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Trajet de nuit Yaounde - Douala? English translation pending
Bonjours a tous je me rend au Cameroun en décembre ( hé oui )arrivé a l'aéroport de Yaoundé a 19 heures et je doit me rendre a Douala je sais par mon amie que le dernier bus est a 20 heures je lui est demandé des renseignements au niveaux de la sécurité tant routière que agressions elle ma simplement répondu ( j'abrège Tous le mondes il est beau Tous le monde ils est gentils lol ) non en fait je pense qu'elle n'est pas objective elle viens récemment de retourner au pays et de plus ne veut pas le dénigrer ce que je comprend question : puis je prendre ce bus si oui quelle compagnie ( La kribienne ou Transcam) celle ci font elle le trajet ? ou choix d'un hôtel proche (pas le Hilton pas les moyens ) ou bien taxi dépot mais la ...oups... le prix ? ( je serait accompagné elle et sa sœur ) et on se rend coté de abonajo cité des palmiers pour ceux qui connaissent (derrière la station texaco ) mais a l'arrivé il sera environ 23 h et il faut prendre un taxi de nuit ca craint ou pas en plus sorti sortie d'avion bon je fait 1.87m et 90 kg mais face a une machette je vais peut être oublier (j'ai dit peut être) (pour les petits malins qui lisent les post avec une arrière pensé je vient( léger ) hé oui virement western union
merci a tous .
Quelqu'un est-il rentré au Liberia récemment? (octobre 2009) English translation pending
Quelqu'un et il rentré au Liberia recement svp?
J'envisage de rentre un peu au liberia est ce possible? Faut il un visa?
Peut on le prendre a la frontiere?
Merci
Travailler au Canada ou aux États-Unis: ramasser de l'argent pour ses études English translation pending
Bonjours à vous!
Je m'appelle Slinky et je vais entrer éventuellement dans une école privé. Dès ce printemps j'aimerai prendre quelques mois pour aller travailler a quelquepart pour me faire de l'argent. Mes étude me couteront environ 20 000$. Ce que je demande c'est des conseils pour quel type d'emplois sachant que je suis très ouvert, très travaillant, tout type d'emplois. J'ai mon Des, je vais arrêter mon Dec pour aller dans une école privé correspondant plus a mes besoins. J'ai 18 ans (bientôt 19 en janvier) et malheureusement pas beaucoup de référence d'emploi. Je me débrouille en Anglais et je suis français de nature (québécois a Montréal) :-)
Je me suis intéressé a l'ouest canadien mais on m'a souvent dit que cela ne rapporte pas beaucoup au final, la vie là-bas étant chers. Je me suis vivement intéressé aux croisières mais je n'ai point 21 ans.
Aller dans le grand nord, le grand sud, en Floride ou en Europe, ce que je veux c'est idéalement un travail où logement inclus, et payant. Peu importe si conditions difficiles et travail dur, je désir travailler pour l'argent principalement. Pour mes études cité ci-haut.
Je suis énormément ouvert aux possibilités et merci de me faire part de toute information le moindrement utile et pertinent.
Sincèrement, Slinky07
Je me suis intéressé a l'ouest canadien mais on m'a souvent dit que cela ne rapporte pas beaucoup au final, la vie là-bas étant chers. Je me suis vivement intéressé aux croisières mais je n'ai point 21 ans.
Aller dans le grand nord, le grand sud, en Floride ou en Europe, ce que je veux c'est idéalement un travail où logement inclus, et payant. Peu importe si conditions difficiles et travail dur, je désir travailler pour l'argent principalement. Pour mes études cité ci-haut.
Je suis énormément ouvert aux possibilités et merci de me faire part de toute information le moindrement utile et pertinent.
Sincèrement, Slinky07
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (2ème partie, Allemagne) English translation pending
Allemagne 28 juillet 3 août 800km
La traversée de ce premier pays se fera en grand partie le long du Danube sur sept jours . La première étape nous a conduits dans la magnifique ville de Fribourg. Il y a bien longtemps j'y ai habité et j'en garde quelques souvenirs, je n'avais à l'époque que quatre ou cinq ans. Le camping est bondé et nous prenons la pluie toute la nuit. Avant de reprendre notre chemin une courte promenade à vélo à travers la ville s'impose. Immédiatement la beauté de cette cité, comme les suivantes au cours de cette semaine nous frappe. Tout est organisé pour le vélo. Les gens sont beaucoup plus calmes qu'en France. La discipline règne, les voitures et les deux roues cohabitent en paix. Le civisme n'est pas un vain mot. Quand je compare avec nos grandes villes où piétons voitures et quelques vélos se jettent les uns sur les autres dans des mouvements presque browniens en ne tenant pas vraiment compte de la couleur des feux, et je ne parle pas seulement des piétons, je me dis que nous avons en France beaucoup de progrès à accomplir. Je comprends que l'hexagone puisse être une destination de voyage exotique! Autour de la cathédrale un petit marché étale ses échoppes. On y voit des produits locaux très appétissants, charcuterie et pâtisseries. Quelques étalages proposent de magnifiques girolles. Au cours de ce voyage j'espère bien en faire quelques belles récoltes dans les forêts polonaises ou baltes.
Nous reprenons la route, et cela commence fort, par la traversée de la Forêt Noire et 1000 mètres de dénivelé. Nous rejoignons Donauchingen après avoir traversé le village de Urbach ( qui signifie:origine de la rivière), où nous rejoignons le fleuve mythique, le Danube. Ce n'est encore qu'un petit ruisseau. Les pistes cyclables en Allemagne sont une splendeur. Nous y éprouvons un immense plaisir. Tout y est aménagé pour le vélo. Des foules de cyclistes calmes s'y pressent. Souvent à l'arrière du vélo une remorque dans laquelle un ou deux enfants dorment paisiblement en se faisant transporter comme des nababs. J'ai même vu un gros chien la truffe au vent installé royalement sur le porte bagages avant, ne boudant pas son plaisir, le poil tout hérissé par le vent relatif. En arrivant à Donauschingen, nous demandons à une dame à vélo où se trouve le camping. Et là comme la veille, le miracle allemand recommence. Elle nous dit de la suivre et effectue un détour de cinq kilomètres pour nous y conduire. En chemin elle nous demande de l'attendre car elle va acheter son pain. Au moment de la quitter je lui dit en guise de remerciement : Deutschland ein wunderbares Land, immer eine schöne Frau, um den Weg zu zeigen (l'Allemagne, un pays merveilleux, toujours une jolie femme pour montrer le chemin). Elle éclate de rire et me regarde l'air de dire «Aïe aïe aïe ces Français!» Au camping presque désert nous rencontrons quelques cyclistes, un Anglais qui compte aller jusqu'à Bratislava et un Belge qui remonte jusqu'à la source du Danube.
La nuit a été bonne mais très humide. Cela promet pour le reste du voyage, en particulier nous pensons au mois de septembre dans les pays baltes. Pas de panique nous verrons bien, on est justement venu pour cela! A la sortie du camping encore un gros chien juché à l'avant d'un vélo qui s'en donne à cœur joie tout au long de la piste en gratifiant tous les passants d'immenses aboiements de joie. Après quelques centaines de mètres, un pont et le premier panneau Donau, pourtant il ne s'agit que d'un petit cours d'eau tranquille et peu profond, bordé de grands arbres qui donnent au fleuve un aspect de petite rivière perdue dans la végétation.
Aujourd'hui, la première partie du trajet se fait à travers une région agricole, quelque peu austère. De tels lieux, nous aurons encore l'occasion d'en traverser. La seconde partie se déroule le long d'une petite vallée abritant le fleuve. Le décor est absolument de toute beauté. De grandes forêts desquelles de magnifiques falaises étincelantes émergent, relevant le contraste entre le blanc du rocher et le vert sombre des sapins. Le Danube n'est encore qu'une rivière qui serpente en courbes amples. De loin en loin de magnifiques bâtisses ornent les crêtes. Sur la piste des familles entières s'en donnent à cœur joie, les enfants dès six ou sept ans, comme les parents ont leur chargement et tout le monde en met un bon coup.
Ce pays durant cette trop courte semaine nous nous y sentirons très bien. Les gens sont avenants toujours prêts à rendre service. Jamais un mouvement de recul ou de crainte mais une franche disponibilité pour prêter assistance. Pris sans doute par l'ambiance enchanteresse du lieu, nous allons commettre une incroyable erreur. Un petit chemin très mal pavé et très raide quitte le fleuve et escalade une pente abrupte sur quatre kilomètres en des lacets impressionnants. Il nous faudra cette distance pour réaliser que nous avons perdu la fameuse piste de la vélo route numéro six. Pourtant, nous ne voyons plus personne et la pente à plus de 10% dans la caillasse, sans ambigüité sont des indices que nous nous fourvoyons. Dans ces moments les bagages de plus de vingt kilogrammes on les sent bien. Eh bien non! Il nous faudra une bonne suée d'une demi-heure avant que nous réalisions notre erreur, alors que c'était une évidence. Peut-être qu'inconsciemment cet effort violent nous fait plaisir et nous change du déroulé le long du fleuve?
Nous arrivons à Sigmaringen après une étape de 98 kilomètres. Cette ville et son château rappellent que le gouvernement de Vichy en fuite devant les alliés reconquérant la France y a séjourné. Je ne peux m'empêcher de penser à Céline et son livre «Nord» qui se déroule dans l'Allemagne qui s'écroule en 1945. Il déambule dans les ruines avec comme principal souci de trouver à manger pour son chat Bébert.
Le camping fait un peu parc où l'on concentre les passagers de la nuit, mais l'ambiance est chaleureuse et le fleuve à portée de main. Au matin petit déjeuner international, avec un Allemand qui voyage à vélo avec sa fille de douze ans et un couple de Néozélandais. Je suis tout à mon aise de pouvoir parler dans ces deux langues que sont l'anglais et l'allemand. Une bonne maîtrise de langues étrangères est un atout important pour embellir le voyage. L'anglais tend à prendre la suprématie et de façon un peu paresseuse on se dit à quoi bon apprendre d'autres langues puisque l'anglais suffit. Mais le raisonnement n'est pas juste, en effet parler allemand avec un Allemand ce n'est pas comme lui parler anglais, même si nous maîtrisons tous les deux bien cette langue. Un de mes grands plaisirs c'est de m'entretenir avec un Allemand qui a une bonne maîtrise du français et de communiquer chacun dans la langue de l'autre. Exercice difficile, mais combien mobilisateur de neurones. Quand parfois l'un bute sur un mot abstrait l'autre vient à son secours dans la langue de celui en train de s'exprimer. Il en nait une espèce de connivence, de joute intellectuelle des plus agréables.
La journée se déroule à travers champs de blé et autres cultures. La région est austère, assez peu de monde à vélo. Le paysage n'a plus rien à voir avec la magnifique vallée de la veille. Le fleuve commence à prendre de l'ampleur et ne ressemble plus à la petite rivière sinueuse des jours précédents. Nous traversons de grands villages agricoles déserts, cependant fort bien entretenus. La piste n'est pas toujours le long du fleuve, et les petites côtes à plus de dix pour cent nous surprennent plus d'une fois et nous forcent à terminer à pied ou à faire demi-tour pour tomber quelques vitesses.
Arrivée à Ulm, qu'il est agréable de pénétrer dans une grande ville sans avoir à subir le trafic dense des bretelles périphériques. La piste nous mène au cœur de la cité au pied même, ou presque, de la cathédrale.
Après la visite de cet édifice imposant et un petit tour dans la ville nous reprenons notre chemin. Nous perdons la piste et nous errons dans un village, Böllingen, éloigné du Danube. Une personne nous indique l'itinéraire. Cela paraît bien compliqué, nous nous sommes bien fourvoyés. Puis notre interlocuteur nous propose de planter nos tentes dans son jardin et nous offre une bonne douche. Il m'accompagne au supermarché du coin à vélo, puis une fois de retour son épouse et lui nous invitent à manger. Avant le repas, Pam Pam, le chat de la famille inspecte ma tente. Je m'approche et lui parle en l'appellant Boum Boum, ce qui déclenche l'hilarité des maîtres. La soirée sera charmante et animée, certes pas mal arrosée . Nous déclamons la Lorelei et Erlkönig. Rosie et Klaus nous laisseront l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage. Comme quoi les erreurs peuvent procurer de très bonnes surprises.
Au matin Klaus nous accompagne à bicyclette jusqu'à la Fahradweg pour nous remettre en piste. Elle se situe à plus de six kilomètres, nous étions vraiment partis loin. Cela peut paraître bizarre de se perdre en suivant un fleuve, mais le cheminement n'est pas si facile surtout lorsque l'on n'a pas de carte précise. Au cours des jours à venir nous aurons encore quelques détours non prévus. Nous finirons par chercher un document afin de rester sur la piste. Effectivement nous trouverons des carnets très bien conçus qui permettent de cheminer sans se perdre. Le Danube allemand est décrit en deux ou trois volumes et la partie autrichienne en un seul. Je conseille très vivement de se les procurer au cours du trajet. On les trouve dans les librairies et les syndicats d'initiative.
La journée sera occupée encore à traverser de vastes régions agricoles un peu tristes. Parfois nous sommes tout proches du fleuve, parfois un peu plus loin. Le temps couvert ajoute une touche d'austérité au décor. Aujourd'hui, nous rencontrons peu de cyclistes. Généralement, nous faisons un premier arrêt vers dix heures, car immanquablement une jolie pâtisserie se trouve sur notre route et nous nous empiffrons de gros gâteaux à la crème. Il faut en profiter car avec une moyenne de plus de cent kilomètres par jour, nous ne risquons pas de grossir. Un camping communal très agréable nous accueille à Neuburg, pratiquement en plein centre.
Après une bonne nuit, qui a permis d'effacer toute trace de fatigue de l'étape de la veille qui totalisait cent trente kilomètres, nous repartons sur un bon rythme. La matinée sera très agréable à pédaler sur chemin, souvent en forêt. Nous visitons la très jolie ville d'Igoldstadt, très propre et aux façades magnifiquement ornées, comme un peu partout le long du Danube allemand. A midi en pleine nature au pied d'un chêne centenaire, une table et des bancs nous invitent à la pause. Que le lieu est paisible! L'après-midi le décor change, la région devient plus touristique. Les bateaux de plaisance commencent à envahir le fleuve. De toute évidence nous abordons des lieux de villégiature prisés. Cependant nous ne ressentons jamais la pression des vacanciers. Peut-être que le fait d'être de passage et d'alterner régions plus ou moins fréquentées nous permet justement d'apprécier les passages où il y a plus de monde. La halte du soir se fait à Regensburg, magnifique ville, dans laquelle nous partons à la découverte, pris sous le charme du style. Un Allemand nous dit que le maire de la ville avait des relations avec les Anglais durant la guerre, raison pour laquelle la ville a été épargnée. Cela ne me paraît pas très plausible. Cela n'empêche pas la réflexion. Quand on pense à tout ce que les êtres humains se sont évertués à détruire chez leur voisins et même chez eux, on imagine la liste immense des chefs d'œuvres engloutis et perdus à tout jamais. Un vieux pont de pierre est le point de focalisation des touristes étrangers.
La nuit ne sera pas très bonne. En effet d'une part la densité de tentes est conséquente et un ronfleur à proximité agrémentera le calme nocturne, d'autre part une sensation de culpabilité à cause de ce voyage de deux mois sans ma compagne crée en moi un malaise. Si l'on s'écoutait, ou plutôt si l'on tenait compte des comportements que notre société veut nous imposer, on ne ferait pas grand chose. En effet, il y a toujours une, voire plusieurs, raisons pour rester chez soi. On part toujours malgré. Et ce malgré, il faut le gérer en son âme et conscience et ce n'est pas toujours facile. Mais ne pas assouvir ses envies, rester bridé, enfermé par les conventions n'est pas non plus une solution. En effet, c'est sans doute un très bon moyen pour que les relations de couple se détériorent aussi, car on risque de reprocher à l'autre cette forme d'enfermement. D'un autre côté je comprends très bien que l'on m'en veuille de partir seul si longtemps. Mais que faire? Sans doute ne pas trop penser et essayer de téléphoner tous les jours pour montrer que l'on part non par désintérêt de l'autre, mais poussé par ce besoin d'activité sportive intense et un grand besoin d'errance. Je me plonge dans «Anatomie de l'errance» de Bruce Chatwin. Il essaie d'analyser pourquoi l'homme a ce besoin de vagabondage.
Je commence à roder mon mode de fonctionnement. Le rangement de mes affaires se fait de plus en plus vite. Tout est organisé autour de mes deux sacoches arrières, ma sacoche de guidon et mon sac North Face que je mets sur le porte-bagages. Chaque chose doit invariablement avoir la même place et cela va du couteau en passant par la burette d'huile jusqu'aux plus volumineux objets. En gros l'une des sacoches abrite mes habits, la seconde tout ce qui concerne le couchage tente comprise, la sacoche de guidon le petit matériel que l'on peut utiliser sans préavis, cela va du petit outillage en passant par la brosse à dents, les lunettes, frontales etc. Dans le sac North Face les matériels autres, livres, canne à pêche, chargeurs, matériels de rechange vélo... En camping à vélo on est très vulnérable face à la pluie, donc toujours être en situation de mouiller le moins de choses possibles. Tout est réparti en une quinzaine de sacs congélation de tailles différentes. Pour renforcer la fermeture des sacs plastiques et diminuer l'encombrement, deux élastiques de bonne résistance autour de chacun. Une fois que la tente est montée le sac de couchage et le matelas installés, le reste restera prudemment à sa place dans sacoches et sac pour la nuit. Une sacoche à la tête une aux pieds, le sac sous le double toit. En cas d'intempérie tout est vite plié et ces manœuvres sont effectuées sous tente. Seul ce dernier élément sera plié sous la pluie, ce qui au demeurant n'est pas un problème.
Départ de Regenburg, la journée de vélo sera particulièrement agréable. Un bon vent nous pousse ce qui est très sensible sur la moyenne qui monte immédiatement autour des vingt-cinq kilomètres à l'heure. Sur une trentaine de kilomètres un Allemand en VTT nous accompagne et nous discutons à bâtons rompus. Ensuite nous mettons la tête dans le guidon, car nous devons impérativement être à Bratislava dans quatre jours et il nous reste à parcourir de l'ordre de cinq cents kilomètres. En effet nous avons rendez-vous avec un Slovaque, qui s'appelle Slavo. Il se propose de nous faire découvrir son pays au cours du week-end, car il travaille la semaine. Donc nous ne pouvons nous permettre de prendre un jour de retard si nous voulons que Slavo soit disponible. Jean l'avait connu deux ans auparavant au cours d'un voyage à vélo dans le nord de l'Albanie. Tous deux s'étaient promis de se revoir au cours d'un voyage futur. Le vent nous pousse toute la journée, cela procure un gros plaisir. J'ai plus l'impression de glisser que de rouler, et cela se fait avec assez peu d'efforts. A midi arrêt une fois de plus dans une superbe pâtisserie et nous mangeons chacun deux énormes gâteaux à la crème, très beaux et très bons. On les fait glisser avec un bon café. Que ces lieux sont agréables en Allemagne. Les serveuses sont toujours serviables et souriantes à l'instar de l'immense majorité des personnes auxquelles nous nous adressons. Comment un peuple si pétri de civisme et d'humanité a pu se laisser entraîner dans la deuxième guerre mondiale?
Le soir après une étape de plus de cent quarante kilomètres un camping sympathique nous accueille à quelques kilomètres de Passau. Quelques gouttes crépitent sur la toile de tente. Pour le moment rien de grave mais le temps semble vouloir changer.
Au matin visite de cette ville magnifique de Passau au confluent de trois rivières. Je fais mettre une béquille à mon vélo. Et bien entendu c'est du matériel allemand, solide et bien conçu. Le mécano la fixe au niveau de la roue arrière et c'est vraiment mieux pour la stabilité. Encore quelques kilomètres et l'Autriche nous ouvrira ses pistes.
Cette semaine passée en Allemagne nous donne vraiment envie d'y revenir. On s'y est senti très bien. Les automobilistes dans les villes, lorsque nous nous promenions à vélo ont toujours été d'un civisme et d'une prudence exemplaire, faisant particulièrement attention aux règles de circulation. De plus en une semaine nous avons vite pris l'habitude de nous arrêter quotidiennement dans de magnifiques pâtisseries, où bien installés nous faisions de longues poses. Les gens se sont toujours montrés très gentils et serviables. Et puis ces villes aux rues et aux maisons impeccables, souvent peintes de façon remarquable, nous avons pris goût à nous y arrêter et à les contempler. C'est avec un peu d'appréhension que nous quittons ce pays qui nous a tant plu et si bien accueillis. Cependant en Autriche, nous ne nous attendons pas à trouver de grosses différences ce en quoi nous nous trompons un peu. Par contre concernant les pays suivants, nous nous attendons à tomber dans l'exotisme le plus total. Là encore nous nous trompons, n'oublions pas que tous ces pays font partie de l'Union Européenne et qu'il n'y a plus de frontière, plus aucun contrôle, ce qui implique une certaine homogénéité. Cependant nous allons vivre de belles expériences. Ces pays que sont la Slovaquie, la Pologne et les pays baltes, sont très différents dans leurs zones touristiques et dans celles qui ne le sont pas.
La traversée de ce premier pays se fera en grand partie le long du Danube sur sept jours . La première étape nous a conduits dans la magnifique ville de Fribourg. Il y a bien longtemps j'y ai habité et j'en garde quelques souvenirs, je n'avais à l'époque que quatre ou cinq ans. Le camping est bondé et nous prenons la pluie toute la nuit. Avant de reprendre notre chemin une courte promenade à vélo à travers la ville s'impose. Immédiatement la beauté de cette cité, comme les suivantes au cours de cette semaine nous frappe. Tout est organisé pour le vélo. Les gens sont beaucoup plus calmes qu'en France. La discipline règne, les voitures et les deux roues cohabitent en paix. Le civisme n'est pas un vain mot. Quand je compare avec nos grandes villes où piétons voitures et quelques vélos se jettent les uns sur les autres dans des mouvements presque browniens en ne tenant pas vraiment compte de la couleur des feux, et je ne parle pas seulement des piétons, je me dis que nous avons en France beaucoup de progrès à accomplir. Je comprends que l'hexagone puisse être une destination de voyage exotique! Autour de la cathédrale un petit marché étale ses échoppes. On y voit des produits locaux très appétissants, charcuterie et pâtisseries. Quelques étalages proposent de magnifiques girolles. Au cours de ce voyage j'espère bien en faire quelques belles récoltes dans les forêts polonaises ou baltes.
Nous reprenons la route, et cela commence fort, par la traversée de la Forêt Noire et 1000 mètres de dénivelé. Nous rejoignons Donauchingen après avoir traversé le village de Urbach ( qui signifie:origine de la rivière), où nous rejoignons le fleuve mythique, le Danube. Ce n'est encore qu'un petit ruisseau. Les pistes cyclables en Allemagne sont une splendeur. Nous y éprouvons un immense plaisir. Tout y est aménagé pour le vélo. Des foules de cyclistes calmes s'y pressent. Souvent à l'arrière du vélo une remorque dans laquelle un ou deux enfants dorment paisiblement en se faisant transporter comme des nababs. J'ai même vu un gros chien la truffe au vent installé royalement sur le porte bagages avant, ne boudant pas son plaisir, le poil tout hérissé par le vent relatif. En arrivant à Donauschingen, nous demandons à une dame à vélo où se trouve le camping. Et là comme la veille, le miracle allemand recommence. Elle nous dit de la suivre et effectue un détour de cinq kilomètres pour nous y conduire. En chemin elle nous demande de l'attendre car elle va acheter son pain. Au moment de la quitter je lui dit en guise de remerciement : Deutschland ein wunderbares Land, immer eine schöne Frau, um den Weg zu zeigen (l'Allemagne, un pays merveilleux, toujours une jolie femme pour montrer le chemin). Elle éclate de rire et me regarde l'air de dire «Aïe aïe aïe ces Français!» Au camping presque désert nous rencontrons quelques cyclistes, un Anglais qui compte aller jusqu'à Bratislava et un Belge qui remonte jusqu'à la source du Danube.
La nuit a été bonne mais très humide. Cela promet pour le reste du voyage, en particulier nous pensons au mois de septembre dans les pays baltes. Pas de panique nous verrons bien, on est justement venu pour cela! A la sortie du camping encore un gros chien juché à l'avant d'un vélo qui s'en donne à cœur joie tout au long de la piste en gratifiant tous les passants d'immenses aboiements de joie. Après quelques centaines de mètres, un pont et le premier panneau Donau, pourtant il ne s'agit que d'un petit cours d'eau tranquille et peu profond, bordé de grands arbres qui donnent au fleuve un aspect de petite rivière perdue dans la végétation.
Aujourd'hui, la première partie du trajet se fait à travers une région agricole, quelque peu austère. De tels lieux, nous aurons encore l'occasion d'en traverser. La seconde partie se déroule le long d'une petite vallée abritant le fleuve. Le décor est absolument de toute beauté. De grandes forêts desquelles de magnifiques falaises étincelantes émergent, relevant le contraste entre le blanc du rocher et le vert sombre des sapins. Le Danube n'est encore qu'une rivière qui serpente en courbes amples. De loin en loin de magnifiques bâtisses ornent les crêtes. Sur la piste des familles entières s'en donnent à cœur joie, les enfants dès six ou sept ans, comme les parents ont leur chargement et tout le monde en met un bon coup.
Ce pays durant cette trop courte semaine nous nous y sentirons très bien. Les gens sont avenants toujours prêts à rendre service. Jamais un mouvement de recul ou de crainte mais une franche disponibilité pour prêter assistance. Pris sans doute par l'ambiance enchanteresse du lieu, nous allons commettre une incroyable erreur. Un petit chemin très mal pavé et très raide quitte le fleuve et escalade une pente abrupte sur quatre kilomètres en des lacets impressionnants. Il nous faudra cette distance pour réaliser que nous avons perdu la fameuse piste de la vélo route numéro six. Pourtant, nous ne voyons plus personne et la pente à plus de 10% dans la caillasse, sans ambigüité sont des indices que nous nous fourvoyons. Dans ces moments les bagages de plus de vingt kilogrammes on les sent bien. Eh bien non! Il nous faudra une bonne suée d'une demi-heure avant que nous réalisions notre erreur, alors que c'était une évidence. Peut-être qu'inconsciemment cet effort violent nous fait plaisir et nous change du déroulé le long du fleuve?
Nous arrivons à Sigmaringen après une étape de 98 kilomètres. Cette ville et son château rappellent que le gouvernement de Vichy en fuite devant les alliés reconquérant la France y a séjourné. Je ne peux m'empêcher de penser à Céline et son livre «Nord» qui se déroule dans l'Allemagne qui s'écroule en 1945. Il déambule dans les ruines avec comme principal souci de trouver à manger pour son chat Bébert.
Le camping fait un peu parc où l'on concentre les passagers de la nuit, mais l'ambiance est chaleureuse et le fleuve à portée de main. Au matin petit déjeuner international, avec un Allemand qui voyage à vélo avec sa fille de douze ans et un couple de Néozélandais. Je suis tout à mon aise de pouvoir parler dans ces deux langues que sont l'anglais et l'allemand. Une bonne maîtrise de langues étrangères est un atout important pour embellir le voyage. L'anglais tend à prendre la suprématie et de façon un peu paresseuse on se dit à quoi bon apprendre d'autres langues puisque l'anglais suffit. Mais le raisonnement n'est pas juste, en effet parler allemand avec un Allemand ce n'est pas comme lui parler anglais, même si nous maîtrisons tous les deux bien cette langue. Un de mes grands plaisirs c'est de m'entretenir avec un Allemand qui a une bonne maîtrise du français et de communiquer chacun dans la langue de l'autre. Exercice difficile, mais combien mobilisateur de neurones. Quand parfois l'un bute sur un mot abstrait l'autre vient à son secours dans la langue de celui en train de s'exprimer. Il en nait une espèce de connivence, de joute intellectuelle des plus agréables.
La journée se déroule à travers champs de blé et autres cultures. La région est austère, assez peu de monde à vélo. Le paysage n'a plus rien à voir avec la magnifique vallée de la veille. Le fleuve commence à prendre de l'ampleur et ne ressemble plus à la petite rivière sinueuse des jours précédents. Nous traversons de grands villages agricoles déserts, cependant fort bien entretenus. La piste n'est pas toujours le long du fleuve, et les petites côtes à plus de dix pour cent nous surprennent plus d'une fois et nous forcent à terminer à pied ou à faire demi-tour pour tomber quelques vitesses.
Arrivée à Ulm, qu'il est agréable de pénétrer dans une grande ville sans avoir à subir le trafic dense des bretelles périphériques. La piste nous mène au cœur de la cité au pied même, ou presque, de la cathédrale.
Après la visite de cet édifice imposant et un petit tour dans la ville nous reprenons notre chemin. Nous perdons la piste et nous errons dans un village, Böllingen, éloigné du Danube. Une personne nous indique l'itinéraire. Cela paraît bien compliqué, nous nous sommes bien fourvoyés. Puis notre interlocuteur nous propose de planter nos tentes dans son jardin et nous offre une bonne douche. Il m'accompagne au supermarché du coin à vélo, puis une fois de retour son épouse et lui nous invitent à manger. Avant le repas, Pam Pam, le chat de la famille inspecte ma tente. Je m'approche et lui parle en l'appellant Boum Boum, ce qui déclenche l'hilarité des maîtres. La soirée sera charmante et animée, certes pas mal arrosée . Nous déclamons la Lorelei et Erlkönig. Rosie et Klaus nous laisseront l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage. Comme quoi les erreurs peuvent procurer de très bonnes surprises.
Au matin Klaus nous accompagne à bicyclette jusqu'à la Fahradweg pour nous remettre en piste. Elle se situe à plus de six kilomètres, nous étions vraiment partis loin. Cela peut paraître bizarre de se perdre en suivant un fleuve, mais le cheminement n'est pas si facile surtout lorsque l'on n'a pas de carte précise. Au cours des jours à venir nous aurons encore quelques détours non prévus. Nous finirons par chercher un document afin de rester sur la piste. Effectivement nous trouverons des carnets très bien conçus qui permettent de cheminer sans se perdre. Le Danube allemand est décrit en deux ou trois volumes et la partie autrichienne en un seul. Je conseille très vivement de se les procurer au cours du trajet. On les trouve dans les librairies et les syndicats d'initiative.
La journée sera occupée encore à traverser de vastes régions agricoles un peu tristes. Parfois nous sommes tout proches du fleuve, parfois un peu plus loin. Le temps couvert ajoute une touche d'austérité au décor. Aujourd'hui, nous rencontrons peu de cyclistes. Généralement, nous faisons un premier arrêt vers dix heures, car immanquablement une jolie pâtisserie se trouve sur notre route et nous nous empiffrons de gros gâteaux à la crème. Il faut en profiter car avec une moyenne de plus de cent kilomètres par jour, nous ne risquons pas de grossir. Un camping communal très agréable nous accueille à Neuburg, pratiquement en plein centre.
Après une bonne nuit, qui a permis d'effacer toute trace de fatigue de l'étape de la veille qui totalisait cent trente kilomètres, nous repartons sur un bon rythme. La matinée sera très agréable à pédaler sur chemin, souvent en forêt. Nous visitons la très jolie ville d'Igoldstadt, très propre et aux façades magnifiquement ornées, comme un peu partout le long du Danube allemand. A midi en pleine nature au pied d'un chêne centenaire, une table et des bancs nous invitent à la pause. Que le lieu est paisible! L'après-midi le décor change, la région devient plus touristique. Les bateaux de plaisance commencent à envahir le fleuve. De toute évidence nous abordons des lieux de villégiature prisés. Cependant nous ne ressentons jamais la pression des vacanciers. Peut-être que le fait d'être de passage et d'alterner régions plus ou moins fréquentées nous permet justement d'apprécier les passages où il y a plus de monde. La halte du soir se fait à Regensburg, magnifique ville, dans laquelle nous partons à la découverte, pris sous le charme du style. Un Allemand nous dit que le maire de la ville avait des relations avec les Anglais durant la guerre, raison pour laquelle la ville a été épargnée. Cela ne me paraît pas très plausible. Cela n'empêche pas la réflexion. Quand on pense à tout ce que les êtres humains se sont évertués à détruire chez leur voisins et même chez eux, on imagine la liste immense des chefs d'œuvres engloutis et perdus à tout jamais. Un vieux pont de pierre est le point de focalisation des touristes étrangers.
La nuit ne sera pas très bonne. En effet d'une part la densité de tentes est conséquente et un ronfleur à proximité agrémentera le calme nocturne, d'autre part une sensation de culpabilité à cause de ce voyage de deux mois sans ma compagne crée en moi un malaise. Si l'on s'écoutait, ou plutôt si l'on tenait compte des comportements que notre société veut nous imposer, on ne ferait pas grand chose. En effet, il y a toujours une, voire plusieurs, raisons pour rester chez soi. On part toujours malgré. Et ce malgré, il faut le gérer en son âme et conscience et ce n'est pas toujours facile. Mais ne pas assouvir ses envies, rester bridé, enfermé par les conventions n'est pas non plus une solution. En effet, c'est sans doute un très bon moyen pour que les relations de couple se détériorent aussi, car on risque de reprocher à l'autre cette forme d'enfermement. D'un autre côté je comprends très bien que l'on m'en veuille de partir seul si longtemps. Mais que faire? Sans doute ne pas trop penser et essayer de téléphoner tous les jours pour montrer que l'on part non par désintérêt de l'autre, mais poussé par ce besoin d'activité sportive intense et un grand besoin d'errance. Je me plonge dans «Anatomie de l'errance» de Bruce Chatwin. Il essaie d'analyser pourquoi l'homme a ce besoin de vagabondage.
Je commence à roder mon mode de fonctionnement. Le rangement de mes affaires se fait de plus en plus vite. Tout est organisé autour de mes deux sacoches arrières, ma sacoche de guidon et mon sac North Face que je mets sur le porte-bagages. Chaque chose doit invariablement avoir la même place et cela va du couteau en passant par la burette d'huile jusqu'aux plus volumineux objets. En gros l'une des sacoches abrite mes habits, la seconde tout ce qui concerne le couchage tente comprise, la sacoche de guidon le petit matériel que l'on peut utiliser sans préavis, cela va du petit outillage en passant par la brosse à dents, les lunettes, frontales etc. Dans le sac North Face les matériels autres, livres, canne à pêche, chargeurs, matériels de rechange vélo... En camping à vélo on est très vulnérable face à la pluie, donc toujours être en situation de mouiller le moins de choses possibles. Tout est réparti en une quinzaine de sacs congélation de tailles différentes. Pour renforcer la fermeture des sacs plastiques et diminuer l'encombrement, deux élastiques de bonne résistance autour de chacun. Une fois que la tente est montée le sac de couchage et le matelas installés, le reste restera prudemment à sa place dans sacoches et sac pour la nuit. Une sacoche à la tête une aux pieds, le sac sous le double toit. En cas d'intempérie tout est vite plié et ces manœuvres sont effectuées sous tente. Seul ce dernier élément sera plié sous la pluie, ce qui au demeurant n'est pas un problème.
Départ de Regenburg, la journée de vélo sera particulièrement agréable. Un bon vent nous pousse ce qui est très sensible sur la moyenne qui monte immédiatement autour des vingt-cinq kilomètres à l'heure. Sur une trentaine de kilomètres un Allemand en VTT nous accompagne et nous discutons à bâtons rompus. Ensuite nous mettons la tête dans le guidon, car nous devons impérativement être à Bratislava dans quatre jours et il nous reste à parcourir de l'ordre de cinq cents kilomètres. En effet nous avons rendez-vous avec un Slovaque, qui s'appelle Slavo. Il se propose de nous faire découvrir son pays au cours du week-end, car il travaille la semaine. Donc nous ne pouvons nous permettre de prendre un jour de retard si nous voulons que Slavo soit disponible. Jean l'avait connu deux ans auparavant au cours d'un voyage à vélo dans le nord de l'Albanie. Tous deux s'étaient promis de se revoir au cours d'un voyage futur. Le vent nous pousse toute la journée, cela procure un gros plaisir. J'ai plus l'impression de glisser que de rouler, et cela se fait avec assez peu d'efforts. A midi arrêt une fois de plus dans une superbe pâtisserie et nous mangeons chacun deux énormes gâteaux à la crème, très beaux et très bons. On les fait glisser avec un bon café. Que ces lieux sont agréables en Allemagne. Les serveuses sont toujours serviables et souriantes à l'instar de l'immense majorité des personnes auxquelles nous nous adressons. Comment un peuple si pétri de civisme et d'humanité a pu se laisser entraîner dans la deuxième guerre mondiale?
Le soir après une étape de plus de cent quarante kilomètres un camping sympathique nous accueille à quelques kilomètres de Passau. Quelques gouttes crépitent sur la toile de tente. Pour le moment rien de grave mais le temps semble vouloir changer.
Au matin visite de cette ville magnifique de Passau au confluent de trois rivières. Je fais mettre une béquille à mon vélo. Et bien entendu c'est du matériel allemand, solide et bien conçu. Le mécano la fixe au niveau de la roue arrière et c'est vraiment mieux pour la stabilité. Encore quelques kilomètres et l'Autriche nous ouvrira ses pistes.
Cette semaine passée en Allemagne nous donne vraiment envie d'y revenir. On s'y est senti très bien. Les automobilistes dans les villes, lorsque nous nous promenions à vélo ont toujours été d'un civisme et d'une prudence exemplaire, faisant particulièrement attention aux règles de circulation. De plus en une semaine nous avons vite pris l'habitude de nous arrêter quotidiennement dans de magnifiques pâtisseries, où bien installés nous faisions de longues poses. Les gens se sont toujours montrés très gentils et serviables. Et puis ces villes aux rues et aux maisons impeccables, souvent peintes de façon remarquable, nous avons pris goût à nous y arrêter et à les contempler. C'est avec un peu d'appréhension que nous quittons ce pays qui nous a tant plu et si bien accueillis. Cependant en Autriche, nous ne nous attendons pas à trouver de grosses différences ce en quoi nous nous trompons un peu. Par contre concernant les pays suivants, nous nous attendons à tomber dans l'exotisme le plus total. Là encore nous nous trompons, n'oublions pas que tous ces pays font partie de l'Union Européenne et qu'il n'y a plus de frontière, plus aucun contrôle, ce qui implique une certaine homogénéité. Cependant nous allons vivre de belles expériences. Ces pays que sont la Slovaquie, la Pologne et les pays baltes, sont très différents dans leurs zones touristiques et dans celles qui ne le sont pas.
Administration pour justifier le titre d'une propriété en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche quelqu'un qui pourrait me renseigner...
Existe-t'il en Thaïlande une administration (comme le cadastre en France) qui permette de justifier que telle personne et bel et bien propriétaire d'un bien immobilier?????
Merci d'avance pour vos réponses.
Endroits à visiter sur le trajet Paris-Valmorel avec deux enfants? English translation pending
Bonjour,
Habitant en Nouvelle-Calédonie, nous allons bientôt démarrer notre tour d'Europe de 6 - 7 mois, et nous aurions besoins d'avis. Que me conseillez vous comme beaux endroits à visiter, pour faire le trajet Paris - Val-morel en 1 semaine , du 2 au 9 Janvier 2010. Nous faisons (2 adultes + 2 enfants) le trajet en voiture de location.
Au plaisir de vous lire.
Au plaisir de vous lire.
Partir quinze jours à Trois-Rivières (Québec) English translation pending
qui connait ce coin du canada j'y part pour 15 jours dans une pension de famille.
Compagnie à bas prix pour le vol Casablanca-Marseille? English translation pending
Bonjour à tous.
En prévision d'un court séjour à Montpellier , pouvez vous me dire sur quel compagnies lowcost je peux trouver des billets pas cher pour l'aller et pour le retour.
J'ai essayé des sites comme Govoyages et jetcost , mais ils ne semblent pas prendre en comptes de billets low cost.
Merci pour votre aide.
J'ai essayé des sites comme Govoyages et jetcost , mais ils ne semblent pas prendre en comptes de billets low cost.
Merci pour votre aide.
Restauration en Thaïlande? English translation pending
🙂nous partons pour 3 semaines en Thail
ande Noel Nouvel an
je voudrais savoir si le plat national n'est pas devenu, pizza spaghetti comme dans beaucoup de pays??
merci à tous😎
Recherche dons en matériel pour le Cameroun English translation pending
Bonjour à tous.
Je part en mission au cameroun milieu novembre, et je cherche du materiel gratuit à emmener afin de profiter au mieux des 40Kg de bagages soute qui me sont alloués. Ne sachant pas vraiment où m'adresser, je lance un appel sur ce forum afin de trouver de généreux donateurs ou de précieux conseils ...
Je pensai a du petit materiel médical (desinfectant, gants, ...) et du materiel scolaire (livres, cahiers, ...)
Voila, je suis ouverts à d'autres idées ...
Le cas échéant, je peux me déplacer pour venir chercher sur régions normandie et ile de france.
Merci à tous
salutations
johann
Je part en mission au cameroun milieu novembre, et je cherche du materiel gratuit à emmener afin de profiter au mieux des 40Kg de bagages soute qui me sont alloués. Ne sachant pas vraiment où m'adresser, je lance un appel sur ce forum afin de trouver de généreux donateurs ou de précieux conseils ...
Je pensai a du petit materiel médical (desinfectant, gants, ...) et du materiel scolaire (livres, cahiers, ...)
Voila, je suis ouverts à d'autres idées ...
Le cas échéant, je peux me déplacer pour venir chercher sur régions normandie et ile de france.
Merci à tous
salutations
johann
Traitement antipaludéen nécessaire selon notre parcours au Vietnam? English translation pending
Bonjour
pouvez vous m'indiquer selon notre circuit, si il est recommandé de prendre un traitement antipalu. je vous remercie
Du 13 au 26 novembre, nous allons effectuer un circuit de 14 jours au Vietnam qui va se dérouler comme suit : Jour 1 envol pour HO CHI MINH (saigon) – 2 visite du quartier chinois de CHOLON-du Palais de la réunification et ses jardins-et de la pagode THIEN HAU – 3 Saigon-visite du réseau des tunnels de CU CHI – Visite du marché BINH TAY-la poste centrale et la cathédrale – 4 Saigon-CAI BE-VINH LONG- CAN THO- promenade en bateau au milieu des marchés flottants- déjeuner au jardin de Bonsai de Nguyen Than giao. 5 CAN THO- SAIGON-DANANG-HOI AN –promenade en bateau sur le bras méridional du mékong- déjeuner de spécialités (oreilles d’éléphants). Envol vers Danang – 6 visite deHIOI AN- massage offert – 7 Balnéaire- 8 HOI AN départ par le col des nuages –DANANG visite artisanat local-HUE visite cité impériale et du marché de dong Ba – 9 HUE promenade en sampan-visite de la pagode de la dame céleste, du tombeau Minh Mang-diner en costume impérial. 10 envol pour HANOI-visite du village des potiers DONC TRIEU- embarquement pour la baie d’halong-déjeuner fruits de mer. Nuit à bord de la jonque. 11 HALONG-NINH BINH scènes de la vie champêtre 12 NINH BINH –HOA LU- HANOI promenade en barque et visites de grottes de jade. Retour à HANOI-spectacle des marionnettes sur l’eau et repas de poissons CHA CA 13 HANOI visite de la ville en cyclo- pousse, de la maison sur pilotis, de la pagode au milieu unique et du temple de la littérature. 14 Retour sur PARIS
Du 13 au 26 novembre, nous allons effectuer un circuit de 14 jours au Vietnam qui va se dérouler comme suit : Jour 1 envol pour HO CHI MINH (saigon) – 2 visite du quartier chinois de CHOLON-du Palais de la réunification et ses jardins-et de la pagode THIEN HAU – 3 Saigon-visite du réseau des tunnels de CU CHI – Visite du marché BINH TAY-la poste centrale et la cathédrale – 4 Saigon-CAI BE-VINH LONG- CAN THO- promenade en bateau au milieu des marchés flottants- déjeuner au jardin de Bonsai de Nguyen Than giao. 5 CAN THO- SAIGON-DANANG-HOI AN –promenade en bateau sur le bras méridional du mékong- déjeuner de spécialités (oreilles d’éléphants). Envol vers Danang – 6 visite deHIOI AN- massage offert – 7 Balnéaire- 8 HOI AN départ par le col des nuages –DANANG visite artisanat local-HUE visite cité impériale et du marché de dong Ba – 9 HUE promenade en sampan-visite de la pagode de la dame céleste, du tombeau Minh Mang-diner en costume impérial. 10 envol pour HANOI-visite du village des potiers DONC TRIEU- embarquement pour la baie d’halong-déjeuner fruits de mer. Nuit à bord de la jonque. 11 HALONG-NINH BINH scènes de la vie champêtre 12 NINH BINH –HOA LU- HANOI promenade en barque et visites de grottes de jade. Retour à HANOI-spectacle des marionnettes sur l’eau et repas de poissons CHA CA 13 HANOI visite de la ville en cyclo- pousse, de la maison sur pilotis, de la pagode au milieu unique et du temple de la littérature. 14 Retour sur PARIS
Un samedi dans le quartier du Marais à Paris English translation pending
Bonjour,
Nous passons la journée du 5 décembre à Paris et nous voudrions visiter le quartier du Marais, quelles sont les choses à ne pas manquer ?
Estce possible de faire cela à pieds en partant du jardin des Tuileries ?
Merci d'avance de vos précieux renseignements .
Hôtel Brisas Trinidad del Mar English translation pending
bonjour, je voudrais avoir des renseignements sur l'hotel brisas trinidad bel mar.Est ce vraiment un quatre étoiles, la plage est-elle belle, la bouffe, le service, et surtout la propreté dans les chambres.Est ce qu'il y a une partie de l'hotel qui est mieux que d'autre , ou est ce seulement un bloc.De l'aéroport a l'hotel combien de temps en autobus.merci de vos réponses.
Mes prioritées--la propretée de la chambre. - -la plage l'eau est-elle turquoise avec du beau sable. - -la bouffe.
Mes prioritées--la propretée de la chambre. - -la plage l'eau est-elle turquoise avec du beau sable. - -la bouffe.
Passage de quatre jours à Paris avec deux enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Paris du 24 au 28 octobre, avec nos 2 enfants, 9 et 11 ans. Hotel réservé place d'italie. Voici le programme : Jour 1: Arrivée TGV 11h30 aprés midi : promenade bâteaux mouches, visite tour eiffel
Jour 2: château de Versailles, dernier jour des grandes eaux ( choix de ma fille)
Jour 3: Matin musée du Louvres Aprés midi ?
Jour 4: Cité des sciences ( Choix de mon fils, billets réservés)
Jour 5: Départ TGV vers 17h Auriez-vous des suggestions pour cette dernière journée ?
Auriez-vous aussi des adresses pour manger pas trop cher, dans des lieux sympas prés de nos visites? Ou d'autres idées de choses à faire avec les enfants ? Merci pour votre aide. Une marseillaise qui monte à la capitale!
Nous partons à Paris du 24 au 28 octobre, avec nos 2 enfants, 9 et 11 ans. Hotel réservé place d'italie. Voici le programme : Jour 1: Arrivée TGV 11h30 aprés midi : promenade bâteaux mouches, visite tour eiffel
Jour 2: château de Versailles, dernier jour des grandes eaux ( choix de ma fille)
Jour 3: Matin musée du Louvres Aprés midi ?
Jour 4: Cité des sciences ( Choix de mon fils, billets réservés)
Jour 5: Départ TGV vers 17h Auriez-vous des suggestions pour cette dernière journée ?
Auriez-vous aussi des adresses pour manger pas trop cher, dans des lieux sympas prés de nos visites? Ou d'autres idées de choses à faire avec les enfants ? Merci pour votre aide. Une marseillaise qui monte à la capitale!
Une semaine à Bali, une semaine au Laos et un mois en Thaïlande: sécurité et budget? English translation pending
Bjr a tous, je me présente hamel 22 ans et actuellement en Australie depuis prés de 8 mois.
Jusqu'ici je n'ai jms était une grande voyageuse meme si ce n'était pas l'envie qui manker.
Mon voyage en Australie ce terminant bientot (et ui preske un ans ds ce fabuleux pays qu'est l'Australie :D) je souhaiterai profiter du fait d'etre de ce coté ci du monde pr faire un voyage en Asie du sud-est c'est a dire 1 semaine a bali, 1 semaine au LAOS et 1 mois en thailande.
Mais voila j'ai un petit peu peur je suis jeune et je compte faire ce voyages seule, et a vrai dire je ne sais vraiment pas par ou commencer, j'ai plein de question en tete je sais que ce sera un voyage inoubliable pour moi mais trop de pbl ce pose;
Premierement je suis seule a voyage est-ce que ce n'est pas trop dangeureux?
Ensuite je n'est pas de carte de crédit alor comment faire pour transporter autant d'argent sur moi sans risquer de me les faire voler?
Et enfin , est-ce que mon budget est suffisant? ( 50 DOLLARS AUSTRALIEN PARS JR ce ki fait a peu prés 30 euro par jr pr chacun des pays cité ci-dessus), Sachant que je ne compte pas nn plus vivre dans le luxe, ou faire autant d'excution ( ke les plus importante :D)
Donc j'ai besoin de vous aider moi a repondre a ces question que j'arrete de me faire autant de soucis et que je me lance dans ce fabuleux voyage :D Merci d'avance pour vos réponse
Donc j'ai besoin de vous aider moi a repondre a ces question que j'arrete de me faire autant de soucis et que je me lance dans ce fabuleux voyage :D Merci d'avance pour vos réponse
Hutong à Pékin, où les trouver? English translation pending
Bonjour,
nous prévoyons un voyage en chine l'année prochaine avec bien sûr plusieurs jours à Pékin. Où trouve t-on encore des Hutong ? ceux qui restent sont-ils situés un peu au nord de la citée interdite ?
Autre question, les noms des rues sont-ils traduits en caractères européens ?
Merci pour vos réponses.
Avis sur itinéraire en Chine pour trois semaines en octobre? English translation pending
Bonjour,
J'ai préparé un itinéraire pour 3 semaines: voici ce que je fais :
jeudi 15 octobre 2009 : départ pour chine vendredi 16 octobre 2009 : Arrivée pékin à 9:50 am ; promenade sur la Place Tian An Men samedi 17 octobre 2009 : Temple du Ciel ;treize tombeaux des empereurs Ming dimanche 18 octobre 2009 : la grande muraille de chine par la passe de Juyongguan. Choisir la Passe de Juyongguan plutôt que celle de Badaling (1J) lundi 19 octobre 2009 : cité interdite : trois palais principaux : le Palais Tai He Dian Palais Zhong He Dian enfin le Palais Bao He Dian mardi 20 octobre 2009 : le parc Belhai et les lacs , la rue de la soie , Le marché aux puces, Départ pour xi'an mercredi 21 octobre 2009 : L'armée des soldats enterrés jeudi 22 octobre 2009 : Visiter quelque chose a Xi'an : Départ de nuit pour Shangai vendredi 23 octobre 2009 : la maison du thé : visite du jardin du mandarin YU : temple Yufosi: montagnes du Huangshan samedi 24 octobre 2009 : musée de shangai : rue commerçante de Nanjing Lu dimanche 25 octobre 2009 : Monter au sommet de la tour de Jin Mao (vue de shangai) : Nouvelle ville Pudong lundi 26 octobre 2009 : départ pour suhzou(1) (50min)(jardin) :retour shangai mardi 27 octobre 2009 : hangzhou visite des jardins (2) (1h) mercredi 28 octobre 2009 :hangzhou autre lieu a visiter : retour a shangai : départ pour HK jeudi 29 octobre 2009 : promenade , musée des arts , soirée a macao vendredi 30 octobre 2009 : Quartier de Yau Ma Tei et Mongkok , se balader sur Temple Street , le marché aux jades : samedi 31 octobre 2009 île de lamma et lantau du dimanche 1 au 4 octobre : allez a canton ( trouvez quelque chose a faire pendant cette période) jeudi 5 octobre - 6 octobre : Retour a HK pour départ france
Comme vous avez pu le constater je ne sais pas trop quoi pour ma derniere semaine. faire gangzhou , probablement voir a quoi ressemble la foire de canton , shenzhen , je pense aussi aller à sanya j'aimerai savoir si vous avez des hotels ou des restaurant que vous pouvez me conseiller ou peut etre des lieux que j'ai omis de citer dans l'itinéraire ci dessus. Je suis preneur pour les activités de soirées.
merci d'avance
Hani
J'ai préparé un itinéraire pour 3 semaines: voici ce que je fais :
jeudi 15 octobre 2009 : départ pour chine vendredi 16 octobre 2009 : Arrivée pékin à 9:50 am ; promenade sur la Place Tian An Men samedi 17 octobre 2009 : Temple du Ciel ;treize tombeaux des empereurs Ming dimanche 18 octobre 2009 : la grande muraille de chine par la passe de Juyongguan. Choisir la Passe de Juyongguan plutôt que celle de Badaling (1J) lundi 19 octobre 2009 : cité interdite : trois palais principaux : le Palais Tai He Dian Palais Zhong He Dian enfin le Palais Bao He Dian mardi 20 octobre 2009 : le parc Belhai et les lacs , la rue de la soie , Le marché aux puces, Départ pour xi'an mercredi 21 octobre 2009 : L'armée des soldats enterrés jeudi 22 octobre 2009 : Visiter quelque chose a Xi'an : Départ de nuit pour Shangai vendredi 23 octobre 2009 : la maison du thé : visite du jardin du mandarin YU : temple Yufosi: montagnes du Huangshan samedi 24 octobre 2009 : musée de shangai : rue commerçante de Nanjing Lu dimanche 25 octobre 2009 : Monter au sommet de la tour de Jin Mao (vue de shangai) : Nouvelle ville Pudong lundi 26 octobre 2009 : départ pour suhzou(1) (50min)(jardin) :retour shangai mardi 27 octobre 2009 : hangzhou visite des jardins (2) (1h) mercredi 28 octobre 2009 :hangzhou autre lieu a visiter : retour a shangai : départ pour HK jeudi 29 octobre 2009 : promenade , musée des arts , soirée a macao vendredi 30 octobre 2009 : Quartier de Yau Ma Tei et Mongkok , se balader sur Temple Street , le marché aux jades : samedi 31 octobre 2009 île de lamma et lantau du dimanche 1 au 4 octobre : allez a canton ( trouvez quelque chose a faire pendant cette période) jeudi 5 octobre - 6 octobre : Retour a HK pour départ france
Comme vous avez pu le constater je ne sais pas trop quoi pour ma derniere semaine. faire gangzhou , probablement voir a quoi ressemble la foire de canton , shenzhen , je pense aussi aller à sanya j'aimerai savoir si vous avez des hotels ou des restaurant que vous pouvez me conseiller ou peut etre des lieux que j'ai omis de citer dans l'itinéraire ci dessus. Je suis preneur pour les activités de soirées.
merci d'avance
Hani
Adresses de restaurants en Birmanie? English translation pending
Notre voyage se précise (départ dans 4 semaines!) et ( en bons gourmands) nous cherchons des adresses de restau sympa, pas chers et conviviaux. Ceci à Yangon, Bagan, Mandalay, Nyaug Shwe, Ngapali, Sittwe, Mrauk U .... bref, les classiques!
Trajets pour un voyage de trois semaines en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour je prépare un voyage de 3 semaines en Inde du sud en novembre avec mon copain. J'ai des questions concernant les trajets.
Voici mon itinéraire :
Paris / Chennai / Mamallapuram/ Pondichery / Trichy/ Madurai/ Periyar/ Allepye/ Cochin/ Ooty/ Mysore/ Bangalore/ Hampi / Goa. Que pensez-vous de cet itinéraire?
J'ai bien conscience que le projet est ambitieux et qu'on met beaucoup de temps pour faire des trajets en Inde, mais je pense que c'est réalisable. C'est d'ailleurs pour cela que je souhaiterais avoir des conseils sur les transports pour ne pas perdre trop de temps.
les sites de train sont très compliqués, avez-vous déjà fait des liaisons que j’ai cité dans mon itinéraire ? La solution de location de voiture avec chauffeur est-t-elle une bonne option? Si oui avez-vous des adresses à Chennai
Sinon j'arrive à l'aéroport de Chennai à 3h du matin , pensez-vous que je vais trouver un hotel à Chennai qui pourra m'héberger?
Merci par avance pour vos conseils.
Le pays où le noir est couleur English translation pending
Djenné
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
Mali: choix des sites de randonnées English translation pending
bonjour à vous
Je compte partir au Mali (vol Mopti) début décembre avec agence. J'hésite maintenant entre 2 possibilités : un trek sportif focalisé sur toute la falaise de Bandiagara, ou bien faire un détour par Djénne (1 journée), et un autre détour par le mont Hombori (1 journée), avec 3 jours de "balade" le long de la falaise Bandiagara.
Je me dis que le premier choix me permettrait de vraiment m'impregner dans des coins moins accessibles par les véhicules. Le 2e choix me permet quand meme de voir 2 autres sites qui sont à proximité...
je n'ai que 8 jours !!! hélas, c'est ca le plus gros soucis.
alors, je suis preneur de vos précieux conseils
bons voyages
bons voyages
Relier Humahuaca à Uyuni en Bolivie? English translation pending
j'arrive à salta le 16 octobre,
grace au forum, j'aurais sans doute une compagne de voyage pour quelques jours,
on compte monter au nord, jujuy humahuaca, tilcara,
tout bon plan est bienvenu,
puis elle redescend car elle reste moins longtemps
quand à moi, j'aimerais si c'est possible pousser mon exploration plus au nord
pour aller faire les salines de uyuni en bolivie,
qqn sait il si je peux m'y rendre de humahuaca, comment? bus sans doute mais quel longueur de trajet, prix, des conseils pour la frontière??
qqn connait il une agence là bas pour faire le tour en bolivie, des conseils??
qqn sait il si je peux m'y rendre de humahuaca, comment? bus sans doute mais quel longueur de trajet, prix, des conseils pour la frontière??
qqn connait il une agence là bas pour faire le tour en bolivie, des conseils??
Préparation d'un tour du monde sur deux ans English translation pending
Salut à tous ! au fil du temps j'affine mon projet et j'aimerai quelques conseils , voici mon itinéraire sur 2 ans :
Tour de l'europe au printemps pendant 3 mois avec ma voiture suivi du transibérien de Moscou à Pékin avec une pause d' une semaine en Mongolie . Rester 1 mois en Chine puis partir au Japon par la mer ensuite l'Inde , Le Sri Lanka , la Thailande , le Vietnam , Bali , Tahiti , Iles Galapagos , Costa Rica , Miami , Cuba , Jamaique , République Dominicaine , Antilles Françaises , Sénegal , Mali , Burkina Faso , bénin , Togo , Tanzanie , Madagascar , Mayotte , Maurice et Ile de La Réunion !
Mes questions :1/ Quelle agence je dois choisir pour un pass aerien en vols secs ? 2/ Je suppose que je ne pourrai pas enchainer les destinations ex:Bali-Tahiti ou Antilles Sénegal comment ça se passe exactement dans la pratique avec un itinéraire comme le mien ? 3/ j'aimerai prendre un ferry entre la Chine et le Japon , L'Inde et le Sri Lanka , les Iles Galapagos et le Costa Rica , Miami et Cuba , Cuba et la Jamaique , la Jamaique et la République Dominicaine , le tour des antilles Françaises , Tanzanie et Mada , Mada et La Réunion , La Réunion et Mayotte , La réunion et Maurice . 4/ Tous les pays de l' Afrique de l'ouest que j'ai cité je peux les traverser sans prendre l'avion (bus, taxi brousse ) ? 5/ Un pass aérien a une durée de 1 an voilà pourquoi j'aimerai préviligier le bus + le bateau car en Afrique j y serai dans la 2eme année . A part bien sur pour relier le Togo à la Tanzanie et La Réunion à Paris lol ! 6/ Je zappe l' Amérique à part le Costa Rica et Miami je fais une erreur ? 7/ 2 ans cela suffit il ? 8/ Budget env 40 / 45 000 € tout compris (transports , hotels , restos , visites , vaccins , assurances etc...) C'est assez ?
Merci à vous et Latcho drom !
Mes questions :1/ Quelle agence je dois choisir pour un pass aerien en vols secs ? 2/ Je suppose que je ne pourrai pas enchainer les destinations ex:Bali-Tahiti ou Antilles Sénegal comment ça se passe exactement dans la pratique avec un itinéraire comme le mien ? 3/ j'aimerai prendre un ferry entre la Chine et le Japon , L'Inde et le Sri Lanka , les Iles Galapagos et le Costa Rica , Miami et Cuba , Cuba et la Jamaique , la Jamaique et la République Dominicaine , le tour des antilles Françaises , Tanzanie et Mada , Mada et La Réunion , La Réunion et Mayotte , La réunion et Maurice . 4/ Tous les pays de l' Afrique de l'ouest que j'ai cité je peux les traverser sans prendre l'avion (bus, taxi brousse ) ? 5/ Un pass aérien a une durée de 1 an voilà pourquoi j'aimerai préviligier le bus + le bateau car en Afrique j y serai dans la 2eme année . A part bien sur pour relier le Togo à la Tanzanie et La Réunion à Paris lol ! 6/ Je zappe l' Amérique à part le Costa Rica et Miami je fais une erreur ? 7/ 2 ans cela suffit il ? 8/ Budget env 40 / 45 000 € tout compris (transports , hotels , restos , visites , vaccins , assurances etc...) C'est assez ?
Merci à vous et Latcho drom !
Faire un voyage en Birmanie début 2010? English translation pending
Je suis aller en Birmanie en 2007 et souhaiterait y retourner début 2010.
Le questionnement d'ordre éthique est récurrent ... j'ai trouvé la réponse en 2007.
cette fois, les arguments suivants, pourtant déjà lus, m'interrogent encore davantage après les évènements de cette année et l'action menée par Jane Birkin.
http://www.info-birmanie.org
"Le travail forcé Le tourisme en Birmanie est fondé sur le travail forcé et ne bénéficie en rien aux populations locales. En 1998, une commission d’enquête de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a constaté que le recours au travail forcé par la junte militaire était généralisé et systématique. Des millions de Birmans, tous âges et sexe confondus, ont été obligés de travailler dans des conditions d’esclavage : ni payés, ni nourris, parfois battus et violés, beaucoup d’entre eux y ont laissé leur vie. "
"Les déplacements de population Les autorités birmanes ont nettoyé la proximité des sites historiques. Les quartiers pauvres ont été détruits et les habitants relogés dans des cités nouvelles. Au nom du tourisme, environ trois millions de personnes ont été chassées de chez elles. Le cas le plus flagrant reste celui de la cité historique de Pagan. "
Mon séjour à Bagan a confirmé la réalité de l'info - habitants évacués en très peu de temps
"Si l’on décide de ne pas aller en Birmanie, alors pourquoi se rendre dans d’autres pays qui bafouent également les droits de l’Homme (cela correspondrait ainsi à boycotter les 2/3 de la planète) ?"
Agumentaire :"Il est des pays où il n’existe pas de force alternative à une situation de violence, ni de groupes d’opposition constitués et identifiables. Il est important de se rendre dans ces pays afin de contribuer à l’ouverture du pays. Ce n’est pas le cas de la Birmanie, où l’opposition est clairement identifiable, organisée et reconnue sur le plan international. Le boycott touristique de la Birmanie est légitimé par la demande de Daw Aung San Suu Kyi elle-même."
Qu'en pensez-vous ?
Mon type de voyage, vol sec, sac à dos, petites guesthouses pas chères, me confortent dans mon envie d'y retourner... J'ai aimé ce pays et voudrait approfondir
Mais, peux-ton éviter tous les moyens de transport gouvernementaux pour aller vers Sittwe et Mrauk U (bateau) ou dans les environs de Mandalay ??
Merci
Le questionnement d'ordre éthique est récurrent ... j'ai trouvé la réponse en 2007.
cette fois, les arguments suivants, pourtant déjà lus, m'interrogent encore davantage après les évènements de cette année et l'action menée par Jane Birkin.
http://www.info-birmanie.org
"Le travail forcé Le tourisme en Birmanie est fondé sur le travail forcé et ne bénéficie en rien aux populations locales. En 1998, une commission d’enquête de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a constaté que le recours au travail forcé par la junte militaire était généralisé et systématique. Des millions de Birmans, tous âges et sexe confondus, ont été obligés de travailler dans des conditions d’esclavage : ni payés, ni nourris, parfois battus et violés, beaucoup d’entre eux y ont laissé leur vie. "
"Les déplacements de population Les autorités birmanes ont nettoyé la proximité des sites historiques. Les quartiers pauvres ont été détruits et les habitants relogés dans des cités nouvelles. Au nom du tourisme, environ trois millions de personnes ont été chassées de chez elles. Le cas le plus flagrant reste celui de la cité historique de Pagan. "
Mon séjour à Bagan a confirmé la réalité de l'info - habitants évacués en très peu de temps
"Si l’on décide de ne pas aller en Birmanie, alors pourquoi se rendre dans d’autres pays qui bafouent également les droits de l’Homme (cela correspondrait ainsi à boycotter les 2/3 de la planète) ?"
Agumentaire :"Il est des pays où il n’existe pas de force alternative à une situation de violence, ni de groupes d’opposition constitués et identifiables. Il est important de se rendre dans ces pays afin de contribuer à l’ouverture du pays. Ce n’est pas le cas de la Birmanie, où l’opposition est clairement identifiable, organisée et reconnue sur le plan international. Le boycott touristique de la Birmanie est légitimé par la demande de Daw Aung San Suu Kyi elle-même."
Qu'en pensez-vous ?
Mon type de voyage, vol sec, sac à dos, petites guesthouses pas chères, me confortent dans mon envie d'y retourner... J'ai aimé ce pays et voudrait approfondir
Mais, peux-ton éviter tous les moyens de transport gouvernementaux pour aller vers Sittwe et Mrauk U (bateau) ou dans les environs de Mandalay ??
Merci
Conseil pour guide et itinéraire au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 à vouloir partir du 07 au 21 mars 2010 au Rajasthan.
Ne connaissant pas bien les distances entre les villes, je vous note en gros les sites que nous voulons voir. A partir de cela, pouvez-vous me dire si c'est vraiment réalisable. S'il y a lieu quoi enlever et quoi rajouter pour voir le plus "beau".
- Le désert de Thar, La chaîne des monts Aravalli, Les plaines fertiles.
- Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Ajmer, Pushkar, Jaisalmer, Ranakpur. Agra avec le Taj mal bien sur
- Le City Palace de Jaipur, Le Palais de la Cité d'Udaipur, Les musées
- La forteresse d'Amber, Les temples jaïns de Mont Abu, Les temples d'Eklingii.
- Les réserves de tigres, La réserve ornithologique du Keoladeo Ghana.
- Les palais de Jaipur, Les palais d'Udaipur, Le Umaid Bhawan Palace de Jodhpur, Les pavillons de chasse et les havelis du Shekhawati.
Je sais cela fait beaucoup !!! Que nous consseillez vous de garder ou d'enlever ?
Nous souhons voir la culture de votre pays et être immergé dans le pays
Pour les chauffeurs, voici ce que j'ai trouvé. Pour l'instand, j'ai demandé des devis et j'attend de voir les prix !!
asifdriver@hotmail.com
www.indiahighlights.com
www.jarokhatours.com
shantitravel.com
Nous avons un bedget serré mais j'ai trouvé des billet pour 465 € A/R depuis Nice.
Je me dis que le tours peut nous revenir à 500/600 € tout inclus (hotel + bouf + souvenir....) Qu'en pensez-vous ?
Nous ne souhaitons pas le grand luxe, juste profiter du pays quitte à vivre de façon local.
Je l'ai déjà fait cet été lorsqu'on est parti en Mongolie.
merci à vous de votre réponse
Nous sommes 2 à vouloir partir du 07 au 21 mars 2010 au Rajasthan.
Ne connaissant pas bien les distances entre les villes, je vous note en gros les sites que nous voulons voir. A partir de cela, pouvez-vous me dire si c'est vraiment réalisable. S'il y a lieu quoi enlever et quoi rajouter pour voir le plus "beau".
- Le désert de Thar, La chaîne des monts Aravalli, Les plaines fertiles.
- Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Ajmer, Pushkar, Jaisalmer, Ranakpur. Agra avec le Taj mal bien sur
- Le City Palace de Jaipur, Le Palais de la Cité d'Udaipur, Les musées
- La forteresse d'Amber, Les temples jaïns de Mont Abu, Les temples d'Eklingii.
- Les réserves de tigres, La réserve ornithologique du Keoladeo Ghana.
- Les palais de Jaipur, Les palais d'Udaipur, Le Umaid Bhawan Palace de Jodhpur, Les pavillons de chasse et les havelis du Shekhawati.
Je sais cela fait beaucoup !!! Que nous consseillez vous de garder ou d'enlever ?
Nous souhons voir la culture de votre pays et être immergé dans le pays
Pour les chauffeurs, voici ce que j'ai trouvé. Pour l'instand, j'ai demandé des devis et j'attend de voir les prix !!
asifdriver@hotmail.com
www.indiahighlights.com
www.jarokhatours.com
shantitravel.com
Nous avons un bedget serré mais j'ai trouvé des billet pour 465 € A/R depuis Nice.
Je me dis que le tours peut nous revenir à 500/600 € tout inclus (hotel + bouf + souvenir....) Qu'en pensez-vous ?
Nous ne souhaitons pas le grand luxe, juste profiter du pays quitte à vivre de façon local.
Je l'ai déjà fait cet été lorsqu'on est parti en Mongolie.
merci à vous de votre réponse
Cherche hôtel à Hong Kong English translation pending
bonjour
je pars pour hong kong le 20 oct et je recherche un hotel à kowloon.j'hesite entre les trois suivants:
- stanford hotel (soy street), dorsett seaview (shanghai street), the city view( waterloo road)
vos observations et propositions seront les bienvenues.
merci
Passage du typhon au Cambodge English translation pending
bonjour, j'aimerai savoir comment sont les cambodgiens apres ce qu'il s'est passé et dans quel coin du cambodge a été touché par le typhon
Sumatra: séisme et Tsunami dégâts près du Lac Toba? (1er octobre 2009) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un sait-il si la région du Lac Toba à Sumatra a été touchée par le séisme d'hier et le Tsunami de ce matin? J'ai des proches qui étaient dans cette région il y a deux jours et je ne trouve pas d'info sur l'impact géographique réel de ces deux déplorables catastrophes.. Merci pour vos informations.
Quelqu'un sait-il si la région du Lac Toba à Sumatra a été touchée par le séisme d'hier et le Tsunami de ce matin? J'ai des proches qui étaient dans cette région il y a deux jours et je ne trouve pas d'info sur l'impact géographique réel de ces deux déplorables catastrophes.. Merci pour vos informations.
Vacances et randonnées en Polynésie-Française mi-octobre English translation pending
bonjour, je pars pour un mois de vacances en polynésie Tahiti, Mooréa, Huahiné Raiatéa, Bora bora, hiva oa, Nuku Hiva, Ua Huka, à partir du 15 octobre, je me pose de nombreuses questions, je voudrais visiter le maximum de cites interressants sans me ruiner, j'ai prévu de faire des randonnées.Pouvez vous m'indiquer celles qui ne faut pas manquer, les meilleures adresses de resto pas trop chers, dois-je apporter mes grosses chaussures de marche ou des basquettes suffisent? peux-t-on négossier les prix la-bas? faut-il garder l'argent liquide sur soi ou peut-on faire confiance ?y a-t-il des pièges à éviter ? toutes les infos me seront utiles, merci d'avance
Tremblement de terre en Indonésie (30 septembre 2009) English translation pending
http://indoagogo.blog4ever.com/blog/index-195667.html
encore un tremblement de terre en indonésie et une possible déclenchement de l'alerte tsunami jusqu'en Thailande !!! quel malheur 😠😠
encore un tremblement de terre en indonésie et une possible déclenchement de l'alerte tsunami jusqu'en Thailande !!! quel malheur 😠😠