Results for "Pavie+|+9+>+215"
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Moyen de paiement au Costa Rica English translation pending
Nous partons au Costa Rica en fevrier
Quel moyen de paiement emmener.traveller cheques, dollars..pour la vie quotidienne: repas, activités, souvenirs car pour les hotels nous nous serviront de la carte bancaire
Où changer nos dollars ou travellers ? aeroport ou en ville?
merci de vos conseils
Quel moyen de paiement emmener.traveller cheques, dollars..pour la vie quotidienne: repas, activités, souvenirs car pour les hotels nous nous serviront de la carte bancaire
Où changer nos dollars ou travellers ? aeroport ou en ville?
merci de vos conseils
Riu Turquesa English translation pending
Hola,
Pourquoi je n'entends jamais parler du Riu Turquesa? S'est-il fait engloutir par la mer? J'y vais pourtant en mars prochain.😎😉🤪
merci
Pourquoi je n'entends jamais parler du Riu Turquesa? S'est-il fait engloutir par la mer? J'y vais pourtant en mars prochain.😎😉🤪
merci
Négocier les prix avec une agence English translation pending
bonjour,
je prépare un voyage familial à 5 pour les usa pour 08/2005 et j'ai commencé à étudier mon projet avec une agence.
je me demandais si cela se faisait de négocier les prix avec l'agence ou pas du tout (c'est la première fois que je passe par une agence et je suis partie pour un bon budget)
merci
appoline
je prépare un voyage familial à 5 pour les usa pour 08/2005 et j'ai commencé à étudier mon projet avec une agence.
je me demandais si cela se faisait de négocier les prix avec l'agence ou pas du tout (c'est la première fois que je passe par une agence et je suis partie pour un bon budget)
merci
appoline
Puerto Angel ou Puerto Vallarta (Mexique)? English translation pending
Le départ au Mexique approche et j'hésite entre faire une pause à Puerto Angel et Puerto Vallarta ? Je voyagerai sur place en bus. Je n'ai acheté que mon billet d'avion.
Qui peut me conseiller ?
Merci
TATATOU
Qui peut me conseiller ?
Merci
TATATOU
Rémunération agence de voyage English translation pending
Bonjour, j'aimerais savoir comment se rémunère une agence ? Explication : j'avais fait une demande prix pour une posada à Los Roques, pour 4 jours en février. Ils m'ont répondu. Comme je compte sur Vénézuela-tuya pour me faire les résa d'avions et d'hôtels (on va à Margarita pendant 4 jours avant), je leur ai dit de réserver dans cette posada. Or il y a une différence de 225$ entre le prix réel de la posada (qui n'a pas changé, je leur ai demandé), et celui que me demande l'agence. ça n'est pas un peu beaucoup ? Ils se paient comment et combien en général ? Il va y avoir des différences comme ça aussi sur les billets d'avion réels et ce qu'on va payer parce qu'on passe par eux ? Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne !
Dollars au Cambodge? English translation pending
Bonjour à tous, la question a certainement déjà été posée (dans ce cas je m'en excuse!), faut il se munir de dollars ou bien de la monnaie locale au cambodge? Je pars pour un mois en Thailande et j'ai bien l'intention d'aller m'en mettre pleins les yeux à siem reap, je compte prendre le pass 3 jours, quelle somme dois je prévoir (pass, bouffe, logement) sachant que mon budget est plutot voir très sérré??
Merci pour les infos que vous pourrez me donner.
Pesos convertibles (CUC) English translation pending
Je suis revenue hier de Cuba et je suis arrivée là-bas le 4 novembre avec mes dollars américains car je pouvais les changer sans commission de 10% jusqu'au 7 novembre.
En passant, j'étais à Santa Lucia alors j'ai dû aller changer mes dollars U.S. à la banque. Pour le retour, nous pouvons changer nos pesos convertibles en dollars américains (pas de canadien) à l'aéroport juste avant de passer les douanes et par la suite, nous pouvons payer avec les dollars américains à la boutique hors-taxe, les petits comptoirs de souvenirs ainsi qu'aux restaurants.
À partir du 8 novembre, nous pouvions changer nos dollars canadiens à la réception de l'hôtel au taux équivalent au dollar U.S. et payer une commission de 5%.
Voilà, je voulais vous faire part de mon expérience et il est possible que ce soit différent à d'autres aéroports plus grands comme la Havane, ce sera à vérifier.
En passant, j'étais à Santa Lucia alors j'ai dû aller changer mes dollars U.S. à la banque. Pour le retour, nous pouvons changer nos pesos convertibles en dollars américains (pas de canadien) à l'aéroport juste avant de passer les douanes et par la suite, nous pouvons payer avec les dollars américains à la boutique hors-taxe, les petits comptoirs de souvenirs ainsi qu'aux restaurants.
À partir du 8 novembre, nous pouvions changer nos dollars canadiens à la réception de l'hôtel au taux équivalent au dollar U.S. et payer une commission de 5%.
Voilà, je voulais vous faire part de mon expérience et il est possible que ce soit différent à d'autres aéroports plus grands comme la Havane, ce sera à vérifier.
File tax number pour l'Australie English translation pending
C'est quoi au juste ce formulaire???
je suis actuellement dans l'attente d'une reponse de la part de l'immigration pour WHV, mais je pars la-bas que 4 mois sui-je obligée de me munir de ce formulaire?
Je ne souhaite pas recuperer mes taxes à mon retour donc si une personne a des infos sur ce formulaire je suis preneuse...😉
Merci, Napo
je suis actuellement dans l'attente d'une reponse de la part de l'immigration pour WHV, mais je pars la-bas que 4 mois sui-je obligée de me munir de ce formulaire?
Je ne souhaite pas recuperer mes taxes à mon retour donc si une personne a des infos sur ce formulaire je suis preneuse...😉
Merci, Napo
Info sur le sponsoring English translation pending
😊 coucou à tous,
je désire faire le tdm en camping-car, mais étant jeune 23ans, j'ai peu de réserves. J'ai donc pensé trouver un sponsor mais je ne sais pas comment mis prendre, si quelqu'un peut me filer un tuyau?!!
merci d'avance gert
je désire faire le tdm en camping-car, mais étant jeune 23ans, j'ai peu de réserves. J'ai donc pensé trouver un sponsor mais je ne sais pas comment mis prendre, si quelqu'un peut me filer un tuyau?!!
merci d'avance gert
Prix du Machu Pichu au Pérou English translation pending
Bonjour Le vrais combines qui peuvent exister pour se rende au site sans avoir a ramper dans la montagne!!!!!!!!!!!!! merci🤪
Compagnie United Airlines English translation pending
Bonjour,
Que pensez-vous de la compagnie United Airlines, je dois la prendre pour me rendre à New york en novembre
merci
laurent
Que pensez-vous de la compagnie United Airlines, je dois la prendre pour me rendre à New york en novembre
merci
laurent
Cherche logement à la Digue aux Seychelles English translation pending
Bonjour!!!!le logement le moins cher mais correct et propre pour moi et mon enfant, quelqu'un en connait-il un ptit?svp?
Forte inflation sur les prix des visites au Tibet English translation pending
Avis aux futurs visiteurs du Tibet. Revoyez votre budget visites à la hausse !!! Désormais il faudra débourser beaucoup plus de yuans pour les touristes occidentaux 


Compter désormais 100 yuans pour le Potala, il faut acheter les billets la veille .Compter au moins 2h de file d'attente pour une visite le lendemain. Il faut être muni de son passeport pour pouvoir acheter les billets. Le Jokang n'est plus gratuit pour les touristes : déboursez désormais 70 RMB pour Sera c'est 55 RMB pour le parc de Norbulinka c est 60 RMB etc ...
pour info 1€ = environ 7, 5 à 8 RMB
Bon séjour qd même
Beub



Compter désormais 100 yuans pour le Potala, il faut acheter les billets la veille .Compter au moins 2h de file d'attente pour une visite le lendemain. Il faut être muni de son passeport pour pouvoir acheter les billets. Le Jokang n'est plus gratuit pour les touristes : déboursez désormais 70 RMB pour Sera c'est 55 RMB pour le parc de Norbulinka c est 60 RMB etc ...
pour info 1€ = environ 7, 5 à 8 RMB
Bon séjour qd même
Beub
Argentine: Salta English translation pending
Hola,
Nous sommes 4 personnes pour visiter l'Argentine en décembre de cette année.
Nous comptons louer un voiture à Salta pour découvrir la région. Deux jours pour un A/R vers Cafayate me parait OK; par contre, pensez-vous que le circuit ( Salta --> Iruya (N9) --> Punamarca (N40) --> SanAntonio puis retour à Salta via la N51 soit faisable en 3 jours avec une voiture classique ??
Si vous avez d'autres tuyaux sur la région, je suis évidemment intéressé.
Bon voyage
Chris
Nous sommes 4 personnes pour visiter l'Argentine en décembre de cette année.
Nous comptons louer un voiture à Salta pour découvrir la région. Deux jours pour un A/R vers Cafayate me parait OK; par contre, pensez-vous que le circuit ( Salta --> Iruya (N9) --> Punamarca (N40) --> SanAntonio puis retour à Salta via la N51 soit faisable en 3 jours avec une voiture classique ??
Si vous avez d'autres tuyaux sur la région, je suis évidemment intéressé.
Bon voyage
Chris
Vive les tarifs de Air France et fréquence plus English translation pending
je possede une carte frequence plus jeune pour mon fils, qui fait souvent le voyage montreal paris avec air france ! il est incroyable de constater la mauvaise fois d'air france lorsque j'ai fait une demande de billet gratuit puisque mon fils a atteint le quota pour en avoir 1 !!! hallucinant, il n'y a jamais de place pour les frequences plus jeunes ! cependant si je paie visiblement l'avion se vide !! pourquoi faire prendre des cartes offrant des avantages si cest pour que le client se fasse prendre pour un "con" quand vient son tour de voyager aux frais d'air france !! mais ce n'est pas tout le site internet d'air france vous fait avoir des palpitations au coeur quand vous regardez les tarifs !! je ne sais pas qui fait la saisie mais chapeau !! cette personne doit avoir des actions dans les stés pour pacemaker !!!! imaginez un aller simple pour 2 adultes et un bébé (-2ans) 6664 euros !! en classe eco !!! non mais cest vraiment se foutre de la gueule du monde et avec le sourire en plus !! alors air france compagnie nationale oui compagnie de voleurs aussi ! frederique
Question d'assurance English translation pending
Avec l’aide du site de mon gouvernement. Je me suis monté un questionnaire qui m’aidera à acheter mon assurance-voyage. J’aimerais savoir si vous trouvez que mon questionnaire complet.
Il arrive que l’on se croie assurer pour tout, mais!!!!!!!!!!!!!
Vérifiez si votre police comprend
1-Une ligne téléphonique d'urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7?
2-Si les téléphonistes parlent plusieurs langues ?
3-Pouvons nous parlé à des infirmiers ou à des médecins ?
4-Si la police couvre les frais d'hospitalisation ?
5-Si les frais médicaux connexes sont engagés à l'étranger?
6-Si oui, si le paiement se fait « sur-le-champ » ?
7-Ou si vous devez payer d'abord et vous faire rembourser plus tard?
8-Si la police prévoit votre évacuation médicale vers le lieu le plus proche où l'on offre les soins médicaux appropriés ou vers le Canada?
9-Si elle couvre les frais d'accompagnement (par un médecin ou un infirmier) lors de l'évacuation dans l'avion?
10-La police prévois elle des avances de fonds en espèces si l'hôpital les exige?
11-Si la police paie pour la mise en bière et le rapatriement de votre dépouille au Canada au cas où vous décéderiez durant le voyage?
Conseille
Ayez avec vous toues les précisions concernant vos assurances?
Indiquez également à votre agent de voyages, à un ami ou à un parent au Canada, ainsi qu'à votre compagne ou compagnon de voyage, comment joindre votre assureur.
Avant de rentrer au Canada, demandez au médecin ou à l'hôpital de vous remettre une facture détaillée.
(N'oubliez pas que vous devez toujours fournir les reçus originaux des ordonnances ou des services médicaux que vous avez reçus au cours de votre voyage à l'étranger. La plupart des compagnies d'assurances n'acceptent pas les copies ou les télécopies. Cependant, faites-vous une copie à conserver des documents que vous avez présentés à la compagnie.)
Il arrive que l’on se croie assurer pour tout, mais!!!!!!!!!!!!!
Vérifiez si votre police comprend
1-Une ligne téléphonique d'urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7?
2-Si les téléphonistes parlent plusieurs langues ?
3-Pouvons nous parlé à des infirmiers ou à des médecins ?
4-Si la police couvre les frais d'hospitalisation ?
5-Si les frais médicaux connexes sont engagés à l'étranger?
6-Si oui, si le paiement se fait « sur-le-champ » ?
7-Ou si vous devez payer d'abord et vous faire rembourser plus tard?
8-Si la police prévoit votre évacuation médicale vers le lieu le plus proche où l'on offre les soins médicaux appropriés ou vers le Canada?
9-Si elle couvre les frais d'accompagnement (par un médecin ou un infirmier) lors de l'évacuation dans l'avion?
10-La police prévois elle des avances de fonds en espèces si l'hôpital les exige?
11-Si la police paie pour la mise en bière et le rapatriement de votre dépouille au Canada au cas où vous décéderiez durant le voyage?
Conseille
Ayez avec vous toues les précisions concernant vos assurances?
Indiquez également à votre agent de voyages, à un ami ou à un parent au Canada, ainsi qu'à votre compagne ou compagnon de voyage, comment joindre votre assureur.
Avant de rentrer au Canada, demandez au médecin ou à l'hôpital de vous remettre une facture détaillée.
(N'oubliez pas que vous devez toujours fournir les reçus originaux des ordonnances ou des services médicaux que vous avez reçus au cours de votre voyage à l'étranger. La plupart des compagnies d'assurances n'acceptent pas les copies ou les télécopies. Cependant, faites-vous une copie à conserver des documents que vous avez présentés à la compagnie.)
Un mois au Mexique et Guatemala English translation pending
hello à tous nous partons à deux pour un périple de 1mois au mexique et guatemala!
notre trajet est plus ou moins celui-ci, en sachant qu'il peut etre modifié sur place, selon le plaisir que nous avons à visiter certains endroits!
de mexico directement à puebla-oaxaca-san cristobal de las casas-lac atitlan-chichicastenango-coban-flores-tikal-palenque-campeche-merida-uxmal-chichen itza-isla mujeres!!!!!
est ce que ce parcours est possible en 1mois +1ou 2 semaines?avez-vous des adresses ou des infos à nous donner?
Nous serions très contente d'en avoir!!!!!
Merci beaucoup!!!
notre trajet est plus ou moins celui-ci, en sachant qu'il peut etre modifié sur place, selon le plaisir que nous avons à visiter certains endroits!
de mexico directement à puebla-oaxaca-san cristobal de las casas-lac atitlan-chichicastenango-coban-flores-tikal-palenque-campeche-merida-uxmal-chichen itza-isla mujeres!!!!!
est ce que ce parcours est possible en 1mois +1ou 2 semaines?avez-vous des adresses ou des infos à nous donner?
Nous serions très contente d'en avoir!!!!!
Merci beaucoup!!!
Assurance auto aux États-Unis English translation pending
EST IL FACILE D'ASSURER UNE VOITURE ACHETEE AUX USA(los angeles) ?
PRIX ENVIRON ASSURANCE(LIABILITY) / MOIS ?
DELAI D'OBTENTION ASSURANCE ?
PRIX ENVIRON ASSURANCE(LIABILITY) / MOIS ?
DELAI D'OBTENTION ASSURANCE ?
L'Afrique en general English translation pending
Allo tout le monde!
Jaimerais bien partir pour lafrique durant lete prochain! Javais regarde pour le Kenya et la Tanzanie mais bref je suis ouverte a toute suggestion... Alors si vous avez des coups de foudre et des conseils faites moi en part sil vous plait!! Jaime bien entrer en contact avec les locaux, jadore les trek en nature et les belles plages, la plongee sous-marine etc...alors jattends vos reponses!! Merci !!
Jaimerais bien partir pour lafrique durant lete prochain! Javais regarde pour le Kenya et la Tanzanie mais bref je suis ouverte a toute suggestion... Alors si vous avez des coups de foudre et des conseils faites moi en part sil vous plait!! Jaime bien entrer en contact avec les locaux, jadore les trek en nature et les belles plages, la plongee sous-marine etc...alors jattends vos reponses!! Merci !!
Article de fond sur la situation au Népal English translation pending
Bonjour,
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Transports en République Dominicaine English translation pending
Allant en R.D pour la 1ere fois j'ai une petite question 1peu bete 😛 :
comment sortir de l'hotel ? >les "moto-concho" attendent a la sortie de lhotel ?
les chauffeurs conduisent til comme des fous ? est ce que c'est simple de prendre 1 "guagua" ?
ps: je vais du coté de las terrenas
merci a tous 😄
ps: je vais du coté de las terrenas
merci a tous 😄
Principe du coût de la chambre individuelle English translation pending
Bonjour a tous
Je pars seul. Donc je dois payer un supplément chambre individuel pour la plus part de voyages tout inclus. Mais qu'est ce donc qu'une chambre individuelle ? C'est un lit pour 1 personne ?
Si quelqun a plus d'informations sur le sujet Merci ;)
Je pars seul. Donc je dois payer un supplément chambre individuel pour la plus part de voyages tout inclus. Mais qu'est ce donc qu'une chambre individuelle ? C'est un lit pour 1 personne ?
Si quelqun a plus d'informations sur le sujet Merci ;)
Qu'allez-vous lire lors de votre prochain voyage? English translation pending
Tout est dans le titre...
Achats aux États-Unis et douanes English translation pending
Bonjour,
Nous partons bientôt pour New-York 2 jours, j'ai vu un récepteur pour cinéma-maison là-bas beaucoup moins chers qu'ici, si je le passe aux Douanes, comment cela fonctionne-t-il? Frais, taxes?
Merci
Nous partons bientôt pour New-York 2 jours, j'ai vu un récepteur pour cinéma-maison là-bas beaucoup moins chers qu'ici, si je le passe aux Douanes, comment cela fonctionne-t-il? Frais, taxes?
Merci
Assureurs au Canada pour tour du monde (Montréal) English translation pending
salut la gang
je suis dans l'etape des assurances pour mon tour du monde.
Est ce que quelqu'un aurait des references d'assureur au canada (montreal et regions preferable) pour les voyages long duree
merci
philsky
je suis dans l'etape des assurances pour mon tour du monde.
Est ce que quelqu'un aurait des references d'assureur au canada (montreal et regions preferable) pour les voyages long duree
merci
philsky
Reina Cumayasa English translation pending
Bonjour à tous,
On a réservé 15 jours au reina cumpayasa en suite presidente, mais je suis un peu inquièt vu les remarques mitigées sur cet hotel.
Merci de me faire suivre vos commentaires, si vous rentrez de la république dominicaine et du reina cumayasa.
On a réservé 15 jours au reina cumpayasa en suite presidente, mais je suis un peu inquièt vu les remarques mitigées sur cet hotel.
Merci de me faire suivre vos commentaires, si vous rentrez de la république dominicaine et du reina cumayasa.
Travailler au Québec English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir est il difficle de trouver un emploi de 1 mois de 2 mois au Québec
Peux ton etre payer a la semaine
merci
j'aimerais savoir est il difficle de trouver un emploi de 1 mois de 2 mois au Québec
Peux ton etre payer a la semaine
merci
Casa particulare à Cuba English translation pending
Bonjour! je suis nouveau et je sais pas trop comment vous fonctionner,
bon mais tant pis
, j'aimerais savoir si un de vous est dejà aller
rester chez un habitant à Cuba (havane), (casa particulares) et si je dois inscrire le nom d'un Hotel plutôt que celui de la casa que j'ai réservé pour 4 jours, pour ne pas avoir de problème avec les autorités de l'aréoport.
Car je compte visiter differentes villes durant mon séjour de 3 semaines.
Merci.
bon mais tant pis
, j'aimerais savoir si un de vous est dejà allerrester chez un habitant à Cuba (havane), (casa particulares) et si je dois inscrire le nom d'un Hotel plutôt que celui de la casa que j'ai réservé pour 4 jours, pour ne pas avoir de problème avec les autorités de l'aréoport.
Car je compte visiter differentes villes durant mon séjour de 3 semaines.
Merci.

Joseph Conrad English translation pending
Je n'ai pas trouvé de discussion sur Conrad.😮
Personnellement, c'est un de mes auteurs de voyage / aventure préféré. Parfois un peu noir, mais somme toute lucide, et en tout cas jamais pessimiste ni blasé ni moral. Et surtout des personnages tres denses, tres profonds, tres justes, dans lesquels le lecteur trouve toujours un écho de ce qu'i a pu voir, vivre, rencontrer notamment dans ses voyages. Et le bonhomme a eu une vie bien remplie (je soupconnerai Hugo Pratt de s'en être inspiré pour Corto Maltese...), qu'il distille par petit peu au gré de ses romans.
Moi j'adore... Et vous ?🙂
Personnellement, c'est un de mes auteurs de voyage / aventure préféré. Parfois un peu noir, mais somme toute lucide, et en tout cas jamais pessimiste ni blasé ni moral. Et surtout des personnages tres denses, tres profonds, tres justes, dans lesquels le lecteur trouve toujours un écho de ce qu'i a pu voir, vivre, rencontrer notamment dans ses voyages. Et le bonhomme a eu une vie bien remplie (je soupconnerai Hugo Pratt de s'en être inspiré pour Corto Maltese...), qu'il distille par petit peu au gré de ses romans.
Moi j'adore... Et vous ?🙂
Dangers en Malaisie English translation pending
😎HELLO
Vu que je dispose de 10 jours je ne peux visiter costa rica. J'ai donc décidé de partir en malaisie mais mon ami ne veut pas car il se sent pas en sécurité (attentat, politique...)Je n'ai rien entendu de la sorte mais à ce qu'il paraît et vu ce qui touche le monde en ce moment......Merci de me renseigner sur la situation du pays.
Du fait que mon ami n'est pas d'acc pour y aller j'ai pensé qu'on pourrait y aller au vietnam ou dubaï. Je paie que le vol avec l'agence et je dois donc me débrouiller pour l'hebergement sur place alors si quelqu'un peut me donner des adresses pour vietnam et dubai et me conseiller pour réussir ce voyage!!!!
Merci d'avance.
Grosses Bises.
Vu que je dispose de 10 jours je ne peux visiter costa rica. J'ai donc décidé de partir en malaisie mais mon ami ne veut pas car il se sent pas en sécurité (attentat, politique...)Je n'ai rien entendu de la sorte mais à ce qu'il paraît et vu ce qui touche le monde en ce moment......Merci de me renseigner sur la situation du pays.
Du fait que mon ami n'est pas d'acc pour y aller j'ai pensé qu'on pourrait y aller au vietnam ou dubaï. Je paie que le vol avec l'agence et je dois donc me débrouiller pour l'hebergement sur place alors si quelqu'un peut me donner des adresses pour vietnam et dubai et me conseiller pour réussir ce voyage!!!!
Merci d'avance.
Grosses Bises.