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Croisière Costa Magica "civilisations antiques" en avril 2012 English translation pending
Bonjour
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Croisière dans les îles grecques sur le Celebrity Equinox le 29 juillet 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous allons effectuer une croisière, départ de Rome le 29/07/2011 à bord du Célibrity Equinox à destination des iles grecques (Rome-Messine-Athènes-Rhodes-Santorin-Mykonos... Naples). - Est-ce que d'autres francophones seront aussi avec nous sur cette croisière ? - Nous avons aussi un fils de 14 ans, ce serait super d'avoir d'autres adolescents de son age - Connaisez vous ce bateau et cette croisière ?, pouvez vous nous donner des conseils sur les escales ? - Nous prérèrons effectuer les visites par nous-mêmes, facile à organiser ?, peut on louer ou est-ce utile de louer des voitures à Naples, Messine, Mykonos, Santorin, Rhodes..) - Quels sont les lieux à visiter et à ne pas manquer pour chaque escale ?
Beaucoup de questions.... Je vous remercie pour vos réponses nombreuses.
Nous allons effectuer une croisière, départ de Rome le 29/07/2011 à bord du Célibrity Equinox à destination des iles grecques (Rome-Messine-Athènes-Rhodes-Santorin-Mykonos... Naples). - Est-ce que d'autres francophones seront aussi avec nous sur cette croisière ? - Nous avons aussi un fils de 14 ans, ce serait super d'avoir d'autres adolescents de son age - Connaisez vous ce bateau et cette croisière ?, pouvez vous nous donner des conseils sur les escales ? - Nous prérèrons effectuer les visites par nous-mêmes, facile à organiser ?, peut on louer ou est-ce utile de louer des voitures à Naples, Messine, Mykonos, Santorin, Rhodes..) - Quels sont les lieux à visiter et à ne pas manquer pour chaque escale ?
Beaucoup de questions.... Je vous remercie pour vos réponses nombreuses.
Séjour en routard de 3 semaines en Turquie English translation pending
Bonjour,
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Trajet Istanbul - Éphèse (via Izmir?) English translation pending
Bonjour,
J'ai fait plusieurs recherches mais pour le moment je ne trouve pas mon information (peut-être mal cherché ?) : je souhaite connaitre les différentes options pour me rendre d'Istanbul à Ephese (Efes) avec les temps de trajets.
Je sais que je peux prendre au choix : 1- avion : vol vers Izmir puis bus ? 2- bus de nuit depuis Istanbul : où puis-je voir les horaires et les temps de trajet ? (et les prix accessoirement !) 3- train : Istanbul -> Bandirma (en bateau) puis Bandirma -> Izmir ou Selcuk
Sachant qu'en fait ma destination finale est Selcuk ou Efes. J'envisage de prendre l'avion pour l'aller et faire le retour en bus ou train ( à voir le plus rapide). Si vous connaissez des sites avec des cartes des réseaux bus et train je suis preneuse !
Merci d'avance ! 🙂
J'ai fait plusieurs recherches mais pour le moment je ne trouve pas mon information (peut-être mal cherché ?) : je souhaite connaitre les différentes options pour me rendre d'Istanbul à Ephese (Efes) avec les temps de trajets.
Je sais que je peux prendre au choix : 1- avion : vol vers Izmir puis bus ? 2- bus de nuit depuis Istanbul : où puis-je voir les horaires et les temps de trajet ? (et les prix accessoirement !) 3- train : Istanbul -> Bandirma (en bateau) puis Bandirma -> Izmir ou Selcuk
Sachant qu'en fait ma destination finale est Selcuk ou Efes. J'envisage de prendre l'avion pour l'aller et faire le retour en bus ou train ( à voir le plus rapide). Si vous connaissez des sites avec des cartes des réseaux bus et train je suis preneuse !
Merci d'avance ! 🙂
Circuit de sept à dix jours en Turquie en février English translation pending
Bonsoir,
C'est la premiere fois que je "poste", car j'aimerais offrir à ma copine, un voyage qui va se dérouler en Février...
Ayant fait des études dans le tourisme, je reve de la Turquie mais j'hésite : - un circuit tout organisé avec un TO (Marmara ?), mais nous avons 22 ans, j'ai peur de me retrouver qu'avec des personnes nettement plus âgées... Fausse idée ou réalité ? - un séjour à Antalya et se ballader aux alentours : Pamukkale, Cappadoce ou le mieux pour moi mais je ne sais pas si c'est possible - Istanbul puis rejoindre la Cappadoce et voir absolument Pamukkale ensuite... Je peux partir 7/8/10 jours tout dépend si cela n'explose pas mon budget...
Avez-vous des conseils ? L'avez vous déjà fait ????
Je sais que ce n'est pas forcément la saison mais travaillant dans l'hotellerie Février, c'est notre été à nous 😄
Merci d'avance.
Ayant fait des études dans le tourisme, je reve de la Turquie mais j'hésite : - un circuit tout organisé avec un TO (Marmara ?), mais nous avons 22 ans, j'ai peur de me retrouver qu'avec des personnes nettement plus âgées... Fausse idée ou réalité ? - un séjour à Antalya et se ballader aux alentours : Pamukkale, Cappadoce ou le mieux pour moi mais je ne sais pas si c'est possible - Istanbul puis rejoindre la Cappadoce et voir absolument Pamukkale ensuite... Je peux partir 7/8/10 jours tout dépend si cela n'explose pas mon budget...
Avez-vous des conseils ? L'avez vous déjà fait ????
Je sais que ce n'est pas forcément la saison mais travaillant dans l'hotellerie Février, c'est notre été à nous 😄
Merci d'avance.
Pamukkale, Hierapolis, Aphrodisias jusqu'à la grande Bleue (Turquie) English translation pending
J'avais beau en avoir plein l'Ephèse, j'étais toujours pas rassasié.
Et quitte à être entouré de vieille pierre, autant poursuivre les visites.
C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!
Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.
Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...
Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.
Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!
Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.
Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!
Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.
J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).
On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!
Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.
Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.
A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.
Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée
Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.
Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.
Grosses bises à l'eau salée à tous.
C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!
Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.
Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...
Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.
Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!
Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.
Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!
Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.
J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).
On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!
Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.
Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.
A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.
Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée
Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.
Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.
Grosses bises à l'eau salée à tous.
Préparation de notre croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Meilleurs voeux pour cette année 2012🙂. Puisse t'elle aller jusqu'au bout (ah les mayas...)😉
Voici notre itinéraire: départ 8 avril 2012, J_94:😎😎 Savone -> en mer -> Katakolon -> en mer -> Ashdod -> Haifa -> en mer -> Izmir -> Athènes -> en mer -> Rome -> Savone.
Petites nouveautés: - nous serons 5, comme d'habitude, nos deux enfants mais aussi belle-maman.😇 - essai de la grande suite(nous avions l'habitude de la cabine balcon).
Notre hotel à Savone est déjà réservé, le Darsena😎, ou nous nous sommes déjà rendus avant notre départ de juillet 2011, sur le concordia.
Voilà, puisse cette discussion parler de tout: bateau, excursions, ville étapes, ... et devenir, éventuellement, un bon résumé pour ceux qui feront ce périple après nous.
Meilleurs voeux pour cette année 2012🙂. Puisse t'elle aller jusqu'au bout (ah les mayas...)😉
Voici notre itinéraire: départ 8 avril 2012, J_94:😎😎 Savone -> en mer -> Katakolon -> en mer -> Ashdod -> Haifa -> en mer -> Izmir -> Athènes -> en mer -> Rome -> Savone.
Petites nouveautés: - nous serons 5, comme d'habitude, nos deux enfants mais aussi belle-maman.😇 - essai de la grande suite(nous avions l'habitude de la cabine balcon).
Notre hotel à Savone est déjà réservé, le Darsena😎, ou nous nous sommes déjà rendus avant notre départ de juillet 2011, sur le concordia.
Voilà, puisse cette discussion parler de tout: bateau, excursions, ville étapes, ... et devenir, éventuellement, un bon résumé pour ceux qui feront ce périple après nous.
Turquie en quatorze jours: Istanbul-Pamukkale-Cappadoce English translation pending
Bonjour,
Nous voulons bâtir un itinéraire de 14 jours en Turquie pour le mois de juin prochain. Cet itinéraire vise surtout Istanbul, Pamukkale et la région de Cappadoce car nous constatons que les distances sont longues entre ces régions.
Voici une suggestion :
- 4/5 nuits Istanbul (souhaitons 5 nuits) - 2 à 3 nuits pour la région de Pamukkale dont 1 nuit à Denizli ou Pamukkale (incluant le temps de transport- arrivé par Izmir, Konya, Antalya ou autre ville ? ) - 4 nuits pour la Cappadoce (villes soutainaines- randonnée- cheminées des fées) - Reste 2 nuits d'extra pour des escales ou une autre ville à visiter.
Avez-vous des conseils à nous donner sur les transports pour économiser du temps ? Certains vols avec Turkish airlines sont onéreux (300-400euros pour un aller-simple pour Denizli d'Istanbul) et le Pamukkale express (train de nuit) ne semble pas être en opération durant notre passage. Aussi, est-ce que Pamukkale vaut la peine d'être visiter ? Nous devons faire un ''détour'' de 3 jours simplement pour visiter cet attrait. On voulait acheter le Turkish Delight pass (hop on hop off) de Fez bus qui couvrait ces régions mais cela n'est plus disponible en 2011. Nous sommes prêts à prendre l'avion sur des segments (à coût raisonnable) ou des autobus de nuit pour sauver du temps.
Merci à l'avance pour vos suggestions.
Nous voulons bâtir un itinéraire de 14 jours en Turquie pour le mois de juin prochain. Cet itinéraire vise surtout Istanbul, Pamukkale et la région de Cappadoce car nous constatons que les distances sont longues entre ces régions.
Voici une suggestion :
- 4/5 nuits Istanbul (souhaitons 5 nuits) - 2 à 3 nuits pour la région de Pamukkale dont 1 nuit à Denizli ou Pamukkale (incluant le temps de transport- arrivé par Izmir, Konya, Antalya ou autre ville ? ) - 4 nuits pour la Cappadoce (villes soutainaines- randonnée- cheminées des fées) - Reste 2 nuits d'extra pour des escales ou une autre ville à visiter.
Avez-vous des conseils à nous donner sur les transports pour économiser du temps ? Certains vols avec Turkish airlines sont onéreux (300-400euros pour un aller-simple pour Denizli d'Istanbul) et le Pamukkale express (train de nuit) ne semble pas être en opération durant notre passage. Aussi, est-ce que Pamukkale vaut la peine d'être visiter ? Nous devons faire un ''détour'' de 3 jours simplement pour visiter cet attrait. On voulait acheter le Turkish Delight pass (hop on hop off) de Fez bus qui couvrait ces régions mais cela n'est plus disponible en 2011. Nous sommes prêts à prendre l'avion sur des segments (à coût raisonnable) ou des autobus de nuit pour sauver du temps.
Merci à l'avance pour vos suggestions.
Congrès à Isparta, Turquie, comment organiser le voyage? English translation pending
Bonjour,
J'habite au Québec et je vais assister à un congrès à Isparta du 26 au 28 juin prochain. J'essaie d'organiser le voyage de sorte à voir "l'essentiel" de la Turquie. Je n'ai pas encore décidé combien de temps je resterai sur place mais je vise autour de 10 jours au total (incluant les 3 jrs à Isparta).
De ce que j'ai pu voir sur le net j'aimerais :
- Visiter Istanbul - Visiter la Cappadoce - Peut-être visiter Izmir?
Ce que je pensais...
- Arriver en avion à Antalya le 25 Juin - Bus jusqu'à Isparta pour être prêt pour le congrès le 26 - Dans la nuit du 28 au 29 ou le 29 au matin j'aimerais quitter vers .....
C'est là que j'ai de la difficulté à voir quel parcours faire... La Cappadoce ? Izmir ? Istanbul ? Disons que je quitte la Turquie le 5 Juillet, ca me laisse 6 jours pour ces 3 destinations, est-ce possible? Faudra que je vois aussi si je retourne au Canada via Istanbul ou Antalya.
Des conseils/suggestions?
J'habite au Québec et je vais assister à un congrès à Isparta du 26 au 28 juin prochain. J'essaie d'organiser le voyage de sorte à voir "l'essentiel" de la Turquie. Je n'ai pas encore décidé combien de temps je resterai sur place mais je vise autour de 10 jours au total (incluant les 3 jrs à Isparta).
De ce que j'ai pu voir sur le net j'aimerais :
- Visiter Istanbul - Visiter la Cappadoce - Peut-être visiter Izmir?
Ce que je pensais...
- Arriver en avion à Antalya le 25 Juin - Bus jusqu'à Isparta pour être prêt pour le congrès le 26 - Dans la nuit du 28 au 29 ou le 29 au matin j'aimerais quitter vers .....
C'est là que j'ai de la difficulté à voir quel parcours faire... La Cappadoce ? Izmir ? Istanbul ? Disons que je quitte la Turquie le 5 Juillet, ca me laisse 6 jours pour ces 3 destinations, est-ce possible? Faudra que je vois aussi si je retourne au Canada via Istanbul ou Antalya.
Des conseils/suggestions?
Avis sur itinéraire Turquie - Syrie - Jordanie cet été English translation pending
Bonjour à tous,
mon voyage dure 5 semaines
En voici grosso modo les principales étapes.
Etape 1 (en couple ) : Syrie Jordanie du 03/08 au 23/08
Istambul (1jour) - Antioche - Lattaquié (1j) - Tartous (1j) - Homs - Damas (2j) - Amman (1j) - Irbid (1j) - Madaba / route des rois (2j) - Pétra (4j) -Aqaba (1j) - Amman - Damas (1j) - Palmyre (1j) - Deir el zor (1j) - Alep (3j) - Antioche
Ce planning est sans doute à revoir, je n'aurai pas le temps de tout faire, c'est clair . L'itinéraire précis arrive d'ici peu, mais à priori, quel tronçon dois-je supprimer ? J'aurais dit Deir el zor, tant le trajet par la vallée de l'Euphrate va être long (alternative : De palmyre aller sur Homs, de Homs à Alep )
Etape 2 : circuit en turquie ( du 22/08 au 07/09, tout seul cette fois ci) : il reprend en grandes lignes ceux proposés par les tours opérateurs :
Antioche (1j) - Adana - Istambul (2j) -Ankara (1j) - Capadocce (4j) - Konya (1j) - Pamukkale (1j) - Selçuk (2j) - Pergame (1j) - Bursa (1j) - Istambul (2j)
J'avais donc plusieurs question :
Tout d'abord au sujet du trajet Istambul Antioche, trois solutions sont envisageables: _ le bus, départ vers 17h d'Istambul, arrivée vers 10h à Antioche, ce qui permet de passer en Syrie tout de suite après _ l'avion : j'ai trouvé un vol Pegasus Air qui arrive à Adana vers 18h, et qui coûte 70TRY. Faire ensuite la liaison pour Antioche et y dormir, passer la frontière le lendemain _ le train, départ le dimanche le matin, pour arriver le lendemain à Alep.
Quelles solutions me conseillez vous: il est clair que le côut de l'option 2 sera plus élevé (hébergement à Antioche), et je ne suis pas vraiment sur que cela me fasse économiser tant de temps sachant que l'avion décolle de SAW...
Une seconde question: existe t-il toujours des liaisons en taxi-service d'antioche à lattaquié, ou est on obligé d'arriver à Alep ?
merci de m'avoir lu et merci d'avance pour vos réponses
mon voyage dure 5 semaines
En voici grosso modo les principales étapes.
Etape 1 (en couple ) : Syrie Jordanie du 03/08 au 23/08
Istambul (1jour) - Antioche - Lattaquié (1j) - Tartous (1j) - Homs - Damas (2j) - Amman (1j) - Irbid (1j) - Madaba / route des rois (2j) - Pétra (4j) -Aqaba (1j) - Amman - Damas (1j) - Palmyre (1j) - Deir el zor (1j) - Alep (3j) - Antioche
Ce planning est sans doute à revoir, je n'aurai pas le temps de tout faire, c'est clair . L'itinéraire précis arrive d'ici peu, mais à priori, quel tronçon dois-je supprimer ? J'aurais dit Deir el zor, tant le trajet par la vallée de l'Euphrate va être long (alternative : De palmyre aller sur Homs, de Homs à Alep )
Etape 2 : circuit en turquie ( du 22/08 au 07/09, tout seul cette fois ci) : il reprend en grandes lignes ceux proposés par les tours opérateurs :
Antioche (1j) - Adana - Istambul (2j) -Ankara (1j) - Capadocce (4j) - Konya (1j) - Pamukkale (1j) - Selçuk (2j) - Pergame (1j) - Bursa (1j) - Istambul (2j)
J'avais donc plusieurs question :
Tout d'abord au sujet du trajet Istambul Antioche, trois solutions sont envisageables: _ le bus, départ vers 17h d'Istambul, arrivée vers 10h à Antioche, ce qui permet de passer en Syrie tout de suite après _ l'avion : j'ai trouvé un vol Pegasus Air qui arrive à Adana vers 18h, et qui coûte 70TRY. Faire ensuite la liaison pour Antioche et y dormir, passer la frontière le lendemain _ le train, départ le dimanche le matin, pour arriver le lendemain à Alep.
Quelles solutions me conseillez vous: il est clair que le côut de l'option 2 sera plus élevé (hébergement à Antioche), et je ne suis pas vraiment sur que cela me fasse économiser tant de temps sachant que l'avion décolle de SAW...
Une seconde question: existe t-il toujours des liaisons en taxi-service d'antioche à lattaquié, ou est on obligé d'arriver à Alep ?
merci de m'avoir lu et merci d'avance pour vos réponses
Compte rendu de croisière sur le Celebrity Equinoxe en Méditerranée - départ le 8 août 2011 English translation pending
Bonsoir à tous!
Nous sommes rentrés avant-hier et je suis déjà très mélancolique... Ce fut une expérience formidable! Nous avons vécu de superbes vacances et comme je l'ai lu sur le forum, nous sommes devenus "croisilique" 🙂 Nous sommes déjà la recherche de la suivante pour l'an prochain... 😛
J'ai trouvé pas mal d'informations sur ma croisière grâce à ce site et surtout grâce à vous; je me dois donc de faire la même chose pour les prochains croisiéristes.. J'ai pris pas mal d'informations au jour le jour que je vais vous retranscrire ici mais petit à petit, car j'ai écrit un roman 😉 Je compte donc sur votre patience...
Un peu de tout sur la croisière - Bateau magnifique! Espaces lounges, bars, piscines intérieure et extérieure, arbre suspendu au milieu d'ascenseurs dernier cri.... on n'a pas assez de nos 2 yeux pour tout voir! Le bateau est tellement grand qu'on a encore découvert de nouveaux coins après une semaine de présence sur le bateau! - La compagnie est américaine et cela se ressent! Organisation au top, shows spectaculaires et tout se fait à l'heure, à la minute près... - La literie est très confortable tout comme la cabine et la salle de bain qui sont nettoyées 2x par jour - Un point important: l'hygiène; il fait nickel partout, les wc publics sont super propres, on vous invite constamment à vous laver les mains; on peut voir régulièrement le personnel en train de nettoyer l'intérieur du bateau - Nous étions 250 francophones à bord; par chance, les annonces publiques ont également été faites en français, ce qui n'est pas toujours le cas. Nous avions à notre disposition le menu du restaurant en français tout comme le "Today", le journal qui vous présente les activités du lendemain. - Cuisine de haut niveau! Tant au point de vue gustatif que présentation des mets... - Le personnel est aux petits soins pour chacun... Ils veillent à votre bien-être, toujours avec gentillesse et sourire. - Nous avons fait toutes les excursions par nous-mêmes. D'une part, je pense que celles proposées par la compagnie sont hors de prix; d'autre part, je préfère visiter à mon aise et pas faire partie d'un groupe. - Après moult discussions, nous avons finalement pris un package boissons à 18$ par jour qui comprend TOUTES les boissons non-alcoolisées (softs, eaux, toutes les sortes de café et de thé, smoothies, boissons vitaminées, boissons glacées); après avoir fait nos comptes, il est effectivement bien rentabilisé dans la mesure où le prix moyen d'une boisson est de 3$. - Mesdames, prévoyez de quoi vous couvrir les épaules en soirée... Non pas pour les ponts, mais pour l'intérieur du bateau! La climatisation est assez importante (je suis d'ailleurs rentrée avec une bonne angine...)
Jour 1 (arrivée sur le bateau) Nous avons pris le train à Roma-Termini pour rejoindre Civitavecchia; le trajet qui dure +/- 1h coûte 4,50€ pp. Attention, le quai est assez éloigné de la gare, ne vous y prenez pas trop tard! Arrivés à Civitavecchia, des taxis proposent de vous prendre en charge jusqu'au pied du bateau; cela coûte 5€ pp. Je vous conseille de le prendre car le quai de Celebrity n'est pas tout près, vous ne savez pas où aller et il fait une chaleur épouvantable (en tout cas le 08 août 😎) Nos bagages sont pris en charge et nous nous rendons au check-in et il faut prendre patience... beaucoup de monde... mais tout est très bien organisé et tout est fait pour que cela se fasse au plus vite. Enfin sur le bateau! Nous sommes accueillis par un verre de bienvenue. Ensuite, direction notre cabine: superbe! Notre balcon sera plus qu'utilisé, surtout le matin pour le petit-déjeuner 😉 Nous partons ensuite à la découverte du bateau; on nous remet un plan mais c'est tellement grand qu'il nous faudra 2-3 jours avant de vraiment prendre nos repères. RDV pour tout le monde à 16h au théâtre pour les consignes de sécurité; c'est obligatoire et personne ne peut y échapper... C'est l'occasion aussi de découvrir cette partie du bateau dans laquelle nous passerons toutes nos soirées puisque les spectacles s'y déroulent. Superbe! Digne d'une vraie salle de spectacle avec jeux de lumière, son de haut niveau et j'en passe.. Pour le repas du soir, nous sommes au 2ème service (21h) et on nous impose une table de 4 personnes... on pensait être seuls et non! Un couple de néerlandais se joint à nous... Discussion assez difficile 😕 Ils devraient au moins veiller à ça avant de placer les gens... Nous changerons de place le lendemain vu la difficulté de communication; en fait, nous avons appris qu'en ayant payé les pourboires à l'avance, nous avions accès au Select Dining, c'est-à-dire qu'on peut manger à l'heure que l'on veut et on change de table tous les soirs. Nous nous rendons ensuite au spectacle qui est en fait un condensé de tout ce que nous pourrons vivre sur la croisière. La soirée se termine sur le pont 16 (Lawn club) où nous apprécions la "chaleur" de la nuit.
Jour 2 (en mer) Nous commençons la journée par un petit-déjeuner sur notre balcon. LE PIED! Voir l'immensité de la mer devant nous, c'est magnifique... De superbes moments tous les matins... Nous avons rdv avec tous les autres francophones à 10h30 avec l'hôtesse internationale, Céline, qui est belge 😉 et qui parle 5 langues! Nous ne sommes que 11 présents à la réunion mais ce sont les meilleurs qui sont là 😛 C'est à cette occasion que je rencontre 2 membres de ce forum avec qui j'avais discuté avant notre départ... Céline nous explique les escales, le déroulement de la croisière et l'organisation du bateau. Pour nous qui vivons notre première croisière, ces renseignements sont bien utiles. La journée se place sous le signe du farniente: suite de la découverte du bateau, on profite du soleil, de la pétanque sur le Lawn Club (sympa de sentir l'herbe sous ses pieds), des piscines, jacuzzis et transats. Ce soir-là, c'est soirée de gala où tout le monde se met sur son 31! C'est chouette de voit tout le monde bien habillé...On peut se faire prendre en photo avec le commandant ou avec des décors spécifiques du bateau (service payant: 19,95$ - vous pourrez aller voir votre photo dans la Photo Gallery mais vous n'êtes pas obligés de l'acheter). Le repas est suivi d'un spectacle digne du Cirque du Soleil! SUPERBE! Spectacle son et lumière assuré par des pros... La soirée se termine au Bar Martini où le barman fait son show en mixant ses cocktails... Le comptoir du bar est aussi "gelé" pour conserver votre verre au frais. A voir!
La suite, ce sera pour un peu plus tard 😉
Nous sommes rentrés avant-hier et je suis déjà très mélancolique... Ce fut une expérience formidable! Nous avons vécu de superbes vacances et comme je l'ai lu sur le forum, nous sommes devenus "croisilique" 🙂 Nous sommes déjà la recherche de la suivante pour l'an prochain... 😛
J'ai trouvé pas mal d'informations sur ma croisière grâce à ce site et surtout grâce à vous; je me dois donc de faire la même chose pour les prochains croisiéristes.. J'ai pris pas mal d'informations au jour le jour que je vais vous retranscrire ici mais petit à petit, car j'ai écrit un roman 😉 Je compte donc sur votre patience...
Un peu de tout sur la croisière - Bateau magnifique! Espaces lounges, bars, piscines intérieure et extérieure, arbre suspendu au milieu d'ascenseurs dernier cri.... on n'a pas assez de nos 2 yeux pour tout voir! Le bateau est tellement grand qu'on a encore découvert de nouveaux coins après une semaine de présence sur le bateau! - La compagnie est américaine et cela se ressent! Organisation au top, shows spectaculaires et tout se fait à l'heure, à la minute près... - La literie est très confortable tout comme la cabine et la salle de bain qui sont nettoyées 2x par jour - Un point important: l'hygiène; il fait nickel partout, les wc publics sont super propres, on vous invite constamment à vous laver les mains; on peut voir régulièrement le personnel en train de nettoyer l'intérieur du bateau - Nous étions 250 francophones à bord; par chance, les annonces publiques ont également été faites en français, ce qui n'est pas toujours le cas. Nous avions à notre disposition le menu du restaurant en français tout comme le "Today", le journal qui vous présente les activités du lendemain. - Cuisine de haut niveau! Tant au point de vue gustatif que présentation des mets... - Le personnel est aux petits soins pour chacun... Ils veillent à votre bien-être, toujours avec gentillesse et sourire. - Nous avons fait toutes les excursions par nous-mêmes. D'une part, je pense que celles proposées par la compagnie sont hors de prix; d'autre part, je préfère visiter à mon aise et pas faire partie d'un groupe. - Après moult discussions, nous avons finalement pris un package boissons à 18$ par jour qui comprend TOUTES les boissons non-alcoolisées (softs, eaux, toutes les sortes de café et de thé, smoothies, boissons vitaminées, boissons glacées); après avoir fait nos comptes, il est effectivement bien rentabilisé dans la mesure où le prix moyen d'une boisson est de 3$. - Mesdames, prévoyez de quoi vous couvrir les épaules en soirée... Non pas pour les ponts, mais pour l'intérieur du bateau! La climatisation est assez importante (je suis d'ailleurs rentrée avec une bonne angine...)
Jour 1 (arrivée sur le bateau) Nous avons pris le train à Roma-Termini pour rejoindre Civitavecchia; le trajet qui dure +/- 1h coûte 4,50€ pp. Attention, le quai est assez éloigné de la gare, ne vous y prenez pas trop tard! Arrivés à Civitavecchia, des taxis proposent de vous prendre en charge jusqu'au pied du bateau; cela coûte 5€ pp. Je vous conseille de le prendre car le quai de Celebrity n'est pas tout près, vous ne savez pas où aller et il fait une chaleur épouvantable (en tout cas le 08 août 😎) Nos bagages sont pris en charge et nous nous rendons au check-in et il faut prendre patience... beaucoup de monde... mais tout est très bien organisé et tout est fait pour que cela se fasse au plus vite. Enfin sur le bateau! Nous sommes accueillis par un verre de bienvenue. Ensuite, direction notre cabine: superbe! Notre balcon sera plus qu'utilisé, surtout le matin pour le petit-déjeuner 😉 Nous partons ensuite à la découverte du bateau; on nous remet un plan mais c'est tellement grand qu'il nous faudra 2-3 jours avant de vraiment prendre nos repères. RDV pour tout le monde à 16h au théâtre pour les consignes de sécurité; c'est obligatoire et personne ne peut y échapper... C'est l'occasion aussi de découvrir cette partie du bateau dans laquelle nous passerons toutes nos soirées puisque les spectacles s'y déroulent. Superbe! Digne d'une vraie salle de spectacle avec jeux de lumière, son de haut niveau et j'en passe.. Pour le repas du soir, nous sommes au 2ème service (21h) et on nous impose une table de 4 personnes... on pensait être seuls et non! Un couple de néerlandais se joint à nous... Discussion assez difficile 😕 Ils devraient au moins veiller à ça avant de placer les gens... Nous changerons de place le lendemain vu la difficulté de communication; en fait, nous avons appris qu'en ayant payé les pourboires à l'avance, nous avions accès au Select Dining, c'est-à-dire qu'on peut manger à l'heure que l'on veut et on change de table tous les soirs. Nous nous rendons ensuite au spectacle qui est en fait un condensé de tout ce que nous pourrons vivre sur la croisière. La soirée se termine sur le pont 16 (Lawn club) où nous apprécions la "chaleur" de la nuit.
Jour 2 (en mer) Nous commençons la journée par un petit-déjeuner sur notre balcon. LE PIED! Voir l'immensité de la mer devant nous, c'est magnifique... De superbes moments tous les matins... Nous avons rdv avec tous les autres francophones à 10h30 avec l'hôtesse internationale, Céline, qui est belge 😉 et qui parle 5 langues! Nous ne sommes que 11 présents à la réunion mais ce sont les meilleurs qui sont là 😛 C'est à cette occasion que je rencontre 2 membres de ce forum avec qui j'avais discuté avant notre départ... Céline nous explique les escales, le déroulement de la croisière et l'organisation du bateau. Pour nous qui vivons notre première croisière, ces renseignements sont bien utiles. La journée se place sous le signe du farniente: suite de la découverte du bateau, on profite du soleil, de la pétanque sur le Lawn Club (sympa de sentir l'herbe sous ses pieds), des piscines, jacuzzis et transats. Ce soir-là, c'est soirée de gala où tout le monde se met sur son 31! C'est chouette de voit tout le monde bien habillé...On peut se faire prendre en photo avec le commandant ou avec des décors spécifiques du bateau (service payant: 19,95$ - vous pourrez aller voir votre photo dans la Photo Gallery mais vous n'êtes pas obligés de l'acheter). Le repas est suivi d'un spectacle digne du Cirque du Soleil! SUPERBE! Spectacle son et lumière assuré par des pros... La soirée se termine au Bar Martini où le barman fait son show en mixant ses cocktails... Le comptoir du bar est aussi "gelé" pour conserver votre verre au frais. A voir!
La suite, ce sera pour un peu plus tard 😉
Carnet de bord d'une croisière sur le Costa Serena du 15 au 22 novembre 2009 English translation pending
😎Ah ! Ouf ! Nous y voilà ! Voilà enfin mon carnet de bord de ma croisière "Dernière Minute" sur le Costa SERENA du 15 au 22 novembre 2009.
Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.
Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.
Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE
607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !
7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !
Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.
Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.
Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .
Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.
La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....
Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !
Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".
Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.
Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !
Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !
Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.
Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!
Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.
Bonne nuit !
Capucine18
1 2 Lever du jour sur l'Alsace
3 4 Montagnes enneigées en Suisse
5 Arrêt technique
6 Entrée du Tunnel du ST Gothard
7 Directions
8 Lugano
9 10 11 L'hotel à Padoue
12 la place de la Gare à Padoue
13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates
15 16 et ça aussi !!!!
Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.
Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.
Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE
607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !
7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !
Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.
Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.
Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .
Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.
La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....
Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !
Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".
Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.
Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !
Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !
Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.
Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!
Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.
Bonne nuit !
Capucine18
1 2 Lever du jour sur l'Alsace
3 4 Montagnes enneigées en Suisse
5 Arrêt technique
6 Entrée du Tunnel du ST Gothard
7 Directions
8 Lugano
9 10 11 L'hotel à Padoue
12 la place de la Gare à Padoue
13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates
15 16 et ça aussi !!!!
Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Parcours et transport pour vingt jours en Turquie? English translation pending
😉Bonjours,
Nous partons le 10 mai de Bâle mulhouse -Istanbul avec aesy jet retour le 30 mai (87.91 euro a/r).
Le parcours à définir: Istanbul, Bursa?, Pergame?, Ephése?, Pamukkale?Aphrodisias? Bodrum? Antalya? Konya? Goreme? Bogazkoy?, Ankara? Istanbul.
nous Voyageons en bus, train ou voiture de location, petit budjet pour l'hotels et restaurants.
Vos commentaires et conseils sur le parcours ?
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Compte-rendu de croisière "Anciens empires" sur le Azamara Quest (31 octobre au 14 novembre 2009) English translation pending
Croisière Azamara Quest - Empires antiques
31 octobre au 14 novembre 2009
Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia
29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes
Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!
Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!
J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.
On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.
Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...
Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!
31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C
Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...
Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.
Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!
Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...
1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm
Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!
Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!
Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!
La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!
2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C
Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!
Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.
Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.
Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!
Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.
Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.
On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!
Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!
A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.
Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...
Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!
Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!
3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C
Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.
Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!
Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!
Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.
Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!
On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!
De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...
Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.
Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!
Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!
Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.
Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!
4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C
Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!
Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!
Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!
Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!
Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.
Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???
Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.
Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!
Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!
Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.
Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.
Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.
5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C
Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?
J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!
Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.
Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.
Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!
Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.
Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!
Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!
6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre
Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!
On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...
Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!
Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.
De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!
On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!
De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!
7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C
Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!
Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.
Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!
Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.
Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.
De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!
Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!
Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!
Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!
8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C
Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!
Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!
Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!
Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.
Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!
Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!
Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!
Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!
On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!
9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C
Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!
Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!
Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!
La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.
Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!
Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!
Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!
Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!
Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!
Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!
Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!
Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!
À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.
Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!
10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C
Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!
8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis
Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.
11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C
Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.
Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!
De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!
La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!
On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!
Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!
Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!
12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli
Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...
13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre
Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!
Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!
Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...
Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!
Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?
De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!
Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...
14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement
Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!
Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!
Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...
Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!
Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest
Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...
Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!
Pourquoi Azamara?
Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!
Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!
Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.
Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...
Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!
Au plaisir, Miss MC
Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia
29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes
Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!
Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!
J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.
On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.
Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...
Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!
31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C
Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...
Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.
Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!
Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...
1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm
Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!
Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!
Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!
La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!
2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C
Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!
Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.
Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.
Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!
Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.
Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.
On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!
Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!
A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.
Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...
Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!
Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!
3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C
Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.
Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!
Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!
Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.
Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!
On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!
De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...
Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.
Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!
Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!
Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.
Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!
4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C
Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!
Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!
Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!
Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!
Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.
Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???
Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.
Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!
Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!
Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.
Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.
Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.
5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C
Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?
J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!
Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.
Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.
Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!
Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.
Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!
Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!
6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre
Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!
On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...
Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!
Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.
De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!
On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!
De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!
7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C
Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!
Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.
Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!
Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.
Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.
De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!
Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!
Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!
Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!
8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C
Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!
Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!
Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!
Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.
Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!
Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!
Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!
Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!
On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!
9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C
Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!
Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!
Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!
La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.
Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!
Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!
Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!
Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!
Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!
Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!
Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!
Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!
À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.
Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!
10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C
Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!
8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis
Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.
11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C
Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.
Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!
De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!
La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!
On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!
Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!
Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!
12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli
Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...
13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre
Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!
Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!
Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...
Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!
Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?
De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!
Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...
14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement
Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!
Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!
Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...
Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!
Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest
Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...
Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!
Pourquoi Azamara?
Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!
Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!
Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.
Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...
Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!
Au plaisir, Miss MC
Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Compte rendu de la croisière "Terre Sainte" du 6 au 17 novembre sur le Costa Pacifica English translation pending
Après avoir lu avec intérêt de nombreux CR, je vais à mon tour m’essayer à cet exercice.
Mise en garde : toute ressemblance avec des personnages ou des croisières ayant existés ne serait que pure coïncidence.
Dimanche 11 h (heure locale)
Nous avons la chance de disposer d’un pied-à-terre à Nice, le bus « direct aéroport », nous prend sur la promenade au pied de notre appartement et quelque temps après, nous dépose avec nos valises à côté de l’arrêt des bus Costa pour le transfert vers Savonne. ( à l’extérieur, il tombe des cordes.)
Le premier départ étant prévu pour 11h30 , nous échangeons quelques banalités d’usage avec un couple en attendant le départ.
Celui-ci, très aimablement nous réserve une place dans le bus et nous bavardons agréablement pendant tout le trajet.
Les primo-croisièristes qui sont à bord sont tout excités à l’idée de cette grande aventure, en se demandant si le bateau va beaucoup bouger et en s’imaginant déjà que cela pourrait être comme sur le Titanic, avec toutefois les icebergs en moins, parce qu’à cette époque… et en méditerranée…
Ils ne se doutent pas encore que le plus compliqué pour eux, sera de retrouver leur cabine et de se rendre de l’avant à l’arrière du bateau et vice-versa…
Deux heures plus tard, c’est l’arrivée au Palacrocière, récupération d’un N° prioritaire et nous embarquons immédiatement, (je me demande pourquoi le questionnaire sanitaire n’est pas joint aux fiches d’embarquement, cela éviterait des exercices d’écriture dans des positions parfois inconfortables).
Accueil traditionnel et découverte de la cabine, découverte, c’est beaucoup dire, car c’est du « papier- collé » avec celles que nous avions sur le Serena et sur le Concordia.
Il n’y a aurait plus qu’à accrocher deux cadres à nous et une photo de famille, comme dans les « multi-propriétés » et on aurait l’impression d’être chez nous.
Un petit tour à la cantine, pardon au buffet du pont 9, avant le grand rush des arrivées.
Si l’on en juge par les assiettes qui se remplissent, il y en a qui doivent venir de loin et qui n’ont pas mangé depuis longtemps… mais à voir les restes, « plus grands yeux que grand ventre« , comme aurait dit ma tante Ernestine.
Direction le maître d’hôtel, pour choisir notre table du soir avec nos nouveaux amis, bien située, plus au calme près des baies vitrées, car le milieu de la salle est particulièrement bruyant.
15h45 : Nous « séchons » l’importante réunion de bienvenue » avec Stéphanie l’hôtesse francophone.
16h45 : Exercice d’abandon du navire, toujours pénible, mais obligatoire.
Les différentes formalités ayant été accomplies et les valises rangées, nous pouvons à loisir visiter le navire, dont la décoration à notre préférence.
Après une coupe de « proseco » dans la cabine à la santé du Costa Club, nous nous rendons au théâtre pour écouter le ténor Calamoréa annoncé dans le To-day, mais celui-ci avait peut-être perdu sa voix, car nous voyons apparaître en lieu et place, la troupe des chanteurs et danseurs de Costa.
Après le spectacle, direction le restaurant NY-NY pour le 2ème service.
Cette fois, nous ne sentirons pas monter l’imperceptible angoisse de la découverte de la table et de ses occupants comme c‘est parfois le cas.
Jusqu’à présent, cela s’est toujours assez bien passé, mais à lire certains commentaires de Forumistes, il est légitime de nourrir parfois une certaine inquiétude.
Nos serveurs sont agréables et le repas correct.
Tous les éléments sont réunis pour présager une croisière agréable.
Dimanche 11 h (heure locale)
Nous avons la chance de disposer d’un pied-à-terre à Nice, le bus « direct aéroport », nous prend sur la promenade au pied de notre appartement et quelque temps après, nous dépose avec nos valises à côté de l’arrêt des bus Costa pour le transfert vers Savonne. ( à l’extérieur, il tombe des cordes.)
Le premier départ étant prévu pour 11h30 , nous échangeons quelques banalités d’usage avec un couple en attendant le départ.
Celui-ci, très aimablement nous réserve une place dans le bus et nous bavardons agréablement pendant tout le trajet.
Les primo-croisièristes qui sont à bord sont tout excités à l’idée de cette grande aventure, en se demandant si le bateau va beaucoup bouger et en s’imaginant déjà que cela pourrait être comme sur le Titanic, avec toutefois les icebergs en moins, parce qu’à cette époque… et en méditerranée…
Ils ne se doutent pas encore que le plus compliqué pour eux, sera de retrouver leur cabine et de se rendre de l’avant à l’arrière du bateau et vice-versa…
Deux heures plus tard, c’est l’arrivée au Palacrocière, récupération d’un N° prioritaire et nous embarquons immédiatement, (je me demande pourquoi le questionnaire sanitaire n’est pas joint aux fiches d’embarquement, cela éviterait des exercices d’écriture dans des positions parfois inconfortables).
Accueil traditionnel et découverte de la cabine, découverte, c’est beaucoup dire, car c’est du « papier- collé » avec celles que nous avions sur le Serena et sur le Concordia.
Il n’y a aurait plus qu’à accrocher deux cadres à nous et une photo de famille, comme dans les « multi-propriétés » et on aurait l’impression d’être chez nous.
Un petit tour à la cantine, pardon au buffet du pont 9, avant le grand rush des arrivées.
Si l’on en juge par les assiettes qui se remplissent, il y en a qui doivent venir de loin et qui n’ont pas mangé depuis longtemps… mais à voir les restes, « plus grands yeux que grand ventre« , comme aurait dit ma tante Ernestine.
Direction le maître d’hôtel, pour choisir notre table du soir avec nos nouveaux amis, bien située, plus au calme près des baies vitrées, car le milieu de la salle est particulièrement bruyant.
15h45 : Nous « séchons » l’importante réunion de bienvenue » avec Stéphanie l’hôtesse francophone.
16h45 : Exercice d’abandon du navire, toujours pénible, mais obligatoire.
Les différentes formalités ayant été accomplies et les valises rangées, nous pouvons à loisir visiter le navire, dont la décoration à notre préférence.
Après une coupe de « proseco » dans la cabine à la santé du Costa Club, nous nous rendons au théâtre pour écouter le ténor Calamoréa annoncé dans le To-day, mais celui-ci avait peut-être perdu sa voix, car nous voyons apparaître en lieu et place, la troupe des chanteurs et danseurs de Costa.
Après le spectacle, direction le restaurant NY-NY pour le 2ème service.
Cette fois, nous ne sentirons pas monter l’imperceptible angoisse de la découverte de la table et de ses occupants comme c‘est parfois le cas.
Jusqu’à présent, cela s’est toujours assez bien passé, mais à lire certains commentaires de Forumistes, il est légitime de nourrir parfois une certaine inquiétude.
Nos serveurs sont agréables et le repas correct.
Tous les éléments sont réunis pour présager une croisière agréable.
Croisière Terre Sainte avec le Pacifica English translation pending
Bonjour à tous 🙂,
Je vais faire une croisière avec mes filles, du 19/04/2012 au 30/04/2012.
Voici l'itinéraire des escales : - Katakolon 13h00 - 18h00 - Haifa 9h00 - 21h00 - Ashdod 7h00 - 20h00 - Izmir 8h00 - 18h00 - La Pirée 8h00 - 17h00 - Civitavecchia 8h00 - 19h00
Nous souhaitons faire les escales seules, sans les excursions proposées par Costa (pour le prix et la liberté). Pourriez-vous nous donner des conseils sur les plus beaux endroits à visiter, les bus, horaires de trajets et de visites, ...
Merci par avance, Marilu
Je vais faire une croisière avec mes filles, du 19/04/2012 au 30/04/2012.
Voici l'itinéraire des escales : - Katakolon 13h00 - 18h00 - Haifa 9h00 - 21h00 - Ashdod 7h00 - 20h00 - Izmir 8h00 - 18h00 - La Pirée 8h00 - 17h00 - Civitavecchia 8h00 - 19h00
Nous souhaitons faire les escales seules, sans les excursions proposées par Costa (pour le prix et la liberté). Pourriez-vous nous donner des conseils sur les plus beaux endroits à visiter, les bus, horaires de trajets et de visites, ...
Merci par avance, Marilu
Excursion entre Kusadasi et Pammukale? (Turquie) English translation pending
Bonjour😉
Je pars en turquie en septembre 2011, et je voudrai savoir s'il y a des excursions entre Kusadasi et Pammukale. Peut-on passer en même temps par Ephèse et éventuellement par Sirince ? 1 demi-journée suffit-elle? Quel sont les tarifs?
Merci
Assistance pour la planification d'un séjour en Turquie English translation pending
Bonjour,
nous sommes une famille de 4 personnes (un couple 40-45 ans et deux adolescents de 17 et 20 ans).
Nous avons programmé un voyage en Turquie pour l'été 2013 du 3 aout (Vol Toulouse-Istanbul) au 24 aout (Vol Istanbul-Toulouse).
Nous envisageons un circuit qui ressemblera à ceci : - Arrivée à Istanbul le 3/08 à 20h00 - 4 jours à Istanbul, 4, 5, 6 et 7/08 - Trajet : Bus de nuit vers Avanos/Goreme (nuit du 7 au 8) ou bien Avion vers Kayseri le 8 matin ? - Cappadocce : point de "chute", Goreme ou Avanos, durée estimée 5 jours + 1 jour de marge ? (8 au 13/08) - Bus de nuit (10-12H) du 13 au 14/08. - Pammukkale/Aphrodisias, 2 jours - 14 et 15/08 ? - Mer en Itinérant : nous n'avons pas encore décidé entre Côte Lycienne, Égée du Sud ou encore Égée du Nord, durée 7 jours en itinérant (du 16 au 22/08). - Marge : 1 jour 23/08 - Avion Ville X (Izmir, Bodrum, XXX) vers Istanbul : 24/08 aprem - Avion retour Istanbul-Toulouse : le 24/08 à 20h30
Attention, il s'agit là d'une ébauche que nous devons affiner (voire même raffiner 😉). A ce stade, nous avons encore beaucoup d'interrogations... La principale étant de savoir si nous louons une voiture pour la durée complète de notre séjour à Istanbul ou bien si nous faisons les longs trajets en avion intérieur (voire en bus de nuit) avec, si nécessaire, la location de voitures pour des durées plus courtes afin de rayonner autour de nos principaux points de chutes. Pour le logement, nous cherchons des petits hôtels pas chers ou bien des gîtes ou ?? Nous souhaitons éviter au maximum les grosses villes "usines à touristes" (genre Bodrum ou Izmir)) et préférons des villes "authentiques" et de taille plus modeste. Nous n'excluons pas de nous faire assister par un guide en Cappadocce par exemple.
Nous sommes preneurs de toutes les suggestions avisées (circuit, moyen de transport, hébergements, guide, localisation) que vous pourriez nous faire. Nous vous remercions d'avance pour votre aide 😎
Nous envisageons un circuit qui ressemblera à ceci : - Arrivée à Istanbul le 3/08 à 20h00 - 4 jours à Istanbul, 4, 5, 6 et 7/08 - Trajet : Bus de nuit vers Avanos/Goreme (nuit du 7 au 8) ou bien Avion vers Kayseri le 8 matin ? - Cappadocce : point de "chute", Goreme ou Avanos, durée estimée 5 jours + 1 jour de marge ? (8 au 13/08) - Bus de nuit (10-12H) du 13 au 14/08. - Pammukkale/Aphrodisias, 2 jours - 14 et 15/08 ? - Mer en Itinérant : nous n'avons pas encore décidé entre Côte Lycienne, Égée du Sud ou encore Égée du Nord, durée 7 jours en itinérant (du 16 au 22/08). - Marge : 1 jour 23/08 - Avion Ville X (Izmir, Bodrum, XXX) vers Istanbul : 24/08 aprem - Avion retour Istanbul-Toulouse : le 24/08 à 20h30
Attention, il s'agit là d'une ébauche que nous devons affiner (voire même raffiner 😉). A ce stade, nous avons encore beaucoup d'interrogations... La principale étant de savoir si nous louons une voiture pour la durée complète de notre séjour à Istanbul ou bien si nous faisons les longs trajets en avion intérieur (voire en bus de nuit) avec, si nécessaire, la location de voitures pour des durées plus courtes afin de rayonner autour de nos principaux points de chutes. Pour le logement, nous cherchons des petits hôtels pas chers ou bien des gîtes ou ?? Nous souhaitons éviter au maximum les grosses villes "usines à touristes" (genre Bodrum ou Izmir)) et préférons des villes "authentiques" et de taille plus modeste. Nous n'excluons pas de nous faire assister par un guide en Cappadocce par exemple.
Nous sommes preneurs de toutes les suggestions avisées (circuit, moyen de transport, hébergements, guide, localisation) que vous pourriez nous faire. Nous vous remercions d'avance pour votre aide 😎
Avis sur itinéraire de deux semaines en Turquie? English translation pending
bonjour,
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
Trajet en car Ephese-Bodrum, Bodrum-Antalya English translation pending
Bonjour, je vais surement partir cet été en turquie et j'aurai voulu savoir le prix et savoir combien de temps de trajet en car il y a pour aller de ephese a bodrum et de bodrum a antalya.
Merci beaucoup pour vos réponses.
Charlot
Séjour de 12 jours à Istanbul et sur la côte égéenne English translation pending
Bonjour à touts et toutes,
Je pars avec une amie du 1er au 13 août en Turquie et nous avons élaboré un projet de séjour : "Istambul et la côte égéenne par 2 filles dans le vent et cultivées" 😉. Nous arrivons à Istambul et repartons de Bodrum. A la lecture des guides, j'avais initialement prévu l'itinéraire suivant :
- Istanbul avec des tonnes de choses à voir et à faire : la basilique Ste Sophie, le palais Topkapi, la mosquée bleue, la croisière sur le Bosphore, le Grand Bazar, les hammams , et bien sûr la vie nocturne - Pergame, l'un des plus beaux sites antiques du pays (acropole, asclépiéion). A 250 km d’Istanbul, via Bursa, 11 heures de bus. - Izmir, au bord de la mer Egée et proche d'Ephèse. Une mégalopole qui n'a pas l'air d'avoir énormément de charme mais étape pour d'autres visites - 575 km d’Istanbul, via Bursa, 9 heures de bus. - Ephèse, le site antique le mieux préservé et donc le plus visité de Turquie. Séjour à Selcuk (3 km) à 1 heure en bus d'Izmir. - De Selcuk, se rendre en bus à Pammukale (classé à l'UNESCO), site naturel et ruines de l'antique Hiérapolis. Site d'Aphrodisias assez proche qui a l'air très beau et beaucoup plus calme qu'Ephèse. - Bodrum, 3h30 en bus d'Izmir/3 heure de Selcuk. L'Halicarnasse de l'antiquité et la "nouvelle côte d'azur turque" : plages, touristes et vie nocturne...pour décompresser!
Je me rends bien compte que le parcours est trop ambitieux et nous n'avons évidemment pas envie de passer notre temps dans les bus et les diverses liaisons. Je vous sollicite donc pour savoir quelle étape je pourrai zapper en prenant notamment en compte le critère des déplacements. Entre Pergame et Pammukale mon coeur balance! J'aimerai découvrir Hiérapolis mais cela nous fait faire un sacré détour. Sinon, je pensais visiter Ephèse et Millet à partir d'Izmir mais la ville ne m'a pas l'air très attrayante. Que nous conseillez-vous ?
Enfin, nous envisagions de louer un appartement via Air BnB plutôt que d'aller à l'hôtel à Istambul. Avez-vous eu de bon retours sur ce site ?
Merci pour vos conseils !
Je pars avec une amie du 1er au 13 août en Turquie et nous avons élaboré un projet de séjour : "Istambul et la côte égéenne par 2 filles dans le vent et cultivées" 😉. Nous arrivons à Istambul et repartons de Bodrum. A la lecture des guides, j'avais initialement prévu l'itinéraire suivant :
- Istanbul avec des tonnes de choses à voir et à faire : la basilique Ste Sophie, le palais Topkapi, la mosquée bleue, la croisière sur le Bosphore, le Grand Bazar, les hammams , et bien sûr la vie nocturne - Pergame, l'un des plus beaux sites antiques du pays (acropole, asclépiéion). A 250 km d’Istanbul, via Bursa, 11 heures de bus. - Izmir, au bord de la mer Egée et proche d'Ephèse. Une mégalopole qui n'a pas l'air d'avoir énormément de charme mais étape pour d'autres visites - 575 km d’Istanbul, via Bursa, 9 heures de bus. - Ephèse, le site antique le mieux préservé et donc le plus visité de Turquie. Séjour à Selcuk (3 km) à 1 heure en bus d'Izmir. - De Selcuk, se rendre en bus à Pammukale (classé à l'UNESCO), site naturel et ruines de l'antique Hiérapolis. Site d'Aphrodisias assez proche qui a l'air très beau et beaucoup plus calme qu'Ephèse. - Bodrum, 3h30 en bus d'Izmir/3 heure de Selcuk. L'Halicarnasse de l'antiquité et la "nouvelle côte d'azur turque" : plages, touristes et vie nocturne...pour décompresser!
Je me rends bien compte que le parcours est trop ambitieux et nous n'avons évidemment pas envie de passer notre temps dans les bus et les diverses liaisons. Je vous sollicite donc pour savoir quelle étape je pourrai zapper en prenant notamment en compte le critère des déplacements. Entre Pergame et Pammukale mon coeur balance! J'aimerai découvrir Hiérapolis mais cela nous fait faire un sacré détour. Sinon, je pensais visiter Ephèse et Millet à partir d'Izmir mais la ville ne m'a pas l'air très attrayante. Que nous conseillez-vous ?
Enfin, nous envisagions de louer un appartement via Air BnB plutôt que d'aller à l'hôtel à Istambul. Avez-vous eu de bon retours sur ce site ?
Merci pour vos conseils !
Itinéraire de 3 semaines en Turquie English translation pending
Bonjour,
Voici mon itinéraire pour mon voyage de 3 semaines en Turquie. J'aimerais que vous jetiez un coup d'œil et me donniez des conseils sur mon itinéraire, sur les endroits pour dormir à petits budgets, sur le nightlife pas cher, sur les activités à ne pas manquer, sur les villes ou endroits que je peux passer vite ou ne pas visiter, sur les endroits à ne pas manquer. bref merci de votre aide.
Thrace et Mer de Marmara: 23 au 26 juin (3 à 4 jours)
- Arrivée: lundi le 23 juin à 10h15 à Istanbul (International Atatürk)
- Départà 6h20 de l’aéroport Sabiha vers Nevsehir (Cappadoce)
Visite :
- Istanbul (Pointe du sérail) : La première cour de Topkapi, Palais de Topkapi (Harem, Trésor), Musée archéologique (Traité deKadesh, Sarcophage d’Alexandre, Mihrab de Karaman), Sogukcesme Sokagi (maisonsottomanes), Fontaine d’Ahmet III, Hammam de Cagaloglu, Gare de Sirkeci.
- Istanbul (Sultanahmet) : Place Sultanahmet, la mosquée Bleu (Céramiques d’Iznik, Décor de la coupole, Vue descoupoles), Sainte-Sophie (Nef, Fontaine aux ablutions, Mosaïques), Citerne-Basilique, Bains de Roxelane, Vestiges et ruines du Palais du Boucoléon.
- Istanbul (Quartier du Bazar) : Bazar égyptien, Mosquée de Rustem Pasa, Nouvelle Mosquée, Corne d’Or Pont deGalata, Mosquée de Soliman le Magnifique (Salle de prière, Tombeau de Soliman), Place Beyazit, Grand Bazarjusqu’àEminönü.
- Istanbul (Beyoglu) : Tour de Galata, Hôtel Pera Palas, Couvent desMevlevis, Place Taksim, Istiklal Cadessi (quartier populaire).
- Istanbul (Grand Istanbul) : Remparts de Théodose, Palais de Dolmabahce (Escalier decristal, Salle de bain principale, Salle du Trône), Ortakoy, Pont du Bosphore, Forteresse de Roumélie, Ferry Traversée Europe à l’Asie.
- Îles des Princes (Buyukada) : plages desables, activités estivales, demeures de bois, plein-air
- Sile: station balnéaire de la mer Noire avec de belles plages de sable
Plus loin dans la région qui en vautle coup :
- Édirme: Festival et Championnat de luttede Kirkpinar MosquéeSelimiye (Coupole, Minaret, Minbar)
- Saframbolu :Village et maisons Ottoman
Activités :
- Bains Turcs (Hammam de Cemberlitas, Hammam de Gedik Pasa)
- Croisière sur le Bosphore en ferry (Panoramique d’Istanbul, Palais de Dolmabahce, Forteressede Roumélie, Forteresse d’Asie, Yenikoy, Beykoz, Anadolu Kavagi), Bateau deTuryol ou en bateau impérial
Auberges de jeunesse :
- TaksimSopha Hostel (13.21 $) : Kuloglu Mh. Aga Kulhani Sok. No:5 Taksim
- SohoHostel Istanbul (10.86 $) : Suslu Saksı Sok.no:5 34345 Beyoglu
- AgaHamam Hostel (12.55 $) : Kuloglu Mahallesi Turnacibasi Caddesi No 48, Taksim, Beyoglu
Nightlife :
- Ortakoy et Kurusesme (Restaurants et boîtes de nuits), Night-clubs le Sortie, le Reina, le Supperclub, l'Anjelique et le Blackk.
- Quartierde Beyoglu (Bars et cafés animés), Nightclub Peyote
- Taksim NightclubAraf
Cappadoce et Anatolie Centrale : (3 à 5 jours)
- Arrivéele 26 juin à 7h40 à l’aéroport de Nevsehir
- Départdans les alentours du 28 ou 29 juin en bus, en avion ou en stop vers la CôteMéditerranéenne
Visite :
- Nevsehiret environs : (Vallée de tuf érodé à Zelve, Villes souterrainestroglodytiques à Derinkuyu et à Kaymaklik, Cheminées de Fée à Urgup)
- Goreme : Chapelles et monastères rupestresde Cappadoce, Musé en plein-air de Goreme (Kizlar Manastiri, KaranlikKilise, Elmali Kilise)
- Hattousa :Ancienne capitale Hittite (Porte des Lions, Grand Temple, La Porte Royale
Activités :
- Envoléeen montgolfière
- Randonnéedans le secteur de Çavuşin ou d’Uçhisar
Côte Méditerranéenne : (6 à 8 jours)
- Arrivéeà Antalaya le 29 ou 30 juin
- Départdans les alentours du 6 ou 7 juillet en bus ou stop vers la région Égéenne
Visite :
- Dalyan :Bains de boue d’Ilica, plage dorée d’Iztuzu, les tortues de mer
- Fethiye: Animé, plage de Gemiler, plongée sous-marie, canotage, ruines et tombesrupestres, Voie Lycienne, Parapente à Orem
- Kayakoy :Ancienne ville grecque abandonnée
- Gorgede Saklikent : Descente en rappel, cascades, torrent
- OluDeniz : Eaux calmes, plage touristique, lagune, Vallée des Papillons, Faralyaet ses environs
- Kalkan :Plage de Patara, Xanthos, Létoon
- Kas :Îles de Kekova, Grotte Bleu, Plongée
- Antalaya : Plages, parcs, magasins, activités, port de plaisance, sites antiques dans les environs (Termessos, Pergé etAspendos)
- Kemer
- Çirali : flammes de Çiralı et stationbalnéaire Foca
Plus loin dans larégion qui en vaut le coup :
- Aspendos :Théâtre romain (Aqueduc, Théâtre)
- Sidé :Station balnéaire, ruines antiques, plages, Grand théâtre romain
- Alanya :Grande station balnéaire, Tour Rouge, Falaise et grottes
- Sagalassos : Vestiges gréco-romains
Côte Égéenne : (6 à 8 jours)
- Arrivéedans la région Égéenne le 6 ou 7 juillet
- Départdans les alentours du 12-13 juillet en bus, avion ou stop vers Istanbul Égéenne
Visite :
- Éphèse : Forteresse Byzantine deSelçuk, BasiliqueSt-Jean, Combats de chameaux à Aydin, Efes site archéologique (CitéeGrecque, Théâtre, Temple d’Hadrien, Bibliothèque de Celsus, Maison de la ViergeMarie), plage de Pamucak
- Pamukkale et Hiérapolis : Ruines d’Hiérapolis(Arc de Domiticien, Nécropole, Théâtre, Martyrium de Saint-Philippe), Source thermales, Piscine d’eau minérale, Vasque de Travertin blanc
- Aphrodisias : Temple d’Aphrodite, Stade, Tétrapylon
- Priène :Temple d’Athéna
- LacBafa : Pittoresque
- Altinkum :Populaire plage de sable, endroit de vacance et de fête, beaucoup de voyageurs
- Bodrum :Château St-Pierre (Collection d’amphore, Épave du bronze récent, Sallede l’épave aux verreries), Zone piéetonnière animée, Plages, Port de plaisance
- Halikarnasdisco (discothèque en plein-air au bord de l’eau de capacité de 5000personnes), Hammam de Bodrum, Les remparts, Péninsule de Bodrum (Forêts, falaises, plages de sable, sports nautiques, Vestiges Gumusluk, Ruines dePédasa, spécialités locale du port Yalikavak
- Marmaris :Plages bordée d’hôtels, Fleuron du touriste, Promenade, Marina luxueuse, ruedes bars, croisières, vieux quartier du Château, Bazar animée
Plus loin dans larégion qui en vaut le coup :
Côte Éolienne :
- Pergame :Acropole de Pergame (Remparts de la ville, Temple de Trajan, Autel de Zeux, Théhâtre)
- Truva :Cheval de Troie et ruines
- Stationbalnéaire d’ Alacati, Çesme
- Izmir
Activités :
- Croisièreen bateau
Istanbul: 13 et 14 juillet (1 à 2 jours)
- 13-14juillet visite d’Istanbul
Départ :lundi le 14 juillet à 12h15 d’Istanbul (International Atatürk)
Arrivée :lundi le 14 juillet à 15h30 à Montréal (YUL)
Voici mon itinéraire pour mon voyage de 3 semaines en Turquie. J'aimerais que vous jetiez un coup d'œil et me donniez des conseils sur mon itinéraire, sur les endroits pour dormir à petits budgets, sur le nightlife pas cher, sur les activités à ne pas manquer, sur les villes ou endroits que je peux passer vite ou ne pas visiter, sur les endroits à ne pas manquer. bref merci de votre aide.
Thrace et Mer de Marmara: 23 au 26 juin (3 à 4 jours)
- Arrivée: lundi le 23 juin à 10h15 à Istanbul (International Atatürk)
- Départà 6h20 de l’aéroport Sabiha vers Nevsehir (Cappadoce)
Visite :
- Istanbul (Pointe du sérail) : La première cour de Topkapi, Palais de Topkapi (Harem, Trésor), Musée archéologique (Traité deKadesh, Sarcophage d’Alexandre, Mihrab de Karaman), Sogukcesme Sokagi (maisonsottomanes), Fontaine d’Ahmet III, Hammam de Cagaloglu, Gare de Sirkeci.
- Istanbul (Sultanahmet) : Place Sultanahmet, la mosquée Bleu (Céramiques d’Iznik, Décor de la coupole, Vue descoupoles), Sainte-Sophie (Nef, Fontaine aux ablutions, Mosaïques), Citerne-Basilique, Bains de Roxelane, Vestiges et ruines du Palais du Boucoléon.
- Istanbul (Quartier du Bazar) : Bazar égyptien, Mosquée de Rustem Pasa, Nouvelle Mosquée, Corne d’Or Pont deGalata, Mosquée de Soliman le Magnifique (Salle de prière, Tombeau de Soliman), Place Beyazit, Grand Bazarjusqu’àEminönü.
- Istanbul (Beyoglu) : Tour de Galata, Hôtel Pera Palas, Couvent desMevlevis, Place Taksim, Istiklal Cadessi (quartier populaire).
- Istanbul (Grand Istanbul) : Remparts de Théodose, Palais de Dolmabahce (Escalier decristal, Salle de bain principale, Salle du Trône), Ortakoy, Pont du Bosphore, Forteresse de Roumélie, Ferry Traversée Europe à l’Asie.
- Îles des Princes (Buyukada) : plages desables, activités estivales, demeures de bois, plein-air
- Sile: station balnéaire de la mer Noire avec de belles plages de sable
Plus loin dans la région qui en vautle coup :
- Édirme: Festival et Championnat de luttede Kirkpinar MosquéeSelimiye (Coupole, Minaret, Minbar)
- Saframbolu :Village et maisons Ottoman
Activités :
- Bains Turcs (Hammam de Cemberlitas, Hammam de Gedik Pasa)
- Croisière sur le Bosphore en ferry (Panoramique d’Istanbul, Palais de Dolmabahce, Forteressede Roumélie, Forteresse d’Asie, Yenikoy, Beykoz, Anadolu Kavagi), Bateau deTuryol ou en bateau impérial
Auberges de jeunesse :
- TaksimSopha Hostel (13.21 $) : Kuloglu Mh. Aga Kulhani Sok. No:5 Taksim
- SohoHostel Istanbul (10.86 $) : Suslu Saksı Sok.no:5 34345 Beyoglu
- AgaHamam Hostel (12.55 $) : Kuloglu Mahallesi Turnacibasi Caddesi No 48, Taksim, Beyoglu
Nightlife :
- Ortakoy et Kurusesme (Restaurants et boîtes de nuits), Night-clubs le Sortie, le Reina, le Supperclub, l'Anjelique et le Blackk.
- Quartierde Beyoglu (Bars et cafés animés), Nightclub Peyote
- Taksim NightclubAraf
Cappadoce et Anatolie Centrale : (3 à 5 jours)
- Arrivéele 26 juin à 7h40 à l’aéroport de Nevsehir
- Départdans les alentours du 28 ou 29 juin en bus, en avion ou en stop vers la CôteMéditerranéenne
Visite :
- Nevsehiret environs : (Vallée de tuf érodé à Zelve, Villes souterrainestroglodytiques à Derinkuyu et à Kaymaklik, Cheminées de Fée à Urgup)
- Goreme : Chapelles et monastères rupestresde Cappadoce, Musé en plein-air de Goreme (Kizlar Manastiri, KaranlikKilise, Elmali Kilise)
- Hattousa :Ancienne capitale Hittite (Porte des Lions, Grand Temple, La Porte Royale
Activités :
- Envoléeen montgolfière
- Randonnéedans le secteur de Çavuşin ou d’Uçhisar
Côte Méditerranéenne : (6 à 8 jours)
- Arrivéeà Antalaya le 29 ou 30 juin
- Départdans les alentours du 6 ou 7 juillet en bus ou stop vers la région Égéenne
Visite :
- Dalyan :Bains de boue d’Ilica, plage dorée d’Iztuzu, les tortues de mer
- Fethiye: Animé, plage de Gemiler, plongée sous-marie, canotage, ruines et tombesrupestres, Voie Lycienne, Parapente à Orem
- Kayakoy :Ancienne ville grecque abandonnée
- Gorgede Saklikent : Descente en rappel, cascades, torrent
- OluDeniz : Eaux calmes, plage touristique, lagune, Vallée des Papillons, Faralyaet ses environs
- Kalkan :Plage de Patara, Xanthos, Létoon
- Kas :Îles de Kekova, Grotte Bleu, Plongée
- Antalaya : Plages, parcs, magasins, activités, port de plaisance, sites antiques dans les environs (Termessos, Pergé etAspendos)
- Kemer
- Çirali : flammes de Çiralı et stationbalnéaire Foca
Plus loin dans larégion qui en vaut le coup :
- Aspendos :Théâtre romain (Aqueduc, Théâtre)
- Sidé :Station balnéaire, ruines antiques, plages, Grand théâtre romain
- Alanya :Grande station balnéaire, Tour Rouge, Falaise et grottes
- Sagalassos : Vestiges gréco-romains
Côte Égéenne : (6 à 8 jours)
- Arrivéedans la région Égéenne le 6 ou 7 juillet
- Départdans les alentours du 12-13 juillet en bus, avion ou stop vers Istanbul Égéenne
Visite :
- Éphèse : Forteresse Byzantine deSelçuk, BasiliqueSt-Jean, Combats de chameaux à Aydin, Efes site archéologique (CitéeGrecque, Théâtre, Temple d’Hadrien, Bibliothèque de Celsus, Maison de la ViergeMarie), plage de Pamucak
- Pamukkale et Hiérapolis : Ruines d’Hiérapolis(Arc de Domiticien, Nécropole, Théâtre, Martyrium de Saint-Philippe), Source thermales, Piscine d’eau minérale, Vasque de Travertin blanc
- Aphrodisias : Temple d’Aphrodite, Stade, Tétrapylon
- Priène :Temple d’Athéna
- LacBafa : Pittoresque
- Altinkum :Populaire plage de sable, endroit de vacance et de fête, beaucoup de voyageurs
- Bodrum :Château St-Pierre (Collection d’amphore, Épave du bronze récent, Sallede l’épave aux verreries), Zone piéetonnière animée, Plages, Port de plaisance
- Halikarnasdisco (discothèque en plein-air au bord de l’eau de capacité de 5000personnes), Hammam de Bodrum, Les remparts, Péninsule de Bodrum (Forêts, falaises, plages de sable, sports nautiques, Vestiges Gumusluk, Ruines dePédasa, spécialités locale du port Yalikavak
- Marmaris :Plages bordée d’hôtels, Fleuron du touriste, Promenade, Marina luxueuse, ruedes bars, croisières, vieux quartier du Château, Bazar animée
Plus loin dans larégion qui en vaut le coup :
Côte Éolienne :
- Pergame :Acropole de Pergame (Remparts de la ville, Temple de Trajan, Autel de Zeux, Théhâtre)
- Truva :Cheval de Troie et ruines
- Stationbalnéaire d’ Alacati, Çesme
- Izmir
Activités :
- Croisièreen bateau
Istanbul: 13 et 14 juillet (1 à 2 jours)
- 13-14juillet visite d’Istanbul
Départ :lundi le 14 juillet à 12h15 d’Istanbul (International Atatürk)
Arrivée :lundi le 14 juillet à 15h30 à Montréal (YUL)
Dix jours en Turquie en avril 2012, aller en Cappadoce...? English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage en famille de 10 jours d'Istanbul à Istanbul. Où loger à Istanbul avez vous des adresses à Sultan Ahmet,
confortable propre simple ?
10 jours c'est court pour ne pas perdre de temps en transport mais les distances sont grandes !
Comment se rendre en Cappadoce en avion ? Peut on relier Kayseri à Denizli et comment ? Puis retour Denizli Istanbul
Merci de vos conseils, bonnes adresses...
Cinq jours d'Izmir à Canakkale et cinq jours à Istanbul English translation pending
Bonjour,
Je viens à peine de rentrer de Jordanie et l'envie de repartir est forte mais j'ai décidé de tourner mon regard vers la Turquie que je ne connais pas encore.
Je pense y passer une dizaine de jours du 12 au 22 Septembre donc c'est un programe assez limité. Je vis en Irlande donc j'ai trouvé un vol Dublin - Izmir et je pensais faire le périple suivant:
J0: Vol et visite d'Izmir, nuit à Izmir J1: Ephese, nuit à Izmir J2: Pergame, nuit à Bergama J3: Behramkale, nuit à Ayvacik J4: Plage probablement du côté de Bozcaada J5: Troie, nuit à Tevfikiye J6: Istanbul, nuit à Istanbul J7: Istabul, nuit à Istanbul J8: Istabul, nuit à Istanbul J9: Istabul, nuit à Istanbul J10: Istabul, vol vers Toulouse en début de soirée
Auriez-vous des conseils? Je ne sais pas trop si cela vaut le coup de dormir à Tevfikiye ou s'il vaut mieux trouver un bus ou prendre un vol (de Canakkale à Istanbul). Nous pouvons louer une voiture à Izmir mais comme nous n'y revenons pas, je ne sais pas si c'est une bonne idée.
Généralement, je préfère dormir sur les lieux ou proche, la veille au soir pour pouvoir visiter tôt le matin avant les flots touristiques :) Est-il faisable de lier les villes en fin de journée (sur le coup des 17/18 heures) plutôt qu'en matinée? Le trajet d'Ephèse à Pergame pourrait être un peu trop long...
Les trajets entre les villes sont-ils faisables en bus sans trop de changements? Prendre les transports en communs ne me gène pas, je l'ai fait en Égypte, au Liban et en Jordanie, mais c'est surtout que mal coordonnés, on y perd un temps précieux et quand on a que quelques jours...
Merci par avance,
Je viens à peine de rentrer de Jordanie et l'envie de repartir est forte mais j'ai décidé de tourner mon regard vers la Turquie que je ne connais pas encore.
Je pense y passer une dizaine de jours du 12 au 22 Septembre donc c'est un programe assez limité. Je vis en Irlande donc j'ai trouvé un vol Dublin - Izmir et je pensais faire le périple suivant:
J0: Vol et visite d'Izmir, nuit à Izmir J1: Ephese, nuit à Izmir J2: Pergame, nuit à Bergama J3: Behramkale, nuit à Ayvacik J4: Plage probablement du côté de Bozcaada J5: Troie, nuit à Tevfikiye J6: Istanbul, nuit à Istanbul J7: Istabul, nuit à Istanbul J8: Istabul, nuit à Istanbul J9: Istabul, nuit à Istanbul J10: Istabul, vol vers Toulouse en début de soirée
Auriez-vous des conseils? Je ne sais pas trop si cela vaut le coup de dormir à Tevfikiye ou s'il vaut mieux trouver un bus ou prendre un vol (de Canakkale à Istanbul). Nous pouvons louer une voiture à Izmir mais comme nous n'y revenons pas, je ne sais pas si c'est une bonne idée.
Généralement, je préfère dormir sur les lieux ou proche, la veille au soir pour pouvoir visiter tôt le matin avant les flots touristiques :) Est-il faisable de lier les villes en fin de journée (sur le coup des 17/18 heures) plutôt qu'en matinée? Le trajet d'Ephèse à Pergame pourrait être un peu trop long...
Les trajets entre les villes sont-ils faisables en bus sans trop de changements? Prendre les transports en communs ne me gène pas, je l'ai fait en Égypte, au Liban et en Jordanie, mais c'est surtout que mal coordonnés, on y perd un temps précieux et quand on a que quelques jours...
Merci par avance,
Transports pour visiter la Turquie English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi-même partons en voyage en Turquie pour trois semaines en juin 2019. Nous allons passer 6 jours complets à Istanbul (visite complète de la ville + croisière sur le Bosphore) avant de rejoindre la Cappadoce en bus de nuit pour 7 jours complets (cinq jours de randonnées pédestres itinérantes, un vol en montgolfière, cérémonie des Derviches tourneurs, balade à cheval au coucher du soleil du haut des vignes d'Avanos). Cette partie du voyage a été facile à organiser. Je peine un peu plus pour la suite. Il nous reste 7 jours à remplir et que nous avons envie d'occuper en visite de sites archéologiques gréco-romains. Mais nous ne serons pas véhiculés et je me rends-compte que certaines sites sont difficilement accessibles en transports publics.
Durant ces 7 derniers jours, nous aimerions faire : - Selçuk : 1 jour - Selçuk-Didymes : 1 jour - Didymes-Pamukkale : 1 jour - Pamukkale-Aphrodisias (en restant logé à Pamukkale) : 1 jour - Pamukkale-Antalya : 1 jour - Antalya-Aspendos : 1 jour - Antalya-Termessos : 1 jour
Pouvez-vous me confirmer qu'il existe bien des lignes de bus ou dolmuç à horaires réguliers pour faire ces liaisons. Et si non, certains d'entre vous ont-il pris des taxis ? Les prix sont-ils raisonnables ou prohibitifs ?
Merci d'avance pour vos réponses. Marie
Mon compagnon et moi-même partons en voyage en Turquie pour trois semaines en juin 2019. Nous allons passer 6 jours complets à Istanbul (visite complète de la ville + croisière sur le Bosphore) avant de rejoindre la Cappadoce en bus de nuit pour 7 jours complets (cinq jours de randonnées pédestres itinérantes, un vol en montgolfière, cérémonie des Derviches tourneurs, balade à cheval au coucher du soleil du haut des vignes d'Avanos). Cette partie du voyage a été facile à organiser. Je peine un peu plus pour la suite. Il nous reste 7 jours à remplir et que nous avons envie d'occuper en visite de sites archéologiques gréco-romains. Mais nous ne serons pas véhiculés et je me rends-compte que certaines sites sont difficilement accessibles en transports publics.
Durant ces 7 derniers jours, nous aimerions faire : - Selçuk : 1 jour - Selçuk-Didymes : 1 jour - Didymes-Pamukkale : 1 jour - Pamukkale-Aphrodisias (en restant logé à Pamukkale) : 1 jour - Pamukkale-Antalya : 1 jour - Antalya-Aspendos : 1 jour - Antalya-Termessos : 1 jour
Pouvez-vous me confirmer qu'il existe bien des lignes de bus ou dolmuç à horaires réguliers pour faire ces liaisons. Et si non, certains d'entre vous ont-il pris des taxis ? Les prix sont-ils raisonnables ou prohibitifs ?
Merci d'avance pour vos réponses. Marie
Se déplacer à partir de Bodrum (Turquie) English translation pending
Bonjour!
Je prépare 1 semaine de vacances en Turquie, fin Avril/début Mai.
C'est mon premier séjour dans ce pays, j'ai donc besoin de votre aide!!!
Je pense aller à Bodrum, à l'hotel Bantur. J'aimerais visiter les alentours, surtout Ephèse et Pammukale.
Quelqu'un a t-il séjourné dernièrement dans cet hôtel?
Y a t-il des bus pour se déplacer de Bodrum à Ephèse, Pammukale, etc...?
Avez-vous des tuyaux pour louer un scooter et une voiture sur Bodrum? Les tarifs?
Quel temps fait-il à Bodrum fin Avril/début Mai?
Merci de votre aide!
Merci de votre aide!
Quatorze jours en Turquie sans Istanbul: commentaires sur mon trajet? English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir écumé le site et commencé à parcourir un guide papier, j'ai monté un projet sommaire de parcours, sachant que contrairement à beaucoup d'autres internautes, j'exclus Istanbul (déjà visité 7 jours).
Le contexte : - arrivé à Izmir le samedi 7/05 à 21h30, départ de Ankara le dimanche 22/05 vers 12h00. Donc 14 jours pleins. - rien de réservé, mode sac à dos (solo), pensions, guest houses etc. Budget modeste. - je privilégie le patrimoine historique architectural et les paysages (la plage est très optionnelle) - je souhaite faire un voyage pas trop fatiguant donc avec un rythme raisonnable et en évitant les plans "compliqués", d'autant que je visite toujours plus longtemps que les touristes "moyens" - a priori, pas de location de voiture ou scooter envisagées - niveau sport, j'ai le PADI de base et je peux faire des randonnées de 3-4h.
Sachant tout cela, voici un parcours encore un peu trop long (trop long d'un jour sur le papier et sans doute un peu "juste" en général), et sans doute très classique. Pouvez-vous me dire ce que vous retireriez ou ajouteriez comme : - étape - comme visites sur les étapes mentionnées ?
Je mets aussi quelques questions au fil des étapes.
J1 : Izmir (nuit). -- question : je n'ai pas encore d'hôtel, avez-vous des suggestions en catégorie "budget" ? J2 : Izmir : kordon, parc, agora, port... J3 : matin, départ pour Pergame et visite d'Asclépiéion, Basilique rouge et Acropole -- question : 3 sites atteignables à pied ? J4 : matin, bus pour Selcuk (en passant par Izmir j'imagine) et visite d'Ephèse. J5 : Selcuk, excursion organisée Priene / Milet / Didyme -- question : ces 3 derniers sites valent-ils le coup ? Est-il facile de les visiter en indépendant ? J6 : Selcuk : marche/visite, basilique, mosquée, musée + Sirince (intéressant ?) J7 : matin, bus pour Pamukkale : Travertin, Hiérapolis J8 : Pamukkale : visiste Aphrodisias J9 : matin, bus pour Kas - kayak sur Ucagiz et marche/visite de la ville si possible J10 : Kas et ses environs : excursion/croisière îles et/ou randonnée et/ou plongée -- question : si seulement 2 jours à Kas, quelles "sorties" privilégier ? J11 : départ pour Antalya, visite des quartiers intéressants et/ou des sites environnants -- question : quels sites visiter en priorité ; en valent-ils la peine ? J12 : Antalya toujours, visite du musée, bus de nuit pour Goreme -- question pas de problème pour un bus de nuit ? Urgup est-il plus recommandé pour la praticité de visite de la région (logement, transports...) ? J13, 14, 15 : Cappadoce -- question : 3 jours sont-ils raisonnables ? Quels sont les sites / randonnées à ne pas manquer ? J16 : bus pour Ankara, visite du musée des civilisations anatoliennes -- question : autres visites intéressantes à Ankara ? (citadelle, autres musées ?) J17 (un jour de trop donc !!) : avion à 12h.
Dernière question : une idée de budget ? J'étais parti sur environ 600 € hors avion : - nourriture & boissons : 30TL /j (450TL) - pensions : 25TL /j (375TL) - bus : 200TL - entrées et excursions : 300TL ? - total : 1325TL = 600€
Merci de votre aide.
Julien
Après avoir écumé le site et commencé à parcourir un guide papier, j'ai monté un projet sommaire de parcours, sachant que contrairement à beaucoup d'autres internautes, j'exclus Istanbul (déjà visité 7 jours).
Le contexte : - arrivé à Izmir le samedi 7/05 à 21h30, départ de Ankara le dimanche 22/05 vers 12h00. Donc 14 jours pleins. - rien de réservé, mode sac à dos (solo), pensions, guest houses etc. Budget modeste. - je privilégie le patrimoine historique architectural et les paysages (la plage est très optionnelle) - je souhaite faire un voyage pas trop fatiguant donc avec un rythme raisonnable et en évitant les plans "compliqués", d'autant que je visite toujours plus longtemps que les touristes "moyens" - a priori, pas de location de voiture ou scooter envisagées - niveau sport, j'ai le PADI de base et je peux faire des randonnées de 3-4h.
Sachant tout cela, voici un parcours encore un peu trop long (trop long d'un jour sur le papier et sans doute un peu "juste" en général), et sans doute très classique. Pouvez-vous me dire ce que vous retireriez ou ajouteriez comme : - étape - comme visites sur les étapes mentionnées ?
Je mets aussi quelques questions au fil des étapes.
J1 : Izmir (nuit). -- question : je n'ai pas encore d'hôtel, avez-vous des suggestions en catégorie "budget" ? J2 : Izmir : kordon, parc, agora, port... J3 : matin, départ pour Pergame et visite d'Asclépiéion, Basilique rouge et Acropole -- question : 3 sites atteignables à pied ? J4 : matin, bus pour Selcuk (en passant par Izmir j'imagine) et visite d'Ephèse. J5 : Selcuk, excursion organisée Priene / Milet / Didyme -- question : ces 3 derniers sites valent-ils le coup ? Est-il facile de les visiter en indépendant ? J6 : Selcuk : marche/visite, basilique, mosquée, musée + Sirince (intéressant ?) J7 : matin, bus pour Pamukkale : Travertin, Hiérapolis J8 : Pamukkale : visiste Aphrodisias J9 : matin, bus pour Kas - kayak sur Ucagiz et marche/visite de la ville si possible J10 : Kas et ses environs : excursion/croisière îles et/ou randonnée et/ou plongée -- question : si seulement 2 jours à Kas, quelles "sorties" privilégier ? J11 : départ pour Antalya, visite des quartiers intéressants et/ou des sites environnants -- question : quels sites visiter en priorité ; en valent-ils la peine ? J12 : Antalya toujours, visite du musée, bus de nuit pour Goreme -- question pas de problème pour un bus de nuit ? Urgup est-il plus recommandé pour la praticité de visite de la région (logement, transports...) ? J13, 14, 15 : Cappadoce -- question : 3 jours sont-ils raisonnables ? Quels sont les sites / randonnées à ne pas manquer ? J16 : bus pour Ankara, visite du musée des civilisations anatoliennes -- question : autres visites intéressantes à Ankara ? (citadelle, autres musées ?) J17 (un jour de trop donc !!) : avion à 12h.
Dernière question : une idée de budget ? J'étais parti sur environ 600 € hors avion : - nourriture & boissons : 30TL /j (450TL) - pensions : 25TL /j (375TL) - bus : 200TL - entrées et excursions : 300TL ? - total : 1325TL = 600€
Merci de votre aide.
Julien
Turquie en camping-car au mois de juillet et août? English translation pending
Nous désirons aller en turquie cet été.
Nous possedons un vieux camping-car mercedes 608 de 1974
Nous voyagons à 4 (2 adultes+2enfants)
Etant donné l'ancienneté de notre bahut, nous avons l'intention
de rejoindre la turquie par bateau au départ d'italie.
Durée de notre séjour:7 semaines.
Auriez-vous quelques conseils d'itinéraires(surtout la côte)
quelques infos sur les compagnies maritimes.
On préfère le sauvage à la foule.
Voilà, et merci d'avance!
Voilà, et merci d'avance!