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Être commercial dans la bureautique en Thaïlande? English translation pending
by SouanSon · 2006-10-09 · 1 reply
salut a tous, je voudrais savoir si il étais possible d'être commercial ou technicien dans la bureautique (photocopieur, fax, imprimante) en thailande. cela est t'il reservé au thai? il faut créer sa propre entreprise?(je suis au courant pour les lois de création d'entreprise) est t'il mieux de se faire expatrié par son employeur? Je sais qu'il faut parlais anglais je me débrouille bien, et en thai je me débrouille vite fait mas sa ne fait pas peur du tout d'apprendre la langue au contraire! c'est mon but!🙂 merci pour vos réponse mais n'essayer pas de m'en dissuader c'est peine perdue!😉 souhaitai moi chok dee a bientot😉
Le Don Quichotte de Bénarès (Inde) English translation pending
by Douz · 2006-10-09 · 11 replies
Les Indiens l'appèlent " Doctor Sab ". Depuis 1973, Bernard-Yves Sabot, un médecin français, soigne bénévolement les oubliés de la croissance indienne. De la migraine à l'amputation, la plupart de ses actions sont menées dans la rue. Pour recueillir les fonds et recruter les bénévoles indispensables à sa croisade, ce Don Quichotte de l’humanitaire a créé une association : "Action Bénarès".

" À l'origine je suis psychiatre, explique Bernard le docteur Sab, aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Mais mon doctorat en poche, je suis aussitôt parti en Inde pour fuir mon quotidien. En fait, je ne savais pas ce que j'allais y faire. Comme j'étais jeune médecin, je me suis dit que je pouvais être utile dans ce pays déshérité. Surtout qu'après avoir joué les routards quelques mois, je me suis rendu compte de la situation sanitaire déplorable du pays où une frange importante de la population n'a pas accès aux soins ".

Quatre ans chez mère Teresa

Il décide alors d'aller à Calcutta. Il frappe à la porte d'un centre et se retrouve face à un " p’tit bout de femme " d'origine albanaise. " J'étais devant mère Teresa ". À l'époque, celle à qui l'Inde entière a offert des funérailles nationales, n'était connue que des quelques centaines de lépreux dont elle s'occupait. " Médecin ? C'est bien ! dit-elle, lorsque Bernard se présente. Mais ici on a surtout besoin de bras pour ramasser les cadavres. Alors, si vous vous en sentez la force, vous êtes le bienvenu ! " Bernard, athée convaincu, pensait offrir quelques mois de son temps. Il restera 4 ans dans ce mouroir. À la suite de cette expérience il atterrit, un peu par hasard à Varanasi ; nom indien de la ville sainte de Bénarès, située sur les bords du Gange. " Devant les milliers de lépreux et indigents livrés à eux-mêmes, je me suis dit que c'est là que je pouvais être utile ". Il venait de croiser son destin. Depuis, il n'a plus quitté cette ville où il réside et où il a créé une petite association humanitaire " Action Bénarès ". Association qu'il anime avec Anna sa jeune épouse d’origine espagnole, elle aussi médecin ; et plus récemment avec Véronique, spécialiste des maladies tropicales. Véronique est la dernière professionnelle occidentale recrutée, car désormais Bernard et Anna forment des Indiens aux soins d'urgence. "À terme, les plus investis deviendront de brillants médecins. C'est le moins que je puisse faire pour ce pays qui m'a tant donné. Car au fil du temps, j'ai développé une véritable philosophie du partage ".

Des bénévoles formés sur le tas

Cependant, " Action Bénarès " fonctionne aussi avec de nombreux bénévoles occidentaux, qui offrent plusieurs semaines de leurs vacances pour venir travailler sur le terrain de la misère. Chose étonnante, pour rejoindre l’association, pas besoin d'avoir suivi des études médicales. Certes, des étudiants infirmiers ou en médecine font partie des volontaires. Mais " Action Bénarès " accepte aussi des novices motivés : voyageurs de passage, éducateurs, fonctionnaires, femmes au foyer, retraités… Pour peu que les volontaires financent leur voyage et leur hébergement. Sur place, après une semaine de mise en condition par l'observation des actions sur le terrain, ils sont formés à changer des pansements, à laver les malades et à sourire aux lépreux. " C'est déjà énorme pour ces malades abandonnés de tous. Et pour offrir un sourire ou apposer une caresse sur une joue mutilée, il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat", explique le médecin avec un large sourire. Car malgré leur environnement quotidien, Bernard et Anna ne développent pas la sinistrose. Bien au contraire. Tous ceux qui ont eu le bonheur de les rencontrer vous le diront, ils débordent d’humour. " Une arme indispensable quand on veut continuer à se battre pour les autres, même si les moments de découragement existent, reconnaît Bernard. Quand un patient décède ou que l’argent vient à manquer. Mais nous devons surmonter ces épreuves pour nous consacrer pleinement aux autres. À ceux qui n’ont que nous pour leur porter un peu d’attention ".

Sur le terrain, avec " Action Bénarès ", pas le temps pas le temps de s'ennuyer. Un jour, l'équipe se transporte dans la gare de la ville sainte et apporte quotidiennement un peu de solidarité à plus de cent personnes. " Parfois, il faut courir derrière un malade qui a peur de se faire soigner, tellement la démarche lui semble incongrue ". Le lendemain, l'équipe se retrouve dans la salle des brûlés de l'hôpital local, pour soigner des femmes " victimes à 90 % d'actes criminels, pour de sordides histoires de dote ", s'énerve l'humaniste qui souligne amer : " les lésions sont tellement graves, que plus de 85 % de mes patientes décèdent ". Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que s’il n’était pas là, la mortalité serait proche des 100 %. Ce combat pour les femmes brûlées est la dernière croisade en date de Bernard et Anna. Un combat qu’ils sont les seules à mener dans ce pays, car le gouvernement indien ne fait rien, ou presque, contre les auteurs de ces crimes. Tradition oblige !

Appel à la solidarité

Les médecins français se rémunèrent à peine 200 euros par mois. "Somme suffisante pour vivre dans des conditions correctes sur place", selon Bernard. Malgré des conditions de vie à l’indienne, l’argent manque souvent, car l’association ne subsiste que grâce aux dons des rares occidentaux qui connaissent et soutiennent l’association. "Des donateurs nous envoient des médicaments. Mais actuellement, le gouvernement indien m'en bloque plus de 400 kilos à New Delhi. Les Indiens ne comprennent pas pourquoi on dépense tant d'argent pour envoyer d'Occident des médicaments qui, pour la plupart, sont fabriqués en Inde par les plus grands laboratoires européens et américains. Il est vrai qu'en achetant sur place ce dont on a besoin, on en obtient des quantités dix fois supérieures, tout en faisant travailler le pays ".

Si vous aussi vous voulez apporter votre contribution à Action Bénarès, envoyez de l’argent. Même avec 10 euros, à défaut de faire des miracles, Bernard et son équipe pourront toujours soulager quelques souffrances.

Action Bénarès : Anna et Bernard-Yves Sabot House n°. B 3/22, Post - Shivala, Bhadaini, Vanarasi - 221001 (U.P) India

Téléfax : 009-542-2312193. Mobile 3333069 ou 3333073. E.mail : actionbenares@yahoo.fr
Achat de terrain plus maison à Bang Saphan en Thaïlande English translation pending
by Rogermalens · 2006-09-16 · 3 replies
Je suis entrain d'étudier l 'achat d'un terrain en vue d'y faire construire une maison.J'ai rdv avec un cabinet d'avocat pour creer une societe qui me permettra l'achat du terrain.La region qui m'interesse :bangsaphan. Les formalites semblent assez lourdes.!!! Il me serait agreable, si une personne a fait les memes demarches que moi de pouvoir en discuter avec elle, afin d'avoir des conseils. Je recherche des personnes vivants en thailande ou possedant une maison. Je recherche des adresses de fabricants de maison en kit sur la thailande ou un site avec des plans et des tarifs.

Si quelqu'un vit en thailande, en maison, de quels revenus faut il disposer pour vivre correctement?

Je projette de redesendre en thailande au mois de novembre et suis ouvert a rencontrer des personnes deja installees.
Article sur le siège 61 English translation pending
by Marseil · 2006-09-11 · 1 reply
Un gentil article de Libé sur un site que j'aime bien et qui donne plein d'infos utiles sur les chemins de fer.

Marseil.

Aux quatre coins du monde depuis la place 61

Voyages. Succès du site, créé par un Britannique passionné du train, qui propose des itinéraires insolites. Par Frédérique ROUSSEL QUOTIDIEN : Samedi 9 septembre 2006 - 06:00

«L'Homme de la place 61» pourrait être un titre de film. C'est le nom d' n site Internet (The Man in Seat 61, www.seat61.com). Le nom de son aute r sonne comme celui d'un héros de roman anglais. Mark Smith est n fonctionnaire britannique qui préfère la place 61 dans l'Eurostar, en première (voitures 11, 7 ou 8). Elle donne à la fois sur fenêtre et couloir.

C'est là qu'il s'est assis quand il est parti de Londres pour la Tunisie, l'Italie, l'Albanie, Malte ou l'Ukraine. Cette place 61 inspire cet addict des rails qui a pris siège depuis au moins cinq ans sur la Toile pour montrer qu'on peut parcourir le monde seulement en train (et un peu en bateau, forcément).

Vocation. Cette révélation lui vient de sa vocation : il a dirigé le service relations clientèle de deux compagnies de chemins de fer, et travaille aujourd'hui au ministère des Transports britannique. Chaque matin, Mark Smith profite de son trajet du Buckinghamshire vers la City pour concocter des itinéraires sur son ordinateur portable. Comment aller de Bangkok à Singapour via Butterworth ou d'Oruro à Tupiza par le WaraWara...

Des inconditionnels des quatre coins de la planète apportent leur contribution à l'oeuvre de Mark Smith. Du coup, «l'Homme de la place 61» est devenu un guichet précieux pour préparer les parcours les plus insolites. On peut même y trouver des renseignements absents des sites officiels français, comme la photo des couchettes SNCF.

Rêve. Avion ou train ? Temps passé à avaler vite les distances ou qualité des heures passées à les parcourir ? «Lorsque vous arrivez quelque part en train, je suppose que c'est comme atteindre le sommet après avoir gravi la montagne. Si vous prenez un hélicoptère, ce n'est pas la même chose», estime Mark Smith, pour qui vivre un voyage civilisé romantique et excitant en train demeure possible au XXIe siècle.

Depuis deux ans, le fonctionnaire a vu une hausse de l'intérêt pour le train. Résultat : en juillet, 260 000 visiteurs se sont branchés sur son site. Celui-ci propose des pages par pays, et par thèmes, et les plus visitées sont celles consacrées aux destinations lointaines. L'homme de la place 61 a ce rêve : s'asseoir dans le train le plus haut du monde, au Tibet, qui culmine à 5 072 mètres d'altitude. En plein ciel.

http://www.liberation.fr/vous/203381.FR.php © Libération
Vivre et travailler dans le Yucatán (Mexique) English translation pending
by Subrock · 2006-09-11 · 1 reply
bonjour, je projette de partir pour le Yucatan très bientot. J aimerais y séjourner un bon bout de temps pour étudier, voyager et prendre le temps de découvrir les différents coins du pays et connaitre sa culture afin de m y installer eventuellement pour creer ma petite entreprise. J aimerais savoir si qqun peut me renseigner sur le prix des loyers que je peux trouver a merida. Est ce qu un canadien peut rentrer dans le pays pour six mois sans visa? merci, hasta luego
Vivre au Mozambique English translation pending
by Massinissa · 2006-09-06 · 18 replies
bonjour a tous

j' aimerais connaitre quelqu' un qui est parti la bas et qui pourrais me rensigner sur le cout de la vie ains que les demarches administratives l😏

je souhaiterais ouvrir des lodges et creé des emploies sur place 🙂

je doit dire qu' il n' y a pas beaucoup d' info sur le net
Planifier une découverte de l'Inde du Sud English translation pending
by Bigfish · 2006-08-30 · 8 replies
Bonjour voyageuses et voyageurs,

J'ai en projet de me rendre dans le Sud de l'Inde pour le mois de Décembre. Voulant profiter de ce qui m'entoure et oublier que j'ai une montre, je suis tiraillé par plusieurs endroits... Pile ou face, cruel dilemme quand il s'agit de choisir des lieux tous plus beaux les uns que les autres à priori. Pas envie de trop planifier mon voyage non plus à la minute mais au moins quelques étapes. Qu'en est il de la situation également là bas après le tsunami de l'année dernière, comment venir en aide aux habitants ( je sais le mieux serait de rester sur place et de faire le travail dans une ONG mais malheureusement je ne le peux ) en ramenant du matériel de france et lequel ??? Autant servir à quelquechose non.... J'attends donc quelques pistes plutôt à éviter finalement le reste ne sera que découverte !!! (si on évite le pire il ne restera que le meilleur...)

Bons voyages à tous et merci encore !
En savoir plus sur Allo-Stop au Québec English translation pending
by Zanawear · 2006-08-29 · 9 replies
Salut,

Je sais que l'on parle souvent d'Allo Stop dans les forums, mais juste pour dire que c'est économique, et que c'est sécuritaires.

Je me permet donc de créer un nouveau sujet, dans la mesure ou je n'ai pas trouvé les réponses à mes questions, ailleurs!!!

En fait je prépare mon voyage au Québec et j'aimerais donc profiter de ce systéme pour me déplacer.

Je sais donc que l'inscription est de 6$, puis on paye une somme différentes pour chaque trajet, qui est ensuite partager entre Allo Stop et le chauffeur! Jusqu'ici pas de probléme.

Ce que je voudrais savoir, c'est au niveau des endroits où je peut réellement profiter d'allo stop? Je pense que je n'aurai pas de mal à me déplacer entre Montréal et Québec, où entre Québec et le Lac St Jean par exemple. Je voudrais ensuite aller en Gaspésie, jusqu'à Percé! Pensez vous alors, que Allo Stop pourra me servir pour aller jusqu'à la bas! Je ne souhaite pas spécialement y aller en un jour, mais plutôt le faire de ville en ville. Savez vous si je pourrai me faire aider par ce systéme!

Je voudrais savoir aussi comment ce passe les réglements. Est-ce que tout fonctionne par téléphone ou dois-je me rendre à chaque fois dans un des bureau d'allo stop! (ce qui n'aurais aucun sens!)

Dans le cas contraire, si allo stop ne couvre pas cette partie de la région, y est il facile de faire du pouce? (ou est-ce "dangereux"!!!)

Voilà si vous savez comment ça marche, si vous pouvez m'aider et répondre à mes questions, je vous remercie d'avance!

Fred!
Ile de Rinca en Indonésie English translation pending
by Borneo · 2006-08-20 · 10 replies
salut a vous

est ce que certains d'entre vous sont allés sur l'ile voisine de komodo, ...rinca car j'aimerais juste savoir si vous avez entendu parler d'une bagarre a mort entre un varan de komodo et un buffle, la toute première fois!!! j'y ai assisté en septembre et j'avoue que c'était incroyable, fascinant mais cruel ou les deux betes y ont laissé leur peau. si certains veulent voir les dragons, preferez rinca a komodo.....c'est plus paisible.

djaoline
Laotienne désirant s'installer en Thaïlande English translation pending
by Bernardddo · 2006-08-19 · 1 reply
salut a tous

voila j'ai une copine laotienne en thailande et j'aimerais savoir quel sont les droits des laotiens en thailande, durée des visas, peuvent ils crées une entreprise avoir des terres ect... merci pour toutes les futures reponses.
Travailler en République Dominicaine English translation pending
by Patricia0257 · 2006-08-16 · 5 replies
Bonjour, Désireux de nous installer en république dominicaine, Nous souhaitons après un essai de quelques mois ( que nous allons faire), acheter, ou creer une affaire dans le tourisme. L'écotourisme plus précisement. Nous aimerions dans un premier temps, travailler en utilisant nos compétences actuelles, Soit créer une petite activité indépandante, soit les proposer. Mon compagnon est artisan plombier, chauffagiste, clim, piscine etc...Il a quelques ouvriers, que nous n'amenerions pas évidemment avec nous. Moi je suis commerciale avec une grande expérience de l'immobilier (8ans) Et je suis également, consultante et formatrice en management des unités commerciales, formation de la force de vente, accompagnement à la création d'entreprise, participation à de nombreux programmes d'aide à l'insertion des populations défavorisées par l'emploi et la formation(l'écart se creuse en France, aussi), ... etc..., pensez-vous que notre "savoir" est exploitable en république dominicaine. Est-ce que je peux par exemple créer une agence immobiliere, et lui, peut-il travailler pour les constructeurs ou créer sa boite ? peut-on apporter quelques choses a la population locale ? Notre motivation (si vous vous posez la question) partir, partir, on s'ennuie dès que ça ronronnnne, accro au challenge, et la France n'a pas vraiment besoin de nous (elle a tout ce qu'il lui faut). 🙂 Un grand merci, pour vos réponses (a venir, avenir (?) )
Trois filles seules en sac à dos à la découverte de la Thaïlande English translation pending
by Lucie42 · 2006-08-15 · 18 replies
bonjour,

nous sommes trois filles, et voulons dignement feter la fin de nos études. il faut dire qu'elles ont duré dix ans..😛 un petit voyage entre copines, histoire de se créer de supers souvenirs.

nous pensons visiter la thailande en sac a dos en janvier, pour un mois. nous établirons un itinéraire plus ou moins vague à l'avance, le reste sera laissé à l'improvisation: choix de l'hébergement, du moyen de transport, durée de séjour à chaque endroit variable en fonction de notre humeur. pensez vous que c'est possible? 3 filles seules, pas trop dangereux? 🏴‍☠️ merci de votre avis bons voyages à tous!
EBay/Paypal en Chine English translation pending
by Waiguoren · 2006-08-14 · 2 replies
Bonjour a tous, je vais d'ici tres peu de temps m'installer en Chine, etant un amoureux de ce pays...

afin d'arondir mes fins de mois ici ( etudiant oblige) je pensais faire un peu de commerce electronique via Ebay. Je me suis crée un compte eBay pour la Chine, mais je ne sais pas si je peux recevoir des paiements paypal directement transferable sur mon compte banquaire en France.

Dois je recreer un compte Paypal avec un compte banquaire en Chine, ou bien celui de france suffira t il ?

Si parmis vous il y a des personnes habitant en Chine et utilisant eBay, pourriez vous me dire comment activer son compte vendeur ? En effet il me demande mon " Handset Number", ( Numero de telephone non ?), qui ne fonctionne pas.

Merci par avance
Aide humanitaire à Mbourokh, village situé à treize kilomètres de Mbour au Sénégal English translation pending
by Mymy27 · 2006-08-02 · 15 replies
🙂🙂🙂Je suis une passionnée du sénégal. Début juillet, j'y suis allée. Avec l'instituteur du village, nous avons échangé par mail durant un an, le chef du village est en accord avec notre projet. J'ai donc durant mon séjour de 14 jours partagé la vie des villageois. Nous sommes partis de l'existant et de leurs besoins. Nous allons créer une association et un site internet d'ici la fin de l'année. Il est vrai que dans ce village certaines actions ont été menées par des ONG, mais il n'y a pas de suivi, donc les choses s'arrêtent d'elles-mêmes. Les villageois ont exprimé un soutien dans le temps. C'est ce que nous allons essayer de réaliser dans la durée. Exemple, il y a une case santé toute neuve, elle n'est pas fonctionnelle, par manque de personnel formé, de matériel, de médicaments. Dans ce village, il y a un potentiel et une volonté des villageois importants. Les jeunes de 18 à 40 ans ont créé une association afin d'éviter l'exode rural, ces jeunes ont besoin d'aide. Le groupe des femmes, elles sont une trentaine, cultive un terrain en commun, chacune s'occupe de sa parcelle. En discutant avec elles, je leur ai demandé pourquoi elles ne se regroupaient pour faire du maraichage, elles auraient plus récoltes et pourraient vendre le surplus et se partageraient ainsi la recette. Elles n'y avaient pas songé. Elles ont besoin de diverses graines (je leur en ai emmené). Au niveau de l'école, il y a aussi des besoins, cahiers, crayons..... Si vous avez des idées, des adresses, une aide, nous sommes intéressés.
Smintair: Smoker's International Airways English translation pending
by Aston · 2006-07-25 · 2 replies
Ce monsieur veut pouvoir fumer de gros cigares à bord des avions qu'il emprunte, comme c'est impossible de nos jours, il a décidé de créer Smintair, Smoker's International Airways, la compagnie aérienne pour fumeurs.

C'est bizare, mais ça semble sérieux, apparement le tour de table a été complété.
Ouvrir un commerce à Manille (Philippines)? English translation pending
by PhilippeA08 · 2006-07-22 · 30 replies
Salut à tous! J'ai l'intention d'ouvrir un commerce à Manille (ça concernerai tout ce qui est bouffe et tout ce qui est souvenir de la france) . Qu'en pensez -vous?Quels seront les démarches?Quelles sont les aides pour ceux qu'is veulent créer du buisness?Le meilleur emplacement? Ma femme est des Philippines, je pense que ça pourra m'aider . J'attends vos conseils et vos commentaires qui me seront précieux . (merci à toi KHRAPKA pour tes réponses ) A bientôt
Best Airlines? English translation pending
by Kathy1950 · 2006-07-20 · 3 replies
bonjour quelqu'un connait il la compagnie Best airlines, pouvez vous me donner des infos surla qualité et securité de cette compagnie ainsi k sur l'hotel Tahran a dydimes merci beaucoup
Association locale à Ouagadougou au Burkina Faso English translation pending
by Liloujen · 2006-07-18 · 30 replies
Bonjour à tous, Je m’appelle jennifer .

Je connais une association locale de Ouagadougou ( pour moi même m’y etre rendu ), très sérieuse, recherchant des bénévoles tout au long de l’année.

Leur objectif principal est le bien-être des orphelins ( allant par l’école - la formation – nourriture etc ….), ainsi qu’une aide pour les veuves .

Cette association, a crée une école, de primaire, et travaille en collaboration avec des écoles du secondaire ou ils aident des orphelins, ou des enfants en grande difficulté financière à aller à l’école, car pour ceux qui ne le savent pas l’école est un privilège pour ceux qui ont l’argent car c’est payant).

Elle propose un projet de scolarisation, faire des cours :

- au CP1, CP2, CE1, CE2, CM1, CM2 pour les niveaux du primaire. Les matieres a enseigner sont: Francais ( lecture + ecriture), et calcul.

- ou au 6°, 5°, 4°, 3° pour les niveaux des lycées et colleges. Les matieres a enseigner sont: Francais, math et anglais.

Vous pouvez proposer autres choses, selon vos aptitudes personnelles: Peinture, musique, colloriage, dessin, cuisine, etc.. pour lécole, mais aussi si vous avez déjà des projets préparés, vous pouvez faire vos suggestions, afin de les faire auprès de cette association . Les programmes de la fondation concernent les rubriques suivantes : les veuves, la jeunesse, l’éducation, le sida, l’environnement, la santé, etc.. Je ne dévoilerais le nom de cette association qu’au personne que j’estimerais assez investi, car après avoir discuter avec vous, je pourrais vous communiquer l’adresse du directeur afin que vous lui exposiez vos aptitudes Attention, ne croyez pas non plus qu’il faut des compétences à tomber par terre, juste de la volonté . Il commence à recevoir des bénévoles à partir de septembre . Je vous communiquerais d’autres informations si vous le souhaitez.
Recherche idées de projets d'association pour la Tunisie English translation pending
by Manzousa · 2006-07-09 · 94 replies
Bonjour à tous,

Je m'appelle Chrystèle et j'ai 27 ans.

J'ai eu l'occasion d' aller plusieurs fois en Tunisie, notamment à l'intérieur des terres, et j'ai été frappée par la misère qu'on y trouve. 🙁

Je souhaiterais m'investir dans un projet voire créer une association car j'envisage de m'installer en Tunisie. J'ai toujours été très attirée par l'humanitaire et je souhaiterais en faire mon métier.

Mon souci est de trouver une cause vraiment NECESSAIRE qui améliorera, un minimum au moins, la vie de ces populations. Mais je ne sais pas par où commencer... comment connaitre les besoins réels des autochtones?

Alors si quelqu'un a une idée de projet ou recherche une "associée" pour créer une nouvelle association... faites moi signe ! je suis ouverte à toute proposition ...

Je travaille actuellement en France dans l'administration mais cette vie routinière et individualiste me déprime. Nous avons tellement trop alors que d'autres ont tellement peu... Alors si je peux leur donner un peu de mon temps, de mes connaissances ou simplement leur faire partager ma joie de vivre, à ce moment là seulement ma vie aura un sens.

En attendant je souhaite dire, à tous ceux qui s'investissent dans un projet, quelqu'il soit, à quel point je trouve admirable de votre part de donner un peu de votre énergie pour l'amélioration de la vie d'autrui.

😉
Travailler au Canada English translation pending
by Laaurent · 2006-07-07 · 6 replies
bonjour tout le monde!! je souhaite travailler au canada pour une période non détérminer, je cherche donc quelque bonne adresse afin d'avoir des contacts directement sur place, créer des liens et tenir mes engagements si une porte s'ouvre a moi.

merci d'avance et bon dial 😉
Expatriation en famille à Manille (Philippines) English translation pending
by Celijubaed · 2006-07-02 · 8 replies
Nous avons le projet de nous installer à Manille, nous nous posons plusieurs questions en ce qui concerne : la population européenne résident là-bas (est elle nombreuse, ya t'il beaucoup de familles...), la possibilité de créer facilement une vie sociale avec les Phillipins, les facilités en ce qui concerne les enfants (scolarité, sécurité, integration, risques sanitaires...), le coût du logement et de la vie en général.

D'avance merci de vos conseils 😉
Avis sur trajet dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
by Marcsou · 2006-06-20 · 7 replies
on m'a envoyé cette proposition de trajet en message privé et je voudrais la voir passer sous le feu des critiques

1° Las vegas 2° Las vegas death valley jonction dante view zabriskie point furnace creek artist palette badwater baker nuit Barstow 3° Barstow yosemite wawona nuit sud de wawona 4° yosemite glacier point yosemite valley nuit merced 5° merced san francisco 6° san francisco 7° san francisco départ vers 16h monterey 8° monterey matin depart midi LA par autoroute 9° LA universal studio 10° LA depart 16h vers san diego (nuit) 11° san diego sea world 12 san diego calico williams (nuit) 13 williams grand canyon (nuit tusayan) 14 grand canyon monument valley mexican hat(nuit) 15 mexican hat goseneck natural arches capitol reef bryce nuit à tropic 16 bryce zion vegas 17 vegas 18 vegas 19 retour

c'est pour fin aout .
Photographe cherche chantier humanitaire en Afrique du Nord et en Europe English translation pending
by Cludo · 2006-06-19 · 2 replies
bonjour a vous

Je suis photographe par passion de l image, je cherche un chantier humanitaire pour cet ete ou autres .... . Photographe depuis quelques annes, , je cherche aujourd hui a cree un reportage sur un theme humanitaire . Entierement equipe refelx +objectifs

n'esitez pas a me contacter

merci ludo.
Itinéraire pour la diversité des paysages en Mongolie English translation pending
by Mimi785nono · 2006-06-17 · 10 replies
Je plannifie de partir En Mongolie environ 2 semaines avec un couple d'ami (nous serons donc 4) et j'avoue avoir du mal à créer mon itinéraire (c'est bien la 1ere fois que ça m'arrive d'ailleurs). C'est facile de créer un itinéraire lorsque l'on sait précisement quel lieu on veut visiter...mais là, il s'agit de sites naturels et de paysages et c'est donc plus dure.

Vous m'avez déjà convaincu d'emprunter le trans-mongolien pour joindre Ulaa Baator 🙂

Je recherche la diversité dans les paysages : lacs, montagnes, désert, steppes, ect... bref, les paysages de cartes postales que l'on trouve partout 😎

J'ai vite compris qu'il ne fallait pas imaginer pouvoir faire des centaines de kilometres par jours étant donné l'état des pistes, donc je voudrais savoir ou je pourrais trouver un petit apercu de tout cela. Je pensais plutot au sud (en raison du désert de Gobi) et le sud-est pour Karakorum. Ai-je raison?

Sinon, côté organisation. Question peut-etre stupide : comment faire pour se réapprovisionner en nourriture et essence une fois sur les pistes? 😊 On trouve facilement de quoi faire le plein.
Berlin: un guide, un carnet et un blog English translation pending
by Aston · 2006-06-14 · 4 replies
Depuis septembre dernier, je partage mon temps entre Berlin et la France. C'est génial parce que je redécouvre Berlin (où j'ai habité du temps du mur) et lentement je deviens un touriste en France. Le Berlin actuel est une sorte de mélange d'Amsterdam et de Madrid des années 70/80, dynamique et tranquille à la fois. J'adore !

J'ai créé un site sur Berlin. C'est à la fois un guide, un carnet de route et un blog que je mets à jour très régulièrement. Voilà l'adresse : berlin.equipier.com
Aide soignante recherche aide humanitaire en 2008 English translation pending
by Djewaline · 2006-06-04 · 1 reply
bonjour a tous.. je vais passer mon diplome d'aide soignante et j'aimerais, par la suite, partir faire des aides humanitaires. le pays ne m'importe peu tant que j'ai la possibilité de me rendre utile. j'aime le contacte avec les gens, découvrir de nouvelles cultures.. cet été, je pars dans un petit village, en afrique, pour creer une garderie dans le but de garder les plus jeunes enfants pendant que leur famille travaille dans les champs. mes 2 seuls problemes sont: que je ne possède pas un gros budget pour partir.. et que je termine mon diplome début 2008 et que je ne serais donc pas libre avant..

voila, si vous avez des informations quelles qu'elles soient je serais ravie de pouvoir les lire et d'en prendre note. merci
Où dormir dans Death Valley? English translation pending
by Thl · 2006-05-24 · 11 replies
Bonjour,

Je vais dans la Death Valley mais je vois qu'il n'y a pas grand chose en hôtels. Que me conseillez-vous pour dormir ? sachant que je viens de Las Végas et ce sera en soirée. Peut-on rester à Beatty, Furnace Creek, Shoshone, Amargosa Valley... ? Quel serait le mieux à votre avis, arriver en soirée et dormir, passer une journée à Death Valley et repartir le lendemain ? Expériences vécues et prix des hôtels sont les bienvenus...
Mongolie: sur les traces de Gengiskhan / les Tsatans / le vol de l'aigle English translation pending
by Meridiana · 2006-05-22 · 4 replies
SUR LES TRACES DE GENGIS KHAN

“Mer de steppes desolees et deserts de vents, Forêts seculaires et hautes montagnes enneigees, La Mongolie s'offre aux yeux des voyageurs incontaminee

Sur cette terre aux horizons sans barriere, Le vent des plaines se melange au bleu du ciel Pour creer des peintures impressionistes

Fuggitif comme la lumière sera le passage du cavalier sur la piste, Ephemère sera l'etablissement de la yourte au coeur de la colline La Mongolie se merite... et se laisse apprivoiser... Tout doucement... Selon les rencontres et les caprices de son climat”

LA PREMIERE NUIT DANS LES STEPPES DE GENGIS KHAN

Contrairement a nos habitudes nous avions decides de reserver une jeep depuis la Suisse car, notre arrivee a Olaan Bataar prevue pour le premier jour du Nadaan comprometait les recherches sur place. Après avoir assiste pendant trois jours au Nadaan (fête nationale ou tous les Mongols eparpilles dans la steppe se retrouvent pour apprecier leurs trois sports favoris: la lutte, le tir a l'arc et les courses de chevaux) sonna l'heure du depart pour suivre les traces de Gengis Khan. La proprietaire de la guest house, qui nous avait louer son propre appartement par manque de place, nous avait dit d'être pret à 7.00 heure. Dès 6.00 heure, nous guettions derrière les rideaux l'arrivee de la jeep, mais dans ce quartier de pur style sovietique tout etait tranquille. Vers 7.30 heure nous fummes avertis d'une panne immobilisant la jeep pour quelques petites heures. Mais le temps vola et 16.00 heure arriva et Gengia Khan n'allait peut-être pas nous attendre indefiniment... Durant l'attente, nous decidâmes de reconfirmer les vols, visiter encore Olaan Bataar et de parler avec des voyageurs de la guest house dont certains arrivaient de France a bicyclette. Soudain le chauffeur apparu et sans avoir le temps de realiser Olaan Bataar disparaissait à l'horizon. Dès que finie la ville, la steppe s'etend dejà à l'infini, paysages splendides a vous couper le souffle, vastes plaines ou le vent et les chevaux peuvent courir sans rencontrer d'obstacles, et la tombee de la nuitdonnait une note encore plus mysterieuse à la steppe. Mejet, le chauffeur, parlait peu la langue de Shakespeare, et nous sachant en retard nous n'osions pas lui demander d'arreter souvent son vehicule pour prendre des photos. Nos yeux ecarquilles tentaient d'enregistrer chaque paysage, chaque visage rencontre, chaque animal qui paissait tranquillement... La beaute de la steppe nous avait dejà conquis, faisant battre nos coeurs à l'unisson et mettant nos sens en ebulition. Durant un arrêt pour observer et photographier un ovoo ( monticule votive ou pour demander protection les voyageurs nouent des rubans bleus, ou de l'argent, ou deposent une pierre ou n'importe quel objet; durant le communisme les ovoos furent interdits mais actuellement cette pratique rernait) j'ai demande ou nous aurions dormi, et à la reponse: sous une yourte, je compris avoir trouve le chauffeur adapte a nos exigences et desir de partager la vie locale; en effet, plus tard, des voyageurs rencontres nous ont dit n'avoir jamais eu l'occasion de dormir chez l'habitant, seulement dans des tourists camps.Vers 21. heure, tout à coup, Mejet changea de direction et dans cet ocean ou l'herbe regne sans partage, nous nous demandions ou nous allions... Dix minutes plus tard une yourte apparue, unique forme vivante perdue dans ce desert incommensurable. Les Mongols ont un sens extraordinaire de l'orientation, il se guident en observant les differentes formes des montagnes, plaines, dunes, ruisseaux rencontres. Une gentille famille avec deux enfants en bas âge nous accueillie en nous offrant en signe de bienvenue un grand bol de lait de jument fermente: le celèbre airak...dont sont friands les Mongols, il peuvent en boire jusqu'a 5 litres par jour... Après nous avoir regale d'un diner mongol a base defromage et d'une excellente soupe, la maitresse de maison designa l'endroit ou nous pouvions nous installer pour la nuit, c'est à dire face a l'entree, place d'honneur reservee aux invites. Un peu perdus, sans se deshabiller, nous nous enfilames dans nos sacs de couchage avec au dessus de ma tête un plateau ou des fromages sechaient pour être manges durant l'hiver. Petit à petit la vie sous la yourte se tranquillisa, les enfants s'etaient endormis, seul nous parvenait le bruit du pilon - rateau brassant le lait de la derniere traite des juments pour le transformer en airak.Le mari, plus tard, rentrant fatigue de sa longue journee dans la steppe, jetta sa selle dans un coin de la ger, comme nous les clefs de la voiture, embrassa sa femme et s'aperçu de notre presence, nous salua d'un signe de tête, absoluement pas surpris de nous trouver là, installes chez lui; exemple d'hospitalite mongole... La pluie commenca à tomber et a travers l'ouverture au sommet de la yourte qui sert de fenetre, nous pouvions voir dans le ciel les zebrures des eclairs, le scintillement des etoiles et la pluie tomber et magie mongole: aucune goutte penetrant à l'interieur de la ger... Et doucement, main dans la main, de fantastiques souvenirs plein les yeux, tout en rêvant à notre rencontre avec Gengis Khan, Morphee nous emporta avec lui...

MONGOLIE: CHEZ LES HOMMES RENNES

Il y a d'abord l'immensité, puis le silence et enfin ces yeux bridés réduits à de simples fentes pour mieux apprécier les distances dans cet océan changeant selon les caprices du temps. Nous sommes de retour au pays de Gengis Khan à la recherche des hommes rennes. Mais avant de les rencontrer nous avons un important rendez vous...

Le tambour résonne dans la petite cabane en bois plongée dans l'obscurité, la céremonie va commencer, le grand chamane de Tsaagan Nur Sun a accepté de pratiquer son art pour nous. Nous sommes venus lui demander d'implorer la protection des dieux pour notre randonnée chez les Tsaatans. Nos offrandes vodka, cigarettes, diverses douceurs et quelques billets sont bien acceptés par le maitre des lieux. Incantations, litanies, chants, implorations, gesticulations, le chamane chasse les mauvais esprits et implore les dieux de venir le rejoindre dans sa danse de transes. Sa femme et sa soeur l'aident dans toutes les phases du rite. Soudain, le chamane commence à tournoyer, au fur et à mesure il accelère le rythme: il est possédé! Quelques secondes plus tard il est à nouveau paisible mais sa posture et ses gestes ne sont plus les même qau'auparavant: il est désormais habité par un puissant esprit. Les dés sont jetés, trois personnes sont choisies dans l'assemblée dont notre ami chauffeur qui ne sait pas si il doit se sentir honoré de pouvoir rejoindre le chamane dans son délire. Nous nous réjouissons de ne pas avoir été élues, mais c'était sans se douter que plus tard notre tour viendrait d'être flagéllées par les longs rubans de son grand manteau bleu, de recevoir en pleine tête la grosse et courte baguette de bois dont il se sert pour taper sur son tambour. Nous nous demandions ce qui allait nous arriver, l'une d'entre nous semble avoir la préférence du chamane car il passe plusieurs fois sa baguette sur son corps en donnant de grands coups dans son estomac en s'enquiérant des troubles ressentis et fera ensuite des incatations spéciales pour la libérer des démons qui l'habitent. J'ai aussi droit a ce même traitement mais en moins violent, une vieille dame sera jetée a terre de son tabouret, le chamane distribuera des pénitences aux personnes présentes, notre chauffeur devra s'abstenir de boire de l'alcool pendant sept jours, un enfant se fera cracher dans les oreilles car durant la cérémonie il faisait ses devoirs au lieu d'être attentif aux évolutions du grand maitre ... Finalement le tambour recommence a se faire entendre avec insistance, l'esprit satisfait est prêt a regagner son univers et a rendre le corps emprunté a son propriétaire. Après mille virevoltes sa femme entreprend de lui enlever un à un ses habits de cérémonie quand tout à coup le chamane tombe à terre et seule la fumée d'une braisse saupoudrée d'herbes bénéfiques posée près de lui le fera retourner parmis nous. Nous partageons avec l'assemblée la vodka et autres douceurs, le reste sera distribué aux familles voisines, le chamane nous assure que nous sommes tous en bonne santé mais que notre amie doit bien se couvrir et consulter un sorcier moderne. Nous repartons avec l'assurance d'avoir été béni malgrè la colère des dieux car la cérémonie en notre honneur a eu lieu pendant la journée et les divinités, ont le sait, préférent la nuit noire pour s'exprimer...

Par un matin qui peine a se lever notre caravane composée d'une dizaine de chevaux s'ébranle. J'avais mis des fleurs dans la crinière de mon cheval nommé pour l'occasion Gengis Khan pour rejoindre la tribu des Tsaatans. Nos corps dansaient au rythme des pas de nos montures, la steppe défilant devant nous comme un film sans fin, sans horizon que l'on puisse toucher du doigt. Seul le bruit des sabots et les hénissements de nos montures troublaient quelques instants la quiétude de ces lieux magiques, ensuite le silence se refermait derrière notre spassage pour mieux éffacer nos traces: la steppe doit toujours rester intacte. Ivres de liberté, grisés d'air pur, porté par le zéphyr des steppes, un chant monte des tréfonds de la terre: c'est notre guide qui chante l'amour pour ses chevaux et sa patrie. Des sons graves se libèrent de sa gorge et s'envolent triomphants jusqu'au bleu du ciel, jamais nous n'avions connu une telle plénitude ni ressenti une telle harmonie avec la nature. Lorsque la musique abandonna à l'air léger ses derniers accords nous restâmes immobiles, comme si de ne pas bouger, pouvait arrêter l'instant, prolonger ce présent à l'infini... Ici même la musique reflète l'âme profonde de la Mongolie, les notes communiant totalement avec les éléments. Montagnes pelées, boisées, fleuries, cassées, amas de pierres, névés, torrents, passages étroits ou nos bagages s'accrochent et nos genoux s'écorchent, sentiers quasi invisibles ou même une chèvre tibétaine hésiterait a y conduire ses petits, il nous faut pourtant poursuivre dans cet univers minéral et végétal à la montée si rude, aux sols si glissants, détrempés, spongieux et boueux ou nous peinons avec nos chevaux qui parfois s'enfoncent jusqu'a mi cuisse... Impression de vertige... et si le temps n'existait pas? Et si cette vie loin de tout mais si près de la nature était la vérité? Et si ces nomades (et ces hommes rennes) avaient trouvé la clef pour vivre hors da temps dans le temps présent? Des nuages blancs comme la neige se jouent du soleil en déssinant des arabesques sur cette mer d'herbe ou caillouteuse, nous approchons sans bruit des hommes rennes de peur de les éffaroucher et enfin derrière une énième montagne les premiers urts en forme de tipis avec leurs volutes bleues sont en vue, nos sens se mettent en alerte: quel accueil les Tsaatans vont- ils nous réserver? Notre apprehension sera vite oubliée car ils feront bouillir la marmite pour rechauffer nos muscles endoloris, nous apporterons du bois et nous aiderons a monter nos tipis modernes ou nous gelerons la nuit... Notre ascension s'achève après dix heures d'éfforts au royaume des cerfs des neiges: ici les rennes ont supplanté la plus noble conquête de l'homme (le cheval) dans le coeur de cette tribu: la vie s'organise et dépend totalement des rennes. Enfants d'une nature grandiose mais hostile, le petit peuple des Tsaatans est en train de disparaitre et silencieusement appele au secours. A l'ouest du lac Kovsgol, là où la steppe cède la place à la taïga, sur une terre creusée par de nombreux cours d'eau, là ou l'hiver est si rude, vit une petite et antique peuplade nomade. Tribu d'environ 200 âmes en totale symbiose avec leurs animaux au point que les Mongols les appelent les hommes rennes, du mot tsang, peuple, et tsaa buga, cerf des neiges. Sans les rennes les Tsaatans ne peuvent pas survivre: sa viande et son lait quatre fois plus riche que le lait de vache sont quasiment les seuls aliments dont ils se nourrissent. Les peaux sont utilisées pour la fabrication des chaussures et couvre-chefs, les andouillers coupés sur l'animal vivant, très appréciés dans la pharmacopée chinoise pour leurs vertus dites aphrodiasiques, sont échangés contre quelques indispensables denrées comme le riz, le thé, la farine et le sel. Les Tsaatans ont conservés leurs traditions ancestrales et pratiquent le chamanisme. Ils vénerent et craignent les esprits du ciel et de la terre et respectent les rites antiques funébres. Les enfants apprenent tout en observant le travail des adultes, même les plus petits savent s'occuper du troupeau, se preparant ainsi au dur labeur et aux migrations annuelles. Comme pour toutes les peuplades de l'Asie centrale le nomadisme n'est pas du à la nécéssité de trouver de nouveaux paturages, car l'herbe ne manque pas, mais le nomadisme a une profonde signification spirituelle liée au cycle de la vie mettant en relation le ciel et la terre, le visible avec l'invisible. Les Tsaatans ont renoncés à une vie plus facile au village de Tsaagan Nur, au confort ils ont préféré vivre pleinement leur culture et spiritualité, ils ont choisi la liberté. Pourtant la lutte est inégale maintenant qu'ils n'ont plus le droit d'aller en Siberie faire paitre leurs troupeaux, la brucellose fait des ravages en décimant les hommes et les rennes, et si rien n'est entrepris dans quelques années ce peuple aux racines si lointaines ne sera plus qu'un souvenir. Et sur le chemin du retour en repartant vers d'autres sublimes paysages et formidables rencontres nous pensons longtemps aux hommes rennes là bas cachés dans les forêts jouxtant la Sibérie... qui ont su nous donner une formidable leçon d'humilité eux qui luttent tous les jours pour une précaire survie en conservant avec ténacité la valeur de la liberté.

LES TSAATANS

La tribu des Tsaatans vit à 1 ou 2 journées de cheval de Tsaagan Nur Sun de la mi juin à la mi août. Avant et après les campements sont plus éloignés et cachés dans la forêt. Pas plus de 40 familles composent cette tribu qui habite dans des tipis semblables aux habitations traditionelles des Indiens d'Amérique et vit presque exclusivement de l'élevage des rennes d'où son nom: tsaa (renne) et tang (peuple). La tribu des Tsaatans se divise en 2 groupes: les Tsaatans de l'ouest, compter 10 heures de cheval pour rejoindre le campement ou vit environ 15 familles éparpillées sur un plateau à plus de 3000 mètres; les Tsaatans de l'Est, compter presque 2 journées de cheval pour rejoindre dans la montagne les familles restantes. Ces familles très pauvres luttent quotidienement pour leur survie, ne pouvant plus se rendre en Sibérie voisine pour faire paitre les rennes et faire des échanges avec leurs frères de la république Tuuva la brucellose sévit dans les troupeaux ainsi que chez les hommes et malgré les efforts d'une association italienne qui il y a quelques années a vacciné les animaux si rien n'est entrepris les Tsaatans ne seront plus bientôt qu'un souvenir dans la mémoire collective du monde, aussi si vous décidez d'aller leur rendre visite il est vivement conseillé d'apporter quelques denrées qui améliorera l'ordinaire. Vous pouvez tout acheter a U.B. avant votre départ ou bien compléter vos achats à Mörön et à Tsaagan Nur Sun. Un conseil acheter des quantités égales pour le nombre de familles que vous désirez visiter (de 5 à 10 familles environ, selon votre permanence). Liste des achats (n'hésitez pas a demander conseil à votre chauffeur): oRiz, farine, thé, sel oTabac et papier à cigarette oArticles de toilette: savon, dentifrice, brosse à dents, peigne, barrettes à cheveux ... oTissu pour faire des dells, des habits pour enfants... oBougies, briquets, allumettes, stylos, cahiers, cartes à jouer, jeux pour les enfants, tee shirts oJourneaux utilisés pour essuyer la vaisselle ET comme papier à cigarettes...

PREPARATION RANDONNEE POUR LES TSSATANS

oToile de tente bien imperméable AVEC DOUBLE TOIT (risque de pluie, de neige ou de gelée) oDuvet haute montagne (-30 conseillé) car nuits très très froides oHabits chauds car le temps change rapidement (s'habiller en couche superposées). Prévoir des habits de rechange en cas de pluie. oGants chauds, bonnet de laine, écharpe, casquette et coupe vent (cape déconseillée car si vent le cheval peut avoir peur des mouvements de la cape) oChaussettes chaudes, chaussures montantes et résistantes (bottes) oCulotte de cheval special endurance ou bien porter sous la culotte de cheval un caleçon de cycliste qui adoussira le contact avec la selle. Pas de slip sous le caleçon cycliste ou la culotte de cheval pour éviter le cisaillement des élastics. oLunettes de soleil avec cordon (en cas de chute du cheval), crème solaire oRépulsifs pour mouches et taons oPour les haltes: fruits secs, barres énergétiques oBagages pas fragiles, plutôt petits et imperméables pour pouvoir être chargé facilement sur les chevaux. Prévoir quelques sacs de jute ou en toile résistante pour emballer vos bagages ainsi que de la corde. oPrevoir un minimun de nourriture pour votre séjour chez les Tsaatans, vous pourrez demander de l'eau et cuisiner chez eux mais sachez partager... oPomade anti frottements, prévoir antalgiques et anti inflammatoires (conseil: le matin avant de partir prendre un antalgique pour diminuer les courbatures) oLeçons de cheval pas indispensables mais conseillées. oPour vos guides: cigarettes et briquets

MONGOLIE: LE DEPART!!!!

Avec une heure de retard de la maison !!! Circulation plus qu'intense sur l'autoroute qui conduit à l'aéroport de Milan. Bref rien ne nous sera épargné en ce jour de départ. Avec quelques effractions au code de la route (pardon Monsieur Sarkosy !) nous arrivons enfin chez ma cousine qui habite tout près de ce maudit aéroport pour lui laisser la voiture et courir plus vite que des éclairs là où nous attend ce fichu avion. Ca y est on y est et miracle nos 45 kilos ne font plus que 43.800 sur leur balance ! certes seul Angelo, mon mari, s'était présenté à l'enregistrement tandis que je gardais à l'abri des regards indiscrets nos bagages à main hors la loi pour le poids. Mais ils semblaient ne pas trop attirer l'attention, c'est vrai que cachés sous les grosses vestes d'hiver et portés comme si ils étaient remplis de plume alors que nos bras touchaient presque terre, c'était assez facile ( ?) de tromper l'ennemi. Premier contrôle des bagages à main et nom d'une pipe un article à l'intérieur du sac a attiré l'attention. Qu'est que cela sera ??? pensais-je, sûrement un des autoradios destinés aux chauffeurs de notre ami Mejet. Mais non cela ne les intéresse pas le moins du monde, pas plus que les deux bouteilles de champagne emportées pour fêter dignement nos retrouvailles, pas plus que les kilos de chocolat suisse sans compter les deux livres de fables merveilleusement illustrés par un grand amoureux de la Mongolie. Alors je déballe tout, je ne sais plus ce que j'ai mis dans ce diable de sac et finalement ce qui pour eux passait pour un parapluie renversé ou un essuie-glace se révéla être les deux vieux sièges de pêcheur allant finir leurs vieux jours là-bas dans les steppes mongoles !!! Gentiment on m'aide à remballer et surprise tout rentre du premier coup ! direction porte B25. Embarquement. Queue et voilà que le steward secoue la tête : ce n'est pas la bonne porte !!! Mais comment si à la porte B25 il y a un avion qui décolle pour Moscou à la même heure que le notre ? Est ce une histoire de fous ou une mauvais canular? Où se cache l'ennemi pour lui porter l'estocade ? On nous dit de courir le plus vite possible à la porte 5, nous avions confondu les numéros de sièges 25 avec celui de la porte 5, mais avec tous ces 5 il y avait de quoi perdre son latin non ? Evidemment les escalators n'existent jamais dans ces cas-là pour la montée, trop facile non ??? Alors la peur au ventre, l'angoisse dans les genoux on part, on court que dis-je on vole chacun avec ses 15 kilos de bagages à bout de bras et les vestes d'hiver traînant par terre bourrés de lunettes pour mes œuvres sociales là-bas, eux aussi faisant office de bagages ! Une seule phrase résonne dans nos têtes : on n'y arrivera jamais, on a perdu l'avion et personne ne nous a appelé ! Mais c'était compter sans Gengis Khan qui ce jour là encore veillait sur nous car la porte B5 est là tout à coté et l'embarquement n'a pas encore commencé !!! Les hôtesses de l'air sont en retard restées bloquées ailleurs… Nous jetons à terre plus que nous les déposons ces maudits bagages soufflant comme des bœufs, crachant presque nos poumons et nous serons les premiers à présenter les documents de voyage et à monter à bord. Avec un gros soupir de soulagement nous prenons place trempés de sueur comme des chevaux mongols sauvages en reprenant doucement nos esprits et nous remettant de nos émotions en attendant les prochaines… Et alors que moins de trente minutes plus tard s'envole notre avion dans les cieux de la plaine lombarde sachant que certains italiens de nos amis scrutaient avec envie les nuages pour nous entrevoir nous savions que désormais la Mongolie n'était plus qu'à un souffle de nous…

…Et serrés comme des sardines, les genoux dans les narines, tout doucement le grand oiseau blanc pris son envol dans le crépuscule russe sans nous doutez que quelques heures plus tard nous aurions la plus belle surprise de notre vie : les steppes mongoles enneigées. Tout simplement grandiose comme ce sentiment de rentrer à la maison qui nous inondait. A perte de vue des étendues blanches, figées sous les cristaux de neige parfois donnant l'impression d'une carte postale en blanc et noir. Gengis Khan, pour notre retour, avait orchestré le plus beau spectacle qu'il puisse nous offrir : une Mongolie immaculée.

Deux jours après notre arrivée nous voilà sur les routes, enfin les pistes quand 200km après le départ brusquement sans crier gare le moteur nous lâcha ! Arrêtés pour admirer des centaines de grues se réunissant pour la migration vers le désert de Gobi, leur vol nous fût fatal ! Gengis Khan nous aurait-il à peine retrouvés abandonnés ? nous ne pouvions le croire ni même l'imaginer ! Ce ne fut qu'après 48 heures de démontage total du moteur, de laborieux coups de téléphone vers la capitale d'où partirent les secours avec les pièces de rechange tombant eux aussi en panne que nous partiront enfin vers nos prochaines aventures accompagnés de vielles chansons du folklore mongol et de l'ombre désormais bienveillante de Gengis Khan…

La Mongolie se mérite toujours…

SUITE: LE VOL DE L'AIGLE

MONGOLIE : LE VOL DE L'AIGLE…

Il existe la nostalgie africaine et la non moins connue des steppes mongoles. Quel est ce sentiment venu de si loin qui voile nos regards de cette mélancolie à sa seule invocation? D'où vient-il? Aurions- nous dans nos veines des gènes de ces cavaliers dévalant l'Europe au bruit d'enfer de leurs sabots?

C'est physique, elle si forte cette sensation ressentie du plus profond de notre être devant l'immensité, devant cette mer verte infinie, si semblable et pourtant si différente à chaque vague qui vient mourir sur la lande. Ici point de remous violents juste quand Salik* joue avec les brins d'herbe, source de vie pour les chevaux et les troupeaux des nomades, un mouvement lent et gracieux fait onduler ce tapis de verdure ou se mêle les harmonies du morin khuur, le violon à tête de cheval des mongols. Pour la troisième fois nos pas foulent cette terre magique…cette steppe qui nous remplie d'émotions. Une yourte posée comme un champignon au milieu de nulle part. Une autre, très loin, à peine visible. Pas un arbre. Des touffes d'herbe grise, rachitiques, dans un paysage lunaire. Au loin, des collines ocre ondulent vers les montagnes enneigées de l'Altai qui dominent trois pays : Mongolie, Russie et Chine. Nous sommes à l'extrême ouest du territoire de Gengis Khan, dans la province de Bayan-Olgi. Ce matin, sous le vent que le soleil ne parvient pas à réchauffer, les hommes quittent leurs tentes rondes, à cheval, à moto ou à pied. Ils sont bottés, emmitouflés dans des manteaux épais et coiffés du chapeau traditionnel kazakh en soie doublée de renard. Ils ont rendez vous avec les aigles, leurs aigles. Aujourd'hui l'honneur et le savoir faire ancestral de leurs maîtres peut d'un coup d'aile s'envoler ou éclater au grand jour. Yeux prêts à affronter la brûlure du soleil et aptes à repérer le moindre mouvement dans l'immensité les Kazakhs chevauchent depuis des générations à travers les steppes. C'est dans la région de l'Altaï, que l'on peut rencontrer ceux qui ont su le mieux préserver l'art de la fauconnerie. Les Kazakhs capturent leurs aigles lorsqu'ils sont jeunes, un seul par nid et toujours une femelle. L'aigle reste avec eux sept ans environ avant de retrouver sa liberté pour qu'il se reproduise. Années pendant lesquelles l'homme et l'oiseau dépendent l'un de l'autre : l'aigle reçoit sa nourriture des mains du Kazakh, en retour le Kazakh récupère les proies de l'aigle, essentiellement renards et marmottes dont il tire les pelisses qu'il porte ou qu'il vend. Au pas de charge tous les fauconniers chamarrés portant leurs aigles au poing tournent plusieurs fois autour du stade improvisé dans ce coin de steppe, le rythme de la cavalcade se fait endiablé en voulant suivre la musique, le tournoi est ouvert ! Malgré leur fatigue, les chevaux tout en faisant scintiller leurs harnais d'argent, s'avancent un à un, ils savent bien que d'eux aussi dépendent la victoire. Pour le concours les habits traditionnels sont de mise et l'aigle impassible sur le bras droit de son maître se laisse admirer tout en tremblant de faire mauvaise impression au jury, il s'est tant entraîner pour cela. Il n'y aura pas de répit pour lui si fier et royal durant les prochaines quarante huit heures. L'heure de sa gloire peut sonner à tout instant, il est donc sans cesse sur le qui vive. Les épreuves continuent et la concentration parmi les oiseaux est à son comble, avec une trépidation croissante les aigles attendent du haut de la colline de laquelle ils doivent se lancer l'appel de leur maître pour déployer leurs ailes et présenter le vol le plus rapide et élégant de leur vie avant d'atterrir sur son bras.Certains n'en feront qu'à leur tête allant vagabonder au grand dam de leurs propriétaires dans les montagnes des alentours. Nous encourageons notre préféré, celui du plus jeune aiglier, 12 ans, qui est là avec son père qui lui a tout appris, comme son père avait fait avec lui il y a si longtemps déjà. Répondant instinctivement à son cri, d'un rapide coup d'aile, il ira se poser sur le manchon de son jeune maître lui assura ainsi un bon résultat. Après une nuit à supputer sur les différentes chances de chacun, les aigles attendent tout en admirant les divers jeux équestres et d'adresse kazakhs en haut de la montagne de pouvoir fondre sur le faux renard que tirera son maître derrière sa monture démontrant ainsi ses capacités à prendre des proies. Des cris rauques et sauvages retentissent dans la steppe et se fracassent sur les montagnes environnantes. Les kazakhs incitent leurs aigles à faire valoir leur bravoure, pour les mauvais élèves c'est la dernière chance. Certains appelleront en vain leurs oiseaux, d'autres taquins dédaigneront le leurre en un premier temps avant de bien vouloir l'attraper, d'autres, comme notre préféré, auront plus de chance ils se poseront dessus en battant fièrement des ailes tout en réclamant à grands renforts de cris aigus un peu de viande de lapin, récompense dont ils sont si friands, avant de lâcher leur prise. La remise des prix se fera en un joyeux désordre tandis que là haut un retardataire plane se jouant des courants montants et descendants dans un ciel pur. Il prend son temps tout en élargissant ses ailes. Il sait qu'il est admiré et craint tout à la fois, cela décuple sa fierté et au moment où on s'y attend le moins il fond rapide comme l'éclair sur sa proie a qui il ne reste déjà plus qu'un seul souffle de vie lorsqu'elle se sent soulevé de terre. Mais il est hors concours… car il est totalement libre dans cette steppe qui sait si bien faire voyager nos émotions, un pur bonheur pour nos sens.

* Salik : vent en mongol

BON VOYAGE... oceane56@excite.it

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