement faire des courses à 10mn de chez nous. Nous ressortons un peu plus tard pour découvrir la ville et les quelques vieilles maisons de l'époque allemande. L'air qui souffle du lac est froid malgré quelques rayons de soleil.

Maison typique de Puerto Varas

18/03 Puerto Varas

On nous annonçait un temps pluvieux et au réveil le ciel est bien encombré mais il y a du soleil, par contre les nuages bloquent toute vue sur les volcans environnants, il est donc inutile de vouloir faire 50km pour s'approcher d'un volcan que l'on ne verra pas et d'un panorama qui sera lui aussi bouché ! On profite du soleil encore présent pour faire un tour en ville, c'est nettement plus animé qu'hier et beaucoup plus agréable, pendant que Monique va lire sur un banc le long du lac, je pars à la découverte des quelques vieilles maisons allemandes, la plus belle est celle occupée par la fondation du milliardaire Thomkins. Finalement Puerto Varas est une étape agréable, dommage que le temps ne soit pas de la partie. En fin de journée nous aurons droit à de vraies giboulées avec averses de pluie froide puis soleil et de nouveau une averse ! La chaleur dégagée par le poêle à pellets a été nécessaire pour rendre notre cabane plus agréable !

19/03 de Puerto Varas à Santiago Pluie et vent durant la nuit, ce matin le ciel est bleu mais de gros nuages blancs partent déjà à l'assaut des Andes, voilant, une fois de plus l'horizon des volcans qui définitivement nous resteront cachés à la vue. L'autoroute pour P. Montt est bien chargé ce matin à 8h30 mais on roule sans problème jusqu'à l'aéroport, on peine un peu à trouver les loueurs de voiture qui sont en fait à 700m de l'aéroport à l'embranchement de la route qui y mène. Remise des clés, nous avons effectué environ 1600 km durant ces 15 jours de P. Montt à P. Montt. Il faut savoir que les frais d’abandon pour un véhicule de location sont tellement onéreux qu’il est plus économique de ramener la voiture à sont point de départ d’où notre retour à Puerto Montt. Nous décollons à l'heure 13h50 pour 1h18mn de vol en Airbus A320-200. Assis à gauche de l'appareil j'ai bénéficié d'une vue exceptionnelle sur les volcans de la Cordillière des Andes. Arrivés à Santiago nous avons pris le bus Centropuerto jusqu'à la station « Heroes » (45mn) puis à pied en 10 mn jusqu'au Happy Hostel dans la calle Moneda. Auberge de jeunesse restaurée …avec piscine ! Il fait beau et chaud (25°). Balade jusque vers le palais de la Moneda (beaucoup de flics et de gendarmes sont postés autour du palais ainsi que quelques véhicules blindés qui rappellent de bien sinistres souvenirs !) Sur la place, une statue de Salvador Allende lui rend hommage, on passe ensuite par le barrio Paris-Londres, y prenons une boisson puis visitons le secteur : c'est un tout petit quartier calme délimité par les deux rues de Paris et de Londres caractérisé par quelques belles maisons bourgeoises du début du XX de style Art-déco, dont une a servi de centre de tortures sous Pinochet. Nous retournons sur nos pas par la grande avenue Alameda sur laquelle se pressent de nombreux vendeurs à la sauvette proposant aux passants quelques objets à vendre, où des boissons chaudes stockées dans des thermos. Il y a également quelques friches d'anciens bâtiments très dégradés. Nous descendons jusqu’à l'avenida Brazil où nous dînerons le soir.

Santiago depuis le Cerro Santa Lucia

20/03 de Santiago à Paris CDG Dernier jour au Chili, je pars seul ce matin en direction de la Moneda et vais grimper sur le Cerro Santa Lucia, petite colline pointue d'où la vue sur la ville est belle, les nombreux jardiniers sont à l'œuvre sur la colline, en ville les balayeurs s'activent. La présence policière est importante ici à Santiago mais on l’a remarquée partout au Chili. Retour à l‘hôtel, lecture au chaud soleil puis départ vers la station Heroes d'où partent les bus Centropuerto. Au bout d’une 1/2h d'une circulation fluide nous sommes arrivés. Décollage dans un Boeing 777 à 17h05 pour 13h10mn de vol jusqu'à C.D.G.

Survol des Andes

21/03 de Paris CDG à Madrid Arrivée à Paris petite attente puis redécollage dans une Airbus A319 pour 1h30mn de vol jusqu'à Madrid Barajas. Après-midi à flâner dans le centre de Madrid : Plaza Mayor, Puerta del Sol.

22/03 de Madrid à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Nos coups de cœur

* Santiago : ville plus intéressante que prévue en particulier les quartiers de Bellavista, de Lastarria, et de Paris-Londres. * Frutillar et Puerto Varas, agréables villes situés en bord de lac avec un beau décor ***Valparaiso : ses cerros et ses miradors, ses innombrables fresques murales. *** Torres del Paine : un panorama somptueux dont les lumières varient suivant l'heure et les endroits *** Le glacier du Perito Moreno : impressionnant ! *** Chalten et le massif du Fitzroy : superbe massif *** la région de l'Aysen : Des lacs et des rivières aux couleurs extraordinaires et des villages authentiques, comme Puerto Bertrand, perdus dans cette nature brute *** l'île de Chiloe, ses églises, ses petits ports et ses restaurants spécialisés en fruits de mer *** les parcs naturels de la région des lacs et de l'Araucanie : surtout celui de Villarrica, de Conguillio et de Huerquehue avec leurs forêts superbes, leurs lagunes aux couleurs multicolores et les panoramas magnifiques visibles depuis leurs miradors. J'ai particulièrement apprécié le sentier los lagos (P.N. Huerquehue) et celui de la Sierra Nevada (P.N. Conguillio).

***la gentillesse des Chiliens en général

Ce qu’on à moins apprécié

Le coût de la vie en général très proche des prix européens mais plus particulièrement élevé en Patagonie dans les trois grands parcs et sans rapport avec la qualité ! Les pistes de ripio (pistes gravillonnées avec nids de poule et tôle ondulée) surtout en Patagonie mais aussi en Araucanie et dans la région des Lacs, inévitables pour accéder aux différents parcs et à leurs sentiers. Certains hébergements (cabañas) étaient particulièrement difficiles à repérer par manque de panneaux les signalisant et dont l'adresse était trop vague. Il a souvent fallu faire appel à plusieurs habitants pour arriver à les trouver ! En ville, la circulation dans les rues en damiers avec les nombreux sens interdits pas toujours bien signalisés, ce qui fait que je me suis quelques fois trouvé à contre-sens !

Scènes typiques chiliennes

Les chiens que l'on voit partout, en ville comme à la campagne, souvent endormis sur les trottoirs ou en balade ou gardant les maisons. Le nombre important de jeunes vacanciers marcheurs, sacs au dos, pataugas au pied, faisant du stop à la sortie des villes. La présence continue des clôtures en Patagonie Les maisons recouvertes de bardeaux en alerce, celles qui sont en très mauvais état, celles perdues au fond des bois et celles de couleur pimpante. La corvée de bois : un peu partout en entend et on voit les gens « faire du bois » pour l'hiver. Les jongleurs qui font la manche en ville devant les feux rouges au carrefour. Les arbres magnifiques que l'on peut voir dans les parcs mais aussi dans la campagne. Les employés chargés de faire payer le stationnement en ville.

Budget total pour deux personnes et 44 jours : 7290 €

Dont 1450 € d’avion (Europe-Chili et 2 vols intérieurs) et 983 € de location de voitures

Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :

https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6

https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
Itinéraire l'Échappée bleue Lyon - Metz (à vélo) English translation pending
by Christine070 · 2019-03-21 · 21 replies
Le guide l Echappee bleue est dans le sens Luxembourg Lyon et je voudrais faire de Lyon pour à Metz Savez vous s il existe un guide dans ce sens et comment est la portion Lyon à Mâcon le long de la Saône Je pars vers le 8 Avril de l Ardèche Combien de temps entre Lyon et Metz Si des hébergements sont possible car il fait encore frais pour camper, je serais discrète et disponible pour donner un coup de main avec quelques fromages de chèvre dans ma sacoche Merci si je peux vous donner avoir quelques conseils Christine
Mauritanie pratique 2019 English translation pending
by Eversmile · 2019-03-19 · 134 replies
MAURITANIE PRATIQUE 2019

PARTIE I

Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable

Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !

Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.

Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.

A savoir...

A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).

Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.

Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.

Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19

EXEMPLE DE FICHE

Séjour à Skopje et Ohrid (Macédoine) English translation pending
by MirandaMouse · 2019-03-07 · 10 replies
Bonjour à tous !

J'ai réservé mes billets pour passer une semaine en Macédoine (6 jours et demi sur place).

L'idée c'est de voir Skopje et Ohrid, deux villes bien différentes...

Je voudrais réserver "rapidement" un hébergement à Skopje que j'ai repéré. Il n'est pas dispo à l'arrivée ce serait donc pour le retour d'Ohrid, j'essaie donc de faire un petit "programme", si je pouvais avoir des avis...

Dimanche : arrivée à Skopje (en fait le lundi... arrivée à 0h10 !) Lundi : Skopje Mardi : bus pour Ohrid Mercredi : Ohrid Jeudi : Ohrid Vendredi : bus pour Skopje Samedi : Skopje Dimanche : Skopje et vol retour à 18h

Ça ne fait que deux jours pleins par ville mais je ne vois pas comment faire autrement...

Cela vous parait bon ?

Avez-vous des conseils ? Adresses ? Bon pour le budget je doute que ce soit un problème, justement ça nous correspond (petit budget).

Pour Skopje on va se concentrer sur la ville, cette fois on ne fera rien aux alentours.

A la base je partais sur un séjour de 3 jours pleins à Skopje mais Ohrid m'a fait de l'oeil et je trouvais dommage d'aller en Macédoine sans y faire un petit tour ! Il n'y a que deux vols par semaine donc c'était 3 jours ou une semaine, d'où le découpage.

Merci !
Change euro - baht en dessous de 35 English translation pending
by Vincethai · 2019-02-07 · 97 replies
Il devient de plus en plus dur d'avoir un bon rapport qualité-prix en Thaïlande avec le taux de change qui chute tous les jours !
Mes balades en Thaïlande English translation pending
by Jodelavega · 2019-01-21 · 181 replies
Bonjour,

Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt , un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en pickup ; principalement dans le nord et le Nord-Est ou Issan . C'est d'ailleurs dans cette très grande région que j'habite, l'Issan, dans province de Sakon Nakhon.

On va faire comme je le sens, c'est à dire en désordre...😛 , en espérant que les photos vous donneront envie de découvrir des régions peu ou pas touristiques; on y voit rarement des occidentaux mais les thaïlandais se déplacent énormément et visitent en nombre leur pays.

Je vais commencer avec la province de Nong Khai où j’étais en fin de semaine dernière . La ville de Nong Khai se trouve au bord du Mékong et à 22 km de Vientiane la capitale du Laos; c'est en tous cas ce qui est écrit sur un panneau routier à quelques centaines de mètres du poste frontière .



Une promenade pietons et velos, malheureusement empruntee par trop de motocyclettes a ete construite le long du Mekong ;



Tout au bout de celle-ci, en allant vers l'aval du fleuve se trouve un joli petit Wat qui fait pendant à un autre qui se trouve dans le Mékong; on ne voit plus qu'un tout petit bout de son sommet car il s'est effondré.



Sur la promenade deux grands Nagas qui se font face



Et un marche de nuit qui, si j'ai bien compris , ne fonctionne que les samedi et dimanche ; il ne faisait pas encore nuit 😉 et ils etaient en train de finir son installation.



A l'oppose , tout au bout de la promenade en allant dans le sens amont du Mékong , vue sur le Pont de l’Amitié, un bateau sur lequel on peut boire un coup et même manger si on le désire, vous emmènera vers le pont de l’Amitié pour admirer un magnifique coucher de soleil sur le Mékong; l'horaire de départ n'est pas fixe, il dépend de l'heure du coucher, il y a deux jours c’était départ à 17h ; et pas de bol il y avait des nuages à l'endroit du " couchage " ... Descendre les marches pour accéder au bateau





Conduite au Canada English translation pending
by Bullyboy · 2019-01-10 · 21 replies
Bonjour a toute et a tous.

J'aimerai savoir si la conduite des canadiens est "bien" ? Ma copine n'est pas rassurer sur leur facon de conduire et je me permets de vous posez la question :).

Nous envisageons pour l'instant la zone quebec montreal toronto.

De même les routes sont "nombreuse ou a la manière de l'Australie des grands axe mais pas vraiment plus ?

Merci par avance et agréable journée à vous
De Tahiti aux Marquises en passant par les Tuamotus et les Australes English translation pending
by Messi57 · 2018-12-20 · 13 replies
Bonjour à tous,

C'est la première fois que j'écris un récit d'un de mes voyages, ce ne sera pas un carnet où je vais raconter tout ce que nous avons fait dans les moindres détails mais plutôt un aperçu de notre voyage en vous montrant comment il est possible en Polynésie de voyager pour moins cher que ce que l'on croit.

Pour commencer, j'expose le contexte, nous avons quitté la France depuis 6 mois où nous avons voyagé en Asie. Nous sommes arrivés depuis 1 mois et demi en Australie mais ne trouvant pas de boulot, nous décidons de partir réaliser notre rêve : la Polynésie. Ce voyage au beau milieu du Pacifique était prévu mais plutôt après l'Australie. Pour ma copine, c'est un retour puisqu'elle a vécu à Tahiti pendant 4 ans, il y a 18 ans ! Pour ma part, j'ai effectué un premier voyage de 3 semaines il y a 3 ans et demi et je voulais y retourner pour explorer et découvrir plus en profondeur mais aussi pour voir d'autres coins 🙂

=> L'itinéraire :

- Tahiti (2 semaines + de nombreux allers-retours pour aller vers les îles) - Moorea (1 semaine) - Fakarava (4 jours) - Les Australes : Rimatara (4 jours), Rurutu (4 jours), Tubuaï (1 jour), Raivavae (4 jours) - Les Marquises : Nuku Hiva (1 semaine), Hiva Oa (1 semaine).

Nous avons la chance que la sœur de ma copine est gardée quelques contacts sur l'île avec ses copines d'enfances. Lorsque nous arrivons, nous serons hébergés 1 semaine chez l'une d'elle, nous sommes déjà sous le charme de l'hospitalité polynésienne ! Nous nous déplaçons sur l'île soit en scooter que l'on nous a prêté soit en stop et on attend pas plus que 15 minutes à chaque fois ! Nous tombons en plein dans la période de l'Heiva qui est organisé chaque année. C'est un concours de danses et de chants traditionnels.

Lorsque nous ne sommes pas hébergé chez l'habitant comme à la toute fin de notre séjour - au passage je remercie chaleureusement Jo' qui ne connait surement pas ce forum mais qui nous a accueillit à bras ouverts comme si on se connaissait depuis plusieurs années - nous utilisons le workaway, plus connu aussi sous le nom de helpX. Grâce à cette application, nous sommes hébergé chez les gens en échange d'un travail quotidien. C'est ce que nous avons fait à Pirae au restaurant le belvédère pendant environ une semaine.





On prend les mêmes et on recommence puisque nous serons logés pendant une semaine chez des locaux en échange d'aide dans leur maison via l'application workaway. Nous avons dormi dans notre tente dans leur jardin tout en ayant accès à la cuisine et à la salle de bain.

Pour nous déplacer, nous avons alterné entre le stop qui fonctionne très bien et qui nous a permis de faire un bon tour de l'île tout en ayant accès à différentes randonnées qui nous ont permis de voir l'île sous différents points de vues. Nous avons aussi utilisé le scooter qui nous était prêté.





Ici les choses se compliquent un petit peu, nous voulons faire de la plongée et nous demandons au propriétaire du terrain si nous pouvons planter notre tente, ce qu'il acceptera sans réfléchir. Notre réchaud est cassé, pour nous faire à manger lors des premiers jours, nous utilisons un vieux tonneau comme barbecue et nous allumons un feu grâce aux écorces de coco séchées pour cuire nos pâtes ! Même si c'est long, ça fonctionne et nous avons l'impression d'être de vrais Robinsons Crusoe !

Nous nous déplaçons en stop et un jour une famille s'arrête et nous fait monter à l'arrière de leur fourgon. Alors que l'on entame une discussion et de fil en aiguille, ils nous invitent chez eux pour nos deux dernières nuits. Nous sommes assez gênés mais ils ne nous laissent pas vraiment le choix. Voila comment nous allons goûter à quelques spécialités polynésiennes comme le miti hue avec un poisson frais pêché le jour même, mmmmh.





Avant notre départ pour les Australes, nous avons été dans le centre de Papeete à l'agence d'air Tahiti pour réserver nos pass qui permettent en théorie de faire des économies. A savoir qu'après avoir mis plusieurs heures de notre côté à préparer notre itinéraire, on a du tout recommencé à l'agence car les dates sur les livrets (mis à jours tout les 3 mois) ne sont pas les mêmes que sur leur site Internet. On a mis une bonne heure de plus à organiser tout ça, la difficulté étant que sur certaines îles, les avions arrivent que trois fois par semaine et parfois seulement une ou deux fois.

Toujours sans réchaud mais avec notre tente, nous arrivons pour la première fois aux Australes à Rimatara. Dès notre arrivée à l'aéroport, une dame nous questionne en voyant nos gros sacs et nos boites de conserves et après 5 minutes, elle revient en nous disant que son frère nous prête son petit cabanon pour notre séjour !

C'est vraiment incroyable, nous sommes à la fois touchés et émus par la gentillesse des gens. Pendant 4 jours, à pied, le tour de l'ile fait environ 8 kms nous allons nous perdre dans des petits chemins en bord de mer ou en direction du plateau. L'île est très calme et nous sommes sous le charme et même triste au moment de la quitter.





Grosse surprise inattendue lors de l'arrivée à l'aéroport : une dame nous attendait, il s'avère qu'elle est la cousine de la dame qui nous a hébergé à Rimatara et qu'elle va nous hébergé durant nos 4 jours sur l'île. On prend une nouvelle claque en matière d'hospitalité et de gentillesse, c'est inconcevable pour eux de laisser quelqu'un dormir dehors et même sous une tente.

Nous ferons le tour de l'île plusieurs fois (environ 35km) avec sa fille et son copain pour découvrir les grottes mais aussi apercevoir quelques baleines !





Nous n'avons qu'une seule et unique journée à Tubuai, nous aimerions y rester un peu plus longtemps mais c'était compliqué par rapport à l'organisation des billets. Nous faisons du stop, un monsieur et sa grand-mère s'arrêtent.... et nous invitent à boire un verre d'eau chez eux ! Au final, ils nous ferons faire le tour de l'île puis nous proposerons de manger avec eux mais malgré plusieurs tentatives de leurs parts, il est l'heure pour nous de partir et de prendre l'avion.





Une fois atterrit à Raivavae, comme à notre habitude, nous faisons du stop et une dame s'arrête au bout de 5 min. Après 5 autres minutes de discussion, elle nous invite chez son beau-fils où il reste un bungalow de vide, bungalow qui sert habituellement pour les employés communaux. Grâce à eux, nous ferons aussi le tour de l'île durant nos 4 jours et nous assisterons à l'Heiva y Raivavae qui est le concours de danses et de chants traditionnels propre à l'île.





L'arrivée aux Marquises est magique et on y sent tout de suite l'atmosphère particulière qui y règne. Nous passerons les premiers jours en tente mais de fortes pluies nous inonderont alors que c'est les vacances scolaires, nous profiterons pour nous sécher et passer une nuit sous le préau de l'école.

Nous parcourons l'île en stop, nous plantons notre tente dans chaque petit village jusque Aakapa au nord où nous faisons des rencontres que nous n'oublierons jamais, je pense particulièrement à Alphonse de la paroisse à Hatiheu. Nous passons notre dernière nuit à terre déserte, la région où se trouve l'aéroport, seuls mais accompagnés de milliers d'étoiles au jardin de lumière et d'argent.





Dernière étape de notre voyage, je vais littéralement tombé sous le charme d'Atuona, le village principal d'Hiva Oa. Je comprends parfaitement pourquoi certains s'y arrêtent et y restent comme Jacques Brel et Paul Gauguin. Nous dormons dans notre tente et faisons la rencontre de bretons avec qui nous visiterons l'île.





Si vous avez des questions, des conseils n'hésitez pas, je me ferai un plaisir de vous répondre. Pour un meilleur aperçu, allez faire un tour sur ma page de voyage où vous trouverez toutes les vidéos résumées des pays visités mais aussi plus de photos.

www.facebook.com/decollageshoraires/

Pour finir, j'aimerais remercier Vaikeaiti et tout les autres qui ont posté et partagé leurs expériences sur la Polynésie 🙂
Catharsis en Pologne English translation pending
by Zorba · 2018-11-29 · 10 replies


CATHARSIS EN POLOGNE

J’écris ce petit récit pour tous ceux qui redoutent de visiter ce lieu terrible : Auschwitz-Birkenau. C’est une invitation à y aller pour trouver la paix avec soi même et bien sûr communier avec les victimes.

Les récits de voyage, les romans, les articles de journaux et de magazines ou les émissions TV, me fournissent autant d’invitations au voyage. Ainsi un reportage dans une revue Photo sur les statues de glace m’a conduit à Harbin en Mandchourie ou un carnet à l’humour irrésistible de Yangguizi sur VF me fait faire un voyage improbable à Pyongyang. L’excitation se relâche, lorsqu’enfin le voyage commence : La voiture sort du jardin et se dirige vers la destination tant fantasmée ou alors c’est une compagnie aérienne qui fournit un tapis volant : l’arrivée au comptoir d’enregistrement est un instant si attendu, c’est le meilleur du voyage, sauf si la compagnie gâche le plaisir en soumettant votre bagage à l’Inquisition, ou si elle vous joint au troupeau de voyageurs attendant de longs moments debout, sans même vous donner d’herbe à brouter! Ce peut être la même compagnie qui transforme son personnel en esclaves volants, à tel point que les hôtesses conservent, en vol, un masque figé de résignation. Plus rarement le bateau est de la partie; et c’est lui qui assure le plaisir le plus accompli : Avant d’atteindre la destination on se promène nonchalamment dans le bateau qui offre de menues distractions tout est fait pour vous faire dépenser et ainsi rattraper le prix trop réduit demandé pour le passage. La côte se profile. Ce peut être de nuit, c’est encore plus magique : Des faisceaux puissants balayant le ciel de très loin, signalent une présence humaine, nichée au cœur de l’obscurité : J’ai en tête l’approche mystérieuse de l’Irlande sur le Belem. Comme l’atterrissage est lent, on a le temps de se faire à l’idée d’aborder un monde nouveau. Des habitants à terre, peuvent agiter les bras en signe de bienvenue. Ce n’est pas la douche froide que l’on éprouve à l’arrivée dans un aéroport d’un pays exotique, où il faut réorganiser ses pensées instantanément, attraper les nouveaux codes qui vous sont projetés sans recul. Une nouvelle langue, ou un alphabet inconnu peuvent vous déstabiliser un temps, ou des prestataires affamés vont se jeter sur vous et proposer leurs services, à vous qui représentez pour eux une succursale ambulante du Crédit Suisse. Ce jour de 2004, je n’étais pas encore reparti. Les voisins et connaissances me demandent toujours en guise de nouvelles : « Quand repartez vous ? » ou la voisine dit à son mari : « Ils sont encore barrés !», comme si nous étions des professionnels de la ballade. Dès que je reste un peu trop longtemps à la maison, des voix sans cesse m’appellent au voyage, des photos et reportages m’aguichent : Gauguin et Jacques Brel me réclament. Je dois aller à Longwood-St Hélène, à l’Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande, au Macchu Pichu, et dans la folle mégapole de Shanghai, que sais je ?...... Les sollicitations sont sans fin ! Comment peut on se tenir longtemps, à l’écart de la sublime Italie. Se ressourcer à sa fontaine de beauté est une exigence impérieuse, c’est l’addiction d’une vie l’âme de la Russie me convoque et m’enjoint de m’imprégner sans cesse de sa mystique et de son humanité. Loin de la Russie je dépéris, les piqures de rappel se multiplient pour le junkie. Dans mon imaginaire, à coté de ces images de sirènes des Mers du Sud, de flashs enchanteurs, de montagnes vertes ou blanches et vertigineuses, de déserts blancs, une interrogation triste et silencieuse persiste en arrière fond; elle ne racole pas avec des images tapageuses elle ne me quitte pas. Au long des années elle ne se lasse pas elle revient sans cesse à la charge, mais sans fracas. Oui ! Elle gâche la fête du voyage et le désir insatiable de connaître l’inconnu, de voir une autre humanité. Je la laisse enfin parler, elle m’a vaincu ce jour là de guerre lasse, mais je crains son discours : « Vas voir ce que des hommes ont fait à d’autres hommes, vas te rendre compte par toi même tel Saint Thomas mettant ses doigts sur les plaies du Christ, vas voir ce que l’écrivain de fiction le plus fêlé n’aurait pu imaginer dans son pire délire, dans sa transgression la plus osée, vas voir l’impensable : UN ABATTOIR HUMAIN ; un endroit fou où le crime a été perpétré mille fois à l’heure vas voir ce crime industriel, rationnel et froid. Vas voir cette immense cave de Birkenau où l’on a tué la multitude à l’abri des regards. Viens voir l’Holocauste organisé par des petits fonctionnaires zélés, « banals », par des exécutants butés, indifférents à la souffrance d’autrui et sans remords parmi lesquels émergent quelques êtres cruels et sadiques. Vois les traces de cet Holocauste qui est un blasphème au Créateur, car il sous-entend que sa création était imparfaite, une fraction de l’Humanité devant être détruite pour non conformité. Quoique les idéologues du 3ème Reich n’en avait cure, tout à leurs délires raciaux et à la recherche d’un bouc émissaire. La petite voix a gagné, je cède à l’appel, et nous commençons un chemin de croix moral vers Oswiecim.

LE VOYAGE

Nous arrivons à Tillé dans la banlieue de Beauvais nous laissons la voiture à la fermière, complice de nos escapades. Son jardin sert de parking à une cinquantaine de voitures elle se plaint de ne plus en avoir la jouissance! Nous partons à pied vers l’aéroport, situé en bordure de ce bourg de campagne. Les habitants s’habituent ils aux rugissements continuels des réacteurs ? Le lieu est un peu décalé, avec les avions d’un coté et les tracteurs et le foin de l’autre. Nous confions nos personnes à la compagnie Hongroise à bas coût WIZZ AIR qui nous achemine à Katowice. La Compagnie aérienne est sympathique les hôtesses sont jolies et ne font pas la gueule. Un bus nous emmène vers la belle ville de Cracovie, et nous nous rendons à notre petit appartement de location. La nuit tombe vite car en Europe centrale, nous sommes sur le même fuseau horaire que Paris l’obscurité arrive plus vite, l’ambiance de veillée funèbre convient bien au pèlerinage de demain.

EN ROUTE VERS AUSCHWITZ

Le réveil a la cruauté de sonner : il est des jours que l’on souhaiterait éviter comme ceux où l’on doit aller à un enterrement, subir une opération lourde, visiter un ami mourant…ou aller à Auschwitz ! Aujourd’hui nous allons vers un des endroits les pires sur Terre, et rien ne nous y oblige. Le petit déjeuner est réduit à sa plus simple expression. Le petit matin est aussi lugubre que le soir, les rues sont mal éclairées le froid et la pluie ont été convoqués pour renforcer l’ambiance! Nous avons une boule dans le ventre, et l’hostilité de l’environnement nous enfonce un peu plus le moral. Un temps nous avions pensé aller à Oswiecim en train, mais ce terrible symbole nous y fait renoncer. Nous ferons finalement les 80 km de Cracovie à Oswiecim en minibus. Celui ci nous lâche dans une zone de HLM pas de Camp en vue ! D’ailleurs nous apprenons vite qu’ici, on ne parle pas de Camp, ou de Mémorial mais de « Muzeum ». En changeant les mots on se distancie de l’horreur. A Dachau les Allemands escamotent carrément l’horreur en ripolinant la petite chambre à gaz « qui aurait à peine servi » et les bâtiments, en disposant des barbelés tout neufs, bien galvanisés, et en aménageant des chemins tout nets, bien engravillonnés. Par contre au Struthof, en Alsace, tout est resté en l’état, avec la potence qui glace les os, au milieu de l’ « Appelplatz ». Ce Camp présente une symbolique effroyable : Dans un magnifique cirque montagneux des Vosges, le Camp s’étage en plusieurs plans avec le crématoire tout en bas. Le déporté mesure la progression de sa déchéance au fur et à mesure qu’il change de niveau et se rapproche du puits où l’on jette les cendres. Revenons à Auschwitz : La traversée de la zone de HLM, image familière, donne un court répit à notre angoisse nous avançons et toujours pas de « Muzeum » en vue la situation est un peu surréaliste, celle de rechercher un des sites les plus monstrueux sur Terre et de se balader dans un décor banal de HLM. Si on parle de HLM, c’est donc qu’il y a des habitants ces personnes ne sont elles pas gênées de vivre à coté d’un lieu aussi tragique ? L’homme s’habitue à tout, semble-t-il ! Cette situation n’a rien à envier à la boutique Sephora logée dans l’Usine de tracteurs de Stalingrad. Nous demandons la direction du « Muzeum » puisqu’il faut l’appeler ainsi. Au détour d’un grand immeuble apparaît enfin la célèbre porte d’entrée, avec le poste de garde et la cynique maxime « ARBEIT MACHT FREI ». La maxime devait être volée bien après notre visite mais heureusement retrouvée et réinstallée. Peut on voir la célèbre maxime en prenant son café du matin depuis sa cuisine ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais les lieux d’habitations en sont assez proches. Quel slogan réconfortant à contempler en buvant son café, avant d’aller travailler le matin ! « Patron, j’ai lu que le travail libère » ! (Par les temps qui courent, il aliènerait plutôt) La Pologne est un pourtant un pays très étendu où il y a de la place, alors pourquoi coller des HLM à ce camp. De même j’ai vu sur une émission TV des habitants d’Oswiecim insultant des visiteurs près de la « Rampe de sélection », car les bus de tourisme gênaient leur stationnement résidentiel ! (Je ne sais pas où elle se trouve en tous cas il ne s’agit pas de celle de Birkenau). Je trouve le comportement de beaucoup d’habitants en Pologne indécent vis à vis des Juifs on pourrait penser qu’au minimum une attitude neutre vis à vis du site d’Auschwitz, de son Histoire tragique et de la communauté juive serait souhaitable. L’indécence consiste aussi à avoir voulu capter la mort tragique des Juifs et des Tziganes pour installer un Carmel de Religieuses. Heureusement elles ont plié bagage. Par contre on verra que les Autorités de Conservation ont laissé le Camp en l’état, sans aucune plaque ou symbole religieux commémoratifs qui auraient pu distraire la vue, l’imagination ou le recueillement. Seul un Monument aux victimes a été construit à Birkenau, il s’intègre bien à l’ensemble et n’est pas intrusif. Je demande à une cohorte d’écrivains de m’accompagner dans la visite : Primo Levi, Jean Samuel, William Styron, Marcelline Loridan-Ivens, aussi un cinéaste talentueux Claude Lanzmann qui sans utiliser une seule bande d’actualité a réussi à raconter l’Holocauste en filmant les lieux tels qu’ils nous sont parvenus et en cherchant des vérités et des émotions dans ses multiples interviews de victimes et de bourreaux. Et puis Alain Resnais, Roman Polanski.



Une nation européenne a financé la rénovation le poste de garde en bois. Par contre l’outrage du temps, on le verra, a été sévère dans le Camp même, au risque de le faire disparaître. A cette entrée, les gardiens SS exposaient les corps des fuyards repris pour édifier les Kommandos de détenus qui sortaient ou rentraient au Camp à l’occasion de leurs corvées à l’extérieur.

Devant le camp se trouve pleins de cars de tourisme et beaucoup de gens en sortent. La visite prend un aspect cirque, mais pourquoi s’en étonner : Si vous réunissez beaucoup de monde, il y a bien évidemment un bruit de foule. Comme les écoles européennes veulent édifier leurs élèves par la visite du Camp, cette jeunesse rassemblée ici est naturellement turbulente. La solution pour avoir une certaine dignité serait elle d’adopter la méthode que les autorités chinoises avaient adopté pour la visite du Mausolée de Mao Tsé Toung ? : Poster des gardes devant la file et engueuler copieusement les visiteurs. Les Chinois sont assez criards, les gardes obtiennent pourtant rapidement silence penaud. J’ai revu Mao récemment, on ne se fait plus engueuler au préalable dans la file. A Pyong Yang pour Kim Il Sung, il n’est pas nécessaire de demander le silence à la foule, car elle sait parfaitement à quoi s’en tenir si elle élevait le ton.

Mais nous nous trouvons à Auschwitz, pas à Beijing, ni à Pyong -Yang, le calme ne peut être obtenu autoritairement. Ce sera l’horreur suscitée par la visite qui plongera les visiteurs dans le désarroi et le silence. Des Israéliens sont nombreux à être venus, comme en témoigne la présence de leurs avions stationnés à l’aéroport, et beaucoup de lycéens. La visite doit sans doute être salutaire pour ces jeunes gens, si elle est bien encadrée et bien commentée. Autant à Auschwitz 1, Camp aux dimensions réduites, la présence des visiteurs est prégnante, autant à Auschwitz 2 – Birkenau l’immensité de ce camp dilue l’affluence touristique. Nous sommes venus sans appareil photo par pudeur pour les victimes je pense que ce fut une erreur, car qui dit photo, dit regard personnel sur une chose. Enfin il reste les souvenirs matérialisés par ce petit récit. Nous sommes arrivés trop tôt pour débuter une visite avec un guide nous prenons donc un café dans la buvette très discrète du Camp ce café et la viennoiserie ont du mal à passer. On déglutit difficilement à Auschwitz ! En attendant le tour fixé à 10 heures, nous faisons un premier tour dans le camp : C’est le Camp Auschwitz 1, installé par les Allemands dans une caserne de l’armée polonaise. Avant ce voyage je n’avais jamais bien compris comment s’articulaient ces Camps : Auschwitz 1, 2, 3 et leurs fonctions.



Auschwitz 1 est le premier Camp du complexe concentrationnaire. Auschwitz 2, appelé aussi Birkenau est un camp d’extermination énorme. (Simone Veil y était prisonnière) Auschwitz 3 est le site de l’Usine de caoutchouc synthétique, qui n’a jamais produit un seul kg de produit. (Primo Levi y travaillait) Auschwitz 1 comporte deux parties : La première est le siège de la police chargée de la répression de la Résistance polonaise locale, avec un centre de détention et un site d’exécution par fusillade (On l’appelle « le mur »); la deuxième partie est un centre d’emprisonnement de déportés venus de toute l’Europe. Il comporte en activité annexe, un centre d’extermination expérimental avec une petite chambre à gaz d’une capacité de quelques centaines de victimes avec crématoire attenant. Un centre « d’expérimentation médicale » se trouve aussi dans l’enceinte d’Auschwitz 1. Je frémis en passant devant cette baraque que l’on ne visite à priori pas, et j’imagine que ses pensionnaires ont du réclamer une mort libératoire de souffrance indicibles.



Les différents bâtiments en brique résistent bien au temps ils sont dévolus à des nations européennes ayant souffert de la déportation de leurs ressortissants chaque nation a organisé une exposition en propre : Ainsi la France a son pavillon la Hongrie ayant le triste record avec la Pologne du plus grand nombre de victimes ont aussi leurs pavillons… Des pavillons ont pour fonction d’abriter le musée expliquant la déportation et l’extermination des Juifs et Tziganes. Nous pénétrons dans le musée principal; à un tournant de l’escalier, on fait face sans crier gare à un grand mur de verre : Derrière se trouvent une multitude de……béquilles ! Le choc est terrible je vais pour une fois sacrifier à l’usage des poncifs : C’est une gifle. L’émotion pour moi est intense, et les larmes s’écoulent ! A un autre tournant un nouveau mur de verre retient une centaine de bidons vides avec écrit dessus « Zyclon B **» avec la mention « Gift » (Ce n’est pas le « Cadeau » anglais, mais c’est le : « Poison » allemand). Ce deuxième choc finit de m’anéantir! A ce moment précis, dans mon esprit la représentation que je me suis construit depuis des années par un flot ininterrompu de récits ou de mentions de l’Holocauste se superpose avec la réalité, représentée par ces bidons devant moi. Des mots me viennent alors à l’esprit: « C’est vrai, ils l’ont fait ! ».



Pourtant mes yeux étaient secs en observant le squelette du « Palais d’exposition industrielle à Hiroshima ». (Un total de 300 000 victimes ?) Pour moi le drame n’était pas palpable à Hiroshima, pourquoi ? Peut être ce du au fait que nous n’ayons pu visiter le Musée, ou que nous avons une exposition au drame seulement une fois par an, à l’anniversaire du 6 Aout. La suite de l’exposition ne pourra me faire tomber plus bas dans mon désarroi : Les montagnes de cheveux dans telle vitrine, de lunettes, dans une autre et des valises avec des étiquettes comportant des adresses dans toute l’Europe. Qu’elles sont émouvantes ces valises, faites sans doute à la hâte, viatiques pour un voyage à la destination inconnue. Valises d’un petit peuple modeste. Une autre vitrine montre des grands châles de prière rabbiniques blancs à bandes noires.…Au rez de chaussée du bâtiment se trouve une très grande urne en verre, remplie de cendres grisâtres Je m’imagine qu’Irène Némérovski y a trouvé son dernier repos. Des gendarmes français, nos gentils gendarmes de notre folklore ont prêté la main pour la conduire à cette urne. Heureusement pour l’honneur de la Police et de la Gendarmerie, tous n’ont pas eu cette conduite. Une liste de « personnalités » ayant été tuées ici, est affichée. Les Camondo sont oubliés dans la liste on ne trouve non plus les noms « de-banquiers-juifs-qui-nous-ont-fait-perdre-la-guerre-de 14-18 » catégorie qui serait à l’origine de la détestation des Nazis pour les Juifs. Mon impression est que c’est une partie du petit peuple d’Europe Centrale qui a disparue ici, en particulier les ressortissants de Hongrie et de Pologne. Depuis la fin de la WW2, nous vivons avec l’Holocauste la presse, les livres le cinéma abordent ce thème. Nous avons un rappel permanent de ces actes monstrueux. Notre imaginaire se construit d’une multitude de petites touches de cet évènement; ce n’est pas innocent pour notre sérénité, car l’évènement est monstrueux. Aussi qu’on le veuille ou non les actes de quelques hommes nous ont tous éclaboussés en tant qu’êtres humains. Les souffrances morales endurées par la communauté Juive et Tzigane sont bien sûr sans commune mesure. Des personnes sont terrorisées à l’idée de mettre le pied à Auschwitz, nous même n’en menions pas large. J’ai continué ma visite, j’ai accumulé la vision d’horreurs plus monstrueuses les unes que les autres. Puis vint la visite d’Auschwitz 2- Birkenau l’après midi. Et pourtant j’étais étrangement calme. J’ai beaucoup réfléchi à l’épisode de la vision de la vitrine de boites de Zyklon B : Je pense, sans vouloir jouer au psychologue improvisé, que j’ai atteint la catharsis s’agissant de l’Holocauste : Les souvenirs agressifs ont été comme siphonnés par ce déclic émotionnel devant ce mur. Je crois que j’ai fait mon deuil de l’Holocauste; pour moi il est rentré dans l’Histoire et il ne m’est plus contemporain. Nous continuons dehors : Dans une allée du camp se trouvait un portique qui servait à pendre court les indisciplinés. Devant ce portique se trouve une guérite fermée à une place où un gardien pouvait se mettre �� l’abri pendant les longs moments consacrés aux appels ou regarder les agonies au sec. Un autre portique identique se trouve devant les bâtiments de l’Administration; l’ancien directeur du camp Höss y sera pendu court.

Les jeunes gens présents, d’habitude si bavards et si turbulents en groupe, sont totalement muets. Il est temps de rejoindre le Tour que nous avons réservé à 10 :00.



Chambre à gaz d’Auschwitz 1

Une jeune Polonaise conduit notre Tour. Nous abordons la section spécifique à la répression anti terroriste :

LES BLOCS DE POLICE

Dans les couloirs des Blocs de cette section, sont affichées les photos des victimes elles font l’objet d’un culte du souvenir sans doute de la part de familles de la région. Beaucoup de photos sont fleuries : le souvenir de la des défunts est encore présent. Si l’on se situe face au mur des fusillades, à droite se trouve un bloc comprenant une salle meublée d’une grande table, avec nappe, entourée de chaises. Des dossiers sont encore en place devant chaque chaise. C’est le « Tribunal ». Dans une salle attenante les condamnés à mort viennent de connaître la sentence, toujours la même j’imagine ils doivent se déshabiller puis descendre nus pour aller se tenir devant le mur. Ils sont mis à mort par un gardien muni d’une carabine à faible détonation. L’obsession permanente des autorités du camp est de ne pas éveiller les craintes et l’affolement des déportés et ne pas risquer une révolte de masse. Le gardien exécuteur est changé chaque jour. Les corps ensuite sont emmenés vers l’autre partie du camp où se trouve un petit crématoire.



Du coté gauche du mur se trouvent le bloc des cellules. Dans l’une d’elle, le Père Maximilien KOLBE a été achevé par une piqure de Phénol après avoir survécu à la faim : il avait pris la place d’un père de famille qui venait d’être sélectionné avec 9 autres pour mourir de faim, en représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier. Jean Paul II a déposé un hommage, toujours présent dans la cellule et l’a canonisé. Le sous-sol a servi d « expérimentation » pour mettre au point la mort par gazage. Pour cela une centaine de soldats russes ont servi de cobayes. Le Commandant du Camp Höss était passionné par la question et menait des expérimentations de son propre chef ses supérieurs en ont beaucoup apprécié les résultats et s’en sont inspirés pour mettre au point leur procédé d’abattage industriel. Höss était pourtant un cœur sensible, comme Himmler, il ne supportait pas les spectacles violents Höss déclarait : « Je dois admettre que ce gazage a un effet apaisant sur moi. J’ai toujours été horrifié par les exécutions par fusillades. Je suis soulagé que maintenant on puisse éviter ces bains de sang ». Pourtant il ne pouvait ignorer que le gazage au Zyklon B était un supplice bien plus éprouvant qu’une fusillade. Le soulagement était pour lui, pas pour les victimes. On visite dans ce même bloc, des cellules « aménagées » : Leurs entrées d’air sont quasiment obstruées, on se doute des effets sur les détenus. Toujours ce souci permanent de nuire !

LE COMMANDANT DU CAMP ET SA MAISON

Nous sommes toujours dans Auschwitz 1 et nous souhaitons aller voir où était la maison du Chef du Camp, Höss. Les barbelés forment une barrière infranchissable et menaçante, déjà nous sommes dans cette enceinte fermée depuis deux heures, et c’est pesant. La barrière de barbelés a certes vieilli, les ampoules des lampes sont intactes, les miradors en place et en bon état, on a l’impression qu’il faudrait un mot pour rendre opérationnel le camp, en allumant les lumières et en faisant monter des gardes dans les miradors. Je me mets vite dans la peau d’un détenu, c’est mon coté caméléon quand je visite un lieu. Soudain à un endroit l’enceinte est percée pour l’aménagement d’un passage vers l’extérieur sans passer par la porte d’entrée principale « Arbeit macht Frei » Nous avons l’impression de nous évader du Camp! L’intérêt de visiter un lieu célèbre est de remettre les choses à leur vraie place. J’avais lu ou entendu que « le Commandant du Camp, ses officiers et leurs familles passaient des soirées délicieuses en écoutant des concerts en merveilleux mélomanes allemands dans un salon éclairé de lampes à abas jour faits de peau humaine. Une réunion de sadiques esthètes quoi ! La maison du camp devait être assez éloignée du camp pour permettre au Commandant du Camp de faire la coupure, et d’éviter à sa famille de penser aux choses sinistres qui se passaient à côté, ou même d’en découvrir la vraie nature. Ceci n’est qu’invention : En fait la maison du commandant est collée au camp, à faible distance de la chambre à gaz/crématoire. Certainement la famille a du sentir la chair brulée certains après midi ! Cette maison que l’on ne visite pas, me rappelle « Le choix de Sophie » livre et film avec la délicate Meryl Streep : Sophie est dactylo dans cette maison ce qui lui permet d’allonger son espérance de vie…. La malheureuse est soumise à un choix pervers et cruel du type de ceux que les SS savourent : La vie sauve pour son fils ou pour sa fille. Elle marquée à vie, et cherche l’oubli dans une sexualité exacerbée. A Auschwitz, un détenu subissant le régime commun meurt automatiquement au bout de quelques mois. Avant de mourir, étant épuisé physiquement et moralement, il est appelé Muselmann (de Musulman) par les codétenus allez savoir pourquoi ? Sophie, le personnage de William Styron, ou Primo Levi, employé comme technicien de laboratoire ont pu échapper à la mort certaine grâce au fait d’avoir été retirés du régime général. Un poste d’employé aux écritures était aussi recherché pour cette raison. Je rappellerai une anecdote survenue à Buchenwald à Jorge Semprun : Il passe dans le bureau des effectifs à son arrivée l’employé lui demande son métier répond il « Ecrivain » ? L’employé écrit « Stukator », ouvrier stucqueur, et ainsi sauve la vie de Semprun qui n’ira pas s’épuiser à des taches inhumaines. La particularité d’Auschwitz par rapport aux Camps d’Extermination ou de Concentration, est le tatouage : Un déporté ayant numéro tatoué sur l’avant bras est passée nécessairement par Auschwitz. Les Autorités du Camp avaient remarqué qu’un détenu devenait méconnaissable d’après sa photo après six mois.

A suivre : Birkenau
Welcome to Jordan English translation pending
by Pepita65 · 2018-11-08 · 16 replies
Bonjour,

On essaie bien de rentrer en douceur, boire du thé plusieurs fois par jour -quand on ne buvait jusque-là que le café du matin-, grignoter les délicieux biscuits au sésame, commencer à trier les photos... Mais voilà, la Jordanie est un peu plus loin chaque jour. Restent les étoiles du ciel immense du Wadi Rum, les mosaiques de Madaba et d'ailleurs, la gazelle entrevue à Dana, les gendarmes couchés qui vous font voir la route autrement, et surtout, dans un pays que l'on cerne mal vu d'ici, la gentillesse des Jordaniens, la mise en 4 des hôteliers pour rendre notre séjour agréable. Je ne pouvais pas commencer autrement pour parler d'un pays qui nous a enchantés, très loin d'un "vous n'avez pas peur d'aller là-bas ? Ca ne craint pas ?". Et bien, pas du tout, mais d’un pays où le manque d'eau est crucial, où les gens font avec, point. Et où la vie, comme partout dans le monde, est plus ou moins difficile. Je remercie ceux qui m'ont apporté leur aide, leur point de vue sur mon projet et leurs suggestions que je me félicite d'avoir suivies. Donc, le Jordan pass en poche (il nous a servi partout), arrivée à Madaba le 10 octobre, où nous avons passé 3 nuits pour pouvoir visiter en étoile ce que nous souhaitions voir de cette partie du pays. Louer une voiture soit, mais éviter de prendre la route à 23h et plutôt un taxi jusqu'à l'hôtel nous a paru aussi confortable que de la trouver devant l’hôtel le lendemain à 8h, Acheter un pack d'eau minérale est aussi un conseil avisé.

1er jour : Jerash, cité romaine antique, et Aljun, forteresse médiévale arabe, au nord-ouest d'Amman valent le déplacement. Nous avions choisi de ne pas pousser plus à l’est.





2e jour ; Béthanie, la Mer Morte : oui, pour ne pas passer à côté et pour le fun de flotter 5 mn, pas plus, on était si près...



3e jour : route direction Dana par la route du roi. Au fait on ne roule pas vite en Jordanie, pas la peine de se fier à maps qui donne 1h30 pour un trajet de 2h30, voire 3h, on s'y habitue vite. Rando guidée à travers un chaos où on se serait perdu facilement (ne pas compter sur la signalétique locale). Dana vous donne un avant-goût du reste. Très bon accueil, souriant, de bon conseil. 2 nuits m'avaient été conseillées et c’était là aussi un bon plan !



5e jour : Petra direct pour profiter des 2 jours qu'on avait choisi d'y passer (d'où un Jordan pass à 75 jod, jod = dinar jordanien : 1 € = 0.80 jod, on n'est pas "gagnant" sur le coup). S’y rendre dès 8h permet de savourer, seul ou presque, la remontée du siq où les rayons du soleil ont bien du mal à s’infiltrer et je n’en dirai pas plus pour laisser intact le plaisir de la découverte. De là, l’idée de « foncer » direct au monastère, perdu plus loin prend tout son sens, toujours pour savourer paisiblement aux premières heures de la matinée. Retour en flânant vers l’église byzantine et les tombes royales, arrêts fréquents aux petites échoppes pour le plaisir d’entendre encore et encore « welcome to Jordan », gouter un délicieux jus de grenade, ne pas déroger à la coutume de discutailler les prix, cool quoi !



Le 6e jour, tôt comme la veille, contourner les tombes royales, gravir les marches qui conduisent au haut lieu du sacrifice et surplomber la façade du Khazneh, symbole de Petra. Et prendre son temps, en prendre plein les yeux sur 360° avant d’aller faire un tour vers le théâtre et se mêler à la foule des touristes moins lève tôt ou arrivés en bus. Se remplir les yeux de la façade du Kazhneh, encore et encore, se contenter d’être là, dont on a rêvé si longtemps depuis Indiana Jones… Départ le 7e matin vers le Wadi Rum où nous attend Attalah pour une virée de 3 jours, (formule choisie : un guide, un chauffeur/cuistot pour s’enfoncer davantage dans le désert), 3 nuits sous les étoiles, loin, loin des campements en dur : le top de notre voyage. Petit groupe de 4, puis de 6, enfin, laisser aller et se laisser conduire vers ces merveilles de roches comme posées sur le sable, ce sable aux couleurs changeantes, ces canyons cachés, ces couchers de soleil admirables, bref des moments inoubliables.



Apprécier le thé à l’ombre des falaises orangées, goûter les plats succulents, écouter le guide parler de la vie des bédouins, hier et aujourd’hui, oublier la montre, le portable et le réseau, grimper sur les matelas fixés sur le toit du 4x4 pour prendre la mesure visuelle de cette merveille naturelle qu’est le Wadi Rum, tout en regrettant les bouteilles en plastiques abandonnées qui jalonnent hélas notre parcours.



Le 10e jour, on ne prend pas la route d’Aqaba initialement prévue, les coraux se passeront de nous, mais remontée tranquille par une route extrêmement pittoresque vers Little Petra, rencontre avec le lézard bleu local, parfaitement adapté à cet environnement aride, vers Karak où nous sommes encore formidablement bien reçus à l’hôtel.



Notre goût des vieilles pierres n’est pas assez fort pour approcher plus près du crak, d’autant que nous n’avons pas eu, par le bouche à oreille, de bons échos de l’endroit. Bref, étape de transition pour se rapprocher du Wadi Mujib. Le 11e jour, on est à 9h à l’entrée du canyon aquatique du Wadi Mujib où nous retrouvons nos compagnons du désert pour une matinée choc. Changement de rythme pour qui aime se bouger dans des conditions, comment dire, sportives, sans guide, et encore une fois, avant l’arrivée des groupes. On passera 3h dans un décor extraordinaire, mais chut… L’après-midi, plus calme, plus culturel dans le musée le plus bas à la surface de la terre, tout en remontant le long de la Mer Morte, où la brume laisse à peine deviner la terre d’Israel, en face. Remontée encore vers le mont Nebo, d’où Moïse regarda les Hébreux partir vers leur terre promise. Eglise Intéressante, atelie/boutique où il fait bon flâner, curieux de regarder la fabrication des petites fioles de sable multicolore, des mosaïques tout format, pas données d’ailleurs… Et retour à Madaba, où nous rendons la voiture, sans aucun problème. Nous prenons le temps d'admirer les mosaiques de l'église St Georges et de l'église des Apôtres.



Le 12e et dernier jour, un bus nous conduit à Amman, cocasse le bus, et que dire de la conduite locale, je vous laisse la surprise… On nous avait bien dit que la visite de la capitale n’était pas indispensable à notre programme : c’est vrai ! Une ville immense où circuler prend beaucoup, beaucoup de temps, pour juste se rendre au théâtre antique, se balader dans le marché des fruits et légumes et chiner dans les deux artères « commerciales ». Mais c’était notre choix. Après tout ce que nous venions de voir…

Nous quittons la Jordanie dans la nuit, après un dernier et délicieux repas à Madaba, où notre hôtelier nous a commandé, comme à notre arrivée, un taxi pour rejoindre l’aéroport. Fin du voyage, ravis du très bon déroulement de notre programme.
Sur la trace des blindés de Koursk English translation pending
by Zorba · 2018-10-03 · 46 replies
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.

Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.

Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.

1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.

J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.

Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.

Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !

Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)

Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.

Par contre en Kupé, je me souviens d’un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.

Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
by Oltean · 2018-08-11 · 180 replies
Bonjour à tous,

Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.

Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.

Place aux souvenirs.

Chicago

Prélude

Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.

Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.

Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.

Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :

Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.

Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Retour de croisière en Alaska avec NCL English translation pending
by Vsylvie · 2018-08-08 · 50 replies
bonjour tout le monde ! voila après un retour un peu catastrophique hier (nous étions à FRANCFORT hier lors de l'alerte ...) nous sommes rentrées de notre croisière en Alaska à bord du Novegian Jewel

j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...

bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...

donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !

et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!

nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...

le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter

nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo

la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes

pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
Walks in the Kingdom of Siam
by Jojoone1 · 2018-08-07 · 205 replies
Sometimes a trip to Thailand starts in a hotel near an airport, where guests have misunderstood the meaning of the name easyJet...



We know all too well that this long flight will leave us a bit jet-lagged when we arrive...



all while hoping we won’t start our stay completely...



Still, we’re lucid enough to notice that they could’ve at least leveled the ground before adding the decor at the airport:



As always, our arrival is under the watchful eye of some...



under the frankly curious gaze of others...



but of course, there are plenty who couldn’t care less...



All that’s left is to set off exploring, while staying cautious so we don’t get caught off guard...

Page (Arizona): effet du tourisme sur "The Little Street of Motels" English translation pending
by Pioupiou94 · 2018-07-01 · 50 replies
Bonjour a tous,

Un petit billet d'humeur sur l'évolution de la situation du tourisme a Page (AZ) et de ses effets sur la 8th avenue...la "rue des petits motels".

Conséquence directe du développement du tourisme de masse des tours Ops et notamment asiatique + (a court ou moyen terme) du lake Powell, 4 hotels de grandes chaines ont été construits rien qu 'en 1 annnée juste en face du Dam.

L'impact sur ces petits motels appréciés des aficionados en recherche d'atypisme, de "charme" en dehors des structures classiques est de plus en plus perceptible depuis quelques années avec un pic cette années avec l' "obligation" d'avoir recours a des bookers pour leurs permettre de "sauver" une saison malgré les perceptions "énormes" de ces agences.

Pour ceux qui comme moi ont vécu Page et ses richesses alentours en se détendant le soir d'une journée de randonnée autour d'un barbecue propice aux rencontres et discussions sur l'échange d'infos et anecdotes de la journée qui refont l'Ouest Américain...une petite pensée pour ces proprios dont certains sont presque des "légendes" pour les roadtrippers de l'Ouest.
Les vacances d'un Bobo English translation pending
by Zorba · 2018-07-01 · 335 replies
Les vacances d’un Bobo

C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.

Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.

-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.

L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !

Le Québec : Il y a trop de curés !

La Pologne : Il y a trop de curés !

Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
Jordanie: départ imminent, 10 jours à planifier en juin English translation pending
by Radja99 · 2018-06-09 · 7 replies
Bonjour,

Après avoir parcouru les forums et avec nos billets d'avion en poche, nous partons ma concubine, ma fille de 12 ans et moi meme en Jordanie ce mois ci.

Nous resterons sur place 10 jours et prévoyons d'axer notre voyage sur Petra, Wadi Rum, Wadi Mujib Mer morte. Les étapes annexes que nous souhaiterons voir, Dana, Jerash, Aqaba éventuellement pour une demi journée de snorkeling et éventuellement des stop sur le chemin. Pas de détour vers les chateaux du désert car il semblerait que çà n'en vaille pas la peine idem pas de stop à Amman. On a plus envie de grands espaces que de "ville". En bref un itinéraire assez classique des incontournables à voir.

=> J1 - Arrive à 2h10 du matin à Amman.

a/ Nous prevoyons de louer un véhicule et nous hésitons entre deux loueurs: - Montecar, lagence locale maintes fois cité sur ce forum il ne semble y avoir que de bon avis, nous propose une Mitsubishi Mirage de 2015 pour 290 JOD, . Faible dépot de garantie 100JOD. - Sixt , le loueur international qui nous propose une hyundai Accent ( Année?) pour 240 JOD en payant en ligne en amont. Il semble y avoir beaucoup de problèmes à la restitution sur les forum concernant ce loueur. Dépôt de Garantie de 300 JOD. Nous penchons plus vers Montecar mais je ne sais pas si le coffre est suffisant pour 3 Sac à dos et si le véhicule sera assez puissant pour éventuellement les cotes? D'ailleurs qu'en est-il des assurances carte bleue VISA PREMIER, je ne comprends pas trop ce s'il faut en prendre une en plus chez le louer et ce que çà couvre sinon car le loueur propose une assurance à 10 JOD par jour en plus pour le 0 franchises?

La voiture en poche ... enfin en main. Mapsme allumé sur le telephone, Direction Madaba. Nous avons choisi Madaba à Amman car elle semble plus petite et donc plus accessible surtout pour une conduite nocturne dans un pays que nous ne connaissons pas.

b/ Avez vous un hotel à conseiller à madaba? nous penchons vers le Moab Land pour le prix à 30 euros la nuit pour 3, les avis semble bien, ou le Black Iris mais plus cher à 50 euros la nuit?

c/ Départ en début de matinée pour éventuellement Jerash? est-ce possible en une demi journée de faire le trajet depuis madaba et retour pour une nuit sur madaba?

Nuit à Madaba

=> J2 Depart de madaba pour la mer morte et le Wadi Mujib.

d/ Avez-vous une plage à conseiller avec un tarif pas trop cher pour accéder aux installations, baignades et douche mer morte? Nous avons éviter la nuit autour de la mer morte en prolongeant une nuit à madaba pour économiser sur les prix des hotels dans ce coin, mais le calcul reste à faire en fonction du prix d'accès au site pour nous 3.

e/ Demi journée au wadi mujib ( un des point fort de ce voyage le canyon de wadi Mujib) J'ai cru comprendre que le Wadi Mujib est interdit au moins de 18 ans? Est-ce une histoire de taille? Car ma fille est aussi grande que ma compagne ( 1m60) . Peut-on tout de même le tenter ou vérifie-t-il les passeport pour l'accès au site? Si vraiment pas pas possible ce que nous regretons nous irons au Wadi Numeira. Merci FamilyinJordan pour leur super blog.

f/Une question qui est très peu abordé sur les forums, mais comment gérez vous les bagages entre deux villes lors d'une étape? Vous les laissez dans la voiture ( c'est safe même si à vue?) ou les mettez vous dans une "consigne"? En existe-t-il en Jordanie?

Nuit à Dana.

g/ A Dana, nous hésitons entre plusieurs hotels? le Dana Moon, Dana Tower Hotel, Al Nawatef camp?

=> J3 - Randonée à Dana

h/ Avez des idées de courte randonnées dans Dana ? sur une demi journée jusqu'en fin de matinée ou en début d'après midi? Surtout pour de beaux points de vue sans forcément descendre dans la vallée.

Trajet pour Petra en fin d'après midi et installation dans un hotel pour la nuit.

i/ A Petra, en ce qui concerne les hotels dispo à notre budget lequel conseillerez vous parmi : candles Hotel, Le cleopatra, Peace way hotel, Rocky Mountain, Petra wonders bedouin bed and breakfast? ( il semblerait que ce soit dans un village bedouin Umm Sahyoun)

=> J4 - Petra. Itinéraire de la journée à définir.

j/ @Familyinjordan si jamais vous me lisez, je n'ai pas trouvé de lien "contact" sur votre blog et je vous remercie pour vos super conseils comme le Wadi Dahek qui à l'air juste sublime mais n'ayant pas de 4x4 nous avons renoncé. Je me posais une question sur votre article " le monastère par un chemin secret" Le chemin par l'autre entrée se fait à pied ou doit on garer le véhicule vers "cette entrée là" est-il faisable avec un petit véhicule de tourisme et non un 4x4 car le chemin semble être en sable/terre?

Nuit à Petra

=> J5 Petra. Itinéraire de la journée à définir.

Dernière nuit à petra.

=> J6 Départ pour Wadi Rum.

k/ Alors là c'est le flou complet je ne sais pas trop comment orienter les recherches, chez quels bedouins séjourner?

Nous souhaiterions passer deux nuits dans un camp bedouin pour vraiment nous imprégner de la magie du désert. Avec excursion 4x4, marcher dans les canyons, pourquoi pas quelques heures aussi en chameau, accéder à quelques points de vue superbes un peu en hauteur, j'ai vu aussi du surf dans les dunes sur certaines photos pourquoi pas.

Les avis sur le forum ont l'air de dater et les avis sur internet concernent généralement le camp uniquement. Si jamais vous avez des retours d'experiences assez récentes et es choses à conseiller, entre les camps installé et le bivouac ( fournissent-il tout le matériel) , nous n'en avons jamais fait mais on se dit pourquoi pas. D'ailleurs sur les camps classiques j'ai vu des personnes "sortir" leur lit pour dormir à la belle étoile, est-ce possible?.

Nuit au Wadi Rum

=> J7 Wadi Rum - Excursion

Nuit au Wadi Rum

=> J8 Depart du Wadi Rum pour Aqaba.

l/ Avez vous un hôtel à conseiller éventuellement sur Tala Bay pour pas trop cher qui soit correct, le but étant surtout de pouvoir faire un peu de snorkeling.

Nuit à Aqaba.

=> J9 départ d'aqaba pour remonter à Madaba stop sur la route des rois? pour les points de vue? Stop et Excursion éventuelle à définir? Kerak? Shobak?

Nuit à madaba

=> J10, Madaba. Excursion à définir car avion au départ d'Amman à 16H. Nous pensons rendre le véhicule à 13H pour rejoindre le terminal tranquillement ensuite.

Le départ étant proche et cela fait pas mal d'interrogations. Nous vous remercions par avance pour le temps que vous aurez pris à nous répondre.
Quelle partie de Madagascar préférer pour le mois de janvier English translation pending
by Alizeeaudrey · 2018-05-30 · 35 replies
Nous partons en janvier 2019 nous avions pensé au nord puisqu il faut choisir ( les vols intérieurs étant tres chers !!) quelqu un peut il nous dire si c est judicieux et nous donner quelques tuyaux comme des hébergements sympas pas trop chers , des lieux à ne pas rater ainsi que des activités Ou peut on voir le plus de lémuriens Est ce que prendre un vol direct pour Nossi Be est préférable Je ne fie plus trop aux guides routard ou lonely car nous y avons trouvé, de nombreuses fois des informations éronées donc rien ne vaut l expérience des voyageurs ... merci à tous pour vos réponses
Votre meilleur voyage? English translation pending
by MirandaMouse · 2018-05-11 · 55 replies
Bonjour,

J'ouvre ce sujet après avoir discuté de ça avec des amis et mon compagnon.

Quel est donc votre meilleur voyage ? J'entends par là, pas forcément la destination la plus intéressante, mais vraiment le voyage où vous avez de meilleurs souvenirs, où tout s'est bien passé, etc. Par ex on peut avoir eu un voyage gâché par la météo, la santé, une mauvaise compagnie, même si la destination était très intéressante, et avoir passé de meilleurs moments dans une destination moins "majeure". Je ne sais pas si je suis claire 😛

Dans mon cas, à ce jour, cela reste mon séjour de 3 semaines en Ukraine.

Pourquoi ? Parce que tout fut réuni pour que ce soit un super voyage et que ça s'est très bien passé. 3 semaines en été mais loin de la foule touristique (ça compte pour moi...) à avoir l'impression de découvrir des "trésors cachés" (je parle bien de l'impression), je suis très attirée par les cultures slaves et je me sentais plutôt bien là-bas. Nous avons eu globalement du beau temps (des fois un peu chaud, quelques orages, bon, sur 3 semaines, pas à me plaindre !), j'ai aimé tout ce que j'ai vu alors que j'étais partie sans avoir de grandes attentes. Nous avons très bien mangé (ça compte pour moi ! ça fait partie du voyage) autant salé que sucré, notamment à Lviv et ses restos originaux.

Il y avait quand même des endroits que je rêvais vraiment de voir, surtout à Kiev en fait (les églises surtout...) et je n'ai pas été déçue.

Je ne vais pas me voiler la face, le fait d'avoir un pouvoir d'achat assez élevé dans le pays a aussi aidé. Nous ne sommes pas riches du tout, en France on doit faire attention à tout, on voyage toujours avec un petit budget, alors en Ukraine il était quand même plus facile de se faire plaisir vu les prix qui paraissent très bas pour un Français, même "pauvre". Bon nous faisions attention quand même : apparts très simples, restos moyens et non de luxe (sauf un à Odessa considéré comme un peu plus haut de gamme, enfin c'était pas non plus un resto étoilé), on regardait quand même les prix... Les billets d'avion ayant occupé une part importante du budget, c'était d'ailleurs nos billets les plus couteux à ce moment-là (depuis il y a eu la Russie).

Je repense souvent à ce voyage avec nostalgie ! En plus, en 3 semaines, on a le temps de s'immerger, quand on arrive on se dit qu'on a tout le temps devant nous, etc. Nous avons eu le temps de flâner à notre guise, il y a moins à voir que dans d'autres endroits (nous n'avons fait que 3 villes) ce qui nous laissait le temps de profiter, de vivre... Nous avons fini à Odessa en mode "vacances" si je puis dire. Le retour fut difficile pour le coup, plus que d'habitude, même si j'avais hâte de pouvoir me reposer, 3 semaines à marcher, ça use les mollets 😛

Donc voilà, super voyage, pourtant ce n'est pas forcément la "meilleure" destination (dur de comparer Kiev avec Rome par ex...). Depuis j'ai réalisé mon grand rêve d'aller en Russie, indéniablement Saint-Pétersbourg m'a mieux plu et je la place dans mon top toutes villes confondues (Moscou non par contre...), voyage de 3 semaines également, mais le voyage, lui, s'est moins bien passé donc l'Ukraine reste mon voyage préféré.

Ensuite même si c'était plus court, ma première fois à Séville, une semaine de bonheur au soleil en février, gros coup de coeur, ma première fois à Cracovie, on a pas mal "trainé" en fait, sans se prendre la tête. J'y suis aussi retournée, en couplant avec une semaine à Varsovie, et c'était également un bon voyage heureux !

Madrid en janvier dernier, une autre ville coup de coeur, j'y avais déjà été deux fois et j'avais beaucoup aimé, mais en janvier dernier c'était la première fois que nous avions autant de soleil, nous avons très bien mangé, c'était un super voyage !

Et vous alors ? et pourquoi ?
Anti-Atlas durant trois semaines: un super anti-stress... English translation pending
by Hannahannah · 2018-05-09 · 242 replies
Tout à une fin , me voilà de retour après trois semaines passées à parcourir les routes et chemins de l'Anti Atlas , à pied , en voiture , mais jamais ä mulet 😉

Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .

un constat

- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .

le temps

Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .

les rencontres

- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .

Les découvertes

Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .

Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .

Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .

Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎

Un mois solo dans l'hiver russe: Saint-Pétersbourg, Moscou et la Sibérie English translation pending
by Karah · 2018-04-30 · 39 replies
La Russie était sur la liste des voyages que je voulais faire en solo. Après l'Argentine et les Etats-Unis, je me suis donc envolée vers l'Est pour passer le mois de février au pays des tsars. Contrairement à mes 2 précédents voyages où j'étais partie en impro totale, j'ai méticuleusement organisé mon séjour en Russie. Je sais lire le cyrillique mais je n'ai que les bases en russe, et j'ai pu constater pendant mon séjour que très peu de Russes parlent anglais. J'ai donc essayé d'éviter tout problème de réservation lié à des incompréhensions linguistiques, et ça passe par une organisation optimale 😉

En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris

En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches

En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk

L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©

Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉

Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.

La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©

DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG

Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).

Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.

Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…

Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©

La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.

Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©

L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !

Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©

Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂

La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©

Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉

La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©

Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais après ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).

L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©

Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.

Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir

Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©

J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.

La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©

L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…

L'œuf au muguet - Broken Boussole ©

Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉

Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©

A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂

Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...

Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©

Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉

Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !

Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©

Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.

Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©

St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.

Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©

Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain English translation pending
by Deshawn · 2018-04-11 · 118 replies
Bonjour Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona . C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi . Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz. On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions. Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest. Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud. La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument. Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée. Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous. Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre . Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour . Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil. C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide) On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire . Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas . Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo. Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper. Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis. En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch . Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions . Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser. Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan. Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite . Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River. Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur. Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place. Bilan Rattlesnake Cayon 12/20 Cassidy Arch 12/20 Cathedral Valley 20/20
Déçu du MSC Divina English translation pending
by IdéePas · 2018-04-07 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je vous partage mon expérience, malheureusement négative, sur le MSC Divina, sur lequel nous avons effectué une croisière Gênes-Valence du 31 mars au 5 avril.

Ceci n'était pas notre première croisière, nous avons déjà fait Celebrity (notre compagnie habituelle), Princess et le MSC Meraviglia, qui était bien meilleur.

Gros manque d'organisation sur le bateau. On s'enregistre mais on ne nous donne pas nos cartes... Personne pour préciser qu'elles sont déjà dans la cabine et que celle-ci est ouverte (vive la sécurité...). Le chaos à Majorque. 2 personnes pour vendre les tickets pour leur navette au bureau des excursions (bonjour la file) puis encore une personne pour en vendre à terre, ce qui cause un jolie embouteillage. Embouteillage parce que plutôt que de faire plusieurs files pour les bus qui sont là on fait une longue file (où tout le monde pousse et essaie de dépasser) et on embarque bus pas bus. Il faut virer le responsable excursion, c'est un incompétent total.

Le navire est sale. Personne ne nettoie la journée, tout traîne par terre, il faut regarder où on met les pieds. A la piscine intérieure le matin à 9h des verres traînent encore du soir précédent.

Le personnel est... impersonnel. Le cabinier n'est jamais venu se présenter, les serveurs au restaurant du soir se contentent du minimum. Sans compter de la vitesse beaucoup trop rapide du service. Vous terminez votre première entrée, on vous ramène sur le champ la seconde. Il est également en sous-effectif. 20 minutes pour avoir un verre au bar de la piscine parce que le malheureux barman est seul. Pareil aux salons des 6ème et 7ème étages: il y a des serveurs, mais un seul barman, du coup tout traîne. Ca ne donne pas l'envie de consommer...

A propos de la nourriture justement bonne mais en quantité ridicule, je crois que les prisonniers ont plus à manger. Obligé de tout prendre en double ou de retourner au buffet après, mais après le second service il n'y reste plus que des pizzas.

Clientèle pour beaucoup insupportable. Beaucoup d'Italiens sans aucune éducation (ok on s'y attend sur un navire italien mais là c'était le pompon), toute une école sicilienne, je vous raconte même pas. D'autres habillées littéralement comme des prostituées. D'autres encore qui ont du s'évader des corons du Nord, Emile Zola y aurait trouvé de l'inspiration. On termine en apothéose avec les hordes d'enfants même pas mal élevés mais pas élevés du tout. Le maître nageur ne fait pas respecter l'ordre à la piscine. Un jacuzzi prévu pour 8 c'est pas pour se retrouver à 12 dedans...

D'ailleurs justement, la navire est sous-dimensionné. Il faut régulièrement faire la file pour tout: le buffet, le bar, même les excursions. De la foule partout en permanence. Je n'ai jamais vécu ça ailleurs.

Je terminerai en disant que le navire est labyrinthique. Il faut monter un étage pour ensuite redescendre, etc. Nous faisons des croisières depuis plusieurs années, c'est la première fois qu'on s'est autant perdu dans un paquebot.

Evidemment nous sommes conscients que nous sommes sur MSC et non sur Celebrity ou Princess, nos attentes ne sont pas les mêmes, mais aucune comparaison n'est possible avec le MSC Meraviglia où tout allait bien mieux, en plein mois de juillet pourtant.

D'autres personnes ici ont-elles vécu une mauvaise expérience sur ce navire récemment?

Merci de m'avoir lu et bonne soirée à tous.
Informations et conseils aux futurs voyageurs pour l'Éthiopie English translation pending
by Karollka · 2018-04-05 · 4 replies
Rentrant d’un fabuleux voyage de 21 jours dans le nord de l’Ethiopie, vous trouverez ci-dessous qq infos et conseils.

• Visa avant ou à l’arrivée à Addis Selon les avions, le temps d’attente pour le visa à Addis est + ou - long mais c’est une bonne option pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à l’ambassade. Sinon, l’ambassade d’Ethiopie à Paris le délivre rapidement (1 semaine) mais il démarre dés que vous l’avez récupéré. Ne pas le déposer trop en avance.

• Aéroport Les agences locales, chauffeurs… n’ont pas le droit de rentrer dans l’aéroport. Si votre correspondant n’est pas à l’intérieur, il vous attend peut-être dehors ! • avec ou sans TO ? Tout dépend de ce que vous aimez, du temps que vous voulez consacrer en amont de votre projet et aussi du budget ! Nous sommes 3, habitués à organiser nos voyages nous-mêmes, la plupart du temps avec l’aide d’une agence locale. Cette méthode présente l’avantage de réduire fortement le coût du voyage pour du sur-mesure (les TO français étant très chers à mon goût) et de supprimer la partie logistique transport, particulièrement chronophage dans certains pays.

• Guide ? Francophone ? Les guides francophones sont + rares que les anglophones et coûtent en général assez chers : entre 30 et 50 dollars de + par jour par rapport à 1 guide anglophone. Pour ceux qui, comme moi, ont un niveau d’anglais scolaire/touriste, c’est suffisant : les éthiopiens parlent lentement, avec un accent assez facile à comprendre pour nous. Il n’est pas nécessaire de prendre un guide pour la totalité du circuit mais plutôt prendre des guides locaux. Encore une fois, ça coûtera - cher et dans certaines régions, les guides des autres régions passent - bien que les guides locaux. De +, cela nous a permis de prendre des guides soit francophones soit anglophones selon les sites à visiter (francophone à Gondar et à Lalibella)

Au final, nous avons donc opté pour un 4x4 avec chauffeur anglophone, + des guides ponctuels selon les sites. Et nous avons eu la chance d’avoir + qu’un chauffeur : il nous a beaucoup aidé pendant tout le circuit (choix des hotels/resto, réservation des guides…) et proposait des modifications de circuit qu’il jugeait nécessaire.

• Hôtels / Guesthouse Ne pas hésiter à en visiter plusieurs. Et si vous êtes pendant une période creuse, vous pouvez obtenir de très bons prix : pour 18 nuits, nous avons payé - de 100 euros par personne, dans des hotels simples mais toujours propres

• Alimentation Il n’y a pas vraiment de risques si vous allez dans des restaurants locaux et que vous prenez les plats traditionnels (Injera, Chiro…) Près des lacs, vous pouvez tester le poisson : il est frais et en général très bien cuisiné. Et attention aux portions qui parfois sont énormes : à Bahar dar, nous avions 2 poissons (Tilapia) chacun

• Argent Il y a des DAB dans toutes les grandes villes. Pas besoin de prendre trop d’argent liquide avec soi. En revanche, ils sont souvent vides pendant le week end. Prévoir de retirer le vendredi ou le lundi.

• Palu Il n’est pas présent dans le nord du pays.

• Coût des visite Les visite sont assez chères comparées au pays et ne sont pas négociables. Pour un circuit classique dans le nord, sur une vingtaine de jours, il faut compter env 300 euros pour les visites. • Danakil / Erta Ale C’est la seule région qui pourrait être « dangereuse » pour les touristes, donc on respecte les consignes de sécurité ! Cette excursion de 3 ou 4 jours coûte chère (350/500 euros selon les agences jusqu’à 1000 euros par personne si circuit privatif) mais l’expérience est tellement extraordinaire qu’il ne faut pas la manquer. La montée au Erta Ale se fait de nuit, en convoi, encadré par l’armée. Elle dure env 3h30 et ne présente pas de diffiulté, et peut même se faire à dos de chameau. Si le vocan ne fûme pas trop, vous pourrez voir le lac de lave. Mais attention aux fumées du volcan : les agences donnent en général un petit masque de chirurgien mais si vous en avez un + couvrant et + épais, c’est mieux.

Mon coup de coeur : la dépression du Danakil et les caravanes de sel sur le lac Assal. Malgré la chaleur à la limite du supportable, les paysages sont grandioses.

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