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Cayo Largo: prix des plongées à la hausse English translation pending
Salut amis plongeurs
J'arrive de Cayo Largo et quel ne fut pas ma surprise de voir le prix des plongées montées en flèche. je m'explique je suis allé à cayo largo il y a 3 ans et on payait 30 pesos 42$can par plongée et si on en faisait plus le prix diminuait. Cette année dans le livre du représentant à l'hotel c'est la même chose mais quand on arrive à la marina ce n'est pas pareil que tu fasse 1 ou 10 plongées c'est le même prix 47 pesos 66$can par plongée. J'ai demandé la raison de cette augmentation de 60% et il y en a pas. Après une discussion avec un dive master que je connaissais il m'a confirmé que des Italiens avaient pris des parts dans le club de plongée et avait augmenté les prix et que ceux ci ne paient pas le même prix que nous.Donc si vous désirez plongée las-bas prévoyer débourser plus.Il y a de belles plongées à faire.
Si vous comparez à Playa Giron pour le prix c'est 25 pesos par plongée et la 5 ième est gratuite
donc 100 pesos 140$can pour 5 plongées.
Bonne plongée à tous
Classement des parcs américains English translation pending
Bonjour,
Je prévois de faire un voyage d'environ 15 jours dans l'ouest américain en avril avec ma copine, en arrivant et repartant d'un aéroport différent pour gagner du temps (pas encore déterminé) ...
On voudrait voir San-Francisco, la côte pacifique, Los-Angeles, peut-être une halte à Las-Vegas et des parcs et vu notre temps limité, pouvez-vous me dire quels sont les quelques parc à ne surtout pas rater ?
Merci.
Je prévois de faire un voyage d'environ 15 jours dans l'ouest américain en avril avec ma copine, en arrivant et repartant d'un aéroport différent pour gagner du temps (pas encore déterminé) ...
On voudrait voir San-Francisco, la côte pacifique, Los-Angeles, peut-être une halte à Las-Vegas et des parcs et vu notre temps limité, pouvez-vous me dire quels sont les quelques parc à ne surtout pas rater ?
Merci.
Risques à Madagascar: annulation de billets d'avion? English translation pending
bonjour,
Nous devons partir la semaine prochaine passer 3 semaines à Madagascar... vue la situation actuelle nous sommes un peu inquiets. Pour l'instant nous maintenons notre voyage, quitte à filer vite en brousse pour éviter les manifestations. Néanmoins, je m'interroge sur les conditions d'annulation. Nous avons pris des billets chez Air France. Existe-t-il des possibilités de remboursement ou modification de billet dans le cas de problèmes politiques graves. Cette solution de remboursement est elle possible via l'assurance de notre carte bancaire. Quelqu'un a-t-il déjà été confronté à ce genre de cas ?
Espérons que la situation s'améliore... mais bon, j'essaie de m'organiser !
Nous devons partir la semaine prochaine passer 3 semaines à Madagascar... vue la situation actuelle nous sommes un peu inquiets. Pour l'instant nous maintenons notre voyage, quitte à filer vite en brousse pour éviter les manifestations. Néanmoins, je m'interroge sur les conditions d'annulation. Nous avons pris des billets chez Air France. Existe-t-il des possibilités de remboursement ou modification de billet dans le cas de problèmes politiques graves. Cette solution de remboursement est elle possible via l'assurance de notre carte bancaire. Quelqu'un a-t-il déjà été confronté à ce genre de cas ?
Espérons que la situation s'améliore... mais bon, j'essaie de m'organiser !
Compte rendu d'un voyage de trois semaines au Cameroun English translation pending
Salut à tous
Ca y est suis rentré ce matin des 3 semaines au Cameroun; un beau voyage, plein de belles images en tête mais aussi beaucoup un sentiment mitigé. Tout d'abord le côté pratique; mon itinéraire; douala-yaoundé-train jusqu'a Ngaoundéré-parc de la bénoué-retour Yaoundé-kribi-Edéa-Limbé-Buéa et douala; le tout 3 semaines sac à dos
Douala; ville tentaculaire, polluée, assez dangereuse à certains égard; bref j'ai pas accroché; j'ai pris le sky hotel à bonapriso; bel hotel pas donné mais pratique pour l'invitation pour le visa.
Yaoundé; Ville plus agréable, plus aérée et plus verte; hôtel le grand moulin près de la gare; un peu cher au vu des prestations
Ngoundéré; ville assez agréable; bon point de départ pour le parc de la Bénoué ou le parc du faro aussi; j'ai logé à l'hôtel du lac; bien mais un peu cher au vu des prestations. Se méfier des moto taxis dans cette ville surtout de nuit; une grande partie sont drogués et agressifs.
Parc de la Bénoué; à 2h de route de Ngaoundéré; 4X4 obligatoire (non accessible en transports en commun); beau parc géré par des africains; on y voit des antilopes, hypoppotames, girafes, phacochères, diverses espèces de singes dont des baboins, crocodiles (apparemment on peut y voir des lions et éléphants mais je ne les ai pas vu). Logement au campement du buffle noir; très sympas.
Kribi: sympas, belles plages mais sans plus. Les chutes de la lobé n'ont rien d'exceptionnels et les excursions proposées au départ des chutes sont à des tarifs excessifs (nous y avons renoncés); une astuce; prendre un moto taxi jusqu'à tarar plage puis longer les plages à pied jusqu'à la lobé (30 minutes environ). Une bonne adresse; l'hôtel de la paix (chambres à 5000 CFA correctes, bien situées)
Limbé; rien d'exceptionnel à limbé même; hôtels chers au vu des prestations offertes; un bon plan; le SEM beach hotel à 20 mns de Limbé; hôtel un peu cher mais confortable et surtout longeant l'une des plus belles plages de sable noir du coin. Très bon accueil.
Buéa; ville brumeuse, froide sans grand intérêt mais présentant l'avantage d'être au pied du mont cameroun que l'on peut bien voir en fonction des heures de la journée. Hôtel Mermoz; bien et pas cher (6000FCA)
Les transports; le train; très bien et efficace mais pas donné (28000FCA la couchette); train de nuit yaoundé-Ngaoundéré et inverse. Aucun pbms. Très bon réseaux de bus et mini bus; ca fonctionne bien.
Le climat; très chaud et humide à douala et autour; chaud à kribi; nuits fraiches à yaoundé, ngaoundéré et limbé climat assez frais jour et nuit à Buéa.
Visa; 100 euros au consulat à Marseille plus taxe de sortie de 10000CFA à l'aéroport de douala.
Autres détails pratiques; difficulté à faire du change même ds les villes; les banques refusent; aucun bureau de change; reste le change au noir ou les grands hôtels (tx peu intéressant); à la différence d'autres pays d'Afrique, faire du change au Cameroun est peu simple à certains endroits.
Le gros point noir du séjour; un certain racisme surtout chez les jeunes; pas une journée sans se faire insulter de "sale blanc", "le blanc rentre chez toi", "et le white dégage", etc...A cela se rajoute les regards insistants et provocateurs à tous les coins de rue. c dommage car qd on a connu l'accueil exceptionnel des burkinabés, on est décu par l'accueil des étrangers au Cameroun. Autre chose, il est parfois difficile d'obtenir des infos; par exemple l'office du tourisme de ngaoundéré ne connaissait même pas le parc de la bénoué (pourtant le plus proche de cette ville). Pour finir de belles rencontres et un beau pays mais un accueil général assez déplorable et un racisme très présent chez une part non négligeable de la population qui gache l'impression générale du voyage. D'ailleurs ce qui ne trompe pas et se constate sur place; de l'avis même des camerounais et des résidents; le tourisme est en chute libre dans ce pays.
C dommage d'avoir du reporter la rencontre VF (qui s'est finallement annulée apparemment) mais je n'avais pas le choix au vu de l'itinéraire.
Voila je ne regrette pas ce voyage et d'avoir découvert le cameroun mais je n'y remettrai plus les pieds. a++
Ca y est suis rentré ce matin des 3 semaines au Cameroun; un beau voyage, plein de belles images en tête mais aussi beaucoup un sentiment mitigé. Tout d'abord le côté pratique; mon itinéraire; douala-yaoundé-train jusqu'a Ngaoundéré-parc de la bénoué-retour Yaoundé-kribi-Edéa-Limbé-Buéa et douala; le tout 3 semaines sac à dos
Douala; ville tentaculaire, polluée, assez dangereuse à certains égard; bref j'ai pas accroché; j'ai pris le sky hotel à bonapriso; bel hotel pas donné mais pratique pour l'invitation pour le visa.
Yaoundé; Ville plus agréable, plus aérée et plus verte; hôtel le grand moulin près de la gare; un peu cher au vu des prestations
Ngoundéré; ville assez agréable; bon point de départ pour le parc de la Bénoué ou le parc du faro aussi; j'ai logé à l'hôtel du lac; bien mais un peu cher au vu des prestations. Se méfier des moto taxis dans cette ville surtout de nuit; une grande partie sont drogués et agressifs.
Parc de la Bénoué; à 2h de route de Ngaoundéré; 4X4 obligatoire (non accessible en transports en commun); beau parc géré par des africains; on y voit des antilopes, hypoppotames, girafes, phacochères, diverses espèces de singes dont des baboins, crocodiles (apparemment on peut y voir des lions et éléphants mais je ne les ai pas vu). Logement au campement du buffle noir; très sympas.
Kribi: sympas, belles plages mais sans plus. Les chutes de la lobé n'ont rien d'exceptionnels et les excursions proposées au départ des chutes sont à des tarifs excessifs (nous y avons renoncés); une astuce; prendre un moto taxi jusqu'à tarar plage puis longer les plages à pied jusqu'à la lobé (30 minutes environ). Une bonne adresse; l'hôtel de la paix (chambres à 5000 CFA correctes, bien situées)
Limbé; rien d'exceptionnel à limbé même; hôtels chers au vu des prestations offertes; un bon plan; le SEM beach hotel à 20 mns de Limbé; hôtel un peu cher mais confortable et surtout longeant l'une des plus belles plages de sable noir du coin. Très bon accueil.
Buéa; ville brumeuse, froide sans grand intérêt mais présentant l'avantage d'être au pied du mont cameroun que l'on peut bien voir en fonction des heures de la journée. Hôtel Mermoz; bien et pas cher (6000FCA)
Les transports; le train; très bien et efficace mais pas donné (28000FCA la couchette); train de nuit yaoundé-Ngaoundéré et inverse. Aucun pbms. Très bon réseaux de bus et mini bus; ca fonctionne bien.
Le climat; très chaud et humide à douala et autour; chaud à kribi; nuits fraiches à yaoundé, ngaoundéré et limbé climat assez frais jour et nuit à Buéa.
Visa; 100 euros au consulat à Marseille plus taxe de sortie de 10000CFA à l'aéroport de douala.
Autres détails pratiques; difficulté à faire du change même ds les villes; les banques refusent; aucun bureau de change; reste le change au noir ou les grands hôtels (tx peu intéressant); à la différence d'autres pays d'Afrique, faire du change au Cameroun est peu simple à certains endroits.
Le gros point noir du séjour; un certain racisme surtout chez les jeunes; pas une journée sans se faire insulter de "sale blanc", "le blanc rentre chez toi", "et le white dégage", etc...A cela se rajoute les regards insistants et provocateurs à tous les coins de rue. c dommage car qd on a connu l'accueil exceptionnel des burkinabés, on est décu par l'accueil des étrangers au Cameroun. Autre chose, il est parfois difficile d'obtenir des infos; par exemple l'office du tourisme de ngaoundéré ne connaissait même pas le parc de la bénoué (pourtant le plus proche de cette ville). Pour finir de belles rencontres et un beau pays mais un accueil général assez déplorable et un racisme très présent chez une part non négligeable de la population qui gache l'impression générale du voyage. D'ailleurs ce qui ne trompe pas et se constate sur place; de l'avis même des camerounais et des résidents; le tourisme est en chute libre dans ce pays.
C dommage d'avoir du reporter la rencontre VF (qui s'est finallement annulée apparemment) mais je n'avais pas le choix au vu de l'itinéraire.
Voila je ne regrette pas ce voyage et d'avoir découvert le cameroun mais je n'y remettrai plus les pieds. a++
Rapport Inde du Nord/Népal (octobre 2008/décembre 2008) English translation pending
Carnet de Voyage 6 mois en Inde/NépalDisponible format Word sur demande (mise en page simplifiée et claire)
(Octobre 2008 a fin Mars 2009) Quelques données :
Change 1 euros : 61, 6 et 65 Rps (Roupilles Indiennes) à donc 100 Rps = 1, 6 euros Puce téléphone : 300 Rps chez Vodaphone ac 190 rps crédit ; prévoir Z photos identité 1h d’internet : 15 à 40 Rps de l’heure (moyenne 30Rps/H) 4 photos d’identité : 40 à 50 Rps Appel en France : entre 30 et 40 Rps/min Linge/pressing : 5 à 40 Rps/article (suivant le tissus et la taille) Barbier : 15 à 20 Rps Bouteille d’eau : 10 à 13 Rps (dans la rue) 15 à 25 Rps dans les hôtels. Verre de Chai : 3 Rps. Voir 15 à 20 Rps dans certains restaurants ou Hôtel. Cigarettes : 60 à 100 Rps, prenez plusieurs cartouches à l’arrivée dutyfree…ou pas Paquet de biscuits : Local (4 à 22 Rps) plutôt bons (ex : Parle-G, ou Brittania) Importé (45 à 100 Rps)
Voyage en couple : elle, française, moi, marocain, respectivement 26 et 28 ans. Premier voyage en Inde mais nous avions déjà chacun voyagé en mode back-pack mais jamais l’Asie et jamais 6 mois entiers donc on a préféré prendre des précautions. Idée du voyage : Faire « un » tour de l’Inde et du Népal en 6 mois : en faisant une boucle Mumbai àMumbai Idée de cette page : Donner le plus d’infos pratiques et utiles, ou juste un plan sympa sur certaines villes ou régions pour, peut être, faciliter un peu les choses pour quelqu’un ; il ne s’agit pas de retracer intégralement nos aventures ; peut être sur une autre page un jour... Annexe Nourriture pour plus de bon plans et explications sur les menus Qu’avons-nous emporté ? Trop de chose certainement, mais beaucoup se sont avérées utiles : Deux gros sacs à dos de 80l : 2 sacs de couchages avec matelas gonflables intégrés, deux capes anti pluie, quelques médicaments (anti diarrhéique, contre infection alimentaires, vitamines, paracétamol, pépin de pamplemousse, anti-allergènes, pansements gastrique, trousse de premier secours, inhalateur pour l’asthme, 2 couvertures de survie réutilisable, anti moustiques en spirales (40 spirales), anti-moustique en spray (3 DEET à 40 et 50%), un adaptateur, une multiprise antichocs électriques, et un gros vêtement pour le froid chacun (genre poncho), plus une énorme trousse de toilette pour madame. (Plus quelques habits mais rien de trop car toute la garde robe à été refaite dans les premières semaines de voyage, un jeans et pleins de sous vetements avec 2 ou 3 t-shirts et une paire de chaussure de sport + 1 paire de tongs ca va très bien) Un sac à dos de 35l : Un laptop, 2 ipods, câbles, antis moustiques, 4 paires de lunettes, guides, livres, cartes, documents de voyage, impressions « voyage forum », 2 cadenas (1 rigide et 1 à filin extensible), 1 couteau suisse, coussin gonflable d’appoint, documents administratifs photocopiés et reçus traveler’s chèques copiés. Un sac bandoulière : Appareil photo reflex, deux objectifs, clé-usb et disque dur externe. Deux ceintures ventrales : Passeports, argent liquide, carte de crédit et traveller’s chèques répartis entre nous deux. (80% de notre budget total en traveller’s chèques, 5% espèces et 15% sur compte via Mastercard gold demandée à l’occasion du voyage) Beaucoup d’amour et c’est parti !!
Départ de Paris CDG avec la British Airways, escale à Londres puis vol direct jusqu'à Bombay (2h puis 9h de vol à 435 Euros TTC/pers vol aller-retour au départ de Paris pour Bombay) MUMBAI (3 nuits/3 jours les 7, 8, 9 et 10 Octobre 2008) (Bentley’s Hôtel, Chambre avec clim et sdb : 2210 Rps la nuit avec Pdj) Pour ne pas être pris au dépourvu dès l’arrivée à Bombay, ( minuit et demi heure locale), on avait réservé un hôtel avec transfert depuis l’aéroport (un peu cher 850 Rps mais sécurisant après le long vol pour une première visite en Inde) Bombay, il est 1h du matin et il fait une chaleur terrible (heureusement la température n’a pas augmentée beaucoup avec l’apparition du soleil), moite et collante! Premières impressions, les odeurs vous prennent aux narines dans tous les sens et se mélangent, puis les bruits ensuite, klaxons en pagaille (et pourtant je vis au Maroc et on pratique aussi à haut niveau). On arrive à notre hôtel, on préfère prendre une chambre avec douche et petit balcon, pour être à l’aise le temps de récupérer et préparer la suite du voyage. Mais avec le recul la chambre était vraiment trop chère pour la qualité, très spacieuse mais pas particulièrement accueillante et le personnel idem, de plus le pdj ‘inclus’ est tout simplement ridicule bien que servi en chambre. On découvre la ville notre guide à la main et les yeux écarquillés beaucoup de vie, ca grouille, ca s’occupe, ca va dans tous les sens et dans la tête c’est un peu pareil. Pour donner mes impressions en ce qui concerne un sujet souvent abordé en Inde, la misère, je dirais que ca dépend tout simplement de votre vécu personnel en la matière. (Certaines images de misère ont eu des effets plus marquant sur ma compagne que sur moi, notamment les enfants qui dorment à même le bitume, surement du au fait qu’au Maroc on à aussi notre lot d’images qui retournent le ventre quand on y à grandit et qu’on y vit ou pour ceux qui se sont écartés des chemins touristiques balisés) N’ayant pas apporté beaucoup de vêtements on cherche ou faire quelques emplettes sur Bombay, et on tombe sur Fabindia (excellents magasins qu’on retrouve à Delhi, Jaipur et autres…) avec des bons vêtements femme/homme d’un rapport qualité prix correct. Recommandations : Les grillades dans la rue au stand Bade Miya la nuit New Kulfi Centre pour les glaces aux parfums exquis Pour un repas un peu plus occidental le Churchill ou le Basilico (plus haut de game) Pourquoi pas la petite excursion en bateau depuis l’imposant Gate of India jusqu'à l’Elephant Island pour visiter les temples-grotte (en tout et pour tout ca vous fera une sortie de 4/5h pour un peu moins de 1000 Rps a deux)
Mumbai à Ahmedabad : 12h de train couchette pour 816 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 21h en classe AC2 (on prendra toujours celle-ci pour les trains de nuit car plus de sécurité pour les bagages et un peu plus intime, cabines de 4 personnes)
AHMADABAD : (2 nuits les 10 et 11/10/2008) (Hotel Moti Mahal, chambre avec clim et sdb 730 Rps/Nuit) Concernant l’hôtel (très proche de la gare), bonne surprise, l’accueil est chaleureux, la chambre est correcte et très propre. L’hôtel comprend un restaurant au RdC qui donne sur la rue, et on est vite rassuré par la qualité de sa nourriture quand on voit le flux incessant de clients en file derrière le comptoir des commandes a emporter alors que le restaurant est déjà bondé. Quelle chance il livre aussi dans les chambres et les prix sont très corrects. Capitale du Gujarat (état réputé pour sa gastronomie), Ahmedabad est une ville à forte communauté musulmane et Jain, de nombreuses mosquée à visiter, faites un saut à la SEWA pour encourager les coopératives d’artisanat fait par des femmes. Surtout n’oubliez pas de visiter l’Ashram de Gandhi, à quelques km à peine. Vous y découvrirez un lieu paisible qui retrace l’histoire du Mahatma à travers des plaques, images, gravures et photos ; vers la chambre qu’occupait Gandhi vous aurez peut être la chance de croiser des enfants ou une femme qui vous tendra un mp3 pour une visite audio guidée (en anglais) par la voix d’un enfant.(Gratuit), si vous êtes intéressés il y’a aussi une bibliothèque avec de nombreux livres sur Gandhi, l’indouisme, la philosophie… a prix doux. Ce qui devait être une ville étape c’est transformé en agréable moment, et aussi en découverte culinaire, on commence à repérer 4/5 références sur les cartes maintenant et on prend un air un peu plus assuré que les premiers jours. Recommandations : Visite de l’Ashram de Gandhi Promenade nocturne dans les rues animées des souks Nos restaurants favoris Nutan (excellente nourriture, copieux et à pris doux) Moti-Mahal (room service^^ et très bons) Havmor (un peu plus « moderne » mais belle carte)
Ahmedabad à Udaipur : 11h de train couchette pour 548 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 22h en classe AC2
UDAIPUR : (3 nuits/4jours 13, 14 et 15/10/2008) (Hotel Dream Heaven Guest House, Chambre avec sdb pour 600 Rps/nuit) Sur ce coup on aurait vraiment pu se loger moins cher, mais je voulais faire une surprise à ma douce, et donc pour 600 Rps on a eu une grande chambre digne des 1001 nuits, décorée avec gout et surtout avec une vue incroyable sur les Ghats et une petite terrasse d’où on pouvait admirer les palais et leur reflets sur les flots. Super espaces communs aussi notamment la terrasse/restaurant et son mobilier spécial décontraction et farniente. Ajouter à ca une bonne équipe et le prix devient alors tout doux ! Prévoyez moustiquaire ! Pas grand-chose à faire cependant à Udaipur, se prélasser en admirant la vue, se promener dans les petites ruelles sinueuses de ce grand ‘village’ et visiter les quelques lieux environnants dont voici nos préférés : La balade à Rickshaw pour aller admirer le coucher du soleil depuis le « Palais de la Mousson » (Sajjan Garh) est à couper le souffle ; le point de vue est bluffant. Compter 150 Rps pour la course et 180 Rps pour l’acces au Palais (péage sur la route) soit 330 Rps au total pour ce joli moment partagé a deux. La visite des 250 Cénotaphe (Gratuite) à AHAR à 2 km d’Udaipur, mais des que vous arriverez vous serez pris en charge par le « guide/gardien/jardinier/nettoyeur » qui travaille seul sur place et qui vous fera une jolie petite visite guidée, lui laisser (entre 30/50 Rps) pour son temps. Le lieu est délaissé par les touristes donc la visite est paisible et bien agréable. Les photos sont normalement interdites mais le site est tellement beau, qu’avec un sourire et quelques billets vous pourrez volez quelques images tout le monde fermera les yeux. Pour les amateurs allez voir la collection de voiture vintage, très bonne visite à faire juste une heure avant la fermeture, vous serez plus près d’un des moments de grâce de notre séjour à Udaipur à Diner au Natraj, un restaurant typique indien de Thalis à volonté, très bon marché vous n’y verrez que des indiens, personne ne vous comprendra, mais peu importe : ici tout le monde mange la même chose et tant que vous ne ferez pas comprendre que vous êtes repus on vous resservira ! C’est bon, c’est frais (et plutôt bien épicé), c’est dépaysant, et c’est 45 Rps/pers. Autre bons restaurants : Lotus café (demander la table mezzanine très romantique) Udaipur à Ajmer : 6 ou 7h de train de jour pour 346 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe AC Chair
On saute à peine du train qu’on se fait encercler de rickshaw comme rarement avant ce jour là, exception ou pas c’était plutôt oppressant surtout qu’on avait nos sacs énormes sur le dos et que ce n’est jamais facile dans ces moments là de gérer la foule. On décide de filer au plus vite et on prend finalement un vélo rickshaw (notre premier) et vraiment fatigué et la chaleur et les sacs aidant on oublie l’idée du bus et on craque pour un taxi climatisé (Compter 350 à 400 Rps) mais surtout négociez bien le prix qui commence à 500 Rps en général voir plus. Si vous êtes plus persévérants que nous, le bus ne coûte quasiment rien (12 Rps) et passe toute les heures ou ½ heure dans les deux sens (solution qu’on choisira pour le retour) 30 min plus tard on est à Pushkar
PUSHKAR : (2 semaines ; du 16 au 30/10/2008) (Sai Baba Guest House, chambre avec sdb, 300 Rps /nuit) De loin la meilleure adresse depuis le début de ce voyage, un rapport qualité prix imbattable (vous pouvez avoir la chambre à 200 Rps/nuit avec toilettes turques), vous serez accueillis par Lola (française qui s’est installée en Inde à 21 ans) et son mari Fatou, et toute la grande famille. Les chambres sont simples mais très propres, spacieuses et pratique mais sans aucun superflu, moustiquaire sur toutes les fenêtres (intérieures et extérieures) superbe cour intérieure et toit terrasse avec une jolie vue sur le lac. Le menu annonce plats italiens, indiens, français… et en effet vous pourrez y manger entre autres succulents plats indiens, des pâtes ‘al dente’, des lasagnes ‘fraiches’ et un gratin dauphinois à tomber par terre, c’est simple tout est bon ! Et vous pouvez commander en continu jusqu'à 23h ! A noter que toute la ville est exclusivement végétarienne, il est possible d’avoir des œufs dans certains restaurants au Pdj. Beaucoup de touristes à Pushkar, cette ville fait partie du tiercé des « babas, hippies, tranceux, rastas » avec Goa et Manali, une rue hyper-commerçante, deux hautes collines (ou petite montagne comme on voudra) à escalader pour admirer la ville d’en haut. Puskhar c’est Super mignon y’a pas d’autre mot ! Ville idéale pour flâner, se reposer un peu, pas de stress ici, a part quelques sollicitations parfois oppressantes. Mais chouette endroit pour reprendre son souffle, et s’imprégner doucement de l’environnement. Bon plan pour acheter des vêtements (Très bon marché, mais qualité qui laisse très souvent à désirer) mais ca vaut le coup de prendre 5 ou 6 chemises et 5 ou 6 pantalons confortables à 100 Rps/pièce même si leur durée de vie ne sera pas bien longue. Mon conseil, choisir un magasin avec un vendeur qui a l’air correct et dont les produits ne sont pas trop bas de gamme et vérifier les coutures avant d’acheter (couture droites, régulières) profitez des petits défauts pour renégocier le prix du produit à la baisse.
Pushkar (Ajmer) à Agra : 7h de bus de nuit pour 260 Rps/Pers Bus couchette mais plutôt inconfortable, préférez les places assises moins chères.
AGRA : (3 nuits, 3 jours, du 31/10/2008 au 3/11/2008) (Tourist Guest House, Chambre avec Sdb, 350 Rps/nuit) Chambre assez propre avec une petite salle de bain, isolée du bruit et de l’animation de la ville, joli jardin ombragé pour détente et repas, nourriture très moyenne. Agra est une ville ultra touristique, donc des que vous approchez des sites phares (Taj Mahal, et Fort d’Agra, ainsi que le Baby Taj), attendez vous à être pris d’assaut par les vendeurs et rabatteurs en tout genre, c’est vite épuisant et assez stressant. De plus la ville affiche des prix assez élevés pour la nourriture et les visites de sites. Nous avons décidé de ne pas faire la visite du Taj Mahal mais de profiter de la vue arrière en passant par les berges du fleuve asséché (200 Rps aller/retour plus attente). Le temps de prendre quelques clichés on se dirige vers les terrasses avec vue pour diner et admirer le coucher du soleil sur le Taj Mahal (face avant cette fois ci) Le lendemain visite du Fort d’Agra, (a mon avis bien plus intéressante que celle du Taj), compter 300 Rps le ticket d’entrée, mais ca vaut largement le détour. Rien de transcendant à Agra et 2/3 jours suffisent amplement a faire le tour des principaux sites.
Agra à Delhi : 5 à 6h de train de jour pour 260 Rps/Pers Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe Chair Notez qu’il existe un train express vers 18h qui fait le trajet en à peine plus de 2h
DELHI : (4 heures, en attendant train suivant pour Gorakhpur) On dépose nos bagages à la consigne de la gare, prévoir une file d’attente conséquente (10 Rps par article) et on saute dans un vélo rickshaw (200rps aller retour) pour se rendre à la Mosquée (30 min de route), pour une visite éclair, superbe architecture avec vue sur le fort de Delhi. On déjeune rapidement puis retour à la gare ou on récupère nos bagages et on saute dans notre train.
Delhi à Gorakhpur : 13/14h de train de nuit pour 1154 Rps/Pers Ce train propose soupe et thalis très correcte et à très bas prix Trajet en train de nuit : départ vers 15h en classe AC2
DIRECTION NEPAL (Coupures de courant très fréquentes avec en général une longue coupure de 15/17h à 20/21h suivant les villes) Arrivé à Gorakhpur (infestée de moustiques), pas la peine de trainer, de toute façon vous serez tout de suite pris d’assaut par les taxis-Jeep qui se livrent un combat sans merci pour remplir rapidement leurs véhicules, (100 Rps/pers ou comptez 600 à 700Rps pour privatiser une Jeep) Direction Saunali (compter 1h30 de route avec un arrêt Pdj) Une fois à Saunali l’idéal est de prendre un vélo rickshaw (40 à 50 Rps) qui vous déposera au bureau d’immigration Indien, puis au service des visas Népalais (Compter 30min pour le tout) Prévoir pour le visa 1 photo/pers, et 40 dollars/pers pour un visa d’un mois. ATTENTION LES PRIX SUIVENT SONT EN ROUPILLES NEPALAISES 1 Euro = 93 à 99 Rps Prendre ensuite un autre vélo Rickshaw qui fera le trajet Saunali à Bairhawa (15min ; 50rps)
BAIRHAWA : (2 jours, 1 nuit du 04 au 05/11/08) (Hôtel jouxtant l’hôtel Everest, chambre avec sdb, 450rps/nuit) Nous voila enfin au Népal, le changement d’ambiance est radical, tout est plus doux et Bairhawa est une petite ville très plaisante (mais pas grand-chose à y voir ou y faire), prenez le temps d’aller déguster un repas ou un Pdj ou juste des pâtisseries chez Sakura, un vrai délice. Attention Beaucoup de moustiques ici aussi.
Bairhawa à Lumbini : 1h à 1h30 de bus local pour 40 Rps/Pers Trajet en bus de jour : départ réguliers le matin.
LUMBINI : (3 jours, 2 nuits les 05 et 06/11/2008) (Garden Guest house, chambre avec Sdb (sans eau chaude) 450 Rps/nuit) Petite guest house sans prétention, idéalement placée et avec de jolies chambres. Possibilité de louer des vélos à la journée (100 rps/jour), nous n’avons pas essayé de louer ailleurs mais il doit être possible de louer moins cher. Lumbini est un lieu de pèlerinage (comme Lourdes ou la Mecque) et il faut donc se vêtir en circonstance et respectez les lieux saints. Aller visiter le lieu de naissance de Buddha (85 Rps/pers), puis ensuite enchainer avec la pagode de la paix (World Peace Pagoda), en prenant bien soin de passer par l’imposante cloche tibétaine et en longeant les multiples temples construits par divers pays pour honorer le Buddha. Une très jolie balade qui se fait en une journée tranquillement. Une fois la nuit venue (vers 17h) la ville s’endort complètement, et il devient carrément difficile de trouver un lieu qui serve à manger après 20h. Petit coup de mou après ce long voyage de Delhi à Lumbini sans repos, on est tous les deux un peu malade alors on décide d’assurer le trajet du lendemain avec un bus (réservé à notre hotel) touriste climatisé et places réservées pour se rendre à Katmandou (750 Rps/pers).
Lumbini à Katmandou : 9 à 10h de bus de jour pour 750 Rps/Pers Plusieurs pauses pour se restaurer dont une pause déjeuner. Trajet en bus de jour : départ vers 07h du matin.
KATMANDOU : (7 nuits, 6 jours, du 07 au 14/11/2008) (Annapurna Guest House, chambre sans sdb (sdb communes propres), 250 Rps/nuit) Le bus ‘touristique’ nous dépose à la station de bus principale de Katmandou (très excentrée), la nuit commence à tomber et on est un peu perdus, la circulation est folle, on nous explique qu’il faut qu’on se rende à Sundhara (pour se rendre à Freak Streat aussi appellé Jochne). On saute alors (avec nos sacs) dans un des minibus (20rps/pers) que nous indique un policier. Ici au Népal les bus et minibus ont toujours un « Crieur » à la porte qui, comme son nom l’indique, hurle les différents arrêts du bus. Une fois à Sundhara, on nous lâche sur un pont, on décide de terminer la route à pied (les taxis proposent des prix scandaleux), comme il n’est pas vraiment évident de se faire comprendre voici notre chemin : On prend à droite après le pont puis après 10 min de marche (vous verrez des galeries commerciales sur la gauche et un grand parc sur la droite) on arrive à un grand croisement, prendre à gauche en utilisant le pont suspendu pour traverser la route, marcher encore 10 minutes et demandez Durbar Square, Freak street est juste en face. Pas de réservations, on essaye plusieurs Guest house de freak street, toutes complètes, on désespère il est déjà tard quand on tombe sur l’Annapurna Guest House, il leur reste une chambre (au dernier étage, plutôt chouette car le seul étage qui reçoit du soleil en journée) ; douche communes sur le palier mais on va pas faire les difficiles on est heureux d’avoir une chambre, surtout à ce pris là ! On y est tellement bien qu’on y restera 7 jours ! Le restaurant dans la cour ombragée au Rdc est plutôt une très bonne surprise, prix très corrects et nourriture fraiche et savoureuse. Le Pdj est varié (essayez les French Toasts) et copieux. Freak St est une très bonne option à mon avis, toute proche de Durban Sq., calme et à 15 min de marche de Thamel avec des prix bien plus intéressants. On vous demandera 200rps/pers pour les tickets de visite de Durban Sq. on a fait faire un passe pour la semaine (au bureau face à la place) mais nous n’avons jamais été contrôlés. A Katmandou on à vécu une semaine de repos total, ponctué de visites et de shopping, achetant des Dvd (30 à 40 rps en négociant bien) pour les longues nuits ; ville très agréable bien qu’extrêmement polluée (se fournir un masque en pharmacie si on compte y passer du temps). Ne pas manquer les gâteaux légendaires de Snowman (petit café discret dans une rue perpendiculaire à Freak St) (La crème caramel à la faveur de ma moitié et chocolat/banane étant mon favori 50/60 Rps la part).
Prévoir une journée pour la visite de Bakthapur, (billets à 750 Rps/pers), Prendre un bus à Sundhara (celui avec le crieur qui crie « Bakthapur ») (18 rps/pers) Bakthapur est une ville musée aux ruelles sinueuses et aux multiples temples, prenez un café sur une terrasse panoramique et n’oubliez pas de faire un tour par l’école de peinture (Mandalas) tibétaine. Beaucoup de jolies photos à prendre et les habitants sont sympathiques. Entre autre Katmandou est aussi un bon choix pour envoyer des cartes postales aux proches (10Rps/carte ; 25Rps/timbre) ca fait toujours son effet une carte de Katmandou !
Katmandou à Pokhara : 6h de bus de jour pour 450 Rps/Pers Arrêt pour déjeuner. Trajet en bus touriste: départ à 7h du matin. (250 rps et 8h/9h pour un bus local)
On aurait voulu faire un arrête à Manakanama pour prendre le téléphérique qui monte à flanc de montagne jusqu'à un temple des plus important du Népal et qui surplombe les rapides. Malheureusement le téléphérique était en grève pendant notre séjour.
POKHARA : (15 jours dont 4 jours de Trek du 14/11/08 au 29/11/08) (Gauri Shankar Guest House, Chambre avec Sdb, 450 Rps/nuit) Plusieurs visites de guest house avant de finalement avoir le coup de cœur pour Gauri Shankar : excellent rapport qualité/prix, idéalement placé au début de lakeside, équipe britanico/népalaise très sympathique et restaurant savoureux avec menu du jour et soupe du jour et le tout moins cher que la concurrence. Malgré un aspect ultra touristique qui nous à un peu rebuté le premier soir, on a vite trouvé nos marque dans cette ville qui s’étend le long du lac (pour sa partie touristique) entourés par les sommets de l’Annapurna Range. Ou que vous soyez (si le ciel est clair), vous serez hypnotisé par la vue sur le lac ou le Machhapuchhare. C’est un petit coin de paradis sur terre sans aucun doute ! Demandez toujours les prix à l’avance avant d’acheter un service même les plus courants (on pourrait vous sortir une affiche de prix après coup et vous demander de payer 250 Rps pour un tour chez le barbier au lieu de 60 à 70 rps qui serait le prix normal) Seul hic, manger ici est vite hors de prix (et service en sus de 10%) (Surtout si on à encore le référentiel Indien en tête), bien sur il est possible de s’en tenir aux momos, veg fried rice, thalis (népalis sets) et autres classiques (déjà plus cher qu’ailleurs), mais certains restaurants proposent des mets de grande qualité à des prix beaucoup plus élevés (compter facilement 500 rps/pers pour se faire plaisir (entrée +plat), voir le double si vous prenez du vin). Le « Rice Bowl » offre des prix très corrects et un cadre lounge très agréable ! Mon restaurant coup de cœur « Caffe Concerto » qui sert de bonnes salades et plats mais surtout une pizza à tomber par terre (compter 400 rps pour la grande pizza service compris…pâte fine et croustillantes et ingrédients importés d’Italie, un vrai régal pour les vrais amateurs de pizza) A ne pas manquer : Un trek de quelques jours, Poon-Hill est une bonne option si vous disposez de moins d’une semaine, compter 40 à 45 Dollars/jour tout compris ou 15 à 20 dollars/jour si vous partez sans guide et sans porteur). (Andra Guest House a Tikhdunga, demandez la paper room 100 rps/nuit et passez le bonjour a Nani et toute la famille) Souvenirs mémorables ! Un saut en parapente (70 euros/pers pour un vol de 30 min chez Sunrise Paragliding) ; c’est un moment inoubliable ; si vous sautez avec Christophe, peut être aurez vous la chance d’être gratifié de quelques figures acrobatiques si vous supportez bien la première partie du vol. Une balade en barque sur le lac (compter 200 roupies/heure), avant le coucher du soleil. Un « vrai » club-sandwich chez Mike’s restaurant au bord du lac (très bons nachos au fromage, tomate et piments aussi, comptez 250 Rps/plat) Monter a Sarangkot, quelque soit le moyen de locomotion choisi (vélo, moto, pédestre) vous serez content d’arriver en haut et d’admirer la vue. Pokhara à Royal Chitwan National Park : 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes.
CHITWAN : (4 jours et 3 nuits du 30/11/08 au 03/12/08) (Attention Moustiques zone Malaria) (Hôtel River Side) Fautes de temps sur place nous avons pris l’option du package tout compris acheté chez Sunrise Paragliding (80$/pers pour 2 nuits et 3 jours et 100$/pers pour 3 nuits et 4 jours) Pour infos (la chambre hors package 15$ et le trajet en bus 300rps/pers) Le package comprend le trajet depuis Pokhara le transfert en Jeep jusqu'à l’hôtel « River-Side » un jus ou une limonade de bienvenue les repas sur place (à la carte en général mais très moyens) Visite d’un village traditionnel et visite du centre de reproduction des éléphants 45 min de kayaking (en réalité une pirogue locale pour observer les oiseaux au lever du jour) Le retour à l’hôtel à pied (1h30) à travers les hautes herbes pour observer les animaux (si vous avez beaucoup de chance comme ce fut notre cas) Observer et, si le cœur vous en dit, participer (100 rps) à la baignade des éléphants spectacle de musique et danse traditionnelle safari à dos d’éléphant Le trajet retour vers Pokhara/Katmandou ou Bairhawa (pour nous) L’hôtel en lui-même est vraiment agréable, de très jolies chambres bien aménagées et confortables (moustiquaires, literie et linge de lit de qualité, moquette, Sdb carrelée…), cependant le Pdj et les repas laissent un peu à désirer, nous avons décidé de prendre tous nos repas le dernier jour à l’extérieur alors qu’ils étaient déjà inclus dans notre package. Le restaurant KC’s offre une jolie vue un très bon service et une nourriture de qualité. Concernant les activités, ca rappelle parfois les sorties scolaires de notre jeunesse, mais ca reste très agréable dans l’ensemble. Nous avons eu une chance énorme, celle de croiser un Rhinocéros à moins de 10 mètres lors de la ballade à pied (ce qui arrive très rarement), mais si vous comptez vraiment observer des animaux il faudra envisager un safari de plusieurs jours à pied ou en Jeep. Le site de Chitwan est très agréable, calme et reposant, il fait bon flâner aux bords du lac, si vous en avez les moyen préférez les logements à l’intérieur même du parc qui permettent surement de vivre l’expérience encore plus pleinement. Royal Chitwan National ParkàBairhawa 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes
Rebelote dans l’autre sens cette fois, douane Népalaise, immigration indienne, puis là il faut se blinder aux ondes maléfiques de Saunali côté Indien : Ne surtout pas faire de change après avoir passé la frontière indienne ; prévoyez des roupilles Indiennes en quantité suffisante pour éviter les taux ahurissants pratiqués a la frontière.
Le bus express (11h de route) pour Varanasi comptez 650 Rps/pers, pour un bus normal (15h de route) un peu plus de 250 Rps/pers, nous venions de faire 6h de bus et le moral dans les chaussettes de quitter le Népal on décide de casser la tirelire pour une agence de voyage qui nous propose un taxi à 4000 Rps et normalement 7h de route, il est déjà tard et on accepte.
Expérience désastreuse, les deux chauffeurs qui se relaient enchainent les arrêts divers et finissent par se perdre sur la route d’Agra je crois ; bref au final c’est un peu plus de 11h que nous aurons passés dans ce taxi ! Expérience à oublier, et pilule dure a avaler vu le budget investi pour un peu moins de stress et de fatigue à Grosse Foirade sur ce coup ! On se promet de plus parler de ce trajet, il est 4h30 du matin et on cherche notre Guest House dans les ruelles sombres et inquiétantes de Varanasi.
VARANASI : (14 nuits, du 03/12 au 17/12/2008) (Mona Lisa Peace Cottage, chambre avec sdb, 300 Rps/nuit) La première nuit c’est madame qui aime pas trop l’endroit, ensuite c’est moi, on cherche un peu ; puis on fini par s’attacher à notre chambre et surtout aux gérant (Raju) et sa troupe, si on revient un jour on choisira la même adresse. Notre chambre est spacieuse avec une vue bien dégagée sur le Gange (dernier étage), la salle de bain laisse un peu à désirer en terme « d’ergonomie » et l’eau chaude est capricieuse ; les draps sont plus tout neufs (on fera justement faire coudre un jeu (2) de draps chez le tailleur en face, pour du coton de bonne qualité compter 600 Rps pour 8 mètres2) ; quelques bébêtes envahissent la chambre la nuit venue et le courant est OUT entre 11h et 15h environ dans la ville. Je ne vais volontairement pas trop en dire sur Varanasi pour vous laisser les plaisirs de la découverte. Mais on était parti pour rester une semaine et on a fini par passer 15 jours mais on aurait aimé rester 2 ou 3 mois en réalité. La ville est shanti shanti et bouillonne de vie. Juste quelques infos en vrac: Super cours de Yoga chez Yoga Training Center (300 Rps/2h) Nombreuses échoppes (dosas et autre galettes de pommes de terre) et restaurants pour manger bon et pas cher, ne pas manquer les sucreries a base d’amande/ riz soufflé/sésame et miel sur la place du marché et un peu partout ailleurs. De bons tailleurs pour confectionner des vêtements à très bons prix ; le meilleur endroit sans aucun doute pour ca. Beaucoup de belles rencontres partout et surtout sur les Ghats Ballades le longs des Ghats très tôt (5/6h) le matin et de 17 à 19h le soir Regarder voler les cerfs volants par dizaines Circuler par les Ghats c’est plus simple de se repérer Méditer en écoutant les bruits de la ville d’une terrasse élevée ou d’un toit. Excellentes Lasagnes à l’aubergine à la German Bakery et bons sandwichs au fromage de Yak
Change 1 euros : 61, 6 et 65 Rps (Roupilles Indiennes) à donc 100 Rps = 1, 6 euros Puce téléphone : 300 Rps chez Vodaphone ac 190 rps crédit ; prévoir Z photos identité 1h d’internet : 15 à 40 Rps de l’heure (moyenne 30Rps/H) 4 photos d’identité : 40 à 50 Rps Appel en France : entre 30 et 40 Rps/min Linge/pressing : 5 à 40 Rps/article (suivant le tissus et la taille) Barbier : 15 à 20 Rps Bouteille d’eau : 10 à 13 Rps (dans la rue) 15 à 25 Rps dans les hôtels. Verre de Chai : 3 Rps. Voir 15 à 20 Rps dans certains restaurants ou Hôtel. Cigarettes : 60 à 100 Rps, prenez plusieurs cartouches à l’arrivée dutyfree…ou pas Paquet de biscuits : Local (4 à 22 Rps) plutôt bons (ex : Parle-G, ou Brittania) Importé (45 à 100 Rps)
Voyage en couple : elle, française, moi, marocain, respectivement 26 et 28 ans. Premier voyage en Inde mais nous avions déjà chacun voyagé en mode back-pack mais jamais l’Asie et jamais 6 mois entiers donc on a préféré prendre des précautions. Idée du voyage : Faire « un » tour de l’Inde et du Népal en 6 mois : en faisant une boucle Mumbai àMumbai Idée de cette page : Donner le plus d’infos pratiques et utiles, ou juste un plan sympa sur certaines villes ou régions pour, peut être, faciliter un peu les choses pour quelqu’un ; il ne s’agit pas de retracer intégralement nos aventures ; peut être sur une autre page un jour... Annexe Nourriture pour plus de bon plans et explications sur les menus Qu’avons-nous emporté ? Trop de chose certainement, mais beaucoup se sont avérées utiles : Deux gros sacs à dos de 80l : 2 sacs de couchages avec matelas gonflables intégrés, deux capes anti pluie, quelques médicaments (anti diarrhéique, contre infection alimentaires, vitamines, paracétamol, pépin de pamplemousse, anti-allergènes, pansements gastrique, trousse de premier secours, inhalateur pour l’asthme, 2 couvertures de survie réutilisable, anti moustiques en spirales (40 spirales), anti-moustique en spray (3 DEET à 40 et 50%), un adaptateur, une multiprise antichocs électriques, et un gros vêtement pour le froid chacun (genre poncho), plus une énorme trousse de toilette pour madame. (Plus quelques habits mais rien de trop car toute la garde robe à été refaite dans les premières semaines de voyage, un jeans et pleins de sous vetements avec 2 ou 3 t-shirts et une paire de chaussure de sport + 1 paire de tongs ca va très bien) Un sac à dos de 35l : Un laptop, 2 ipods, câbles, antis moustiques, 4 paires de lunettes, guides, livres, cartes, documents de voyage, impressions « voyage forum », 2 cadenas (1 rigide et 1 à filin extensible), 1 couteau suisse, coussin gonflable d’appoint, documents administratifs photocopiés et reçus traveler’s chèques copiés. Un sac bandoulière : Appareil photo reflex, deux objectifs, clé-usb et disque dur externe. Deux ceintures ventrales : Passeports, argent liquide, carte de crédit et traveller’s chèques répartis entre nous deux. (80% de notre budget total en traveller’s chèques, 5% espèces et 15% sur compte via Mastercard gold demandée à l’occasion du voyage) Beaucoup d’amour et c’est parti !!
Départ de Paris CDG avec la British Airways, escale à Londres puis vol direct jusqu'à Bombay (2h puis 9h de vol à 435 Euros TTC/pers vol aller-retour au départ de Paris pour Bombay) MUMBAI (3 nuits/3 jours les 7, 8, 9 et 10 Octobre 2008) (Bentley’s Hôtel, Chambre avec clim et sdb : 2210 Rps la nuit avec Pdj) Pour ne pas être pris au dépourvu dès l’arrivée à Bombay, ( minuit et demi heure locale), on avait réservé un hôtel avec transfert depuis l’aéroport (un peu cher 850 Rps mais sécurisant après le long vol pour une première visite en Inde) Bombay, il est 1h du matin et il fait une chaleur terrible (heureusement la température n’a pas augmentée beaucoup avec l’apparition du soleil), moite et collante! Premières impressions, les odeurs vous prennent aux narines dans tous les sens et se mélangent, puis les bruits ensuite, klaxons en pagaille (et pourtant je vis au Maroc et on pratique aussi à haut niveau). On arrive à notre hôtel, on préfère prendre une chambre avec douche et petit balcon, pour être à l’aise le temps de récupérer et préparer la suite du voyage. Mais avec le recul la chambre était vraiment trop chère pour la qualité, très spacieuse mais pas particulièrement accueillante et le personnel idem, de plus le pdj ‘inclus’ est tout simplement ridicule bien que servi en chambre. On découvre la ville notre guide à la main et les yeux écarquillés beaucoup de vie, ca grouille, ca s’occupe, ca va dans tous les sens et dans la tête c’est un peu pareil. Pour donner mes impressions en ce qui concerne un sujet souvent abordé en Inde, la misère, je dirais que ca dépend tout simplement de votre vécu personnel en la matière. (Certaines images de misère ont eu des effets plus marquant sur ma compagne que sur moi, notamment les enfants qui dorment à même le bitume, surement du au fait qu’au Maroc on à aussi notre lot d’images qui retournent le ventre quand on y à grandit et qu’on y vit ou pour ceux qui se sont écartés des chemins touristiques balisés) N’ayant pas apporté beaucoup de vêtements on cherche ou faire quelques emplettes sur Bombay, et on tombe sur Fabindia (excellents magasins qu’on retrouve à Delhi, Jaipur et autres…) avec des bons vêtements femme/homme d’un rapport qualité prix correct. Recommandations : Les grillades dans la rue au stand Bade Miya la nuit New Kulfi Centre pour les glaces aux parfums exquis Pour un repas un peu plus occidental le Churchill ou le Basilico (plus haut de game) Pourquoi pas la petite excursion en bateau depuis l’imposant Gate of India jusqu'à l’Elephant Island pour visiter les temples-grotte (en tout et pour tout ca vous fera une sortie de 4/5h pour un peu moins de 1000 Rps a deux)
Mumbai à Ahmedabad : 12h de train couchette pour 816 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 21h en classe AC2 (on prendra toujours celle-ci pour les trains de nuit car plus de sécurité pour les bagages et un peu plus intime, cabines de 4 personnes)
AHMADABAD : (2 nuits les 10 et 11/10/2008) (Hotel Moti Mahal, chambre avec clim et sdb 730 Rps/Nuit) Concernant l’hôtel (très proche de la gare), bonne surprise, l’accueil est chaleureux, la chambre est correcte et très propre. L’hôtel comprend un restaurant au RdC qui donne sur la rue, et on est vite rassuré par la qualité de sa nourriture quand on voit le flux incessant de clients en file derrière le comptoir des commandes a emporter alors que le restaurant est déjà bondé. Quelle chance il livre aussi dans les chambres et les prix sont très corrects. Capitale du Gujarat (état réputé pour sa gastronomie), Ahmedabad est une ville à forte communauté musulmane et Jain, de nombreuses mosquée à visiter, faites un saut à la SEWA pour encourager les coopératives d’artisanat fait par des femmes. Surtout n’oubliez pas de visiter l’Ashram de Gandhi, à quelques km à peine. Vous y découvrirez un lieu paisible qui retrace l’histoire du Mahatma à travers des plaques, images, gravures et photos ; vers la chambre qu’occupait Gandhi vous aurez peut être la chance de croiser des enfants ou une femme qui vous tendra un mp3 pour une visite audio guidée (en anglais) par la voix d’un enfant.(Gratuit), si vous êtes intéressés il y’a aussi une bibliothèque avec de nombreux livres sur Gandhi, l’indouisme, la philosophie… a prix doux. Ce qui devait être une ville étape c’est transformé en agréable moment, et aussi en découverte culinaire, on commence à repérer 4/5 références sur les cartes maintenant et on prend un air un peu plus assuré que les premiers jours. Recommandations : Visite de l’Ashram de Gandhi Promenade nocturne dans les rues animées des souks Nos restaurants favoris Nutan (excellente nourriture, copieux et à pris doux) Moti-Mahal (room service^^ et très bons) Havmor (un peu plus « moderne » mais belle carte)
Ahmedabad à Udaipur : 11h de train couchette pour 548 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 22h en classe AC2
UDAIPUR : (3 nuits/4jours 13, 14 et 15/10/2008) (Hotel Dream Heaven Guest House, Chambre avec sdb pour 600 Rps/nuit) Sur ce coup on aurait vraiment pu se loger moins cher, mais je voulais faire une surprise à ma douce, et donc pour 600 Rps on a eu une grande chambre digne des 1001 nuits, décorée avec gout et surtout avec une vue incroyable sur les Ghats et une petite terrasse d’où on pouvait admirer les palais et leur reflets sur les flots. Super espaces communs aussi notamment la terrasse/restaurant et son mobilier spécial décontraction et farniente. Ajouter à ca une bonne équipe et le prix devient alors tout doux ! Prévoyez moustiquaire ! Pas grand-chose à faire cependant à Udaipur, se prélasser en admirant la vue, se promener dans les petites ruelles sinueuses de ce grand ‘village’ et visiter les quelques lieux environnants dont voici nos préférés : La balade à Rickshaw pour aller admirer le coucher du soleil depuis le « Palais de la Mousson » (Sajjan Garh) est à couper le souffle ; le point de vue est bluffant. Compter 150 Rps pour la course et 180 Rps pour l’acces au Palais (péage sur la route) soit 330 Rps au total pour ce joli moment partagé a deux. La visite des 250 Cénotaphe (Gratuite) à AHAR à 2 km d’Udaipur, mais des que vous arriverez vous serez pris en charge par le « guide/gardien/jardinier/nettoyeur » qui travaille seul sur place et qui vous fera une jolie petite visite guidée, lui laisser (entre 30/50 Rps) pour son temps. Le lieu est délaissé par les touristes donc la visite est paisible et bien agréable. Les photos sont normalement interdites mais le site est tellement beau, qu’avec un sourire et quelques billets vous pourrez volez quelques images tout le monde fermera les yeux. Pour les amateurs allez voir la collection de voiture vintage, très bonne visite à faire juste une heure avant la fermeture, vous serez plus près d’un des moments de grâce de notre séjour à Udaipur à Diner au Natraj, un restaurant typique indien de Thalis à volonté, très bon marché vous n’y verrez que des indiens, personne ne vous comprendra, mais peu importe : ici tout le monde mange la même chose et tant que vous ne ferez pas comprendre que vous êtes repus on vous resservira ! C’est bon, c’est frais (et plutôt bien épicé), c’est dépaysant, et c’est 45 Rps/pers. Autre bons restaurants : Lotus café (demander la table mezzanine très romantique) Udaipur à Ajmer : 6 ou 7h de train de jour pour 346 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe AC Chair
On saute à peine du train qu’on se fait encercler de rickshaw comme rarement avant ce jour là, exception ou pas c’était plutôt oppressant surtout qu’on avait nos sacs énormes sur le dos et que ce n’est jamais facile dans ces moments là de gérer la foule. On décide de filer au plus vite et on prend finalement un vélo rickshaw (notre premier) et vraiment fatigué et la chaleur et les sacs aidant on oublie l’idée du bus et on craque pour un taxi climatisé (Compter 350 à 400 Rps) mais surtout négociez bien le prix qui commence à 500 Rps en général voir plus. Si vous êtes plus persévérants que nous, le bus ne coûte quasiment rien (12 Rps) et passe toute les heures ou ½ heure dans les deux sens (solution qu’on choisira pour le retour) 30 min plus tard on est à Pushkar
PUSHKAR : (2 semaines ; du 16 au 30/10/2008) (Sai Baba Guest House, chambre avec sdb, 300 Rps /nuit) De loin la meilleure adresse depuis le début de ce voyage, un rapport qualité prix imbattable (vous pouvez avoir la chambre à 200 Rps/nuit avec toilettes turques), vous serez accueillis par Lola (française qui s’est installée en Inde à 21 ans) et son mari Fatou, et toute la grande famille. Les chambres sont simples mais très propres, spacieuses et pratique mais sans aucun superflu, moustiquaire sur toutes les fenêtres (intérieures et extérieures) superbe cour intérieure et toit terrasse avec une jolie vue sur le lac. Le menu annonce plats italiens, indiens, français… et en effet vous pourrez y manger entre autres succulents plats indiens, des pâtes ‘al dente’, des lasagnes ‘fraiches’ et un gratin dauphinois à tomber par terre, c’est simple tout est bon ! Et vous pouvez commander en continu jusqu'à 23h ! A noter que toute la ville est exclusivement végétarienne, il est possible d’avoir des œufs dans certains restaurants au Pdj. Beaucoup de touristes à Pushkar, cette ville fait partie du tiercé des « babas, hippies, tranceux, rastas » avec Goa et Manali, une rue hyper-commerçante, deux hautes collines (ou petite montagne comme on voudra) à escalader pour admirer la ville d’en haut. Puskhar c’est Super mignon y’a pas d’autre mot ! Ville idéale pour flâner, se reposer un peu, pas de stress ici, a part quelques sollicitations parfois oppressantes. Mais chouette endroit pour reprendre son souffle, et s’imprégner doucement de l’environnement. Bon plan pour acheter des vêtements (Très bon marché, mais qualité qui laisse très souvent à désirer) mais ca vaut le coup de prendre 5 ou 6 chemises et 5 ou 6 pantalons confortables à 100 Rps/pièce même si leur durée de vie ne sera pas bien longue. Mon conseil, choisir un magasin avec un vendeur qui a l’air correct et dont les produits ne sont pas trop bas de gamme et vérifier les coutures avant d’acheter (couture droites, régulières) profitez des petits défauts pour renégocier le prix du produit à la baisse.
Pushkar (Ajmer) à Agra : 7h de bus de nuit pour 260 Rps/Pers Bus couchette mais plutôt inconfortable, préférez les places assises moins chères.
AGRA : (3 nuits, 3 jours, du 31/10/2008 au 3/11/2008) (Tourist Guest House, Chambre avec Sdb, 350 Rps/nuit) Chambre assez propre avec une petite salle de bain, isolée du bruit et de l’animation de la ville, joli jardin ombragé pour détente et repas, nourriture très moyenne. Agra est une ville ultra touristique, donc des que vous approchez des sites phares (Taj Mahal, et Fort d’Agra, ainsi que le Baby Taj), attendez vous à être pris d’assaut par les vendeurs et rabatteurs en tout genre, c’est vite épuisant et assez stressant. De plus la ville affiche des prix assez élevés pour la nourriture et les visites de sites. Nous avons décidé de ne pas faire la visite du Taj Mahal mais de profiter de la vue arrière en passant par les berges du fleuve asséché (200 Rps aller/retour plus attente). Le temps de prendre quelques clichés on se dirige vers les terrasses avec vue pour diner et admirer le coucher du soleil sur le Taj Mahal (face avant cette fois ci) Le lendemain visite du Fort d’Agra, (a mon avis bien plus intéressante que celle du Taj), compter 300 Rps le ticket d’entrée, mais ca vaut largement le détour. Rien de transcendant à Agra et 2/3 jours suffisent amplement a faire le tour des principaux sites.
Agra à Delhi : 5 à 6h de train de jour pour 260 Rps/Pers Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe Chair Notez qu’il existe un train express vers 18h qui fait le trajet en à peine plus de 2h
DELHI : (4 heures, en attendant train suivant pour Gorakhpur) On dépose nos bagages à la consigne de la gare, prévoir une file d’attente conséquente (10 Rps par article) et on saute dans un vélo rickshaw (200rps aller retour) pour se rendre à la Mosquée (30 min de route), pour une visite éclair, superbe architecture avec vue sur le fort de Delhi. On déjeune rapidement puis retour à la gare ou on récupère nos bagages et on saute dans notre train.
Delhi à Gorakhpur : 13/14h de train de nuit pour 1154 Rps/Pers Ce train propose soupe et thalis très correcte et à très bas prix Trajet en train de nuit : départ vers 15h en classe AC2
DIRECTION NEPAL (Coupures de courant très fréquentes avec en général une longue coupure de 15/17h à 20/21h suivant les villes) Arrivé à Gorakhpur (infestée de moustiques), pas la peine de trainer, de toute façon vous serez tout de suite pris d’assaut par les taxis-Jeep qui se livrent un combat sans merci pour remplir rapidement leurs véhicules, (100 Rps/pers ou comptez 600 à 700Rps pour privatiser une Jeep) Direction Saunali (compter 1h30 de route avec un arrêt Pdj) Une fois à Saunali l’idéal est de prendre un vélo rickshaw (40 à 50 Rps) qui vous déposera au bureau d’immigration Indien, puis au service des visas Népalais (Compter 30min pour le tout) Prévoir pour le visa 1 photo/pers, et 40 dollars/pers pour un visa d’un mois. ATTENTION LES PRIX SUIVENT SONT EN ROUPILLES NEPALAISES 1 Euro = 93 à 99 Rps Prendre ensuite un autre vélo Rickshaw qui fera le trajet Saunali à Bairhawa (15min ; 50rps)
BAIRHAWA : (2 jours, 1 nuit du 04 au 05/11/08) (Hôtel jouxtant l’hôtel Everest, chambre avec sdb, 450rps/nuit) Nous voila enfin au Népal, le changement d’ambiance est radical, tout est plus doux et Bairhawa est une petite ville très plaisante (mais pas grand-chose à y voir ou y faire), prenez le temps d’aller déguster un repas ou un Pdj ou juste des pâtisseries chez Sakura, un vrai délice. Attention Beaucoup de moustiques ici aussi.
Bairhawa à Lumbini : 1h à 1h30 de bus local pour 40 Rps/Pers Trajet en bus de jour : départ réguliers le matin.
LUMBINI : (3 jours, 2 nuits les 05 et 06/11/2008) (Garden Guest house, chambre avec Sdb (sans eau chaude) 450 Rps/nuit) Petite guest house sans prétention, idéalement placée et avec de jolies chambres. Possibilité de louer des vélos à la journée (100 rps/jour), nous n’avons pas essayé de louer ailleurs mais il doit être possible de louer moins cher. Lumbini est un lieu de pèlerinage (comme Lourdes ou la Mecque) et il faut donc se vêtir en circonstance et respectez les lieux saints. Aller visiter le lieu de naissance de Buddha (85 Rps/pers), puis ensuite enchainer avec la pagode de la paix (World Peace Pagoda), en prenant bien soin de passer par l’imposante cloche tibétaine et en longeant les multiples temples construits par divers pays pour honorer le Buddha. Une très jolie balade qui se fait en une journée tranquillement. Une fois la nuit venue (vers 17h) la ville s’endort complètement, et il devient carrément difficile de trouver un lieu qui serve à manger après 20h. Petit coup de mou après ce long voyage de Delhi à Lumbini sans repos, on est tous les deux un peu malade alors on décide d’assurer le trajet du lendemain avec un bus (réservé à notre hotel) touriste climatisé et places réservées pour se rendre à Katmandou (750 Rps/pers).
Lumbini à Katmandou : 9 à 10h de bus de jour pour 750 Rps/Pers Plusieurs pauses pour se restaurer dont une pause déjeuner. Trajet en bus de jour : départ vers 07h du matin.
KATMANDOU : (7 nuits, 6 jours, du 07 au 14/11/2008) (Annapurna Guest House, chambre sans sdb (sdb communes propres), 250 Rps/nuit) Le bus ‘touristique’ nous dépose à la station de bus principale de Katmandou (très excentrée), la nuit commence à tomber et on est un peu perdus, la circulation est folle, on nous explique qu’il faut qu’on se rende à Sundhara (pour se rendre à Freak Streat aussi appellé Jochne). On saute alors (avec nos sacs) dans un des minibus (20rps/pers) que nous indique un policier. Ici au Népal les bus et minibus ont toujours un « Crieur » à la porte qui, comme son nom l’indique, hurle les différents arrêts du bus. Une fois à Sundhara, on nous lâche sur un pont, on décide de terminer la route à pied (les taxis proposent des prix scandaleux), comme il n’est pas vraiment évident de se faire comprendre voici notre chemin : On prend à droite après le pont puis après 10 min de marche (vous verrez des galeries commerciales sur la gauche et un grand parc sur la droite) on arrive à un grand croisement, prendre à gauche en utilisant le pont suspendu pour traverser la route, marcher encore 10 minutes et demandez Durbar Square, Freak street est juste en face. Pas de réservations, on essaye plusieurs Guest house de freak street, toutes complètes, on désespère il est déjà tard quand on tombe sur l’Annapurna Guest House, il leur reste une chambre (au dernier étage, plutôt chouette car le seul étage qui reçoit du soleil en journée) ; douche communes sur le palier mais on va pas faire les difficiles on est heureux d’avoir une chambre, surtout à ce pris là ! On y est tellement bien qu’on y restera 7 jours ! Le restaurant dans la cour ombragée au Rdc est plutôt une très bonne surprise, prix très corrects et nourriture fraiche et savoureuse. Le Pdj est varié (essayez les French Toasts) et copieux. Freak St est une très bonne option à mon avis, toute proche de Durban Sq., calme et à 15 min de marche de Thamel avec des prix bien plus intéressants. On vous demandera 200rps/pers pour les tickets de visite de Durban Sq. on a fait faire un passe pour la semaine (au bureau face à la place) mais nous n’avons jamais été contrôlés. A Katmandou on à vécu une semaine de repos total, ponctué de visites et de shopping, achetant des Dvd (30 à 40 rps en négociant bien) pour les longues nuits ; ville très agréable bien qu’extrêmement polluée (se fournir un masque en pharmacie si on compte y passer du temps). Ne pas manquer les gâteaux légendaires de Snowman (petit café discret dans une rue perpendiculaire à Freak St) (La crème caramel à la faveur de ma moitié et chocolat/banane étant mon favori 50/60 Rps la part).
Prévoir une journée pour la visite de Bakthapur, (billets à 750 Rps/pers), Prendre un bus à Sundhara (celui avec le crieur qui crie « Bakthapur ») (18 rps/pers) Bakthapur est une ville musée aux ruelles sinueuses et aux multiples temples, prenez un café sur une terrasse panoramique et n’oubliez pas de faire un tour par l’école de peinture (Mandalas) tibétaine. Beaucoup de jolies photos à prendre et les habitants sont sympathiques. Entre autre Katmandou est aussi un bon choix pour envoyer des cartes postales aux proches (10Rps/carte ; 25Rps/timbre) ca fait toujours son effet une carte de Katmandou !
Katmandou à Pokhara : 6h de bus de jour pour 450 Rps/Pers Arrêt pour déjeuner. Trajet en bus touriste: départ à 7h du matin. (250 rps et 8h/9h pour un bus local)
On aurait voulu faire un arrête à Manakanama pour prendre le téléphérique qui monte à flanc de montagne jusqu'à un temple des plus important du Népal et qui surplombe les rapides. Malheureusement le téléphérique était en grève pendant notre séjour.
POKHARA : (15 jours dont 4 jours de Trek du 14/11/08 au 29/11/08) (Gauri Shankar Guest House, Chambre avec Sdb, 450 Rps/nuit) Plusieurs visites de guest house avant de finalement avoir le coup de cœur pour Gauri Shankar : excellent rapport qualité/prix, idéalement placé au début de lakeside, équipe britanico/népalaise très sympathique et restaurant savoureux avec menu du jour et soupe du jour et le tout moins cher que la concurrence. Malgré un aspect ultra touristique qui nous à un peu rebuté le premier soir, on a vite trouvé nos marque dans cette ville qui s’étend le long du lac (pour sa partie touristique) entourés par les sommets de l’Annapurna Range. Ou que vous soyez (si le ciel est clair), vous serez hypnotisé par la vue sur le lac ou le Machhapuchhare. C’est un petit coin de paradis sur terre sans aucun doute ! Demandez toujours les prix à l’avance avant d’acheter un service même les plus courants (on pourrait vous sortir une affiche de prix après coup et vous demander de payer 250 Rps pour un tour chez le barbier au lieu de 60 à 70 rps qui serait le prix normal) Seul hic, manger ici est vite hors de prix (et service en sus de 10%) (Surtout si on à encore le référentiel Indien en tête), bien sur il est possible de s’en tenir aux momos, veg fried rice, thalis (népalis sets) et autres classiques (déjà plus cher qu’ailleurs), mais certains restaurants proposent des mets de grande qualité à des prix beaucoup plus élevés (compter facilement 500 rps/pers pour se faire plaisir (entrée +plat), voir le double si vous prenez du vin). Le « Rice Bowl » offre des prix très corrects et un cadre lounge très agréable ! Mon restaurant coup de cœur « Caffe Concerto » qui sert de bonnes salades et plats mais surtout une pizza à tomber par terre (compter 400 rps pour la grande pizza service compris…pâte fine et croustillantes et ingrédients importés d’Italie, un vrai régal pour les vrais amateurs de pizza) A ne pas manquer : Un trek de quelques jours, Poon-Hill est une bonne option si vous disposez de moins d’une semaine, compter 40 à 45 Dollars/jour tout compris ou 15 à 20 dollars/jour si vous partez sans guide et sans porteur). (Andra Guest House a Tikhdunga, demandez la paper room 100 rps/nuit et passez le bonjour a Nani et toute la famille) Souvenirs mémorables ! Un saut en parapente (70 euros/pers pour un vol de 30 min chez Sunrise Paragliding) ; c’est un moment inoubliable ; si vous sautez avec Christophe, peut être aurez vous la chance d’être gratifié de quelques figures acrobatiques si vous supportez bien la première partie du vol. Une balade en barque sur le lac (compter 200 roupies/heure), avant le coucher du soleil. Un « vrai » club-sandwich chez Mike’s restaurant au bord du lac (très bons nachos au fromage, tomate et piments aussi, comptez 250 Rps/plat) Monter a Sarangkot, quelque soit le moyen de locomotion choisi (vélo, moto, pédestre) vous serez content d’arriver en haut et d’admirer la vue. Pokhara à Royal Chitwan National Park : 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes.
CHITWAN : (4 jours et 3 nuits du 30/11/08 au 03/12/08) (Attention Moustiques zone Malaria) (Hôtel River Side) Fautes de temps sur place nous avons pris l’option du package tout compris acheté chez Sunrise Paragliding (80$/pers pour 2 nuits et 3 jours et 100$/pers pour 3 nuits et 4 jours) Pour infos (la chambre hors package 15$ et le trajet en bus 300rps/pers) Le package comprend le trajet depuis Pokhara le transfert en Jeep jusqu'à l’hôtel « River-Side » un jus ou une limonade de bienvenue les repas sur place (à la carte en général mais très moyens) Visite d’un village traditionnel et visite du centre de reproduction des éléphants 45 min de kayaking (en réalité une pirogue locale pour observer les oiseaux au lever du jour) Le retour à l’hôtel à pied (1h30) à travers les hautes herbes pour observer les animaux (si vous avez beaucoup de chance comme ce fut notre cas) Observer et, si le cœur vous en dit, participer (100 rps) à la baignade des éléphants spectacle de musique et danse traditionnelle safari à dos d’éléphant Le trajet retour vers Pokhara/Katmandou ou Bairhawa (pour nous) L’hôtel en lui-même est vraiment agréable, de très jolies chambres bien aménagées et confortables (moustiquaires, literie et linge de lit de qualité, moquette, Sdb carrelée…), cependant le Pdj et les repas laissent un peu à désirer, nous avons décidé de prendre tous nos repas le dernier jour à l’extérieur alors qu’ils étaient déjà inclus dans notre package. Le restaurant KC’s offre une jolie vue un très bon service et une nourriture de qualité. Concernant les activités, ca rappelle parfois les sorties scolaires de notre jeunesse, mais ca reste très agréable dans l’ensemble. Nous avons eu une chance énorme, celle de croiser un Rhinocéros à moins de 10 mètres lors de la ballade à pied (ce qui arrive très rarement), mais si vous comptez vraiment observer des animaux il faudra envisager un safari de plusieurs jours à pied ou en Jeep. Le site de Chitwan est très agréable, calme et reposant, il fait bon flâner aux bords du lac, si vous en avez les moyen préférez les logements à l’intérieur même du parc qui permettent surement de vivre l’expérience encore plus pleinement. Royal Chitwan National ParkàBairhawa 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes
Rebelote dans l’autre sens cette fois, douane Népalaise, immigration indienne, puis là il faut se blinder aux ondes maléfiques de Saunali côté Indien : Ne surtout pas faire de change après avoir passé la frontière indienne ; prévoyez des roupilles Indiennes en quantité suffisante pour éviter les taux ahurissants pratiqués a la frontière.
Le bus express (11h de route) pour Varanasi comptez 650 Rps/pers, pour un bus normal (15h de route) un peu plus de 250 Rps/pers, nous venions de faire 6h de bus et le moral dans les chaussettes de quitter le Népal on décide de casser la tirelire pour une agence de voyage qui nous propose un taxi à 4000 Rps et normalement 7h de route, il est déjà tard et on accepte.
Expérience désastreuse, les deux chauffeurs qui se relaient enchainent les arrêts divers et finissent par se perdre sur la route d’Agra je crois ; bref au final c’est un peu plus de 11h que nous aurons passés dans ce taxi ! Expérience à oublier, et pilule dure a avaler vu le budget investi pour un peu moins de stress et de fatigue à Grosse Foirade sur ce coup ! On se promet de plus parler de ce trajet, il est 4h30 du matin et on cherche notre Guest House dans les ruelles sombres et inquiétantes de Varanasi.
VARANASI : (14 nuits, du 03/12 au 17/12/2008) (Mona Lisa Peace Cottage, chambre avec sdb, 300 Rps/nuit) La première nuit c’est madame qui aime pas trop l’endroit, ensuite c’est moi, on cherche un peu ; puis on fini par s’attacher à notre chambre et surtout aux gérant (Raju) et sa troupe, si on revient un jour on choisira la même adresse. Notre chambre est spacieuse avec une vue bien dégagée sur le Gange (dernier étage), la salle de bain laisse un peu à désirer en terme « d’ergonomie » et l’eau chaude est capricieuse ; les draps sont plus tout neufs (on fera justement faire coudre un jeu (2) de draps chez le tailleur en face, pour du coton de bonne qualité compter 600 Rps pour 8 mètres2) ; quelques bébêtes envahissent la chambre la nuit venue et le courant est OUT entre 11h et 15h environ dans la ville. Je ne vais volontairement pas trop en dire sur Varanasi pour vous laisser les plaisirs de la découverte. Mais on était parti pour rester une semaine et on a fini par passer 15 jours mais on aurait aimé rester 2 ou 3 mois en réalité. La ville est shanti shanti et bouillonne de vie. Juste quelques infos en vrac: Super cours de Yoga chez Yoga Training Center (300 Rps/2h) Nombreuses échoppes (dosas et autre galettes de pommes de terre) et restaurants pour manger bon et pas cher, ne pas manquer les sucreries a base d’amande/ riz soufflé/sésame et miel sur la place du marché et un peu partout ailleurs. De bons tailleurs pour confectionner des vêtements à très bons prix ; le meilleur endroit sans aucun doute pour ca. Beaucoup de belles rencontres partout et surtout sur les Ghats Ballades le longs des Ghats très tôt (5/6h) le matin et de 17 à 19h le soir Regarder voler les cerfs volants par dizaines Circuler par les Ghats c’est plus simple de se repérer Méditer en écoutant les bruits de la ville d’une terrasse élevée ou d’un toit. Excellentes Lasagnes à l’aubergine à la German Bakery et bons sandwichs au fromage de Yak
Agression d'un touriste canadien en Colombie English translation pending
Bonjour,
Je me nomme Claude et souvent je donne beaucoup d'information sur ce forum concernant la Colombie car je vis à Cartagena depuis quelques années. La soirée de Noël j'ai été agressé par un chauffeur de taxi et j'ai porté plainte le lendemain. Je relate mon expérience sur un de mes sites web http://www.voyagemarymar.com/Actualite/agression-touriste.htm
Actuellement, je viens de communiquer avec le département de sécurité (DAS) qui m'ont offert une protection et aussi j'ai eu une rencontre avec le journal El Universal qui publieront l'article dimanche ou lundi le 29 décembre.
Je suis désolé d'avoir donné des informations "vantant" certaines choses de la Colombie, mais je sais parfaitement que les droits fondamentaux des humains sont bafoués ici et je n'encourage pas les gens à venir ici. Il y a tellement de choses dangeureuses que nous vivons quotidiennement qu'il est inutile d'en expliquer les détails. Je suis dans l'attente d'un processus de retour au Canada avec ma conjointe d'ici d'une façon accélérée car la situation est très difficile. Si vous croyez qu'au Canada, en Europe ou aux USA il y a de la discrimination raciale, alors vous ne savez pas réllement ce qu'est la discrimination quand vous êtes étranger ici...
Les gens cherchant des voyages écoutourisme n'ont pas trop de problèmes car ils sont perçus ici comme des "pauvres" donc des gens qui n'ont pas d'argent, donc pas de possibilité de vol et d'exploitation. Restez ainsi pour ne pas avoir d'ennui, car lorsque je vais à une plage de Cartagena, au moins 150 vendeurs m'harcèlent à chaque après-midi sans compter que je dois répéter jusqu'à 7 fois (no gracias). Des centaines de situations comme cella-là, j'en vis à chaque jour... je ne blague pas malgré mon grand sens de l'humour !
Claude (Bacano)
Je me nomme Claude et souvent je donne beaucoup d'information sur ce forum concernant la Colombie car je vis à Cartagena depuis quelques années. La soirée de Noël j'ai été agressé par un chauffeur de taxi et j'ai porté plainte le lendemain. Je relate mon expérience sur un de mes sites web http://www.voyagemarymar.com/Actualite/agression-touriste.htm
Actuellement, je viens de communiquer avec le département de sécurité (DAS) qui m'ont offert une protection et aussi j'ai eu une rencontre avec le journal El Universal qui publieront l'article dimanche ou lundi le 29 décembre.
Je suis désolé d'avoir donné des informations "vantant" certaines choses de la Colombie, mais je sais parfaitement que les droits fondamentaux des humains sont bafoués ici et je n'encourage pas les gens à venir ici. Il y a tellement de choses dangeureuses que nous vivons quotidiennement qu'il est inutile d'en expliquer les détails. Je suis dans l'attente d'un processus de retour au Canada avec ma conjointe d'ici d'une façon accélérée car la situation est très difficile. Si vous croyez qu'au Canada, en Europe ou aux USA il y a de la discrimination raciale, alors vous ne savez pas réllement ce qu'est la discrimination quand vous êtes étranger ici...
Les gens cherchant des voyages écoutourisme n'ont pas trop de problèmes car ils sont perçus ici comme des "pauvres" donc des gens qui n'ont pas d'argent, donc pas de possibilité de vol et d'exploitation. Restez ainsi pour ne pas avoir d'ennui, car lorsque je vais à une plage de Cartagena, au moins 150 vendeurs m'harcèlent à chaque après-midi sans compter que je dois répéter jusqu'à 7 fois (no gracias). Des centaines de situations comme cella-là, j'en vis à chaque jour... je ne blague pas malgré mon grand sens de l'humour !
Claude (Bacano)
Parc naturel Ujung Kulon à Java (informations d'août 2008) English translation pending
Devant le peu d'informations disponibles où que ce soit (guides touristiques, forums, offices du tourisme à Java...), j'ai décidé de mettre mes infos à disposition à ce sujet. Je précise qu'elles datent d'août 2008.
Le Parc National du Ujung Kulon (Taman Nasional Ujung Kulon) est un part naturel protégé par l'Unesco, situé à la pointe sud-ouest de l'île de Java. Il couvre l'essentiel du cap au sud-ouest de Java et trois îles, c'est donc un parc assez étendu et au vu de la difficulté d'accès et de sa taille, 5 ou 6 jours paraissent être un minimum pour faire l'allée-retour depuis Jakarta et en visité au moins une petite partie.
1 - Accès
Si vous louez une voiture, ce ne sera pas un problème. Cependant, il vous faudra louer le véhicule à Jakarta ou Bandung, aucun point de location plus proche (à ma connaissance, mais je n'en jurerais pas). En transports en commun, les choses sont un peu compliquées. Il vous faudra passer par Labuan, sur la côte. Il y a des bus directs pour Labuan depuis Bandung et depuis Jakarta, station de bus Kalideres (à l'ouest du centre, accessible en trans-Jakarta depuis la station Harmony). Le trajet dure dans tous les cas autour de 5 heures, et il faut compter 18 000Rp depuis Jakarta, un peu plus depuis Bandung, à négocier dur (le Saya tidak bodoh (je ne suis pas idiot) s'avère redoutablement efficace comme argument, et vous fera mériter la conversation de tout le bus). Labuan est un lieu très désagréable, vous vous ferez littéralement assaillir par tous les chauffeurs, amis soudains et autres pour vous véhiculer à Carita, la station balnéaire. Pour l'info, ce trajet ne vaut pas plus de 2000 Rp, mais ce n'est pas la question ici. Une fois à Labuan, deux possibilités s'offrent à vous. Je vais ici décrire la voie "terrestre", je parlerai de la seconde plus tard, vous comprendrez pourquoi. Il vous faudra aller à Sumur, ce qui est un trajet de deux heures et coûte 30 000Rp. Ne comptez pas trouver des Bemo après 16 heures, voir 15 heures !!! Ce village qui n'a rien de vraiment particulier est la dernière trace de « civilisation » avant l'entrée du parc, à Tamanjaya. Pour arriver à ladite entrée, il existe UN bemo le matin et UN à midi pour le trajet de retour. Mais il s'agit des bemo mis à disposition pour les villageois vendant leurs articles sur les marchés, et votre entrée risque d'être pour le moins remarquée. Il existe un autre moyen de rejoindre l'entrée : l'Ojek. Mais là, allez voir la partie Organisation.
2 – l'ONG
Il existe à Sumur une ONG dirigée par un homme s'appelant Edi Bactiar. Elle a pour but de développer le tourisme de la région en améliorant concrètement la vie des villageois tout en préservant le mieux possible l'environnement et l'écosystème fragile du parc. Cette ONG a de gros problèmes financiers, n'étant de facto soutenue que par l'ambassade Britannique et les fonds privés que VOUS pourrez lui verser (aller voir la partie Organisation). Son action s'oriente selon 7 axes que je ne détaillerais pas. Il s'agit néanmoins de favoriser le tourisme tout en conservant le site et la micro-culture locale : le but est de faire bénéficier les villageois directement et très concrètement du tourisme. Ainsi, toutes les prestations que vous trouverez là sont offertes par les habitants alentours. Les effets les plus visibles sont le tri des déchets et le recyclage (dans la mesure du possible), la scolarisation des enfants des villages avoisinants, inabordable financièrement pour les familles, le développement de programmes visant à sauvegarder les animaux en danger, notamment les tortues, l'incitation aux pêcheurs de respecter des cotas et d'éviter des techniques comme la pêche à la dynamite qui saccage les fonds (comme ça a été malheureusement le cas aux Gili Islands près de Lombok) ou à décharge électrique, lutter contre les braconniers et les faux rangers (voir encore la partie organisation)... Bref, vous l'aurez compris, cette ONG s'efforce de créer un environnement propice à la vie animale et humaine grâce au tourisme, et d'éviter la destruction du site. Ne disposant que d'une somme ridicule d'argent, aucun site internet n'est disponible à ce jour, et elle n'est malheureusement pas mentionnée dans les guides touristiques, qui ont sans doute préféré la méthode expéditive qui leur est, et c'est bien dommage, souvent propre (coup de fil ou visite éclair). Le gouvernement Indonésien se désintéresse malheureusement de cette partie de son territoire, puisque peu visitée, donc peu visible. Les fonds qui servaient avant à la sauvegarde du site ont été réaffectés à d'autres projets, plus clinquants.
3 – Organisation
Il y a deux façons « officielles » de rentrer dans le parc. TOUTES les autres (joyeux drilles et hasards providentiels des bus, et malheureusement assez souvent « guides » organisés par les hôtels, et toutes les autres possibilités) ne sont pas légales. Depuis le centre de Jakarta ou le PHKA de Labuan (ce qui est la même chose, disséminée sur ces deux antennes) vous pourrez facilement organiser des tours, et ils vous proposeront de prendre le bateau vers l'île Peucang (Pulau Peucang). C'est la partie la plus aménagée du parc. De là, vous aurez des guides pour vous montrer le « best of » du parc. Il y a un hôtel confortable, tous les aménagements dont vous aurez envie, etc. Ils pourront organiser tout ce dont vous rêvez, et les parcours se déterminent selon vos envies et par accord avec l'organisme. Il vous en coûtera à peu près 1 000 000Rp par personne par jour, ce qui est assez cher. Ce qu'il faut néanmoins savoir, c'est que vous ne PAYEZ PAS pour l'entretien du parc, activité que le PHKA a abandonné en même temps que ses rangers, et que les hommes qui se feront passer pour eux n'en sont pas. Ça fait une dizaine d'années que les rangers ont été licenciés à cause du trop petit nombre de visiteurs, et par arrêt des subventions gouvernementales. Ces hommes sont donc des personnes qui n'ont rien à voir avec le parc, et qui malheureusement sont prêtes à tout, y compris saccager l'écosystème fragile du lieu. Il faut aussi savoir qu'ils ont un lien avec les employés du PHKA, qui préfèreront donc vous orienter vers eux. Néanmoins, pour faire amende honorable, ce sont eux (à Labuan) qui m'ont orienté vers Edi, après un bon moment de pourparlers.
L'autre moyen est donc de passer par le fameux Edi. Il est en contact avec les villageois et dirige, pour rappel, l'ONG dont j'ai parlé. Vous pourrez organiser tout votre trajet à travers lui, y compris prendre le bateau vers les îles, ou traverser le parc à pieds, ça ne tient qu'à vous ! Il se trouve au village de Sumur, et possède notamment le losmen « Wisma Sarang Badak ». Vous pourrez d'ailleurs dormir dans ce losmen pour des prix variant entre 50 000 et 100 000Rp la chambre : 50 000 pour une chambre à l'intérieur de sa maison, avec WC et Mandi communs à la famille 75 000 pour une simple/double séparée avec douche froide et WC turc 100 000 pour une simple/double séparée avec eau chaude et WC occidental Pour la visite proprement dite du parc, voici les prix négociables qu'on peut obtenir avec lui : 100 000Rp/jour le guide 50 000Rp/jour pour un éventuel porteur 25 000Rp/jour/pers pour la nourriture (bien plus que nécessaire !!!) 20 000Rp/pers le droit d'entrée au parc pour les touristes 10 000Rp/pers le droit d'entrée pour les guides et porteurs 60 000Rp/pers pour le Ojek aller-retour de Sumur vers le parc. Naturellement, ces prix sont encore bien plus élevés que leur cours réel, notamment pour la nourriture. Mais c'est une bien petite différence pour nous, et les résultats sont concrets. Vous prenez aussi en charge les frais de cigarettes de vos guides. Vous aurez donc une prise en charge pour la nourriture et le guide. Vous passerez probablement par des villages où des familles vous donneront à manger, à boire, les pêcheurs vous donneront des poissons si vous en croisez sur la route. C'est en quelque sorte la reconnaissance des habitants que vous vous paierez. Attendez vous tout de même à des conditions assez spartiates : bivouac dans les anciens postes de rangers, aujourd'hui en ruines, nourriture très simple (riz, pâtes et cacahuètes constituent la menu gastronomique de ces Messieurs Dames). A savoir encore : seul Edi parle anglais dans les alentours. Les guides / porteurs que vous aurez parlent le Sunda (dialecte local) et le Bahasa Indonesia (pas toujours si bien que ça). Armez vous donc de patience et de vos guides de langue, vous en aurez besoin !
Bien, pour contacter Edi Bactiar, il existe une adresse mail que je n'arrive pour l'instant pas à retrouver dans ma paperasse et un numéro de téléphone que je vous donnerais volontiers par MP : je ne pense pas avoir le droit de les poster ici.
4 – A voir
Le Taman Nasional Ujung Kulon est, comme je l'ai dit, un parc naturel protégé par l'Unesco. Il est très peu visité des touristes, Occidentaux comme Javanais d'ailleurs. C'est d'ailleurs un peu ce qui en fait l'attrait.
Pour le lieux proprement dit, les côtes sont superbes et vous aurez l'occasion de voir une jungle qui n'a pas été touchée, un sanctuaire Hindou au milieu et quasi oublié, une végétation fantastique, de belles collines, des sites de snorkelling et fonds coralliens... Il y a aussi une ancre datant de la tentative d'invasion Portugaise, pour les férus d'histoire. Le principal attrait de ce parc est néanmoins la vie animale. Varans, Iguanes, singes en tous genres (dont macaques, singes crabiers, gibbons...), piafs à la pelle, tortues géantes (en voie de disparition), vie aquatique, rhinocéros blancs (difficiles à voir), et il paraîtrait même qu'il y aurait des léopards (je peux confirmer nous avons vu des empruntes de « gros » chat dans le sable). Vous l'aurez compris, la vie sauvage y est plus qu'abondante, et s'il est difficile de prédire ce que vous verrez, soyez assurés que vous en aurez plein les yeux !
Les îles constituent autant de points de snorkelling et de plongée. Il paraît qu'elles concentrent aussi le plus d'animaux. J'ai néanmoins entendu Edi dire que certains animaux, dont les rhinocéros, y ont été déplacés afin d'être en plus grand nombre et constituer ainsi une attraction pour les touristes.
5 – Divers
Une anecdote pour commencer : lorsque nous visitions ce parc, nous avons croisé un homme assez étrange. C'était un Javanais qui avait décidé de quitter la vie matérielle et consumériste et de retourner aux racines. Nous l'avons vu alors qu'il s'était mis en route pour rejoindre de nouveau la civilisation, après 8 mois de vie sauvage.
Il est possible que vous voyiez des traces de tortue sur la plage en vous baladant. Il faut être très vigilant alors : les oeufs de tortue sont un mets de choix pour les habitants locaux, qui en raffolent. Il y a donc un risque qu'ils veuillent les prélever pour les manger. N'hésitez donc pas à intervenir. Toutefois, voyez avec Edi ou le PHKA si votre guide est habilité à prélever les oeufs pour participer au programme de sauvegarde de l'espèce, auquel cas votre coup de colère serait déplacé.
Évitez de jeter vos déchets quels qu'ils soient sur votre passage. On ne le dira jamais assez : un emballage que vous avez amené peut être remmené par vos soins. Les guides ont malheureusement tendance à ne pas respecter cette règle essentielle, aussi n'hésitez pas à ramasser derrière eux. Où que vous soyez, à l'intérieur du parc comme à Sumur, n'oubliez JAMAIS que vous vous situez dans l'une des zones les plus reculées de Java, et l'une des plus conservatrices : pour éviter de donner une image encore plus négative du touriste à la population locale, soyez humbles, respectez leur code vestimentaire (épaules couvertes pour les femmes, jupes à proscrire et jamais de pantalon au dessus des genoux pour les deux sexes) ainsi qu'un comportement essentiel : PAS de câlins, PAS de bisous, PAS de main à tenir, PAS de bikini, PAS de tenue négligée pour dormir. Donc, pour vous baigner, femmes, aussi sexiste que cela puisse vous paraître, sortez vos sarongs ou paréos. Hommes, évitez le slip de bain si possible. Si on vous demande si vous êtes mariés, répondez oui. Cela aura deux effets : vous éviter une longue explication sur l'inconcevable rapport de concubinage, et le membre féminin de votre tandem aura la paix. Naturellement, vous n'imaginez même pas un couple homosexuel. Si on vous propose de vous « relaxer sur la plage », le guide s'en allant vaquer de son côté pendant un moment, refusez. Même si cette proposition est sans aucun doute sincère et destinée à vous rendre la visite agréable, elle ne fera qu'endommager la réputation déjà sulfureuse des couples occidentaux si vous acceptez. Ne tiquez pas non plus en constatant vos différences de point de vue : Ossama Ben Laden est un bon musulman, un point c'est tout. Et Ahmaninedjad (pardon si j'écorche le nom) un excellent président. Inutile de discuter. Soyez diplomate ! Faites aussi l'effort de vous informer un minimum sur le fait qu'ils ne sont pas Indonésiens, mais Sundanais. Et apprenez au moins quelques mots, histoire de ne pas jouer au rois du silence avec votre guide. Bref, tentez de participer autrement que financièrement aux efforts de l'ONG. Encore un détail : l'eau que vous proposent les villageois a été bouillie. Vous pouvez donc boire en confiance sans les heurter par votre refus. Quand cela est possible, pensez tout de même à utiliser les pastilles stérilisantes, on ne sait jamais.
Voilà, j'espère avoir dit le principal et avoir réussit à fournir des informations qui pourront s'avérer utiles.
Si jamais vous avez des questions, et si vous voulez obtenir les contacts vers Edi Bactiar, envoyez un MP !
Bon voyage, et merci de votre lecture ;-)
Le Parc National du Ujung Kulon (Taman Nasional Ujung Kulon) est un part naturel protégé par l'Unesco, situé à la pointe sud-ouest de l'île de Java. Il couvre l'essentiel du cap au sud-ouest de Java et trois îles, c'est donc un parc assez étendu et au vu de la difficulté d'accès et de sa taille, 5 ou 6 jours paraissent être un minimum pour faire l'allée-retour depuis Jakarta et en visité au moins une petite partie.
1 - Accès
Si vous louez une voiture, ce ne sera pas un problème. Cependant, il vous faudra louer le véhicule à Jakarta ou Bandung, aucun point de location plus proche (à ma connaissance, mais je n'en jurerais pas). En transports en commun, les choses sont un peu compliquées. Il vous faudra passer par Labuan, sur la côte. Il y a des bus directs pour Labuan depuis Bandung et depuis Jakarta, station de bus Kalideres (à l'ouest du centre, accessible en trans-Jakarta depuis la station Harmony). Le trajet dure dans tous les cas autour de 5 heures, et il faut compter 18 000Rp depuis Jakarta, un peu plus depuis Bandung, à négocier dur (le Saya tidak bodoh (je ne suis pas idiot) s'avère redoutablement efficace comme argument, et vous fera mériter la conversation de tout le bus). Labuan est un lieu très désagréable, vous vous ferez littéralement assaillir par tous les chauffeurs, amis soudains et autres pour vous véhiculer à Carita, la station balnéaire. Pour l'info, ce trajet ne vaut pas plus de 2000 Rp, mais ce n'est pas la question ici. Une fois à Labuan, deux possibilités s'offrent à vous. Je vais ici décrire la voie "terrestre", je parlerai de la seconde plus tard, vous comprendrez pourquoi. Il vous faudra aller à Sumur, ce qui est un trajet de deux heures et coûte 30 000Rp. Ne comptez pas trouver des Bemo après 16 heures, voir 15 heures !!! Ce village qui n'a rien de vraiment particulier est la dernière trace de « civilisation » avant l'entrée du parc, à Tamanjaya. Pour arriver à ladite entrée, il existe UN bemo le matin et UN à midi pour le trajet de retour. Mais il s'agit des bemo mis à disposition pour les villageois vendant leurs articles sur les marchés, et votre entrée risque d'être pour le moins remarquée. Il existe un autre moyen de rejoindre l'entrée : l'Ojek. Mais là, allez voir la partie Organisation.
2 – l'ONG
Il existe à Sumur une ONG dirigée par un homme s'appelant Edi Bactiar. Elle a pour but de développer le tourisme de la région en améliorant concrètement la vie des villageois tout en préservant le mieux possible l'environnement et l'écosystème fragile du parc. Cette ONG a de gros problèmes financiers, n'étant de facto soutenue que par l'ambassade Britannique et les fonds privés que VOUS pourrez lui verser (aller voir la partie Organisation). Son action s'oriente selon 7 axes que je ne détaillerais pas. Il s'agit néanmoins de favoriser le tourisme tout en conservant le site et la micro-culture locale : le but est de faire bénéficier les villageois directement et très concrètement du tourisme. Ainsi, toutes les prestations que vous trouverez là sont offertes par les habitants alentours. Les effets les plus visibles sont le tri des déchets et le recyclage (dans la mesure du possible), la scolarisation des enfants des villages avoisinants, inabordable financièrement pour les familles, le développement de programmes visant à sauvegarder les animaux en danger, notamment les tortues, l'incitation aux pêcheurs de respecter des cotas et d'éviter des techniques comme la pêche à la dynamite qui saccage les fonds (comme ça a été malheureusement le cas aux Gili Islands près de Lombok) ou à décharge électrique, lutter contre les braconniers et les faux rangers (voir encore la partie organisation)... Bref, vous l'aurez compris, cette ONG s'efforce de créer un environnement propice à la vie animale et humaine grâce au tourisme, et d'éviter la destruction du site. Ne disposant que d'une somme ridicule d'argent, aucun site internet n'est disponible à ce jour, et elle n'est malheureusement pas mentionnée dans les guides touristiques, qui ont sans doute préféré la méthode expéditive qui leur est, et c'est bien dommage, souvent propre (coup de fil ou visite éclair). Le gouvernement Indonésien se désintéresse malheureusement de cette partie de son territoire, puisque peu visitée, donc peu visible. Les fonds qui servaient avant à la sauvegarde du site ont été réaffectés à d'autres projets, plus clinquants.
3 – Organisation
Il y a deux façons « officielles » de rentrer dans le parc. TOUTES les autres (joyeux drilles et hasards providentiels des bus, et malheureusement assez souvent « guides » organisés par les hôtels, et toutes les autres possibilités) ne sont pas légales. Depuis le centre de Jakarta ou le PHKA de Labuan (ce qui est la même chose, disséminée sur ces deux antennes) vous pourrez facilement organiser des tours, et ils vous proposeront de prendre le bateau vers l'île Peucang (Pulau Peucang). C'est la partie la plus aménagée du parc. De là, vous aurez des guides pour vous montrer le « best of » du parc. Il y a un hôtel confortable, tous les aménagements dont vous aurez envie, etc. Ils pourront organiser tout ce dont vous rêvez, et les parcours se déterminent selon vos envies et par accord avec l'organisme. Il vous en coûtera à peu près 1 000 000Rp par personne par jour, ce qui est assez cher. Ce qu'il faut néanmoins savoir, c'est que vous ne PAYEZ PAS pour l'entretien du parc, activité que le PHKA a abandonné en même temps que ses rangers, et que les hommes qui se feront passer pour eux n'en sont pas. Ça fait une dizaine d'années que les rangers ont été licenciés à cause du trop petit nombre de visiteurs, et par arrêt des subventions gouvernementales. Ces hommes sont donc des personnes qui n'ont rien à voir avec le parc, et qui malheureusement sont prêtes à tout, y compris saccager l'écosystème fragile du lieu. Il faut aussi savoir qu'ils ont un lien avec les employés du PHKA, qui préfèreront donc vous orienter vers eux. Néanmoins, pour faire amende honorable, ce sont eux (à Labuan) qui m'ont orienté vers Edi, après un bon moment de pourparlers.
L'autre moyen est donc de passer par le fameux Edi. Il est en contact avec les villageois et dirige, pour rappel, l'ONG dont j'ai parlé. Vous pourrez organiser tout votre trajet à travers lui, y compris prendre le bateau vers les îles, ou traverser le parc à pieds, ça ne tient qu'à vous ! Il se trouve au village de Sumur, et possède notamment le losmen « Wisma Sarang Badak ». Vous pourrez d'ailleurs dormir dans ce losmen pour des prix variant entre 50 000 et 100 000Rp la chambre : 50 000 pour une chambre à l'intérieur de sa maison, avec WC et Mandi communs à la famille 75 000 pour une simple/double séparée avec douche froide et WC turc 100 000 pour une simple/double séparée avec eau chaude et WC occidental Pour la visite proprement dite du parc, voici les prix négociables qu'on peut obtenir avec lui : 100 000Rp/jour le guide 50 000Rp/jour pour un éventuel porteur 25 000Rp/jour/pers pour la nourriture (bien plus que nécessaire !!!) 20 000Rp/pers le droit d'entrée au parc pour les touristes 10 000Rp/pers le droit d'entrée pour les guides et porteurs 60 000Rp/pers pour le Ojek aller-retour de Sumur vers le parc. Naturellement, ces prix sont encore bien plus élevés que leur cours réel, notamment pour la nourriture. Mais c'est une bien petite différence pour nous, et les résultats sont concrets. Vous prenez aussi en charge les frais de cigarettes de vos guides. Vous aurez donc une prise en charge pour la nourriture et le guide. Vous passerez probablement par des villages où des familles vous donneront à manger, à boire, les pêcheurs vous donneront des poissons si vous en croisez sur la route. C'est en quelque sorte la reconnaissance des habitants que vous vous paierez. Attendez vous tout de même à des conditions assez spartiates : bivouac dans les anciens postes de rangers, aujourd'hui en ruines, nourriture très simple (riz, pâtes et cacahuètes constituent la menu gastronomique de ces Messieurs Dames). A savoir encore : seul Edi parle anglais dans les alentours. Les guides / porteurs que vous aurez parlent le Sunda (dialecte local) et le Bahasa Indonesia (pas toujours si bien que ça). Armez vous donc de patience et de vos guides de langue, vous en aurez besoin !
Bien, pour contacter Edi Bactiar, il existe une adresse mail que je n'arrive pour l'instant pas à retrouver dans ma paperasse et un numéro de téléphone que je vous donnerais volontiers par MP : je ne pense pas avoir le droit de les poster ici.
4 – A voir
Le Taman Nasional Ujung Kulon est, comme je l'ai dit, un parc naturel protégé par l'Unesco. Il est très peu visité des touristes, Occidentaux comme Javanais d'ailleurs. C'est d'ailleurs un peu ce qui en fait l'attrait.
Pour le lieux proprement dit, les côtes sont superbes et vous aurez l'occasion de voir une jungle qui n'a pas été touchée, un sanctuaire Hindou au milieu et quasi oublié, une végétation fantastique, de belles collines, des sites de snorkelling et fonds coralliens... Il y a aussi une ancre datant de la tentative d'invasion Portugaise, pour les férus d'histoire. Le principal attrait de ce parc est néanmoins la vie animale. Varans, Iguanes, singes en tous genres (dont macaques, singes crabiers, gibbons...), piafs à la pelle, tortues géantes (en voie de disparition), vie aquatique, rhinocéros blancs (difficiles à voir), et il paraîtrait même qu'il y aurait des léopards (je peux confirmer nous avons vu des empruntes de « gros » chat dans le sable). Vous l'aurez compris, la vie sauvage y est plus qu'abondante, et s'il est difficile de prédire ce que vous verrez, soyez assurés que vous en aurez plein les yeux !
Les îles constituent autant de points de snorkelling et de plongée. Il paraît qu'elles concentrent aussi le plus d'animaux. J'ai néanmoins entendu Edi dire que certains animaux, dont les rhinocéros, y ont été déplacés afin d'être en plus grand nombre et constituer ainsi une attraction pour les touristes.
5 – Divers
Une anecdote pour commencer : lorsque nous visitions ce parc, nous avons croisé un homme assez étrange. C'était un Javanais qui avait décidé de quitter la vie matérielle et consumériste et de retourner aux racines. Nous l'avons vu alors qu'il s'était mis en route pour rejoindre de nouveau la civilisation, après 8 mois de vie sauvage.
Il est possible que vous voyiez des traces de tortue sur la plage en vous baladant. Il faut être très vigilant alors : les oeufs de tortue sont un mets de choix pour les habitants locaux, qui en raffolent. Il y a donc un risque qu'ils veuillent les prélever pour les manger. N'hésitez donc pas à intervenir. Toutefois, voyez avec Edi ou le PHKA si votre guide est habilité à prélever les oeufs pour participer au programme de sauvegarde de l'espèce, auquel cas votre coup de colère serait déplacé.
Évitez de jeter vos déchets quels qu'ils soient sur votre passage. On ne le dira jamais assez : un emballage que vous avez amené peut être remmené par vos soins. Les guides ont malheureusement tendance à ne pas respecter cette règle essentielle, aussi n'hésitez pas à ramasser derrière eux. Où que vous soyez, à l'intérieur du parc comme à Sumur, n'oubliez JAMAIS que vous vous situez dans l'une des zones les plus reculées de Java, et l'une des plus conservatrices : pour éviter de donner une image encore plus négative du touriste à la population locale, soyez humbles, respectez leur code vestimentaire (épaules couvertes pour les femmes, jupes à proscrire et jamais de pantalon au dessus des genoux pour les deux sexes) ainsi qu'un comportement essentiel : PAS de câlins, PAS de bisous, PAS de main à tenir, PAS de bikini, PAS de tenue négligée pour dormir. Donc, pour vous baigner, femmes, aussi sexiste que cela puisse vous paraître, sortez vos sarongs ou paréos. Hommes, évitez le slip de bain si possible. Si on vous demande si vous êtes mariés, répondez oui. Cela aura deux effets : vous éviter une longue explication sur l'inconcevable rapport de concubinage, et le membre féminin de votre tandem aura la paix. Naturellement, vous n'imaginez même pas un couple homosexuel. Si on vous propose de vous « relaxer sur la plage », le guide s'en allant vaquer de son côté pendant un moment, refusez. Même si cette proposition est sans aucun doute sincère et destinée à vous rendre la visite agréable, elle ne fera qu'endommager la réputation déjà sulfureuse des couples occidentaux si vous acceptez. Ne tiquez pas non plus en constatant vos différences de point de vue : Ossama Ben Laden est un bon musulman, un point c'est tout. Et Ahmaninedjad (pardon si j'écorche le nom) un excellent président. Inutile de discuter. Soyez diplomate ! Faites aussi l'effort de vous informer un minimum sur le fait qu'ils ne sont pas Indonésiens, mais Sundanais. Et apprenez au moins quelques mots, histoire de ne pas jouer au rois du silence avec votre guide. Bref, tentez de participer autrement que financièrement aux efforts de l'ONG. Encore un détail : l'eau que vous proposent les villageois a été bouillie. Vous pouvez donc boire en confiance sans les heurter par votre refus. Quand cela est possible, pensez tout de même à utiliser les pastilles stérilisantes, on ne sait jamais.
Voilà, j'espère avoir dit le principal et avoir réussit à fournir des informations qui pourront s'avérer utiles.
Si jamais vous avez des questions, et si vous voulez obtenir les contacts vers Edi Bactiar, envoyez un MP !
Bon voyage, et merci de votre lecture ;-)
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !
05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette premi��re très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei
Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube
L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.
Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...
En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../
Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.
......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
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........................................Zèbres de montagne..................
L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive
.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)
........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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..VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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.La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette premi��re très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aubeL’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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. ....L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
............................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...) ........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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Un projet fou de tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.
Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?
Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".
Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...
Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.
Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.
Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?
Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.
Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:

1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.
Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.
Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.
Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.
Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...
Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.
Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.
Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...
1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!
Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.
Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)
Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister
Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations
Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.
Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:
"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"
A vous la parole!
PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.
Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?
Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".
Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...
Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.
Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.
Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?
Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.
Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:

1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.
Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.
Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.
Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.
Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...
Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.
Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.
Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...
1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!
Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.
Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)
Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister
Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations
Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.
Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:
"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"
A vous la parole!
PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
Amman et la mer Morte English translation pending
J'ai eu tout le temps de faire et de voir tout ce que je voulais en syrie,
il est temps de passé à la suite en suivant la route du sud.
Damas, capitale syrienne, étant située au sud du pays, et Amman, capitale jordanienne, étant au nord du pays la liaison devrait être vite faite.
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Quête du bonheur English translation pending
Bonjour à tous,
je m'appelle Pascaline, j'ai 26 ans, je suis mariée sans enfants.
Je suis dans une situation de torture mentale depuis maintenant quelques années.
Depuis toujours je rêve d'une vie d'aventurière mais je n'ai malheureusement jamais eu le courage de m'ouvrir à cette vie, je pense que j'ai été emportée par les tourments du quotidien, du moule dans lequel la société nous aspire sans que l'on s'en rende compte...
Aujoud'hui je pense pouvoir dire que je ne suis pas heureuse, comme si quelque chose en moi ne cessait de marteler que je ne suis pas faite pour cette vie qui m'ennuie.
J'aime mon mari mais il n'a pas du tout la même conception de l'existence que moi.Lui rêve d'une vie pépère, travailler, payer ses factures, faire les courses, avoir des enfants;je ne peux pas lui en vouloir car je n'ai pas à juger la vision de la vie que souhaite chacun d'entre nous.
Mais plus le temps passe et plus je trouve que je mène une existence presque vide de sens.
Suis je normale?Ais je donc une inaptitude au bonheur?Suis je trop exigeante?
Parfois j'ai envie de tout plaquer, partir, et enfin assouvir ma soif de connaissance et de curiosité.
Je voudrais me libérer des rouages de cette société que je n'ai jamais comprise, et dans laquelle je ne me suis jamais vraiment épanouie.
Le monde m'ouvre ses bras mais aurais je le courage de l'embrassé?
Peut être devrais me résigner comme je l'ai toujours fait et me contenter de ce que la vie veut bien me donner...
Et puis je ne veux pas faire souffrir mon entourage, même si je tente parfois de faire comprendre ce que je ressens, ce n'est pas facile d'être une sorte de marginale aux yeux de ceux qui vous aiment.
Peut être qu'un jour je déciderais de prendre mon destin en main et de mener la vie dont je rêve secrètement mais ce jour n'est pas encore arrivé trop de culpabilité me courbe l'échine.
Merci à tous et j'éspère ne pas avoir été trop barbante .
Merci de nous faire profiter de vos expèriences et de vos incroyables épopées.
Ébauche d'itinéraire pour quinze jours en Chine en 2009 English translation pending
Bonjour,
Je commence doucement à préparer mon futur voyage en Chine (courant 2009), car comme ce pays est immense, j'ai intérêt à avoir une idée d'itinéraire.... Pouvez-vous me donner votre avis ?
Vol Paris - Shanghai (je connais qqn à Shanghai, je commence donc mon voyage par la) 5 jours à Shanghai Vol - Shanghai - Gullin 5 jours à Yangshuo Vol Gullin - Pekin 3 jours à Pekin Vol Pekin - Paris
J'aimerai aussi beaucoup aller dans le Yunnan (d'après les photos, ça a l'air d'être une région magnifique...). A la place de de Yangshuo peut-être ?
Voila, c'est juste une ébauche, mais si déjà vous pouvez me dire ce que vous en pensez...
Sinon, je ne pourrais pas partir avant Septembre a priori. C'est une bonne saison ou vaut-il mieux que j'attende le printemps 2010 ?
Merci d'avance à ceux qui me répondront !
Je commence doucement à préparer mon futur voyage en Chine (courant 2009), car comme ce pays est immense, j'ai intérêt à avoir une idée d'itinéraire.... Pouvez-vous me donner votre avis ?
Vol Paris - Shanghai (je connais qqn à Shanghai, je commence donc mon voyage par la) 5 jours à Shanghai Vol - Shanghai - Gullin 5 jours à Yangshuo Vol Gullin - Pekin 3 jours à Pekin Vol Pekin - Paris
J'aimerai aussi beaucoup aller dans le Yunnan (d'après les photos, ça a l'air d'être une région magnifique...). A la place de de Yangshuo peut-être ?
Voila, c'est juste une ébauche, mais si déjà vous pouvez me dire ce que vous en pensez...
Sinon, je ne pourrais pas partir avant Septembre a priori. C'est une bonne saison ou vaut-il mieux que j'attende le printemps 2010 ?
Merci d'avance à ceux qui me répondront !
Vos opinions sur Las Vegas? English translation pending
bonjour
en vous lisant, j'ai remarqué une chose, ou les gens aiment vegas ou le deteste, bizarement j'aimerai savoir pourquoi, je vais vous donnez la mienne:
je trouve cette ville vivante, exitante et en changement permanent, les spectacles y sont magnifiques et il y a beaucoup de monde sans se sentir oppressés.bref j'adore cette ville, pleines de lumieres ou les hotels sont magnifiques, je suis partie six fois aux etats unis et je finis toujours par trois jours a vegas.
j'attend vos avis
Avis sur les clubs de plongée à Maupiti? (Polynésie-Française) English translation pending
Ia orana à tous,
Nous voudrions faire un stage de plongée niveau 1 sur Maupiti car nous y resterons a priori 4 jours ... manière de lier l'utile à l'agréable ! L'objectif étant de faire ensuite d'autres plongées, notamment sur Raiatea (épave) et Tikehau, nous voudrions être sûrs de la qualité de la formation pour ne pas prendre de risques !🤪
Ce club est né en 2008, il n'y a donc aucun avis sur google, si ce n'est à but commercial !!!
Si quelqu'un a plongé avec eux vos commentaires seront les bienvenus !!!
Nous voudrions faire un stage de plongée niveau 1 sur Maupiti car nous y resterons a priori 4 jours ... manière de lier l'utile à l'agréable ! L'objectif étant de faire ensuite d'autres plongées, notamment sur Raiatea (épave) et Tikehau, nous voudrions être sûrs de la qualité de la formation pour ne pas prendre de risques !🤪
Ce club est né en 2008, il n'y a donc aucun avis sur google, si ce n'est à but commercial !!!
Si quelqu'un a plongé avec eux vos commentaires seront les bienvenus !!!
Coût d'un visa ou permis de séjour pour la France depuis la Côte d'Ivoire? English translation pending
bonjour j ai une copinne qui es en cote d ivore et je voudrai savoir comment on fais et combien sa coute pour qu elle puisse venir en france me voir car j ai lu et elle me demmande aussi de l argent pour quelle fasse son permis de sejour et elle gagne pas beaucoup alors je voudrai savoir si c est une arnaque car pour elle je suis l homme de sa vie mais bon pour moi c est sur sa me plairer mais voila j ai peur que sa sois une arnaque si vous pouvez m aider merci car j ai besoin qu'on m aide car bon je voudrai pas etre dessus car je l aime mais je sais pas car j ai pas envie de me faire arnaquer.
Vivre à Douala: sécurité et insécurité? English translation pending
Bonjour,
je viens d'avoir un message d'une entreprise me proposant un poste à Douala. Je ne sais pas quoi faire parce que j'avais cru comprendre qu'il était fortement déconseillé d'aller au cameroun, en partie à cause de ce que j'ai lu sur le site du ministère des affaires étrangères:-- http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/cameroun_12221/index.html
Dernière Minute
La plus grande prudence est recommandée lors des séjours et des déplacements au Cameroun, notamment pour les femmes, deux cas récents d’agression à domicile suivie de viol ayant été constatés.
Sur l’ensemble du territoire, des agressions sur les routes et dans les grandes villes ont régulièrement lieu, de nuit comme en plein jour. Sur la plupart des axes routiers, il est vivement conseillé de se déplacer en convoi de jour et d’éviter de rouler la nuit.
De manière générale, il est conseillé aux Français résidents ou de passage de se tenir régulièrement informés de la situation dans le pays avant tout déplacement.-- Tout ça ne m'encourage pas à aller au cameroun, surtout que je compte partir avec ma copine. J'ai surtout peur de l'insécurité là bas, et c'est réellement un critère très important pour moi. J'ai déjà cherché sur des forums, et on trouve de tout comme réponse, donc je sais pas trop quoi penser. Alors j'aimerais avoir l'avis de gens qui sont sur place.
Merci!
je viens d'avoir un message d'une entreprise me proposant un poste à Douala. Je ne sais pas quoi faire parce que j'avais cru comprendre qu'il était fortement déconseillé d'aller au cameroun, en partie à cause de ce que j'ai lu sur le site du ministère des affaires étrangères:-- http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/cameroun_12221/index.html
Dernière Minute
La plus grande prudence est recommandée lors des séjours et des déplacements au Cameroun, notamment pour les femmes, deux cas récents d’agression à domicile suivie de viol ayant été constatés.
Sur l’ensemble du territoire, des agressions sur les routes et dans les grandes villes ont régulièrement lieu, de nuit comme en plein jour. Sur la plupart des axes routiers, il est vivement conseillé de se déplacer en convoi de jour et d’éviter de rouler la nuit.
De manière générale, il est conseillé aux Français résidents ou de passage de se tenir régulièrement informés de la situation dans le pays avant tout déplacement.-- Tout ça ne m'encourage pas à aller au cameroun, surtout que je compte partir avec ma copine. J'ai surtout peur de l'insécurité là bas, et c'est réellement un critère très important pour moi. J'ai déjà cherché sur des forums, et on trouve de tout comme réponse, donc je sais pas trop quoi penser. Alors j'aimerais avoir l'avis de gens qui sont sur place.
Merci!
Hôtel Bavaro Princess Punta Cana English translation pending
bonjour! c'est ma 1ere connexion sur le site et j'espere que vous pourrez me donner quelques informations sur l'hotel bavaro princess
en effet j'aimerais choisir l'emplacement de ma chambre mais je ne sais pas trop comment procèder(je pars avec marsans)
merci
Mais, il est où l'endroit idéal... English translation pending
Bonjour, je vous invite, si vous le voulez bien, à répondre à un petit test afin de vous faire partager mon désarroi face à une interrogation qui m'a été soumise et dont la reflexion est la suivante : "Ne sommes nous pas, nous français, belges, hollandais, ... au paradis simplement chez nous ?"
Imaginons donc la donne et le profil suivant : Vous êtes un couple quadra avec enfant (pré ado). Vous souhaitez développer un guest house, b&b ou petite hotellerie avec association active d'un(e) habitant(e) locale, honnête et loyal (comme de bien entendu) ... Votre budget fond propre approximatif €500K (ca ce complique). Vous ne cherchez pas à faire fortune mais, tout de même, à vivre convenablement du produit de votre petite affaire dont vous êtes propriétaire des murs et du sol (et non pas l'état). Vous ne souhaitez pas vous éloigner d'un lycée français voire international. Vous aspirez à vous retrouver proche de la mer et ne supportez pas le harcelement ni le racket à chaque carrefour. Il est évident que vous privilégiez les régimes politiquement et économiquement stables et fiables ainsi qu'une évidente pseudo sécurité. En résumé, de la démocratie, de la sécurité, le droit à l'aquisition, du potentiel économique et, tant soit peu culturel et avec tout celà, du soleil et des cocotiers ... Vous parlez anglais et baragouinez en espagnol alors, pour vous, si il existe, il est où l'endroit idéal ?
Merci de vous prêter à cette interrogation qui, somme toute, n'est pas tout à fait dénuer d'intérêt ...
Merci aussi de ne pas vous agacer du caractère naïvement exposé de la présente.
Bonne journée
Imaginons donc la donne et le profil suivant : Vous êtes un couple quadra avec enfant (pré ado). Vous souhaitez développer un guest house, b&b ou petite hotellerie avec association active d'un(e) habitant(e) locale, honnête et loyal (comme de bien entendu) ... Votre budget fond propre approximatif €500K (ca ce complique). Vous ne cherchez pas à faire fortune mais, tout de même, à vivre convenablement du produit de votre petite affaire dont vous êtes propriétaire des murs et du sol (et non pas l'état). Vous ne souhaitez pas vous éloigner d'un lycée français voire international. Vous aspirez à vous retrouver proche de la mer et ne supportez pas le harcelement ni le racket à chaque carrefour. Il est évident que vous privilégiez les régimes politiquement et économiquement stables et fiables ainsi qu'une évidente pseudo sécurité. En résumé, de la démocratie, de la sécurité, le droit à l'aquisition, du potentiel économique et, tant soit peu culturel et avec tout celà, du soleil et des cocotiers ... Vous parlez anglais et baragouinez en espagnol alors, pour vous, si il existe, il est où l'endroit idéal ?
Merci de vous prêter à cette interrogation qui, somme toute, n'est pas tout à fait dénuer d'intérêt ...
Merci aussi de ne pas vous agacer du caractère naïvement exposé de la présente.
Bonne journée
Achats immobiliers en Thaïlande: les entourloupes English translation pending
Bonjour
Etant, en tant que traducteur et conseiller en marketing, en plein dans l'immobilier en Thailande depuis quelque temps, j'ai poste 3 sites expliquant certains points de loi et alertant tout le monde sur toutes les excroqueries qui se prqtiquent (y compris, ce qui me degoute completement, de la part de francais envers d'autres francais(de ce cote la, SE MEFIER DE CE QUI SE PASSE A KOH SAMUI ou pas mal de choses, des flics a certains promoteurs et constructeurs, commencent a ressembler a l'ignoble Pattaya!). J'ai pense bon de les regrouper esperant que cela sauvera de nombreux candidats a l'excroquerie de haut vol. DONC voila!
PS. Le sujet de ce site est l'immobilier en Thailande, pas le rascisme ou le fait qu'on aime ou qu'on aime pas. Donc merci de commenter sur le sujet uniquement,
Document No 1: 2 magouilles actuelles (aout 2008)
Je suis en train de traduire en anglais un document tres revelateur sur la conduite de certains francais -nombreux helas, ce n'est pas la premiere fois que je traduis ce genre de documents- residant en Thailande et s'engageant dans des malversation immobilieres a l'encontre de francais achetant de l'immobilier dans le pays. Le cas present -a Koh Samui comme frequemment- est d'un "constructeur" qui 1) A construit une maison n'importe comment en profitant de ce que le client habitait en France 2) A surcharge le prix de la cosntruction de 3 000 000 de Baht 3) A fait des declarations mensongeres aux autorites thaies. 4) Pire, n'a toujours pas transfere le titre de propriete du terrain au Land Office, ce qui veut dire, que, legalement, il est toujours proprio du terrain PLUS, maintenant, de la maison qu'il a construite dessus pour son "acheteur!!!!!". Apparemment, il n'en est pas a son premier coup!
De plus, j'ai une amie francaise qui voulait acheter un condo a Bangkok. Heureusement, je lui avais bien dit de me montrer tous les papiers avant de les signer. Il s'avere 1) Que le vendeur -francais- n'est pas proprietaire du condo; ce qu'il revend, c'est son contrat de vente avec le promoteur, en cheville avec un avocat qu' il a conseille a mon innocente amie. Bien entendu, ledit avocat a pondu pour mon amie un contrat de vente qui est un torchon et personne ne lui avait dit qu'elle rachetait un 1er contrat, que bien entendu ces 2 salopards ne lui ont pas montre. Le fait de revendre un contrat est parfaitement legal (ca s'appelle "Assignment of Rights") mais j'attends de voir ce 1er contrat avec impatience car juste le fait qu'ils ne lui en ont jamais parle me fait pressentir une embrouille. Je signale que, en cas de "assignment of rights", le promoteur a parfaitement le droit de refuser que son acheteur revende le contrat a un tiers. Comme, dans ce cas la, celui qui revend le contrat habite a Tahiti, bonjour pour lui courrir apres s'il y a un probleme! (d'ailleurs, j'ai dit a mon amie de faire inscrire sur SON contrat qu'en cas de litige, l'affaire devra etre portee pour arbitration a Bangkok; l'avocat a commence par lui dire que l'arbitration n'existait pas en Thailande; je lui ai mis sous le nez le "Arbitration Act of 2002" et il a donc rajoute la clause sur le contrat, mais sans preciser "Bangkok"!!!!!).
DONC, un bon conseil: mefiez vous comme de la peste de toute transaction immobiliere en Thailande. Ne vous adressez qu'a des maisons connues et ENGAGER UN CABINET D'AVOCATS RENOMME INDEPENDANT POUR TOUT VERIFIER; ils coutent plus cher que les autres, mais il vaut mieux ca que de se faire avoir, vu que les cours Thaies se foutent completement des histoires entre farang (entre farang et thais, c'est encore pire, c'est rarement le farang qui gagne!)
Voir mon site "Acheter un condo en Thailande" pour une liste des magouilles courantes.
Document No 2: Acheter un condo en Thaïlande Je viens de tomber par hazard sur un petit fascicule tres bien fait expliquant les droits des proprietaires de condos en Thailande, publie par Tighe Books, 234/807 Moo9, Nong Prue, Banglamung, Chonburi E-mail Thghebooks@hotmail.com. Bouquin tres interressant car il commence par expliquer toutes les effroyables arnaques de nombreux promoteurs de condos, notemment a Pattaya. Parmi les meilleures:
1) Utilisation des fonds communs pour des besoins personnels. Ex: un proprietaire de condo fait un proces au promoteur pour rupture ehontee de contrat; le promoteur paie (grassement) un gros avocat sur les fonds communs alors qu'il s'agit d'un proces personnel
2) Nomination d'un "Condo Manager" par le promoteur, evidemment a la botte de celui-ci. La loi est tres claire: ce Manager doit etre nomme par l'association des co-proprietaires
3) Utilisation des surfaces communes pour des operations immobilieres crasses sans en aviser les co-proprietaires, et augmentation abusive des frais de maintenance. La, helas, la loi sur les condos veut que, "pour toute decision importante, le promoteur doit reunir les co-proprietaires avec un quorum de 75%". Le pb est que, la majorite des co-proprios habitant en Europe une partie de l'annee ou preferant piccoler dans un bar ou se sauter une pute plutot que d'assister a une reunion, le quorum n'est jamais atteint. Le promoteur organise donc une reunion (ou pas du tout, il est signale un cas a Jomtiem ou aucune reunion n'a ete organisee depuis 3 ans!!!!!) et, en l'absence du quorum, prend les decisions qu'il lui plait. Resultat: a Jomtiem toujours, un salopard de promoteur a commence a eriger une structure sur le terrain appartenant a la communaute, entre l'immeuble et la mer bien sur, expliquant aux curieux que c'etait "une coffee shop pour l'agrement des co-proprios"; en fait de coffee shop, ca c'est termine par un immeuble commercial de 3 etages bloquant la vue sur la mer (qu'ils avaient payee grassement) de tous les co-proprietaires des 3 premiers etages!!!!!!!
4) Ignorance volontaire de la loi sur les condos exigeant une reunion generale annuelle (Annual General Meeting -AGM) des co-proprios et du promoteur. Inutile de dire que, celle-la, elle arrive rarement ou pas du tout.
DONC, les arnaques continuelles: Augmentation illegale des frais de maintenance Surcharges illegales sur les frais de maintenance Achats non-autorises avec les fonds communs Depenses personnelles payees sur les fonds communs Corruption de fonctionnaires locaux, police, et juges (les promoteurs ont BEAUCOUP d'argent) pour bloquer ou annuler toute reaction d'un co-proprio Diffamation des co-proprios "recalcitrants" Vol pur et simples de fonds communs en l'absence de controle serieux des co-proprietaires (suivi d'un appel de fonds + ou - volontaire en cas de grosse depense necessaire) Comptes trafiques Menaces et violences physiques contre les fortes tetes
Il faut bien dire que tout cela est un peu de la faute des co-proprios aussi, qui ne parlent pas, ne se reunissent pas, et finissent par decouvrir qu'ils sont en train de se faire avoir jusqu's l'os, mais il est trop tard!
EN D'AUTRES TERMES, MARCHER SUR DES OEUFS! Il vaut mieux payer plus cher et avoir affaire a des promoteurs serieux que de signer avec des gangsters, notemment des specialistes thais de la question
Le petit bouquin explique un truc tres simple pour flairer les promoteurs enfoires des le depart : demander une copie du Condominium Act BE 2522 (1979) au promoteur ou son agent. S'il vous dit qu'il n'y en a pas, ou qu'il ne l'a pas, ou qu'il ne sait pas ou vous pouvez l'obtenir, ou qu'il n'est disponible qu'en thai, FUYEZ!!!!!!!!
Il explique aussi de ne jamais signer un papier quelqu'il soit redige en thai. Une trado thai-anglais ou francais coute 500 baht la page; donc, vous prenez le papier et vous le donnez vous-meme a une societe de traduction (je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer le "vous-meme"). Il vaut mieux payer ca que se faire rouler!
Mettez-vous dans la tete que, notemment a Pattaya ou regnent la mafia thaie et russe, et a Koh Samui depuis quelques temps (achat de terrain et construction) ou sevit une bande d'aigrefins francais dont je tairais les noms (mais, si vs verifier avec moi en cas de transaction la-bas, je vs dirai si c'est l'un d'eux), la moitie des promoteurs sont des escrocs complets. Donc, un bon conseil, achetez chez des maisons serieuses. Si vous etes dans le doute, n'achetez RIEN sans parler d'abord a plusieurs co-proprietaires, si possible pas obsede sexuel alcoolique (dur a trouver a Pattaya!)
Document No 3: acheter un bien immobilier (ou un commerce) en Thailande
En tant que farang, vous ne pouvez legalement pas etre proprietaire ni d'un terrain, ni d'une maison, a moins d'investir un minimum de 40 000 000 de bahts (800 000 Euro), seulement d'un condo. Certain tourne la loi en mettant le bien immobilier au nom d'une petite amie thaie ou femme thaie. FORTEMENT DECONSEILLE! Je suis, en autres, traducteur professionnel anglais-francais et je ne cesse de traduire depuis 5 ans des histoires de farang qui ont fait le coup et se sont retrouve avec rien (enfin, si! Des grosses dettes!!!!). Il suffit que la fille ne veuille plus de vous et, la maison lui appartenant legalement, ... Vous allez aux flics, ils rigolent bien, vous allez voir un avocat, il vous repond qu'il ne peut rien faire car la maison appartient legalement a la fille. J'ai meme traduit une histoire de hollandais a qui la nana avait promis le mariage; amoureux hopeless, il a achete une maison au nom de la fille pour sa famille et, des qu'elle a ete achetee, elle lui a dit en gros "Merci, au revoir". Le pire que j'ai traduit est le Suisse qui a achete DEUX maisons a Chiang Mai, une pour les parents, une pour la fille qu'il avait mariee et avec laquelle il avait des enfants; il travaillait en Suisse; un jour, pas de reponse a ces coups de tel. Il a pris l'avion et a decouvert que la salope avait vendu les 2 maisons et disparu avec toute la famille y compris les enfants!!!!!
Bien entendu, il y a des experiences heureuses, et je suis bien comptant pour les farang qui l'ont reussie, mais, au moins, les autres sont prevenus!
Si vous insistez sur une maison, la facon de detourner la loi, utilisee sans arret, est de creer par l'intermediaire d'un avocat une societe avec des prete-noms thais et la societe achete la maison. C'est une solution, mais si un jour le gouvernement se reveille, tous ces proprietaires vont se retrouver avec pas grand chose...ou plus rien.
DONC, le conseil d'ami est: louer une maison, ou acheter un condo, et les deux EN SE MEFIANT DE TOUT ET DE TOUS!
Document No. 4 : achat de terrain et maison
Ce website ne couvre pas les condos, libres a la vente aux etrangers,
Il ne couvre pas non plus le truc qui consiste a mettre le bien immobilier au nom de la femme ou petite amie thaie, avec les consequences desastreuses (a de RARES exceptions pres) que nous connaissons tous (comme je l'ai dit a un membre, la pierre, ca dure beaucoup plus longtemps que l'amour!). Donc, ne mettre un bien au nom de ces demoiselles ou madames qu'avec d'extremes precautions. Souvenez-vous qu'en Thailande, le farang, c'est le pigeon a plumer tout vif! J'INSISTE BIEN SUR LE FAIT QU'ON PEUT TOMBER BIEN, (immobilier!) MAIS C'EST SI RARE!!!!
Pour l'avocat, le roi de l'immobilier pour les francais, c'est Maitre Pensit, qui parle tres bien francais, base a Bangkok (www.pensitandlaws.com). Il a aussi un bureau a Koh Samui
Donc, VOILA!
· DROITS DE PROPRIÉTÉ PAR DES ÉTRANGERS
Les lois thaïes limitent les droits des étrangers à posséder des biens immobiliers. Par exemple, un étranger peut acheter un maximum de 1 rai (1600 m²) de terrain s’il investit 40 000 000 de Baht dans le pays. Il y a malgré tout deux possibilités d’être propriétaire pour les étrangers moins fortunés : le leasing et créer une société thaïe.
Leasing
Un étranger peut louer un bien immobilier pour 30 ans, renouvelable deux fois pour 30 ans si le propriétaire y consent. La loi a récemment changé en ce qui concerne les propriétés commerciales et industrielles, pour lesquelles la période de leasing est maintenant de 50 ans.
Biens en pleine propriété
Une société thaïe peut acheter un bien en pleine propriété et un étranger peut détenir jusqu’à 49% des parts d’une société thaïe, les autres 51% devant être aux mains de citoyens thaïs. Toutefois, l’étranger peut obtenir la majorité des voix avec des actions à vote préférentiel ou un pouvoir complet des associés locaux. La compagnie ne peut pas être dormante, doit publier des comptes annuels et acquitter les taxes.
Pour l'acheteur étranger d'un terrain ou d'une maison, le processus est donc simple : - Vous créez une société thaïe, qui achete le terrain. Bien entendu, les "associes" thais, tous bidon payes par l'avocat comme prete-noms, vous signent aussi sec un pouvoir complet, ce qui veut dire qu'ils ne peuvent toucher a rien. - La societe loue le terrain à l’acheteur étranger. en conséquence de quoi la société n’est pas dormante (elle a une activité de location) et elle a un revenu (le loyer) donc elle eut publier des comptes de fin d’année.
Cette solution apporte un avantage supplémentaire : sous certaines conditions, l’étranger a alors droit à un visa non-immigrant B (Business) long séjour (un an renouvelable chaque année).
(Ceci dit -Remarque personnelle- si un jour le gouvernement met son nez dans ces histoires, j'en connais beaucoup qui vont pleurer!)
· TITRES DE PROPRIÉTÉ DE TERRAIN
Chanote : Le seul titre de pleine propriété. Il donne au propriétaire le droit de ne pas utiliser le terrain. Toute personne nommée dans le titre peut l’utiliser face aux autorités comme preuve de propriété pour quelque opération légale que ce soit. Le titre est enregistré au Land Department de la province dans lequel est situé le terrain et son transfert est immédiat. Toutefois, la division du terrain en plus de 9 lots est soumise à la Land Allotment Law (Loi sur la division des terrains), section 286.
Le titre contient une description du terrain, sa taille, et ses frontières déterminées par images satellite reportées sur un plan de cadastre national. Le terrain est mesuré sur place exactement et délimité par des poteaux d’inscription numérotés. Le Land Department prévoit de mettre tous les terrains du pays sous le régime du Chanote.
Nor Sor 3 (Saam) Gor : Le Nor Sor 3 Gor est un certificat attestant que la personne dont le nom est inscrit est autorisée à utiliser le terrain et que toutes les conditions d’un titre Chanote sont réunies. Le terrain peut être vendu, loué, hypothéqué, etc. Toutefois, le titulaire de ce certificat ne peut pas laisser le terrain inutilisé plus de 12 ans. Il est possible dans certaines conditions de le transformer en Chanote.
Avec ce certificat, le terrain est défini en points et entré dans le cadastre sur une carte au 1:5000e. Le terrain peut être divisé et aucun acte légal ne doit être publié. Les limites sont toutefois moins précises que dans un Chanote.
Chanote et Nor Sor 3 Gor sont les seuls titres qui donnent de réels droits de propriété. Ce sont donc les seuls qu’un étranger doit considérer.
Sor Kor 1 (Nung) :
Ce certificat est uniquement pour identifier le(s) propriétaire(s) d’un point de vue fiscal. Il ne donne aucun droit de propriété.
· TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ
Une propriété est transférée par un contrat écrit par le Land Department, la transaction étant inscrite soit sur le titre, soit sur un document séparé. Tous les documents supplémentaires sont conservés dans les archives officielles.
Etant, en tant que traducteur et conseiller en marketing, en plein dans l'immobilier en Thailande depuis quelque temps, j'ai poste 3 sites expliquant certains points de loi et alertant tout le monde sur toutes les excroqueries qui se prqtiquent (y compris, ce qui me degoute completement, de la part de francais envers d'autres francais(de ce cote la, SE MEFIER DE CE QUI SE PASSE A KOH SAMUI ou pas mal de choses, des flics a certains promoteurs et constructeurs, commencent a ressembler a l'ignoble Pattaya!). J'ai pense bon de les regrouper esperant que cela sauvera de nombreux candidats a l'excroquerie de haut vol. DONC voila!
PS. Le sujet de ce site est l'immobilier en Thailande, pas le rascisme ou le fait qu'on aime ou qu'on aime pas. Donc merci de commenter sur le sujet uniquement,
Document No 1: 2 magouilles actuelles (aout 2008)
Je suis en train de traduire en anglais un document tres revelateur sur la conduite de certains francais -nombreux helas, ce n'est pas la premiere fois que je traduis ce genre de documents- residant en Thailande et s'engageant dans des malversation immobilieres a l'encontre de francais achetant de l'immobilier dans le pays. Le cas present -a Koh Samui comme frequemment- est d'un "constructeur" qui 1) A construit une maison n'importe comment en profitant de ce que le client habitait en France 2) A surcharge le prix de la cosntruction de 3 000 000 de Baht 3) A fait des declarations mensongeres aux autorites thaies. 4) Pire, n'a toujours pas transfere le titre de propriete du terrain au Land Office, ce qui veut dire, que, legalement, il est toujours proprio du terrain PLUS, maintenant, de la maison qu'il a construite dessus pour son "acheteur!!!!!". Apparemment, il n'en est pas a son premier coup!
De plus, j'ai une amie francaise qui voulait acheter un condo a Bangkok. Heureusement, je lui avais bien dit de me montrer tous les papiers avant de les signer. Il s'avere 1) Que le vendeur -francais- n'est pas proprietaire du condo; ce qu'il revend, c'est son contrat de vente avec le promoteur, en cheville avec un avocat qu' il a conseille a mon innocente amie. Bien entendu, ledit avocat a pondu pour mon amie un contrat de vente qui est un torchon et personne ne lui avait dit qu'elle rachetait un 1er contrat, que bien entendu ces 2 salopards ne lui ont pas montre. Le fait de revendre un contrat est parfaitement legal (ca s'appelle "Assignment of Rights") mais j'attends de voir ce 1er contrat avec impatience car juste le fait qu'ils ne lui en ont jamais parle me fait pressentir une embrouille. Je signale que, en cas de "assignment of rights", le promoteur a parfaitement le droit de refuser que son acheteur revende le contrat a un tiers. Comme, dans ce cas la, celui qui revend le contrat habite a Tahiti, bonjour pour lui courrir apres s'il y a un probleme! (d'ailleurs, j'ai dit a mon amie de faire inscrire sur SON contrat qu'en cas de litige, l'affaire devra etre portee pour arbitration a Bangkok; l'avocat a commence par lui dire que l'arbitration n'existait pas en Thailande; je lui ai mis sous le nez le "Arbitration Act of 2002" et il a donc rajoute la clause sur le contrat, mais sans preciser "Bangkok"!!!!!).
DONC, un bon conseil: mefiez vous comme de la peste de toute transaction immobiliere en Thailande. Ne vous adressez qu'a des maisons connues et ENGAGER UN CABINET D'AVOCATS RENOMME INDEPENDANT POUR TOUT VERIFIER; ils coutent plus cher que les autres, mais il vaut mieux ca que de se faire avoir, vu que les cours Thaies se foutent completement des histoires entre farang (entre farang et thais, c'est encore pire, c'est rarement le farang qui gagne!)
Voir mon site "Acheter un condo en Thailande" pour une liste des magouilles courantes.
Document No 2: Acheter un condo en Thaïlande Je viens de tomber par hazard sur un petit fascicule tres bien fait expliquant les droits des proprietaires de condos en Thailande, publie par Tighe Books, 234/807 Moo9, Nong Prue, Banglamung, Chonburi E-mail Thghebooks@hotmail.com. Bouquin tres interressant car il commence par expliquer toutes les effroyables arnaques de nombreux promoteurs de condos, notemment a Pattaya. Parmi les meilleures:
1) Utilisation des fonds communs pour des besoins personnels. Ex: un proprietaire de condo fait un proces au promoteur pour rupture ehontee de contrat; le promoteur paie (grassement) un gros avocat sur les fonds communs alors qu'il s'agit d'un proces personnel
2) Nomination d'un "Condo Manager" par le promoteur, evidemment a la botte de celui-ci. La loi est tres claire: ce Manager doit etre nomme par l'association des co-proprietaires
3) Utilisation des surfaces communes pour des operations immobilieres crasses sans en aviser les co-proprietaires, et augmentation abusive des frais de maintenance. La, helas, la loi sur les condos veut que, "pour toute decision importante, le promoteur doit reunir les co-proprietaires avec un quorum de 75%". Le pb est que, la majorite des co-proprios habitant en Europe une partie de l'annee ou preferant piccoler dans un bar ou se sauter une pute plutot que d'assister a une reunion, le quorum n'est jamais atteint. Le promoteur organise donc une reunion (ou pas du tout, il est signale un cas a Jomtiem ou aucune reunion n'a ete organisee depuis 3 ans!!!!!) et, en l'absence du quorum, prend les decisions qu'il lui plait. Resultat: a Jomtiem toujours, un salopard de promoteur a commence a eriger une structure sur le terrain appartenant a la communaute, entre l'immeuble et la mer bien sur, expliquant aux curieux que c'etait "une coffee shop pour l'agrement des co-proprios"; en fait de coffee shop, ca c'est termine par un immeuble commercial de 3 etages bloquant la vue sur la mer (qu'ils avaient payee grassement) de tous les co-proprietaires des 3 premiers etages!!!!!!!
4) Ignorance volontaire de la loi sur les condos exigeant une reunion generale annuelle (Annual General Meeting -AGM) des co-proprios et du promoteur. Inutile de dire que, celle-la, elle arrive rarement ou pas du tout.
DONC, les arnaques continuelles: Augmentation illegale des frais de maintenance Surcharges illegales sur les frais de maintenance Achats non-autorises avec les fonds communs Depenses personnelles payees sur les fonds communs Corruption de fonctionnaires locaux, police, et juges (les promoteurs ont BEAUCOUP d'argent) pour bloquer ou annuler toute reaction d'un co-proprio Diffamation des co-proprios "recalcitrants" Vol pur et simples de fonds communs en l'absence de controle serieux des co-proprietaires (suivi d'un appel de fonds + ou - volontaire en cas de grosse depense necessaire) Comptes trafiques Menaces et violences physiques contre les fortes tetes
Il faut bien dire que tout cela est un peu de la faute des co-proprios aussi, qui ne parlent pas, ne se reunissent pas, et finissent par decouvrir qu'ils sont en train de se faire avoir jusqu's l'os, mais il est trop tard!
EN D'AUTRES TERMES, MARCHER SUR DES OEUFS! Il vaut mieux payer plus cher et avoir affaire a des promoteurs serieux que de signer avec des gangsters, notemment des specialistes thais de la question
Le petit bouquin explique un truc tres simple pour flairer les promoteurs enfoires des le depart : demander une copie du Condominium Act BE 2522 (1979) au promoteur ou son agent. S'il vous dit qu'il n'y en a pas, ou qu'il ne l'a pas, ou qu'il ne sait pas ou vous pouvez l'obtenir, ou qu'il n'est disponible qu'en thai, FUYEZ!!!!!!!!
Il explique aussi de ne jamais signer un papier quelqu'il soit redige en thai. Une trado thai-anglais ou francais coute 500 baht la page; donc, vous prenez le papier et vous le donnez vous-meme a une societe de traduction (je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer le "vous-meme"). Il vaut mieux payer ca que se faire rouler!
Mettez-vous dans la tete que, notemment a Pattaya ou regnent la mafia thaie et russe, et a Koh Samui depuis quelques temps (achat de terrain et construction) ou sevit une bande d'aigrefins francais dont je tairais les noms (mais, si vs verifier avec moi en cas de transaction la-bas, je vs dirai si c'est l'un d'eux), la moitie des promoteurs sont des escrocs complets. Donc, un bon conseil, achetez chez des maisons serieuses. Si vous etes dans le doute, n'achetez RIEN sans parler d'abord a plusieurs co-proprietaires, si possible pas obsede sexuel alcoolique (dur a trouver a Pattaya!)
Document No 3: acheter un bien immobilier (ou un commerce) en Thailande
En tant que farang, vous ne pouvez legalement pas etre proprietaire ni d'un terrain, ni d'une maison, a moins d'investir un minimum de 40 000 000 de bahts (800 000 Euro), seulement d'un condo. Certain tourne la loi en mettant le bien immobilier au nom d'une petite amie thaie ou femme thaie. FORTEMENT DECONSEILLE! Je suis, en autres, traducteur professionnel anglais-francais et je ne cesse de traduire depuis 5 ans des histoires de farang qui ont fait le coup et se sont retrouve avec rien (enfin, si! Des grosses dettes!!!!). Il suffit que la fille ne veuille plus de vous et, la maison lui appartenant legalement, ... Vous allez aux flics, ils rigolent bien, vous allez voir un avocat, il vous repond qu'il ne peut rien faire car la maison appartient legalement a la fille. J'ai meme traduit une histoire de hollandais a qui la nana avait promis le mariage; amoureux hopeless, il a achete une maison au nom de la fille pour sa famille et, des qu'elle a ete achetee, elle lui a dit en gros "Merci, au revoir". Le pire que j'ai traduit est le Suisse qui a achete DEUX maisons a Chiang Mai, une pour les parents, une pour la fille qu'il avait mariee et avec laquelle il avait des enfants; il travaillait en Suisse; un jour, pas de reponse a ces coups de tel. Il a pris l'avion et a decouvert que la salope avait vendu les 2 maisons et disparu avec toute la famille y compris les enfants!!!!!
Bien entendu, il y a des experiences heureuses, et je suis bien comptant pour les farang qui l'ont reussie, mais, au moins, les autres sont prevenus!
Si vous insistez sur une maison, la facon de detourner la loi, utilisee sans arret, est de creer par l'intermediaire d'un avocat une societe avec des prete-noms thais et la societe achete la maison. C'est une solution, mais si un jour le gouvernement se reveille, tous ces proprietaires vont se retrouver avec pas grand chose...ou plus rien.
DONC, le conseil d'ami est: louer une maison, ou acheter un condo, et les deux EN SE MEFIANT DE TOUT ET DE TOUS!
Document No. 4 : achat de terrain et maison
Ce website ne couvre pas les condos, libres a la vente aux etrangers,
Il ne couvre pas non plus le truc qui consiste a mettre le bien immobilier au nom de la femme ou petite amie thaie, avec les consequences desastreuses (a de RARES exceptions pres) que nous connaissons tous (comme je l'ai dit a un membre, la pierre, ca dure beaucoup plus longtemps que l'amour!). Donc, ne mettre un bien au nom de ces demoiselles ou madames qu'avec d'extremes precautions. Souvenez-vous qu'en Thailande, le farang, c'est le pigeon a plumer tout vif! J'INSISTE BIEN SUR LE FAIT QU'ON PEUT TOMBER BIEN, (immobilier!) MAIS C'EST SI RARE!!!!
Pour l'avocat, le roi de l'immobilier pour les francais, c'est Maitre Pensit, qui parle tres bien francais, base a Bangkok (www.pensitandlaws.com). Il a aussi un bureau a Koh Samui
Donc, VOILA!
· DROITS DE PROPRIÉTÉ PAR DES ÉTRANGERS
Les lois thaïes limitent les droits des étrangers à posséder des biens immobiliers. Par exemple, un étranger peut acheter un maximum de 1 rai (1600 m²) de terrain s’il investit 40 000 000 de Baht dans le pays. Il y a malgré tout deux possibilités d’être propriétaire pour les étrangers moins fortunés : le leasing et créer une société thaïe.
Leasing
Un étranger peut louer un bien immobilier pour 30 ans, renouvelable deux fois pour 30 ans si le propriétaire y consent. La loi a récemment changé en ce qui concerne les propriétés commerciales et industrielles, pour lesquelles la période de leasing est maintenant de 50 ans.
Biens en pleine propriété
Une société thaïe peut acheter un bien en pleine propriété et un étranger peut détenir jusqu’à 49% des parts d’une société thaïe, les autres 51% devant être aux mains de citoyens thaïs. Toutefois, l’étranger peut obtenir la majorité des voix avec des actions à vote préférentiel ou un pouvoir complet des associés locaux. La compagnie ne peut pas être dormante, doit publier des comptes annuels et acquitter les taxes.
Pour l'acheteur étranger d'un terrain ou d'une maison, le processus est donc simple : - Vous créez une société thaïe, qui achete le terrain. Bien entendu, les "associes" thais, tous bidon payes par l'avocat comme prete-noms, vous signent aussi sec un pouvoir complet, ce qui veut dire qu'ils ne peuvent toucher a rien. - La societe loue le terrain à l’acheteur étranger. en conséquence de quoi la société n’est pas dormante (elle a une activité de location) et elle a un revenu (le loyer) donc elle eut publier des comptes de fin d’année.
Cette solution apporte un avantage supplémentaire : sous certaines conditions, l’étranger a alors droit à un visa non-immigrant B (Business) long séjour (un an renouvelable chaque année).
(Ceci dit -Remarque personnelle- si un jour le gouvernement met son nez dans ces histoires, j'en connais beaucoup qui vont pleurer!)
· TITRES DE PROPRIÉTÉ DE TERRAIN
Chanote : Le seul titre de pleine propriété. Il donne au propriétaire le droit de ne pas utiliser le terrain. Toute personne nommée dans le titre peut l’utiliser face aux autorités comme preuve de propriété pour quelque opération légale que ce soit. Le titre est enregistré au Land Department de la province dans lequel est situé le terrain et son transfert est immédiat. Toutefois, la division du terrain en plus de 9 lots est soumise à la Land Allotment Law (Loi sur la division des terrains), section 286.
Le titre contient une description du terrain, sa taille, et ses frontières déterminées par images satellite reportées sur un plan de cadastre national. Le terrain est mesuré sur place exactement et délimité par des poteaux d’inscription numérotés. Le Land Department prévoit de mettre tous les terrains du pays sous le régime du Chanote.
Nor Sor 3 (Saam) Gor : Le Nor Sor 3 Gor est un certificat attestant que la personne dont le nom est inscrit est autorisée à utiliser le terrain et que toutes les conditions d’un titre Chanote sont réunies. Le terrain peut être vendu, loué, hypothéqué, etc. Toutefois, le titulaire de ce certificat ne peut pas laisser le terrain inutilisé plus de 12 ans. Il est possible dans certaines conditions de le transformer en Chanote.
Avec ce certificat, le terrain est défini en points et entré dans le cadastre sur une carte au 1:5000e. Le terrain peut être divisé et aucun acte légal ne doit être publié. Les limites sont toutefois moins précises que dans un Chanote.
Chanote et Nor Sor 3 Gor sont les seuls titres qui donnent de réels droits de propriété. Ce sont donc les seuls qu’un étranger doit considérer.
Sor Kor 1 (Nung) :
Ce certificat est uniquement pour identifier le(s) propriétaire(s) d’un point de vue fiscal. Il ne donne aucun droit de propriété.
· TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ
Une propriété est transférée par un contrat écrit par le Land Department, la transaction étant inscrite soit sur le titre, soit sur un document séparé. Tous les documents supplémentaires sont conservés dans les archives officielles.
Itinéraire de trois semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour,
Nous projetons de partir 3 semaines en pérou/bolivie en juin 2009. Voici l'itinéraire que nous avons conçu avec une agence locale arrivée de lima et départ de la paz Qu'en pensez vous? Merci d'avance!
Jour 1: LIMA Accueil à l'aéroport de Lima. Transfert vers l’hôtel Buena Vista dans le quartier de Miraflores. Soirée libre à Lima et nuit à l’hôtel.
Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. La découverte de la ville commence par une visite de la place des armes où se trouvent la cathédrale, la mairie et le palais présidentiel. Vous visitez ensuite l'église San Francisco, l'une des plus ancienne de la ville, et ses catacombes. Vous reprenez le véhicule et allez à Miraflores, le quartier moderne de Lima situé au bord de l’océan pacifique. Vers midi, départ pour Paracasen bus de catégorie supérieure. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi. Transfert à l'hôtel Mirador, à quelques pas de l’océan.
Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA Le matin, transfert au port de Paracas, d'où vous embarquez pour les îles Ballestas. En chemin, vous ferez un arrêt devant la mystérieuse figure du candélabre, sculptée dans la dune et d'origine inconnue, puis visitez les îles Ballestas, reliefs tourmentés de falaises, grottes et arches, qui abritent une population de plusieurs milliers d'otaries et quantité d'oiseaux marins (pélicans, fous, sternes, pingouins de Humboldt, ...). Vous êtes de retour au port vers 10 heures et demi du matin d'où vous partez en bus touristique de catégorie supérieure vers Nasca. En chemin, le bus fera des arrêts pour visiter la laguna de Huacachina, oasis de carte postale au milieu des dunes de sable fin du désert d'Ica, ainsi qu’une « bodega » où l'on distille le pisco, l'alcool national. Un excellent prétexte pour le goûter. Si le temps le permet, vous visiterez également le musée régional d'Ica qui abrite quelques beaux exemplaires de momies. Arrivée à Nasca en fin d'après-midi et transfert à l'hôtel Oro Viejo, bel établissement avec jardin et piscine.
Jour 4: NASCA - AREQUIPA En option : Le matin, transfert vers l'aérodrome pour le survol des mystérieuses lignes de Nasca (35 minutes). Ensuite, visite du cimetière précolombien de Chauchillas et ses momies de plus de 1000 ans, dans le désert au sud de Nasca. Retour à Nasca dans l'après-midi pour un arrêt à l'atelier d'un artisan potier qui fabrique de magnifiques pièces selon la technique ancestrale de la culture Nasca. Juste à côté, un atelier d'extraction artisanale de l'or vous permet de voir le difficile travail de ces mineurs indépendants encore nombreux dans la région. Retour à l'hôtel et transfert au terminal des bus pour un départ vers Arequipa en bus de catégorie supérieure. Arrivée à Arequipa tard le soir et transfert à l'hôtel La Casa de Tintin, situé au bord de la rivière.
Jour 5: AREQUIPA Option 1, visite de la ville: Entourée de ses trois volcans et construite en pierre volcanique claire, la « ville blanche » d'Arequipa possède une architecture coloniale unique, qui lui vaut d'être classée patrimoine mondial par l'Unesco. Le matin, visite du pittoresque quartier de Yanahuara et de sa place, ainsi que du belvédère de Carmen Alto, et de son magnifique point de vue sur la vallée d’Arequipa et les volcans environnants. Vous visitez ensuite le centre colonial, les cloîtres de la Compagnie et le monastère Santa Catalina, l'un des plus beaux monastères coloniaux d'Amérique du sud. Après-midi libre et nuit à la Casa de Tintín. Option 2, rafting: Vers 9 heures du matin, départ de l’hôtel en véhicule vers le Río Chili en amont d'Arequipa. Le moniteur professionnel de rafting vous explique les différentes manoeuvres et mesures de sécurité, et vous partez pour 2 heures sur la rivière, à travers de jolis paysages. Les passages mouvementés (niveau 3 à 4) ajouteront quelques émotions à la balade. Retour à l’hôtel vers 13.00 et après-midi libre à Arequipa. Nuit à l’hôtel.
▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 6: AREQUIPA-COLCA Le matin, départ en minibus pour le canyon du Colca. Montée sur l'altiplano, à plus de 4000 mètres d'altitude et passage par la réserve d'Aguada Blanca, où nous pouvons observer la faune locale: vigognes, lamas, alpagas, viscachas... Après le passage d'un col à 4900 mètres, vous descendez dans la vallée du Colca où vous déjeunez dans le village de Chivay (3500 m). L'après-midi, petite randonnée d'acclimatation à l'altitude dans les environs de Chivay au cours de laquelle vous pourrez aller vous baigner dans les piscines thermales, à près de 40º C (optionnel, entrée non comprise). Nuit à l'hôtel Pozo del Cielo.
Jour 7: COLCA-AREQUIPA Petit déjeuner vers 6 heures du matin. Le minibus vous emmène à travers la vallée du Colca jusqu'au mirador de la Cruz del Cóndor, d'où l’on jouit d'une incroyable vue sur le canyon, la rivière plus de 1000 mètres en contrebas et les falaises de près de 2500 mètres en face. C'est également ici que l’on peut observer le vol majestueux des condors qui passent parfois à dix mètres à peine. Retour ensuite dans la partie plus ouverte et cultivée de la vallée pour quelques arrêts dans des villages et au pied de tombes préhispaniques suspendues dans des falaises. Après le déjeuner à Chivay, vous retraversez l'altiplano et êtes de retour à votre hôtel à Arequipa vers 17 heures. Nuit à la Casa de Tintin. Jour 8: AREQUIPA - CUSCO Le matin, transfert vers l’aéroport d’Arequipa pour votre vol vers Cusco. Arrivée à Cusco et transfert vers l’hôtel Amaru. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel. Jour 9: CUSCO
Option 1, visite classique des principales ruines incas de Cusco (1/2 journée, véhicule privé, guide en français): Le matin, départ en véhicule privé vers les sites archéologiques incas de Tambomachay, Puka Pukara, Kenko et la forteresse inca de Sacsayhuaman, qui protégeait Cusco, faite d'énormes blocs de pierre agencés avec une précision inouïe. D'en haut, nous avons une vue imprenable sur Cusco, son centre inca et colonial mais aussi ses quartiers pauvres à flanc de montagne. Nous redescendons au centre ville pour visiter le temple du Soleil, centre politique et religieux de l'empire inca, ainsi que le marché central de Cusco, lieu hautement coloré de la vie actuelle de la ville. Après-midi libre et nuit à l'hôtel.
Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol): Départ le matin en véhicule jusqu’à Santutis, d’où vous commencez la balade à pied. Vous passerez tout d’abord par la communauté paysanne de Pumamarka avant de découvrir un groupe de sites archéologiques très peu fréquentés tels que Rumiwasi et Jorococha. Vous passez ensuite au site de Laq’o, aussi connu comme temple de la lune. Après un déjeuner pique-nique, vous poursuivez la randonnée qui vous mènera à travers les sites plus connus de Puka Pukara, Tambomachay, Kenko, et finalement le Sacsayhuamán. Vous redescendez à pied et arrivez à Cusco par les ruelles de San Blas. Nuit à l’hôtel. ▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 10: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS Après le petit déjeuner, départ en véhicule privé pour la vallée sacrée des Incas. Nous visitons tout d'abord la cité inca de Pisac, l'une des plus importantes et spectaculaires de la vallée. Nous redescendons ensuite au village actuel de Pisac où se trouve l'un des meilleurs marchés artisanaux du Pérou. Nous continuons à descendre dans la vallée jusqu'au village inca d'Ollantaytambo et sa forteresse accrochée à la montagne que nous visitons. L'après-midi, nous partons pour le cirque de Moray, d'étonnantes terrasses incas concentriques parfaitement circulaires. Nous emprunterons ensuite le chemin vers les salines de Maras, pour découvrir le spectacle coloré de ces milliers de bassins salins exploités artisanalement depuis les temps préhispaniques jusqu'à nos jours. Retour en fin d'après-midi et nuit à l'hôtel.
Jour 11: CUSCO - AGUAS CALIENTES Vers 6.30, transfert à la gare d’où le train part à 7.00 vers Aguas Calientes, village situé au pied du Machu Picchu. Arrivée à 11.00 et transfert à l’hôtel. Vous pouvez profiter du reste de la journée pour vous promener librement dans cet environnement de forêt tropicale et aller vous baigner aux sources thermales. Nuit à Aguas Calientes à l'hôtel Presidente, au bord de la rivière.
Jour 12: MACHU PICCHU - CUSCO Tôt le matin, départ en bus avec le guide vers le Machu Picchu. La cité perdue des Incas, redécouverte il y a moins d'un siècle, fascine tous les voyageurs, tant par les mystères qui l'entourent, que par l'incroyable beauté du site et des paysages environnants. Vous profitez d’une visite guidée de 2 heures dans une relative tranquillité, avant que n'arrive le flot des touristes par le train de Cusco. Vous avez encore ensuite toute une partie de la journée pour découvrir librement tous les recoins du Machu Picchu. Retour à Aguas Calientes en bus dans l'après-midi pour prendre le train de 17.00 vers Cusco, où vous arrivez en soirée. Transfert et nuit à l'hôtel Amaru. Jour 13: CUSCO - PUNO Le matin, départ vers Puno dans un confortable bus touristique qui nous offrira plusieurs arrêts sur la route. Nous visiterons en particulier le village d'Andahuaylillas, où se trouve la « chapelle sixtine » des Andes, le temple inca de Viracocha et le site archéologique de Pukara, où nous découvrirons les restes d'une des premières civilisations de l'altiplano, bien antérieure aux Incas. Nous nous arrêterons également vers midi pour un déjeuner buffet dans un agréable restaurant. Arrivée à Puno sur les rives du lac Titicaca en fin d’après-midi et transfert à l’hôtel Helena Inn. Nuit à l’hôtel.
Jour 14: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE
Le matin, transfert au port de Puno, d'où vous partez en bateau sur le lac Titicaca. Vous arrivez aux îles Uros, îles flottantes faites en roseau et qui s'enfoncent légèrement sous vos pas. C'est sur ces îles que les indiens Uros ont vécu pendant des siècles. Vous continuez votre croisière sur le lac jusqu'à l'île de Taquile, où la population locale vit encore selon des coutumes et lois communautaires ancestrales. Vous montez à pied au village, situé au sommet de l'île, d'où vous pouvez admirer le splendide panorama sur le lac Titicaca et sur la cordillère royale en Bolivie. Après le déjeuner, vous redescendez les 500 marches jusqu'au port et retraversez le lac jusqu'à Puno, où vous arrivez dans l'après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel.
Jour 15: PUNO – LA PAZ
Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.
Jour 16: LA PAZ : TIWANAKU
Le matin, départ en minibus pour un trajet d’environ 1 heure et demie vers le site de Tiwanaku, centre politique et spirituel d’une civilisation qui précéda les incas et recèle bien des mystères. Nous visitons les ruines millénaires et énigmatiques que sont La Porte du Soleil, le Temple de Kalasasaya, puis un autre, plus petit et semi-souterrain avec les statues « Monolitos » et autres vestiges religieux, ainsi que le musées du site. Nous sommes de retour à La Paz dans l’après-midi. Le soir, départ en bus de nuit de catégorie supérieure vers Uyuni.
Jour 17: UYUNI
Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner. Puis, départ en véhicule 4×4 en direction du Salar, le plus grand du monde. Nous passons d’abord par le village de Colchani où on exploite le sel selon des méthodes traditionnelles. Ensuite, nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l'hôtel de sel, en traversant le Salar et ses contrastes de couleurs stupéfiants. En fin de matinée, nous arrivons à l'Isla del Pescado, d’où nous profiterons d’une vue extraordinaire sur le salar et le volcan Thunupa, au milieu de cactus géants. Vous y rencontrerez peut être un "viscacha" (lapin andin) ou de beaux oiseaux locaux. Nous reprenons ensuite le véhicule en direction du village de San Juan, où nous dînerons et dormirons chez l’habitant (confort sommaire).
Jour 18: SUD LIPEZ
Petit déjeuner tôt le matin pour un départ en direction des belles lagunes de Cañapa, Hedionda, Chiarcota, Honda, Ramadita, où vous pourrez admirer des flamands roses de trois types différents. Ensuite, nous traversons le désert de Siloli avec un arrêt à l’impressionnant « Arbre de Pierre » et nous déjeunons en route. En début d’après-midi, nous arrivons à la Laguna Colorada (entrée au Parc National Eduardo Avaroa) et ferons une petite promenade autour de la lagune où se concentrent des milliers de flamands roses d'espèces différentes. Nuit et dîner dans un refuge (confort sommaire).
Jour 19: SUD LIPEZ
Très tôt le matin, nous commençons la journée par une visite aux « Geysers du Soleil du Matin », magnifique spectacle naturel à 4000 mètres d’altitude. Nous nous dirigeons ensuite aux thermes de Polques où nous pourrons nous baigner dans des piscines thermales. Nous poursuivrons notre chemin vers la Laguna Verde et la Laguna Blanca, avec une vue impressionnante sur le volcan Licancabur. Nous traversons ensuite le désert de Dali, impressionnant pour sa ressemblance avec des tableaux célèbres de Salvador Dalí, où nous pourrons observer les grandes roches équivalentes à trois ou quatre étages de hauteurs entourées de volcans de différentes couleurs, le vert du cuivre, le jaune du soufre. Paysages d'une autre planète... Nous poursuivons notre voyage par la Vallée des Roches où vous apprécierez les gigantesques roches avec des formes fantastiques. Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi, d’où nous prenons le bus de nuit de catégorie supérieure vers La Paz.
Jour 20: LA PAZ
Arrivée le matin, transfert à l’hôtel Naira et matinée libre pour vous reposer du voyage de nuit. L’après-midi, rendez-vous avec votre guide pour une visite en véhicule privé de la Paz et la Vallée de La Lune. Nous commençons par la visite de la zone résidentielle de la ville et une promenade de à la Vallée de la Lune, canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Après une visite des beaux quartiers de « San Miguel », nous retournons au centre historique de la ville et passons par le quartier de "Miraflores" avec la visite de la place du "Monolito", copie en plein air d'un temple de Tiwanaku. Ensuite, nous arrivons au belvédère appelé « Killi-Killi » d’où l’on profite d’une magnifique vue panoramique sur la ville. Puis, nous redescendons vers la « Plaza Murillo » où se trouve le Palais Présidentiel, le Parlement et d’autres édifices de l’époque coloniale. Nous poursuivons notre trajet jusqu’aux quartiers populaires où se trouve le marché des sorcières « Las Brujas ». Nuit à l’hôtel.
Jour 21: LA PAZ - RETOUR Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol internationnal. Fin de nos services.
Nous projetons de partir 3 semaines en pérou/bolivie en juin 2009. Voici l'itinéraire que nous avons conçu avec une agence locale arrivée de lima et départ de la paz Qu'en pensez vous? Merci d'avance!
Jour 1: LIMA Accueil à l'aéroport de Lima. Transfert vers l’hôtel Buena Vista dans le quartier de Miraflores. Soirée libre à Lima et nuit à l’hôtel.
Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. La découverte de la ville commence par une visite de la place des armes où se trouvent la cathédrale, la mairie et le palais présidentiel. Vous visitez ensuite l'église San Francisco, l'une des plus ancienne de la ville, et ses catacombes. Vous reprenez le véhicule et allez à Miraflores, le quartier moderne de Lima situé au bord de l’océan pacifique. Vers midi, départ pour Paracasen bus de catégorie supérieure. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi. Transfert à l'hôtel Mirador, à quelques pas de l’océan.
Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA Le matin, transfert au port de Paracas, d'où vous embarquez pour les îles Ballestas. En chemin, vous ferez un arrêt devant la mystérieuse figure du candélabre, sculptée dans la dune et d'origine inconnue, puis visitez les îles Ballestas, reliefs tourmentés de falaises, grottes et arches, qui abritent une population de plusieurs milliers d'otaries et quantité d'oiseaux marins (pélicans, fous, sternes, pingouins de Humboldt, ...). Vous êtes de retour au port vers 10 heures et demi du matin d'où vous partez en bus touristique de catégorie supérieure vers Nasca. En chemin, le bus fera des arrêts pour visiter la laguna de Huacachina, oasis de carte postale au milieu des dunes de sable fin du désert d'Ica, ainsi qu’une « bodega » où l'on distille le pisco, l'alcool national. Un excellent prétexte pour le goûter. Si le temps le permet, vous visiterez également le musée régional d'Ica qui abrite quelques beaux exemplaires de momies. Arrivée à Nasca en fin d'après-midi et transfert à l'hôtel Oro Viejo, bel établissement avec jardin et piscine.
Jour 4: NASCA - AREQUIPA En option : Le matin, transfert vers l'aérodrome pour le survol des mystérieuses lignes de Nasca (35 minutes). Ensuite, visite du cimetière précolombien de Chauchillas et ses momies de plus de 1000 ans, dans le désert au sud de Nasca. Retour à Nasca dans l'après-midi pour un arrêt à l'atelier d'un artisan potier qui fabrique de magnifiques pièces selon la technique ancestrale de la culture Nasca. Juste à côté, un atelier d'extraction artisanale de l'or vous permet de voir le difficile travail de ces mineurs indépendants encore nombreux dans la région. Retour à l'hôtel et transfert au terminal des bus pour un départ vers Arequipa en bus de catégorie supérieure. Arrivée à Arequipa tard le soir et transfert à l'hôtel La Casa de Tintin, situé au bord de la rivière.
Jour 5: AREQUIPA Option 1, visite de la ville: Entourée de ses trois volcans et construite en pierre volcanique claire, la « ville blanche » d'Arequipa possède une architecture coloniale unique, qui lui vaut d'être classée patrimoine mondial par l'Unesco. Le matin, visite du pittoresque quartier de Yanahuara et de sa place, ainsi que du belvédère de Carmen Alto, et de son magnifique point de vue sur la vallée d’Arequipa et les volcans environnants. Vous visitez ensuite le centre colonial, les cloîtres de la Compagnie et le monastère Santa Catalina, l'un des plus beaux monastères coloniaux d'Amérique du sud. Après-midi libre et nuit à la Casa de Tintín. Option 2, rafting: Vers 9 heures du matin, départ de l’hôtel en véhicule vers le Río Chili en amont d'Arequipa. Le moniteur professionnel de rafting vous explique les différentes manoeuvres et mesures de sécurité, et vous partez pour 2 heures sur la rivière, à travers de jolis paysages. Les passages mouvementés (niveau 3 à 4) ajouteront quelques émotions à la balade. Retour à l’hôtel vers 13.00 et après-midi libre à Arequipa. Nuit à l’hôtel.
▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 6: AREQUIPA-COLCA Le matin, départ en minibus pour le canyon du Colca. Montée sur l'altiplano, à plus de 4000 mètres d'altitude et passage par la réserve d'Aguada Blanca, où nous pouvons observer la faune locale: vigognes, lamas, alpagas, viscachas... Après le passage d'un col à 4900 mètres, vous descendez dans la vallée du Colca où vous déjeunez dans le village de Chivay (3500 m). L'après-midi, petite randonnée d'acclimatation à l'altitude dans les environs de Chivay au cours de laquelle vous pourrez aller vous baigner dans les piscines thermales, à près de 40º C (optionnel, entrée non comprise). Nuit à l'hôtel Pozo del Cielo.
Jour 7: COLCA-AREQUIPA Petit déjeuner vers 6 heures du matin. Le minibus vous emmène à travers la vallée du Colca jusqu'au mirador de la Cruz del Cóndor, d'où l’on jouit d'une incroyable vue sur le canyon, la rivière plus de 1000 mètres en contrebas et les falaises de près de 2500 mètres en face. C'est également ici que l’on peut observer le vol majestueux des condors qui passent parfois à dix mètres à peine. Retour ensuite dans la partie plus ouverte et cultivée de la vallée pour quelques arrêts dans des villages et au pied de tombes préhispaniques suspendues dans des falaises. Après le déjeuner à Chivay, vous retraversez l'altiplano et êtes de retour à votre hôtel à Arequipa vers 17 heures. Nuit à la Casa de Tintin. Jour 8: AREQUIPA - CUSCO Le matin, transfert vers l’aéroport d’Arequipa pour votre vol vers Cusco. Arrivée à Cusco et transfert vers l’hôtel Amaru. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel. Jour 9: CUSCO
Option 1, visite classique des principales ruines incas de Cusco (1/2 journée, véhicule privé, guide en français): Le matin, départ en véhicule privé vers les sites archéologiques incas de Tambomachay, Puka Pukara, Kenko et la forteresse inca de Sacsayhuaman, qui protégeait Cusco, faite d'énormes blocs de pierre agencés avec une précision inouïe. D'en haut, nous avons une vue imprenable sur Cusco, son centre inca et colonial mais aussi ses quartiers pauvres à flanc de montagne. Nous redescendons au centre ville pour visiter le temple du Soleil, centre politique et religieux de l'empire inca, ainsi que le marché central de Cusco, lieu hautement coloré de la vie actuelle de la ville. Après-midi libre et nuit à l'hôtel.
Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol): Départ le matin en véhicule jusqu’à Santutis, d’où vous commencez la balade à pied. Vous passerez tout d’abord par la communauté paysanne de Pumamarka avant de découvrir un groupe de sites archéologiques très peu fréquentés tels que Rumiwasi et Jorococha. Vous passez ensuite au site de Laq’o, aussi connu comme temple de la lune. Après un déjeuner pique-nique, vous poursuivez la randonnée qui vous mènera à travers les sites plus connus de Puka Pukara, Tambomachay, Kenko, et finalement le Sacsayhuamán. Vous redescendez à pied et arrivez à Cusco par les ruelles de San Blas. Nuit à l’hôtel. ▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 10: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS Après le petit déjeuner, départ en véhicule privé pour la vallée sacrée des Incas. Nous visitons tout d'abord la cité inca de Pisac, l'une des plus importantes et spectaculaires de la vallée. Nous redescendons ensuite au village actuel de Pisac où se trouve l'un des meilleurs marchés artisanaux du Pérou. Nous continuons à descendre dans la vallée jusqu'au village inca d'Ollantaytambo et sa forteresse accrochée à la montagne que nous visitons. L'après-midi, nous partons pour le cirque de Moray, d'étonnantes terrasses incas concentriques parfaitement circulaires. Nous emprunterons ensuite le chemin vers les salines de Maras, pour découvrir le spectacle coloré de ces milliers de bassins salins exploités artisanalement depuis les temps préhispaniques jusqu'à nos jours. Retour en fin d'après-midi et nuit à l'hôtel.
Jour 11: CUSCO - AGUAS CALIENTES Vers 6.30, transfert à la gare d’où le train part à 7.00 vers Aguas Calientes, village situé au pied du Machu Picchu. Arrivée à 11.00 et transfert à l’hôtel. Vous pouvez profiter du reste de la journée pour vous promener librement dans cet environnement de forêt tropicale et aller vous baigner aux sources thermales. Nuit à Aguas Calientes à l'hôtel Presidente, au bord de la rivière.
Jour 12: MACHU PICCHU - CUSCO Tôt le matin, départ en bus avec le guide vers le Machu Picchu. La cité perdue des Incas, redécouverte il y a moins d'un siècle, fascine tous les voyageurs, tant par les mystères qui l'entourent, que par l'incroyable beauté du site et des paysages environnants. Vous profitez d’une visite guidée de 2 heures dans une relative tranquillité, avant que n'arrive le flot des touristes par le train de Cusco. Vous avez encore ensuite toute une partie de la journée pour découvrir librement tous les recoins du Machu Picchu. Retour à Aguas Calientes en bus dans l'après-midi pour prendre le train de 17.00 vers Cusco, où vous arrivez en soirée. Transfert et nuit à l'hôtel Amaru. Jour 13: CUSCO - PUNO Le matin, départ vers Puno dans un confortable bus touristique qui nous offrira plusieurs arrêts sur la route. Nous visiterons en particulier le village d'Andahuaylillas, où se trouve la « chapelle sixtine » des Andes, le temple inca de Viracocha et le site archéologique de Pukara, où nous découvrirons les restes d'une des premières civilisations de l'altiplano, bien antérieure aux Incas. Nous nous arrêterons également vers midi pour un déjeuner buffet dans un agréable restaurant. Arrivée à Puno sur les rives du lac Titicaca en fin d’après-midi et transfert à l’hôtel Helena Inn. Nuit à l’hôtel.
Jour 14: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE
Le matin, transfert au port de Puno, d'où vous partez en bateau sur le lac Titicaca. Vous arrivez aux îles Uros, îles flottantes faites en roseau et qui s'enfoncent légèrement sous vos pas. C'est sur ces îles que les indiens Uros ont vécu pendant des siècles. Vous continuez votre croisière sur le lac jusqu'à l'île de Taquile, où la population locale vit encore selon des coutumes et lois communautaires ancestrales. Vous montez à pied au village, situé au sommet de l'île, d'où vous pouvez admirer le splendide panorama sur le lac Titicaca et sur la cordillère royale en Bolivie. Après le déjeuner, vous redescendez les 500 marches jusqu'au port et retraversez le lac jusqu'à Puno, où vous arrivez dans l'après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel.
Jour 15: PUNO – LA PAZ
Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.
Jour 16: LA PAZ : TIWANAKU
Le matin, départ en minibus pour un trajet d’environ 1 heure et demie vers le site de Tiwanaku, centre politique et spirituel d’une civilisation qui précéda les incas et recèle bien des mystères. Nous visitons les ruines millénaires et énigmatiques que sont La Porte du Soleil, le Temple de Kalasasaya, puis un autre, plus petit et semi-souterrain avec les statues « Monolitos » et autres vestiges religieux, ainsi que le musées du site. Nous sommes de retour à La Paz dans l’après-midi. Le soir, départ en bus de nuit de catégorie supérieure vers Uyuni.
Jour 17: UYUNI
Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner. Puis, départ en véhicule 4×4 en direction du Salar, le plus grand du monde. Nous passons d’abord par le village de Colchani où on exploite le sel selon des méthodes traditionnelles. Ensuite, nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l'hôtel de sel, en traversant le Salar et ses contrastes de couleurs stupéfiants. En fin de matinée, nous arrivons à l'Isla del Pescado, d’où nous profiterons d’une vue extraordinaire sur le salar et le volcan Thunupa, au milieu de cactus géants. Vous y rencontrerez peut être un "viscacha" (lapin andin) ou de beaux oiseaux locaux. Nous reprenons ensuite le véhicule en direction du village de San Juan, où nous dînerons et dormirons chez l’habitant (confort sommaire).
Jour 18: SUD LIPEZ
Petit déjeuner tôt le matin pour un départ en direction des belles lagunes de Cañapa, Hedionda, Chiarcota, Honda, Ramadita, où vous pourrez admirer des flamands roses de trois types différents. Ensuite, nous traversons le désert de Siloli avec un arrêt à l’impressionnant « Arbre de Pierre » et nous déjeunons en route. En début d’après-midi, nous arrivons à la Laguna Colorada (entrée au Parc National Eduardo Avaroa) et ferons une petite promenade autour de la lagune où se concentrent des milliers de flamands roses d'espèces différentes. Nuit et dîner dans un refuge (confort sommaire).
Jour 19: SUD LIPEZ
Très tôt le matin, nous commençons la journée par une visite aux « Geysers du Soleil du Matin », magnifique spectacle naturel à 4000 mètres d’altitude. Nous nous dirigeons ensuite aux thermes de Polques où nous pourrons nous baigner dans des piscines thermales. Nous poursuivrons notre chemin vers la Laguna Verde et la Laguna Blanca, avec une vue impressionnante sur le volcan Licancabur. Nous traversons ensuite le désert de Dali, impressionnant pour sa ressemblance avec des tableaux célèbres de Salvador Dalí, où nous pourrons observer les grandes roches équivalentes à trois ou quatre étages de hauteurs entourées de volcans de différentes couleurs, le vert du cuivre, le jaune du soufre. Paysages d'une autre planète... Nous poursuivons notre voyage par la Vallée des Roches où vous apprécierez les gigantesques roches avec des formes fantastiques. Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi, d’où nous prenons le bus de nuit de catégorie supérieure vers La Paz.
Jour 20: LA PAZ
Arrivée le matin, transfert à l’hôtel Naira et matinée libre pour vous reposer du voyage de nuit. L’après-midi, rendez-vous avec votre guide pour une visite en véhicule privé de la Paz et la Vallée de La Lune. Nous commençons par la visite de la zone résidentielle de la ville et une promenade de à la Vallée de la Lune, canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Après une visite des beaux quartiers de « San Miguel », nous retournons au centre historique de la ville et passons par le quartier de "Miraflores" avec la visite de la place du "Monolito", copie en plein air d'un temple de Tiwanaku. Ensuite, nous arrivons au belvédère appelé « Killi-Killi » d’où l’on profite d’une magnifique vue panoramique sur la ville. Puis, nous redescendons vers la « Plaza Murillo » où se trouve le Palais Présidentiel, le Parlement et d’autres édifices de l’époque coloniale. Nous poursuivons notre trajet jusqu’aux quartiers populaires où se trouve le marché des sorcières « Las Brujas ». Nuit à l’hôtel.
Jour 21: LA PAZ - RETOUR Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol internationnal. Fin de nos services.
Rapporter des mâchoires de requin de Madagascar? English translation pending
Salut,
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
For Patrick-Yangguizi
Good evening everyone,
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
Vietnam: flambée des prix English translation pending
bonjour a tous
voila, on y est : l'essence est a 19.500vnd...... depuis 1 semaine
quelle tristesse
les prix ont pratiquement doubles mais les salaires sont les memes
la vie au VN est devenue difficile surout pour les paysans et les gens en situations precaires
voila ......
a bientot
Envoyer un fourgon amenagé au Brésil: par la voie maritime? English translation pending
Quelqu'un a t'il deja envoyé un vehicule camping car ou autre au Brésil par voie maritime?Si oui il y a t'il des frais de douane, ou bien est ce comme pour une frontiere terrestre c'est à dire importation temporaire (DSI) et exoneration des frais de douane?
merci pour vos infos.
Alain
Voyage au Sud de Madagascar English translation pending
Bonjour à tous;je suis un petit nouveau sur le forum.
Voilà, nous sommes 4 et nous partons en Octobre pour un 1er voyage de 15jours à Mada.
Nous pensons descendre par la N7 jusqu'à Tuléar.
Voici en gros notre approche de voyage
1er jours Tana
2eme jours Ambositra
3eme jours Trek village zafinamiry
Combien faut il de temps pour visiter? une journée? doit on visiter plusieurs villages?Taxi-guide obligatoire?
4eme jours Fianarantsoa: train pour Manakara
5eme jours Canal des Pangalanes : peut on faire pirogue sur canal sur 1 journée? Si oui, de Manakara à ou? doit on prendre un taxi-guide pour nous récupérer? doit on revenir à Manakara ou peut on revenir sur Fiana à partir de l'endroit ou l'on débarque en pirogue?
Tarifs?
6eme jours : Manakara ou endroit de débarquement -Camp Catta ( parc de l'andringita)
Combien de temps pour ce trajet? Camp Catta est ce un bon choix?
7ème jours: Camp Catta :quelle circuit conseillez vous?
8ème : Camp Catta- Isalo: Combien de temps? où loger? Accessibilité à Isalo?
9ème : Isalo : Quel circuit conseillez vous? durée?
10 ème : Isalo- Tuléar
11 ème : Tuléar - Anakao par st augustin et pirogue : Combien de temps? où loger hotel sympa?
12ème : Anakao + Nocy Vé
13ème : Anakao - Tuléar en vedette rapide : Tarifs et horaire dans la journée si vous avez? sinon où puis je les trouver? y a t il des liaisons en fin apm?
14ème :Tuléar - Antananarivo en avion : horaires? y a t il des vols tout les jours? le matin? si vs savez dites moi sinon j'irai sur Air Mada
Voilà donc notre périple ! Dites nous déjà si cela est utopique ou réalisable ?
Si vous avez d'autres conseils ou tuyau sur nos différents lieux de visite, n'hésitez pas à nous les transmettre ici ou en message privé.
Pourriez vous nous indiquer aussi peut etre les lieux de visite où nous devrions prendre un taxi guide pour réaliser nos projets dans les délais? Et si vous en connaissez à nous conseiller, donnez moi leurs coordonnées où les trouver en message privé si vous désirez?
Merci d'avance pour vos réponses qui sur ce forum sont d'une grande utilité!
Thierry, Marie-Claire, Gaelle, Chloé
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) English translation pending
« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Croisière sur le Splendour of the Seas? English translation pending
Bonjour à tous !
Quelqu'un aurait il voyagé à bord du splendeur of the sea ?
Le personnel parle normalement (en petit nombre) le français ?
Vos impressions sur cette compagnie?
Je vous remercie.
Les incontournables du Japon English translation pending
Bonjour tout le monde !!!
Depuis que j'ai l'age de 11 ans je suis facinée par le Japon. A l'heure actuelle, j'ai 18 ans et je reve depuis maintenant trois ans d' aller faire un voyage au Japon d'une durée minimun de deux semaines. J'avais l'intention d'y aller cet été mais ma petite soeur aimerais elle aussi y aller. N'ayant que 16 ans, mon père accepterais de la laisser partir avec moi qu'a sa majoriter.
J'adore ma soeur, du coup j'ai décider de retarder mon voyage de deux ans. Mais depuis quelques jours je regarde les prix des billets d'avion aller/retour et pour une personne c'est déja hors de mon bugjet ( pour le moment ).
Je compte travailler cet été et les deux années qui vont suivre, et j'aimerais avec votre aide me renseigné sur les endroits a ne pas louper quand je ferrais mon voyage.
Biensure n'ayant pas forcément les moyens de pouvoirs m'offrir l'Hotel avec ma soeur, je souhaiterais connaitre d'autre endroit ou on peut communiquer sans trop de problème (parler français) ... les endroit typique de ce magnifique pays a visité ainsi que les boutiques ect ...
Voila j'espère qu'avec votre aide je pourrais continuer a concrétisé ce projet ... Merci d'avance.
Depuis que j'ai l'age de 11 ans je suis facinée par le Japon. A l'heure actuelle, j'ai 18 ans et je reve depuis maintenant trois ans d' aller faire un voyage au Japon d'une durée minimun de deux semaines. J'avais l'intention d'y aller cet été mais ma petite soeur aimerais elle aussi y aller. N'ayant que 16 ans, mon père accepterais de la laisser partir avec moi qu'a sa majoriter.
J'adore ma soeur, du coup j'ai décider de retarder mon voyage de deux ans. Mais depuis quelques jours je regarde les prix des billets d'avion aller/retour et pour une personne c'est déja hors de mon bugjet ( pour le moment ).
Je compte travailler cet été et les deux années qui vont suivre, et j'aimerais avec votre aide me renseigné sur les endroits a ne pas louper quand je ferrais mon voyage.
Biensure n'ayant pas forcément les moyens de pouvoirs m'offrir l'Hotel avec ma soeur, je souhaiterais connaitre d'autre endroit ou on peut communiquer sans trop de problème (parler français) ... les endroit typique de ce magnifique pays a visité ainsi que les boutiques ect ...
Voila j'espère qu'avec votre aide je pourrais continuer a concrétisé ce projet ... Merci d'avance.
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Phuket: qu'en pensez-vous? English translation pending
Phuket, "la perle de l'asie du sud-est" comme l'appelle les asiatiques, connait un developpement touristique et economique surprenant.
Pour certains, ce developpement economique est la consequence du pouvoir de l'argent, pour d'autre c'est le paradis des touristes ou de nombreux retraites europeens qui y sejournent tout l'hiver voire a l'annee.
Si vous avez visite Phuket, quelle a ete votre reaction ?
Merci de me donner votre appreciation la plus objective.
Meilleurs sentiments.
Jacques