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Parcs nationaux au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
J'envisage aller au Costa Rica cet été et je veux savoir où il est possible de voir beaucoup de singes, paresseux, toucan, grenouille, iguane, etc. Je compte aller à Tortuguero (est-ce que ça vaut la peine en août?), puis à Cahuita, à Corcovado (faut-il y aller plusieurs jours ou deux suffisent? Quel prix pour un guide une nuit deux jours?) Est-ce que le parc de Carara est bien? À part le volcan et la boue, quels animaux voit-on à Rincon de la Vieja? Y'en a-t-il beaucoup?
Je n'aime pas beaucoup côtoyer trop de touristes, même si je sais que ce pays est très visité.
Et à Cahuita, peut-on aller faire du snorkeling sans passer par une agence de tours? Y'a-t-il plusieurs endroit pour en faire dans ce coin (Cahuita et Manzanillo)?
Pouvez-vous me proposer quelques endroits sachant que je veux faire du snorkeling et voir des animaux exotiques et pas trop de touristes?
Dernière petite information: J'aimerais faire du rafting sur le rio Pacuare et peut-être faire les tyroliennes. Quelle est la ville de départ la plus près pour s'inscrire à cette activité? (sauf San José)
Merci beaucoup,
Kare
J'envisage aller au Costa Rica cet été et je veux savoir où il est possible de voir beaucoup de singes, paresseux, toucan, grenouille, iguane, etc. Je compte aller à Tortuguero (est-ce que ça vaut la peine en août?), puis à Cahuita, à Corcovado (faut-il y aller plusieurs jours ou deux suffisent? Quel prix pour un guide une nuit deux jours?) Est-ce que le parc de Carara est bien? À part le volcan et la boue, quels animaux voit-on à Rincon de la Vieja? Y'en a-t-il beaucoup?
Je n'aime pas beaucoup côtoyer trop de touristes, même si je sais que ce pays est très visité.
Et à Cahuita, peut-on aller faire du snorkeling sans passer par une agence de tours? Y'a-t-il plusieurs endroit pour en faire dans ce coin (Cahuita et Manzanillo)?
Pouvez-vous me proposer quelques endroits sachant que je veux faire du snorkeling et voir des animaux exotiques et pas trop de touristes?
Dernière petite information: J'aimerais faire du rafting sur le rio Pacuare et peut-être faire les tyroliennes. Quelle est la ville de départ la plus près pour s'inscrire à cette activité? (sauf San José)
Merci beaucoup,
Kare
Deux semaines à Cuba English translation pending
Bonjour à tous,
Fais un bon moment que je lis sur ce forum, en fait pratiquement toutes les nuits, étant un chauffeur de taxi, j'ai tout le loisir de me connecter via mon téléphone pour passer des moments interminable à me faire rêver. Mais voilà, c'est sûr, je pars en solo pour 2 semaines à Cuba en Mars. Je serai à Varadero, mais je vais me promener un peu vers la Havane et peut-être autours (je ne connais pas encore mon hôtel)... Je verrai... Mais bien que j'ai lu et relu, il me reste quelques questionnements....
1. Voilà, comme tout jeune qui s'est mit à écouter JAWS un peu avant son temps, j'ai une peur bleue des requins et pourtant, l'un de mes rêves est de me retrouver face à face avec eux... Je sais bien qui en a, dont je ne me souviens plus du nom, de sable.. qui sont végétariens... Que la meilleure place c'est les Bahamas pour les gros blancs (misère pleins de discussions me reviennent en tête)... Mais je me demande y en a pas, plus loin en haute mer, des gros méchants requins? Y a t'il une place qui propose la plongée en cage pour voir des requins et affronter cette peur une fois pour toute?
2. Un autre de mes rêves c'est de nager avec les dauphins, mais depuis que je lis sur ce forum, je me dit qu'il est hors de question que je tente l'expérience à Cuba... Ils sont si maltraités que ça? Y a pas une place qui semble plus en harmonie avec eux? Un endroit de votre connaissance qui les respectent? Je suis pas trop intéresser à payer des tortionnaires... pour en devenir un moi-même. M'enfin, si y avait une place, quitte à payer pas mal plus cher.. Je suis preneur!
3. Pour m'aider au début, les hôtels ou une agence quelconque, offrent-ils les service d'un guide ou traducteur, que je pourrais payer pour m'aider à découvrir la place, particulièrement à la Havane? Ça c'est pas primordial, je veux pas avoir tout cuit dans le bec tout le temps, mais n'empêche.... ;)
Je vais commencer avec ces 3 points et merci pour vos réponses :D
Fais un bon moment que je lis sur ce forum, en fait pratiquement toutes les nuits, étant un chauffeur de taxi, j'ai tout le loisir de me connecter via mon téléphone pour passer des moments interminable à me faire rêver. Mais voilà, c'est sûr, je pars en solo pour 2 semaines à Cuba en Mars. Je serai à Varadero, mais je vais me promener un peu vers la Havane et peut-être autours (je ne connais pas encore mon hôtel)... Je verrai... Mais bien que j'ai lu et relu, il me reste quelques questionnements....
1. Voilà, comme tout jeune qui s'est mit à écouter JAWS un peu avant son temps, j'ai une peur bleue des requins et pourtant, l'un de mes rêves est de me retrouver face à face avec eux... Je sais bien qui en a, dont je ne me souviens plus du nom, de sable.. qui sont végétariens... Que la meilleure place c'est les Bahamas pour les gros blancs (misère pleins de discussions me reviennent en tête)... Mais je me demande y en a pas, plus loin en haute mer, des gros méchants requins? Y a t'il une place qui propose la plongée en cage pour voir des requins et affronter cette peur une fois pour toute?
2. Un autre de mes rêves c'est de nager avec les dauphins, mais depuis que je lis sur ce forum, je me dit qu'il est hors de question que je tente l'expérience à Cuba... Ils sont si maltraités que ça? Y a pas une place qui semble plus en harmonie avec eux? Un endroit de votre connaissance qui les respectent? Je suis pas trop intéresser à payer des tortionnaires... pour en devenir un moi-même. M'enfin, si y avait une place, quitte à payer pas mal plus cher.. Je suis preneur!
3. Pour m'aider au début, les hôtels ou une agence quelconque, offrent-ils les service d'un guide ou traducteur, que je pourrais payer pour m'aider à découvrir la place, particulièrement à la Havane? Ça c'est pas primordial, je veux pas avoir tout cuit dans le bec tout le temps, mais n'empêche.... ;)
Je vais commencer avec ces 3 points et merci pour vos réponses :D
Itinéraire de trois semaines pour l'Inde du Sud en août? English translation pending
bonjour à toutes et à tous,
nous partons au mois d'aout ( je sais, c'est pas le meilleur, mais, pas le choix...)
en famille en inde du sud.
nous aimerions faire le Kerala et le Tamil Nadu en 3 semaines.
nous allons voyagé avec le train, voiture ( avec chauffeur, bien sur) et le bus.
notre but est de faire un voyage en dehors des sentiers battus
je suis à la recherche d'un maximum de renseignements sur l'immanquable et l'évitable.
nous aimerions faire les backwaters en bateau
notre budget pour 4 pers est d'environ 100 euros par jour
je suis entrain de regarder un itinéraire mais je suis à l'ecoute pour tous conseils ou itinéraires, adresses d'hotels.......
d'avance, je vous remercie
bonne journée à toutes et à tous
william fly
Randonnée GR2 à la Réunion English translation pending
Je pars fin avril pour faire le GR2 en 12 ou 13 j comme le conseille le Topo guide.Je suis habitué aux grandes randonnées(Compostelle et GR20).Mon amie, sans faire de machisme, débute plutôt, et je souhaite avoir qq renseignements :
- Est-il bien balisé?
- Risque d'égarement par brouillard?
- Présente-il de grosses dificultés et sur quelles étapes?
- La centrale de réservation tarde à prendre en charge ma demande par mail :Peut on réserver directement au gîte ?
- Y-a-il foule à cette période ?
- En cas de problème, y-a-t-il une étape sans présence humaine (habitation)? Secours éventuel?
- La chaleur est elle difficile à supporter en journée ? (marcher que le matin, par exemple ?)
Merci d'avance
Claude
🙂
Adresse de pousada à Salvador da Bahia? English translation pending
Je suis à la recherche d 1 Pousada sympa et placé dans ou près du centre historique de Salvador pour un séjour début mars Merci à tous😉
Trajet Ouarzazate-Essaouira et séjour à Essaouira English translation pending
Bonjour,
Je vais revenir en Mai au Maroc que j'ai adoré, mais cette fois ci cap vers le sud. Après un séjour vers Merzouga je compte me rendre à Essaouira. Je dois organiser mon tranfert entre ces deux villes. Quel moyen de locomotion privilegier ? bus, taxi ? combien de temps faut il avec chacun de ces moyens de transports et surtout quel cout cela represente t il ?. Un fois à Essaouira, mon coeur balance entre le riad Al Medina ou Maison du Sud, connaissez vous ?. Apres une semaine de marche dans le desert j'ai envie de me faire dorloter dans un hammam, avez vous de bons tuyaux dans ce sens, on m'a parlé du hammam de la Mounia mais connaissez vous en d'autres ?. Dans la ville blanche quels sont les sites sympas à visiter ? les plages ? fera t il suffisament chaud pour se baigner ? Merci d'avance de vos réponses 🙂
Je vais revenir en Mai au Maroc que j'ai adoré, mais cette fois ci cap vers le sud. Après un séjour vers Merzouga je compte me rendre à Essaouira. Je dois organiser mon tranfert entre ces deux villes. Quel moyen de locomotion privilegier ? bus, taxi ? combien de temps faut il avec chacun de ces moyens de transports et surtout quel cout cela represente t il ?. Un fois à Essaouira, mon coeur balance entre le riad Al Medina ou Maison du Sud, connaissez vous ?. Apres une semaine de marche dans le desert j'ai envie de me faire dorloter dans un hammam, avez vous de bons tuyaux dans ce sens, on m'a parlé du hammam de la Mounia mais connaissez vous en d'autres ?. Dans la ville blanche quels sont les sites sympas à visiter ? les plages ? fera t il suffisament chaud pour se baigner ? Merci d'avance de vos réponses 🙂
Assister au festival de Pushkar seule? (Inde) English translation pending
Bonjour,
A peine rentrée que déjà j'ai l'envie d'y retourner vers cette INDE magique.
Je prévois faire le festival de Pushkar; je crois bien savoir que c'est du 2 au 10/11;
Je serai seule et ne sais pas du tout comment m'y prendre pour pouvoir loger dans les tentes, etc...
Devrais-je prendre un chauffeur?
Combien de temps faut-il rester au festival pour profiter?
Qui pourrait déjà commencer à m'éclairer tout doucement sur le sujet.
Merci
Marie
Partir travailler au Brésil: visa pour mon conjoint? English translation pending
Bonjour,
Je me suis renseignée sur le site du consulat du Brésil et obtenu des informations sur les types de visa etc...Dans mon cas, j'ai la possibilité d'être envoyée au Brésil par une entreprise française qui veut s'installer au Brésil, donc normalement je pourrais obtenir un visa temporaire en tout cas (après je ne sais pas pas combien de temps, 3 mois je crois pour l'obtention du visa). Le pb qui se pose est pour mon conjoint. Nous ne sommes ni mariés ni pacsés. Nous souhaitons partir à deux et j'explore les possibilités: visa de conjoint (mais apparemment il faut pouvoir fournir différents justificatifs avec une antériorité de 1 an sur union stable). De plus, nous ne souhaitons pas nous y installer de manière permanente, seulement pour 3 ans maximum.
Donc j'en appelle à vos témoignages!!!! Etant donné qu'il y a une communauté importante tout de même de Français au Brésil, comment avez vous fait?
Si on exclue: visa de retraite, visa d'investisseur (trop cher), ou rejoindre un compagnon brésilien/brésileinne, y a t-il d'autres possibilités à part le visa de conjoint?
Y a t-il des pistes que je pourrais explorer?
Merci pour vos retours!!! Et si vous êtes partis en couple (2 français) et que l'un avait un boulot, l'autre pas et que vous n'étiez pas mariés, avez vous trouvé des solutions???? ça serait super d'avoir un retour de personnes dans mon cas!
MERCI pour vos témoignages.
Avis sur circuits de dix jours au Québec? English translation pending
bonjour,
j'ai déjà écrit plusieurs fois car nous sommes en train de préparer notre voyage au Québec. Nous partons mi-mai pour 20 jours. Nous avons de la famille à Montréal et nous pensons y rester les 4 premiers et les 3 derniers. Entre, nous aimerions louer une voiture et organiser un circuit pendant 10 jours. Détail important, notre petite puce aura 2 ans......donc niveau distance on ne veut pas voir trop grand.
on m'a conseillé un itinéraire et j'en ai trouvé un autre qu'en pensez-vous ? (ce n'est qu'à l'état de fouilles pour le moment....par manque de temps donc je viens un peu chercher l'avis des habitués) :
* 1er ITINERAIRE: vous pouvez quitter Montreal pour Québec, y passer la journée, puis aller à Saint Anne de Beaupré (Mont Saint Anne, Canyon Saint Anne) en s'arretant d'abord aux Chutes de Montmorency, et ensuite aller a Baie-Saint Paul, L'île aux Coudres, et les petits villages du Charlevoix. Vous avez le temps d'aller au zoo de Saint Félicien
* 2e ITINERAIRE très complet (merci à ceux qui l'ont mis en ligne) : Il faut enlever des choses car c'est un programme pour un couple sans enfant.......et il y a 1 ou 2 jours de trop si on compte le trajet pour rentrer à Montréal (quoiqu'on peut rallonger notre circuit à 11 jour si tout vaut vraiment le coup, si déjà on est sur place). Que me conseillez-vous d'enlever ?
Jour 1 : Montréal - Québec Récupérer la voiture !, Chemin du Roy à partir de Trois Rivières (en particulier Deschambault et Cap Santé), commencer à se balader à Quebec, balade en calèche le soir à Québec
Jour 2 : Québec Vieux Québec (balade, visite du Musée de l’Amérique Française, visite du Musée du Fort, Place de l’Hôtel de Ville, visite du Château Frontenac, terrasse Dufferin, balade sur les remparts) + citadelle militaire avec la relève cathédrale rue St Jean et place d'yvouille
=> journée très chargée
Jour 3 : Québec La Haute ville (Plaine d’Abraham, Observatoire de la Capitale - restau Astral (fait le tour en 1h) ), Le Petit Champlain (balade, Place Royale, visite du Musée de la civilisation), Le Vieux Port + traversier pour Levy (photo du chateau Frontenac)
Jour 4 : Québec Le village Huron Wendake, Les chutes de Montmorency (le soir pour le coucher de soleil) + Ile d'Orléans (glace à la chocolaterie) + Ste Pétrouille le matin (soleil dans le dos)
Jour 5 : Québec - La Malbaie Programme : Basilique St Anne de Beaupré, Canyon des chutes St Anne, Baie St Paul - La Malbaie par la côte, Port au Persil
Jour 6 : La Malbaie - La Baie Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, Route 381 vers la Baie, Site de la Nouvelle France si temps
Jour 7 : La Baie - Anse St Jean Rivière Eternité (Centre d’interprétation du parc du Saguenay, une randonnée, croisière sur le fjord), Anse St Jean
Jour 8 : Anse St Jean - Les Bergeronnes Petit Saguenay, Baie Ste Catherine (Centre d’interprétation et d’observation de Pointe Noire), Sacré Cœur (Rando obs du beluga, Safari ours noir au Domaine de nos Ancêtres) + baleines (- de monde qu'à Tadoussac et + de baleines) : privilégier sortie en Zodiac
Jour 9 : Les Bergeronnes - Tadoussac Tadoussac (Centre d’interprétation des mammifères marins, la chapelle des Indiens : la visiter ?, le poste de traite Chauvin : le visiter ?, l’hôtel Tadoussac (juste le voir))
Jour 10 : Les Bergeronnes - Saint Félicien Ste Rose du Nord, Trou de la fée à Desbiens
Jour 11 : Saint Félicien Zoo St Félicien
* Autre suggestion que j'ai trouvé :
Région des Cantons-de-l'Est. Si vous avez deux jours à ajouter à votre périple, j'insérerais cette région entre Montréal et Québec. Plutôt que de se taper 3 heures d'autoroute monotone, entre ces deux grandes villes, partez plutôt vers l'est, direction Lac Brome, Magog, Sherbrooke, Thetford Mines, la vallée de la Chaudière (Beauce) et Québec. Une nuité à Sherbrooke équilibrerait votre parcours.
Un grand merci pour votre aide et vos lumières pour m'aider à faire le tri dans tout ca !
j'ai déjà écrit plusieurs fois car nous sommes en train de préparer notre voyage au Québec. Nous partons mi-mai pour 20 jours. Nous avons de la famille à Montréal et nous pensons y rester les 4 premiers et les 3 derniers. Entre, nous aimerions louer une voiture et organiser un circuit pendant 10 jours. Détail important, notre petite puce aura 2 ans......donc niveau distance on ne veut pas voir trop grand.
on m'a conseillé un itinéraire et j'en ai trouvé un autre qu'en pensez-vous ? (ce n'est qu'à l'état de fouilles pour le moment....par manque de temps donc je viens un peu chercher l'avis des habitués) :
* 1er ITINERAIRE: vous pouvez quitter Montreal pour Québec, y passer la journée, puis aller à Saint Anne de Beaupré (Mont Saint Anne, Canyon Saint Anne) en s'arretant d'abord aux Chutes de Montmorency, et ensuite aller a Baie-Saint Paul, L'île aux Coudres, et les petits villages du Charlevoix. Vous avez le temps d'aller au zoo de Saint Félicien
* 2e ITINERAIRE très complet (merci à ceux qui l'ont mis en ligne) : Il faut enlever des choses car c'est un programme pour un couple sans enfant.......et il y a 1 ou 2 jours de trop si on compte le trajet pour rentrer à Montréal (quoiqu'on peut rallonger notre circuit à 11 jour si tout vaut vraiment le coup, si déjà on est sur place). Que me conseillez-vous d'enlever ?
Jour 1 : Montréal - Québec Récupérer la voiture !, Chemin du Roy à partir de Trois Rivières (en particulier Deschambault et Cap Santé), commencer à se balader à Quebec, balade en calèche le soir à Québec
Jour 2 : Québec Vieux Québec (balade, visite du Musée de l’Amérique Française, visite du Musée du Fort, Place de l’Hôtel de Ville, visite du Château Frontenac, terrasse Dufferin, balade sur les remparts) + citadelle militaire avec la relève cathédrale rue St Jean et place d'yvouille
=> journée très chargée
Jour 3 : Québec La Haute ville (Plaine d’Abraham, Observatoire de la Capitale - restau Astral (fait le tour en 1h) ), Le Petit Champlain (balade, Place Royale, visite du Musée de la civilisation), Le Vieux Port + traversier pour Levy (photo du chateau Frontenac)
Jour 4 : Québec Le village Huron Wendake, Les chutes de Montmorency (le soir pour le coucher de soleil) + Ile d'Orléans (glace à la chocolaterie) + Ste Pétrouille le matin (soleil dans le dos)
Jour 5 : Québec - La Malbaie Programme : Basilique St Anne de Beaupré, Canyon des chutes St Anne, Baie St Paul - La Malbaie par la côte, Port au Persil
Jour 6 : La Malbaie - La Baie Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, Route 381 vers la Baie, Site de la Nouvelle France si temps
Jour 7 : La Baie - Anse St Jean Rivière Eternité (Centre d’interprétation du parc du Saguenay, une randonnée, croisière sur le fjord), Anse St Jean
Jour 8 : Anse St Jean - Les Bergeronnes Petit Saguenay, Baie Ste Catherine (Centre d’interprétation et d’observation de Pointe Noire), Sacré Cœur (Rando obs du beluga, Safari ours noir au Domaine de nos Ancêtres) + baleines (- de monde qu'à Tadoussac et + de baleines) : privilégier sortie en Zodiac
Jour 9 : Les Bergeronnes - Tadoussac Tadoussac (Centre d’interprétation des mammifères marins, la chapelle des Indiens : la visiter ?, le poste de traite Chauvin : le visiter ?, l’hôtel Tadoussac (juste le voir))
Jour 10 : Les Bergeronnes - Saint Félicien Ste Rose du Nord, Trou de la fée à Desbiens
Jour 11 : Saint Félicien Zoo St Félicien
* Autre suggestion que j'ai trouvé :
Région des Cantons-de-l'Est. Si vous avez deux jours à ajouter à votre périple, j'insérerais cette région entre Montréal et Québec. Plutôt que de se taper 3 heures d'autoroute monotone, entre ces deux grandes villes, partez plutôt vers l'est, direction Lac Brome, Magog, Sherbrooke, Thetford Mines, la vallée de la Chaudière (Beauce) et Québec. Une nuité à Sherbrooke équilibrerait votre parcours.
Un grand merci pour votre aide et vos lumières pour m'aider à faire le tri dans tout ca !
Entrer en Chine (Tibet) depuis le Tadjikistan avec son véhicule? English translation pending
bonjour a tous
j aimerai savoir si il est possible de passer du tadjikistan en chine donc au tibet avec son vehicule ? comment se passe le passage en chine ? comment sont les douaniers ?
une fois entrer en chine est il simple de passer au nepal ? ou prendre les visas ?
merci a tous
j aimerai savoir si il est possible de passer du tadjikistan en chine donc au tibet avec son vehicule ? comment se passe le passage en chine ? comment sont les douaniers ?
une fois entrer en chine est il simple de passer au nepal ? ou prendre les visas ?
merci a tous
Réservation d'hôtel dans les Antilles: avis sur cette agence? (urgent) English translation pending
http://voyageforum.com/voyage/F90/v.f?post=3200934;#3200934
Ne sachant pas dans quelle section du forum poster ce message, je l'ai posté dans deux sections. Mais je pense qu'il est d'utilité publique d'avoir des réponses sur ce site afin d'éviter des "drames".
Bonjour à tous,
En cherchant un peu partout sur le net j'ai trouvé un site, en l'occurrence HOTELISSIMA.COM. Avant de booker un hotel sur ce site j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà réservé sur ce site et si tout est ok. J'ai déjà fouiné sur la toile et impossible d'avoir un avis sur ce site... et les prix me paraissent bizarrement bas! Est il vraiment fiable????
Exemple: Nous partons à punta cana (3 adultes dans la même chambre) du 22/02 au 03/03 à l'hotel Barcelo dominican beach. Prix sur le site officiel de Barcelo: 1937€ Prix sur hotelissima: 1155€ ?!!!!!!
Comment un prix si bas?!! Arnaque ou simple hyperdiscounter?
Merci de me répondre au plus vite s'il vous plait, car je dois réserver incessamment sous peu et mon entourage me met la pressionnnnnn.
Mais plutôt que de passer sur sans aucuns doutes, je préfère rester à Paris plage.
Cordialement.
PS: je ne sais pas si c'est dans la bonne section du forum, soyez indulgents très chers modos.
Doy!
Ne sachant pas dans quelle section du forum poster ce message, je l'ai posté dans deux sections. Mais je pense qu'il est d'utilité publique d'avoir des réponses sur ce site afin d'éviter des "drames".
Bonjour à tous,
En cherchant un peu partout sur le net j'ai trouvé un site, en l'occurrence HOTELISSIMA.COM. Avant de booker un hotel sur ce site j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà réservé sur ce site et si tout est ok. J'ai déjà fouiné sur la toile et impossible d'avoir un avis sur ce site... et les prix me paraissent bizarrement bas! Est il vraiment fiable????
Exemple: Nous partons à punta cana (3 adultes dans la même chambre) du 22/02 au 03/03 à l'hotel Barcelo dominican beach. Prix sur le site officiel de Barcelo: 1937€ Prix sur hotelissima: 1155€ ?!!!!!!
Comment un prix si bas?!! Arnaque ou simple hyperdiscounter?
Merci de me répondre au plus vite s'il vous plait, car je dois réserver incessamment sous peu et mon entourage me met la pressionnnnnn.
Mais plutôt que de passer sur sans aucuns doutes, je préfère rester à Paris plage.
Cordialement.
PS: je ne sais pas si c'est dans la bonne section du forum, soyez indulgents très chers modos.
Doy!
Pourquoi les camping-cars d'occasion sont-ils si chers? English translation pending
Bonjour
je suis a la recherche d un camping car d occasion de 5/6 ans type capucine et je trouve que les occasions sont super cheres quand je compare avec les sites types argus :
http://annonces.campingcar-magazine.fr/cote.jsp
http://www.lemondeducampingcar.fr/site/cote-officielle.php .
Tous ces sites donnent un decote bcp plus importantes que ce que je vois sur ts les sites d occasion, plus ou moins 55000 euros genre 28/30000 ou lieu de 22/24000.
Deux questions : - Est ce que les prix affiches par les vendeurs de cc d occasion sur volontairement surevalue parce que les gens negocient un fort rabais lors de l achat ?
- Est ce que les revendeurs (par opposition aux particuliers) font la loi du marche et mettent tous des prix TROP eleves poussant alors les particuliers a faire de meme en prenant des marges de cochons. Une idee de leur marge ?
10000 Mercis Amaury
Tous ces sites donnent un decote bcp plus importantes que ce que je vois sur ts les sites d occasion, plus ou moins 55000 euros genre 28/30000 ou lieu de 22/24000.
Deux questions : - Est ce que les prix affiches par les vendeurs de cc d occasion sur volontairement surevalue parce que les gens negocient un fort rabais lors de l achat ?
- Est ce que les revendeurs (par opposition aux particuliers) font la loi du marche et mettent tous des prix TROP eleves poussant alors les particuliers a faire de meme en prenant des marges de cochons. Une idee de leur marge ?
10000 Mercis Amaury
Première fois à Marrakech: restaurants, visites? English translation pending
Bonjour, nous partons du 7 au 14 Mars à l'hotel les idrissides à Marrakech en demi pension. C'est la 1ere fois que nous allons au Maroc.
Pouvez-vous nous guider dans les restaurants (abordables) et surtout dans les visites à faire.
Ou si vous connaissez quelqu'un pour nous guider?
J'avais tellement envie d'aller découvrir le Maroc depuis tellement de temps (nous allions toujours en Tunisie) que mon souhait va se réaliser, alors si vous pouviez m'aider.........
Merci pour les réponses
Laisser ses affaires à Banaue...sans y dormir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois un séjour aux Philippines fin-mars début avril, avec un passage par les rizières de Luzon. J'aimerais prendre un bus de nuit Manille-Banaue, puis filer dès la sortie du bus vers Batad, d'où je compte rayonner quelques jours. Comme un partie du trajet ce fait à pieds, j'aimerais éviter de conserver mon gros sac à dos. Je me demandais si quelqu'un aurait la solution miracle pour laisser mon sac en sureté à Banaue pendant ces quelques jours, sachant qu'à mon retour de Batad vers Banaue je compte prendre directement le bus de nuit pour Manille... et donc ne pas rester dormir ni à l'aller ni au retour dans une guesthouse de Banaue Ou peut-etre une solution alternative?
Merci d'avance! Antoine
Je prévois un séjour aux Philippines fin-mars début avril, avec un passage par les rizières de Luzon. J'aimerais prendre un bus de nuit Manille-Banaue, puis filer dès la sortie du bus vers Batad, d'où je compte rayonner quelques jours. Comme un partie du trajet ce fait à pieds, j'aimerais éviter de conserver mon gros sac à dos. Je me demandais si quelqu'un aurait la solution miracle pour laisser mon sac en sureté à Banaue pendant ces quelques jours, sachant qu'à mon retour de Batad vers Banaue je compte prendre directement le bus de nuit pour Manille... et donc ne pas rester dormir ni à l'aller ni au retour dans une guesthouse de Banaue Ou peut-etre une solution alternative?
Merci d'avance! Antoine
Croisière "Capitales nordiques" sur le Costa Luminosa en mai 2010 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Les post concernant cette croisière étant assez anciens, je préfère avoir des nouvelles plus fraîches ! 😉
-Copenhague-Stockholm-Helsinki-St Petersbourg-Tallin. Nous partons à deux couples en Mai 2010, et je suis à la recherche d'infos sur les visites à effectuer aux différentes escales, soit à pied soit en excursion (mis à part St Petersbourg qui sera d'office, mais laquelle choisir ?). Sans trop faire de km en marche forcée, car évidemment on a plus vingt ans, et on est en vacances tout de même !!!!!!!!!😛😛😛
Je suppose aussi que la météo doit tabler dans 16 à 18°C ?
Quant aux infos sur les services Costa sur le navire, rien à dire, organisation, gentillesse, propreté, nourriture.......CHAPEAU !!!
Merci de vos infos !
Les post concernant cette croisière étant assez anciens, je préfère avoir des nouvelles plus fraîches ! 😉
-Copenhague-Stockholm-Helsinki-St Petersbourg-Tallin. Nous partons à deux couples en Mai 2010, et je suis à la recherche d'infos sur les visites à effectuer aux différentes escales, soit à pied soit en excursion (mis à part St Petersbourg qui sera d'office, mais laquelle choisir ?). Sans trop faire de km en marche forcée, car évidemment on a plus vingt ans, et on est en vacances tout de même !!!!!!!!!😛😛😛
Je suppose aussi que la météo doit tabler dans 16 à 18°C ?
Quant aux infos sur les services Costa sur le navire, rien à dire, organisation, gentillesse, propreté, nourriture.......CHAPEAU !!!
Merci de vos infos !
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
**********
Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l���horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l���horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Visites et randonnée en Andalousie fin février? English translation pending
bonjour,
Nous ( une copine et moi) venons du 21 au 28 février 2010 en Espagne, nous atterrissons le 21 à malaga, avez vous un circuit à nous proposer? nous aimerions vraiment en profiter, pas forcément faire que des visites mais prendre du bon temps pourquoi pas une randonnée la alhambra bien évidemment du flamenco enfin toute vos plans, vos différentes expériences feront qu'enrichir notre voyage!
merci d'avance😏
Angleterre, Irlande, Écosse en voyage organisé English translation pending
Nous projetons un voyage organisé Angleterre, Irlande, Écosse, soit par Tour Chanteclerc ou Tours Trafalgar, lequel choisir ? 16 jours, guide accompagnateur, etc...
Si vous pourriez nous aider à choisir entre ces deux tours opérateur, meilleure qualité/prix. merci
Trek dans les Alpes: vos conseils? English translation pending
Bonjour a tous,
Je vous ecris car je voudrais tenter un gr dans les alpes cet ete et j'aurai aimé votre avis sur le choix de celui ci. J'ai deja fait le tour des annapurnas et le trek du langtang toute seule. J'ai suivi les etapes "classiques" mais je n'aurais pas su faire plus, je suis tres lente! (comme ca vous avez une idee de mon niveau!)
Meme si cela peu paraitre contradictoire, jai limpression qu'un trek dans le alpes sera bien plus complique qu'un trek "classique" dans l'himalaya nepalais, principalement par rapport au nombre d'hebergements!
Je suis a la recherche de paysage de montagnes, de jolies couleurs et d'espaces ouverts, de lacs si possible. Vu mon niveau, je pense que ce serait mieux d'aller de refuge en refuge, sans devoir porter des ravitaillements et une tente, mais vu mon budget, peut etre devrais alterner refuge et bivouac?!
J'avais pense le tour du queyas qui parait etre un classique et me fait rever depuis longtemps, mais vu certains denivele de plus de 1000m je crains un petit peu. Qu'en pensez vous?
Je vous remercie d'avance de vos conseils, Coo
Je vous ecris car je voudrais tenter un gr dans les alpes cet ete et j'aurai aimé votre avis sur le choix de celui ci. J'ai deja fait le tour des annapurnas et le trek du langtang toute seule. J'ai suivi les etapes "classiques" mais je n'aurais pas su faire plus, je suis tres lente! (comme ca vous avez une idee de mon niveau!)
Meme si cela peu paraitre contradictoire, jai limpression qu'un trek dans le alpes sera bien plus complique qu'un trek "classique" dans l'himalaya nepalais, principalement par rapport au nombre d'hebergements!
Je suis a la recherche de paysage de montagnes, de jolies couleurs et d'espaces ouverts, de lacs si possible. Vu mon niveau, je pense que ce serait mieux d'aller de refuge en refuge, sans devoir porter des ravitaillements et une tente, mais vu mon budget, peut etre devrais alterner refuge et bivouac?!
J'avais pense le tour du queyas qui parait etre un classique et me fait rever depuis longtemps, mais vu certains denivele de plus de 1000m je crains un petit peu. Qu'en pensez vous?
Je vous remercie d'avance de vos conseils, Coo
Circuit de cinq jours en Floride avec une croisière Royal Caribbean English translation pending
Hello tout le monde,
nous (Madame et moi même) voici en pleine Floride du Sud, à Key West exactement, et je viens de décider de contribuer à mon tour à cette merveilleuse plateforme d'échanges qu'est VF. D'ailleurs j'en profite pour remercier les nombreux membres du forum qui nous ont aidé à organiser ce voyage!!! En même temps, ces petits posts seront pour nous aussi un merveilleux souvenir...
Donc, départ de Lyon mercredi matin 6h00, direction en TGV Paris CDG pour le vol Paris Miami organisé par Air France. Tout se passe très bien en vol, l'avion est gigantesque (Boeing 747), nous avons dormi quasiment tout le temps (une quasi nuit blanche la veille, notamment car à 22H00 aucune valise n'était même ouverte, qui nous permet d'être directement dans le rythme niveau décalage horaire).
A notre arrivée au Miami airport, environ 15h00 heure locale, nous devons récupérer le véhicule que nous avons loué par internet chez Alamo, le prix est de 100€ pour les cinq jours tout compris c'est nikel. Petite info, lorsque vous arrivez au terminal, il faut se rendre au niveau 1, c.a.d deux niveaux en dessous, à l'extérieur pour prendre une navette qui vous emmène à cinq bonnes minutes de là récupérer le véhicule. Pas besoin de passeport international, ça tombe bien nous n'en avions pas... Juste le temps de trouver comment ouvrir le coffre (deux bonnes minutes...en fait il fallait appuyer sur un bouton poussoir côté porte conducteur!), d'y loger nos nombreux bagages (ah ces filles alors), et nous voici partis direction les keys.
Je me sers de mon GPS, la route se passe tranquillement. Nous respectons soigneusement les limitations de vitesse (merci VF). Le temps est agréable, environ 25°C, et il fait relativement beau. La France nous semble déjà si loin.
Nous avons choisi de ne pas nous rendre jusqu'à Key West, car je ne savais pas quel serait mon état de fatigue. Le point de chute est Marathon, à l'hôtel White Sands Inn. Nous y arrivons vers 19h00, la nuit est déjà tombée. Il ne s'agit pas d'un gros complexe hôtelier mais plutôt de petites maisons d'hôtes. Personne à l'accueil, juste un téléphone... Une femme me demande notre nom, et nous oriente vers une chambre à dix mètres de là, tout est ouvert, la clef est dedans. L'océan est à quelques mètres de là, le son des vagues est magique. Nous sommes un peu fatigués (le choix de ne pas rejoindre Key West directement était le bon), nous prenons donc possession des lieux (une chambre simple mais assez grande, avec deux grands lits, et tout le nécessaire de cuisine: frigo, micro ondes, etc...bref l'endroit idéal pour une famille complète). Nous reprenons la route en revenant quelques kilomètres sur nos pas, pour rejoindre un sports bar, bien typique, où je commande mon premier repas diet du voyage, un Philly cheasesteack...miam. L'atmosphère est sympa, mais nous sommes bien KO, donc retour à l'hôtel et dodo.
Le lendemain matin, réveil vers 09h00, la nuit a été merveilleuse. Petit à petit le soleil fait son apparition, le temps pour nous de nous habiller pour vérifier qu'effectivement le sable est blanc, et que l'océan est à 10m à peine de notre chambre. Nous faisons une petite ballade matinale, en profitons pour rencontrer et saluer les proprios, super sympas, qui nous donnent de quoi faire notre café et nous conseillent un petit breakfast sur Marathon si nous le souhaitons. Nous prenons notre temps, le cadre est vraiment agréable...nous partons vers midi, non sans être tombés auparavant sur un homme de 70ans environ qui nous parle de ses années en France, il y a cinquante ans...une rencontre un peu surréaliste, où nous devenons profs de français, qui nous amène à faire connaissance de la femme de ce monsieur, sur son insistance: elle n'en a apparemment rien à faire de nous, la seule chose qu'elle nous dira est que son chien s'appelle "Bree", comme le fromage!!! Bref, matinée très sympa, notre nouvel ami américain nous souhaitera bonne route avec un "God bless you", tout va super bien.
Key West est à une heure à peine, nous zappons la plage de Sombrero qui était proche de notre lieu de départ, non pas sciemment, mais en fait nous ne l'avons jamais trouvée (et pas cherchée plus que celà non plus). Par contre nous faisons une petite halte du côté du Bahia Honda State park, payant (9$ par adulte): c'est vraiment une très chouette halte, où se côtoient quelques petites plages de sable blanc (avec quelques algues il faut le reconnaitre), la possibilité de grimper sur un ancien pont désaffecté, quelques jardins exotiques, des petits chemins de randonnée... Je dirais que cet endroit doit être encore mieux lors de plus fortes chaleur afin de profiter plus encore des possibilités de baignade; de notre côté nous avons relevé nos jeans pour tremper nos pieds dans l'eau assez bonne à mon avis (je dirais 21-22° environ). Cette étape a été une très bonne idée, direction Key West à présent.
Nous arrivons rapidement sur place, et immédiatement le charme opère. Key West semble être un petit paradis tropical de syle colonial au bout de cette route au panorama époustouflant qu'était la overseas highway avec ses nombreux ponts. Le dépaysement est réel, le charme et la spécificité de cette ville sont incontestables, nous nous sentons bien tout simplement. Nous arrivons à notre hôtel, l'Eden House, et là nous comprenons que notre choix est parfait. Le cadre est somptueux, nons pas grandiose mais idyllique, avec beaucoup de plantes tropicales, nous avons l'impression d'être perdus dans une sorte d'île tropicale (pour les romantiques, c'est le bon choix). Les propriétaires (merci Mike pour l'accueil, la générosité) et le personnel sont vraiment charmants. Nous prenons possession de notre chambre, typique et très confortable, et choisissons de louer deux vélos de l'hôtel(merci VF) car non loin du tout du centre historique. Une petite anecdote: ces vélos n'avaient pas de freins, je vous laisse le soin de découvrir comment vous arrêter si jamais vous venez à les essayer un jour... Au cours de notre ballade, nous nous rendons bien évidemment devant le most southernpoint, nous passons aussi devant la maison d'Ernest Hemingway (mais pas le temps de la visiter), longeons les quelques plages côté sud de la ville, nous faisons une première fois un passage sur Duval street, déjà très animée en plein après midi, puis regagnons notre hôtel. Nous y prenons un apero sympathique (happy hour de 16 à 17h00, alcool, sodas et biscuits gratuits au bord de la piscine et du jacuzzi), nous reposons quelque peu, puis repartons sur notre velo direction le Concho hôtel sur Duval, et son bar au 7ème étage avec vue sur toute la ville de Key west à 360°. Je vous conseille, c'est magnifique, surtout à l'heure du célèbre coucher de soleil. Le moment est quasi sacré, c'est comme si la ville s'arrêtait pour voir le soleil disparaître à l'horizon. Très beau moment. Le soir nous cherchons en vain un steackhouse très bien noté sur Tripadvisor, puis finissons finalement chez Pepe's, un restaurant apparemment historique (vieux de plus de 100ans), où nous mangeons très bien, même si la note peut sembler un peu salée...mais apparemment celà est le cas pour tous les restos sur Key West. Nous terminons par une petite ballade sur Duval street en fin de soirée, les fêtards s'y sont retrouvés, de notre côté la fatigue est réelle, nous remontons sur nos vélos (ne vous en passez pas, c'est vraiment le moyen de transport idéal), au programme dodo.
Il est 08h00 du matin, je me suis réveillé tôt ce matin, et j'ai eu envie de partager ce début de vacances avec vous. Je suis sur un transat bercé par le bruit d'une fontaine...le soleil se lève, au programme pour aujourd'hui ce sera une brêve halte vers Florida city dans les Everglades, puis une remontée vers Miami en début de soirée. Nous comptons faire l'Alligator Farm, car nous ne pouvons rester plus de trois ou quatre heures sur place. Je pense qu'il s'agit d'un bon compromis, en sachant que nous reviendrons forcément en Floride, et que nous nous attarderons plus sur les Everglades (et leur vrai côté naturel et sauvage) si celà nous a plu cette année.
Ah les vacances, c'est vraiment bon! A très bientôt j'espère, n'hésitez pas à me donner des conseils ou vos avis, bien évidemment.
nous (Madame et moi même) voici en pleine Floride du Sud, à Key West exactement, et je viens de décider de contribuer à mon tour à cette merveilleuse plateforme d'échanges qu'est VF. D'ailleurs j'en profite pour remercier les nombreux membres du forum qui nous ont aidé à organiser ce voyage!!! En même temps, ces petits posts seront pour nous aussi un merveilleux souvenir...
Donc, départ de Lyon mercredi matin 6h00, direction en TGV Paris CDG pour le vol Paris Miami organisé par Air France. Tout se passe très bien en vol, l'avion est gigantesque (Boeing 747), nous avons dormi quasiment tout le temps (une quasi nuit blanche la veille, notamment car à 22H00 aucune valise n'était même ouverte, qui nous permet d'être directement dans le rythme niveau décalage horaire).
A notre arrivée au Miami airport, environ 15h00 heure locale, nous devons récupérer le véhicule que nous avons loué par internet chez Alamo, le prix est de 100€ pour les cinq jours tout compris c'est nikel. Petite info, lorsque vous arrivez au terminal, il faut se rendre au niveau 1, c.a.d deux niveaux en dessous, à l'extérieur pour prendre une navette qui vous emmène à cinq bonnes minutes de là récupérer le véhicule. Pas besoin de passeport international, ça tombe bien nous n'en avions pas... Juste le temps de trouver comment ouvrir le coffre (deux bonnes minutes...en fait il fallait appuyer sur un bouton poussoir côté porte conducteur!), d'y loger nos nombreux bagages (ah ces filles alors), et nous voici partis direction les keys.
Je me sers de mon GPS, la route se passe tranquillement. Nous respectons soigneusement les limitations de vitesse (merci VF). Le temps est agréable, environ 25°C, et il fait relativement beau. La France nous semble déjà si loin.
Nous avons choisi de ne pas nous rendre jusqu'à Key West, car je ne savais pas quel serait mon état de fatigue. Le point de chute est Marathon, à l'hôtel White Sands Inn. Nous y arrivons vers 19h00, la nuit est déjà tombée. Il ne s'agit pas d'un gros complexe hôtelier mais plutôt de petites maisons d'hôtes. Personne à l'accueil, juste un téléphone... Une femme me demande notre nom, et nous oriente vers une chambre à dix mètres de là, tout est ouvert, la clef est dedans. L'océan est à quelques mètres de là, le son des vagues est magique. Nous sommes un peu fatigués (le choix de ne pas rejoindre Key West directement était le bon), nous prenons donc possession des lieux (une chambre simple mais assez grande, avec deux grands lits, et tout le nécessaire de cuisine: frigo, micro ondes, etc...bref l'endroit idéal pour une famille complète). Nous reprenons la route en revenant quelques kilomètres sur nos pas, pour rejoindre un sports bar, bien typique, où je commande mon premier repas diet du voyage, un Philly cheasesteack...miam. L'atmosphère est sympa, mais nous sommes bien KO, donc retour à l'hôtel et dodo.
Le lendemain matin, réveil vers 09h00, la nuit a été merveilleuse. Petit à petit le soleil fait son apparition, le temps pour nous de nous habiller pour vérifier qu'effectivement le sable est blanc, et que l'océan est à 10m à peine de notre chambre. Nous faisons une petite ballade matinale, en profitons pour rencontrer et saluer les proprios, super sympas, qui nous donnent de quoi faire notre café et nous conseillent un petit breakfast sur Marathon si nous le souhaitons. Nous prenons notre temps, le cadre est vraiment agréable...nous partons vers midi, non sans être tombés auparavant sur un homme de 70ans environ qui nous parle de ses années en France, il y a cinquante ans...une rencontre un peu surréaliste, où nous devenons profs de français, qui nous amène à faire connaissance de la femme de ce monsieur, sur son insistance: elle n'en a apparemment rien à faire de nous, la seule chose qu'elle nous dira est que son chien s'appelle "Bree", comme le fromage!!! Bref, matinée très sympa, notre nouvel ami américain nous souhaitera bonne route avec un "God bless you", tout va super bien.
Key West est à une heure à peine, nous zappons la plage de Sombrero qui était proche de notre lieu de départ, non pas sciemment, mais en fait nous ne l'avons jamais trouvée (et pas cherchée plus que celà non plus). Par contre nous faisons une petite halte du côté du Bahia Honda State park, payant (9$ par adulte): c'est vraiment une très chouette halte, où se côtoient quelques petites plages de sable blanc (avec quelques algues il faut le reconnaitre), la possibilité de grimper sur un ancien pont désaffecté, quelques jardins exotiques, des petits chemins de randonnée... Je dirais que cet endroit doit être encore mieux lors de plus fortes chaleur afin de profiter plus encore des possibilités de baignade; de notre côté nous avons relevé nos jeans pour tremper nos pieds dans l'eau assez bonne à mon avis (je dirais 21-22° environ). Cette étape a été une très bonne idée, direction Key West à présent.
Nous arrivons rapidement sur place, et immédiatement le charme opère. Key West semble être un petit paradis tropical de syle colonial au bout de cette route au panorama époustouflant qu'était la overseas highway avec ses nombreux ponts. Le dépaysement est réel, le charme et la spécificité de cette ville sont incontestables, nous nous sentons bien tout simplement. Nous arrivons à notre hôtel, l'Eden House, et là nous comprenons que notre choix est parfait. Le cadre est somptueux, nons pas grandiose mais idyllique, avec beaucoup de plantes tropicales, nous avons l'impression d'être perdus dans une sorte d'île tropicale (pour les romantiques, c'est le bon choix). Les propriétaires (merci Mike pour l'accueil, la générosité) et le personnel sont vraiment charmants. Nous prenons possession de notre chambre, typique et très confortable, et choisissons de louer deux vélos de l'hôtel(merci VF) car non loin du tout du centre historique. Une petite anecdote: ces vélos n'avaient pas de freins, je vous laisse le soin de découvrir comment vous arrêter si jamais vous venez à les essayer un jour... Au cours de notre ballade, nous nous rendons bien évidemment devant le most southernpoint, nous passons aussi devant la maison d'Ernest Hemingway (mais pas le temps de la visiter), longeons les quelques plages côté sud de la ville, nous faisons une première fois un passage sur Duval street, déjà très animée en plein après midi, puis regagnons notre hôtel. Nous y prenons un apero sympathique (happy hour de 16 à 17h00, alcool, sodas et biscuits gratuits au bord de la piscine et du jacuzzi), nous reposons quelque peu, puis repartons sur notre velo direction le Concho hôtel sur Duval, et son bar au 7ème étage avec vue sur toute la ville de Key west à 360°. Je vous conseille, c'est magnifique, surtout à l'heure du célèbre coucher de soleil. Le moment est quasi sacré, c'est comme si la ville s'arrêtait pour voir le soleil disparaître à l'horizon. Très beau moment. Le soir nous cherchons en vain un steackhouse très bien noté sur Tripadvisor, puis finissons finalement chez Pepe's, un restaurant apparemment historique (vieux de plus de 100ans), où nous mangeons très bien, même si la note peut sembler un peu salée...mais apparemment celà est le cas pour tous les restos sur Key West. Nous terminons par une petite ballade sur Duval street en fin de soirée, les fêtards s'y sont retrouvés, de notre côté la fatigue est réelle, nous remontons sur nos vélos (ne vous en passez pas, c'est vraiment le moyen de transport idéal), au programme dodo.
Il est 08h00 du matin, je me suis réveillé tôt ce matin, et j'ai eu envie de partager ce début de vacances avec vous. Je suis sur un transat bercé par le bruit d'une fontaine...le soleil se lève, au programme pour aujourd'hui ce sera une brêve halte vers Florida city dans les Everglades, puis une remontée vers Miami en début de soirée. Nous comptons faire l'Alligator Farm, car nous ne pouvons rester plus de trois ou quatre heures sur place. Je pense qu'il s'agit d'un bon compromis, en sachant que nous reviendrons forcément en Floride, et que nous nous attarderons plus sur les Everglades (et leur vrai côté naturel et sauvage) si celà nous a plu cette année.
Ah les vacances, c'est vraiment bon! A très bientôt j'espère, n'hésitez pas à me donner des conseils ou vos avis, bien évidemment.
Retour d'un voyage avec Sunwing English translation pending
De retour du Cuatro Palmas à Varadéro vol avec SUNWING fini cette compagnie de broche à foin.
Rien à dire sur le Cuatro Palmas, pas de changement majeur toujours fidèle à leurs clientèles régulières. Le hic, SUNWING voici une copie d’une réclamation que j’ai fais aujourd’hui à cette compagnie trop proche de la $$$$$ et pas assez avec le respect des clients.
Ha oui, juste un petit mot sur notre séjour de 24h au Sol Sirenas Coral. Service très ordinaire pour ne pas dire pourrie, toilette très mal propre sur le site, pas de verrou dans les portes des salles de bain bref pour un Sol ça fait dure.
Monsieur, Madame
Nous avions fait appel à votre société ( Sunwing ) afin d’organiser notre voyage qui devait ce dérouler du 15 janvier 2010 au 22 janvier 2010.
Or, lors de votre appel téléphonique la veille de mon départ, vous m’apprenez que ma demande de réservation change d’heure ainsi qu’une escale à Cozumel. Au moment de ma réservation initiale, nous devions quitter Montréal vendredi le 15 janvier 2010 à 16h20 et arriver à Varadéro 20h15. Pour le retour nous devions partir de Varadéro le 22 janvier 2010 à 20h55 et arriver à Montréal à 00h35.
Ceci étant dit, vous avez effectué les changements suivant, départ 15 janvier à 19h35 de Montréal pour effectuer une escale à Cozumel donc, arriver à Varadéro à 02h10. Nous avons du rester 7 heures dans l’avion pour y déposer 15 passagers à Cozumel. Pour le retour, départ de Varadéro 23 janvier 2010 à 03h35 arrivé à Montréal à 07h15. De plus, j’ai du payer un supplément de 90cuc pour changer de chambre car je n’étais pas dans la section désiré.
Autre point, lors de notre départ pour notre retour à Montréal, des changements on eu lieu. Tout d’abord, nous sommes rendues à l’aéroport avons effectuer l’enregistrement de nos bagages, payer la taxe d’aéroport, traverser la sécurité et attendre pour l’embarquement. Deux heures plus tard, il nous faut retourner au caroussèle reprendre nos bagages embarquer dans l’autobus de nouveaux pour nous mentionner que nous allions partir de Varadéro pour nous rendre à la Havane prendre notre avion. Nous effectuons 1 klm, l’autobus en question retourne à l’aéroport, nous attendons 30 minutes en nous questionnant de ce qui ce passe. On nous annonces que nous repartons à l’hôtel au Sol Sirenas Coral pour y passer le restant de la nuit. Nous sommes arrivé à l’hôtel à 4h am check in, on nous dis de ce présenter à la réception à 9h am. Nous avons dormis 3 heures afin de ce rendre comme prévu à la réception. À 10h30, le représentant de Sunwing ce pointe pour nous aviser que le brouillard avais causé tous ces changements et que nous allions repartir à 23h55 de l’hôtel pour reprendre notre avion si les conditions météorologiques le permettrais si c’était le cas contraire, nous devions rester encore à Varadéro. De plus, nous avions notre chambre jusqu’à midi seulement, il fallais débourser un supplément pour garder notre chambre plus longtemps. Finalement nous avons quitter varadéro le 24 janvier 2010 à 03h45.
Mon conjoint et moi avons effectué plusieurs téléphones ainsi que des messages texte afin d’aviser notre entourages de tous ces inconvénients. Étant donné que j’ai un poste de responsabilité, j’ai du me faire remplacer à mon travail n’étant pas certaine de mon retour. Durant notre séjour, nous avons passé trois nuits à ne pas dormir du a vos changements. Nos familles respectives ainsi que mon employeur étaient inquiets de cette situation. Le représentant de Sunwing nous annonces que nous allions devoir rester à Cuba si il y avait encore du brouillard. Voir si cella est logique, envoyer un avion chercher vos 60 passagers le jour, franchement tout un service de la part de Sunwing. J’ai effectué plus de 40 voyages, j’ai jamais vécu une telle situation.
Je peu comprendre pour le brouillard mais ou je comprend pas, le manque total d’info de plus nous aurions resté encore sur place si la brume aurais été encore présente. Que dire du check out à midi quand on quitte à minuit l’hôtel et je saute des détails car je suis vraiment frustré de la perte d’énergie que ça me donne mais je voulais prévenir les voyageurs de faire attention avec Sunwing ils ont vraiment perdu des ailes.
Rien à dire sur le Cuatro Palmas, pas de changement majeur toujours fidèle à leurs clientèles régulières. Le hic, SUNWING voici une copie d’une réclamation que j’ai fais aujourd’hui à cette compagnie trop proche de la $$$$$ et pas assez avec le respect des clients.
Ha oui, juste un petit mot sur notre séjour de 24h au Sol Sirenas Coral. Service très ordinaire pour ne pas dire pourrie, toilette très mal propre sur le site, pas de verrou dans les portes des salles de bain bref pour un Sol ça fait dure.
Monsieur, Madame
Nous avions fait appel à votre société ( Sunwing ) afin d’organiser notre voyage qui devait ce dérouler du 15 janvier 2010 au 22 janvier 2010.
Or, lors de votre appel téléphonique la veille de mon départ, vous m’apprenez que ma demande de réservation change d’heure ainsi qu’une escale à Cozumel. Au moment de ma réservation initiale, nous devions quitter Montréal vendredi le 15 janvier 2010 à 16h20 et arriver à Varadéro 20h15. Pour le retour nous devions partir de Varadéro le 22 janvier 2010 à 20h55 et arriver à Montréal à 00h35.
Ceci étant dit, vous avez effectué les changements suivant, départ 15 janvier à 19h35 de Montréal pour effectuer une escale à Cozumel donc, arriver à Varadéro à 02h10. Nous avons du rester 7 heures dans l’avion pour y déposer 15 passagers à Cozumel. Pour le retour, départ de Varadéro 23 janvier 2010 à 03h35 arrivé à Montréal à 07h15. De plus, j’ai du payer un supplément de 90cuc pour changer de chambre car je n’étais pas dans la section désiré.
Autre point, lors de notre départ pour notre retour à Montréal, des changements on eu lieu. Tout d’abord, nous sommes rendues à l’aéroport avons effectuer l’enregistrement de nos bagages, payer la taxe d’aéroport, traverser la sécurité et attendre pour l’embarquement. Deux heures plus tard, il nous faut retourner au caroussèle reprendre nos bagages embarquer dans l’autobus de nouveaux pour nous mentionner que nous allions partir de Varadéro pour nous rendre à la Havane prendre notre avion. Nous effectuons 1 klm, l’autobus en question retourne à l’aéroport, nous attendons 30 minutes en nous questionnant de ce qui ce passe. On nous annonces que nous repartons à l’hôtel au Sol Sirenas Coral pour y passer le restant de la nuit. Nous sommes arrivé à l’hôtel à 4h am check in, on nous dis de ce présenter à la réception à 9h am. Nous avons dormis 3 heures afin de ce rendre comme prévu à la réception. À 10h30, le représentant de Sunwing ce pointe pour nous aviser que le brouillard avais causé tous ces changements et que nous allions repartir à 23h55 de l’hôtel pour reprendre notre avion si les conditions météorologiques le permettrais si c’était le cas contraire, nous devions rester encore à Varadéro. De plus, nous avions notre chambre jusqu’à midi seulement, il fallais débourser un supplément pour garder notre chambre plus longtemps. Finalement nous avons quitter varadéro le 24 janvier 2010 à 03h45.
Mon conjoint et moi avons effectué plusieurs téléphones ainsi que des messages texte afin d’aviser notre entourages de tous ces inconvénients. Étant donné que j’ai un poste de responsabilité, j’ai du me faire remplacer à mon travail n’étant pas certaine de mon retour. Durant notre séjour, nous avons passé trois nuits à ne pas dormir du a vos changements. Nos familles respectives ainsi que mon employeur étaient inquiets de cette situation. Le représentant de Sunwing nous annonces que nous allions devoir rester à Cuba si il y avait encore du brouillard. Voir si cella est logique, envoyer un avion chercher vos 60 passagers le jour, franchement tout un service de la part de Sunwing. J’ai effectué plus de 40 voyages, j’ai jamais vécu une telle situation.
Je peu comprendre pour le brouillard mais ou je comprend pas, le manque total d’info de plus nous aurions resté encore sur place si la brume aurais été encore présente. Que dire du check out à midi quand on quitte à minuit l’hôtel et je saute des détails car je suis vraiment frustré de la perte d’énergie que ça me donne mais je voulais prévenir les voyageurs de faire attention avec Sunwing ils ont vraiment perdu des ailes.
Retour d'un séjour de plongée à Pemuteran (Bali) English translation pending
Quelques infos aux plongeurs se rendant dans cette localité au nord-ouest de Bali :
- Réservez les plongées au moins 3 jours en avance pendant la haute saison, tout était complet à notre arrivée fin-juillet-début août...
- Attentions aux clubs qui fleurissent sur la côte: accueil peu chaleureux, matériel pas top (mon stab et la bouteille de mon copain fuyaient, le tuba d'un autre plongeur était cassé... Mais on nous a dit que "c'était normal"...), personnel peu soigneux et ne respectant pas le planning de la plongée, ni la profondeur max imposée par le niveau du client. Ancres jetées sur les récifs, moniteur de plongée "coursant" les poissons et cassant les coraux à coups de palmes... Difficile de faire pire!
- Mon conseil: fuyez le club conseillé par le lonely planet (celui avec la "maternité" à tortues, qui est devenu une véritable "usine à touristes" et dont j'ai oublié le nom). Préférez le club See Roves, un peu plus à l'est sur la côte, après le village de pêcheurs. Petite structure, personnel compétent, hautement qualifié et sympatique, thé offert au retour, et le moniteur prend systématiquement le temps de faire un débriefing et de nous donner quelques explications sur le bestioles croisées en route.
- Pour conclure: même si ça peut vite prendre une journée, prenez le temps d'inspecter le matériel et insistez pour rencontrer le moniteur de plongée qui vous accompagnera avant de réserver auprès d'un club (chez les "vilains clubs", on nous mettait en contact seulement avec le directeur, qui était évidement tout sucre tout miel, mais la personne qui finissait par nous accompagner était loin d'être aussi sympa et professionnelle)! Cela vous évitera bien des déceptions...
- Réservez les plongées au moins 3 jours en avance pendant la haute saison, tout était complet à notre arrivée fin-juillet-début août...
- Attentions aux clubs qui fleurissent sur la côte: accueil peu chaleureux, matériel pas top (mon stab et la bouteille de mon copain fuyaient, le tuba d'un autre plongeur était cassé... Mais on nous a dit que "c'était normal"...), personnel peu soigneux et ne respectant pas le planning de la plongée, ni la profondeur max imposée par le niveau du client. Ancres jetées sur les récifs, moniteur de plongée "coursant" les poissons et cassant les coraux à coups de palmes... Difficile de faire pire!
- Mon conseil: fuyez le club conseillé par le lonely planet (celui avec la "maternité" à tortues, qui est devenu une véritable "usine à touristes" et dont j'ai oublié le nom). Préférez le club See Roves, un peu plus à l'est sur la côte, après le village de pêcheurs. Petite structure, personnel compétent, hautement qualifié et sympatique, thé offert au retour, et le moniteur prend systématiquement le temps de faire un débriefing et de nous donner quelques explications sur le bestioles croisées en route.
- Pour conclure: même si ça peut vite prendre une journée, prenez le temps d'inspecter le matériel et insistez pour rencontrer le moniteur de plongée qui vous accompagnera avant de réserver auprès d'un club (chez les "vilains clubs", on nous mettait en contact seulement avec le directeur, qui était évidement tout sucre tout miel, mais la personne qui finissait par nous accompagner était loin d'être aussi sympa et professionnelle)! Cela vous évitera bien des déceptions...
Hôtel Cuatro Palmas à Varadero avec Sunwing English translation pending
bonjour je suis en beau m.....😠 je vais a varadero le 19 fev mon vol de montreal etait a
17hrs30 arrivee a varadero 21hrs voila que je pars a 19hrs30 escale a cozumel arrivee a 2hrs30 et le retour etait le 26fev 20hrs30 a23hrs30 maintenant retour a 3hrs30 pour arriver a montreal a 7hrs le 27fev j ai demande a change de jour de depart et ca me coute 240.00/pers et c est tout des 3-31/2 alors j ai peur qu il mettent un autre escale c est la grande mode de ce temps-ci avec canjet transat et sunwing c est la premiere fois que je voyage avec sunwing depuis environ 15ans et ca ne m est jamais arrive alors ils ont vraiment le gros boutte du baton et ils en profitent bon ca fait du bien en parler merci de m avoir lue manon😮
Voyage en Alaska/Yukon? English translation pending
Bonjour
je prévois un voyage pour notre spring break (début Mars) de 10 jours
je m'interesse à l'Alaska ou Yukon
Je voudrais savoir si quelqu'un aurait déja effectuer un voyage dans ce coin là et quel genre d'itinéraire/ activités ect vous avez fait?!
Merci d'avance !
Retour de l'hôtel Coral Sol De Plata English translation pending
Salut,
Je reviens d'une semaine au Coral Sol de Plata à puerto Plata, RD.
Ce n'est vraiment pas un 4 étoiles ! La bouffe est correcte et le personnel aussi. Mais les chambres ne sont vraiment pas à la hauteur, la plupart ont des problèmes de fuites d'eau et de moisissures. Il n'y a pas de savons, shampoing. Il n'y a pas d'eau dans les chambres sauf si on se plaint à tous les jours. La plage est très petite, avec des roches et surtout il est très difficile d'aller plus loin par la plage donc vous pouvez oublier les promenades. IL y a trois jacuzzis mais les trois sont défectueux !!! En revanche, la piscine est vraiment superbe.
Un petit mot aussi sur Sunwing: Lamentable ! Notre vol avait 12 heures de retard, en soi cela peut arriver à tout le monde, je suis le premier à vouloir attendre si l'avion a un problème technique. Mais on nous a amené à l'aéroport à 11h bien que que le vol ne partait qu'à 16h (alors que l'on aurait pu rester sur la plage à attendre !!!). Le représentant sur place (Gustavo) n'a eu aucune considération pour nous, il nous a même menti en nous faisant croire que le vol serait à 13h.
Un voyage bien décevant.
Je reviens d'une semaine au Coral Sol de Plata à puerto Plata, RD.
Ce n'est vraiment pas un 4 étoiles ! La bouffe est correcte et le personnel aussi. Mais les chambres ne sont vraiment pas à la hauteur, la plupart ont des problèmes de fuites d'eau et de moisissures. Il n'y a pas de savons, shampoing. Il n'y a pas d'eau dans les chambres sauf si on se plaint à tous les jours. La plage est très petite, avec des roches et surtout il est très difficile d'aller plus loin par la plage donc vous pouvez oublier les promenades. IL y a trois jacuzzis mais les trois sont défectueux !!! En revanche, la piscine est vraiment superbe.
Un petit mot aussi sur Sunwing: Lamentable ! Notre vol avait 12 heures de retard, en soi cela peut arriver à tout le monde, je suis le premier à vouloir attendre si l'avion a un problème technique. Mais on nous a amené à l'aéroport à 11h bien que que le vol ne partait qu'à 16h (alors que l'on aurait pu rester sur la plage à attendre !!!). Le représentant sur place (Gustavo) n'a eu aucune considération pour nous, il nous a même menti en nous faisant croire que le vol serait à 13h.
Un voyage bien décevant.
Route pour se rendre à Bhamo? (Birmanie) English translation pending
Bonjour,
Dans le LP je trouve comment on va et/ou revient de Bhamo en ferry mais je ne trouve pas de route.On peut y aller ou pas? ou alors il faut faire l'aller /retour Mandalay/Bhamo en bateau? Qui y est-allé? Merci
Dans le LP je trouve comment on va et/ou revient de Bhamo en ferry mais je ne trouve pas de route.On peut y aller ou pas? ou alors il faut faire l'aller /retour Mandalay/Bhamo en bateau? Qui y est-allé? Merci
Ouest américain 2009: une boucle (presque) classique (3ème partie) English translation pending
4 septembre :
J’ai mis le réveil à 5 heures. J'avais raté le lever du soleil l'année dernière. Pas question de me faire avoir cette année encore ! D'ailleurs, j'ai presque choisi de loger au Ruby's Inn rien pour ça.
Je choisis d'aller me poser à Inspiration point. Damned ! Encore une saleté de nuage mal placé ! Ça commence à devenir une sale habitude. Heureusement, celui là n'est pas trop monstrueux et le soleil finit par passer au dessus. Et voilà le résultat : magique, non ?


Je ramène la voiture au motel, j'avale un rapide petit déjeuner dans la chambre, puis je demande à mon père d'aller me déposer au début du Fairyland Loop trail, seul sentier du parc que je n'ai pas encore emprunté.

Il fait grand soleil et le ciel est tout à fait dégagé quand je m'engage sur Fairyland.
Je ne dirais pas que je suis déçu, c'est évidemment magnifique, mais à côté du Peek-a-boo Loop trail effectué l'année dernière qui était carrément sublime, c'est quand même un, voire deux tons en dessous. Bon, reconnaissons que ça vaut tout de même le déplacement.



"The attack of the giant spider"


Je termine le circuit beaucoup plus tôt que prévu. Ça me laisse le temps de naviguer entre Sunset et Bryce point pour tenter quelques clichés à l'UGA (ultra grand angle).


Les autres me rejoignent vers 12h30 pour un pique nique à Sunset point. Puis nous quittons Bryce en début d'après midi pour retourner à Vegas. Nous devons y décoller le lendemain midi pour San Francisco.

La route est longue mais loin d'être dénuée d'intérêt. J'ai même choisi de nous rallonger un peu pour traverser le parc de Zion et ses impressionnantes falaises rouges. La traversée de Springdale me remémore l'agréable séjour que j'y ai fait l'année dernière. Je découvre avec surprise que mon motel, le « El Rio » a été rasé dans l'intervalle.
Nous arrivons à Vegas en fin d'après midi. Nous allons loger au « El Cortez », sur Fremont street. L'ambiance est assez différente de celle de l'Excalibur. On se croirait à Lourdes. Y a des fauteuils roulants plein les allées. La moyenne d'âge des clients n'est pas non plus la même que sur le Strip.



Les chambres sont situées dans un couloir à découvert qui donne sur le dernier étage du parking. Chouette, on va pourvoir surveiller les voitures tout en dormant. On passe la soirée sur Fremont street et le dîner au buffet du Golden Nugget. C'est soirée produits de la mer. Sushis, coquillages et crustacés. Pas vraiment ma tasse de thé. On est tous surpris par l'âge moyen, particulièrement élevé, des serveuses.



On sort profiter de Fremont Street Expérience. Le spectacle a de la gueule. On est tous crevés en fait. Même moi. Ma rando sprintée du matin, ajoutée à la route de l'après midi, m'ont lessivé. Et n'oublions pas que je me suis aussi levé à 5 heures. Du coup, personne n'est tenté par une ballade sur le Strip. Rétrospectivement, je trouve ça dommage, mais la quand la fatigue est là...


5 septembre :

Nous sommes déjà en route pour l'aéroport quand l'un d'entre nous s'aperçoit qu'il a oublié son chapeau récemment acheté dans sa chambre d'hôtel. Je repars à l'hôtel. Heureusement qu'on a de la marge. Le décollage est prévu pour les alentours de 13 heures. Après une demi heure de palabres avec la réception, puis la sécurité, et à nouveau la réception, j'effectue un retour triomphal le couvre chef à la main.

15h : arrivée à San Francisco. Il y a du soleil au dessus de l'aéroport mais plus on s'approche de la ville et plus la brume s'épaissit.

Lorsque nous ressortons du Bart (RER du coin) en plein centre ville, une trouée de ciel bleu permet au soleil de nous accompagner jusqu'à notre hôtel : le Hayes Valley Inn.
Les formalités effectuées, nous entamons une ballade dans le quartier. La brume est revenue et une légère bruine l'accompagne. J'ai jeté un oeil à la météo pour les deux jours suivant et ce n'est guère encourageant : de la brume et encore de la brume.



6 septembre :

Surprise à notre réveil ! Un grand ciel bleu immaculé recouvre la ville. Petit déjeuner à l'hôtel, puis nous allons prendre nos forfaits pour les transports en commun.

C'est le Labor Day (fête du travail) mais tout est ouvert. Vive l'Amérique ! Il y a des amateurs pour un tour de « Cable Car ». Je m'en serais bien passé, mais bon... Il nous faudra une bonne demi-heure d'attente avant de pouvoir enfin monter dans le mythique véhicule. On se laisse emmener au hasard. Je n'ai pas regardé le trajet de la ligne. Ils vont tous vers la côte, de toute façon. Je m’aperçois que nous allons passer au sommet de Lombard Street (le célèbre tronçon vert et tortueux). Et hop, tout le monde descend.

Nous poursuivons à pieds jusqu'au port et entrons sur le pier 39, honni par beaucoup. Un petit tour chez les phoques, puis réservation d'un resto pour le midi qui approche. Et tout ça sous le soleil. Inespéré au vu des prévisions de la veille.


Moi, je me suis rarement autant senti dans la peau d'un guide professionnel depuis le début du voyage. Du coup, je décide de m'accorder une après midi de solitude et j'organise un programme autonome pour mes compagnons de voyage. Ballade sur Pacific Heighs et ses environs pour moi, traversée de Chinatown, montée sur Télégraph Hill et descente par les Filbert Stairs pour eux. Je l'ai fait il y a deux ans et je sais qu'ils vont apprécier. Rendez-vous pour tous à 17h00 au Pier 31, point de départ pour Alcatraz.






La lumière est belle pendant la traversée de la baie. Une nuée de goélands accompagnent le bateau. Un groupe de Français tendance beaufs trouve le moyen de s'installer pour jouer aux cartes sans s'intéresser une seule seconde au paysage qui défile à l'extérieur. Nous accostons du côté caché du « Rock ».





La visite commence par la distribution des écouteurs qui vont permettre à chacun de vivre le récit dans sa propre langue. Gardiens et prisonniers se succèdent à nos oreilles pour nous raconter comment ils passaient leurs jours dans le pénitencier le plus célèbre du 20ème siècle. Ils nous guident d'une cellule, d'un couloir, d'une salle à l'autre au gré de leurs souvenirs. Une chose est sûre : c'était pas le Club Med, ici.



Ils en arrivent à deux tentatives d'évasions qui ont marqué l'histoire du rocher. La première, en 1946, se termina par un bain de sang, la seconde d'une manière tout à fait inversée puisqu'on ne retrouva même pas les corps des évadés. C'est celle de Franck Morris et des frères Anglin en 1963 qui est décrite par le détail dans le beau film de Don Siegel « L'évadé d'Alcatraz » avec Clint Eastwood. On pense qu'ils se sont noyés dans l'eau glacée et que leurs cadavres ont été emportés au large par les forts courants qui traversent la baie. Rien n'empêche cependant de se les imaginer se la coulant douce depuis ce temps sur une plage des caraïbes en buvant des cocktails.
C'est la grande politesse des disparus que de nous laisser l'opportunité de terminer leur histoire de la manière qu'il nous plaira. Et je trouve naturel de leur rendre la pareille en leur imaginant une issue des plus douces.
J'avais choisi la visite du soir pour éventuellement bénéficier d'un beau coucher de soleil sur San Francsico. Je ne suis pas déçu.



Nous reprenons le bateau à la nuit tombée. Tout le monde s'engouffre à l'intérieur et je reste seul sur le pont à regarder s'approcher la ville éclairée de mille feux. Faut dire qu'il fait plutôt frisquet.
7 septembre :
Une fois encore, il fait beau dès le réveil. Très beau même. La côte est complètement dégagée ce que nous laisse l’opportunité d’une virée matinale sur le Golden Gate Bridge.


On se laisse déposer à l’entrée du pont et on s’engage. Je pensais rebrousser chemin à mi-distance mais tout le monde à envie de traverser. C’est ainsi qu’on se retrouve de l’autre côté et que je leur propose d’attraper un bus pour pousser jusqu’à Sausalito.


Il est midi et nous choisissons un restaurant sur pilotis. Le restaurant est assez classe et la vue somptueuse. D'un côté les collines de Sausalito couvertes d'arbres et de maisons de bois, de l'autre la baie de San Francisco et ses immeubles lointains qui dessinent l'horizon. Ce sera le dernier resto du voyage mais pas l'un des moins désagréables...

Nous reprenons le bus en milieu d'après midi. Nous en descendons de l'autre côté du Golden Gate Bridge pour prendre une correspondance vers le quartier de Haight Ashbury. J'adore ce coin. C'est ici qu'est né le mouvement Hippie dans les sixties. Les maisons y sont plus colorées que n'importe où ailleurs.



De là, nous revenons tranquillement en marchand vers notre hôtel en zigzaguant au gré des rues les plus sympathiques, en repassant par Alamo square qui se dévoile sous des abords plus séduisants que lors de notre premier passage, deux jours plus tôt sous la bruine.


8 septembre :
Une dernière promenade dans la Hayes Valley, histoire de faire nos adieux à la ville, puis nous reprenons le Bart pour l'aéroport.



This is the end Et pour revenir à la seconde partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3132184/
Et pour voir l'intégralité des photos de mon diaporama (550 clichés, au lieu de seulement 200 sur le post)) en taille normale sur picasaweb :
http://picasaweb.google.fr/...6/DiaporamaFinal2009#
J’ai mis le réveil à 5 heures. J'avais raté le lever du soleil l'année dernière. Pas question de me faire avoir cette année encore ! D'ailleurs, j'ai presque choisi de loger au Ruby's Inn rien pour ça.
Je choisis d'aller me poser à Inspiration point. Damned ! Encore une saleté de nuage mal placé ! Ça commence à devenir une sale habitude. Heureusement, celui là n'est pas trop monstrueux et le soleil finit par passer au dessus. Et voilà le résultat : magique, non ?


Je ramène la voiture au motel, j'avale un rapide petit déjeuner dans la chambre, puis je demande à mon père d'aller me déposer au début du Fairyland Loop trail, seul sentier du parc que je n'ai pas encore emprunté.

Il fait grand soleil et le ciel est tout à fait dégagé quand je m'engage sur Fairyland.
Je ne dirais pas que je suis déçu, c'est évidemment magnifique, mais à côté du Peek-a-boo Loop trail effectué l'année dernière qui était carrément sublime, c'est quand même un, voire deux tons en dessous. Bon, reconnaissons que ça vaut tout de même le déplacement.



"The attack of the giant spider"


Je termine le circuit beaucoup plus tôt que prévu. Ça me laisse le temps de naviguer entre Sunset et Bryce point pour tenter quelques clichés à l'UGA (ultra grand angle).


Les autres me rejoignent vers 12h30 pour un pique nique à Sunset point. Puis nous quittons Bryce en début d'après midi pour retourner à Vegas. Nous devons y décoller le lendemain midi pour San Francisco.

La route est longue mais loin d'être dénuée d'intérêt. J'ai même choisi de nous rallonger un peu pour traverser le parc de Zion et ses impressionnantes falaises rouges. La traversée de Springdale me remémore l'agréable séjour que j'y ai fait l'année dernière. Je découvre avec surprise que mon motel, le « El Rio » a été rasé dans l'intervalle.
Nous arrivons à Vegas en fin d'après midi. Nous allons loger au « El Cortez », sur Fremont street. L'ambiance est assez différente de celle de l'Excalibur. On se croirait à Lourdes. Y a des fauteuils roulants plein les allées. La moyenne d'âge des clients n'est pas non plus la même que sur le Strip.



Les chambres sont situées dans un couloir à découvert qui donne sur le dernier étage du parking. Chouette, on va pourvoir surveiller les voitures tout en dormant. On passe la soirée sur Fremont street et le dîner au buffet du Golden Nugget. C'est soirée produits de la mer. Sushis, coquillages et crustacés. Pas vraiment ma tasse de thé. On est tous surpris par l'âge moyen, particulièrement élevé, des serveuses.



On sort profiter de Fremont Street Expérience. Le spectacle a de la gueule. On est tous crevés en fait. Même moi. Ma rando sprintée du matin, ajoutée à la route de l'après midi, m'ont lessivé. Et n'oublions pas que je me suis aussi levé à 5 heures. Du coup, personne n'est tenté par une ballade sur le Strip. Rétrospectivement, je trouve ça dommage, mais la quand la fatigue est là...


5 septembre :

Nous sommes déjà en route pour l'aéroport quand l'un d'entre nous s'aperçoit qu'il a oublié son chapeau récemment acheté dans sa chambre d'hôtel. Je repars à l'hôtel. Heureusement qu'on a de la marge. Le décollage est prévu pour les alentours de 13 heures. Après une demi heure de palabres avec la réception, puis la sécurité, et à nouveau la réception, j'effectue un retour triomphal le couvre chef à la main.

15h : arrivée à San Francisco. Il y a du soleil au dessus de l'aéroport mais plus on s'approche de la ville et plus la brume s'épaissit.

Lorsque nous ressortons du Bart (RER du coin) en plein centre ville, une trouée de ciel bleu permet au soleil de nous accompagner jusqu'à notre hôtel : le Hayes Valley Inn.
Les formalités effectuées, nous entamons une ballade dans le quartier. La brume est revenue et une légère bruine l'accompagne. J'ai jeté un oeil à la météo pour les deux jours suivant et ce n'est guère encourageant : de la brume et encore de la brume.



6 septembre :

Surprise à notre réveil ! Un grand ciel bleu immaculé recouvre la ville. Petit déjeuner à l'hôtel, puis nous allons prendre nos forfaits pour les transports en commun.

C'est le Labor Day (fête du travail) mais tout est ouvert. Vive l'Amérique ! Il y a des amateurs pour un tour de « Cable Car ». Je m'en serais bien passé, mais bon... Il nous faudra une bonne demi-heure d'attente avant de pouvoir enfin monter dans le mythique véhicule. On se laisse emmener au hasard. Je n'ai pas regardé le trajet de la ligne. Ils vont tous vers la côte, de toute façon. Je m’aperçois que nous allons passer au sommet de Lombard Street (le célèbre tronçon vert et tortueux). Et hop, tout le monde descend.

Nous poursuivons à pieds jusqu'au port et entrons sur le pier 39, honni par beaucoup. Un petit tour chez les phoques, puis réservation d'un resto pour le midi qui approche. Et tout ça sous le soleil. Inespéré au vu des prévisions de la veille.


Moi, je me suis rarement autant senti dans la peau d'un guide professionnel depuis le début du voyage. Du coup, je décide de m'accorder une après midi de solitude et j'organise un programme autonome pour mes compagnons de voyage. Ballade sur Pacific Heighs et ses environs pour moi, traversée de Chinatown, montée sur Télégraph Hill et descente par les Filbert Stairs pour eux. Je l'ai fait il y a deux ans et je sais qu'ils vont apprécier. Rendez-vous pour tous à 17h00 au Pier 31, point de départ pour Alcatraz.






La lumière est belle pendant la traversée de la baie. Une nuée de goélands accompagnent le bateau. Un groupe de Français tendance beaufs trouve le moyen de s'installer pour jouer aux cartes sans s'intéresser une seule seconde au paysage qui défile à l'extérieur. Nous accostons du côté caché du « Rock ».





La visite commence par la distribution des écouteurs qui vont permettre à chacun de vivre le récit dans sa propre langue. Gardiens et prisonniers se succèdent à nos oreilles pour nous raconter comment ils passaient leurs jours dans le pénitencier le plus célèbre du 20ème siècle. Ils nous guident d'une cellule, d'un couloir, d'une salle à l'autre au gré de leurs souvenirs. Une chose est sûre : c'était pas le Club Med, ici.



Ils en arrivent à deux tentatives d'évasions qui ont marqué l'histoire du rocher. La première, en 1946, se termina par un bain de sang, la seconde d'une manière tout à fait inversée puisqu'on ne retrouva même pas les corps des évadés. C'est celle de Franck Morris et des frères Anglin en 1963 qui est décrite par le détail dans le beau film de Don Siegel « L'évadé d'Alcatraz » avec Clint Eastwood. On pense qu'ils se sont noyés dans l'eau glacée et que leurs cadavres ont été emportés au large par les forts courants qui traversent la baie. Rien n'empêche cependant de se les imaginer se la coulant douce depuis ce temps sur une plage des caraïbes en buvant des cocktails.
C'est la grande politesse des disparus que de nous laisser l'opportunité de terminer leur histoire de la manière qu'il nous plaira. Et je trouve naturel de leur rendre la pareille en leur imaginant une issue des plus douces.
J'avais choisi la visite du soir pour éventuellement bénéficier d'un beau coucher de soleil sur San Francsico. Je ne suis pas déçu.



Nous reprenons le bateau à la nuit tombée. Tout le monde s'engouffre à l'intérieur et je reste seul sur le pont à regarder s'approcher la ville éclairée de mille feux. Faut dire qu'il fait plutôt frisquet.
7 septembre :
Une fois encore, il fait beau dès le réveil. Très beau même. La côte est complètement dégagée ce que nous laisse l’opportunité d’une virée matinale sur le Golden Gate Bridge.


On se laisse déposer à l’entrée du pont et on s’engage. Je pensais rebrousser chemin à mi-distance mais tout le monde à envie de traverser. C’est ainsi qu’on se retrouve de l’autre côté et que je leur propose d’attraper un bus pour pousser jusqu’à Sausalito.


Il est midi et nous choisissons un restaurant sur pilotis. Le restaurant est assez classe et la vue somptueuse. D'un côté les collines de Sausalito couvertes d'arbres et de maisons de bois, de l'autre la baie de San Francisco et ses immeubles lointains qui dessinent l'horizon. Ce sera le dernier resto du voyage mais pas l'un des moins désagréables...

Nous reprenons le bus en milieu d'après midi. Nous en descendons de l'autre côté du Golden Gate Bridge pour prendre une correspondance vers le quartier de Haight Ashbury. J'adore ce coin. C'est ici qu'est né le mouvement Hippie dans les sixties. Les maisons y sont plus colorées que n'importe où ailleurs.



De là, nous revenons tranquillement en marchand vers notre hôtel en zigzaguant au gré des rues les plus sympathiques, en repassant par Alamo square qui se dévoile sous des abords plus séduisants que lors de notre premier passage, deux jours plus tôt sous la bruine.


8 septembre :
Une dernière promenade dans la Hayes Valley, histoire de faire nos adieux à la ville, puis nous reprenons le Bart pour l'aéroport.



This is the end Et pour revenir à la seconde partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3132184/
Et pour voir l'intégralité des photos de mon diaporama (550 clichés, au lieu de seulement 200 sur le post)) en taille normale sur picasaweb :
http://picasaweb.google.fr/...6/DiaporamaFinal2009#
Itinéraire de Mae Salong vers le Triangle d'or English translation pending
Bonjour tout le monde !!!
Voila, je repars dans un mois en thailande, apres un sejour merveilleux et magique il y a 2 ans !! j ai hate j ai hate !!!! 😎😎😎😎
Cette fois ci, nous voulons découvrir le nord du pays, Chiang mai - Chiang Rai, avant de descendre dans le sud ( PhangNga, Krabi, Lanta ) . les vols interieurs sont reserves, nous arrivons a Chiang Rai le 26 fevrier .
Ce que nous avons prevu : : Mae salong, doi tung, mae sai, chiang saen . Nous ne prevoyons que 2 jours sur place ( hormis le jour de l arrivee le 26, ou nous seront bien creves apres un marseille-amsterdam-bkk-chiang rai 🤪🤪🤪)
Question: est ce faisable en 2 jours tranquilou, ou est ce la course ? ( nous comptons prendre un chauffeur, ou louer une voiture, a voir, la encore selon vos avis ! ). a votre avis, mieux de dormir sur mae salong, mae sai ou revenir dormir sur Chiang Rai entre les 2 jours?
voila, tous vos conseils seront les bienvenus !!
merci et a bientot !!!
😎😎😎
Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions :
- Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ?
- Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance?
J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes.
Merci de vos réponses.
G le chinois
Seule au Pérou: aller à Huaraz? English translation pending
Bonjour,
Je pars 3 semaines au Pérou avec une équipière de voyage -merci à ce site- mais les 3/4 derniers jours, je serai seule, donc libre d'aller où je veux, à partir de Lima.
Et j'ai pensé à Huaraz pour découvrir la Cordillière blanche. Toutefois, j'ai comme l'impression, peut être à tort, que c'est un coin moins fréquenté que le sud du Pérou. En glanant des infos, j'ai cru comprendre que la Cordillière blanche était L'ENDROIT des alpinistes, qu'il y avait certes de nombreuses randonnées et treks possible à réaliser mais qu'il fallait se renseigner sur leur niveau de difficulté.
Je ne suis pas un sportive mais j'aime marcher.
Je souhaiterais donc savoir si vous connaissez un peu ce coin du Pérou. Est ce vraiment beau? Y a t-il des randonnées "tranquilles" pour une femme non sportive? est ce qu'il n'y a que des randonnées à faire là-bas? y a -t-il du monde ou tous partent en trek de plusieurs jours ?
Sinon, que me conseillez vous à la place de Huaraz? y a-t-il une autre ville intéressante à faire pour terminer ce séjour ? (je précise que le départ se fera de Lima).
Merci à toutes et tous. ATR
Je pars 3 semaines au Pérou avec une équipière de voyage -merci à ce site- mais les 3/4 derniers jours, je serai seule, donc libre d'aller où je veux, à partir de Lima.
Et j'ai pensé à Huaraz pour découvrir la Cordillière blanche. Toutefois, j'ai comme l'impression, peut être à tort, que c'est un coin moins fréquenté que le sud du Pérou. En glanant des infos, j'ai cru comprendre que la Cordillière blanche était L'ENDROIT des alpinistes, qu'il y avait certes de nombreuses randonnées et treks possible à réaliser mais qu'il fallait se renseigner sur leur niveau de difficulté.
Je ne suis pas un sportive mais j'aime marcher.
Je souhaiterais donc savoir si vous connaissez un peu ce coin du Pérou. Est ce vraiment beau? Y a t-il des randonnées "tranquilles" pour une femme non sportive? est ce qu'il n'y a que des randonnées à faire là-bas? y a -t-il du monde ou tous partent en trek de plusieurs jours ?
Sinon, que me conseillez vous à la place de Huaraz? y a-t-il une autre ville intéressante à faire pour terminer ce séjour ? (je précise que le départ se fera de Lima).
Merci à toutes et tous. ATR