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Train de voyageurs Moramanga - Vohidiala (lac Alaotra, Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous,
Ce petit message (ça fait longtemps !! mais la connexion à Ambatondrazaka est limitée... :) pour vous informer qu'une deuxième ligne de train de voyageurs est réouverte à Madagascar !
Il s'agit de la ligne Moramanga - Vohidiala (Lac Alaotra), qui effectue en 4 heures le trajet de 140 km séparant les deux villes. Il a été inauguré il y a 2 semaines, je pense avoir été la première vazaha à y voyager ;) hier ! Pour l'instant Vohidiala-Moramanga les jeudi et samedi à 7h, et Moramanga-Vohidiala les mercredi et vendredi à 12h30.
LE seul autre moyen de faire ce trajet est une piste qui, si elle n'a rien à voir avec les pistes du Sud ou de coins reculés, est un gros facteur d'enclavement pour cette région pourtant économiquement dynamique (et une des zones rurales les plus riches de Madagascar)... La piste est assez éprouvante et les taxi brousse mettent 5 à 6 heures minimum pour la parcourir en saison sèche, pour un prix supérieur (13000 Ar il me semble) à celui du billet de train (7000 Ariary).
Pour des gens qui font la piste souvent (comme moi qui l'emprunte 3 fois par mois en moyenne et qui commence à avoir des problèmes de dos récurrents peut-être liés à ces trajets très fréquents), c'est une bonne nouvelle. Et je pense que pour les touristes ou visiteurs de la région cela peut être motivant car la perspective de la piste obligatoire à l'aller et au retour ne donne pas envie de monter au Lac. Accessoirement le charme d'un voyage en train est quand même non négligeable, même si les paysages n'ont rien à voir avec le train Fianar-Manakara ! C'est un paysage agricole, de collines, avec des reboisements d'eucalyptus (bouh) et de pins (re-bouh), mais beaucoup de villages sont sur la ligne, des rizières, un paysages qui ne coupe pas le souffle mais qui a de plus en plus de charme au fur et à mesure du trajet, la portion vers Vohidiala serpente entre collines, rizières, petites vallées, lavaka... avec des la végétation plus agréable à regarder et l'odeur des lantana. Le confort est très correct, surtout qu'il y a encore très peu de voyageurs donc hier j'avais largement la place de m'étaler !
Avantages par rapport au taxi brousse ou à la voiture : plus rapide et moins cher, et plus confortable. Gros inconvénient : à partir de Vohidiala, il faut rallier Ambatondrazaka (25km) et il n'existe pas encore de navette régulière (mais connaissant le gérant et son sens des affaires ça ne m'étonnerait pas que cela se mette en place bientôt).
Voilà, une nouvelle qui touchera seulement les quelques voyageurs tentés par cette région peu touristique pour les gens à la recherche de calme et attirés par les quelques sites écotouristiques du coin et les randonnées partant du lac. Mais qui m'a fait tellement plaisir (ainsi qu'à mes cervicales) qu'il fallait bien que je la partage ici !
Bonne journée à tous !
Ce petit message (ça fait longtemps !! mais la connexion à Ambatondrazaka est limitée... :) pour vous informer qu'une deuxième ligne de train de voyageurs est réouverte à Madagascar !
Il s'agit de la ligne Moramanga - Vohidiala (Lac Alaotra), qui effectue en 4 heures le trajet de 140 km séparant les deux villes. Il a été inauguré il y a 2 semaines, je pense avoir été la première vazaha à y voyager ;) hier ! Pour l'instant Vohidiala-Moramanga les jeudi et samedi à 7h, et Moramanga-Vohidiala les mercredi et vendredi à 12h30.
LE seul autre moyen de faire ce trajet est une piste qui, si elle n'a rien à voir avec les pistes du Sud ou de coins reculés, est un gros facteur d'enclavement pour cette région pourtant économiquement dynamique (et une des zones rurales les plus riches de Madagascar)... La piste est assez éprouvante et les taxi brousse mettent 5 à 6 heures minimum pour la parcourir en saison sèche, pour un prix supérieur (13000 Ar il me semble) à celui du billet de train (7000 Ariary).
Pour des gens qui font la piste souvent (comme moi qui l'emprunte 3 fois par mois en moyenne et qui commence à avoir des problèmes de dos récurrents peut-être liés à ces trajets très fréquents), c'est une bonne nouvelle. Et je pense que pour les touristes ou visiteurs de la région cela peut être motivant car la perspective de la piste obligatoire à l'aller et au retour ne donne pas envie de monter au Lac. Accessoirement le charme d'un voyage en train est quand même non négligeable, même si les paysages n'ont rien à voir avec le train Fianar-Manakara ! C'est un paysage agricole, de collines, avec des reboisements d'eucalyptus (bouh) et de pins (re-bouh), mais beaucoup de villages sont sur la ligne, des rizières, un paysages qui ne coupe pas le souffle mais qui a de plus en plus de charme au fur et à mesure du trajet, la portion vers Vohidiala serpente entre collines, rizières, petites vallées, lavaka... avec des la végétation plus agréable à regarder et l'odeur des lantana. Le confort est très correct, surtout qu'il y a encore très peu de voyageurs donc hier j'avais largement la place de m'étaler !
Avantages par rapport au taxi brousse ou à la voiture : plus rapide et moins cher, et plus confortable. Gros inconvénient : à partir de Vohidiala, il faut rallier Ambatondrazaka (25km) et il n'existe pas encore de navette régulière (mais connaissant le gérant et son sens des affaires ça ne m'étonnerait pas que cela se mette en place bientôt).
Voilà, une nouvelle qui touchera seulement les quelques voyageurs tentés par cette région peu touristique pour les gens à la recherche de calme et attirés par les quelques sites écotouristiques du coin et les randonnées partant du lac. Mais qui m'a fait tellement plaisir (ainsi qu'à mes cervicales) qu'il fallait bien que je la partage ici !
Bonne journée à tous !
Trois semaines en Thaïlande en juillet 2010 English translation pending
Bjr nous partons avec mon épouse au mois de juillet 2010 en thailande, nous commençons par Bangkok et là j'ai déja quelques questions.
1er le prix d'un taxi de l'aeroport a Bangkok. 2eme nous aimerions sortir le soir les endroits a ne pas louper, nous y restons 3 jours.après nous allons a Pattaya 2 jours. 3eme justement comment y aller a Pattaya et a quel prix? et là aussi ou sortir le soir? et après nous n'avons pas encore décidé ou aller.
merci pour vos réponses.
Vous partez où en Afrique Australe? English translation pending
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Taux de change euros/bahts sur place? (Thaïlande) English translation pending
Actuellement le taux de change de l 'Euro en Baths en bourse sur le net est de 38.90 , un résident du forum peut il donner le cours du change sur place , sachant qu 'il subit une ponction pour commission bancaire.
Merci .
Islande: excellente vidéo qui donne envie de partir! English translation pending
Une excellente petite vidéo gaie et rafraîchissante, à découvrir si l'Islande vous inspire :
» Inspired by Iceland
Sont forts, les Islandais, pour donner des envies de voyage... 😎
Sont forts, les Islandais, pour donner des envies de voyage... 😎
Visiter Cuba et La Havane en une semaine? English translation pending
tout est dans le titre ou presque..
j'ai envi de partir une semaine à Cuba, faute d'avoir plus.. mais une semaine d'évasion tout de même..
En voyagent en Europe, j'ai souvent été dans des auberges de jeunesse, du coup, même seul, on peut faire de très bonne rencontre! Est il possible de faire la même chose à Cuba?
En une semaine, que faire, que visiter? et les moyens de transports sur place? j'ai pu lire les locations de voitures? est 'il possible de visiter cuba et la havane en une semaine?
j'ai un passeport que j'ai fait l'année dernière, est ce que ça suffira?
Merci d'avance pour vos réponses et votre aide!
à bientôt
Appartement ou garçonnière pas trop cher à Safi? (Maroc) English translation pending
Bonjour, je suis Québécoise et je vais passer 2 semaines à Safi à la mi juillet pour voir mon mari et je me demandais si je peux trouver quelqu'un qui me guiderait vers un particulier qui loue un espace dans sa maison (exemple une garçonniere) ou nimporte quoi d'autre mais à prix raisonnable.Mon mari est safiot mais comme il ne connait personne qui loue des appartements et qu'il n'y a pas de publicité pour trouver ce genre de location alors je fais appel à vous. Je peux loger dans sa famille mais je préfere louer quelque chose.Merci a tous
Retour de New York, Miami, les Keys et les Bahamas (croisière) English translation pending
Je rentre d'un voyage de 15 jours, dont 4 à NY, 2 jours Miami, 4 jours les keys avec location de voiture , et une croisière de 4 jours aux bahamas avec NCL.... si vous avez besoin de renseignement sur les hotels ou autres , n'hesitez pas !!!!
Passeport pour un voyage aux États-Unis: différence d'un accent sur le nom de famille par rapport au billet électronique English translation pending
Bonjour à tous,
Pour mon premier message sur ce forum, j'aurais voulu vous poser une question concernant ma réservation pour un voyage aux Etats-Unis. En effet, j'ai acheté mes billets d'avion via Expédia début mai, et depuis hier je viens de m'apercevoir que je n'ai pas mis l'accent que mon nom de famille comporte sur un "e" (je ne le mets jamais) mais qui figure bel et bien sur mon passeport. Mon nom de famille a donc un accent sur mon passeport mais pas sur mon billet électronique... Savez-vous, donc, si cela pourrait poser un problème le jour de l'embarquement (je sais qu'ils sont très stricts aux Etats-Unis concernant les papiers...) ?
Merci d'avance de m'éclairer à ce sujet :)
Pour mon premier message sur ce forum, j'aurais voulu vous poser une question concernant ma réservation pour un voyage aux Etats-Unis. En effet, j'ai acheté mes billets d'avion via Expédia début mai, et depuis hier je viens de m'apercevoir que je n'ai pas mis l'accent que mon nom de famille comporte sur un "e" (je ne le mets jamais) mais qui figure bel et bien sur mon passeport. Mon nom de famille a donc un accent sur mon passeport mais pas sur mon billet électronique... Savez-vous, donc, si cela pourrait poser un problème le jour de l'embarquement (je sais qu'ils sont très stricts aux Etats-Unis concernant les papiers...) ?
Merci d'avance de m'éclairer à ce sujet :)
Choix d'hôtel à Las Vegas pour une personne souffrant de vertige? English translation pending
Bonjour à tous
Avez mon mari nous allons passer une journée à Las Vegas entouré de deux nuits. Malheureusement il a un vertige très important (souvent difficile d'aller au delà du 4e étage par exemple, notamment si tout est vitré). Nous cherchons un hôtel pour ces 2 nuits sachant que nous souhaitons être le plus proche possible des animations car nous aurons déjà rendu la voiture (cela ne changera pas). Nous avons repéré le desert rose. Qu'en pensez vous , avez vous d'autres tuyaux ? Merci infiniment à tous ceux qui pourraient nous éclairer
Avez mon mari nous allons passer une journée à Las Vegas entouré de deux nuits. Malheureusement il a un vertige très important (souvent difficile d'aller au delà du 4e étage par exemple, notamment si tout est vitré). Nous cherchons un hôtel pour ces 2 nuits sachant que nous souhaitons être le plus proche possible des animations car nous aurons déjà rendu la voiture (cela ne changera pas). Nous avons repéré le desert rose. Qu'en pensez vous , avez vous d'autres tuyaux ? Merci infiniment à tous ceux qui pourraient nous éclairer
La surprise, c'est Pékin! English translation pending
C’est vrai, je reconnais, les bouquets de fleurs, les bijoux, sacs à main ou autre parfums, c’est pas trop mon truc.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.
Canon EOS 500D English translation pending
Bonsoir,
Après avoir lu vos avis sur les reflex, je me suis offert le Canon EOS 500D pour moins de 520 €. Maintenant, il me reste à apprivoiser la bête. Je ne sais pas si j'ai bien fait, mais pour l'instant, je l'ai réglé en automatique, le temps de voir ce que je peux faire. Que me conseillez-vous de faire progressivement ? En ce moment, je suis chez moi et je peux faire des photos de sujets divers : la mer, l'Esterel au déclin du jour, les fleurs de mon jardin, des photos d'intérieur, etc... C'est avec grand intérêt que je lirai vos conseils à une débutante en reflex numérique. Merci d'avance et bonne soirée.
Après avoir lu vos avis sur les reflex, je me suis offert le Canon EOS 500D pour moins de 520 €. Maintenant, il me reste à apprivoiser la bête. Je ne sais pas si j'ai bien fait, mais pour l'instant, je l'ai réglé en automatique, le temps de voir ce que je peux faire. Que me conseillez-vous de faire progressivement ? En ce moment, je suis chez moi et je peux faire des photos de sujets divers : la mer, l'Esterel au déclin du jour, les fleurs de mon jardin, des photos d'intérieur, etc... C'est avec grand intérêt que je lirai vos conseils à une débutante en reflex numérique. Merci d'avance et bonne soirée.
Les plus beaux cols de l'Europe de l'Est? English translation pending
M'adressant aux cyclovoyageurs, je me demandais quels étaient, pour vous, les plus beaux cols de l'Europe de l'Est (Italie, France, Allemagne, Autriche, Slovénie, Roumanie, Finlande, Norvège, etc.). Avez-vous de beaux souvenirs de bivouac en haute montagne?
Voyage de quinze jours au Maroc English translation pending
Salut!
Nous sommes trois femmes 25, 29, et 52 ans.Nous partons au Maroc pour la première fois au moi s de septembre 2010 pour 15 jours.Voici notre programme😄
jour1 :Arrivé à FES (france-casa puis casa -fes) ou on a un hebergement
jour 2:visite de Fes jour 3:cascades d'Ouzoud .On pense louer une voiture le matin , éventuellement s'arreter sur la route(foret de cedre et lac de bin el ouidane) . nuit près d'OUzoud (si vous avez des conseils)
jour4:dépard le matin d'ouzoud direction marrakech (ou on repose la voiture)+nuit a marrakech (ou?) jour 5: Marrakech +nuit jour6:Marrakech +nuit
jour 7:on va a Ouarzazate soit en bus ou on loue une voiture ou en train jour8:on par en bivouac Nature dream http://www.circuit-maroc.org/ excursion organisée pour trois jour en 4x4 et dromadaire boucle tinegihr gorges du dades, erfoud , mergouza nekob jour9:bivouac jour10:bivouac retour le soir a ouarzazte ou on pass la nuit(ou?)
jour11:Ouarzazate visite de ait benhaddou nuit a ouarzazate
jour12et 13:la c'est en suspend soit on reste a ouarzazate puis on va a essaouira le lendemain pour deux jours soit on retourne a marrakech puis a essaouira soit on va a Agadir puis on rejoint essaouira Je crois qu 'on va laisser libre on verra en fonction de nos enviesje pense
jour14:Essaouira, visite medina on passe la nuit à Essaouira ou a casa jour15:Casablanca retour en france
Voila si vous avez des suggestion pour l'hebergement ou les transport ou autre chose n'hesiter pas.Merci😛
jour1 :Arrivé à FES (france-casa puis casa -fes) ou on a un hebergement
jour 2:visite de Fes jour 3:cascades d'Ouzoud .On pense louer une voiture le matin , éventuellement s'arreter sur la route(foret de cedre et lac de bin el ouidane) . nuit près d'OUzoud (si vous avez des conseils)
jour4:dépard le matin d'ouzoud direction marrakech (ou on repose la voiture)+nuit a marrakech (ou?) jour 5: Marrakech +nuit jour6:Marrakech +nuit
jour 7:on va a Ouarzazate soit en bus ou on loue une voiture ou en train jour8:on par en bivouac Nature dream http://www.circuit-maroc.org/ excursion organisée pour trois jour en 4x4 et dromadaire boucle tinegihr gorges du dades, erfoud , mergouza nekob jour9:bivouac jour10:bivouac retour le soir a ouarzazte ou on pass la nuit(ou?)
jour11:Ouarzazate visite de ait benhaddou nuit a ouarzazate
jour12et 13:la c'est en suspend soit on reste a ouarzazate puis on va a essaouira le lendemain pour deux jours soit on retourne a marrakech puis a essaouira soit on va a Agadir puis on rejoint essaouira Je crois qu 'on va laisser libre on verra en fonction de nos enviesje pense
jour14:Essaouira, visite medina on passe la nuit à Essaouira ou a casa jour15:Casablanca retour en france
Voila si vous avez des suggestion pour l'hebergement ou les transport ou autre chose n'hesiter pas.Merci😛
Transferts de retraités d'Europe en Thaïlande suite aux incendies des banques à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Des agences centrales de certaines banques sont incendiés et malheureusement peut-être d'autres le seront encore.
Mon interrogation est simple, qu'en est-il des risques de paralysie du système de transferts entre les caisses de retraites émettrices européennes, les agences bancaires centrales détruites par un incendie et les agences locales au sein desquelles nous avons nos comptes?
J'ai posé la question de cette garantie à l'agence locale Siam City Bank de Koh Samui ou je suis titulaire d'un compte, premier interlocuteur embrouillé, le deuxième sur de lui: "aucun problème".
Doit-on en être sur?
Mariage en Tunisie avec un Algérien: c'est possible? English translation pending
Ma question précise c'est :
On n'a dit a mon conjoint qu'il ne pouvait pas se marier en Tunisie parce qu'il était Algerien 😮
J'aurais voulus savoir si c'est vrai?
merci d'avance
Lili 😉
Temps nécessaire pour rejoindre Padang depuis Jakarta? (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage sur l'ile de Sumatra pour Aout prochain. Nous partons 4 semaines et on ne veut surtout pas passer notre temps dans les transports, donc j'aurais aimé avoir une idée du temps qu'il faut en Bus pour aller :
- du Sud de l'ile de Sumatra à Padang ?
- de Jakarta au Sud de l'ile de Sumatra ?
Merci d'avance pour vos infos, à bientôt,
Je prépare un voyage sur l'ile de Sumatra pour Aout prochain. Nous partons 4 semaines et on ne veut surtout pas passer notre temps dans les transports, donc j'aurais aimé avoir une idée du temps qu'il faut en Bus pour aller :
- du Sud de l'ile de Sumatra à Padang ?
- de Jakarta au Sud de l'ile de Sumatra ?
Merci d'avance pour vos infos, à bientôt,
De retour d’une semaine au Sichuan: Chengdu-Jiuzhaigou-Huanglong-Chengdu English translation pending
Bonjour,
un resume qui peut peut etre servir d'un circuit d'une semaine au Sichuan, Chengdu->Jiuzhaigou-> Huanglong-> Chengdu/LeshanAller Chengdu-> Jiuzhaigou en car depuis Xinammen station 138 rmb- 10h de route Depart 8h10. (billets pris la veille)Difficile de demander toutes les 1/2h aux gens de ne pas fumer, surtout quand le conducteur s’y met. Route pas franchement exceptionnelle.
A l’arrivee : enormement de gens a la sortie du car cherchent a louer des chambres (Jiuzhaigou est en fait une route parsemee d’hotels enormes)Hotel reserve sur Ctrip- Kang Ba Lin Ka (Kangba Noble Manor) 168 rmb/nuit avec petit dejeuner : pas de separation chambre fumeur-non fumeur, matelas un peu dur pour certains, mettre des couvertures pardessus. Chauffage ne marchait pas (3000m d’altitude) mais ca passait. Eau chaude marche tres bien, propre. Petit dejeuner tres bof meme dans les criteres chinois (the froid-pas de cafe- petit pains au riz froid- des œufs durs et des legumes marines). A 5 min en taxi de l’entree du park. Internet est dispo au Holiday hotel juste a cote (qui est aussi le You U hostel). Cette auberge de jeunesse avait l’air completement deserte, on m’a gentiment allume un ordinateur- personne de parlait anglais (changement de management ?)Jiuzhaigou park : A savoir : la vallee ou se situe le lac des 5 couleurs est seche (le lacs des 5 couleurs a l’etat de marre aux canards) mais l’autre est tres bien. Du coup 1 journee pour voir la majorite du parc est suffisante ( peut prendre le car jusqu’en haut de la foret, puis redescendre a pieds)Transfer Jiuzhaigou-Chuanzhusi Town, (a cote de l’aeroport) en taxi : 250 rmb (au compteur) a peut prêt. Nous n’avons pas vu de taxi au debut a Huanglong donc avons garde le meme taxi pour nous emmener au parc de Huanglong , il est tombe en panne a peut prêt au niveau du col 4000m. Apres 1/2h d’attente un minibus est passe et le chauffeur nous a refiles au minibus qui nous a egalement rammene le soir. Huanglong park : nous n’avons pas trop apprecie le manque d’information. On paye presque 300 rmb d’entree/tete (incluant le cable car pour monter) pour voir un parc de bassins naturels… sans eau ! En fait seul le bassin du haut au dessus du temple est a moitie plein, et pendant les 2 ou 3h de descente (en allant doucement) tout est sec-sec-sec. Sur les panneaux explicatifs (egalement en francais) il est specifie que le parc est a son apogee en avril-mai…Hotel a Chuanzhusi : 150 rmb la nuit qui ne les valait absolument pas (reserve a Chengdu par une agence de voyage qui a du passer par un autre intermediaire). Salle de bain salle (un mégot par terre a cote de l’evacuation de la douche) mais c’était pas grave puisque pas d’eau chaude -on m’a fait signe que je pouvais me laver le visage mais pas la douche- ni de chauffage d’ailleurs mais couverture chauffantes dispos. Murs tres fins, avec tours groupes qui se levent a 5h pour aller je ne sais ou. Ne pas reserver un taxi depuis l’hotel d’ailleurs, ils le proposent a 50 rmb pour l’aeroport alors que le premier taxi croise dans la rue en demandait 40. On est certes pas a un euro prêt, mais vu l’etat de l’hotel on avait pas trop envie d’etre gentils. En conclusion: vu le manque d'information sur cette ville reserver un hotel en arrivant et voir les chambres avant...Retour en avion 880 rmb pour le vol du matin vers Chengdu. Vue magnifique sur les sommets enneiges, 1h de vol, a 10h on etait arrive a l’hotel a Chengdu.Grand Buddha de Leshan : bus depuis Xinammen station, 45 rmb. Le bus s’arrête assez loin du grand Buddha : soit prendre le bus public no13, 1 rmb, 3/4h debout et bien remplie soit prendre un taxi. Au retour vu le peu de taxis, impossible d’en avoir un qui mette le compteur, 30 rmb de course pour 20 min. La aussi avant de nous vendre les tickets 90rmb, on aurait apprecie une info verite du type le parc est plein a craquer et il y a 3h de queue pour descendre le long du Buddha… mais le parc est grand et hormis la zone du grand buddha le reste est accessible.Voila, le rappel est donc: eviter les sites touristiques les plus "petits"durant les vacances en Chine, a savoir les prochains jours ferie sont les 14,15,16 juin.Bonne journee, Pascale,
un resume qui peut peut etre servir d'un circuit d'une semaine au Sichuan, Chengdu->Jiuzhaigou-> Huanglong-> Chengdu/LeshanAller Chengdu-> Jiuzhaigou en car depuis Xinammen station 138 rmb- 10h de route Depart 8h10. (billets pris la veille)Difficile de demander toutes les 1/2h aux gens de ne pas fumer, surtout quand le conducteur s’y met. Route pas franchement exceptionnelle.
A l’arrivee : enormement de gens a la sortie du car cherchent a louer des chambres (Jiuzhaigou est en fait une route parsemee d’hotels enormes)Hotel reserve sur Ctrip- Kang Ba Lin Ka (Kangba Noble Manor) 168 rmb/nuit avec petit dejeuner : pas de separation chambre fumeur-non fumeur, matelas un peu dur pour certains, mettre des couvertures pardessus. Chauffage ne marchait pas (3000m d’altitude) mais ca passait. Eau chaude marche tres bien, propre. Petit dejeuner tres bof meme dans les criteres chinois (the froid-pas de cafe- petit pains au riz froid- des œufs durs et des legumes marines). A 5 min en taxi de l’entree du park. Internet est dispo au Holiday hotel juste a cote (qui est aussi le You U hostel). Cette auberge de jeunesse avait l’air completement deserte, on m’a gentiment allume un ordinateur- personne de parlait anglais (changement de management ?)Jiuzhaigou park : A savoir : la vallee ou se situe le lac des 5 couleurs est seche (le lacs des 5 couleurs a l’etat de marre aux canards) mais l’autre est tres bien. Du coup 1 journee pour voir la majorite du parc est suffisante ( peut prendre le car jusqu’en haut de la foret, puis redescendre a pieds)Transfer Jiuzhaigou-Chuanzhusi Town, (a cote de l’aeroport) en taxi : 250 rmb (au compteur) a peut prêt. Nous n’avons pas vu de taxi au debut a Huanglong donc avons garde le meme taxi pour nous emmener au parc de Huanglong , il est tombe en panne a peut prêt au niveau du col 4000m. Apres 1/2h d’attente un minibus est passe et le chauffeur nous a refiles au minibus qui nous a egalement rammene le soir. Huanglong park : nous n’avons pas trop apprecie le manque d’information. On paye presque 300 rmb d’entree/tete (incluant le cable car pour monter) pour voir un parc de bassins naturels… sans eau ! En fait seul le bassin du haut au dessus du temple est a moitie plein, et pendant les 2 ou 3h de descente (en allant doucement) tout est sec-sec-sec. Sur les panneaux explicatifs (egalement en francais) il est specifie que le parc est a son apogee en avril-mai…Hotel a Chuanzhusi : 150 rmb la nuit qui ne les valait absolument pas (reserve a Chengdu par une agence de voyage qui a du passer par un autre intermediaire). Salle de bain salle (un mégot par terre a cote de l’evacuation de la douche) mais c’était pas grave puisque pas d’eau chaude -on m’a fait signe que je pouvais me laver le visage mais pas la douche- ni de chauffage d’ailleurs mais couverture chauffantes dispos. Murs tres fins, avec tours groupes qui se levent a 5h pour aller je ne sais ou. Ne pas reserver un taxi depuis l’hotel d’ailleurs, ils le proposent a 50 rmb pour l’aeroport alors que le premier taxi croise dans la rue en demandait 40. On est certes pas a un euro prêt, mais vu l’etat de l’hotel on avait pas trop envie d’etre gentils. En conclusion: vu le manque d'information sur cette ville reserver un hotel en arrivant et voir les chambres avant...Retour en avion 880 rmb pour le vol du matin vers Chengdu. Vue magnifique sur les sommets enneiges, 1h de vol, a 10h on etait arrive a l’hotel a Chengdu.Grand Buddha de Leshan : bus depuis Xinammen station, 45 rmb. Le bus s’arrête assez loin du grand Buddha : soit prendre le bus public no13, 1 rmb, 3/4h debout et bien remplie soit prendre un taxi. Au retour vu le peu de taxis, impossible d’en avoir un qui mette le compteur, 30 rmb de course pour 20 min. La aussi avant de nous vendre les tickets 90rmb, on aurait apprecie une info verite du type le parc est plein a craquer et il y a 3h de queue pour descendre le long du Buddha… mais le parc est grand et hormis la zone du grand buddha le reste est accessible.Voila, le rappel est donc: eviter les sites touristiques les plus "petits"durant les vacances en Chine, a savoir les prochains jours ferie sont les 14,15,16 juin.Bonne journee, Pascale,
Un visa pour sauvegarder le Maroc? English translation pending
Bonjour à Tous
Depuis le 01 Avril le visa d'entrée en Algérie coute 120 € aux étrangers pour 3 mois de séjour Je trouve cela bel et bien et je me demande .......pourquoi le Royaume du Maroc n'en ferait pas autant ???
Je vais certainement déclanché la 3eme guerre mondiale du Net avec une telle idée mais n'est-elle pas necessaire pour arreter, ou du moins freiner, ces hordes de touristes, de raideurs, de C.Car qui ne voient en le Maroc qu'un bon fillon pour vivre à bon compte bien plus haut que leurs moyens
Moi je partage mon temps entre Alger, Bejaia, Tarroudant, Casa, Madhia, Tunis et accesoirement Tripoli Quel bonheur de pouvoir marcher circuler s'installer à une terrasse à Alger , Oran ou ailleurs sans voir ces toutou...ristes passer et repasser, marchander et re marchander bétement, poluer et repoluer par toutes sortes de nuisance venues d'Europe ! Il faut sauver le Maroc et à moindre mal la Tunisie de ce danger extreme de pollution que constitue le tourisme de masse ! C'est curieux mais ni N Vanier, ni N Hulot, ni Artrus Bertrant n'abordent le sujet ?
Alors plaise à à Sa Magesté d'instituer un visa de tourisme ( 200€ freinerait les ardeurs) reversé au Royaume qui en a bien besoin du moins pour les + pauvres
Ne m'assassinez pas par vos reponses je vous souhaite une excellente journée
Depuis le 01 Avril le visa d'entrée en Algérie coute 120 € aux étrangers pour 3 mois de séjour Je trouve cela bel et bien et je me demande .......pourquoi le Royaume du Maroc n'en ferait pas autant ???
Je vais certainement déclanché la 3eme guerre mondiale du Net avec une telle idée mais n'est-elle pas necessaire pour arreter, ou du moins freiner, ces hordes de touristes, de raideurs, de C.Car qui ne voient en le Maroc qu'un bon fillon pour vivre à bon compte bien plus haut que leurs moyens
Moi je partage mon temps entre Alger, Bejaia, Tarroudant, Casa, Madhia, Tunis et accesoirement Tripoli Quel bonheur de pouvoir marcher circuler s'installer à une terrasse à Alger , Oran ou ailleurs sans voir ces toutou...ristes passer et repasser, marchander et re marchander bétement, poluer et repoluer par toutes sortes de nuisance venues d'Europe ! Il faut sauver le Maroc et à moindre mal la Tunisie de ce danger extreme de pollution que constitue le tourisme de masse ! C'est curieux mais ni N Vanier, ni N Hulot, ni Artrus Bertrant n'abordent le sujet ?
Alors plaise à à Sa Magesté d'instituer un visa de tourisme ( 200€ freinerait les ardeurs) reversé au Royaume qui en a bien besoin du moins pour les + pauvres
Ne m'assassinez pas par vos reponses je vous souhaite une excellente journée
Différence entre un mariage franco-tunisien avec CCM et sans CCM? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais connaître la différence entre un mariage franco tunisien avec ccm et sans ccm.
De plus, j'ai lu à de nombreuses reprises que le ccm était obligatoire mais certains témoignages contredisent cette information. Alors, qui croire ?
Un grand merci donc à celles et ceux qui pourront me communiquer des renseignements fiables en la matière.
J'aimerais connaître la différence entre un mariage franco tunisien avec ccm et sans ccm.
De plus, j'ai lu à de nombreuses reprises que le ccm était obligatoire mais certains témoignages contredisent cette information. Alors, qui croire ?
Un grand merci donc à celles et ceux qui pourront me communiquer des renseignements fiables en la matière.
Voyage en Mongolie: vos aventures? English translation pending
Bonjour à tous
J'ai 17 ans et demi, mes 18 ans en novembre..et plus je me rapproche de la majorité, plus mon envie de voyager grandit. Je suis en 1ère Littéraire au lycée, donc si je veux aller jusqu'au bac, je devrais encore "patienter" plus d'un an avant de tenter quoi que ce soit. Depuis que je suis tout petit, j'observe la nature, j'aime en savoir plus sur chaque peuple, j'ai vraiment cette envie de découvrir ce que le monde, la Terre a à nous offrir. Aujourd'hui où les jeunes comme moi voient un avenir noir, on rêve d'évasion.Mais ce n'est pas la simple volonté de fuir quelque chose, j'ai une famille superbe, je pense même que j'aurais du mal à m'en détacher.Mais pour être concret, j'ai envie de vivre, alors j'en viens au sujet principal: Pour cela, je vais citer Hugo Verlomme : "Le vrai voyage, c'est d'y aller. Une fois arrivé, le voyage est fini. Aujourd'hui les gens commencent par la fin." Les pseudo-voyages, avec l'avion, puis l'hôtel, le guide..pour un prix qui dépasse tout entendement, ca ne m'interesse vraiment pas. Je suis persuadé qu'avec un peu de volonté, on peut vivre de l'hospitalité des gens, et découvrir soi même une autre culture, et cela m'etonnerait que les étrangers ne soient pas heureux de partager leurs connaissances. Mais manque d'experience, je n'ai encore jamais fais ce type de voyage, je voudrais que vous me fassiez partager vos connaissances et votre vécu sur ce type de voyage. Par ailleurs, LE pays qui est mon objectif, c'est la Mongolie.Si vous avez des connaissances sur ce pays, merci de me les faire partager!
En vous remerciant d'avance, Cyril
J'ai 17 ans et demi, mes 18 ans en novembre..et plus je me rapproche de la majorité, plus mon envie de voyager grandit. Je suis en 1ère Littéraire au lycée, donc si je veux aller jusqu'au bac, je devrais encore "patienter" plus d'un an avant de tenter quoi que ce soit. Depuis que je suis tout petit, j'observe la nature, j'aime en savoir plus sur chaque peuple, j'ai vraiment cette envie de découvrir ce que le monde, la Terre a à nous offrir. Aujourd'hui où les jeunes comme moi voient un avenir noir, on rêve d'évasion.Mais ce n'est pas la simple volonté de fuir quelque chose, j'ai une famille superbe, je pense même que j'aurais du mal à m'en détacher.Mais pour être concret, j'ai envie de vivre, alors j'en viens au sujet principal: Pour cela, je vais citer Hugo Verlomme : "Le vrai voyage, c'est d'y aller. Une fois arrivé, le voyage est fini. Aujourd'hui les gens commencent par la fin." Les pseudo-voyages, avec l'avion, puis l'hôtel, le guide..pour un prix qui dépasse tout entendement, ca ne m'interesse vraiment pas. Je suis persuadé qu'avec un peu de volonté, on peut vivre de l'hospitalité des gens, et découvrir soi même une autre culture, et cela m'etonnerait que les étrangers ne soient pas heureux de partager leurs connaissances. Mais manque d'experience, je n'ai encore jamais fais ce type de voyage, je voudrais que vous me fassiez partager vos connaissances et votre vécu sur ce type de voyage. Par ailleurs, LE pays qui est mon objectif, c'est la Mongolie.Si vous avez des connaissances sur ce pays, merci de me les faire partager!
En vous remerciant d'avance, Cyril
Tempête du 4 mai: 2 400 croisiéristes en rade à La Seyne-sur-mer et Toulon English translation pending
Suite a la tempête durant la journée du Mardi 4 mai, deux navires, le "Brillance of the Seas" et le "Ocean Pearl", au mouillage devant Villefranche étaient devenus inaccessibles a leurs passagers partis en excursion. Les navires ont du rallier respectivement La Seyne et Toulon pour pouvoir permettre a leurs passagers de remonter a bord. Soit 700 personnes a Toulon et 1750 à La Seyne. "Ca a été un vrai défit" racontait hier le maire de La Seyne. "Une noria de bus a lâché à partir de 20h la foule des croisiériste, dont beaucoup étaient simplement vêtus de t-shirts et sandales".Les bateaux ayant accostés a minuit, il a fallu gérer dans l'urgence et pendant plusieurs heures ce flot inattendu. Rapidement, les services municipaux ainsi que les autorités se mobilisent. " Nous avons rouvert la mairie pour y accueillir les personnes fragiles. La pharmacie de garde a fourni des médicaments, notamment de l'insuline pour plusieurs diabétiques. Nous avons aussi sollicité le boulanger pour obtenir en urgence pains, gâteaux, viennoiseries, etc..." Le maire lui-même ainsi que plusieurs de ses élus ont passé une bonne parti de la nuit a organiser la logistique imprévue, mais nécessaire. Les opérations se sont achevées a 1h du matin à Toulon et à 4h30 a La Seyne.
Extrait du journal "Var Matin".
🤪🤪🤪🤪🤪
Quel est le moyen de transport le plus économique entre Luang Prabang et Bangkok? English translation pending
bonjour à tous..
Je dois aller pour quelques jours à Luangprabang..depuis Bangkok..Je connais le parcours..mais pour le retour à Bangkok..j'aimerais passer quelques jours à Chiangmai (que je connais déjà) ma question est de savoir quel est le moyen le plus rapide et le plus économique ( même si on doit faire une partie en avion) pour rejoindre Bangkok..sans perdre trop de temps..j'ai déjà trouvé le prix sur Laosairlines et le prix est sensiblement pour BKK que pour Chiangmai..je ne sais pas si je dois zapper Chiangmai..ou pas (déjà visiter )?
Merci pour votre réponse..
meilleures salutations..
La traversée des Pyrénées par la Haute-Route des Pyrénées English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en pleine préparation de la traversée des Pyrénées par la HRP prévue pour Août 2010 pour environ 40 jours avec un ami.
En fait je suis à peu près au point au niveau matos, même si je suis toujours preneur de quelques astuces.
La grande question que je me pose, c'est comment obtenir les cartes de rando (la plupart au 1/25000, plus précise et 1/50000 pour les parties espagnoles) pour toute la traversée. Le top pour moi serait d'avoir les carte du logiciel CartoExplorer pour pouvoir imprimer les différentes parties, mais compte tenu de mon budget d'étudiant il me parait inconcevable de les acheter en totalité!!! (idem pour les top 25 format papier!!!)
Est-ce que par hasard quelqu'un pourrait m'éclairer à ce sujet, voire même possèderai les cartes recherchées au format informatique (.BAYO;.TAB.........)???
Et puis je suis encore et toujours preneur de quelques astuces pour alléger mon sac au maximum..... notament au niveau bouffe, ravitaillement, etc....
Merci d'avance aux personnes qui pourrai me répondre Boris
Merci d'avance aux personnes qui pourrai me répondre Boris
Faire une randonnée de deux/trois heures dans Monument Valley avec un guide? English translation pending
Bonjour,
Nous serons à MV une après-midi et éventuellement une matinée. Je me posais la question de l'opportunité de faire une petite rando (2/3 heures) avec guide pour grimper en haut d'une Mesa le matin de bonne heure.
Est-ce une bonne idée?, quelqu'un l'a-t-il déjà fait ?
merci d'avance, cordialement
Jean-François
Nous serons à MV une après-midi et éventuellement une matinée. Je me posais la question de l'opportunité de faire une petite rando (2/3 heures) avec guide pour grimper en haut d'une Mesa le matin de bonne heure.
Est-ce une bonne idée?, quelqu'un l'a-t-il déjà fait ?
merci d'avance, cordialement
Jean-François
Bi-nationalité franco-tunisienne English translation pending
Bonjour,
J'apprends ce jour par le consulat de tunisie à paris que mon fils né en France et agé de 7 ans doit avoir un passeport tunisien pour pouvoir partir en Tunisie avec sa mère (moi ! ) et son père. Je suis française, son père a la double nationalité (franco tunisienne) et jamais je n'aurais pensé que l'on exige que mon fils ait la nationalité tunisienne pour faire un voyage organisé dans un club de vacances !! D' ailleurs l'agence de voyage m'avait dit que seul mon conjoint aurait besoin de ses deux passeports pour voyager mais pas mon fils. Si quelqu'un d'entre vous a été confronté au même problème, merci de me dire s'il est possible de passer outre ce dispositif... Un grand merci par avance... Mélanie
J'apprends ce jour par le consulat de tunisie à paris que mon fils né en France et agé de 7 ans doit avoir un passeport tunisien pour pouvoir partir en Tunisie avec sa mère (moi ! ) et son père. Je suis française, son père a la double nationalité (franco tunisienne) et jamais je n'aurais pensé que l'on exige que mon fils ait la nationalité tunisienne pour faire un voyage organisé dans un club de vacances !! D' ailleurs l'agence de voyage m'avait dit que seul mon conjoint aurait besoin de ses deux passeports pour voyager mais pas mon fils. Si quelqu'un d'entre vous a été confronté au même problème, merci de me dire s'il est possible de passer outre ce dispositif... Un grand merci par avance... Mélanie
Réservation sur le site d'EasyJet English translation pending
Bonjour!
Je vis au Québec et je vais en Europe à l'automne. J'essais depuis plusieurs semaines de faire des réservations sur le site d'EasyJet mais il y a une erreur qui se glisse dans mon profil à chaque fois que je me connecte. Je mets mon adresse au Canada et je dois sélectionner l'indicatif internationnal (soit le 1) pour le téléphone. Malheureusement, le site me dit que le numéro est incompatible puisque le 1 est aussi l'indicatif des îles Turquoises. J'essais de communiquer avec le service d'aide du site, mais je n'ai pas de réponse. Finalement, je veux savoir si quelqu'un du Canada a réussi à réserver avec eux dernièrement et si oui, comment?
Merci
Où partir pour trois mois et demi: Australie ou Nouvelle-Zélande? English translation pending
Bonjour cet été j'envisage de partir 3 mois et demi environ dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais qui est assez médiocre.
Comme j'ai aucune envie de rester en europe je prevois de partir soit en Australie soit en Nouvelle zelande
Qu'en pensez vous?
La nouvelle Zelande m'attire beaucoup enfait, je sais pas pourquo...
Peut être pck on en parle moins...
Merci d'avance pour vos conseils
Comme j'ai aucune envie de rester en europe je prevois de partir soit en Australie soit en Nouvelle zelande
Qu'en pensez vous?
La nouvelle Zelande m'attire beaucoup enfait, je sais pas pourquo...
Peut être pck on en parle moins...
Merci d'avance pour vos conseils
House rock road – Cottonwood Canyon road – Burr trail et Cathedrale Valley English translation pending
Bonjour à tous
Juste à la pèche aux renseignements sur 4 points - House rock road – Cottonwood Canyon road – Burr trail et Cathedrale valley dans le sens Sud / nord….si certains peuvent m’en dire plus…d’avance merci 😉
Carnet pré-voyage "The small circle" (Ouest américain) English translation pending
Presque tout l'ouest américain à partir de Page ou Moab sur 4 états: Arizona, Californie, Nevada et Utah.
Nous allons tout faire ... en 2 semaines grâce à une préparation minutieuse, avec un 4X4 mais .... sans Samsonite!
Comment fais je ?
Il est vrai que j'ai une vague idée après 4 voyages aux US (comme beaucoup) et j'ai l'intention d'en faire qu'à ma tête en piochant dans les idées de chacun.
Oh my God, me direz vous! Eh bien, n'en déplaise à une certaine, Dieu est universel et s'il était vraiment américain, cela ne serait peut être pas l'enfer en Irak!!
"Tout est prévu pour les touristes, aux US, tout est tellement facile" mais où est la spontanéité tant chérie?
Et oui, je n'ai pas pu résister à l'envie de m'amuser... Je ne suis pas française pour rien! La liberté n'a pas de prix: de circuler (paticulièrement en ce moment) comme d'exprimer ses opinions. Posons nous des questions: quel but nous pousse à aller ailleurs? ou quel but nous pousse à nous inscrire à Voyage Forum? Le plaisir de contredire la majorité et de montrer que l'on existe... ou bien la recherche d'une entraîde mutuelle entre voyageurs c'est à dire donner ou rechercher des informations qui ne peuvent se transmettre que par le vécu et non par un guide impersonnel.
J'ai découvert ce site, cela fait 2 ans et je ne remercierai jamais assez les personnes qui m'ont fait découvrir des lieux que je n'aurais jamais osé aborder. Grâce à eux et à leur carnet, cela m'a donné envie d'aller en Namibie en toute liberté et confiance puis aux Pérou-Bolivie-Chili. Les merveilles et les trésors sont partout et on peut passer à côté sans le savoir ou bien les chercher avec difficulté ... et pour cela "il faut bien au moins 6 semaines!"
Je ne dirai pas mon circuit prévu mais j'ai bien l'intention de tout voir et de faire le maximum, c'est un défi que je me suis lancée et non le voyage d'un autre!
Et oui, je n'ai pas pu résister à l'envie de m'amuser... Je ne suis pas française pour rien! La liberté n'a pas de prix: de circuler (paticulièrement en ce moment) comme d'exprimer ses opinions. Posons nous des questions: quel but nous pousse à aller ailleurs? ou quel but nous pousse à nous inscrire à Voyage Forum? Le plaisir de contredire la majorité et de montrer que l'on existe... ou bien la recherche d'une entraîde mutuelle entre voyageurs c'est à dire donner ou rechercher des informations qui ne peuvent se transmettre que par le vécu et non par un guide impersonnel.
J'ai découvert ce site, cela fait 2 ans et je ne remercierai jamais assez les personnes qui m'ont fait découvrir des lieux que je n'aurais jamais osé aborder. Grâce à eux et à leur carnet, cela m'a donné envie d'aller en Namibie en toute liberté et confiance puis aux Pérou-Bolivie-Chili. Les merveilles et les trésors sont partout et on peut passer à côté sans le savoir ou bien les chercher avec difficulté ... et pour cela "il faut bien au moins 6 semaines!"
Je ne dirai pas mon circuit prévu mais j'ai bien l'intention de tout voir et de faire le maximum, c'est un défi que je me suis lancée et non le voyage d'un autre!