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Sacoches vélo English translation pending
by Catherine936 · 2015-07-20 · 26 replies
Bonjour à tous, Je reviens d'un petit tour en Bretagne avec ma chienne dans la Babelmobile. Blog: la babelmobile en Bretagne J'ai des sacoches Chapak achetées d'occasion il y a 3 ans. La plupart des cyclotouristes que je rencontre ont des Ortlieb ou des sacoches y ressemblant. Ma question est la suivante: Pourquoi avoir des sacoches "monobloc" qui sont certes étanches mais demandent de tout ouvrir pour accéder à quoi que ce soit? Sur mes sacoches, il y a non seulement 2 pochettes extérieures par sacoche (une à l'arrière et une sur le côté) mais aussi un filet sur le côté de la sacoche qui permet d'y mette les courses pour le dîner, le coupe-vent si le temps est menaçant ou une petite laine sans avoir à enlever la tente qui est sur le porte-bagage pour les récupérer. Je conçois que si on voyage vraiment au long court il est essentiel d'être certain de ne pas avoir les affaires mouillées et d'avoir des sacoches très résistantes, mais de nombreux voyageurs que j'ai rencontrés sont comme moi: ils font des tours de une à deux semaines. Je suis curieuse de vos réponses. Merci
Route 138 Nord en partant de Québec English translation pending
by Stinson · 2011-08-17 · 4 replies
Bonjour,

Comme semble l'indiquer le titre, nous comptons, avec 3 amis, louer une voiture et faire la route 138 en direction du Nord en partant de Quebec. On projette de s'arrêter à Tadoussac, d'aller voir le lac saint-jean, de voir le fiord Saguenay. Il parait qu'on peut y voir des baleines le long de cette route. On part 9 jours, et on pense faire 2000 km aller-retour à partir de Quebec.

Si vous avez des suggestion sur les coins à visiter tous ça, elles seront les bienvenues.

Merci d'avance.
Blanc-Sablon (Québec) - Goose Bay (Terre-Neuve) en 4x4, route 500-510? English translation pending
by Lazette · 2012-01-28 · 15 replies
Bonjour, on se demande si à l'automne prochain on ne fera pas la route qui fait la grande côte Nord, c'est à dire nous rendre par la route 138 jusqu'à Natasquan , ensuite par bateau jusqu'à Blanc Sablon , ensuite en suivant les rtes 500/510 vers Goose Bay et la rte 389 vers Labrador City, Fermont , Gagnon Ville (enfin ex) rejoindre le point de départ : Baie Comeau. Nous aimerions savoir si les routes du nord 500-510 et 389 sont carrossables. et si oui , savoir si le 4 X 4 est nécessaire. Quelqu'un est au courant ? merci de vos infos ...... et tout autres références touristiques référents à ce projet
Encore un grand rêve: le Canada (Terre-Neuve, etc) English translation pending
by Chrisjodana · 2016-09-28 · 19 replies
Bonsoir chers amis forumeurs,

me revoilà après quelques jours de silence (mais non moins de travail 😉) pour vous parler de mon prochain projet que j'avais évoqué dans mon récent récit.

La (ou plutôt les) destinations que je souhaite faire pour notre "1ère fois" au Canada (avec un départ : soit fin août 2017, soit septembre 2017) sont les suivantes :

PREMIER PROJET D’ITINERAIRE concernant ce que j’aimerais NE PAS RATER (avec quelques points d’interrogations et des « portes ouvertes » à vos suggestions 😉

1. Départ de STRASBOURG -PARIS (avec tgv puisqu’il n’y a plus de vol Stbg-Paris), BALE- Mulhouse, BADEN-Karlsruhe en direction de :

2. BUFFALO - pour être au plus près des Chutes du Niagara

Nuit sur place aux environs des chutes puis

3. départ pour Toronto par bus (pour éviter de passer la frontière avec une voiture américaine et éviter sans doute des frais de drop off plus élevés ?) *qu’en pensez-vous ?

4. visite de TORONTO (1 ou 2 jours ?) *vos avis ?

5. Vol intérieur pour St John’s (Terre Neuve) (AIR CANADA)

6. CIRCUIT prévu : St John’s, Terra Nova, Bonavista, Twillingate, Anse aux Meadows, Parc du Gros Morne

7. départ de Terre Neuve de l’aéroport de DEER LAKE via HALIFAX (AIR CANADA)

8. circuit NEW BRUNSWICK (pas encore établi, juste quelques pistes glânées par ci-par là : TRURO - TATAMAGOUCHE ( ) MONCTON – St JOHN (baie de FUNDY) – detour par St Andrews ? FREDERICTON – EDMUNDSTON - détour par AMQUI ? RIMOUSKI – LE BIC –

9. TADOUSSAC (traversée en Ferry)

10. RIMOUSKI – LE BIC – TADOUSSAC (traversée en Ferry)

11. CHARLEVOIX

12. QUEBEC

13. MONTREAL : visite de la ville : *combien de jours faut-il compter pour visiter tranquillou ?

14. OTTAWA en bus ? en train ?* y-a-t-il des choses intéressantes à voir entre Montréal et Ottawa pour justifier qu’on garde la voiture ? *ou pouvons nous la rendre à l’agence de location ?

15. MONTREAL : retour en FRANCE

je suis peut-être trop gourmande dans les trajets créés car je n’ai pas trop d’ idée du temps qu’il nous faudrait pour les réaliser, hormis les itinéraires calculés par GOOGLE MAPS.

Nous n'avons pas de limite de temps (😊) mais le budget contiendra les éventuels détours et activités que nous aimerions concrétiser. 😉

Comme nous habitons Strasbourg, nous avons la possibilité de partir de Paris (après avoir pris un TGV avec les contraintes que cela implique), de BADEN (Karlsruhe à 35 min), de Bâle-Mulhouse qui se trouve à 1 h 30 de chez nous, de Francfort (à 3 bonnes heures – mais, aéroport que je n’aime pas 🤪) : le plus intéressant pour nous étant bien évidemment Baden-Karlsruhe 😉

J’ai simulé plusieurs vols multi-destinations au départ des différents aéroports cités ci-dessus, mais aucune multi destination n’est possible avec les vols intérieurs prévus dans le projet....

en fonction des arrivées et départs des aéroports prévus, je pense qu’il me faudra réserver 2 vols multi destinations séparés (dont AIR CANADA qui dessert les 2 aéroports en question) … peut être que vos conseils m’aideront dans mon choix 🙂

j'ai fait tellement de simulations sur Skyscanner, que tout se bouscule dans ma tête 😊

Je vous soumets donc le "bébé" et vous remercie par avance des conseils que vous voudrez bien me prodiguer suite à ce premier jet 🙂

Merci à vous tous et à très vite ! bizzzzzzzzzz
Voyage à Montréal au départ de Paris English translation pending
by Ouioui91 · 2008-01-13 · 5 replies
Bonjour à tous,

je suis étudiant à Paris et je souhaite poursuivre une partie de mes études à Montréal l'année prochaine.

J'aimerai profiter de ce voyage pour vivre des expériences un peu hors du commun. Je pensais prendre le bateau pour traverser l'atlantique mais je me suis rendu compte que cela couterai 3 fois le prix de l'avion. Je pensais sinon faire une escale dans un autre pays mais je ne vois pas trop...

Je voulais donc avoir de nouvelles idées et des témoignages. Si d'autres personnes ont fait ce voyage...

Merci Oui_Oui
Quel véhicule choisir pour une Fifth Wheel de 30'? English translation pending
by Marnard · 2011-08-15 · 7 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes en train de magaziner une fifth wheel car c'est le véhicule qui répond le mieux à l'usage que nous voulons en faire. Par contre, les avis concernant le véhicule pour la remorquer sont très différents, j'espère que vous pourrez m'éclairer.

La fifth wheel en sera une de + ou - 27 pieds et d'environ 8000 livres. Nous allons acheter un pick up 4 x 4. Quel serait le véhicule approprié? Jusqu'à maintenant, c'est Ford qui nous attire le plus, Nous hésitons entre un F150 ou un F250 diesel, qu'en pensez-vous?

Il faut mentionner que lorsque nous ne sommes pas en vacances, nous faisons beaucoup de kilométrage, donc même à lège, il nous faut penser à l'économie d'essence... le diesel serait peut-être mieux? Quand nous voyagerons, nous ferons une très longue route et souvent dans les montagnes alors, il nous faut un véhicule assez fort qui ne surchauffera pas. Nous voulons évidemment payer le moins cher possible donc le 150 est moins cher, mais est-il assez fort?

merci de vos réponses.
Ici et là... mes balades au pays des pralines, des couques et des gosettes.. English translation pending
by Moushika · 2019-10-26 · 177 replies
Bonjour,

Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique . Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 . Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .

J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose . C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .

D'où l'idée d'un carnet de balades .

La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .

Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :

- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1 - Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1 - Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1 - La côte - message 5 , page 1 - Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1 - Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1 - Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1 - Mons (Hainaut) - message 9 , page 1 - La région de Florenville . - message 12 , page 1 - Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1 - Dinant - message 18 , page 1 - Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2 - Louvain message 29 , page 2 - Louvain-la-neuve - message 32 , page 2 - Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9) - Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3 - Le bois de Halle -message 44 , page 3 - Les pralines - message 54 , page 3 - Charleroi - message 68 , page 4 - Namur - message 92 , page 5 - Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5 - Les couques et les gozettes - message 96 , page 5 - Liège - message 99 , page 5 - Tournai - message 115 , page 6 . - Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7 - Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 . - Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 . - Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 . - Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 ) - L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) . - Westende ( message 167, page 9) je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
Mais pourquoi Kao San Road à Bangkok? English translation pending
by Hyponeros · 2007-03-15 · 75 replies
La première fois que je suis allé à Kao San rd., c’était parce que des amis Thaïs ont voulu m’amener dans un bar de ska (ska genre de musique). Mais dès que j’ai vu cette rue, je n’ai pas aimé. C’est certainement la rue la moins Thaï de Bangkok. En plus il semblerait qu’elle ait mauvaise réputation auprès des Thaïs (cf. Farang Khii Nok).

Maintenant je retourne souvent dans ce bar (car ambiance et musique géniale) mais je ne me sens vraiment pas à l’aise quand je traverse cette rue. Ce qui est bizarre, c’est que bien que la rue soit bondé d’étranger, dans ce bar il n’y en a rarement plus de 4 ou 5. Peut être à cause du prix exorbitant de l’entrée (120 ou 150 bath😛, j’ai un doute) ??? Comment ce fait-il que d’après ce forum, beaucoup de voyageurs, qui semblent être des voyageurs averties, passent par Kao San Rd. ??? Est-ce uniquement pour les hôtels pas chers ou est-ce que j’ai loupé quelque chose ?
Trans Labrador Highway en routière? English translation pending
by Yvestt39 · 2013-02-28 · 12 replies
Bonjour Je pense expédier une BMW K75S sur Montreal fin juin courant Juillet, trainer au Québec avant de prendre la Trans-Canadienne voire la Dalton J'ai vu que la Trans Labrador était désormais "accessible" sur toute sa longueur mais je ne trouve pas de témoignage de sa traversée en moto routière GT ou sportive, que des trails Je suis conscient qu'il y a de grandes portions de gravillons et que la moto vieillira, mais de toutes façons je ne la ramènerai pas en Europe, elle finira plus au sud (Panama voir plus si elle n'est pas épave) je précise que je fais de la rando moto depuis plus de 25 ans, Afique de l'ouest et Sibérie incluses mais...que je vieillis ;-))) je vous remercie d'avance si vous pouviez me transmettre les liens de ceux qui l'auraient fait en routière, ou d'autres utiles à ma préparation cordialement
Labrador par la route English translation pending
by Victorpiver · 2005-12-21 · 17 replies
J'envisage pour l'été prochain d'effectuer en voiture au départ de Montréal une boucle passant par La Gaspédie, la Nouvelle Ecosse, Terre Neuve puis Le Labrador. Environ 4000kms de routes pas toujours asphaltées, quelques traversées en ferry, des litoraux sauvages, des étendues désertes, ... la tente le soir et le coffre plein de bouffe. Voila grosso-modo l'esprit du voyage.

Quelqu'un a-t-il déjà éffectué ce parcours? Est-il réalisable avec une voiture de tourisme? Quel souvenir en conservez-vous?

Merci
Terre-Neuve: est ou ouest? English translation pending
by Lulne · 2015-03-05 · 6 replies
Bonjour Voilà le titre exprime bien notre indécision. Sûr que la région du Grand Morne est tentant et autant dire un must. Par contre St Jean et la côte nord-est semble super intéressant aussi. Nous aimerions apercevoir des baleines et des icebergs, quand sommes nous le plus suceptibles de voir des fous et macareux?

Le problème majeur est la grande distance entre chaque point d'intérêt. Nous sommes de la rive-sud de Montréal. Nous allons prendre l'avion assurément et c'est ici que ça bloque; Deer lake ou St Johns? Notre budget ne nous permet pas plus de 12 ou 14 jours et nous ne voulons pas non conduire 250 km chaque jour.

Vos expériences seraient grandement appréciées ainsi que vos suggestions d'itinéraires.

Au plasir
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
by Genevois · 2014-08-21 · 70 replies
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Terre-Neuve en juillet ou août English translation pending
by Camouchette · 2016-04-28 · 3 replies
nous visitons les Maritimes les deux mois d'été et nous étions décidé a voir les iceberg début juillet mais est-ce la meilleure période pour visiter Terre-neuve surtout par rapport aux moustiques car nous aimons les randonnées dans les parcs .Est-il préférable de repousser notre périple au mois d'aout ? merci pour le conseil Manu et Camille
Terra Nova sans socialiste, ou Terre-Neuve (c’est selon) English translation pending
by Auk · 2018-03-13 · 62 replies
Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour ce mauvais jeu de mots destiné à attirer-atterrer le lecteur égaré, le canadien de passage sera sûrement médusé mais une rapide recherche internet devrait l’éclairer.

Quoiqu’il en soit, ceci est mon premier carnet de voyage (pas sûr que je refasse ça de sitôt, ça pompe du temps) et mon premier voyage à deux en Amérique du Nord. Nous avions choisi une destination originale pour fêter ça : Terre-Neuve pendant un mois en été.

Donc souvenons-nous l’été dernier, c’était Canada à coup sûr. Nous pensions d’abord aux Rocheuses. Après recherches, l’idée d’être dans un gigantesque parc à touristes nous a rafraîchis, de même que le côté loin et « ça ressemble aux Alpes en plus bleu pour les lacs ». Oui, je sais, c’est particulièrement réducteur mais je n’ai pas honte. Donc on s’est décalé plein Est pour notre projet, et après moult interrogations, nous avons jeté notre dévolu sur la province de l’Est qui paraissait la plus tranquille et la plus sauvage, avec icebergs, baleines, vaguement des montagnes et un parc national – Gros Morne – prometteur : Terre-Neuve. Et bien nous en a pris ! Je préviens le voyeur égaré : il faut aimer la forêt, les côtes rocheuses, les odeurs iodées et le gras.

Un avant-goût (Aparté photo, je vous préviens, nous ne sommes ni très doués ni très équipés en la matière)

Je démarre par un point organisation.

Le logement Sur place, nous avons choisi de mélanger les différents types de logement : camping, camping sauvage, b&b classiques ou via airbnb et même motels. Pour certains lieux, nous avions réservé à l’avance. Les logements sur Gros Morne en particulier sont très vites pleins, je conseille vivement de réserver. J’ai trouvé les motels chers pour ce que c’était et peu accueillants. Les emplacements des campings dans les parcs nationaux et provinciaux, par contre, étaient spacieux, avec barbecue et à distance les uns des autres. Super !

Le transport Nous y sommes allés avec Air Canada (800 euros le billet aller-retour par personne) avec un trajet des plus logiques Lyon-Montréal-Halifax-St John’s ou comment aller à l’ouest pour mieux revenir sur ses pas. Bizarrement et malheureusement, le prix était bien moins cher qu’un Lyon-Montréal-St John’s et l’organisation moins compliqué qu’un Lyon-Londres-St John’s. Il y a donc bien des Londres-St John’s ou Dublin-Saint John’s par Westjet mais depuis Lyon, ce n’était pas évident à mettre en place. Sur place, nous avons loué chez Enterprise, beaucoup moins cher que ses concurrents. La voiture devait en principe être de taille moyenne mais, une fois sur place, s’est avéré être le modèle le plus petit qu’ils avaient en stock : une Chevrolet Spark qui nous a occasionné quelques problèmes. On se sentait tout petit avec les monstres qui roulent en Amérique, pick-up, camions énormes et palaces ambulants qui servent de camping-cars. A ce sujet, je ne comprends pas les Canadiens : ils ont donc des caravanes et camping-cars luxueux et s’entassent dans des RV parks ridiculement petits, sans un arbre, avec des espaces de deux mètres entre les véhicules et se trouvant souvent juste à côté de routes très passantes.

La nourriture Bof bof. Ça avait bien commencé à St John’s et dans l’est (poissons frais, cod au gratin, soupes) et puis dans tous les petites villes et les villages, on s’est retrouvé dans des restos avec un choix restreint : hamburger ou fish and chips. J’ai donc goûté aux criminels Saint-Jacques, fraîches au départ, mal frites à la manière d’un fish and chips. Pour les pique-niques, là encore c’était moyen et la palme revient au roast beef tranché, recomposé et alvéolé que j’ai acheté sans faire attention. Bon dieu, ça m’a rappelé dans le même genre les kebabs britanniques (à ne jamais tenter).

Les gens Chaleureux, souvent prêts à aider et ayant le contact facile, nous avons vraiment apprécié notre séjour grâce à eux, que ce soient les locaux ou les touristes canadiens de passage. Il y a vraiment une fierté locale à se dire sympa et à l’être vraiment. Un Newfie en nous proposant de nous aider avec la voiture louée nous a bien sorti : « It’s normal, we are the nicest people in Canada ». Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
Avis sur un itinéraire à Terre-Neuve? English translation pending
by Aylab1977 · 2009-05-14 · 14 replies
Bonjour,

Voici une idée d’itinéraire pour nos vacances de cet été à Terre-Neuve. Nous partirons le 20 juin jusqu’au 19 juillet. Nous partons tôt en saison car nous désirons voir des Icebergs le long de notre route.

J’aimerais avoir vos avis sur ce circuit. Est-ce bien ? Est-ce que les activités que nous avons prévu sont bien? En avez-vous d’autres à proposer?

Merci,

Ayla B.

Jour 1, 2 et 3 : Route de Montréal jusqu’à North Sydney en Nouvelle-Écosse + traversier de North Sydney jusqu’à Port aux Basques à Terre-Neuve. Dormir à Corner Brook le jour 3 Km à parcourir : Environ 1700 Km Temps pour le traversier : De 4h30 à 6h00

Jour 4 : Faire la route de Corner Brook Jusqu’au Parc National Gros Morne Environ 2h30 de route (125 Km) Visite du Newfoundland Insectarium à Reidville sur la route Dormir dans le Parc National Gros Morne (Probablement à Norris Point ou Rocky Harbour)

Jour 5 et 6 : Visite du Parc National Gros Morne Activités à faire : Bonne Bay Marine Station, musée interactif de la vie marine de Bonne Bay Trout River Pond boat Tours The Discovery Centre, Information et expositions sur le Parc Gros Morne Certains sentiers sont de niveaux faciles Dormir dans le Parc National Gros Morne

Jour 7 : Route jusqu’à Port aux Choix Environ 4h30 de route, (170 Km) Activités à faire sur la route : Cow Head Lighthouse Arches Provincial Park, roches en forme d’arches, Portland Creek Dormir à Port aux Choix

Jour 8 : Faire la route jusqu’à St. Anthony Environ 5h00 de route (200 Km) Activités à faire : Port aux choix National Historic Site of Canada, musée sur les Maritime Archaic Indian Phare de Point Riche Dormir à St. Anthony

Jour 9, 10 et 11 : Dormir à St. Anthony Activités à faire : Grenfell Historic Properties, Centre d’interprétation Burnt cape Ecological Reserve, réserve de plantes rares et de limostone Nortstead a vicking port of trade, reproduction d’un village viking avec personne habillés en époque + réplique d’un bateau vicking Dark Tickle co. Wild Berry Economuseum, économusée sur les fruits sauvages L’anse aux meadows national historic site of canada, site d’interprétation dela présence viking en amérique

Jour 12 et 13 : Faire la route jusqu’à Grand-Falls Windsor sur 2 jours Environ 700 Km (13 heures de route) Activités à faire en route : Watt’s Point Ecological Reserve, Réserve écologique avec une flore abondante Deep Cove Winter Housing Site, maison ou passait le peuple anchor point durant l’hiver The majorie bridge & trombolites walking trail, sentier pour voir des roches unicellulaires à Flower’s Cove Le jour 13 dormir à Grand-Falls Windsor

Jour 14 : Journée à Grand-Falls Windsor Activités à faire : Corduroy Brook Nature Trail, Sentier adapté Royal Canadian Legion Museum, musée sur la 1ere guerre mondiale Salmonid Interpretation Centre, musée sur les saumons Dormir à Grand-Falls Windsor

Jour 15 : Prendre la route vers Twillingate Environ 3h00 de route (150 Km) Activités à faire en cours de route : Boyd’s Cove Beothuk Interpretation Centre, Centre d’interprétation amérindien à Boyd’s Cove Dormir à Twillingate

Jour 16 et 17 : Dormir à Twillingate Activités à faire : Phare de Long Point, Musée de Twillingate Auk Island Winery, tour guidé d’un producteur de vin Weil Winery Prendre le traversier à Farewell vers Fogo Island (environ 1h00) Tilting National Historic Site, site sur la culture Irlandaise sur Fogo Island Visite de Fogo Island

Jour 18 : Prendre la route de Twillingate jusqu’à Glovertown en passant par la 330 est puis la 320 sud Activités à faire sur la route : Deadman’s Bay Provincial Park, plage de sable blanc à Lumsden Dover Fault Interpretation Site, site d’interprétation de la collision entre l’amérique et l’europe à Dover Environ 5h45 de route (275 Km) Dormir à Glovertown

Jour 19 : Prendre la route pour Bonavista Visite du Terra-Nova National Park au passage Environ 3h30 de route (180 Km) Dormir à Bonavista

Jour 20 : Activités à faire durant la journée : Cape Bonavista Lighthouse Provincial Historic Site The Mockbeggar Plantation Provincial Historic Site Ryan Premises National Historic Site Dungeon Provincial Park Dormir à Bonavista

Jour 21 : Prendre la route pour St. John’s Environ 5h00 de route (300 Km) Dormir à St. John’s

Jour 22 à 26 : Dormir à St. John’s pour 6 nuits Activités à faire durant ces journées : Itinéraires pour piétons et automobiles sont présentés dans le guide touristique de St-Jean offert au 348 rue water ou à l’aéroport House of Assembly Tours James J. O’mara Pharmacy Museum Commissariat House Provincial Historic Site Quidi Vidi Battery Provincial Historic Site Johnson Geo Centre Signal Hill national Historic Site of Canada Cape Spear National Historic Site of Canada Middle Cove Beach Newman Wine Vaults Provincial Historic Site The ROOMS RC Institute for Ocean Technology Quidi Vidi Brewing Company Limited

Jour 27 à 30 : Refaire la route jusqu’à Port aux Basque Reprendre le traversier jusqu’à North Sydney en Nouvelle-Écosse Route de retour jusqu’à la maison (Environ 2400 Km de route)
Voyage de route Québec - Labrador - Terre-Neuve - Québec English translation pending
by Esquif · 2007-05-17 · 8 replies
Bonjour à Tous,

Je commence à planifier mes vacances d'été pour la fin août, début septembre pour une durée de 2-3 semaines. Une des idées que j'ai est de partir en voiture de la Ville de Québec et de me rendre par la route jusqu'au Labrador et prendre ensuite traversier et route pour aller à Terre-Neuve et revenir à Québec par la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick. Est-ce qu'il a des gens qui ont déjà fait ce voyage? Ou des sections de ce voyage? Mon principal soucis étant toute la section au Labrador.

Même si l'idée n'est pas encore confirmée, je lance l'invitation pareil à tout le monde peu importe votre pays d'origine, il y a une place dans la voiture de libre (les places arrières étant gardées pour le matériel, camping et autre). Alors, si cela vous intéresse, nous pourrions en discuter et voir ensuite si l'idée se concrétise.

merci

Simon
Trajet et coût pour Labrador et Terre-Neuve? English translation pending
by Marnard · 2011-08-16 · 6 replies
Bonjour à tous!

nous allons faire un voyage dans les provinces de l'est en partant de Québec. Nous en sommes à planifier notre itinéraire, mais nous n'avons jamais visité ce coin de pays. Nous pensons passer par baie-comeau puis manic 5 pour nous rendre à Goose bay et ensuite Blanc-Sablon. De là, prendre le traversier jusqu'à St-Barbe à Terre-Neuve.

Ensuite, nous voulons aller en nouvelle écosse pour revenir par le nouveau brunswick et la gaspésie...

Nous allons voyager avec un 4 x 4 et une fifth wheel.

Questions: entre Manic 5 et Blanc-Sablon, comment sont les routes? Y a-t-il des postes d'essences et des endroit où s'arrêter pour dormir? Qu'est-ce qu'on peut aller voir au Labrador? Combien de temps prend la traversée de Blanc-Sablon à St-Barbe? Combien ça coûte? Combien de temps prend la traversée de TN jusqu'en Nouvelle Écosse? Combien ça coûte? comment se rend-on à St-Pierre-et-Miquelon? Est-ce que ça vaut la peine de faire le détour?

Bref, j'ai beaucoup de questions... donc toutes vos réponses et vos commentaires suite à vos expériences sont les bienvenus.

merci à l'avance!
Trajet de Baie-Comeau vers Labrador City puis Terre-Neuve English translation pending
by Safaribabou · 2010-07-15 · 4 replies
ns sommes à faire notre itinéraire destination ( départ août 2010 ) Montréal-Baie-Comeau-Labrador City et Terre-Neuve le retour se fera par le traversier qui relie Terre-Neuve à la Nouvelle-Ecosse je sais que la route 389 est non-alphaltée mes questions: #1 est-ce que l'état des routes peut être dangereux pour un GMC safari condo 2006? ex pare-brise , radiateur, carrosserie, crevaisons #2 est-ce qu'il y a des campings sur cette route la 389 ou doit-on camper dans les haltes routières? #3 l'approvisionnement en denrées et essence est-t-il possible? #4 est-ce que le risque en vaut la chandelle?

J'aimerais des réponses de ceux qui ont fait ce chemin avec un camper merci safaribabou
Que voir dans la province de Terre-Neuve et Labrador? English translation pending
by Marava · 2006-03-18 · 5 replies
Bonjour,

J'aimerais aller visiter cette province qui à l'air si belle avant de quitter le québec où j'étais pour mes études (mais là je m'écarte du sujet...) Bref: qqn connait il des lignes de ferries entre le québec et Saint john's par exemple? je pars de Montréal mais bon je pourrais partir d'ailleurs. l'avion c'est bon j'ai trouvé mais moi je veux faire du bateau.. Ensuite: un tour en 3, 4 jours de l'ile d'avalon et d'un bout du reste, c'est faisable? c'est quoi les bons spots? et enfin y a t'il des lignes de ferries entre Saint john's et le Labrador? merci beaucoup!!
Exploring the Lower North Shore and Labrador – Come Join the Adventure!
by Pinacoladada · 2025-06-01 · 20 replies
After visiting Newfoundland Island, we took the ferry to Blanc-Sablon, a municipality located on the Lower North Shore in Quebec, Canada.

Instead of heading back to Quebec via Sydney in Nova Scotia, we decided to explore the Lower North Shore—the least-known region of Quebec—as well as Labrador, which is part of the province of Newfoundland and Labrador.

From Blanc-Sablon, we drove to the municipality of Vieux-Fort via Route 138. This road ends in that municipality.

Afterward, we crossed Labrador to return to the Old Capital. Only one road allows this route. It wasn’t fully paved during our trip, but it is now.

We made stops in different areas to go on hikes that let us discover some incredible landscapes.

I hope this travel journal inspires you to venture into these stunning regions.

Videos are embedded throughout the summary. Click on the image to start the video.

Lower North Shore:

Lower North Shore - Blanc-Sablon - Brador Falls Lookout Lower North Shore - Blanc-Sablon - Astragalus Trail (Milk-Vetch Trail) Lower North Shore - Bonne-Espérance - Granny Hill Trail

Labrador:

Red Bay - Tracey Hill Trail Mary's Harbour - White Water Falls Trail Mary's Harbour - Gin Cove Hiking Trail Mary's Harbour - Dr. Moret Hiking Trail Happy Valley-Goose Bay - Birch Island Walk North West River - Sunday Hill Lookout Trail Churchill Falls - Bowdoin Canyon Nature Trail Labrador City - Tanya Lake Loop Trail Labrador City - Crystal Falls Hiking Trail

North Shore

North Shore - Manic 2, 3, 5 Hydroelectric Plants and Daniel-Johnson Dam Baie-Comeau - Pioneers Park Tadoussac Village

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More landscapes of the Lower North Shore, Labrador, and the North Shore
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
by Mamieecaval · 2013-12-28 · 69 replies
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue:
http://mamieencavale.wordpress.com



Vols intérieurs sur Terre-Neuve English translation pending
by FunTrip · 2018-01-22 · 18 replies
Bonjour, J'ai le projet d'un séjour de 3 semaines sur Terre-Neuve en juillet 2018 avec une arrivée à St John's (depuis Lyon en France) et un départ de Stephenville, Corner Brook ou Deer Lake (par ordre de priorité). Et je ne trouve aucune ligne aérienne qui fait Stephenville-Montréal ou Stephenville-Québec ni aucune ligne intérieure entre une des ses trois villes et St John's. Nous avons l'aller et retour Lyon-St Jonh's par Air Canada via Montréal mais je n'ose pas déjà réserver le long courrier si après, j'ai des soucis pour rejoindre St Jonh's... Bref, ma question est avec quelle compagnie je peux quitter l'ouest de Terre-Neuve et vers quelle ville canadienne je peux atterrir pour repartir vers l'Europe? Merci de vos réponses. Amicalement.
Où voir la formation des icebergs au Groenland? English translation pending
by Photomaria · 2019-08-18 · 7 replies
Bonjour!

une question bête mais je n'arrive pas à trouver d'info: je souhaite aller voir la formation des icebergs, j'ai vu partout la proposition de croisière pour le glacier Eqi mais c'est 10h de navigation dans la journée depuis Ilulissat : y a-t-il un endroit plus proche? j'avais cru lire qu'une approche de glacier était possible plus proche quelque part mais je crois bien m'être trompée, quelqu'un pourrait il me dire ce qu'il en est? merci mille fois!
Visiter Terre-Neuve en 7 à 10 jours cet été English translation pending
by Sylduv · 2014-04-14 · 4 replies
Bonjour,

Je songe à visiter Terre-Neuve cet été et aurai entre sept et dix jours sur place. J'aimerais avoir vos suggestions. Je voudrais peut-être durant ce séjour faire un petit tour à St-Pierre et Miquelon. Merci de me faire connaitre vos expériences et suggestions.
Cartes et topo de l'ile de Terre Neuve English translation pending
by Gabye · 2004-08-23 · 11 replies
Bonjour,

Je cherche de toute urgence où me procurer une carte avec topo de l'île de Terre Neuve… Merci d'avance…
Québec - St-John's (Terre-Neuve) à pied en hiver (décembre 2013-avril 2014) English translation pending
by Lesfrangins · 2013-09-10 · 15 replies
Bonjour à tous, Suite à un changement de programme de derniere minute, et sans rentrer dans les détails, nous débarquons mon frère et moi debut décembre à Quebec, dans le but d'emprunter la tct jusqu'à Sydney en Gaspésie, et de poursuivre la tct sur terre neuve jusqu'à St-John's. Vous avez bien lu, nous allons tenter de parcourir ces 3000km entre décembre 2013 et avril 2014, soit 4 mois et demi à pied, raquette ou ski et sous tente.

Bien entendu, le plus drôle reste à venir. Nous ne sommes absolument pas préparé pour ce type d'aventure, nous ne connaissons pas le froid. Nous avons impérativement besoin de votre aide et de vos conseils pour réaliser ce trip, qui démarre dans deux mois et demi.

Cette annonce est très serieuse, et toutes vos interventions seront les bienvenues à partir du moment ou celles-ci sont constructives et positives.

Au plaisir 🙂

Les frangins
Six semaines pour faire Québec - Terre-Neuve - Saint-Pierre-et-Miquelon? English translation pending
by Nimica · 2011-05-08 · 14 replies
Nous projetons un voyage de 6 semaines en juillet-aout 2012 en autotour au Quebec depuis Toronto en passant par les chutes du niagara , par le lac saint Jean et remontant le Saint Laurent jusqu'à Blanc Sablon, traverser jusqu'à Terre Neuve passer par Saint Pierre et Miquelon et traverser jusqu'à Sydney mines , remonter par la Gaspesie jusqu'à Toronto. Quelqu'un pourrait-il me donner des conseils et des avertissements sur ce projet? D'avance un grand merci.
Newfoundland: Hikes in Gros Morne National Park
by Pinacoladada · 2025-05-22 · 16 replies
INTRODUCTION

Creating a masterpiece like Gros Morne National Park wasn’t done overnight. So, when you first discover this extraordinary place, it’s easy to understand why Mother Nature took over 485 million years to bring it to life.

Here, glacial valleys, forests, rugged coastline, beaches, and peat bogs follow one another and intertwine to form a unique ecosystem, one that’s rare in the world. After all, this is where geologists found tangible evidence of the theory of continental drift, and it’s one of the few places on Earth where you can see—and even walk on—the Earth’s mantle. This site is a true celebration of the raw, enigmatic power and beauty of the physical world.

Designated a national park in 1973 and later a UNESCO World Heritage Site in 1987, it’s an 1,805 km² playground just waiting for the adventurer in you. Whether you’re traveling solo, with family, or with friends, for a few days or several weeks, you won’t run out of things to do here.

Source:
https://www.exploretnl.ca/parc-national-gros-morne

The hikes we did in this region are listed below. Each hike has a link so you can quickly access more information about it.

Videos are embedded throughout the summary. Click on the image to start the video.

Stanleyville Trail Trout River Pond Trail Trout River Pond Trail (Return) Green Gardens Trail Tablelands Trail Scenic Route 431 Lookout Hills Trail Southeast Brook Falls Trail Gros Morne Mountain Trail (James Callaghan Trail) Berry Hill Trail Baker's Brook Falls Trail Berry Hill Pond Trail Western Brook Pond Trail Boat Tour on Western Brook Pond Steve’s Trail Shallow Bay Beach
Apalaches, Grands lacs ou Louisiane? English translation pending
by Grochoux · 2012-09-06 · 11 replies
Bonjour à tous,

Mon amie et moi partons dans l'Est américain fin septembre. Après une semaine à New-York, 1 jour à Philadelphie et 2 jours à Washington nous hésitons entre plusieurs destinations. Nous aurons 8 jours à notre disposition et nous ne savons pas dans quelle direction nous orienter... Mieux vaut-il:

-Partir de Washington pour Chicago et visiter la région des grands lacs? Quelles sont les choses immanquables dans ce coin, on ne veut pas trop faire de "ville" après notre première semaine dans de grosses agglomérations.

-Prendre une voiture et visiter les Appalaches. On ne se rend pas bien compte de ce que l'on aura le temps de faire en une semaine.

-Aller jusqu'à la Nouvelle Orléans et remonter le Mississippi.

Pensez vous qu'il est faisable en une semaine de conduire de Washington à la Nouvelle Orléans en passant justement par les Appalaches, Nashville, Memphis?

Comme vous pouvez le voir on est un peu indécis et curieux de tout voir... le problème est qu'on a qu'une semaine et qu'on réfléchit presque à notre prochain voyage :-)!

Merci beaucoup pour tous les conseils que vous nous donnerez.

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