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Denali Highway en voiture de location (Alaska) English translation pending
by Mistral417 · 2014-11-21 · 10 replies
Bonjour! Je prépare un voyage en Alaska pour juillet 2015 en voiture de location. On me dit qu'il est absolument interdit de prendre des routes non goudronées, mais j'ai très envie d'emprunter la Denali Highway entre Denali National Park et Paxon, qui paraît-il est superbe. (Aucune envie d'aller à Fairbanks) Quelqu'un l'a-t-il fait en voiture de location normale (pas en 4x4)? Quels sont les risques du point de vue assurance? Et la Glenn highway? Est-elle plus belle? Merci de vos réponses! Eva
Alaska juillet 2015 English translation pending
by Nicedjoul · 2014-10-12 · 54 replies
Bonjour,

Nous avons pour projet de nous rendre en Alaska (et faire une courte incursion au Yukon) pour 3 semaines en juillet 2015. Nous comptons arriver à Anchorage, louer une voiture sur place et loger en motels/hotels (enfin en "dur" quoi). J'ai commencé à potasser le LP et parcouru les discussions sur le forum, ainsi que le très beau carnet de voyage de Trois14. Faire quelques "grosses" journées de route ne nous effraie par si cela nous permet de consacrer plus de temps aux parcs nationaux. Je n'en suis qu'à une ébauche d'itinéraire, mais j'aurais (déjà) quelques questions.

Je lis ici sur le forum

Sur une période de 3 semaines on peut faire une boucle Whitehorse, Dawson, Tok, Delta Junction, Denali, Talkeetna, Anchorage, Seward, Homer, Whittier, Valdez, Haines Junction, Haines, Skagway, Whitehorse, ou la même boucle au départ d'Anchorage. Variantes possibles (en enlevant autre chose): -de Haines ou Skagway prendre le ferry pour Juneau (Glacier Mendenhall, Tracy Arms Fjord)

Comme ça le trajet me semblait trop énorme pour 3 semaines, mais j'ai encore beaucoup de mal à évaluer les distances ... 1/ Vous me confirmez que cette boucle est jouable ? Car à ce moment-là je pensais "zapper" Haines et Skagway au profit d'une journée à Katmai.

Ce qui m'amène à la question suivante : nous aimerions passer une journée à Katmai depuis Homer pour voir les ours pêcher (et d'après ce que j'ai eu, il ne faut pas trop tarder pour lancer les réservations, car nous serons en très haute saison). Je crains un peu le risque d'annulation de l'expédition pour cause de mauvaise météo. 2/ Cette expédition étant pour moi un "must", pensez-vous qu'il serait plus sage de passer 2 jours à Homer, ainsi si l'expédition est annulée un jour, nous pourrons peut-être la reporter au lendemain ? 3/ Même question pour le survol du Kaskawulsh Glacier côté Yukon ?

Au Yukon, nos principaux point d'intérêt sont surtout donc le Kaskawulsh Glacier et Dawson City. Je pensais vers une boucle Tok > Haines Junction > Whitehorse > Dawson > Fairbanks. Seulement, je me rends compte que pour aller de Dawson à Fairbanks il faut passer par la Top of the World Highway/Taylor Highway qui sont des gravels roads, donc interdites par les loueurs de voiture. Je ne compte pas prendre le risque de passer outre cette interdiction, même si je sais qu'il est modéré : je ne veux pas avoir à payer les dég��ts de ma poche en cas de pépins. 4/ J'ai vu que des loueurs comme Go North et Driving Force permettaient d'emprunter ces gravels roads, j'imagine que la prix est vraiment beaucoup plus cher que celui les loueurs "classiques" ?

5/ Du coup si je n'emprunte pas la Top of the World Highway, il ne me reste qu'à faire l'aller-retour depuis Whitehorse, et donc passer 2 journées entières sur la route ? Me conseillez-vous donc plutôt de zapper Dawson (beaucoup de route pour "si peu") ?

6/ Enfin, auriez-vous un bon guide papier à me conseiller pour le Yukon ? Je vois qu'il y a un Lonely Planet "British Columbia et Yukon", mais il date un peu (2009) ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Voyage solo Colombie-Britannique - Alaska (1-2 mois) English translation pending
by Guill91 · 2014-08-15 · 44 replies
Bonjour,

Récemment je regarde pour faire un petit voyage en solo depuis Vancouver jusqu'en Alaska durant mai-juin (voir juillet) 2015. J'ai 23 ans, je viens de Suisse et j'ai envie de partir seul pour me changer les idées et me couper un peu de ce monde trop...connecté et de voir des gens vraiment ouverts ^^. Est-ce une bonne idée de partir seul dans ce coin? Le niveau financier n'est pas un gros problème car je suis très économe et j'ai les moyens de réaliser ce petit rêve. Je souhaiterai partir sac au dos et louer un véhicule pour mon périple, afin de voir de beaux paysages et de la faune.

Je ne suis pas encore très au clair car je souhaite faire 1 mois ou voir même 2 (si mes conditions professionnelles me le permettent) et je ne sais pas si c'est faisable de faire quelques visites en Colombie-Britannique, faire la route d'Alaska puis visiter certaines choses en Alaska en seulement 1 mois, ça me semble short. Ou alors seulement la Colombie-Britannique ou seulement l'Alaska.

Après je voulais savoir s'il est faisable de louer un véhicule sur le Canada (environs de Vancouver) et faire un tour durant 1-2 mois avec jusqu'en Alaska (sans forcément revenir au point de départ), je ne sais pas s'il y a ce genre de location?

Puis j'aimerai savoir un peu ce qu'il vaut la peine de visiter en Colombie-Britannique et en Alaska?

Pour la Colombie-Britannique je pensais arriver à Vancouver et voir un peu cette ville, puis pourquoi ne pas faire un petit saut sur l'île de Vancouver (à voir, pas sûr), je pensais aussi aller faire une petite randonnée à Whistler, visiter Nelson (pas sûr encore) puis d'entamer la route d'Alaska. Puis ensuite j'arriverai à Fairbanks en Alaska, joindre le fleuve de Yukon, voir le parc national de Denali, puis desccendre vers Anchorage, voir le glacier de Matanuska, joindre le PN de Wrangell-St. Elias (si ça ne fait pas trop loin), descendre voir le Prince William Sounds, et enfin si ça ne fait pas trop j'irai encore à la péninsule de Kenai pour visiter Homer, Seward et le Lost Lake.

J'ai également pensé prendre le Railroad de l'Alaska, car on voit de très beau paysage, mais je ne sais pas encore.

Avez-vous des endroits ici cités que vous trouvez que ça ne vaut pas la peine ou d'autres que vous conseilleriez? J'aimerai également faire 1-2 voir 3 marches pour être vraiment dans la nature, ou pourquoi pas un trek et aussi un petit tour en Kayak (si je trouve quelqu'un sur place pour m'y accompagner ^^).

Je compte 1-2 semaine pour la Colombie-Britannique et 2-3 semaines pour l'Alaska. Voir plus si vous pensez que c'est irréalisable en ce laps de temps pour tout voir. Surtout pour ça que je vous demande un peu d'aide sur ce Forum.

J'aimerai beaucoup faire en tout cas le Canada et pourquoi ne pas joindre l'Alaska qui me donne également très envie d'y aller (pour ça que j'ai beaucoup regarder sur la Colombie-Britannique qui est proche).

Savez-vous si les agences de voyage regardent ce genre de chose ou s'ils peuvent vous conseiller sur beaucoup de choses? Ou ce sont surtout des choses déjà organisées?

P.S.: Je suis conscient qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui vivent en Alaska et qu'on est beaucoup confronté à soit même dans beaucoup d'endroits.

Je vous remercie déjà de m'avoir lu, et merci beaucoup à ceux qui me donnent réponse, je serai là pour vous y répondre ;) .
Retour d'un trip de 17 jours en Alaska (été 2014) English translation pending
by Marccar · 2014-08-11 · 32 replies
Nous voila de retour d'un trip en Alaska de 17 jours à trois

Le vol : Amsterdam -Reykjavik-Anchorage vol réservé en septembre de l'année dernière à 700euros durée du vol 12h avec une escale de 2h , rien à redire d'islandair sauf qu'il faut acheter la nourriture à bord , pour nous vu le prix pas un problème pour ceux qui ont payé 1400euros le dernier prix trouvé avant le départ sur internet , pas top. FIlm en anglais seulement et gros problème au retour nos valises étaient détrempées , et c'était seulement à l'escale de reykjavik qu'il pleuvait. Voiture réservée à Anchorage chez Hertz par l'intermédiaire de Bsp auto , un gros 4x4 , on aura un gros chevrolet Tahoe avec 3200 miles au compteur.

La météo , la météo est très changeante en Alaska , on peut commencer la journée sous la pluie et le brouillard pour continuer en tshirt et finir avec le polar. Parfois d'une vallée à l'autre cela change et les prévisions à la tv ou net ne sont pas exceptionnelles , dans l'ensemble à part le dernier jour , la météo sera de notre côté et ne pertubera pas trop le voyage .

Les prix , si la nourriture dans les supermarchés ou les vetements dans anchorage sont au prix des usa , les resto et autres sont assez chers , en quelques semaines d'été ils doivent être rentable.

Le trajet Anchorage Valdez Fairbanks Denali Girdwood Homer Seward Anchorage

trois mille cinq cents km au compteur .

les habits recommandés à mon sens , le tshirt longue manche (moustiques) , le pull , la veste imperméable respirante et le pantalon de pluie respirant , le pantalon normal

température de 15 à 22 ° , mais sur l'eau ou près des glaciers ça descent vite surtout avec un peu de vent si le soleil n'est pas au rendez-vous

Jour 1 Anchorage matin Eagle park , balade sympa , premier ours et orignaux mais en final pas spécialement dépaysante

après midi Coastal park, plus intéressant que le précedant , de nombreux orignaux sont présents

attention les orignaux sont responsables de plus d'accidents que les ours en alaska, ils chargent et ils piétinnent

en soirée , ben oui le soleil se couchent à minuit donc on fait de très longues journées , et comme le soleil se lèvent vers 3h30 j'ai dû acheter un masque pour dormir plus longtemps.
Voyage à pied de Whitehorse à Fairbanks durant 1 mois (Alaska) English translation pending
by Elcharly · 2014-02-07 · 57 replies
Bonjour à tous !

Je me présente je suis jeune, rêveur et j'adore la nature. Je voudrais partir 1 mois au Nord-Ouest du canada , mon périple commencerait à Whitehorse dans le yukon pour poursuivre jusqu'à Fairbanks et rallier le "magic bus", et ensuite faire le retour de nouveau à pied.

Sur la route je voudrais visiter quelques parcs nationaux je ne sais pas encore lesquelles , peut-être que je le ferais au feeling aussi.

J'aimerais avoir des conseils sur les campings , si possibilité de faire du camping sauvage, sur les logements à petit prix. Mon but étant d'éviter un maximum le logement autre que le camping. Il y a 947km entre WhiteHorse et Fairbanks, evidemment je pense faire un peu de d'Autostop et peut etre prendre un bus ou deux pour m'économiser un peu quand même, si quelqu'un a des infos la dessus je suis preneur :)

Le soucis majeur je pense sera la nourriture et de préparer mon sac pour prendre ce qu'il faut tout en minimisant le poids de mon sac. Je suis preneur d'informations de toute sorte !! Etant pêcheur je compte acheter le permis pêche pour 35$ et ainsi me procurer quelques repas lors de mes campings sauvages. Le plus dur sera de prévoir des provisions assez pour quelques jours et assez de place pour vêtements et tente et matos de camping.

Ah oui ! le vol Bruxelles- Whitehorse étant à 1400 euros, j'aimerais à avoir le moin de frais possible sur place, combien penseriez-vous que je dois prévoir tout en prévoient une sécurité en cas de pépin ?

Voila merci d'avance !! 😉
Alaska: un voyage trop cher? English translation pending
by Chiarafont · 2013-12-30 · 36 replies
Bonjour à tous,

Passionnés de photographie avec mon compagnon, nous avons pensé partir en Alaska pour aller photographier la sublime flore de cet état ainsi que ses remarquables grizzlis et autres animaux pour nous atypiques... Pourriez-vous me donner quelques conseils ? Des endroits à visiter ? La vie là-bas est-elle chère ? Nous aimerions partir 2 à 3 semaines en juin/juillet, serait-ce hors de prix ? Et est-ce la bonne saison pour partir ? Visiblement ça oui... Merci pour tous vos conseils !
Ville tranquille pour 3 mois aux USA English translation pending
by VieuxGamin · 2013-12-08 · 74 replies
Bonjour tout le monde sans exception (je fais partie de la secte de ceux qui disent bonjour, je suis un insecte!). QUI aurait l'extrême amabilité (bla bla) de m'indiquer une petite ville des US où je puisse rester et me loger à un prix raisonnable? Je suis un Vieux Gamin de 68 ans qui veut voyager le plus possible avant de prendre le dernier ticket qui vous conduit vers l'au delà, (je préfère l'eau de là mais bon!). J'aimerai donc vivre trois mois (le temps de mon visa ) dans un endroit à visage z'humain où je puisse avoir l'occasion de pratiquer mon Anglais qui est le challenge (en Anglais "challinge") de la fin de mon inestimable existence. Voici donc les données de mon problème...un petit bled (non pardon on est pas au Maghreb!) un petit endroit typiquement témoin de l'Amérique profonde où je puisse rencontrer des gens, lier, pourquoi pas, quelques amitiés, et aussi peut être (soyons fous) , louer une chambre chez l'habitant qui serait plus sympa que l'hôtel. Rassurez vous je n'ai pas pris d'amphétamines et je ne suis pas particulièrement speed, j'essaye simplement de donner un tour sympa à ma retraite en faisant des trucs qu'on fait normalement à l'âge de 20 dents, je fais tout à l'envers mais c'est plus marrant que de rester devant sa télé à boire des bières et commenter les penalty! Que la bonne Âme qui voudra m'indiquer le "bon endroit" soit assurée de toute ma gratitude jusqu'à la fin des temps. Merci
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
by Lol64 · 2013-11-26 · 405 replies
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂

Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏

Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.

Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :

Arrivée PHOENIX, 1 nuit

PHOENIX > SEDONA, 1 nuit

SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit

GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit

MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits

PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits

BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits

LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit

DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits

MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit

EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit

FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits

Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.

Hôtels :

Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.

Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.

A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.

Vols :

Réservés bien après les hôtels.

Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.

Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.

Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.

Voiture :

Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.

Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.

Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !

Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !

Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.

Repas :

10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.

A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.

Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.

Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.

Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …

J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.

A bientôt ! 😉
Location de voiture en Alaska English translation pending
by Miko01 · 2013-11-22 · 29 replies
Bonjour a tous J'ai réservé une voiture chez Avis Anchorage et j'envisage d'aller à Dawson City par la Top of the world en ais-je le droit ? Merci pour vos réponses.
Location d'une véhicule en Alaska pour voyage au Yukon English translation pending
by LeBigfoot · 2013-08-09 · 5 replies
Nous arriverons très bientôt à Anchorage (Alaska, USA) et envisagons d'y louer un véhicule pour visiter les principaux parcs nationaux de l'Alaska (Denali et ceux au Sud-Est) puis de traverser la frontière vers le Yukon (Canada) pour aller à Dawson City, Thombstone Park puis rouler jusqu'à Inuvik par la Dempster Highway. Et ensuite revenir à Anchorage pour reprendre l'avion vers Montréal...

Est-ce que quelqu'un a déjà fait ce trajet avec une voiture ou 4x4 de location? quel compagnie de location à partir d'Anchorage offre une couverture pour le Canada et sur les routes en gravel plus à risque telle que la Dempster HW? est-ce légal pour un canadien de traverser vers le Canada avec un véhicule loué en Alaska? Est-ce que le fait de louer un 4x4 au lieu d'une voiture à simple traction peut changer la protection sur les routes en gravel...?

Nous avons vraiment besoin d'informations pour nous éclairer car trop d'informations contradictoires circulent sur les forums!

Sinon quelqu'on a peut-être d'autres idées ou solutions?

Into the Wild!!!
Croisière Sapphire Princess Vancouver - Whittier (Alaska) - Vancouver en partant de Tahiti English translation pending
by Pascalmoorea · 2013-04-22 · 64 replies
ia orana,

Je sais pas, vous... Mais nous, une croisière commence immanquablement par de l'avion... C'est sûr, habiter sur une ile paradisiaque présente des gros avantages, mais question croisières... De nombreuses compagnies font escales en Polynésie, mais il n'y en a peu qui font partir leurs voyages à partir de Papeete... Donc, avion ! Juste 8 petites heures dans un bel avion bleu entre Papeete et Los Angeles pour commencer ! et hop ! On saute dans un autre d'Alaska air pour se retrouver en fin d'après-midi, un peu fatigués, dans le centre ville de Vancouver, Colombie Britannique, Canada. Demain sera un autre jour...

Sélection de la bonne croisière en Alaska English translation pending
by Mathyboy · 2013-03-22 · 2 replies
Bonjour à tous,

Cela fait quelques heures que je magasine une croisière en Alaska pour mes parents comme je sais que ç'est un de leur rêve et que ça ferait un beau cadeau. Le problème ç'est que je n'ai moi même jamais fait de croisière et que je ne recherches pas les mêmes éléments que mes parents lorsque je penses à un voyage. Je demandes donc de l'aide aux habitués des croisières afin d'éclairer mon choix.

Je vais mettre quelques éléments en point form pour donner une idée de la situation pour vous aider à me conseiller.

- La croisière serait en fin août et de préférence environ 7 jours ( croyez vous que ç'est trop long / court ) - J'ai l'impression que puisqu'ils habitent Montréal un départ de Vancouver serait bien puisqu'il n'ont jamais vu cette belle ville en plus. - Les candidats sont 2 personnes début 50 aine qui n'ont jamais fait de croisières. Ils aiment le calme et la nature et ne recherche pas particulièrement un excès de confort ou de luxe. Ce que je veux dire ç'est que je crois qu'ils préfère quelque chose de confortable mais simple et plus en contact avec la nature que quelquechose de flamboyant un peu tappe à l'œil et attrape touriste. Pas particulièrement friand des foules non plus ... - Ce qui je crois serait intéressant pour eux sur cette croisière : Avoir la possibilité de passer du temps ensemble tranquille ( loin de mes jeunes sœurs hahaha ), Respirer l'air frais et admirer les vastes territoires, observer la faute ( je sais que ç'est un coup de chance par exemple pour des baleines, etc. ), voir des glaciers, avoir la possibilités de voir un ciel étoilé comme ils n'en n'ont jamais vu et peu être un aurore boréal, Visiter un village minier pourrait être intéressant ( historique rué vers l'or ), j'ai cru comprendre qu'il y avait moyen de se promener en train sur le continent ce qui pourrait être bien aussi. - pour ce qui est des chambres j'hésite entre une chambre avec oceanview ou bien le balcon. Sur ce point j'aurais besoin de votre aide à savoir si la différence de prix vaut la peine pour le balcon. Dans le sens que s'il y a possibilité de juste prendre une marche dehors et d'aller sur un genre de balcon commun pour aller lire un livre en ayant une belle vue peut-être que ça n'en vaut pas tant la peine ... - Le meilleur prix serait apprécié mais dans les environs de 1500 $ chacun sans le billet d'avion je crois que ça serait bien ( Qu'en pensez vous ? )

Je crois que j'ai fait le tour des éléments à prendre en compte. En ayant connaissance de cause quel serait selon vous la croisière la plus adapté à ce que je recherches ? Est-ce que j'ai oublié quelque chose ? Avez vous des conseils ?

Merci d'avance, Mathieu
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
by Itat · 2012-08-13 · 396 replies
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !

Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.

Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !

Mardi 10 Juillet

Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.

Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.



Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !

Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.

Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.

Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…

Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…

Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.

Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.



Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.



Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.

Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.

Mercredi 11 Juillet

A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford



Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !

La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.



Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.

D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !





Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.



Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli



Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.



Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.



Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.

Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL

Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…

Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…

Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.

La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).

SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Retour de croisière en Alaska sur le Celebrity Millennium du 1er au 8 juin 2012 English translation pending
by Anjuvani · 2012-07-03 · 25 replies
Bonjour à tous,

Nous rentrons d'une croisière sur le Celebrity Millénium. Embarquement à Vancouver jusqu'à Seward en Alaska. Nous avons été conquis, le bateau est magnifique, l'organisation impeccable, la nourriture excellente. Notre cabine au 8e pont, à tribord, avait une terrasse et malgré un temps variable nous en avons bien profité surtout pour filmer et photographier. Le personnel est très agréable et toujours prêt à rendre service, d'autant que nous avions des difficultés à nous faire comprendre !!! notre connaissance de la langue anglaise étant plus que moyenne. Pourtant nous avions une certaine appréhension car nous fuyons les activités de style danse, théâtre et casino, nous les avons ignorées, c'est tout. Il y avait assez à voir avec le magnifique spectacle des chaines de montagne quasi ininterrompues de Vancouver à Seward, des sommets aux pics enneigés qui se reflètaient dans l'océan. Nous avons prolongé la croisière par un circuit à terre organisé par Celebrity, toujours la même organisation impeccable, que ce soit pour les transports, les hôtels de classe et les excursions. Par contre évitez à tout prix Alaskan Airlines, sièges étroits, avion vétuste, pas d'écran, etc... nous avons volé entre Anchorage et Chicago, l' AA était nettement mieux entre Chicago et Montréal d'où nous venons de rentrer.

Bien cordialement à tous

Yvette (Anjuvani)

Voyage aux États-Unis: un peu partout en un gros mois! English translation pending
by Vivemotion · 2012-06-26 · 15 replies
Bonjour bonsoir à tu et à toi,

Je me lance dans ce petit topic en vue d'un voyage aux States que je veux faire cet été. je suis un jeune homme, seul à partir, et j'ai besoin que vous m'aidiez. Besoin d'un tas d'informations, de conseils, d'avis, de retours d'expériences, etcetera.

Mon but est de voir un maximum en un très gros mois (un peu moins de 40 jours). J'aimerais énormément faire quelque chose comme ça :
http://belforum.net/img/15/c8eef8a4412bcb37a8215d42c1dfe5e6.jpg

Je sais que c'est beaucoup, voire b e a u c o u p . . . Mais... possible à votre avis ?

Question argent, je table sur 3500 EUR. 1000 d'avion, 2500 sur place. Jouable ? Ca me ferait un peu plus de 60/jour pour tout. Je compte ok si : 25>nuitée |20>repas | 20>transports.

Vous aurez compris, 60/70 EUR par jour = pas de folie ! Donc auberges de jeunesse, bus, stop, ...

J'attends... beaucoup de messages 🙂😄

Au plaisir !
Deux semaines au Québec en avril 2012 English translation pending
by Tibibiousk · 2012-02-22 · 55 replies
Bonjour à tous !

Je pars au Québec avec deux amis du 04 avril au 19 avril. Cette période est choisie car nous allons voir une copine qui fête ses trente ans durant cette période (donc bonne excuse pour aller au Canada :-) J'ai bien noté que ce n'est pas forcement la bonne période (dégel, temps variable) mais ca ne me pose pas plus de soucis que ca, j'aime bien voyager un peu différemment, et surtout en basse saison 😎 Nous louerons une voiture bien entendu.

J'aurais besoin de vos lumières concernant le planning, sachant qu'il ya a quelques impondérables : - Montreal du 04/04 au 09/04 - Passage vers Nominingues pour voir une autre connaissance - Retour à Montreal le 18/04 pour retour en france le lendemain

Je ne souhaite pas forcement faire beaucoup de route , et à ce que j'ai compris les activités risquant d'etre difficilement prévisible à cause du temps (vrai ou pas ?)

J'ai pensé en premier jet à ce planning :

J1 (04/04/12) : Arrivée Montreal J1 - J5 : Montreal J6 : Montreal => Nominingues J7 : Nominingues J8 : Nominingues => GrandMere (Parc Naturel Mauricie) J9 - J10 : Parc Naturel Mauricie J11 : Mauricie => Quebec J12 : Quebec J13 : Quebec (Parc naturel Jacques Cartier) J14 : Quebec => Drummondville J15 : Drummondville => Montreal J16 : Départ Paris

Qu'en pensez vous ? Y a t'il des choses a ne pas manquer dans ce coin (routard acheté mais pas encore épluché 😊

Merci d'avance de votre aide, et a bientot pour échanger la dessus !

😇
Alaska: terre et mer en juillet prochain English translation pending
by Sophie235 · 2011-10-07 · 46 replies
Bonjour à tous,

Je débute mes recherches sur un voyage en Alaska en juillet prochain. Une semaine terrestre, une semaine sur l'eau. Je ne veux pas voyager sur une croisière car c'est trop cher et que cela ne me ressemble pas vraiment. J'aimerais utiliser les ferry qui m'amèneraient d'un point à l'autre. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait me suggérer un site de réservations de ferry? Le plus bel itinéraire évidemment sur mer et aussi sur terre? A tous ceux qui m'aide, un énorme merci et je vous reviendrai avec un itinéraire pour obtenir vos commentaires constructifs!!! Je compte louer une voiture et faire du camping. Est-ce qu'il fait trop froid la nuit avec une tente? Quels sont vos meilleurs treks, moi qui arrive de la cordillère des Andes...? Peut-on louer des kayaks? Bref, je prends tout de vous!!!! Merci beaucoup! Sophie
Cassiar Highway en septembre à vélo (Canada) English translation pending
by Sardignol · 2011-05-07 · 6 replies
Bonjour à tous,

Prévoyant de remonter la Cassiar Highway en septembre en direction de Whitehorse (première quinzaine, à vélo), je souhaiterais avoir une information de la part de ceux qui connaissent cette route parmi vous.

J'ai pu lire (je ne sais plus où, sur un site en anglais en tout cas) qu'après le 1er septembre, la plupart des "services" ferment le long de cette route. Vous confirmez ?

Dans quelle mesure pourrons-nous trouver des "boutiques" (histoire de refaire le plein avec 2-3 petites choses nouvelles à manger, sachant que nous aurons le principal avec nous) ouvertes pendant le trajet ? Si ces magasins / stations services sont ouverts, est-on susceptible de trouver autre chose que des chips ou des cookies ? Et à quels intervalles (tous les 150 km comme en été, ou tous les 400 km ?.. Ou rien du tout ?)

D'avance, merci !
Bébé de mère canadienne et de père cubain: protégé à Cuba? English translation pending
by Starfish2 · 2011-01-20 · 85 replies
Bonjour,

J'habite à Québec. J'ai un bébé (il a deux mois) dont la papa est un cubain qui habite à Santa Clara, à Cuba. Je l'ai connu l'an dernier lors d'un voyage et j'ai décidé de garder le bébé. Moi je suis canadienne et mon bébé est né ici en novembre. Je n'ai pas déclaré le père à l'état civil et le nom de ce dernier ne figure pas sur le certificat de naissance, ni dans son passeport. Je voudrais tout de même retourner en voyage pour lui présenter son fils, de même qu'à sa famille. Je ne suis pas mariée avec lui, mais nous échangeons quelques courriels et il aimerait que je revienne le voir à Cuba.

Toutefois, je ne sais pas quels sont ses droits en tant que père (vu que je ne l'ai pas déclaré et que je ne suis pas mariée avec lui) et quels seront les miens une fois à Cuba. Donc, ma question est: est-ce que mon bébé sera protégé en tant que citoyen canadien si le père veut faire valoir ses droits de père? J'aimerais aller lui présenter son fils, mais avec la certitude que je vais pouvoir revenir au Québec avec mon fils. Je sais que dans les pays musulmans, les droits de la mère ne comptent plus une fois dans ces pays. Qu'en est-il avec Cuba, est-ce la même chose ou je suis protégée avec mon fils?

Le ministère des affaires étrangères ne savait pas quoi me répondre si le père demande un test de paternité et que celle-ci est confirmée. A-t-il droit de demander ce test ? Si oui, devrais-je rester plus longtemps à Cuba ? Qui en assumera les frais ? Et après, qu'arrivera-t-il, une fois que sa paternité sera prouvée ?

Merci de me répondre, car je suis très soucieuse de prendre la meilleure décision pour mon fils.
Alaska: location d'un truck-camper et meilleure période pour y voyager? English translation pending
by Isaclau · 2011-01-06 · 91 replies
Bonjour

Nous prévoyons un séjour de 15 jours en alaska durant l'été 2011 .. Pas beaucoup de post sur cette destination (idem brochures ..) Après des heures de recherche sur le net et sur ce forum, nous avons réussi à mettre en forme notre circuit

Cependant, j'ai deux points à éclaircir :

impossible de trouver une location de truck camper abc.motorhome m'a répondu qu ils n'en avaient plus, ni en juillet, ni en août (!) et me propose un 21 foot ... connaissez vous un autre loueur qui loue un truck camper svp ?

d'autre part nous aurions la possibilité de partir soit à partir du 15 juillet, soit à partir du 15 août ... laquelle choisir ? sachant :

en juillet ce serait l'idéal pour voir les ours mais y a t il vraiment trop de moustiques à cette période ??? (nous les craignons ...)

en aout : plus d'ours à katmai ???? et le climat ?? (bq plus froid qu'en juillet ?)

merci beaucoup pour vos réponses ..

en espérant qu'un passionné d'Alaska passera par là .. Bonne journée 🙂 Isabelle
Road trip aux États-Unis en 2014 English translation pending
by Usadreamer · 2010-12-24 · 20 replies
voilà j'ai 18 ans et je commence fortement à penser à un voyage aux USA en 2014 j'aurais alors 21 ans mini Je prévoirais d'obtenir un visa car pas de billets de retour prévu ( pas la date du retour ) et vu l'ampleur du projet je ne me fixe pas de limite de temps. Voilà pour le coté administratif Maintenant pour l'itinéraire: je vais peut être paraître ambitieux mais bon ... voici les grandes lignes Départ de Seattle vers Tacoma puis Portland, Nampa, Boise jusqu'à Salt Lake City, retour vers la californie par Reno, Carson City puis Sacramento et San Francisco; descente vers Los Angeles en passant par San Jose et Santa Barbara. Puis Palm Springs et remontée vers Las Vegas. Direction Saint George dans L'Utah pour faire le tour des parcs nationaux Zion, Bryce Canyon, Arches, Canyonlands puis le Grand Canyon jusqu'à Flagstaff. De Flagstaff prendre le train Amtrack jusqu'à Albuquerque. Repartir par Amarillo, Fort Worth et Dallas. Passer par Shreveport pour gagner Lafayette puis Baton Rouge. Je n'ai pas prévu de passer par la Nouvelle Orléans ... (?) Remonter par Hatiesburg et Meridian, Montgomery, Colombus puis redescendre vers Tallahassee, Jacksonville. En Floride faire un grand tour en passant par Orlando, Cap Canaveral, Fort Lauderdale et Miami. Key West en suspent ? De Miami reprendre l'avion jusqu'à Washington et filer à New York. VOIR LA CARTE EN IMAGE ATTACHEE pour le transport j'ai pensé au bus Greyhound, au train Amtrack. Pour la location de voiture j'ai fais un test sur alamo ils m'annoncaient 13000$ environ donc à éliminer.

J'ai quelques questions : tout d'abord qu'en pensez vous en général ? Faire du stop ? Budget ? Faut t'il vraiment payer les 80$ pour visiter les parcs nationaux ? Conseils ?
Attention locationdevoiture.fr et Dollar English translation pending
by Stephssd · 2010-11-14 · 71 replies
Bonjour à tous, Un message pour vous mettre en garde contre les pratiques commerciales de ces 2 sociétés.

Nous avons fait un très beau voyage dans l'ouest américain durant 3 semaines l'été dernier qui nous a mené de LA à LV, Bryce canyon, Yosémite, etc. jusqu'à SF puis retour à LA. Un voyage de rêve qui nous a laissé des souvenirs inoubliables et je souhaite à chacun de pouvoir faire ce type de voyage. Nous avions pour l'occasion loué une voiture chez Dollar à l'aéroport par l'intermédiaire de locationdevoiture.fr. 520 euros assurance comprise pour 3 semaines. Imbattable ! Sauf qu'au retour en France, je constate que mon compte est débité de presque 380 dollars en assurance supplémentaire et taxes diverses. Avant notre départ, la lecture des différents forums de voyages m'avait mis en garde contre les agissements des préposés qui font la paperasse à la récupération du véhicule au guichet qui touchent une commission sur les ventes additionnelles au contrat.

Fort de cette information, je refusais toute proposition dont on me mitraillait et à la demande de ma carte bleue, le préposé m'assurait que rien ne serait débité qu'il s'agissait juste d'une empreinte pour la caution. Tout en faisant cela, il me tend un contrat que je signe confiant puisque je venais de lui faire confirmer qu'aucune charge supplémentaire ne serait débitée. J'aurais due lire le contrat mais après plus de 13 heures de voyage, un préposé truculent qui tout en faisant de l'humour vous embrouille, vous bombarde de questions (l'anglais n'est pas ma langue maternelle, et même si je ne suis pas trop mauvais, la fatigue n'aide pas), les autres clients qui sont derrière vous et qui sont aussi pressé de récupérer leur véhicule ne vous permettent pas d'être serein contre ce type de comportement ou de circonstance.

D'autre part, on vous informe qu'il faudra faire le plein pour rendre le véhicule mais on vous fait payer le plein de départ quand même. Vous payez donc le plein qui sera facturé au client suivant ! Des pratiques commerciales plus que douteuses.

Je vous recommande donc de ne pas louer votre véhicule auprès de ces sociétés ou de lire très attentivement votre contrat avant de signer même si la fatigue n'est pas bonne conseillère. Quant à ceux qui ne seraient pas bilingue...

Bon courage et bon voyage.
Un vieux rêve motocycliste aux Etats-Unis en Harley English translation pending
by Systémus · 2010-10-25 · 48 replies
Bonjour, Nouveau venu sur le forum que j'ai découvert par hasard, en cherchant les tout premiers éléments de préparation d'un voyage aux USA, et qui s'avère une mine de renseignements autant pratiques que de conseils éclairés de vieux routards, c'est donc tout naturellement que je me suis inscrit.🙂

Alors rien de très original, je commence seulement à préparer (comme beaucoup ai-je déjà constaté) un voyage que je qualifierai de mythique pour ma part, en Harley Davidson avec ma compagne aux USA. Bien qu'ayant eu la chance de travailler et visiter de nombreux pays dans le monde, curieusement, je n'ai jamais eu l'opportunité d'aller aux États Unis !😕

Premier point : il se fera nécessairement et impérativement en moto, et en Harley, c'est incontournable pour moi. Au départ je pensais partir avec ma propre Harley, mais en parcourant le forum j'ai compris que c'était une véritable galère. Donc je louerai sur place, plus pratique et le même modèle que la mienne (Road King pour info). Deuxième point : j'ai le temps, puisque retraité, et j'envisage donc de partir environ 3 semaines, ce qui me laissera le temps nécessaire pour une visite plus poussée. Troisième point : puisque je parle de voyage mythique, le Sturgis est, pour moi, quasi incontournable, tout comme la visite des usines et du musée Harley de Milwaukee. Quatrième point : je ne suis pas un fan des circuits organisés, car je préfère largement mon autonomie. Toutefois, cela ne signifie pas non plus que je n'aurai pas recours à des tours operators, du moment que pendant mon voyage je ne sois pas soumis à des "impératifs" horaires ou de visite ou chaperonné en permanence. Je préfère de loin mon indépendance. Cinquième point : je vais préparer mon circuit dans les jours qui viennent, au regard des très intéressants topics développés ici et mon budget devrait très largement suffire. Sixième point : je parle anglais (et américain plus précisément) aussi bien que le français pour l'avoir pratiqué pendant 12 ans de manière quotidienne et permanente, donc pas un souci pour moi.

Ah ! J'oubliais : le voyage est programmé pour 2014. Oui, je sais ce n'est pas demain, mais après demain et en y réfléchissant, j'aurai ainsi plus que largement le temps de tout préparer dans le détail, encore que ça risque d'arriver très vite en fait. Je vous l'ai dit, j'ai tout mon temps aujourd'hui et je peux envisager des choses à de telles échéances, ce que je n'ai jamais pu faire durant mon activité.

Voilà. Je viendrai régulièrement sur le forum tenir à jour mon topic, prendre les conseils et poser les questions qui ne manqueront certainement pas, j'en suis persuadé car je compte avant tout sur vous, sur ceux qui ont l'expérience. Et je retiens également l'idée que j'ai pu voir de créer un Carnet de route sur un site personnel. Je pourrai ainsi éviter d'alourdir le forum et ne poser que les questions utiles et non déjà résolues sur le forum. Je vous remercie par avance de votre aide qui me sera plus que précieuse.
Alaska! English translation pending
by Mlefevre · 2010-09-19 · 91 replies
Bonsoir à tous, Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska. Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!

Pour le récit illustré, cliquez ici

Bonne lecture!

ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !

Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !

RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.

VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.

CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)

SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.

Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !

En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.

Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !

Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.

Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !

Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !

Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.

Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.

Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.

En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !

Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !

Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.

4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.

Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !

Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.

Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.

Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !

Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).

Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !

Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)

J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,

demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !

J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.

Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.

Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !

CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !

Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche

BUDGET ALASKA

J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!

Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro

Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro

Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro

Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro

Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro

Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro

2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro

Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro

TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro

Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro

TOTAL pour 25j à 512117 euro

BIBLIOGRAPHIE ALASKA

Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.

Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.

55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.

The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.

Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.

Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.

Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça :
http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!

Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.

Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.

On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Croisière en Alaska sur le Celebrity Infinity: documents? (urgent) English translation pending
by Loudan · 2010-08-12 · 7 replies
🤪 bonjour à tous, J'en suis à ma 1ière croisière à vie. Je pars en alaska sur le celebrity infinity en septembre. Je suis toute mêlée. J'ai reçu par e-mail un document de 32 pages soit le guest ticket booklet. S'agit-il de mes documents officiels pour le bateau? Il est écrit que je peux faire mon check-in on line, cela veut-il dire que je ne recevrais rien d'autres de leur part? On parle aussi d'étiquettes pour valises, y-a-t-il aussi des coûts associés pour les recevoir? Je me sens vraiment dépassé. J'étais habitué avec des voyages tout inclus mais là...... je dois aussi trouver un hôtel à Seattle pour avant et après la croisière. Si vous connaissez un hôtel abordable avec les transferts aéroport et terminal, nous sommes 4. Tout ce que vous pensez qui pourrait m'aider serait très apprécié.

Un gros gros merci de votre collaboration

Loulou
Trois mois de route aux États-Unis: préparation et carnet... à venir! English translation pending
by PSI31 · 2010-02-25 · 151 replies
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !

25 Février 2010 :

L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.

Guide du Routard : Louisiane et Floride

Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec

Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.

Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.

Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?

Entre ces points et la suite c'est à construire.

Retour de New-York le 13 Juillet 2011.

A bientôt
Trois semaines dans l'Ouest américain pour un budget de 1,500 euros? English translation pending
by Autechre · 2009-11-01 · 231 replies
Le projet se met progressivement en place. Avec quelques amis (nous serons sans doute 8), nous aimerions parcourir l'Ouest des Etats-Unis en août 2010.

J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)

Je commence à regarder de plus près le budget.

Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)

Cela nous fait un total de 1800€.

Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.

Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?

Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes

Merci.
Pérou-Bolivie: îles du lac Titicaca, choisir les plus sympas English translation pending
by JPaul92 · 2009-07-22 · 26 replies
Bonjour,

Nous pensons dormir sur les îles sur le lac Titicaca

Auparavant, j'aimerais savoir pour ceux qui y sont allés quelles sont les îles parmi les 3 îles suivantes sur lequel c'est sympa de dormir et d'avoir un bon contact avec les habitants, celles aussi ou il y a un beau relief et un beau coucher de soleil. l'île Taquilé, l'île Amantani et l'île du soleil à Copacabana en Bolivie ?

Comme d' habitude je remercie tout le monde de son petit mot. Jean-Paul
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (première partie) English translation pending
by PSI31 · 2008-12-17 · 32 replies
En remerciant les différents membres du forum pour leurs informations, voici donc le début du compte-rendu de notre parcours de Seattle à San Francisco effectué du 12 septembre 2008 au 10 novembre 2008. Ce fut un plaisir immense fait de découvertes, rencontres, paysages, couleurs, avec 5 ou 6 jours de pluie seulement, des températures agréables dans l’ensemble. Pour cause de chirurgie récente d’une hernie discale, les randonnées furent limitées en temps et intensité, cela a également quelque peu modifié le programme de certaines étapes.

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.



Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.





Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …







Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.





Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.



Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.





Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.









Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser !
http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.





Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.



Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.





Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.





Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.







Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.



Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks. Hôtel

Repas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.







Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.











http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU









Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.











http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_Q

Vendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …







Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.

Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.















Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.







C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.

Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.



Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.

Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.









Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.









Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.

Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.









Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.



Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».









Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.

Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.















Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.













Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.

Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.















On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.

Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !





Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.

Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.







Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.



Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.

Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.





Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.



Silverton

Nous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !



Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.

http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM



Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.













Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.











Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !





12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.







Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.

Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.





Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.





Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …



Reflets



















Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.







Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !

Fin de la première partie

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0
Saisons en Alaska English translation pending
by Duclau · 2008-03-11 · 17 replies
🙁Combien de saiaons trouve t on en Alaska? Ya t il du soleil? De la pluie?

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