Results for "(Ancona+ou+Ancône)+et+(camping+ou+hôtel+ou+hébergement)+|+9+>+215"
1911 results found.
De la Belgique vers Ancône pour la Grèce à moto English translation pending
Nous descendons de Belgique, prés de lille france, à deux moto (BMW1200RS ET HARLEY) le 14avril, pour prendre ferry le 15 à Anconna italy, vers la gréce INGOUMESTA?QUElQU'UN PEUT ME DIRE si le passage mont blanc en moto se fait sur transport ou non, et aussi le prix du passage merci bernardin
Info pour l'Italie! English translation pending
Je suis italien, ecrivez-moi si vous voulez tous les informations pour voyager en Italie.
Ciao
Omar
La Dalmatie en 15 jours de Split à Dubrovnik (Croatie) English translation pending
Bonjour à ts les voyageurs ...
Décidés à retourner en Croatie 15 j en juin on arrive par SPLIT pour aller jusqu'à Dubrovnik Je suis assez indécis sur les iles car il y en a pas mal ...la cote aussi a l'air sympa ... Que me conseillerez-vous en 14 jours sur place ? Quelles iles ? les villes ? autres lieux sympas à ne pas rater ... Déplacement avec notre voiture nuits au gré des déplacements en sobe où camping ... Merci
Décidés à retourner en Croatie 15 j en juin on arrive par SPLIT pour aller jusqu'à Dubrovnik Je suis assez indécis sur les iles car il y en a pas mal ...la cote aussi a l'air sympa ... Que me conseillerez-vous en 14 jours sur place ? Quelles iles ? les villes ? autres lieux sympas à ne pas rater ... Déplacement avec notre voiture nuits au gré des déplacements en sobe où camping ... Merci
Grèce en voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis un certain temps, j'ai envie de partir en Grèce, de Lille, en voiture, en passant par les Balkans mais je ne sais pas si cela est possible. Si je ne me trompe pas, nous devons traverser des pays n'appartenant pas à Shengen. Quelqu'un a déjà fait cette expérience ? Quelqu'un voudrait bien me donner des conseils ?
A bientôt
Frédérique
Nice vers la Grèce à moto English translation pending
Je suis allé à Budapest en 2007 sur 10 jours sur les conseils de ce forum et c'était inoubliable
Pour cette année c'est à 90 % la Grêce à 2 une moto. On voudrait effectuer le chemin le plus court pour prendre la bateau en Italie vers la Grêce. On revient par les terres bord de Mer (Monténégro - croatie etc).
Où prendre le bateau et jusqu'où? Comment acheter les billets?
Je suis nul en Géographie: la Grêce est constituée de multiples îles il me semble. Peut on monter la moto sur bateau ? Quelles sont les îles à voir en priorité? Je suis preneur de tout renseignement, conseils de visites, coût de vie etc sachant que je ne connais pas du tout. Y a bzeaucoup de chose dans le guide du routards; pas évident de faire des choix
Merci
Pour cette année c'est à 90 % la Grêce à 2 une moto. On voudrait effectuer le chemin le plus court pour prendre la bateau en Italie vers la Grêce. On revient par les terres bord de Mer (Monténégro - croatie etc).
Où prendre le bateau et jusqu'où? Comment acheter les billets?
Je suis nul en Géographie: la Grêce est constituée de multiples îles il me semble. Peut on monter la moto sur bateau ? Quelles sont les îles à voir en priorité? Je suis preneur de tout renseignement, conseils de visites, coût de vie etc sachant que je ne connais pas du tout. Y a bzeaucoup de chose dans le guide du routards; pas évident de faire des choix
Merci
L'Istrie et la Croatie en août English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Voyage France-Croatie à moto English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Marseille-Istanbul à vélo English translation pending
Bonjour à la communauté; je relance une discussion; J'aimerai relier marseille à istambul à vélo cette année; départ au mois de mai. Ma route en cours d'élaboration emprunterai l'italie du nord, slovénie, croatie, monténégro, albanie, grèce , turquie. Mon projet est ouvert à toute personne désirant partager un bout de chemin et de vie. Je suis preneur de toutes infos, adresses et autres suggestions. Une grosse question me taraude quand même; c'est le retour. Je pensais peut être aux ferries entre cesme et le pirée puis sur ancône mais surement qu'il existe d'autres possibilités. Il me tarde de vous lire. Merci a bientôt
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
II. L'Albanie
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !
J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.
On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.
On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.
On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !

Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️
Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !


Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
La ViaRhôna à vélo English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous viaRhôna
Ayant l'intention de le faire cet été je cherche des infos
Merci
Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
Préparation de voyage moto en Grèce English translation pending
Nous prévoyons un trip moto en Grèce au printemps 2018.
Au départ de la Normandie nous disposons de 3 semaines le but étant de rouler sur des routes sympas et de voir de beaux paysages tout en se réservant quelques étapes de farniente pour se reposer de temps en temps
Pour l’instant on envisage une descente jusqu’a Venise puis une traversée en bateau vers Igoumenitsa et au retour un bateau depuis la Grèce vers Brindisi ou Ancone selon la boucle que l’on fera en Grèce et le temps qu’il restera pour rentre
Il ne s’agit que d’une première idée et tout peut évoluer selon vos conseils et suggestion.
Merci d’avance
Trucs et Astuces pour La Grèce en famille English translation pending
Petite Introduction
Hello,
le texte qui suit a pour objectif de vous faire profiter de notre (petite) expérience après un super voyage familial en Grèce... Il s'agit plutôt d'un "trucs et astuces" que d'un carnet de voyage.... Certains vous paraîtront sans doute bien naïfs mais c'est là que vous voyez qu'on n'est pas des pros : ils apparaisent au moment où on s'est dit : tiens là, ça serait pas con d'avoir ça sous la main 🙂 !!!
Pour info, nous sommes une petite famille de 5 : 2 parents de sexes differents et 3 enfants (fille/fille/garçon ; 12/10/8 ans)... On aime bien voyager, on a la chance de pouvoir se payer quelques voyages mais on fait gaffe au budget, on n'aime pas la foule, on aime bien la plage, on essaye de traîner les enfants à faire des trucs vaguement culturels mais on n'y arrive pas toujours, on n'est pas des supers pros des voyages ni du camping, on a un peu d'expérience quand même (treck en Algérie, Costa Rica)... bref, on est sans doute dans la moyenne des voyageurs...
Donc pour toutes ces raisons, on s'était dit cette année, pourquoi pas la Grèce.... On a eu la change de pouvoir partir le 17 juillet et de rentrer le 6 août : je dis ça car il y a sans doute moins de monde en juillet, même en Grèce.... Cette année (2011), il a fait un temps pourri en France mais super en Grèce et on a sans doute eu moins chaud que ce qu'on peut avoir d'habitude... Il a fait grand beau et chaud tout le temps, c'était cool....
Coté guides on avait l'incontournable Routard et le GéoGuide : un peu intello mais très bon complémentaire au Routard...
Ne prenez pas les horaires, distances et autres au pied de la lettre dans ce qui suit.... je fais ça de mémoire au retour....
Mais avant de commencer, petit hommage à ma moitié qui a préparé ce périple avec brio...
La Grande Traversée (dimanche 17 au mardi 19 juillet)
Bien que banlieusards, nous avons eu la chance de pouvoir partir depuis Saint Cyr sur Mer (proche Marseille) : mine de rien ça rapproche un peu... Itinéraire visé : Ancône en Italie (environ 800 km de là) puis bateau jusqu'à Igoumenista (Grèce)...
Le bateau partant vers 17h, il fallait y être, soit disant 3 heures à l'avance + la marge de sécurité que je vous invite à prendre car la circulation peut être assez dense sur l'autorouteiItalienne... bref on a pris l'option de partir le soir vers 22h, de conduire jusqu'à 2/3heures et de dormir sur une aire d'autoroute dans la voiture... Ca paraît un peut être un peu extrème mais plutôt que de trouver un hôtel et, de toutes façon mal dormir dedans... Finalement, c'était pas si mal : les aires d'autoroute en Italie sont assez top, super sandwiches, sanitaires correctes, du monde autour... on a dormi au milieu des camions et on est repartis à l'aube après avoir assez mal dormi mais un peu quand même... Le truc est de prévoir dans l'auto, un oreiller pour chacun qui vous servira pour le camping par la suite et permet de dormir un peu plus confortablement.... La formule est pas mal... si vous avez un break, prévoyer qques couvertures au dessus des valises qui peuvent permettre à un enfant de s'allonger dans le coffre, ça libère de la place pour les autres !!!
Arrivés à Ancône, vous êtes normalement en avance et honnêtement, ça ne vaut pas le coup d'être super en avance sur l'horaire de départ du bateau : on vous fait poireauter sur le parking en plein soleil et les premiers embarqués sont les derniers à sortir... Au sud d'Ancone, il y a un petit quartier résidentiel doté d'une petite plage artificielle à laquelle on accède par un escalier massif.... C'est sympa, clean, safe.... Allez y tuez le temps et prévoyer les maillots et la crème solaire à portée de main... On a laissé la voiture avec les affaires dans une petite rue (en prenant avec nous les trucs précieux....). C'est à 15 min du port.... Après direction le port, vous allez dans un premier temps faire un préenregistrement auprès du bureau de la compagnie qui vous a vendu les billets et vous êtes dirigés vers le bateau sur un parking ou vous attendez d'embarquer....
Quelques petits trucs pour le bateau : - franchement, payez vous une cabine : on peut faire ça très root en dormant sur le pont, dans les salons, dans les escaliers mais c'est assez glauque... Le bateau est bondé, les sanitaires finissent par être dégueu, le reste du bateau aussi.... Les cabines sont super propres, bien équipées, douche et WC, draps et serviettes inclus... On avait une cabine pour 4 et on a installé un enfant par terre (prévoir un petit tapis...). Après une journée de voyage, on apprécie de se doucher.... - prévoyez sandwiches et petit déj : la bouffe servie sur place est vraiment dégueu (quoique la cafet n'est pas mal : on n'avait rien prévu à l'aller et on s'est résolu à y aller....)... - préparez vos sacs avant car le débarquement est assez rapide, on ne vous laisse pas trop le temps de trier vos affaires - au débarquement, seul le conducteur est censé monter dans la voiture... franchement c'est assez galère pour les pietons car le débarquement peut être très long (c'est le cas au retour) et l'attente au soleil est pas marrante.... ceci étant dit, on attend dans la soute et il ne faut pas être trop claustro - si vous avez une auto avec un coffre de toit (franchement conseillé le coffre de toit), ne vous embêtez pas avec la limitation à 2 m de la hauteur du véhicule : tenez compte de la hauteur du véhicule sans le coffre de toit et basta... inutile de payer plus cher car de toutes façon la hauteur sous plafond de la soute est très largement supérieure.... vous ferez des économies - aucun contrôle d'identité : si vous avez oublié les passeports des enfants, pas de stress (prenez les quand même !!!!) - n'oubliez pas vos bouquins, jeux de cartes etc... c'est quand même un peu longuet...
Parga
Pour débuter le séjour nous avons prévu quelques jours à Patras, petite station balnéaire à une heure Igoumenitsa...
Nous découvrons que notre GPS qui a 4 ans ne connaît que très peu de routes et très peu de villes !!!! Heureusement, nous avions une carte routière de Grèce (bien utile) et on a fait le voyage à l'ancienne.... Ceci étant dit, quasiment tous les paneaux sont traduits (heureusement) et les Grecs sont là pour vous indiquer le chemin (il sont souvent pas des super pros des lectures de cartes mais n'hésitez pas à demander votre chemin !!!!!) Ambiance station balnéaire mais en sympa, joli et pas trop bondée !!! On est clair, c'est touristique : promenade sur le port avec restaux, boutiques à touristes etc... mais vraiment c'est sympa et pas mal pour débuter les vacances....
On s'est payé l'hotel Paradise (avec Piscine : pas superflux vu la chaleur)... (voir Routard) : l'avantage d'être 5 c'est que vous squattez dans une seule chambre !!!! On a joué au touristes... Petit truc : il y en a une petite île en face de la plage. A condition de faire 1m80 ou plus, on arrive à traverser à pied avec le sac sur la tête !!!! le reste de la famille traverse à la nage... ensuite, vous passez devant la petite chapelle blanche et vous tournez à droite... vous avez 15 metres de rochers à franchir pour regagner la berge et vous êtes.... tous seuls.... prévoir masques et tubas !!!! Petit conseil à ce propos : on a tout acheté sur place mais pas sur que la qualité soit top (sur du contraire même), à prévoir dans les bagages... Prévoyez aussi des chaussures type "méduses" pour marcher sur les rochers : il y a qques oursins et dans la bobologie du voyage, ce sont les blessures aux pieds qui arrivent en top de liste.... Pour le reste, on a tout fait en tongs (y compris les Météores !)...
N'aimant pas le monde (vous l'aurez compris !), on est allé à la plage un peu plus au sud à Ligia : plage sympa avec peu de monde... Dommage que le parking soit aussi crade (comme partout en Grèce)... Petit conseil : prévoyer un dispostif pour faire de l'ombre... OK, ça s'appelle un parasol mais comme on n'y avait pas pensé avant (ou plutôt on s'était dit que bon, un parasol, quand même....), on a bricolé un truc avec les "piquets" et le double toit de notre tente igloo : avec quelques bâtons on arrive à bricoler un truc qui ressemble à un cerf volant... Franchement, le soleil tape et passer la journée à la plage en plein cagnard ça craint... Prévoyez aussi des chapeaux (et bien sur la crème solaire etc....) !!!
Coté Pique-nique : le truc est de trouver un "super marché" assez grand pour avoir quand même un peu de choix. Les petits "super marché" n'ont de super que le nom et vous avez peu de choses.... Le choix est quand même assez limité : le jambon est super dégueu... on a bcp tourné sur tomate, boites de thon et maïs, fromage... La encore, le petit truc est d'avoir une glacière de type Picard et de mettre une ou deux bouteilles d'eau à congeler à l'hôtel...ça tient longtemps et ça vous évite d'avoir le fromage tout liquide....
Coté culture, nous sommes allés au Necromantheion (pas mal du tout : c'est tout petit donc à voir en début de voyage car après les sites majeurs, c'est sans doute assez décevant....) et Nicopolis (ça en revanche c'est moyen).... Nous sommes allés dans la foulée passer une soirée à Preveza (autre station balnéaire sans bcp de charme) et sommes tombés par hasard sur le meilleur restau qu'on du séjour....
Les Météores
L'Autoroute est top, il n'y a personne, c'est pas du tout cher (enfin, tant que le FMI n'oblige pas les Grecs à augmenter les prix) et presque terminée.... Je ne sais plus trop combien de temps on a mis, mais bon, on a décolé le matin et on est arrivés en fin d'am... On s'est arrêté visiter le site de Dodone : proche de l'autoroute, vite fait bien fait, super theâtre, peu de monde... sympa.... Ca peut être une bonne halte pour le pique nique...
Bref, on a creché au camping Vrachos (nos critères de selection des campings : une piscine + l'aide du Routard....)... Pas mal... Sanitaires super clean, belle piscine, emplacement moyen...
Vu qu'on n'est pas des pros du camping on découvre un peu ce que c'est et les trucs qu'il est bien d'avoir (ou qu'on avait oubliés 😎). Si vous êtes des pros du campings vous pouvez passer à la suite sauf si vous voulez rigoler un peu.... Si vous êtes comme nous, béotiens, j'espère que ce qui suit vous sera utile...
On a pris, une tente igloo de 3 pour les parents (bcp bcp mieux qu'une tente pour 2 !!!) et une tente "3 secondes" de 4 pour les 3 enfants... (la tente qu'on met 3 secondes à monter et 30 minutes à ranger...) Deux tentes et des tentes avec une place de plus que les campeurs, ça c'est très bien... On avait des matelas autogonflants pour les parents (c'est top) et des "mousses" pour les enfants (ils sont jeunes)... Des draps pour mettre dessous et une couverture polaire chacun pour dessus... Les duvets sont franchement inutiles et la couverture c'est top : vous la mettez sur les jambes en début de nuit et vous finissez dessous le matin.... Franchement c'est très bien... Il faut dire qu'on avait ça à la maison suite à quelques passages chez Ikea donc pas besoin d'investir... Les draps, ça fait luxe mais c'est confort, ça vaut le coup.... Pas la peine de monter le double toit sur la tente, ça tient chaud pour rien.... On n'a pas eu trop de moustiques mais prévoir les répulsifs.... (prévoir aussi une pommage corticoïde pour les moustiques et autres piqûres (méduses, vives....) (on n'en n'a pas eu mais on sait jamais)... Des copains nous avait prété une table pliante avec 4 sièges... On trouvait que ça faisait vraiment beauf (comme le parasol 😉) mais franchement c'est (presque) necessaire.... On n'avait pas de bâche pour mettre par terre mais c'est sans doute valable d'en avoir une... On s'est débrouillés pour asseoir le 5ème sur des trucs récupérés à droite et à gauche mais un petit pliant aurait sans douté été utile.... Coté éclairage, la nuit tombe tôt (vers 9 heures) donc prévoir des lampes : des frontales c'est bien pour pouvoir bouquiner sous la tente (une par personne) et sans doute une petite lampe d'ambiance (qu'on n'avait pas....). Petit détail : les Grecs ne connaissent pas encore les piles rechargeables, donc si vous êtes comme moi allergiques aux piles jetables, anticipez... On s'était dit qu'on n'investissait pas dans un butagaz et tout le bazard donc on n'avait que qques gamelles individuelles et couverts pour préparer le repas... En fait, dans tous les campings (sauf un) il y avait un butagaz : il nous a manqué une gamelle pour faire cuire des pâtes ou du riz... Il paraît que l'idéal c'est d'avoir une cocote minute car en camping, on arrive même à faire manger des légumes vapeur aux enfants qui trouvent tout super au camping (même aller se brosser les dents😏 ) !!!!
Si vous avez prévu de faire des lessives (pas trop de machines à laver sur place), vous aurez pensé à prendre de la lessive à la main (prendre un flacon avec un bouchon et pas une boite avec de la poudre qui va se verser partout) mais vous penserez aussi à prendre une bassine car dans les campings, il n'y a pas de bouchon pour les éviers car tout le monde les pique !!!! (On n'avait pas ça et on a fait la première lessive dans la glacière !!!). Et puis bien sûr il faut une corde à linge.... Heureusement on avait plein de sangles de toit dans la voiture : très utiles pour le linge... Ceci étant dit, du linge, même essoré à la main, ça sêche en 2 heures en Grèce donc c'est cool....
Voilà pour le camping en Grèce pour les nuls (comme nous).... Place à la kultur....
Bon les Météores, je vais pas vous refaire ce que vous trouvez dans les guides... Le site est magnifique et à la hauteur de la réputation.... Ce qu'on voit pas sur les photos ni dans les films tournés sur place, c'est que route arrive quand même très près des monastères et que c'est blindé de touristes... Mais franchement, ça vaut le coup quand même... Le truc comme pour tout le voyage, c'est de se lever tôt pour être les premiers sur place.... Dur dur de sortir les enfants du "lit" mais vu le monde ça vaut le coup de passer avant la foule...
On a passé 2 nuits au camping... En fin d'après midi, on est allé faire une petite rando à pied sur un des sentiers pedestres qui part de Kalambaka et qui monte sur Agia Triada.... Il faut viser une petite église en haut du village avec un parking juste en contrebas et monter vers la droite au travers des ruelles ; on finit par tomber sur un petit sentier aménagé et qui monte jusqu'au pied du Monastère (c'est celui où a été tourné le James Bond)... Arrivé en haut du chemin, on tombe sur.... un parking.... ça fait chier.... C'est sans doute sympa de faire le plutôt celui qui est décrit dans le routard et qui est à l'ouest : le soir au coucher du soleil, les météores sont desert et magnifiques sous la lumière (le soleil se couche à 20h30...) On a même croisé une tortue qui se baladait.... Je me répète mais on a fait le tout en tongs donc c'est quand même pas l'Everest 😛
Le lendemain, lever tôt pour aller visiter Megalo Météoron : très beau mais blindé même le matin !!!! Puis on a visité Agios Nikolaos, soit disant avec une montée éprouvante bof bof... (ça vaut sans doute plutôt le coup d'aller à Varlaam à pied depuis Mégalo) et après on a pris la route qui fait le tour en remontant : super point de vue au bord de la route, assez vertigineux.... et on a fini par Agia Triada qui vaut le coup pour l'escalier (on a compté 147 marches) et en hommage à James....
Après il y a plein de petits chemins de rando à faire... On aime bien ça la rando et on avait prévu les pompes mais il fait une chaleur de dingue et les enfants n'étaient pas super fanas donc on a fini la journée à la piscine du camping.... Deuxième avantage à se lever tôt : vous êtes seul dans la piscine pendant que tout le monde commence à visiter les monastères en pleine chaleur.... Il faut juste préparer psychologiquement les enfants 2 ou 3 mois à l'avance....
Le Pelion
Je vous renvoie aux guides pour plus de détails : il s'agit d'une peninsule au nord d'Athènes, super sauvage et peu touristique... Ca vaut vraiment le coup à condition d'accepter de se taper une route sinueuse et un peu longuette sur la fin... Quand vous traversez Volos vous vous demandez ce que vous êtes venus faire là mais il faut pousser loin pour trouver des côtes superbes.... On est allés à Platania : toute petite station balnéaire avec petite plage sympa.... On a loué un appartement studio dans une petite résidence avec une petite piscine et on y a passé 2 nuits...
Le truc : aller au bout de la plage, passer à pied l'éperon de rochers et vous vous retrouver tous seuls dans une petite crique.... On a passé la journée à la plage, c'était cool....
Delphes
Bon là, c'est vraiment top : le site est magnifique tant par les ruines que par la vue.... Le musée est vraiment sympa, comme tous les musées accolés aux sites : peu de choses mais très bien mises en valeur et très belles... Là encore il faut y être à l'ouverture (8h), ça permet d'être seuls sur le site un petit moment et quand vous voyez la foule qui arrive après et la chaleur qui monte, vous ne regrettez rien !!!!
Le village est sans intérêts, on est allé au camping Delphi (super vue sur la mer d'oliviers et piscine vraiment sympa)... Petit dej servi à 4 € : ne vous en privez pas, ça donne du courage... On s'est installé tout en haut du camping, loin de la vue mais pas de voisins (et ça, c'est bien !)... Vous remarquerez qu'en camping, les gens aiment bien être à coté des sanitaires et/ou des poubelles : c'est plus pratique sans doute et ça a l'avantage de libérer les fonds de camping pour les agoraphobes comme nous.... Avant de planter la tente, prenez le temps de faire un tour du camping pour repérer l'emplacement qui vous va bien... Ce qu'on a trouvé super c'est que les campings n'étaient même pas au tiers plein donc on n'a pas trop cohabité... d'après le gérant, il y avait cette année un peu moins de monde que d'habitude sans doute en raison des "grèves"....
Le deuxième soir on est allés dîner à Galaxidi : c'est mignon mais sans plus... A noter qu'il y a un supermarché à Itéa (à Delphes il n'y a que 2 micro supermarché avec rien dedans...).
En route vers Athènes, nous faisons un petit détour vers le Monastère Saint Luc (Ossios Loukas) : très chouette, peu de monde et super terrasse ombragée et ventée parfaite pour casser la croûte (prévoir les sandwiches ou les acheter sur place (on n'a pas essayé)).... Ca vaut le détour si on aime le style : construction en brique, super panorama, magnifique église avec des mosaiques encore intactes (ok, c'est pas Saint Marc à Venise mais c'est pas mal....)....
Athènes
On n'avait pas initialement prévu d'y aller mais la visite de Delphes nous a donné envie de voir l'Acropole... Vu qu'il ne faisait pas trop chaud, on a mis Athènes à l'agenda et franchement, ça valait le coup...
Petit coup de fil à l'hôtel Tony pour réserver un studio sur 2 nuits : entièrement refait à neuf avec des supers matériaux (mais très kitch hélas pour le look), assez proche de l'Acropole (au sud), nickel....
Première soirée : visite du musée d'Art Cycladique : pas mal du tout, tout petit musée sympa puis coucher de soleil en haut du Mont Lycabette (super : on est très betement montés par le funiculaire alors que vraiment c'est pas haut !)
Le lendemain, lever 6h30 !!! pour être à l'Acropole à l'ouverture : c'est dur dur mais ça vaut le coup... on a eu le site pour nous pendant 10 minutes et c'est super émouvant... On assiste même au lever des couleurs par les militaires.... Après, visite du nouveau musée de l'Acropole : à voir absolument.... Petit truc possible : il y a une cafet sympa et pas trop chère avec vue imprenable sur l'Acropole ; à combiner avec une pause déjeuner....
Puis petit tour dans le quartier "historique" et tour de l'Acropole par la promenade aménagée pour les JO (chaleur de diiiingue, la seule du voyage) et on est partis se réfugier faire la sieste sous la clim de l'hôtel....
Passé la sieste, on a essayer d'aller visiter le Musée Archéologique National mais on a trouvé porte close, les horaires ne corespondant pas avec ceux du guide (conseil : appeler avant d'y aller, c'est assez exentré et le quartier est assez glauque). Les boules.... On reprend le bus vers la place du parlement.... A ce propos, on vous donne à l'hôtel, un magasine gratuit plein de pubs pour touristes mais avec à la fin un plan détaillé d'Athènes avec le nom de toutes les rues et les lignes de bus.... très utile... n'hésitez pas à prendre le bus, même si vous n'êtes pas certain de l'arrêt où il faut descendre, les Grecs vous aideront à vous orienter...
Du coup on se rapatrie vers le Musée Byzantin et Chrétien : super musée construit en sous sol (très bien climatisé !!) et tout en pénombre... Si on aime les icônes, c'est top... Les enfants ont trouvé moyen "le musée de Jésus"....
Enfin, un petit truc à faire rigolo qui va marquer les esprits : la relève de la garde devant le parlement... Ca à lieu toutes les heures fixes et c'est très rigolo... Je ne sais pas qui est le génial designer de ce magnifique uniforme avec des ponpons attaché à des Sebago mais c'est sans doute le cousin de l'innénarrable chrorégraphe qui a inventé cet incroyable pas de canard qui prévaut à la cérémonie.... C'est vraiment très rigolo.... Comme dit ma fille : "Papa, si tu faisais ce travail là, je n'en parlerais pas à mes copines".... Je me demande ce qu'en pensent les Grecs....
On est tombé par hasard sur un restaurant de type américains (le "TGI Friday") (derrière le parlement) : dîner dans ce type d'ambiance a fait passer la pilule de tous ces musées visité et donné, pour les enfants, un intérêt supplémentaire à Athènes... Ca change un peu aussi de la salade Grècque (ceci étant dit, c'est pas de la grande cuisine !)
Mycènes
Sortie d'Athènes et passage du canal de Corinthe (cherchez pas il est entéressé à cet endroit) sans problème...
On crèche pour 2 nuit au camping Atreus : belle piscine et peu de monde... Pas mal...
Bon alors Mycène, qu'on soit clair, c'est fait pour les mordus : on est dans l'antiquité de l'antiquité... Donc il faut être sensible au fait que vous êtes sur les lieux qui étaient déjà de l'histoire ancienne pour les grecs anciens... En clair, il ne reste pas grand chose et il faut beaucoup d'imagination... Les enfants trouvent ça très naze et ralent de s'être levés tôt...
On tente Epidaure le soir mais on tombe sur la représentation de Richard III avec Kevin Spacey : 12 000 spectateurs sur chacun des 3 jours à guichet fermé... Dommage d'avoir raté le fameux théâtre : mon principal regret du voyage. Renseignez vous avant d'aller à Epidaure... A mon avis le bon plan c'est d'aller tôt le matin à Epidaure et Mycènes en fin de journée pour les plus mordus....
On passe la soirée à Nauplie : petite ville assez touristique mais très sympa avec belle forteresse construite au dessus... On a dîné sur la place principale, très touristes de bases mais pas mal....
Le Magne
Le Magne c'est la deuxième péninsule au sud du Peloponèse... Objectif : farniente... C'est un peu comme le Pelion, ça commence par le passage d'une ville pas terrible (Kalamata) et ça se poursuit par une route qui tortille sur une côte superbe... L'autouroute qui mène à Kalamata était encore en chantier mais, si le FMI ne demande pas l'arrêt des travaux, vous devriez pouvoir gagner du temps sur le trajet et être plus ambitieux que nous sur la descente dans le Magne.... Nous nous arrêtons à Kardamili où nous avions réservé un appartement studio chez Anniska... Petit balcon avec vue sur la mer, accès à la mer depuis les rochers, possibilité d'aller à la piscine de l'hotel voisin.... sympa... Grace à l'équipement mis à disposition (nickel), on se fait le meilleur repas du séjour d'après les enfants : des pates (quand je vous disais qu'il fallait prendre une gamelle)
Deuxième soirée sympa à Limeni où on retrouvent des amis : dîner sur le port chez Takis... on choisit son poisson et on vous le cuit (super bien) au BBQ. Très cool et pas si cher que ça (208 € pour 4 adultes et 8 enfants (on a bu de l'eau et pas pris de dessert)....
En résumé, le Magne, c'est très beau, assez sauvage, peu touristique. Attention, on n'a pas vu de plage de sable, c'est plutôt roches ou galets.... A vous de voir en fonction de ce que vous aimez.... 2 nuits, c'est bien, plus, c'est peut être un peu trop....
Olympie
Dernière étape du voyage....
Un peu par hasard, on s'arrête à la plage entre Tholo et Kalafas... Honnêtement, je sais pas trop où c'était... A un moment, la route longe la mer et les plages avaient l'air sympa... On a pris une petite route et on s'est retrouvé sur un petit parking avec une paillote sympa et une plage de sable qui s'étend sur des kilomètres.... Vous faites 200 mètres à pied sur la plage et vous vous retrouvez à peu près tout seul (comme on aime)... L'eau était turquoise et les enfant trouvaient que c'était enfin la Grèce comme ils l'imaginaient (c'est à dire au travers des photos de Santorin 😕). On passe là quelques heures vraiment sympa....
Arrivée au camping Alphios pour 2 nuits.... Je ne serais pas aussi dythirambique que le routard sachant qu'il y a pas mal de monde, surtout des français et pour la première fois du séjour, nous nous retrouvons sur un emplacement certes assez grand mais avec du monde sur les 2 emplacements de part et d'autres... Comme il n'y a que des français, on a pu bien profiter de la discussion de nos voisins pas super discrets... Le bon plan c'est sans doute de trouver une solution d'hébergement un peu plus loin d'Olympie qui est vraiment une trappe à touristes... à étudier....
Vu la promiscuité au camping, on renonce à tirer les enfants du lit tôt le matin et du coup on est sur le site vers les 10 heures... Beaucoup de monde mais ce n'est pas trop génant car le site est très grand.... C'est vraiment top : sans doute ce que j'ai préféré de tout le séjour.... Le musée est lui aussi super : à voir absolument.... On s'est cantonné et on a refilé à la plage pour échapper au camping et à tous ses français....
Dîner à Krestena : tentative d'échapper aux trucs touristiques d'Olympie.... On est super mal tombés : dîner horriblement dégueulasse pour un prix, heureusement super bas (32 € pour les 5 !)....
La Grande Traversée (bis) (vendredi 5 et samedi 6 août)
On repart de Patras : le bateau fait ensuite une escale à Corfou et il y a assez peu de monde qui embarque à Patras. Donc inutile d'être des plombes en avance.... Cette fois ci, vous savez à quoi vous attendre et vous avez prévu le pique nique, les bouquins et tout et tout... (départ 17h) Contrôle douanier qui semble focalisé sur le fait que vous n'avez pas de voyageur clandestin caché dans la valise (on vous fait ouvrir le coffre de toit)... pour le reste toujours pas de contrôle d'identité (enfin, même après le séjour on est tous bien blancs dans la famille....)....
Vous pouvez profiter un peu mieux du bateau qui est à peu près désert entre les 2 escale : pique nique sympa sur le pont et après on se réfugie dans la cabine... Le lendemain matin, la foule est montée à bord, le bateau est crade.... Attendez vous à passer quelques heures sur le point en attendant l'arrivée (vers 15h). Le débarquement est super long car ça bouchonne pour sortir du port donc je vous conseille vraiment pour le coup de tous monter dans la voiture et de ne pas attendre sur le port en pleine chaleur... Ne vous précipitez pas pour rejoindre la voiture, l'attende dans la soute est longue et un peu oppressante....
Après c'est le retour vers la France, nous avons la chance de pouvoir faire escale à Antibes et mettons un peu plus de 7 heures pour faire Ancone-Antibes sur une route assez peu chargé dans notre sens mais blindée dans le sens inverse....
Les questions que vous vous posez peut être....
Route, bateau ou avion ? Zatiz ze Question.... Faire tout en auto, ça paraît un peu délirant... La traversée en bateau n'est pas si idylique que ça mais c'est assez original et ça met un peu dans l'ambiance... Ensuite l'équation est avant tout financière : il faut une voiture sur place donc à 5, c'est vite vu....
Hotel ou camping ? Zatiz ze ozeur question.... Les enfants adorent le camping : ils ont un sentiment de liberté, ils se font des copains, ils trouvent ça rigolo etc... Les parents préfèrent l'hôtel (enfin nous on préfère les bons lits....) Au delà du différentiel de prix camping vs hôtel, on fait aussi des économies sur la bouffe vu qu'on cuisine au camping... Donc clairement c'est un choix qui pèse dans le budget.... Ceci étant dit, on a eu la chance d'avoir des camping aux 2/3 vides donc c'était sympa... Le fait d'alterner était finalement une assez bonne solution....
Faut-il tout réserver avant ?
A mon avis, ce n'est pas la peine.... vous trouverez toujours quelque chose sauf si vous avez des contraintes budgétaires très strictes et encore... Et c'est bien de pouvoir ajuster le planning en fonction du monde, de vos envies etc.... Ce qui est top en Grèce c'est qu'il y a du wifi partout.... L'idéal est donc d'avoir un smartphone pour pouvoir surfer un peu et pouvoir téléphoner (pas la peine de prendre le 3G à l'étranger qui risque de vous coûter cher, vous vous débrouilerez avec le wifi).... Préparez votre itinéaire, sélectionner les hôtels... Dans pas mal d'hôtel, vous pouvez préréserver sans rien payer et êtes libres de décommander ou modifier vos dates.... ça vaut le coup de mettre quelques jalons surtout si comme nous vous squattez à 5 dans une chambre mais n'incrivez rien dans le dur (à part peut être les 2 ou 3 première nuits histoire d'être tranquilles à l'arrivée....).
Ca coûte combien ? La traversée : environ 700 € A/R. Les hotels : autour de 100/120 € pour les 5. On a choisit plutôt du milieu de gamme avec necessairement une piscine.... Vu la chaleur, c'est vraiment valable... et les prestations sont bonnes : tout était toujours super clean. Les camping : autour de 40 € pour les 5 La bouffe : entre 40 et 60 € en général... en faisant un peu gaffe... bière pour les parents et de temps en temps boisson pour les enfants... Entrée à partager et pas de dessert... C'est assez copieux donc pas la peine de prendre de miliards de plats....
Est ce qu'on mange bien ?
Ma chère fille, qui n'a pas la langue dans sa poche, me dit à l'instant que les Grecs, "c'est pas les rois de la bouffe"... Il faut dire qu'on n'a pas passé notre vie à chercher le bon restau et qu'on a fait tjrs un peu au hasard et au feeling avec plus ou moins de bonheur... On doit pouvoir manger mieux que ce qu'on a fait en y consacrant un peu plus de temps et de budget.... Ceci étant dit, c'était pas mal quand même... Le soucis était plutôt dans les repas qu'on préparait nous : faute de matériel et d'ingrédient, on a beaucoup tourné sur concombre, maïs, tomate, thon et fromage.... Un peu lassant au bout de 3 semaines... Je vous conseille d'embarquer quelques boites de taboulet ou des trucs comme ça....
Petit truc si vous aimez le poisson, vous pouvez demander sans soucis si les produits sont congelés ou pas. Ca n'a pas l'air du tout tabou et on vous répond franchement (un des trucs sympas avec la Grèce : vous n'avez jamais l'impression qu'on vous arnaque). Il est assez rassurant de voir que toute la carte n'est pas en cuisine à vous attendre... Bien souvent, dans le frais, vous n'avez que peu de choix mais c'est pas grace. Les prixsont souvent indiqué au kg (ne paniquez pas quand vous voyez des trucs à plus de 30 € !) et ça revient autour de 10 € à l'assiette.... Offrez vous ça de temps en temps, la même chose en France coûte bien plus cher !!!!
Plage ou visite ?
Ce qui rassure, c'est d'entendre les discussions dans les autres familles entre les enfants qui râlent et les parents qui raisonnent... L'avantage de la Grece c'est qu'on peut faire les 2 et vu les distances, adapter le planning en fonction de la tournure que ça prend....
Pour moi les incontournables sont Olympie/Athènes/Delphes/Les Météores (et sans doute Epidaure qu'on a raté) : faites au moins ça...
Fait il vraiment chaud ?
2011 était peut être une année spéciale sur le plan météo, mais finalement, on n'a eu pas si chaud que ça... Munissez vous de chapeaux, d'un parasol ou autre pour la plage et buvez (attention aux enfants qui peuvent se déshydrater....)
Bobologie Il y a des pharmacies partout donc pas la peine de déménager la vôtre....
Pas mal de plaie au pied faute de chaussures adaptées pour l'eau : prévoir des épingles et pinces à épiler pour les aiguilles d'oursins et des pansements adaptés (compeed ou pansement en spray)
Moustiques : prévoir répulsifs et pommade apaisante.
On n'a pas eu plus mais un aspi venin est sans doute une bonne idée
Coculine contre le mal de mer et voiture : c'est de l'homéopatie, c'est sans doute très psychologique mais ça permet de faire patienter les enfants quand la route tourne un peu trop....
C'est bien la Grèce ?
Tout est une question de point de vue mais, dans le style, c'est vraiment top... Il y a peu de monde, c'est très beau, les gens sont sympa, c'est pas cher, c'est pas trop loin, c'est varié, c'est pas trop grand et l'aspect culturel est vraiment fascinant : même l'Acropole dont on se dit qu'on l'a vue et revue en photo, c'est top....
Liste des trucs bien utiles auxquels vous ne penserez pas nécessairement et que vous n'aurez plus à acheter sur place !!! - Une carte routière de la Grèce et de l'Italie - Chapeau à bord large - Chaussures pour marcher les rochers - Parasol ou assimilé - Glacière portable et légère (type Picard pour faire les course) - Coffre de toit - Assaisonnement (huile vinaîgre sel) - Antimoustique, pommade corticoïde - Aspi vennin, aiguille, pince à épiler
Si vous campez : - Gamelle ou mieux cocote minute (même si vous ne prenez pas de butagaz) - Couvertures et pas duvet - Drap pour dessous - Lampes Frontales - Table et pliants - Bâche
Hello,
le texte qui suit a pour objectif de vous faire profiter de notre (petite) expérience après un super voyage familial en Grèce... Il s'agit plutôt d'un "trucs et astuces" que d'un carnet de voyage.... Certains vous paraîtront sans doute bien naïfs mais c'est là que vous voyez qu'on n'est pas des pros : ils apparaisent au moment où on s'est dit : tiens là, ça serait pas con d'avoir ça sous la main 🙂 !!!
Pour info, nous sommes une petite famille de 5 : 2 parents de sexes differents et 3 enfants (fille/fille/garçon ; 12/10/8 ans)... On aime bien voyager, on a la chance de pouvoir se payer quelques voyages mais on fait gaffe au budget, on n'aime pas la foule, on aime bien la plage, on essaye de traîner les enfants à faire des trucs vaguement culturels mais on n'y arrive pas toujours, on n'est pas des supers pros des voyages ni du camping, on a un peu d'expérience quand même (treck en Algérie, Costa Rica)... bref, on est sans doute dans la moyenne des voyageurs...
Donc pour toutes ces raisons, on s'était dit cette année, pourquoi pas la Grèce.... On a eu la change de pouvoir partir le 17 juillet et de rentrer le 6 août : je dis ça car il y a sans doute moins de monde en juillet, même en Grèce.... Cette année (2011), il a fait un temps pourri en France mais super en Grèce et on a sans doute eu moins chaud que ce qu'on peut avoir d'habitude... Il a fait grand beau et chaud tout le temps, c'était cool....
Coté guides on avait l'incontournable Routard et le GéoGuide : un peu intello mais très bon complémentaire au Routard...
Ne prenez pas les horaires, distances et autres au pied de la lettre dans ce qui suit.... je fais ça de mémoire au retour....
Mais avant de commencer, petit hommage à ma moitié qui a préparé ce périple avec brio...
La Grande Traversée (dimanche 17 au mardi 19 juillet)
Bien que banlieusards, nous avons eu la chance de pouvoir partir depuis Saint Cyr sur Mer (proche Marseille) : mine de rien ça rapproche un peu... Itinéraire visé : Ancône en Italie (environ 800 km de là) puis bateau jusqu'à Igoumenista (Grèce)...
Le bateau partant vers 17h, il fallait y être, soit disant 3 heures à l'avance + la marge de sécurité que je vous invite à prendre car la circulation peut être assez dense sur l'autorouteiItalienne... bref on a pris l'option de partir le soir vers 22h, de conduire jusqu'à 2/3heures et de dormir sur une aire d'autoroute dans la voiture... Ca paraît un peut être un peu extrème mais plutôt que de trouver un hôtel et, de toutes façon mal dormir dedans... Finalement, c'était pas si mal : les aires d'autoroute en Italie sont assez top, super sandwiches, sanitaires correctes, du monde autour... on a dormi au milieu des camions et on est repartis à l'aube après avoir assez mal dormi mais un peu quand même... Le truc est de prévoir dans l'auto, un oreiller pour chacun qui vous servira pour le camping par la suite et permet de dormir un peu plus confortablement.... La formule est pas mal... si vous avez un break, prévoyer qques couvertures au dessus des valises qui peuvent permettre à un enfant de s'allonger dans le coffre, ça libère de la place pour les autres !!!
Arrivés à Ancône, vous êtes normalement en avance et honnêtement, ça ne vaut pas le coup d'être super en avance sur l'horaire de départ du bateau : on vous fait poireauter sur le parking en plein soleil et les premiers embarqués sont les derniers à sortir... Au sud d'Ancone, il y a un petit quartier résidentiel doté d'une petite plage artificielle à laquelle on accède par un escalier massif.... C'est sympa, clean, safe.... Allez y tuez le temps et prévoyer les maillots et la crème solaire à portée de main... On a laissé la voiture avec les affaires dans une petite rue (en prenant avec nous les trucs précieux....). C'est à 15 min du port.... Après direction le port, vous allez dans un premier temps faire un préenregistrement auprès du bureau de la compagnie qui vous a vendu les billets et vous êtes dirigés vers le bateau sur un parking ou vous attendez d'embarquer....
Quelques petits trucs pour le bateau : - franchement, payez vous une cabine : on peut faire ça très root en dormant sur le pont, dans les salons, dans les escaliers mais c'est assez glauque... Le bateau est bondé, les sanitaires finissent par être dégueu, le reste du bateau aussi.... Les cabines sont super propres, bien équipées, douche et WC, draps et serviettes inclus... On avait une cabine pour 4 et on a installé un enfant par terre (prévoir un petit tapis...). Après une journée de voyage, on apprécie de se doucher.... - prévoyez sandwiches et petit déj : la bouffe servie sur place est vraiment dégueu (quoique la cafet n'est pas mal : on n'avait rien prévu à l'aller et on s'est résolu à y aller....)... - préparez vos sacs avant car le débarquement est assez rapide, on ne vous laisse pas trop le temps de trier vos affaires - au débarquement, seul le conducteur est censé monter dans la voiture... franchement c'est assez galère pour les pietons car le débarquement peut être très long (c'est le cas au retour) et l'attente au soleil est pas marrante.... ceci étant dit, on attend dans la soute et il ne faut pas être trop claustro - si vous avez une auto avec un coffre de toit (franchement conseillé le coffre de toit), ne vous embêtez pas avec la limitation à 2 m de la hauteur du véhicule : tenez compte de la hauteur du véhicule sans le coffre de toit et basta... inutile de payer plus cher car de toutes façon la hauteur sous plafond de la soute est très largement supérieure.... vous ferez des économies - aucun contrôle d'identité : si vous avez oublié les passeports des enfants, pas de stress (prenez les quand même !!!!) - n'oubliez pas vos bouquins, jeux de cartes etc... c'est quand même un peu longuet...
Parga
Pour débuter le séjour nous avons prévu quelques jours à Patras, petite station balnéaire à une heure Igoumenitsa...
Nous découvrons que notre GPS qui a 4 ans ne connaît que très peu de routes et très peu de villes !!!! Heureusement, nous avions une carte routière de Grèce (bien utile) et on a fait le voyage à l'ancienne.... Ceci étant dit, quasiment tous les paneaux sont traduits (heureusement) et les Grecs sont là pour vous indiquer le chemin (il sont souvent pas des super pros des lectures de cartes mais n'hésitez pas à demander votre chemin !!!!!) Ambiance station balnéaire mais en sympa, joli et pas trop bondée !!! On est clair, c'est touristique : promenade sur le port avec restaux, boutiques à touristes etc... mais vraiment c'est sympa et pas mal pour débuter les vacances....
On s'est payé l'hotel Paradise (avec Piscine : pas superflux vu la chaleur)... (voir Routard) : l'avantage d'être 5 c'est que vous squattez dans une seule chambre !!!! On a joué au touristes... Petit truc : il y en a une petite île en face de la plage. A condition de faire 1m80 ou plus, on arrive à traverser à pied avec le sac sur la tête !!!! le reste de la famille traverse à la nage... ensuite, vous passez devant la petite chapelle blanche et vous tournez à droite... vous avez 15 metres de rochers à franchir pour regagner la berge et vous êtes.... tous seuls.... prévoir masques et tubas !!!! Petit conseil à ce propos : on a tout acheté sur place mais pas sur que la qualité soit top (sur du contraire même), à prévoir dans les bagages... Prévoyez aussi des chaussures type "méduses" pour marcher sur les rochers : il y a qques oursins et dans la bobologie du voyage, ce sont les blessures aux pieds qui arrivent en top de liste.... Pour le reste, on a tout fait en tongs (y compris les Météores !)...
N'aimant pas le monde (vous l'aurez compris !), on est allé à la plage un peu plus au sud à Ligia : plage sympa avec peu de monde... Dommage que le parking soit aussi crade (comme partout en Grèce)... Petit conseil : prévoyer un dispostif pour faire de l'ombre... OK, ça s'appelle un parasol mais comme on n'y avait pas pensé avant (ou plutôt on s'était dit que bon, un parasol, quand même....), on a bricolé un truc avec les "piquets" et le double toit de notre tente igloo : avec quelques bâtons on arrive à bricoler un truc qui ressemble à un cerf volant... Franchement, le soleil tape et passer la journée à la plage en plein cagnard ça craint... Prévoyez aussi des chapeaux (et bien sur la crème solaire etc....) !!!
Coté Pique-nique : le truc est de trouver un "super marché" assez grand pour avoir quand même un peu de choix. Les petits "super marché" n'ont de super que le nom et vous avez peu de choses.... Le choix est quand même assez limité : le jambon est super dégueu... on a bcp tourné sur tomate, boites de thon et maïs, fromage... La encore, le petit truc est d'avoir une glacière de type Picard et de mettre une ou deux bouteilles d'eau à congeler à l'hôtel...ça tient longtemps et ça vous évite d'avoir le fromage tout liquide....
Coté culture, nous sommes allés au Necromantheion (pas mal du tout : c'est tout petit donc à voir en début de voyage car après les sites majeurs, c'est sans doute assez décevant....) et Nicopolis (ça en revanche c'est moyen).... Nous sommes allés dans la foulée passer une soirée à Preveza (autre station balnéaire sans bcp de charme) et sommes tombés par hasard sur le meilleur restau qu'on du séjour....
Les Météores
L'Autoroute est top, il n'y a personne, c'est pas du tout cher (enfin, tant que le FMI n'oblige pas les Grecs à augmenter les prix) et presque terminée.... Je ne sais plus trop combien de temps on a mis, mais bon, on a décolé le matin et on est arrivés en fin d'am... On s'est arrêté visiter le site de Dodone : proche de l'autoroute, vite fait bien fait, super theâtre, peu de monde... sympa.... Ca peut être une bonne halte pour le pique nique...
Bref, on a creché au camping Vrachos (nos critères de selection des campings : une piscine + l'aide du Routard....)... Pas mal... Sanitaires super clean, belle piscine, emplacement moyen...
Vu qu'on n'est pas des pros du camping on découvre un peu ce que c'est et les trucs qu'il est bien d'avoir (ou qu'on avait oubliés 😎). Si vous êtes des pros du campings vous pouvez passer à la suite sauf si vous voulez rigoler un peu.... Si vous êtes comme nous, béotiens, j'espère que ce qui suit vous sera utile...
On a pris, une tente igloo de 3 pour les parents (bcp bcp mieux qu'une tente pour 2 !!!) et une tente "3 secondes" de 4 pour les 3 enfants... (la tente qu'on met 3 secondes à monter et 30 minutes à ranger...) Deux tentes et des tentes avec une place de plus que les campeurs, ça c'est très bien... On avait des matelas autogonflants pour les parents (c'est top) et des "mousses" pour les enfants (ils sont jeunes)... Des draps pour mettre dessous et une couverture polaire chacun pour dessus... Les duvets sont franchement inutiles et la couverture c'est top : vous la mettez sur les jambes en début de nuit et vous finissez dessous le matin.... Franchement c'est très bien... Il faut dire qu'on avait ça à la maison suite à quelques passages chez Ikea donc pas besoin d'investir... Les draps, ça fait luxe mais c'est confort, ça vaut le coup.... Pas la peine de monter le double toit sur la tente, ça tient chaud pour rien.... On n'a pas eu trop de moustiques mais prévoir les répulsifs.... (prévoir aussi une pommage corticoïde pour les moustiques et autres piqûres (méduses, vives....) (on n'en n'a pas eu mais on sait jamais)... Des copains nous avait prété une table pliante avec 4 sièges... On trouvait que ça faisait vraiment beauf (comme le parasol 😉) mais franchement c'est (presque) necessaire.... On n'avait pas de bâche pour mettre par terre mais c'est sans doute valable d'en avoir une... On s'est débrouillés pour asseoir le 5ème sur des trucs récupérés à droite et à gauche mais un petit pliant aurait sans douté été utile.... Coté éclairage, la nuit tombe tôt (vers 9 heures) donc prévoir des lampes : des frontales c'est bien pour pouvoir bouquiner sous la tente (une par personne) et sans doute une petite lampe d'ambiance (qu'on n'avait pas....). Petit détail : les Grecs ne connaissent pas encore les piles rechargeables, donc si vous êtes comme moi allergiques aux piles jetables, anticipez... On s'était dit qu'on n'investissait pas dans un butagaz et tout le bazard donc on n'avait que qques gamelles individuelles et couverts pour préparer le repas... En fait, dans tous les campings (sauf un) il y avait un butagaz : il nous a manqué une gamelle pour faire cuire des pâtes ou du riz... Il paraît que l'idéal c'est d'avoir une cocote minute car en camping, on arrive même à faire manger des légumes vapeur aux enfants qui trouvent tout super au camping (même aller se brosser les dents😏 ) !!!!
Si vous avez prévu de faire des lessives (pas trop de machines à laver sur place), vous aurez pensé à prendre de la lessive à la main (prendre un flacon avec un bouchon et pas une boite avec de la poudre qui va se verser partout) mais vous penserez aussi à prendre une bassine car dans les campings, il n'y a pas de bouchon pour les éviers car tout le monde les pique !!!! (On n'avait pas ça et on a fait la première lessive dans la glacière !!!). Et puis bien sûr il faut une corde à linge.... Heureusement on avait plein de sangles de toit dans la voiture : très utiles pour le linge... Ceci étant dit, du linge, même essoré à la main, ça sêche en 2 heures en Grèce donc c'est cool....
Voilà pour le camping en Grèce pour les nuls (comme nous).... Place à la kultur....
Bon les Météores, je vais pas vous refaire ce que vous trouvez dans les guides... Le site est magnifique et à la hauteur de la réputation.... Ce qu'on voit pas sur les photos ni dans les films tournés sur place, c'est que route arrive quand même très près des monastères et que c'est blindé de touristes... Mais franchement, ça vaut le coup quand même... Le truc comme pour tout le voyage, c'est de se lever tôt pour être les premiers sur place.... Dur dur de sortir les enfants du "lit" mais vu le monde ça vaut le coup de passer avant la foule...
On a passé 2 nuits au camping... En fin d'après midi, on est allé faire une petite rando à pied sur un des sentiers pedestres qui part de Kalambaka et qui monte sur Agia Triada.... Il faut viser une petite église en haut du village avec un parking juste en contrebas et monter vers la droite au travers des ruelles ; on finit par tomber sur un petit sentier aménagé et qui monte jusqu'au pied du Monastère (c'est celui où a été tourné le James Bond)... Arrivé en haut du chemin, on tombe sur.... un parking.... ça fait chier.... C'est sans doute sympa de faire le plutôt celui qui est décrit dans le routard et qui est à l'ouest : le soir au coucher du soleil, les météores sont desert et magnifiques sous la lumière (le soleil se couche à 20h30...) On a même croisé une tortue qui se baladait.... Je me répète mais on a fait le tout en tongs donc c'est quand même pas l'Everest 😛
Le lendemain, lever tôt pour aller visiter Megalo Météoron : très beau mais blindé même le matin !!!! Puis on a visité Agios Nikolaos, soit disant avec une montée éprouvante bof bof... (ça vaut sans doute plutôt le coup d'aller à Varlaam à pied depuis Mégalo) et après on a pris la route qui fait le tour en remontant : super point de vue au bord de la route, assez vertigineux.... et on a fini par Agia Triada qui vaut le coup pour l'escalier (on a compté 147 marches) et en hommage à James....
Après il y a plein de petits chemins de rando à faire... On aime bien ça la rando et on avait prévu les pompes mais il fait une chaleur de dingue et les enfants n'étaient pas super fanas donc on a fini la journée à la piscine du camping.... Deuxième avantage à se lever tôt : vous êtes seul dans la piscine pendant que tout le monde commence à visiter les monastères en pleine chaleur.... Il faut juste préparer psychologiquement les enfants 2 ou 3 mois à l'avance....
Le Pelion
Je vous renvoie aux guides pour plus de détails : il s'agit d'une peninsule au nord d'Athènes, super sauvage et peu touristique... Ca vaut vraiment le coup à condition d'accepter de se taper une route sinueuse et un peu longuette sur la fin... Quand vous traversez Volos vous vous demandez ce que vous êtes venus faire là mais il faut pousser loin pour trouver des côtes superbes.... On est allés à Platania : toute petite station balnéaire avec petite plage sympa.... On a loué un appartement studio dans une petite résidence avec une petite piscine et on y a passé 2 nuits...
Le truc : aller au bout de la plage, passer à pied l'éperon de rochers et vous vous retrouver tous seuls dans une petite crique.... On a passé la journée à la plage, c'était cool....
Delphes
Bon là, c'est vraiment top : le site est magnifique tant par les ruines que par la vue.... Le musée est vraiment sympa, comme tous les musées accolés aux sites : peu de choses mais très bien mises en valeur et très belles... Là encore il faut y être à l'ouverture (8h), ça permet d'être seuls sur le site un petit moment et quand vous voyez la foule qui arrive après et la chaleur qui monte, vous ne regrettez rien !!!!
Le village est sans intérêts, on est allé au camping Delphi (super vue sur la mer d'oliviers et piscine vraiment sympa)... Petit dej servi à 4 € : ne vous en privez pas, ça donne du courage... On s'est installé tout en haut du camping, loin de la vue mais pas de voisins (et ça, c'est bien !)... Vous remarquerez qu'en camping, les gens aiment bien être à coté des sanitaires et/ou des poubelles : c'est plus pratique sans doute et ça a l'avantage de libérer les fonds de camping pour les agoraphobes comme nous.... Avant de planter la tente, prenez le temps de faire un tour du camping pour repérer l'emplacement qui vous va bien... Ce qu'on a trouvé super c'est que les campings n'étaient même pas au tiers plein donc on n'a pas trop cohabité... d'après le gérant, il y avait cette année un peu moins de monde que d'habitude sans doute en raison des "grèves"....
Le deuxième soir on est allés dîner à Galaxidi : c'est mignon mais sans plus... A noter qu'il y a un supermarché à Itéa (à Delphes il n'y a que 2 micro supermarché avec rien dedans...).
En route vers Athènes, nous faisons un petit détour vers le Monastère Saint Luc (Ossios Loukas) : très chouette, peu de monde et super terrasse ombragée et ventée parfaite pour casser la croûte (prévoir les sandwiches ou les acheter sur place (on n'a pas essayé)).... Ca vaut le détour si on aime le style : construction en brique, super panorama, magnifique église avec des mosaiques encore intactes (ok, c'est pas Saint Marc à Venise mais c'est pas mal....)....
Athènes
On n'avait pas initialement prévu d'y aller mais la visite de Delphes nous a donné envie de voir l'Acropole... Vu qu'il ne faisait pas trop chaud, on a mis Athènes à l'agenda et franchement, ça valait le coup...
Petit coup de fil à l'hôtel Tony pour réserver un studio sur 2 nuits : entièrement refait à neuf avec des supers matériaux (mais très kitch hélas pour le look), assez proche de l'Acropole (au sud), nickel....
Première soirée : visite du musée d'Art Cycladique : pas mal du tout, tout petit musée sympa puis coucher de soleil en haut du Mont Lycabette (super : on est très betement montés par le funiculaire alors que vraiment c'est pas haut !)
Le lendemain, lever 6h30 !!! pour être à l'Acropole à l'ouverture : c'est dur dur mais ça vaut le coup... on a eu le site pour nous pendant 10 minutes et c'est super émouvant... On assiste même au lever des couleurs par les militaires.... Après, visite du nouveau musée de l'Acropole : à voir absolument.... Petit truc possible : il y a une cafet sympa et pas trop chère avec vue imprenable sur l'Acropole ; à combiner avec une pause déjeuner....
Puis petit tour dans le quartier "historique" et tour de l'Acropole par la promenade aménagée pour les JO (chaleur de diiiingue, la seule du voyage) et on est partis se réfugier faire la sieste sous la clim de l'hôtel....
Passé la sieste, on a essayer d'aller visiter le Musée Archéologique National mais on a trouvé porte close, les horaires ne corespondant pas avec ceux du guide (conseil : appeler avant d'y aller, c'est assez exentré et le quartier est assez glauque). Les boules.... On reprend le bus vers la place du parlement.... A ce propos, on vous donne à l'hôtel, un magasine gratuit plein de pubs pour touristes mais avec à la fin un plan détaillé d'Athènes avec le nom de toutes les rues et les lignes de bus.... très utile... n'hésitez pas à prendre le bus, même si vous n'êtes pas certain de l'arrêt où il faut descendre, les Grecs vous aideront à vous orienter...
Du coup on se rapatrie vers le Musée Byzantin et Chrétien : super musée construit en sous sol (très bien climatisé !!) et tout en pénombre... Si on aime les icônes, c'est top... Les enfants ont trouvé moyen "le musée de Jésus"....
Enfin, un petit truc à faire rigolo qui va marquer les esprits : la relève de la garde devant le parlement... Ca à lieu toutes les heures fixes et c'est très rigolo... Je ne sais pas qui est le génial designer de ce magnifique uniforme avec des ponpons attaché à des Sebago mais c'est sans doute le cousin de l'innénarrable chrorégraphe qui a inventé cet incroyable pas de canard qui prévaut à la cérémonie.... C'est vraiment très rigolo.... Comme dit ma fille : "Papa, si tu faisais ce travail là, je n'en parlerais pas à mes copines".... Je me demande ce qu'en pensent les Grecs....
On est tombé par hasard sur un restaurant de type américains (le "TGI Friday") (derrière le parlement) : dîner dans ce type d'ambiance a fait passer la pilule de tous ces musées visité et donné, pour les enfants, un intérêt supplémentaire à Athènes... Ca change un peu aussi de la salade Grècque (ceci étant dit, c'est pas de la grande cuisine !)
Mycènes
Sortie d'Athènes et passage du canal de Corinthe (cherchez pas il est entéressé à cet endroit) sans problème...
On crèche pour 2 nuit au camping Atreus : belle piscine et peu de monde... Pas mal...
Bon alors Mycène, qu'on soit clair, c'est fait pour les mordus : on est dans l'antiquité de l'antiquité... Donc il faut être sensible au fait que vous êtes sur les lieux qui étaient déjà de l'histoire ancienne pour les grecs anciens... En clair, il ne reste pas grand chose et il faut beaucoup d'imagination... Les enfants trouvent ça très naze et ralent de s'être levés tôt...
On tente Epidaure le soir mais on tombe sur la représentation de Richard III avec Kevin Spacey : 12 000 spectateurs sur chacun des 3 jours à guichet fermé... Dommage d'avoir raté le fameux théâtre : mon principal regret du voyage. Renseignez vous avant d'aller à Epidaure... A mon avis le bon plan c'est d'aller tôt le matin à Epidaure et Mycènes en fin de journée pour les plus mordus....
On passe la soirée à Nauplie : petite ville assez touristique mais très sympa avec belle forteresse construite au dessus... On a dîné sur la place principale, très touristes de bases mais pas mal....
Le Magne
Le Magne c'est la deuxième péninsule au sud du Peloponèse... Objectif : farniente... C'est un peu comme le Pelion, ça commence par le passage d'une ville pas terrible (Kalamata) et ça se poursuit par une route qui tortille sur une côte superbe... L'autouroute qui mène à Kalamata était encore en chantier mais, si le FMI ne demande pas l'arrêt des travaux, vous devriez pouvoir gagner du temps sur le trajet et être plus ambitieux que nous sur la descente dans le Magne.... Nous nous arrêtons à Kardamili où nous avions réservé un appartement studio chez Anniska... Petit balcon avec vue sur la mer, accès à la mer depuis les rochers, possibilité d'aller à la piscine de l'hotel voisin.... sympa... Grace à l'équipement mis à disposition (nickel), on se fait le meilleur repas du séjour d'après les enfants : des pates (quand je vous disais qu'il fallait prendre une gamelle)
Deuxième soirée sympa à Limeni où on retrouvent des amis : dîner sur le port chez Takis... on choisit son poisson et on vous le cuit (super bien) au BBQ. Très cool et pas si cher que ça (208 € pour 4 adultes et 8 enfants (on a bu de l'eau et pas pris de dessert)....
En résumé, le Magne, c'est très beau, assez sauvage, peu touristique. Attention, on n'a pas vu de plage de sable, c'est plutôt roches ou galets.... A vous de voir en fonction de ce que vous aimez.... 2 nuits, c'est bien, plus, c'est peut être un peu trop....
Olympie
Dernière étape du voyage....
Un peu par hasard, on s'arrête à la plage entre Tholo et Kalafas... Honnêtement, je sais pas trop où c'était... A un moment, la route longe la mer et les plages avaient l'air sympa... On a pris une petite route et on s'est retrouvé sur un petit parking avec une paillote sympa et une plage de sable qui s'étend sur des kilomètres.... Vous faites 200 mètres à pied sur la plage et vous vous retrouvez à peu près tout seul (comme on aime)... L'eau était turquoise et les enfant trouvaient que c'était enfin la Grèce comme ils l'imaginaient (c'est à dire au travers des photos de Santorin 😕). On passe là quelques heures vraiment sympa....
Arrivée au camping Alphios pour 2 nuits.... Je ne serais pas aussi dythirambique que le routard sachant qu'il y a pas mal de monde, surtout des français et pour la première fois du séjour, nous nous retrouvons sur un emplacement certes assez grand mais avec du monde sur les 2 emplacements de part et d'autres... Comme il n'y a que des français, on a pu bien profiter de la discussion de nos voisins pas super discrets... Le bon plan c'est sans doute de trouver une solution d'hébergement un peu plus loin d'Olympie qui est vraiment une trappe à touristes... à étudier....
Vu la promiscuité au camping, on renonce à tirer les enfants du lit tôt le matin et du coup on est sur le site vers les 10 heures... Beaucoup de monde mais ce n'est pas trop génant car le site est très grand.... C'est vraiment top : sans doute ce que j'ai préféré de tout le séjour.... Le musée est lui aussi super : à voir absolument.... On s'est cantonné et on a refilé à la plage pour échapper au camping et à tous ses français....
Dîner à Krestena : tentative d'échapper aux trucs touristiques d'Olympie.... On est super mal tombés : dîner horriblement dégueulasse pour un prix, heureusement super bas (32 € pour les 5 !)....
La Grande Traversée (bis) (vendredi 5 et samedi 6 août)
On repart de Patras : le bateau fait ensuite une escale à Corfou et il y a assez peu de monde qui embarque à Patras. Donc inutile d'être des plombes en avance.... Cette fois ci, vous savez à quoi vous attendre et vous avez prévu le pique nique, les bouquins et tout et tout... (départ 17h) Contrôle douanier qui semble focalisé sur le fait que vous n'avez pas de voyageur clandestin caché dans la valise (on vous fait ouvrir le coffre de toit)... pour le reste toujours pas de contrôle d'identité (enfin, même après le séjour on est tous bien blancs dans la famille....)....
Vous pouvez profiter un peu mieux du bateau qui est à peu près désert entre les 2 escale : pique nique sympa sur le pont et après on se réfugie dans la cabine... Le lendemain matin, la foule est montée à bord, le bateau est crade.... Attendez vous à passer quelques heures sur le point en attendant l'arrivée (vers 15h). Le débarquement est super long car ça bouchonne pour sortir du port donc je vous conseille vraiment pour le coup de tous monter dans la voiture et de ne pas attendre sur le port en pleine chaleur... Ne vous précipitez pas pour rejoindre la voiture, l'attende dans la soute est longue et un peu oppressante....
Après c'est le retour vers la France, nous avons la chance de pouvoir faire escale à Antibes et mettons un peu plus de 7 heures pour faire Ancone-Antibes sur une route assez peu chargé dans notre sens mais blindée dans le sens inverse....
Les questions que vous vous posez peut être....
Route, bateau ou avion ? Zatiz ze Question.... Faire tout en auto, ça paraît un peu délirant... La traversée en bateau n'est pas si idylique que ça mais c'est assez original et ça met un peu dans l'ambiance... Ensuite l'équation est avant tout financière : il faut une voiture sur place donc à 5, c'est vite vu....
Hotel ou camping ? Zatiz ze ozeur question.... Les enfants adorent le camping : ils ont un sentiment de liberté, ils se font des copains, ils trouvent ça rigolo etc... Les parents préfèrent l'hôtel (enfin nous on préfère les bons lits....) Au delà du différentiel de prix camping vs hôtel, on fait aussi des économies sur la bouffe vu qu'on cuisine au camping... Donc clairement c'est un choix qui pèse dans le budget.... Ceci étant dit, on a eu la chance d'avoir des camping aux 2/3 vides donc c'était sympa... Le fait d'alterner était finalement une assez bonne solution....
Faut-il tout réserver avant ?
A mon avis, ce n'est pas la peine.... vous trouverez toujours quelque chose sauf si vous avez des contraintes budgétaires très strictes et encore... Et c'est bien de pouvoir ajuster le planning en fonction du monde, de vos envies etc.... Ce qui est top en Grèce c'est qu'il y a du wifi partout.... L'idéal est donc d'avoir un smartphone pour pouvoir surfer un peu et pouvoir téléphoner (pas la peine de prendre le 3G à l'étranger qui risque de vous coûter cher, vous vous débrouilerez avec le wifi).... Préparez votre itinéaire, sélectionner les hôtels... Dans pas mal d'hôtel, vous pouvez préréserver sans rien payer et êtes libres de décommander ou modifier vos dates.... ça vaut le coup de mettre quelques jalons surtout si comme nous vous squattez à 5 dans une chambre mais n'incrivez rien dans le dur (à part peut être les 2 ou 3 première nuits histoire d'être tranquilles à l'arrivée....).
Ca coûte combien ? La traversée : environ 700 € A/R. Les hotels : autour de 100/120 € pour les 5. On a choisit plutôt du milieu de gamme avec necessairement une piscine.... Vu la chaleur, c'est vraiment valable... et les prestations sont bonnes : tout était toujours super clean. Les camping : autour de 40 € pour les 5 La bouffe : entre 40 et 60 € en général... en faisant un peu gaffe... bière pour les parents et de temps en temps boisson pour les enfants... Entrée à partager et pas de dessert... C'est assez copieux donc pas la peine de prendre de miliards de plats....
Est ce qu'on mange bien ?
Ma chère fille, qui n'a pas la langue dans sa poche, me dit à l'instant que les Grecs, "c'est pas les rois de la bouffe"... Il faut dire qu'on n'a pas passé notre vie à chercher le bon restau et qu'on a fait tjrs un peu au hasard et au feeling avec plus ou moins de bonheur... On doit pouvoir manger mieux que ce qu'on a fait en y consacrant un peu plus de temps et de budget.... Ceci étant dit, c'était pas mal quand même... Le soucis était plutôt dans les repas qu'on préparait nous : faute de matériel et d'ingrédient, on a beaucoup tourné sur concombre, maïs, tomate, thon et fromage.... Un peu lassant au bout de 3 semaines... Je vous conseille d'embarquer quelques boites de taboulet ou des trucs comme ça....
Petit truc si vous aimez le poisson, vous pouvez demander sans soucis si les produits sont congelés ou pas. Ca n'a pas l'air du tout tabou et on vous répond franchement (un des trucs sympas avec la Grèce : vous n'avez jamais l'impression qu'on vous arnaque). Il est assez rassurant de voir que toute la carte n'est pas en cuisine à vous attendre... Bien souvent, dans le frais, vous n'avez que peu de choix mais c'est pas grace. Les prixsont souvent indiqué au kg (ne paniquez pas quand vous voyez des trucs à plus de 30 € !) et ça revient autour de 10 € à l'assiette.... Offrez vous ça de temps en temps, la même chose en France coûte bien plus cher !!!!
Plage ou visite ?
Ce qui rassure, c'est d'entendre les discussions dans les autres familles entre les enfants qui râlent et les parents qui raisonnent... L'avantage de la Grece c'est qu'on peut faire les 2 et vu les distances, adapter le planning en fonction de la tournure que ça prend....
Pour moi les incontournables sont Olympie/Athènes/Delphes/Les Météores (et sans doute Epidaure qu'on a raté) : faites au moins ça...
Fait il vraiment chaud ?
2011 était peut être une année spéciale sur le plan météo, mais finalement, on n'a eu pas si chaud que ça... Munissez vous de chapeaux, d'un parasol ou autre pour la plage et buvez (attention aux enfants qui peuvent se déshydrater....)
Bobologie Il y a des pharmacies partout donc pas la peine de déménager la vôtre....
Pas mal de plaie au pied faute de chaussures adaptées pour l'eau : prévoir des épingles et pinces à épiler pour les aiguilles d'oursins et des pansements adaptés (compeed ou pansement en spray)
Moustiques : prévoir répulsifs et pommade apaisante.
On n'a pas eu plus mais un aspi venin est sans doute une bonne idée
Coculine contre le mal de mer et voiture : c'est de l'homéopatie, c'est sans doute très psychologique mais ça permet de faire patienter les enfants quand la route tourne un peu trop....
C'est bien la Grèce ?
Tout est une question de point de vue mais, dans le style, c'est vraiment top... Il y a peu de monde, c'est très beau, les gens sont sympa, c'est pas cher, c'est pas trop loin, c'est varié, c'est pas trop grand et l'aspect culturel est vraiment fascinant : même l'Acropole dont on se dit qu'on l'a vue et revue en photo, c'est top....
Liste des trucs bien utiles auxquels vous ne penserez pas nécessairement et que vous n'aurez plus à acheter sur place !!! - Une carte routière de la Grèce et de l'Italie - Chapeau à bord large - Chaussures pour marcher les rochers - Parasol ou assimilé - Glacière portable et légère (type Picard pour faire les course) - Coffre de toit - Assaisonnement (huile vinaîgre sel) - Antimoustique, pommade corticoïde - Aspi vennin, aiguille, pince à épiler
Si vous campez : - Gamelle ou mieux cocote minute (même si vous ne prenez pas de butagaz) - Couvertures et pas duvet - Drap pour dessous - Lampes Frontales - Table et pliants - Bâche
Traversée Thonon-les-Bains - Trieste à vélo en juillet 2012 English translation pending
Bonjour a tous
Après la traversée des pyrénées d'ouest en est puis des alpes Thonon- Nice, je souhaite faire Thonon / Trieste ou Venise.
Je cherche des renseignements sur les moyens de revenir en france avec mon vélo jusqu'a Lyon ou Paris en train ou en car.Je n'ai pas trouvé de sites satisfaisants
Peut-être que quelqu'un a une suggestion a me proposer.
Je compte dormir sous tente, Est il facile de trouver des campings sur le trajet?
Merci pour vos réponses
Albanie, Monténégro, Bosnie: un mois entre mer et montagne English translation pending
J'aurais pu appeler ce carnet "découverte des balkans " car c'était notre premier voyage dans cette zone (en dehors de la Grèce) mais c'eût été prétentieux de prétendre découvrir une zone aussi riche sur le plan culturel, historique, politique et géographique en seulement 1 mois.
Nous nous sommes contentés de ces 3 pays avec évidemment tous les pays traversés pour y arriver car l'épopée s'est réalisée avec notre carrosse personnel afin de ne pas être obligé de faire une boucle sur place et surtout pouvoir passer facilement d'un pays à l'autre , car des contrôles aux frontières, nous en avons rarement autant subi en un si petit laps de temps !
Nous étions 4, 2 parents et nos 2 derniers enfants , 2 ados de 14 et 15 ans.
Voyage réalisé du 16 juillet au 16 aout 2017
Pour vous faire rêver un peu , et avant de résumer les étapes, je vous mets une petite photo et vous laisse deviner où c'est 😉

J1 16/7 : Perpignan- Nice J2 17/7 : Nice-Ancone avec visite de San Marin J3 18/7 : Visite région des Marches, bateau à Ancone pour Durres en Albanie J4 19/7 : Arrivée ...enfin ! en Albanie , nuit à Berat J5 20/7: Visite Berat et canyon de Corovoda, nuit à Berat J6 21/7 : La cote ionienne de Berat à Porto Palermo J7 22/7 : La cote ionienne de Porto Palermo à Ksamil J8 23/7 : visite Butrint, plage, nuit à Ksamil J9 24/7 : De Ksamil à Girokaster (visite blue eye, Girokaster) J10 25/7 : de Girokaster à Voskopoje (arrêt gorge de Lengarice, visite Voskopoje et nuit) J11 26/7 : de Voskopoje à Zaroshke , lac de Prespa , l'Albanie profonde, nuit à Zaroshke J12 27/7 : du lac Prespa au lac d'Ohrid , passage en Macédoine ( parc de Galicia, visite monastère st Naum) nuit à Ohrid J13 28/7 : visite Ohrid J14 29/7: d'Ohrid au lac Skhoder, nuit au camping du lac Skhoder J15 30/7: visite Skhoder, plage de Velipoje J16 31/7 : bateau Koman - Fierze , nuit à Valbona J17 : 01/08 : randonnée Valbona Theth, nuit à Theth J18 02/08 : cascades de Theth , transfert à Skoder J 19 03/08 : passage au Montenegro , visite d'Ulcinj et nuit J20 04/08 : Circuit sud du lac Skodra , Vizpazar, visite de Star Bar, nuit à Ulcinj J21 05/08 : D'ulcinj à Perast par Cetinje, la route serpentine et Kotor, nuit à Perast J22 06/08 : visite Kotor, circuit presqu'ile de Lustica, Rose, nuit à Perast J23 07/08 : De Perast à Kolasin par Cetinje , nuit à Kolasin J24 08/08 : randonnée parc de Biogradka, gorges de la Tara , nuit à Zabljak J25 09/08 : randonnées dans le Durmitor , nuit à Zabljak J26 10/08 : randonnées dans le Durmitor , nuit à Zabljak J27 11/08 : De Zabljak à la frontière bosniaque J28 12/08 : rafting sur la Tara J29 13/08 : visite parc de Sutjeska , de la frontière à Sarajevo J30 14/08 : visite Sarajevo J 31 15/08 : Sarajevo - Mostar (visite et nuit) J32 16/08 : visite des environs de Mostar, route pour Split via Kravice , bateau pour Ancone J33 : 17/08 route de retour
Les 2 trajets en bateau ont été réservés 6 mois à l'avance : Le Ancone-Durres sur Adria ferries (454 € pour 4 et une voiture mais en cabine couchette avec WC plus douche !) : 20 h de voyage théorique, 27 h en réalité avec les attentes , les retards .... Le Split-Ancone sur la SNAV (330 € pour 4 et la voiture , une cabine simple sans service), 11h théorique , 13h avec l'embarquement
Le choix voiture+ bateau au lieu d'avion + location de voiture est à bien réfléchir : Les moins : voyage très très long ; Traversée de l'Italie et de la mer Adriatiqe (2 jours et une nuit) à l'aller et au retour . A ne faire que si on part suffisamment longtemps Les plus : Possibilité d'arriver dans un pays , repartir d'un autre Possibilité de passer les frontières ( pas possible pour certaines frontières avec voiture de location surtout d'Albanie) Plus intéressant économiquement pour une famille de 4
Les hotels ont été tous réservés à l'avance (sauf 1) à l'avance sur booking. Aucun problème, paiement en cash à l'arrivée quasiment partout. Certes ça enlève de la fantaisie et de la liberté , mais galérer pour trouver à 4 en juillet aout une chambre sur la cote adriatique, non merci ! Hors saison et à 2 , beaucoup moins nécessaire ! Je donnerai toujours les lieux et prix pour une famille de 4
Pour vous faire patienter avant le récit jour par jour , une petite photo :

Pour vous faire rêver un peu , et avant de résumer les étapes, je vous mets une petite photo et vous laisse deviner où c'est 😉

J1 16/7 : Perpignan- Nice J2 17/7 : Nice-Ancone avec visite de San Marin J3 18/7 : Visite région des Marches, bateau à Ancone pour Durres en Albanie J4 19/7 : Arrivée ...enfin ! en Albanie , nuit à Berat J5 20/7: Visite Berat et canyon de Corovoda, nuit à Berat J6 21/7 : La cote ionienne de Berat à Porto Palermo J7 22/7 : La cote ionienne de Porto Palermo à Ksamil J8 23/7 : visite Butrint, plage, nuit à Ksamil J9 24/7 : De Ksamil à Girokaster (visite blue eye, Girokaster) J10 25/7 : de Girokaster à Voskopoje (arrêt gorge de Lengarice, visite Voskopoje et nuit) J11 26/7 : de Voskopoje à Zaroshke , lac de Prespa , l'Albanie profonde, nuit à Zaroshke J12 27/7 : du lac Prespa au lac d'Ohrid , passage en Macédoine ( parc de Galicia, visite monastère st Naum) nuit à Ohrid J13 28/7 : visite Ohrid J14 29/7: d'Ohrid au lac Skhoder, nuit au camping du lac Skhoder J15 30/7: visite Skhoder, plage de Velipoje J16 31/7 : bateau Koman - Fierze , nuit à Valbona J17 : 01/08 : randonnée Valbona Theth, nuit à Theth J18 02/08 : cascades de Theth , transfert à Skoder J 19 03/08 : passage au Montenegro , visite d'Ulcinj et nuit J20 04/08 : Circuit sud du lac Skodra , Vizpazar, visite de Star Bar, nuit à Ulcinj J21 05/08 : D'ulcinj à Perast par Cetinje, la route serpentine et Kotor, nuit à Perast J22 06/08 : visite Kotor, circuit presqu'ile de Lustica, Rose, nuit à Perast J23 07/08 : De Perast à Kolasin par Cetinje , nuit à Kolasin J24 08/08 : randonnée parc de Biogradka, gorges de la Tara , nuit à Zabljak J25 09/08 : randonnées dans le Durmitor , nuit à Zabljak J26 10/08 : randonnées dans le Durmitor , nuit à Zabljak J27 11/08 : De Zabljak à la frontière bosniaque J28 12/08 : rafting sur la Tara J29 13/08 : visite parc de Sutjeska , de la frontière à Sarajevo J30 14/08 : visite Sarajevo J 31 15/08 : Sarajevo - Mostar (visite et nuit) J32 16/08 : visite des environs de Mostar, route pour Split via Kravice , bateau pour Ancone J33 : 17/08 route de retour
Les 2 trajets en bateau ont été réservés 6 mois à l'avance : Le Ancone-Durres sur Adria ferries (454 € pour 4 et une voiture mais en cabine couchette avec WC plus douche !) : 20 h de voyage théorique, 27 h en réalité avec les attentes , les retards .... Le Split-Ancone sur la SNAV (330 € pour 4 et la voiture , une cabine simple sans service), 11h théorique , 13h avec l'embarquement
Le choix voiture+ bateau au lieu d'avion + location de voiture est à bien réfléchir : Les moins : voyage très très long ; Traversée de l'Italie et de la mer Adriatiqe (2 jours et une nuit) à l'aller et au retour . A ne faire que si on part suffisamment longtemps Les plus : Possibilité d'arriver dans un pays , repartir d'un autre Possibilité de passer les frontières ( pas possible pour certaines frontières avec voiture de location surtout d'Albanie) Plus intéressant économiquement pour une famille de 4
Les hotels ont été tous réservés à l'avance (sauf 1) à l'avance sur booking. Aucun problème, paiement en cash à l'arrivée quasiment partout. Certes ça enlève de la fantaisie et de la liberté , mais galérer pour trouver à 4 en juillet aout une chambre sur la cote adriatique, non merci ! Hors saison et à 2 , beaucoup moins nécessaire ! Je donnerai toujours les lieux et prix pour une famille de 4
Pour vous faire patienter avant le récit jour par jour , une petite photo :

Rallier la Grèce (Péloponnèse) depuis la France à moto par la côte adriatique English translation pending
bonjour à tous 😎
fin septembre mon épouse et moi-même filerons direction la Grèce (départ angoulême) en passant par la côte adriatique et retour par le bateau via Venise.
nous commençons à organiser notre périple qui durera 15 jours environ ; nous sommes preneurs d'adresses sympas (restos et hébergement), de lieux à visiter mais également de conseils notamment s'agissant de la traversée de l'Albanie qui ne nous rassure pas vraiment 🏴☠️
merci beaucoup pour celles et ceux qui saurons nous faire part de leur propre expérience !
jean-françois
Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Albanie: nostalgie English translation pending
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Shqipëria: voyager en Albanie en 2010 (2e partie), les photos! English translation pending
Bonjour,
Comme promis, pour compléter notre "récit" (Shqipëria: voyager en Albanie en 2010), voici quelques photos significatives de notre voyage en Albanie, par route et par mer, depuis la France.
1) Première série : la traversée de l'Italie : - Le site exceptionnel de la vieille ville de Saint-Marin, capitale de ...Saint-Marin ! - Urbino, le palais des comtes, transformé en musée consacré à la Renaissance (période artistique allant de 1450 à 1550 environ) - Le port de ferry-boat d'Ancône, situé à quelques mètres de la vieille ville, elle aussi très jolie. - Coucher de soleil sur la Mer Adriatique, en route pour la Grèce.
2) La région de Saranda : (à suivre)
Comme promis, pour compléter notre "récit" (Shqipëria: voyager en Albanie en 2010), voici quelques photos significatives de notre voyage en Albanie, par route et par mer, depuis la France.
1) Première série : la traversée de l'Italie : - Le site exceptionnel de la vieille ville de Saint-Marin, capitale de ...Saint-Marin ! - Urbino, le palais des comtes, transformé en musée consacré à la Renaissance (période artistique allant de 1450 à 1550 environ) - Le port de ferry-boat d'Ancône, situé à quelques mètres de la vieille ville, elle aussi très jolie. - Coucher de soleil sur la Mer Adriatique, en route pour la Grèce.
2) La région de Saranda : (à suivre)
Voyage du nord de l'Italie à la Croatie English translation pending
Bonjour à tous,
C'est la première fois que je poste sur ce forum.
Avec plusieurs amis, on devrait être 6 en tout, nous espérons pouvoir nous planifier un voyage cet été, au mois d'aout normalement. Bon, comme on n'a pas tout à fait 20 ans, autant vous dire que le budget n'est pas énorme : chacun est sensé se trouver un boulot cet été pour travailler un mois histoire d'avoir l'argent. Résultat, je ne sais pas vraiment combien chacun va pouvoir y mettre : si je me trompe pas un mois de smic ça devrait faire autour de 1000 euros non? Nous avions dans l'idée de rallier Turin en train pour y rester deux/trois jours, puis de louer une voiture pour aller à Milan quelques jours, puis une nouvelle étape à Venise, pour ensuite aller un Croatie. Voilà donc les quelques questions que j'aimerais vous soumettre : que faire une fois arrivé en Croatie? Bien sûr continuer notre roadtrip le long du littoral me paraît une très bonne idée, mais savez-vous ce qu'il y aurait d'autre d'intéressant à faire?du coup, relativement à cette première question, sachant que je pense qu'on passera un peu plus d'une semaine en Italie, pensez-vous qu'en deux semaines nous aurions assez de temps? savez-vous dans quelles conditions il est possible de louer ainsi une voiture : je suppose qu'il nous faudra en louer plusieurs, à condition de pouvoir les prendre à un endroit pour les rendre à un autre, etc...enfin, quels façon de nous loger me conseilleriez-vous?Merci d'avance pour votre aide, au revoir.
Avec plusieurs amis, on devrait être 6 en tout, nous espérons pouvoir nous planifier un voyage cet été, au mois d'aout normalement. Bon, comme on n'a pas tout à fait 20 ans, autant vous dire que le budget n'est pas énorme : chacun est sensé se trouver un boulot cet été pour travailler un mois histoire d'avoir l'argent. Résultat, je ne sais pas vraiment combien chacun va pouvoir y mettre : si je me trompe pas un mois de smic ça devrait faire autour de 1000 euros non? Nous avions dans l'idée de rallier Turin en train pour y rester deux/trois jours, puis de louer une voiture pour aller à Milan quelques jours, puis une nouvelle étape à Venise, pour ensuite aller un Croatie. Voilà donc les quelques questions que j'aimerais vous soumettre : que faire une fois arrivé en Croatie? Bien sûr continuer notre roadtrip le long du littoral me paraît une très bonne idée, mais savez-vous ce qu'il y aurait d'autre d'intéressant à faire?du coup, relativement à cette première question, sachant que je pense qu'on passera un peu plus d'une semaine en Italie, pensez-vous qu'en deux semaines nous aurions assez de temps? savez-vous dans quelles conditions il est possible de louer ainsi une voiture : je suppose qu'il nous faudra en louer plusieurs, à condition de pouvoir les prendre à un endroit pour les rendre à un autre, etc...enfin, quels façon de nous loger me conseilleriez-vous?Merci d'avance pour votre aide, au revoir.
Achat d'essence en Iran (à moto) English translation pending
Bonjour,
Je vais traverser l'Iran à moto bientôt et je me demande comment ça se passe pour acheter de l'essence?
J'ai vu que les Iraniens ont une carte pour en acheter, et qu'on peut ou en acheter une ou utiliser celle des pompistes.
Curieux de connaître l'avis de ceux qui ont pratiqué récemment.
Merci d'avance.
Aller en Crète en voiture au mois d'août 2009 English translation pending
Bonjour,
Je cherche des infos pour aller en Crete en aout 2009. Nous sommes une famille de 4 personnes de 40, 16, 14 et 4 ans.
Je pense y aller en voiture, afin d'économiser la location de véhicule sur place. Quel est l'itinéraire le plus pratique et le moins cher ? On m'a dit que le mieux était d'aller à Venise (l'autoroute pour Ancone serait plus fréquentée et donc moins pratique), mais où arrive-t-on ? Patras ? Igoumenitsa ? Comment rejoindre la Crete ensuite ? Y a-t-il des ferrys qui font directement Italie-Crete ?
Je suis aussi effarée par les tarifs du ferry Italie-Grèce, auquel il faut ensuite rajouter le prix du ferry Grece-Crete. Quelqu'un peut-il me conseiller une compagnie pas trop chère, même si elle met plus de temps ? Je m'y perds un peu !!!! Quel est l'ordre de prix ?
Merci infiniment d'avance !
Je pense y aller en voiture, afin d'économiser la location de véhicule sur place. Quel est l'itinéraire le plus pratique et le moins cher ? On m'a dit que le mieux était d'aller à Venise (l'autoroute pour Ancone serait plus fréquentée et donc moins pratique), mais où arrive-t-on ? Patras ? Igoumenitsa ? Comment rejoindre la Crete ensuite ? Y a-t-il des ferrys qui font directement Italie-Crete ?
Je suis aussi effarée par les tarifs du ferry Italie-Grèce, auquel il faut ensuite rajouter le prix du ferry Grece-Crete. Quelqu'un peut-il me conseiller une compagnie pas trop chère, même si elle met plus de temps ? Je m'y perds un peu !!!! Quel est l'ordre de prix ?
Merci infiniment d'avance !
Qui est allé en Turquie (Anatolie) avec sa voiture? English translation pending
Bonjour à tous,
Connaissant (un peu ) la Turquie, nous envisageons d'y repartir pour environs 4 à 5 semaines.
Partant de notre nouvelle "Occitanie", le trajet se ferait soit par l'ex. Yougoslavie, la Macédoine puis la Grèce, soit par Ancône ou Brindisi puis la Grèce.
En Turquie, ce serait un périple en boucle. D'abord au Nord, puis côté Arménie/Iran.
Retour par le Sud (en évitant les zônes côté Syrie), puis les côtes de la mer Egée. Le tout inspiré par des programmes de T.O., sans doute très compétents mais aux prix dissuasifs
Sachant que:
-Véhicule perso (Toy Kdj120); donc l'état des rtes n'est pas un pb.
- Nous connaissons la conduite façon "Ottomane".
-Hébergement en Pansyon/Hôtel, voire camping.
-Sans chercher de l'"Authentique", un confort mini est appréciable.
-Si Crésus n'est pas notre ami, tout à un prix.
Vos retours d'expériences seront donc les bienvenus, et d'avance un grand merci!
A +, voyageurs intrépides?
Razul
Retour de Croatie - mini carnet de voyage English translation pending
Bonjour à tous!
Alors je reviens pour un petit retour d'expérience suite à notre voyage en Croatie!! Déjà merci pour votre aide pour ce voyage qui fut fabuleux...
Pour rappel : nous partions mon mari, mon fils (15 mois) et moi faire un petit road trip en Croatie pendant 15 jours en camping car depuis la Bourgogne!
Ce fut magnifique, nous nous sommes régalés, nous avons eu 15 jours de grand beau temps (seulement 2 orages et la nuit dc nickel!!) La route ne nous a pas paru trop longue et à notre fils non plus! Au niveau hébergement nous avons tout le temps dormi dans des campings, je n'avais rien réservé à l'avance sauf Venise et nous n'avons jamais eu de pb! ;) J'avais prévu un itinéraire mais finalement nous avons pris de l'avance au début du coup repos en fin de séjour!!
Voici un mini compte rendu (j'ai très peu de temps depuis la rentrée dc je ne pourrais pas faire un "vrai" carnet de voyage, mais ça pourra toujours servir à d'autres familles!
Jeudi 14 Août : départ après le travail direction Venise! La route fut longue (mais là ns le savions) (surtout parce que c'était après le boulot), par contre le petit bout a dormi c'était nickel! Arrivée à Venise à 3h30-4h du matin, nous avons trouvé un parking à l'entrée de la ville à 10€ pour dormir un peu...
Vendredi 15 Août : debout 7h (et oui mon fils avait dormi lui ;) mais j'étais tellement excité de découvrir cette ville que je n'étais absolument pas fatigués! Nous nous sommes rendus au camping (j'avais demandé auparavant nous pouvions venir dès le matin), camping Rialto! Parfait : arrêt du bus juste en face, 15 min en bus... Et nous avons passé la journée à découvrir les ruelles, les places...magnifique ville! et mon fils a adoré courir derrière les pigeons, on ne pouvait plus l'arrêter!
Samedi 16 Août : Départ pour la Croatie, nous devions nous arrêter à Rijeka mais il a plu toute la journée (en fait nous avons eu cette journée de pluie) du coup nous avons préféré continuer et nous rendre aux lacs de Plitvice!
Dimanche 17 Août : Lacs de Plitvice - magnifique! le petit bout ds le sac à dos et c'est parti! Nous avons fait le circuit H, parfait! Nous devions rester 2 nuits mais finalemet nous avons pris la route pour le parc de Krka, comme ça mon fils a pu faire la sieste dans le camping car!
Lundi 18 Août : Parc de Krka (nous avons aussi adoré, différent des Lacs de Plitvice! je le conseille!) Route vers Trogir! C'est le seul endroit où nous avons eu des soucis de campings, nous nous sommes aventurés sur la presqu île (je le déconseille fortement) pr aller au camping mais celui-ci était complet! au vu du nb de voitures pour retourner sur Trogir, nous avons décidé de tenter notre chance au camping tout au bout de l'île (je sais plus le nom), ouf une place!! nous avons profité l'aprem de la mer cristalline!
Mardi 19 Août : Trogir et route vers Makarska
Mardi 19 Août et Mercredi 20 Août : Makarska! Tout dépend de ce que vous recherchez ms nous avons bcp aimé! petit port, ballade en bord de mer avec plein de restau et magasins! Nous étions au camping à l'entrée de la ville proche de la plage! et nous avons pu prendre les vélos! impec!
Jeudi 21 Août : route vers Dubrovnick, je n'avais rien prévu de spécial et 3 nuits à Dubrovnick, nous sommes allés au camping Kupari, et pr ma part je le déconseille vt! On ne s'est pas senti bien du tout, on dirait un camping fantôme! des toilettes fermés, vétustes, un restaurant délabré, on dirait que ce camping a bien marché ms il y a très longtemps! Arrivés en début d'après-midi, nous avons pris le bateau direction Dubrovnick, magnifique ville, j'ai adoré, c'est mon gros coup de coeur! une ambiance, tout était parfait!
Vendredi 22 Août : le lendemain, nous sommes partis de ce camping, nous nous sommes garés au port de Dubrovnik (pas facile de trouver une place en camping car dans cette ville!) et visite des remparts sous une chaleur ecrasante et visite de l'île de Lokrum (un havre de paix!!! magnifique) Puis direction un petit camping pour amorcer notre remontée!
Samedi 23 Août : Presqu'île de Peljesac à Orebic! Nous sommes allés au camping Nevio à l'entrée d'Orebic (nous nous voulons pas allé plus loin pour repartir facilement)! Camping de rêve, certains emplacements sont mieux que d'autres! (pour ceux qui souhaitent réserver, je vous conseille l'emplacement 5 !!!!!! vous serez pas déçus!)
Dimanche 24 Août : nous avons pris les vélos, le petit bou ds son siège vélo, direction port d'Orebic pour traversée vers Korcula! Alors heureseuement que nous avons pris les vélos, car je n'ai pas été charmé par la ville de Korcula, par contre parcourir l'île en vélo, magique! Nous sommes allés jusqu'à Lumbarda, où nous avons trouvé une toute petite plage de sable fin avec peu de pente, l'idéal avec un enfant, c'était parfait!
Lundi 25 Août : Ferry de Trstenik au continent (pr éviter la frontière avec la Bosnie où il y avait des kilomètres de bouchon!!!) Nous nous sommes arrêtés dans une petite station balnéaire (j'ai oublié le nom) puis dormi à Omis au camping Galeb! (au secours!! je le déconseille, très cher et complétement sans charme - sauf la plage - vous êtes entassés les uns sur les autres avec du bruit des campeurs et de la route toute la nuit!)
Mardi 26 Août : nous n'avions réservé aucun ferry pour le retour vers l'italie (plus de place sur internet), voulant avoir encore quelques jours sur la côte, nous sommes allés à Split pour visiter la ville et voir directement au port! Très bonne idée, nous avons trouvé un ferry pour le jeudi à 200€ pour nous 3 + camping car (sans cabine ni siège mais arrivés sur le bateau, je suis allée voir à la réception et pour 40€ une cabine! impec...en réservant à l'avance, j'en avais pour 489€!)
Mercredi 27 et Jeudi 28 Août : repos vers Trogir au camping Vranjica Belvedere - magnifique! très bel emplacement avec vue mer à 30 min en vélo de la ville (+ navette bateau toutes les 1h30 jusqu'à 23h), je recommande!!
Et Jeudi 28 Août au soir : direction Ancône par l'Italie! (gros gros inconvénient : dans les cabines, la clim est très très froide!!!!! et pas moyen de faire quoi que ce soit -mon mari est plombier il a tt regardé ce qui a valu un gros rhume à mon petit bout au retour avec crise d'asthme dc fin des vacances à l'hôpital :(((()
Vendredi 29 Août : direction Annecy, nous avons roulé toute la journée
Samedi 30 Août : retour chez nous!
Conclusion : magnifique voyage!! et nous avons pas eu l'impression de trop rouler, et pas eu de bouchons pratiquement!!
N'hésitez pas si vous avez des questions, je répondrai avec plaisir ;) ...
Marie
Alors je reviens pour un petit retour d'expérience suite à notre voyage en Croatie!! Déjà merci pour votre aide pour ce voyage qui fut fabuleux...
Pour rappel : nous partions mon mari, mon fils (15 mois) et moi faire un petit road trip en Croatie pendant 15 jours en camping car depuis la Bourgogne!
Ce fut magnifique, nous nous sommes régalés, nous avons eu 15 jours de grand beau temps (seulement 2 orages et la nuit dc nickel!!) La route ne nous a pas paru trop longue et à notre fils non plus! Au niveau hébergement nous avons tout le temps dormi dans des campings, je n'avais rien réservé à l'avance sauf Venise et nous n'avons jamais eu de pb! ;) J'avais prévu un itinéraire mais finalement nous avons pris de l'avance au début du coup repos en fin de séjour!!
Voici un mini compte rendu (j'ai très peu de temps depuis la rentrée dc je ne pourrais pas faire un "vrai" carnet de voyage, mais ça pourra toujours servir à d'autres familles!
Jeudi 14 Août : départ après le travail direction Venise! La route fut longue (mais là ns le savions) (surtout parce que c'était après le boulot), par contre le petit bout a dormi c'était nickel! Arrivée à Venise à 3h30-4h du matin, nous avons trouvé un parking à l'entrée de la ville à 10€ pour dormir un peu...
Vendredi 15 Août : debout 7h (et oui mon fils avait dormi lui ;) mais j'étais tellement excité de découvrir cette ville que je n'étais absolument pas fatigués! Nous nous sommes rendus au camping (j'avais demandé auparavant nous pouvions venir dès le matin), camping Rialto! Parfait : arrêt du bus juste en face, 15 min en bus... Et nous avons passé la journée à découvrir les ruelles, les places...magnifique ville! et mon fils a adoré courir derrière les pigeons, on ne pouvait plus l'arrêter!
Samedi 16 Août : Départ pour la Croatie, nous devions nous arrêter à Rijeka mais il a plu toute la journée (en fait nous avons eu cette journée de pluie) du coup nous avons préféré continuer et nous rendre aux lacs de Plitvice!
Dimanche 17 Août : Lacs de Plitvice - magnifique! le petit bout ds le sac à dos et c'est parti! Nous avons fait le circuit H, parfait! Nous devions rester 2 nuits mais finalemet nous avons pris la route pour le parc de Krka, comme ça mon fils a pu faire la sieste dans le camping car!
Lundi 18 Août : Parc de Krka (nous avons aussi adoré, différent des Lacs de Plitvice! je le conseille!) Route vers Trogir! C'est le seul endroit où nous avons eu des soucis de campings, nous nous sommes aventurés sur la presqu île (je le déconseille fortement) pr aller au camping mais celui-ci était complet! au vu du nb de voitures pour retourner sur Trogir, nous avons décidé de tenter notre chance au camping tout au bout de l'île (je sais plus le nom), ouf une place!! nous avons profité l'aprem de la mer cristalline!
Mardi 19 Août : Trogir et route vers Makarska
Mardi 19 Août et Mercredi 20 Août : Makarska! Tout dépend de ce que vous recherchez ms nous avons bcp aimé! petit port, ballade en bord de mer avec plein de restau et magasins! Nous étions au camping à l'entrée de la ville proche de la plage! et nous avons pu prendre les vélos! impec!
Jeudi 21 Août : route vers Dubrovnick, je n'avais rien prévu de spécial et 3 nuits à Dubrovnick, nous sommes allés au camping Kupari, et pr ma part je le déconseille vt! On ne s'est pas senti bien du tout, on dirait un camping fantôme! des toilettes fermés, vétustes, un restaurant délabré, on dirait que ce camping a bien marché ms il y a très longtemps! Arrivés en début d'après-midi, nous avons pris le bateau direction Dubrovnick, magnifique ville, j'ai adoré, c'est mon gros coup de coeur! une ambiance, tout était parfait!
Vendredi 22 Août : le lendemain, nous sommes partis de ce camping, nous nous sommes garés au port de Dubrovnik (pas facile de trouver une place en camping car dans cette ville!) et visite des remparts sous une chaleur ecrasante et visite de l'île de Lokrum (un havre de paix!!! magnifique) Puis direction un petit camping pour amorcer notre remontée!
Samedi 23 Août : Presqu'île de Peljesac à Orebic! Nous sommes allés au camping Nevio à l'entrée d'Orebic (nous nous voulons pas allé plus loin pour repartir facilement)! Camping de rêve, certains emplacements sont mieux que d'autres! (pour ceux qui souhaitent réserver, je vous conseille l'emplacement 5 !!!!!! vous serez pas déçus!)
Dimanche 24 Août : nous avons pris les vélos, le petit bou ds son siège vélo, direction port d'Orebic pour traversée vers Korcula! Alors heureseuement que nous avons pris les vélos, car je n'ai pas été charmé par la ville de Korcula, par contre parcourir l'île en vélo, magique! Nous sommes allés jusqu'à Lumbarda, où nous avons trouvé une toute petite plage de sable fin avec peu de pente, l'idéal avec un enfant, c'était parfait!
Lundi 25 Août : Ferry de Trstenik au continent (pr éviter la frontière avec la Bosnie où il y avait des kilomètres de bouchon!!!) Nous nous sommes arrêtés dans une petite station balnéaire (j'ai oublié le nom) puis dormi à Omis au camping Galeb! (au secours!! je le déconseille, très cher et complétement sans charme - sauf la plage - vous êtes entassés les uns sur les autres avec du bruit des campeurs et de la route toute la nuit!)
Mardi 26 Août : nous n'avions réservé aucun ferry pour le retour vers l'italie (plus de place sur internet), voulant avoir encore quelques jours sur la côte, nous sommes allés à Split pour visiter la ville et voir directement au port! Très bonne idée, nous avons trouvé un ferry pour le jeudi à 200€ pour nous 3 + camping car (sans cabine ni siège mais arrivés sur le bateau, je suis allée voir à la réception et pour 40€ une cabine! impec...en réservant à l'avance, j'en avais pour 489€!)
Mercredi 27 et Jeudi 28 Août : repos vers Trogir au camping Vranjica Belvedere - magnifique! très bel emplacement avec vue mer à 30 min en vélo de la ville (+ navette bateau toutes les 1h30 jusqu'à 23h), je recommande!!
Et Jeudi 28 Août au soir : direction Ancône par l'Italie! (gros gros inconvénient : dans les cabines, la clim est très très froide!!!!! et pas moyen de faire quoi que ce soit -mon mari est plombier il a tt regardé ce qui a valu un gros rhume à mon petit bout au retour avec crise d'asthme dc fin des vacances à l'hôpital :(((()
Vendredi 29 Août : direction Annecy, nous avons roulé toute la journée
Samedi 30 Août : retour chez nous!
Conclusion : magnifique voyage!! et nous avons pas eu l'impression de trop rouler, et pas eu de bouchons pratiquement!!
N'hésitez pas si vous avez des questions, je répondrai avec plaisir ;) ...
Marie
Croatie avec enfants en été 2016, région de Split English translation pending
Bonjour nous sommes un couple avec deux enfants de 11 et 16 ans. Nous voulons partir l'été prochain dans la région de Split pour deux semaines.
Nous partirons avec notre véhicule personnel.
Toutefois après plusieurs recherches j'ai des questions si vous pouvez nous donner vos réponses et conseils.
quel type d'hébergement prendre ? Pas d'hôtel mais plutôt un appart ou une maison à louer ? Ou camping ? Nous resterons plutôt dans la région mais nous sortons visiter des villages, profiter de la mer et éventuellement visiter une ou deux îles croates.
Nous ne voudrions pas aller dans l'habitant sachant que nous ne parlons pas Croate et nous sommes sourds...
Merci de vos réponses.
Quinze jours à moto Croatie - Bosnie - Monténégro English translation pending
Bonsoir
Je cherche des renseignements pour préparer mon voyage en moto . J'arriverais par le nord de la Croatie , en descendant par le centre (Bosnie Herzégovine) pour atteindre la baie de Kotor et remonter ensuite par la cote croate.
Ce que je recherche avant tout ceux sont des endroitsinsolites à visiter et des logements chez l'habitant en toute simplicité, mais ou la moto sera en securité.
merci d'avance pour les renseignements
veronique
Croatie, juillet 2006 English translation pending
Voici un petit compte-rendu du voyage que l'Hôm et moi avons effectué en Croatie, du 03 au 16 juillet 2006. J'ai repris le plan suivi par une contributrice de ce forum pour ses propres récits de voyage – j'ai malheureusement oublié son nom, mais je l'en remercie !
1/ L'itinéraire
Nous sommes partis en voiture, de Nancy où nous habitons. Les indications kilométriques sont souvent approximatives, car j'ai bêtement oublié de relever quotidiennement le compteur...
03/07 : Nancy – Villach, ville autrichienne située à quelques kilomètres de la frontière slovène. 820 km environ via Strasbourg, Stuttgart, Münich et Salzbourg, autoroute quasiment tout du long. 04/07 : Villach – Porec, en Istrie, après avoir traversé la Slovénie (250 km environ). Arrivée à Porec en d��but d'après-midi, visite de la ville et logement à proximité de Roving (à 20 km environ au sud de Porec). 05/07 : visite de Roving et de Pula, à 30 km env. au sud de Roving. Logement au même endroit que la veille. 06/07 : Roving – Zadar, 300 bons kilomètres en cinq heures environ. Visite de Nin (à 20 km au nord de Zadar), puis de Zadar, logement dans cette dernière ville. 07/07 : visite du parc national de la Krka, à une centaine de km de Zadar (2 heures de route) ; puis de Sibenik, à 20-30 km du parc. En fin d'après-midi, autoroute pour Split (100 km environ) et logement au sud de cette ville, sur la route de Dubrovnik. 08/07 : route pour Dubrovnik (230 km environ, par la Magistrale). Arrivée en début d'après-midi à Dubrovnik, début de la visite de la ville.Logement à Dubrovnik, pour 3 nuits. 09/07 : Dubrovnik (enfin une journée sans voiture !). 10/07 : excursion aux bouches de Kotor, au Monténégro, 200 km environ. Retour à Dubrovnik en milieu d'après-midi. 11/07 : route vers la ville de Korcula, sur l'île éponyme, en passant par la presqu'île de Peljesac (110 km, 2 heures de route, pour arriver au port où se prend le bateau). Visite de Korcula puis route jusqu'à Split, logement au même endroit que la semaine précédente mais cette fois pour trois nuits. 12/07 : visite de Split, puis de la forteresse de Klis (à une quinzaine de km de Split). 13/07 : balade aux alentours de Split : le site archéologique de Salona, Trogir (à 30 km de Split). 14/07 : route pour les lacs de Plitvice (250 km environ de Split, compter 3 bonnes heures). L'après-midi, visite des lacs supérieurs ; logement à Plitvice. 15/07 : le matin, balade autour des lacs inférieurs. Départ de Plitvice vers midi, arrivée à Villach à 18 heures (300 km environ). 16/07 : Villach – Nancy, même itinéraire que le premier jour.
Au total, près de 4300 km parcourus en deux semaines !
2/ Le budget :
1300 € environ pour deux, tout compris (carburant, logement, repas, entrées dans les différents sites...). si les autoroutes allemandes sont gratuites, les autrichiennes, en revanche, sont payantes : vignette à 7, 60 € (valable 10 jours, il faut donc en acheter deux si l'on part deux semaines...) + tunnels à péage (16 € à l'aller, autant au retour). En Slovénie et en Croatie, quelques tronçons d'autoroute payants (on peut payer en euros en Slovénie). L'essence est en Croatie au même prix qu'en France. Attention, les prix varient beaucoup d'une station à l'autre... Le logement : compter en moyenne 40 € (300 Kuna) pour une chambre chez l'habitant, pour une nuit. A Dubrovnik c'est un peu plus cher (350 Kn). Les repas : nous n'avons pris qu'un repas sur deux au resto (le reste du temps, pique-nique), et avons toujours mangé pour 100 à 150 Kn, boissons comprises (15 – 20 € pour deux). Mais je dois préciser que, par goût personnel, nous n'avons quasiment pas mangé de poisson ; si vous êtes amateur, l'addition sera plus élevée. Deux remarques pour finir : primo, nous n'avons pas emmené d'euros en vue de les changer sur place, on trouve des distributeurs automatiques partout ; et secundo, nous aurions toujours pu payer les chambres en euros, les propriétaires annoncent généralement les prix dans les deux monnaies, en Kuna et en euros !
3/ Les guides et cartes utilisés :
Grâce à mes parents et beaux-parents qui ont eu l'heureuse idée de se rendre en Croatie l'an passé, je suis partie avec pas moins de quatre guides ! J'ai beaucoup utilisé le Guide Vert Michelin, le plus complet pour les visites ; j'ai aussi pas mal consulté le Routard (édition 2004-2005), plus pour les infos pratiques que pour l'aspect culturel ; j'ai lu avec plaisir certains chapitres du guide Gallimard, collection Les Encyclopédies du Voyage – mais à mon avis, c'est plus un guide à lire après avoir visité, pour approfondir ; en revanche, j'ai assez peu utilisé le Géoguide sur la Croatie, non pas qu'il soit mal conçu, mais tout simplement parce qu'il reprend à la fois les infos du Guide Vert et du Routard : c'est en quelque sorte un « mix » des deux.
Pour les cartes, j'avais la Michelin n° 736, qui couvre toute l'ex-Yougoslavie (bien pratique pour avoir une vision d'ensemble) ; mais j'ai surtout utilisé la Blay Foldex n° 347 (Dalmatie-Istrie), très bien à un détail près : elle est imprimée recto-verso, si bien qu'arrivé au sud de Zadar il faut se livrer à de délicates manoeuvres de retournement de carte, plutôt malaisées en voiture !!!
4/ Les transports :
Inutile d'espérer battre des records de vitesse en Croatie ! Le long de la côte, entre la route sinueuse et la circulation plutôt dense, il ne faut guère compter dépasser les 50 à 60 kms par heure. Ma foi, autant en prendre son parti, admirer le paysage souvent magnifique (!) et tenir compte de la durée des trajets dans l'organisation de ses journées... En revanche, on « roule mieux » à l'intérieur des terres.
Sinon, la signalisation m'a parfois paru un peu fantaisiste, du genre : vous repérez une direction sur un panneau, au panneau suivant elle a disparu au profit d'une autre... Mais bon, rien de bien grave.
Enfin, il est très difficile de se garer gratuitement à proximité des centres historiques : nous avons réussi à Pula et à Zadar, partout ailleurs il nous a fallu passer à la caisse (et parfois c'est très cher, 15 Kn de l'heure – un peu plus de 2 € - à Trogir !).
5/ L'hébergement :
Je n'avais réservé qu'à Dubrovnik ; partout ailleurs, nous n'avons eu aucun mal à trouver une chambre chez l'habitant, l'offre est pléthorique : il suffit de repérer les panneaux « Sobe, Zimmer, Camere » ! Il n'y a qu'à Zadar que nous avons rencontré quelques difficultés, les trois premiers propriétaires refusant de nous louer une chambre pour une seule nuit. Sinon, le petit-déjeuner est rarement compris dans le prix, et même rarement proposé ; de même, les serviettes de toilette ne sont pas systématiquement fournies. Ce n'est qu'un détail, mais qui a son importance !
Voici les quelques adresses que nous avons préférées : à Dubrovnik : adresse trouvée dans le Routard, Chambres chez Mirjana Stankovic (zstankovich@hotmail.com) : 1 100 Kn pour 3 nuits, sans petit-déj. Chambre confortable et bien tenue, climatisée, salle de bains à partager avec une autre chambre, petite cuisine bien équipée à disposition. A 15 minutes à pied de la vieille ville (en fait, il suffit de descendre les escaliers... 356 marches !). Accueil très sympathique et surtout, de la terrasse, vue magnifique sur la vieille ville et la mer... Rien que pour la vue, je recommande cette adresse ! À Split, plus exactement sur la route Split-Dubrovnik, dans la commune de Podstrana (moins de 10 km de Split, surveillez les panneaux sur le côté gauche de la route – en venant de Split, c'est indiqué) : chambres chez les Juric (andjelka.juric@st.htnet.hr): 300 Kn (40 € environ) pour une nuit, sans petit-déj. Dans une grande maison à quelque distance de la Magistrale (très bruyante !), une chambre toute neuve et vraiment impeccable, avec climatisation, salle de bains privée, petit coin cuisine bien équipé et grand balcon donnant sur la mer. Les Juric nous ont très gentiment accueillis, en nous offrant un verre de vin blanc du pays, à siroter sous la tonnelle... Une excellente adresse à tous points de vue ! À Plitvice : nous avons trouvé une chambre à Mukinje, hameau situé à 2 kms de l'entrée n° 2 du parc ; si vous venez de Zadar, passez les entrées 1 et 2 et faites encore 2 km ; si vous venez de Split, le hameau se trouve sur votre gauche avant d'arriver au parc. C'est la première maison à gauche de la rue, une grande bâtisse bien fleurie, chez Mme Jandric : une chambre toute neuve, salle de bains nickel à partager avec la chambre voisine, bon petit-déjeuner compris, pour 280 Kn (toujours pour 2). Bref, un excellent rapport qualité-prix. Enfin, si comme nous vous faites étape à Villach, en Autriche, une bonne adresse : la Pension Alpenblick. Prenez la sortie « Villach-West », entrez dans Villach et prenez la direction du centre en surveillant les panneaux, c'est fléché sur votre droite. Une grande pension dans un quartier très calme ; les chambres sont correctes, avec salle de bains privée... et vue sur les Alpes ; l'accueil est bien sympa. Compter 50 € pour deux, (bon) petit-déjeuner compris. 6/Les repas :
Dans l'ensemble nous avons très bien mangé en Croatie, peu de produits de la mer (c'est pas mon truc !), mais d'excellentes pâtes et pizzas (meilleures qu'en Italie, à mon avis !!). Côté boissons, si comme moi vous aimez l'eau minérale non gazeuse, n'oubliez pas de le préciser ; sinon on vous servira le plus souvent de l'eau pétillante.
La plupart du temps, nous sommes allés au resto à côté des endroits où nous logions, c'est-à-dire hors des centres touristiques ; voici quand même quelques adresses que nous avons appréciées, au cas où : dans la vieille ville de Roving : si au hasard d'une ruelle vous tombez sur la pizzeria Pian del Forno, n'hésitez pas : les pizzas sont correctes et la terrasse, sur une placette ombragée le midi, bien agréable. À Zadar : si vous logez dans le quartier de Puntamika, là où se concentrent les chambres d'hôte, essayez de trouver le restaurant-pizzeria Sime, rue G. Matosa (une des rues principales du quartier, qui descend vers la mer) : nous y avons fait un excellent repas. À Dubrovnik : une adresse trouvée dans le Routard, la Spaghetteria Toni (fléchée depuis Placa) : un bon choix de pâtes, pratique pour manger bien et pas cher en plein centre-ville ! (100 Kn pour deux). à Split : la Kavarna-pizzeria Zlatna Vrata, Majstora Jurja Ulica, en plein coeur du palais de Dioclétien : un bon repas à un prix correct, et surtout un cadre très agréable – la cour intérieure d'un ancien palais ! À Plitvice : j'ai trouvé que les possibilités de restauration étaient assez réduites... Nous nous sommes donc rabattus sur la cafétéria proche de l'entrée 2, correcte mais sommaire, et qui surtout ferme à 20 heures ; n'espérez pas vous faire servir après ! A la limite, mieux vaut prévoir son pique-nique... En revanche, nous avons testé un bon resto à Slunj, à 20-30 km au nord des lacs : le resto Feniks, situé au bord de la nationale Split-Zagreb, vous ne pouvez pas le manquer ! Cuisine simple mais excellente, prix imbattables et, pour les amateurs, petit cochon rôtissant doucement sur sa broche (une spécialité du pays semble-t-il). Enfin, toujours pour ceux qui s'arrêteraient à Villach, à l'aller et/ou au retour : nous avons mangé deux fois au Pasta Bistro» qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, ne propose pas que des pâtes ! Terrasse agréable, service très sympathique et excellente cuisine, c'est pas cher et c'est très bien. Pour le trouver, descendez la rue principale (piétonne) qui mène de l'église au fleuve, et cherchez les panneaux sur votre gauche : c'est indiqué ! 7/ Les sites visités :
L'Hôm et moi n'étant pas très « plage », nous avons axé notre voyage sur les villes et les monuments, dont la Croatie est abondamment pourvue. De même, nous avons fait l'impasse sur les îles – en quinze jours, on ne peut pas tout faire...Voilà donc un petit tour d'horizon des endroits où nous nous sommes arrêtés (je précise que les avis que je donne sont strictement personnels et n'engagent que moi !) : Porec (Istrie) : jolie petite ville, à voir surtout pour la basilique euphrasienne et ses mosaïques du VIè siècle. Pula (Istrie) : la ville est réputée pour ses vestiges romains ; il y en a en effet, pas inintéressants, mais si vous avez déjà un peu voyagé dans le monde méditerranéen, vous aurez vu mieux ailleurs. Quant à la ville en elle-même, ce n'est pas une des plus belles du pays. Roving : 3ème ville visitée en Istrie et à mon avis la plus jolie. Dans la vieille-ville, écartez-vous de la rue principale et perdez-vous dans le dédale de ruelles, il est très agréable d'y flâner ! Zadar : l'Hôm et moi sommes divisés à son sujet ; lui n'a pas aimé, je dois reconnaître que la ville manque de charme mais... elle possède quand même de fort belles églises, Saint-Chrysogone et Saint-Donat notamment. Et je regrette de ne pas avoir visité le Musée d'Art Sacré, très bien fait apparemment. Nin : un gros village à 20 km au nord de Zadar, dans un milieu lagunaire. Deux adorables petites églises et un bourg tranquille dans lequel je regrette (encore !) de ne pas m'être arrêtée plus longtemps, la faute à une chaleur écrasante et à une migraine non moins accablante... Sibenik : une très jolie ville que j'ai beaucoup aimée ; une cathédrale (Saint-Jacques) absolument splendide, à ne pas manquer si l'art religieux vous intéresse, et des ruelles pas trop fréquentées dans lesquelles il fait bon se promener. De-ci de-là, encore une charmante petite église... Dubrovnik : difficile de ne pas tomber sous le charme, en dépit des foules qui l'arpentent quotidiennement ! Une ville petite, donc facile à appréhender, d'une grande cohérence, d'une grande harmonie architecturale. Un jour et demi suffisent à la découvrir, à mon avis ; nous avons passé la première après-midi à faire le tour des remparts, une très belle promenade, et la journée suivante à visiter les différents monuments, en prenant tout notre temps. Kotor : au fond des bouches du même nom, au Monténégro, une petite ville ancienne enserrée dans ses remparts élevés à flanc de montagne. Mérite un arrêt, mais une bonne heure suffit amplement à en faire le tour ! Korcula : sur l'île du même nom. Nous avons laissé la voiture à Orebic, sur la presqu'île de Peljesac, et pris l'un des bateaux assurant la liaison Orebic-Korcula (un bateau par heure environ, un bon quart d'heure de trajet et 24 Kn par personne pour l'aller-retour). Korcula est une très jolie petite ville dotée d'une belle cathédrale (cherchez l'éléphant, vous comprendrez en y allant !) ; sinon, des ruelles agréables, de vieux palais... De quoi passer facilement deux bonnes heures, voire trois ! Split : peut-être bien la deuxième ville « incontournable » de Croatie, après Dubrovnik ; outre la vieille-ville, construite dans l'ancien palais de l'empereur Dioclétien et dans laquelle tous les styles architecturaux se mélangent joyeusement, nous avons flâné avec plaisir dans les ruelles de la ville vénitienne, juste à côté, et même dans la Split plus moderne, un peu plus loin. Bref, nous y avons passé une grosse demi-journée ! La forteresse de Klis : sur les hauteurs de Split, il n'en reste pas énormément de choses mais le site offre une très belle vue sur les montagnes et la ville. Si vous avez le temps ou, comme nous, pour occuper une fin d'après-midi (10 Kn par personne). Le site archéologique de Salona : à quelques kilomètres de Split. La ville de Salona fut très prospère au début de notre ère... Force est de constater qu'il n'en reste plus beaucoup de vestiges ! A voir si vous avez le temps, si vous êtes féru d'histoire romaine et surtout s'il ne fait pas trop chaud (entrée : 20 Kn par personne). Trogir : à 20 ou 30 km de Split. Encore une très agréable petite ville avec, comme les autres si j'ose dire, ses palais, ses ruelles ombragées... Mais Trogir possède en outre un trésor, sa cathédrale et son splendide portail sculpté : nous avons passé un bon moment à en admirer tous les détails ! Et la place à côté est bien jolie...(15 Kn par personne pour la cathédrale). Entre Split et Trogir : vous pouvez emprunter la nationale ou passer plus près de la côte, par Kastela ; sous ce nom se cache en fait un chapelet de villages, certains dotés d'un petit château du XVè ou XVIè siècle... Nous avons réussi à en voir un, pour les autres il faudrait que la signalisation routière soit un peu plus précise ! Mais bon, si vous n'êtes pas pressés d 'arriver à Trogir... Pour nous changer un peu des églises et des palais, nous avons aussi visité plusieurs parcs et sites naturels : le fjord de Lim : entre Porec et Roving, en Istrie. Je le mentionne juste à titre indicatif, car il est très peu visible de la route ! Mais si vous passez dans les environs... les bouches de Kotor : au Monténegro, un fjord d'une toute autre dimension que celui de Lim ! La route permet d'en faire le tour – les plus beaux points de vue se trouvent entre Kotor et Lepetane ; arrivés à Lepetane, si vous n'avez pas envie de refaire la même route en sens inverse, vous pouvez prendre le bac qui vous ramène directement à Kamenari, à l'entrée des bouches. Nous l'avons fait, c'est très pratique ! Prix : 3, 50 € (apparemment, au Monténegro, tout ou presque se paie en euros). Le parc national de la Krka : une très agréable promenade (compter deux heures environ) au milieu d'une succession de cascades enfouies dans une végétation luxuriante...Le parcours, en grande partie sur des pontons de bois posés « sur » l'eau, est très facile et rafraîchissant ! On compare souvent la Krka aux lacs de Plitvice, mais pour avoir fait les deux je ne suis pas de cet avis ; le parc de la Krka est nettement plus petit, plus intime, la végétation est différente. Si vous le pouvez, n'hésitez pas, faites les deux ! Prix : 70 Kn par adulte, comprenant le transport en car du parking jusqu'au point de départ de la balade. Le parc national des lacs de Plitvice : c'est sûr, ce serait dommage d'aller en Croatie sans passer par Plitvice...Seize lacs disposés en escalier et reliés par un réseau de cascades, qui dit mieux ? Nous avons organisé notre visite sur deux jours ; arrivés vers midi à Plitvice, nous avons consacré toute l'après-midi à une grande promenade autour des lacs supérieurs (départ de l'entrée 2, arrivée au lac Proscansko, le plus élevé, et retour à l'entrée 2 ; compter 4 heures de marche) ; le lendemain matin nous sommes partis de l'entrée 1, avons longé les lacs inférieurs jusqu'au lac Kozjak et sommes revenus sur nos pas (3 heures de marche environ). J'ai préféré les lacs inférieurs - des paysages plus spectaculaires, une eau d'un bleu turquoise presque irréel, mais ce n'est que mon avis ! Les deux balades méritent d'être faites, de toute façon. Le billet d'entrée pour deux jours (celui que nous avons pris) coûte 130 Kn par personne, pour une seule journée c'est moins cher. Deux remarques pour finir : je ne donne les prix d'entrée qu'à titre indicatif, la situation évoluant apparemment assez vite. Mes guides étaient plutôt récents et pourtant, tous les sites signalés comme libres d'accès étaient devenus payants, et les prix indiqués pour les autres avaient doublé ou triplé ! sinon, ne vous attendez pas, en juillet du moins, à être seul pour visiter tel ou tel monument. La Croatie est extrêmement touristique et partout nous avons rencontré des groupes, ou tout simplement beaucoup, beaucoup de monde. Arriver sur les sites dès l'ouverture n'est même pas une garantie de tranquillité, à Plitvice la foule se pressait déjà sur les pontons à 9 heures 15 ! Ma foi, pas d'autre solution que d'en prendre son parti... ou de partir hors-saison. Voilà ! J'espère ne pas avoir été trop longue, et surtout que ce compte-rendu pourra être utile à quelques un(e)s ! Nous sommes rentrés globalement très satisfaits de notre voyage – la Croatie est un pays où chacun peut trouver à s'occuper selon ses goûts, plutôt culture pour nous mais les amateurs de farniente ne devraient pas être déçus ! Nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer beaucoup de Croates mais avons toujours été très bien accueillis – mention spéciale pour nos hôtes de Split, qui nous ont pratiquement donné l'impression d'être « en famille »... Bref, un pays très facile à découvrir en individuel... et à mon avis à découvrir rapidement, avant que les prix n'aient rejoint le niveau de ceux pratiqués dans les zones les plus touristiques ! Bon voyage à tous, et merci de m'avoir lue.
1/ L'itinéraire
Nous sommes partis en voiture, de Nancy où nous habitons. Les indications kilométriques sont souvent approximatives, car j'ai bêtement oublié de relever quotidiennement le compteur...
03/07 : Nancy – Villach, ville autrichienne située à quelques kilomètres de la frontière slovène. 820 km environ via Strasbourg, Stuttgart, Münich et Salzbourg, autoroute quasiment tout du long. 04/07 : Villach – Porec, en Istrie, après avoir traversé la Slovénie (250 km environ). Arrivée à Porec en d��but d'après-midi, visite de la ville et logement à proximité de Roving (à 20 km environ au sud de Porec). 05/07 : visite de Roving et de Pula, à 30 km env. au sud de Roving. Logement au même endroit que la veille. 06/07 : Roving – Zadar, 300 bons kilomètres en cinq heures environ. Visite de Nin (à 20 km au nord de Zadar), puis de Zadar, logement dans cette dernière ville. 07/07 : visite du parc national de la Krka, à une centaine de km de Zadar (2 heures de route) ; puis de Sibenik, à 20-30 km du parc. En fin d'après-midi, autoroute pour Split (100 km environ) et logement au sud de cette ville, sur la route de Dubrovnik. 08/07 : route pour Dubrovnik (230 km environ, par la Magistrale). Arrivée en début d'après-midi à Dubrovnik, début de la visite de la ville.Logement à Dubrovnik, pour 3 nuits. 09/07 : Dubrovnik (enfin une journée sans voiture !). 10/07 : excursion aux bouches de Kotor, au Monténégro, 200 km environ. Retour à Dubrovnik en milieu d'après-midi. 11/07 : route vers la ville de Korcula, sur l'île éponyme, en passant par la presqu'île de Peljesac (110 km, 2 heures de route, pour arriver au port où se prend le bateau). Visite de Korcula puis route jusqu'à Split, logement au même endroit que la semaine précédente mais cette fois pour trois nuits. 12/07 : visite de Split, puis de la forteresse de Klis (à une quinzaine de km de Split). 13/07 : balade aux alentours de Split : le site archéologique de Salona, Trogir (à 30 km de Split). 14/07 : route pour les lacs de Plitvice (250 km environ de Split, compter 3 bonnes heures). L'après-midi, visite des lacs supérieurs ; logement à Plitvice. 15/07 : le matin, balade autour des lacs inférieurs. Départ de Plitvice vers midi, arrivée à Villach à 18 heures (300 km environ). 16/07 : Villach – Nancy, même itinéraire que le premier jour.
Au total, près de 4300 km parcourus en deux semaines !
2/ Le budget :
1300 € environ pour deux, tout compris (carburant, logement, repas, entrées dans les différents sites...). si les autoroutes allemandes sont gratuites, les autrichiennes, en revanche, sont payantes : vignette à 7, 60 € (valable 10 jours, il faut donc en acheter deux si l'on part deux semaines...) + tunnels à péage (16 € à l'aller, autant au retour). En Slovénie et en Croatie, quelques tronçons d'autoroute payants (on peut payer en euros en Slovénie). L'essence est en Croatie au même prix qu'en France. Attention, les prix varient beaucoup d'une station à l'autre... Le logement : compter en moyenne 40 € (300 Kuna) pour une chambre chez l'habitant, pour une nuit. A Dubrovnik c'est un peu plus cher (350 Kn). Les repas : nous n'avons pris qu'un repas sur deux au resto (le reste du temps, pique-nique), et avons toujours mangé pour 100 à 150 Kn, boissons comprises (15 – 20 € pour deux). Mais je dois préciser que, par goût personnel, nous n'avons quasiment pas mangé de poisson ; si vous êtes amateur, l'addition sera plus élevée. Deux remarques pour finir : primo, nous n'avons pas emmené d'euros en vue de les changer sur place, on trouve des distributeurs automatiques partout ; et secundo, nous aurions toujours pu payer les chambres en euros, les propriétaires annoncent généralement les prix dans les deux monnaies, en Kuna et en euros !
3/ Les guides et cartes utilisés :
Grâce à mes parents et beaux-parents qui ont eu l'heureuse idée de se rendre en Croatie l'an passé, je suis partie avec pas moins de quatre guides ! J'ai beaucoup utilisé le Guide Vert Michelin, le plus complet pour les visites ; j'ai aussi pas mal consulté le Routard (édition 2004-2005), plus pour les infos pratiques que pour l'aspect culturel ; j'ai lu avec plaisir certains chapitres du guide Gallimard, collection Les Encyclopédies du Voyage – mais à mon avis, c'est plus un guide à lire après avoir visité, pour approfondir ; en revanche, j'ai assez peu utilisé le Géoguide sur la Croatie, non pas qu'il soit mal conçu, mais tout simplement parce qu'il reprend à la fois les infos du Guide Vert et du Routard : c'est en quelque sorte un « mix » des deux.
Pour les cartes, j'avais la Michelin n° 736, qui couvre toute l'ex-Yougoslavie (bien pratique pour avoir une vision d'ensemble) ; mais j'ai surtout utilisé la Blay Foldex n° 347 (Dalmatie-Istrie), très bien à un détail près : elle est imprimée recto-verso, si bien qu'arrivé au sud de Zadar il faut se livrer à de délicates manoeuvres de retournement de carte, plutôt malaisées en voiture !!!
4/ Les transports :
Inutile d'espérer battre des records de vitesse en Croatie ! Le long de la côte, entre la route sinueuse et la circulation plutôt dense, il ne faut guère compter dépasser les 50 à 60 kms par heure. Ma foi, autant en prendre son parti, admirer le paysage souvent magnifique (!) et tenir compte de la durée des trajets dans l'organisation de ses journées... En revanche, on « roule mieux » à l'intérieur des terres.
Sinon, la signalisation m'a parfois paru un peu fantaisiste, du genre : vous repérez une direction sur un panneau, au panneau suivant elle a disparu au profit d'une autre... Mais bon, rien de bien grave.
Enfin, il est très difficile de se garer gratuitement à proximité des centres historiques : nous avons réussi à Pula et à Zadar, partout ailleurs il nous a fallu passer à la caisse (et parfois c'est très cher, 15 Kn de l'heure – un peu plus de 2 € - à Trogir !).
5/ L'hébergement :
Je n'avais réservé qu'à Dubrovnik ; partout ailleurs, nous n'avons eu aucun mal à trouver une chambre chez l'habitant, l'offre est pléthorique : il suffit de repérer les panneaux « Sobe, Zimmer, Camere » ! Il n'y a qu'à Zadar que nous avons rencontré quelques difficultés, les trois premiers propriétaires refusant de nous louer une chambre pour une seule nuit. Sinon, le petit-déjeuner est rarement compris dans le prix, et même rarement proposé ; de même, les serviettes de toilette ne sont pas systématiquement fournies. Ce n'est qu'un détail, mais qui a son importance !
Voici les quelques adresses que nous avons préférées : à Dubrovnik : adresse trouvée dans le Routard, Chambres chez Mirjana Stankovic (zstankovich@hotmail.com) : 1 100 Kn pour 3 nuits, sans petit-déj. Chambre confortable et bien tenue, climatisée, salle de bains à partager avec une autre chambre, petite cuisine bien équipée à disposition. A 15 minutes à pied de la vieille ville (en fait, il suffit de descendre les escaliers... 356 marches !). Accueil très sympathique et surtout, de la terrasse, vue magnifique sur la vieille ville et la mer... Rien que pour la vue, je recommande cette adresse ! À Split, plus exactement sur la route Split-Dubrovnik, dans la commune de Podstrana (moins de 10 km de Split, surveillez les panneaux sur le côté gauche de la route – en venant de Split, c'est indiqué) : chambres chez les Juric (andjelka.juric@st.htnet.hr): 300 Kn (40 € environ) pour une nuit, sans petit-déj. Dans une grande maison à quelque distance de la Magistrale (très bruyante !), une chambre toute neuve et vraiment impeccable, avec climatisation, salle de bains privée, petit coin cuisine bien équipé et grand balcon donnant sur la mer. Les Juric nous ont très gentiment accueillis, en nous offrant un verre de vin blanc du pays, à siroter sous la tonnelle... Une excellente adresse à tous points de vue ! À Plitvice : nous avons trouvé une chambre à Mukinje, hameau situé à 2 kms de l'entrée n° 2 du parc ; si vous venez de Zadar, passez les entrées 1 et 2 et faites encore 2 km ; si vous venez de Split, le hameau se trouve sur votre gauche avant d'arriver au parc. C'est la première maison à gauche de la rue, une grande bâtisse bien fleurie, chez Mme Jandric : une chambre toute neuve, salle de bains nickel à partager avec la chambre voisine, bon petit-déjeuner compris, pour 280 Kn (toujours pour 2). Bref, un excellent rapport qualité-prix. Enfin, si comme nous vous faites étape à Villach, en Autriche, une bonne adresse : la Pension Alpenblick. Prenez la sortie « Villach-West », entrez dans Villach et prenez la direction du centre en surveillant les panneaux, c'est fléché sur votre droite. Une grande pension dans un quartier très calme ; les chambres sont correctes, avec salle de bains privée... et vue sur les Alpes ; l'accueil est bien sympa. Compter 50 € pour deux, (bon) petit-déjeuner compris. 6/Les repas :
Dans l'ensemble nous avons très bien mangé en Croatie, peu de produits de la mer (c'est pas mon truc !), mais d'excellentes pâtes et pizzas (meilleures qu'en Italie, à mon avis !!). Côté boissons, si comme moi vous aimez l'eau minérale non gazeuse, n'oubliez pas de le préciser ; sinon on vous servira le plus souvent de l'eau pétillante.
La plupart du temps, nous sommes allés au resto à côté des endroits où nous logions, c'est-à-dire hors des centres touristiques ; voici quand même quelques adresses que nous avons appréciées, au cas où : dans la vieille ville de Roving : si au hasard d'une ruelle vous tombez sur la pizzeria Pian del Forno, n'hésitez pas : les pizzas sont correctes et la terrasse, sur une placette ombragée le midi, bien agréable. À Zadar : si vous logez dans le quartier de Puntamika, là où se concentrent les chambres d'hôte, essayez de trouver le restaurant-pizzeria Sime, rue G. Matosa (une des rues principales du quartier, qui descend vers la mer) : nous y avons fait un excellent repas. À Dubrovnik : une adresse trouvée dans le Routard, la Spaghetteria Toni (fléchée depuis Placa) : un bon choix de pâtes, pratique pour manger bien et pas cher en plein centre-ville ! (100 Kn pour deux). à Split : la Kavarna-pizzeria Zlatna Vrata, Majstora Jurja Ulica, en plein coeur du palais de Dioclétien : un bon repas à un prix correct, et surtout un cadre très agréable – la cour intérieure d'un ancien palais ! À Plitvice : j'ai trouvé que les possibilités de restauration étaient assez réduites... Nous nous sommes donc rabattus sur la cafétéria proche de l'entrée 2, correcte mais sommaire, et qui surtout ferme à 20 heures ; n'espérez pas vous faire servir après ! A la limite, mieux vaut prévoir son pique-nique... En revanche, nous avons testé un bon resto à Slunj, à 20-30 km au nord des lacs : le resto Feniks, situé au bord de la nationale Split-Zagreb, vous ne pouvez pas le manquer ! Cuisine simple mais excellente, prix imbattables et, pour les amateurs, petit cochon rôtissant doucement sur sa broche (une spécialité du pays semble-t-il). Enfin, toujours pour ceux qui s'arrêteraient à Villach, à l'aller et/ou au retour : nous avons mangé deux fois au Pasta Bistro» qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, ne propose pas que des pâtes ! Terrasse agréable, service très sympathique et excellente cuisine, c'est pas cher et c'est très bien. Pour le trouver, descendez la rue principale (piétonne) qui mène de l'église au fleuve, et cherchez les panneaux sur votre gauche : c'est indiqué ! 7/ Les sites visités :
L'Hôm et moi n'étant pas très « plage », nous avons axé notre voyage sur les villes et les monuments, dont la Croatie est abondamment pourvue. De même, nous avons fait l'impasse sur les îles – en quinze jours, on ne peut pas tout faire...Voilà donc un petit tour d'horizon des endroits où nous nous sommes arrêtés (je précise que les avis que je donne sont strictement personnels et n'engagent que moi !) : Porec (Istrie) : jolie petite ville, à voir surtout pour la basilique euphrasienne et ses mosaïques du VIè siècle. Pula (Istrie) : la ville est réputée pour ses vestiges romains ; il y en a en effet, pas inintéressants, mais si vous avez déjà un peu voyagé dans le monde méditerranéen, vous aurez vu mieux ailleurs. Quant à la ville en elle-même, ce n'est pas une des plus belles du pays. Roving : 3ème ville visitée en Istrie et à mon avis la plus jolie. Dans la vieille-ville, écartez-vous de la rue principale et perdez-vous dans le dédale de ruelles, il est très agréable d'y flâner ! Zadar : l'Hôm et moi sommes divisés à son sujet ; lui n'a pas aimé, je dois reconnaître que la ville manque de charme mais... elle possède quand même de fort belles églises, Saint-Chrysogone et Saint-Donat notamment. Et je regrette de ne pas avoir visité le Musée d'Art Sacré, très bien fait apparemment. Nin : un gros village à 20 km au nord de Zadar, dans un milieu lagunaire. Deux adorables petites églises et un bourg tranquille dans lequel je regrette (encore !) de ne pas m'être arrêtée plus longtemps, la faute à une chaleur écrasante et à une migraine non moins accablante... Sibenik : une très jolie ville que j'ai beaucoup aimée ; une cathédrale (Saint-Jacques) absolument splendide, à ne pas manquer si l'art religieux vous intéresse, et des ruelles pas trop fréquentées dans lesquelles il fait bon se promener. De-ci de-là, encore une charmante petite église... Dubrovnik : difficile de ne pas tomber sous le charme, en dépit des foules qui l'arpentent quotidiennement ! Une ville petite, donc facile à appréhender, d'une grande cohérence, d'une grande harmonie architecturale. Un jour et demi suffisent à la découvrir, à mon avis ; nous avons passé la première après-midi à faire le tour des remparts, une très belle promenade, et la journée suivante à visiter les différents monuments, en prenant tout notre temps. Kotor : au fond des bouches du même nom, au Monténégro, une petite ville ancienne enserrée dans ses remparts élevés à flanc de montagne. Mérite un arrêt, mais une bonne heure suffit amplement à en faire le tour ! Korcula : sur l'île du même nom. Nous avons laissé la voiture à Orebic, sur la presqu'île de Peljesac, et pris l'un des bateaux assurant la liaison Orebic-Korcula (un bateau par heure environ, un bon quart d'heure de trajet et 24 Kn par personne pour l'aller-retour). Korcula est une très jolie petite ville dotée d'une belle cathédrale (cherchez l'éléphant, vous comprendrez en y allant !) ; sinon, des ruelles agréables, de vieux palais... De quoi passer facilement deux bonnes heures, voire trois ! Split : peut-être bien la deuxième ville « incontournable » de Croatie, après Dubrovnik ; outre la vieille-ville, construite dans l'ancien palais de l'empereur Dioclétien et dans laquelle tous les styles architecturaux se mélangent joyeusement, nous avons flâné avec plaisir dans les ruelles de la ville vénitienne, juste à côté, et même dans la Split plus moderne, un peu plus loin. Bref, nous y avons passé une grosse demi-journée ! La forteresse de Klis : sur les hauteurs de Split, il n'en reste pas énormément de choses mais le site offre une très belle vue sur les montagnes et la ville. Si vous avez le temps ou, comme nous, pour occuper une fin d'après-midi (10 Kn par personne). Le site archéologique de Salona : à quelques kilomètres de Split. La ville de Salona fut très prospère au début de notre ère... Force est de constater qu'il n'en reste plus beaucoup de vestiges ! A voir si vous avez le temps, si vous êtes féru d'histoire romaine et surtout s'il ne fait pas trop chaud (entrée : 20 Kn par personne). Trogir : à 20 ou 30 km de Split. Encore une très agréable petite ville avec, comme les autres si j'ose dire, ses palais, ses ruelles ombragées... Mais Trogir possède en outre un trésor, sa cathédrale et son splendide portail sculpté : nous avons passé un bon moment à en admirer tous les détails ! Et la place à côté est bien jolie...(15 Kn par personne pour la cathédrale). Entre Split et Trogir : vous pouvez emprunter la nationale ou passer plus près de la côte, par Kastela ; sous ce nom se cache en fait un chapelet de villages, certains dotés d'un petit château du XVè ou XVIè siècle... Nous avons réussi à en voir un, pour les autres il faudrait que la signalisation routière soit un peu plus précise ! Mais bon, si vous n'êtes pas pressés d 'arriver à Trogir... Pour nous changer un peu des églises et des palais, nous avons aussi visité plusieurs parcs et sites naturels : le fjord de Lim : entre Porec et Roving, en Istrie. Je le mentionne juste à titre indicatif, car il est très peu visible de la route ! Mais si vous passez dans les environs... les bouches de Kotor : au Monténegro, un fjord d'une toute autre dimension que celui de Lim ! La route permet d'en faire le tour – les plus beaux points de vue se trouvent entre Kotor et Lepetane ; arrivés à Lepetane, si vous n'avez pas envie de refaire la même route en sens inverse, vous pouvez prendre le bac qui vous ramène directement à Kamenari, à l'entrée des bouches. Nous l'avons fait, c'est très pratique ! Prix : 3, 50 € (apparemment, au Monténegro, tout ou presque se paie en euros). Le parc national de la Krka : une très agréable promenade (compter deux heures environ) au milieu d'une succession de cascades enfouies dans une végétation luxuriante...Le parcours, en grande partie sur des pontons de bois posés « sur » l'eau, est très facile et rafraîchissant ! On compare souvent la Krka aux lacs de Plitvice, mais pour avoir fait les deux je ne suis pas de cet avis ; le parc de la Krka est nettement plus petit, plus intime, la végétation est différente. Si vous le pouvez, n'hésitez pas, faites les deux ! Prix : 70 Kn par adulte, comprenant le transport en car du parking jusqu'au point de départ de la balade. Le parc national des lacs de Plitvice : c'est sûr, ce serait dommage d'aller en Croatie sans passer par Plitvice...Seize lacs disposés en escalier et reliés par un réseau de cascades, qui dit mieux ? Nous avons organisé notre visite sur deux jours ; arrivés vers midi à Plitvice, nous avons consacré toute l'après-midi à une grande promenade autour des lacs supérieurs (départ de l'entrée 2, arrivée au lac Proscansko, le plus élevé, et retour à l'entrée 2 ; compter 4 heures de marche) ; le lendemain matin nous sommes partis de l'entrée 1, avons longé les lacs inférieurs jusqu'au lac Kozjak et sommes revenus sur nos pas (3 heures de marche environ). J'ai préféré les lacs inférieurs - des paysages plus spectaculaires, une eau d'un bleu turquoise presque irréel, mais ce n'est que mon avis ! Les deux balades méritent d'être faites, de toute façon. Le billet d'entrée pour deux jours (celui que nous avons pris) coûte 130 Kn par personne, pour une seule journée c'est moins cher. Deux remarques pour finir : je ne donne les prix d'entrée qu'à titre indicatif, la situation évoluant apparemment assez vite. Mes guides étaient plutôt récents et pourtant, tous les sites signalés comme libres d'accès étaient devenus payants, et les prix indiqués pour les autres avaient doublé ou triplé ! sinon, ne vous attendez pas, en juillet du moins, à être seul pour visiter tel ou tel monument. La Croatie est extrêmement touristique et partout nous avons rencontré des groupes, ou tout simplement beaucoup, beaucoup de monde. Arriver sur les sites dès l'ouverture n'est même pas une garantie de tranquillité, à Plitvice la foule se pressait déjà sur les pontons à 9 heures 15 ! Ma foi, pas d'autre solution que d'en prendre son parti... ou de partir hors-saison. Voilà ! J'espère ne pas avoir été trop longue, et surtout que ce compte-rendu pourra être utile à quelques un(e)s ! Nous sommes rentrés globalement très satisfaits de notre voyage – la Croatie est un pays où chacun peut trouver à s'occuper selon ses goûts, plutôt culture pour nous mais les amateurs de farniente ne devraient pas être déçus ! Nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer beaucoup de Croates mais avons toujours été très bien accueillis – mention spéciale pour nos hôtes de Split, qui nous ont pratiquement donné l'impression d'être « en famille »... Bref, un pays très facile à découvrir en individuel... et à mon avis à découvrir rapidement, avant que les prix n'aient rejoint le niveau de ceux pratiqués dans les zones les plus touristiques ! Bon voyage à tous, et merci de m'avoir lue.
Croatie à moto English translation pending
Bonjour, j'ai un 1800 goldwing, avec remorque nous aimerions aller en croatie, est ce que quelqu'un l'a déjà fait avec en moto, et pourrait me donner quelques conseils, itinéraire au départ de Nantes, les risques, l'état des routes, les campings (ombaragés ?), etc
merci d'avance à vous.
merci d'avance à vous.
Croatie en camping-car 15 jours avec bébé English translation pending
Bonjour à tous!!
Merci d'avance pour vos réponses!
Je suis un peu perdue dans la préparation de notre voyage cet été en Croatie du 16 Août au 30 Août!
Ma première interrogation, c'est est ce que nous y allons en avion + location de voiture + hébergement chez l'habitant ou camping car + camping?
En effet, nous avons un bébé d'un peu plus d'un an et il est vrai qu'en camping car c'est bcp plus pratique (même environnement, préparation des repas, siège auto (le notre! parce que nous avons eu la mauvaise expérience aux canaries d'avoir un siège bébé qui à mon sens avait déjà bcp bcp vécu et dc très insécuritaire), poussette etc. Mais ça me parait très long...(surtout que je voudrais absolulement aller au sud), dc voici à peu près notre itinéraire, pouvez-vous me dire si vous pensez que c'est faisable? avec un bébé particulièrement...(même si il est de bonne composition, il a l'habitude de voyager, c'est un âge où il dors plus toute la journée ms il comprends encore pas qu'il faut être patient lol) :
Vendredi 15 Août : Départ en début de soirée pr rouler la nuit comme ça il dors Samedi 16 Août : Arrivée à Venise, visite de Venise et nuit à Venise Dimanche 17 Août : Départ de Venise en direction des Lacs de Plitvice (visite sur la route et est-ce qu'il y a besoin de couper le trajet en 2 avec une nuit?) Lundi 18 Août : Visite du parc Mardi 19 Août : Route vers le parc de krka - nuit sur place Mercredi 20 Août : Route vers Split en visitant Sibenik - Trogir Jeudi 21 Août : Visite Alentours Vendredi 22 Août : Direction Dubrovnick par la côte - une nuit au milieu Samedi 23 Août : Dubrovnick Dimanche 24 Août : Dubrovnick et départ pr une île (peut être Korcula?) Lundi 25 Août : Korcula et nuit sur place Mardi 26 Août : Ferry vers île de Hvar - visite - nuit sur place Mercredi 27 Août : Hvar Jeudi 28 Août : Ferry vers Split (d'ailleurs à propos des ferrys, y a t-il des liaisons entre les îles avec un camping car? et quelle compagnie? peut on réserver avant?) Jeudi soir : Ferry de Split à Ancône en Italie Vendredi : Route vers la Bourgogne + nuit au milieu
Est-ce un circuit faisable? est-ce trop?
En avion, je pensais arriver à Split avec easyjet, remonter aux lacs de Pltivice, et redescendre ensuite vers Dubrovnick + îles et retour de Dubrovnick avec easyjet,
Merci d'avance pour vos conseils avisés!!!!
Et bon voyage à travers le monde :)
Merci d'avance pour vos réponses!
Je suis un peu perdue dans la préparation de notre voyage cet été en Croatie du 16 Août au 30 Août!
Ma première interrogation, c'est est ce que nous y allons en avion + location de voiture + hébergement chez l'habitant ou camping car + camping?
En effet, nous avons un bébé d'un peu plus d'un an et il est vrai qu'en camping car c'est bcp plus pratique (même environnement, préparation des repas, siège auto (le notre! parce que nous avons eu la mauvaise expérience aux canaries d'avoir un siège bébé qui à mon sens avait déjà bcp bcp vécu et dc très insécuritaire), poussette etc. Mais ça me parait très long...(surtout que je voudrais absolulement aller au sud), dc voici à peu près notre itinéraire, pouvez-vous me dire si vous pensez que c'est faisable? avec un bébé particulièrement...(même si il est de bonne composition, il a l'habitude de voyager, c'est un âge où il dors plus toute la journée ms il comprends encore pas qu'il faut être patient lol) :
Vendredi 15 Août : Départ en début de soirée pr rouler la nuit comme ça il dors Samedi 16 Août : Arrivée à Venise, visite de Venise et nuit à Venise Dimanche 17 Août : Départ de Venise en direction des Lacs de Plitvice (visite sur la route et est-ce qu'il y a besoin de couper le trajet en 2 avec une nuit?) Lundi 18 Août : Visite du parc Mardi 19 Août : Route vers le parc de krka - nuit sur place Mercredi 20 Août : Route vers Split en visitant Sibenik - Trogir Jeudi 21 Août : Visite Alentours Vendredi 22 Août : Direction Dubrovnick par la côte - une nuit au milieu Samedi 23 Août : Dubrovnick Dimanche 24 Août : Dubrovnick et départ pr une île (peut être Korcula?) Lundi 25 Août : Korcula et nuit sur place Mardi 26 Août : Ferry vers île de Hvar - visite - nuit sur place Mercredi 27 Août : Hvar Jeudi 28 Août : Ferry vers Split (d'ailleurs à propos des ferrys, y a t-il des liaisons entre les îles avec un camping car? et quelle compagnie? peut on réserver avant?) Jeudi soir : Ferry de Split à Ancône en Italie Vendredi : Route vers la Bourgogne + nuit au milieu
Est-ce un circuit faisable? est-ce trop?
En avion, je pensais arriver à Split avec easyjet, remonter aux lacs de Pltivice, et redescendre ensuite vers Dubrovnick + îles et retour de Dubrovnick avec easyjet,
Merci d'avance pour vos conseils avisés!!!!
Et bon voyage à travers le monde :)