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Transnistrie: connaissez-vous ce pays fantôme? English translation pending
Bonjour à tous,
C’est le seul Etat non reconnu en Europe. J’y suis allé deux fois, notamment à Tiraspol, sa capitale. A chaque fois, ce fut un voyage pas comme les autres… Je n'ai jamais rencontré de touristes, connaissez-vous ce lieu? Fabrice
C’est le seul Etat non reconnu en Europe. J’y suis allé deux fois, notamment à Tiraspol, sa capitale. A chaque fois, ce fut un voyage pas comme les autres… Je n'ai jamais rencontré de touristes, connaissez-vous ce lieu? Fabrice
Transnistrie / Transdniestrie: y aller ou pas? English translation pending
Bonsoir,
suite, moins scabreuse😏, d'une discussion sur la Transnistrie / Transdniestrie (je n'ai toujours pas arrêté mon choix sur la dénomination, les deux sonnent bien). Donc... là, c'est pour de vrai !😄
Deux volets, l'un vraiment pratique, l'autre plus subjectif.
Premier volet : le formel. ( parce que nécessaire...)
Si je résume les informations que j'ai récoltées jusqu'à présent : - il faut un passeport, valide encore 6 mois après, mais pas de visa. - le plus simple est de s'y rendre depuis la Moldavie (Dubasari serait le passage le plus "facile" ?) et de repasser en Moldavie après (trop problématique de partir en Ukraine après).
C'est là que ça se corse... :
- durée du séjour. J'ai lu ici et là, qu'on ne pouvait y rester que quelques heures ; certains écrivent que le visa est pour 24 heures. Ce n'est vraiment pas possible de rester plus longtemps ? Cela m'étonne vraiment. N'ai-je pas eu de chance dans mes recherches ?
J'ai consulté les conseils aux voyageurs des ministères des affaires étrangères (je sais, parfois, j'aime me faire du mal😏) français, belge, suisse et canadien (les francophones, quoi !) : à force de hurler (si, si, je vous assure, ils hurlent !) de ne pas y aller, ils n'écrivent même pas comment s'y rendre !
- sécurité. Bon, n'imaginant pas les Transnistriens / dniestriens être des brutes épaisses, il s'agit donc plutôt des rapports avec les autorités. Simple corruption, banale, ou risques plus importants (genre une bonne nuit au trou pour avoir traversé hors les clous ?). - la voiture. Mieux vaut-il la laisser en Moldavie et aller en Transnistrie / dniestrie en bus ? Une voiture particulière ne risque-t-elle pas de multiplier les sources de désagréments (j'aime bien ce mot depuis quelques jours😏) ?
Deuxième volet : l'informel. (parce qu'indispensable)
À vrai dire, j'hésite beaucoup. Non pas par crainte, mais parce que je n'arrive pas encore à définir ma démarche. Pourquoi y aller ou pourquoi ne pas y aller ? To go or not to go, dirait l'autre...
Je ne sais pas encore ce que je recherche, et cela est fondamental pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'est, à la base, de la curiosité (pas du voyeurisme, hein !). Mais il faut lui donner du sens... C'est certain que la réponse est quelque part au fond de mon esprit, mais... parfois j'avoue qu'un guide touristique serait utile pour naviguer dans ces méandres.😕
Les témoignages sur les forums ne m'y aident pas vraiment, et j'avoue être passablement agacée par les remarques, très courantes, du type « j'y étais mais n'y allez pas !)
Alors, à ceux qui y étaient : pourquoi y êtes-vous allés ? À ceux qui envisagent d'y aller : pourquoi y iriez-vous ?
Des idées de lecture, pour avancer dans ma réflexion ? Xavier Deleu, Transnistrie, la poudrière de l'Europe, Paris, 2005. ? Frédéric Delorca, Transnistrie : Voyage Officiel au Pays des Derniers Soviets, Paris, 2009 ? autre ?
Merci d'avance.
suite, moins scabreuse😏, d'une discussion sur la Transnistrie / Transdniestrie (je n'ai toujours pas arrêté mon choix sur la dénomination, les deux sonnent bien). Donc... là, c'est pour de vrai !😄
Deux volets, l'un vraiment pratique, l'autre plus subjectif.
Premier volet : le formel. ( parce que nécessaire...)
Si je résume les informations que j'ai récoltées jusqu'à présent : - il faut un passeport, valide encore 6 mois après, mais pas de visa. - le plus simple est de s'y rendre depuis la Moldavie (Dubasari serait le passage le plus "facile" ?) et de repasser en Moldavie après (trop problématique de partir en Ukraine après).
C'est là que ça se corse... :
- durée du séjour. J'ai lu ici et là, qu'on ne pouvait y rester que quelques heures ; certains écrivent que le visa est pour 24 heures. Ce n'est vraiment pas possible de rester plus longtemps ? Cela m'étonne vraiment. N'ai-je pas eu de chance dans mes recherches ?
J'ai consulté les conseils aux voyageurs des ministères des affaires étrangères (je sais, parfois, j'aime me faire du mal😏) français, belge, suisse et canadien (les francophones, quoi !) : à force de hurler (si, si, je vous assure, ils hurlent !) de ne pas y aller, ils n'écrivent même pas comment s'y rendre !
- sécurité. Bon, n'imaginant pas les Transnistriens / dniestriens être des brutes épaisses, il s'agit donc plutôt des rapports avec les autorités. Simple corruption, banale, ou risques plus importants (genre une bonne nuit au trou pour avoir traversé hors les clous ?). - la voiture. Mieux vaut-il la laisser en Moldavie et aller en Transnistrie / dniestrie en bus ? Une voiture particulière ne risque-t-elle pas de multiplier les sources de désagréments (j'aime bien ce mot depuis quelques jours😏) ?
Deuxième volet : l'informel. (parce qu'indispensable)
À vrai dire, j'hésite beaucoup. Non pas par crainte, mais parce que je n'arrive pas encore à définir ma démarche. Pourquoi y aller ou pourquoi ne pas y aller ? To go or not to go, dirait l'autre...
Je ne sais pas encore ce que je recherche, et cela est fondamental pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'est, à la base, de la curiosité (pas du voyeurisme, hein !). Mais il faut lui donner du sens... C'est certain que la réponse est quelque part au fond de mon esprit, mais... parfois j'avoue qu'un guide touristique serait utile pour naviguer dans ces méandres.😕
Les témoignages sur les forums ne m'y aident pas vraiment, et j'avoue être passablement agacée par les remarques, très courantes, du type « j'y étais mais n'y allez pas !)
Alors, à ceux qui y étaient : pourquoi y êtes-vous allés ? À ceux qui envisagent d'y aller : pourquoi y iriez-vous ?
Des idées de lecture, pour avancer dans ma réflexion ? Xavier Deleu, Transnistrie, la poudrière de l'Europe, Paris, 2005. ? Frédéric Delorca, Transnistrie : Voyage Officiel au Pays des Derniers Soviets, Paris, 2009 ? autre ?
Merci d'avance.
Transnistrie en provenance de l'Ukraine English translation pending
Bonjour à tous,
Il existe déjà plusieurs posts à ce sujet mais la situation politique de l'Ukraine et de la Moldavie changeant beaucoup ces derniers temps, je prends la responsabilité d'en créer un nouveau. Je fais cet été un trip dans quelques pays de l'Est et je dois me retrouver dans le courant du mois d'Août à Odessa. Je souhaite de là-bas, aller à Tiraspol en Transnistrie. Des liaisons en car existeraient. Bonne nouvelle, l'Ukraine et la Moldavie ne demandent plus de visas pour les ressortissants de l'UE. Les routards avisés connaissent tous les problèmes des checkpoints entre cette partie de la Moldavie et l'Ukraine. Selon les différents forums, témoignages, blogs et sites des ministères des affaires étrangères européens, on est très souvent racketté aux différents postes-frontières (argent, vodka, etc...). Le refus de payer les soi-disant visas entraînent fouilles, arrestations de quelques heures au commissariat et quelques légères brimades. Le visa délivré, on aurait un droit de passage de 10 heures dans le "pays" après lequel il faut s'enregistrer au bureau des migrations à Tiraspol et payer encore une sorte de carte touristique. Ensuite, pour quitter la Transnistrie pour aller vers Chisinau. Là encore, il semblerait que les conditions d'entrée en Moldavie en provenance de Transnistrie contraint à posséder une certaine somme d'argent (à définir).
Je ne fais dans ce post de résumer les différentes histoires que j'ai pu lire sur le web. Mon post a pour but d'obtenir une information la plus à jour possible et aussi de démentir certaines exagérations
Merci d'avance pour vos réponses
Chérif
Il existe déjà plusieurs posts à ce sujet mais la situation politique de l'Ukraine et de la Moldavie changeant beaucoup ces derniers temps, je prends la responsabilité d'en créer un nouveau. Je fais cet été un trip dans quelques pays de l'Est et je dois me retrouver dans le courant du mois d'Août à Odessa. Je souhaite de là-bas, aller à Tiraspol en Transnistrie. Des liaisons en car existeraient. Bonne nouvelle, l'Ukraine et la Moldavie ne demandent plus de visas pour les ressortissants de l'UE. Les routards avisés connaissent tous les problèmes des checkpoints entre cette partie de la Moldavie et l'Ukraine. Selon les différents forums, témoignages, blogs et sites des ministères des affaires étrangères européens, on est très souvent racketté aux différents postes-frontières (argent, vodka, etc...). Le refus de payer les soi-disant visas entraînent fouilles, arrestations de quelques heures au commissariat et quelques légères brimades. Le visa délivré, on aurait un droit de passage de 10 heures dans le "pays" après lequel il faut s'enregistrer au bureau des migrations à Tiraspol et payer encore une sorte de carte touristique. Ensuite, pour quitter la Transnistrie pour aller vers Chisinau. Là encore, il semblerait que les conditions d'entrée en Moldavie en provenance de Transnistrie contraint à posséder une certaine somme d'argent (à définir).
Je ne fais dans ce post de résumer les différentes histoires que j'ai pu lire sur le web. Mon post a pour but d'obtenir une information la plus à jour possible et aussi de démentir certaines exagérations
Merci d'avance pour vos réponses
Chérif
Transnistrie en Moldavie depuis l'Ukraine sans visa moldave English translation pending
Bonjour,
ayant fait un court séjour en Ukraine en début Juillet, un espagnol rencontré la-bas m'a parlé de cet étrange pays. J'ai essayé alors d'y aller par un bus d'odessa mais le bus partait trop tard (12h, arrivée 17h) . Cette fois ci je visite la Roumanie début Aout et si j'y vais seul, ce qui sera certainement le cas, je vais retenter l'espérience (avec succès j'espere).
Alors voila, d'abord quelqu'un est-il déja aller en Transnistrie par l'Ukraine sans Visa moldave? Si les douaniers cherchent à causer des ennuis, quelle est l'attitude à adopter, payer ou pas ?
Je pense cette fois ci trouver une ville non loin de la frontiere pour y passer la nuit et prendre un bus le matin, quel endroit me conseiller vous?
La Transnistrie English translation pending
J'ai vu tout à l'heure sur i-television, un échange sur la Transnistrie.
Un livre vient de sortir sur le sujet "Transnistrie : La poudrière de l'Europe" de Xavier Deleu.
EN gros la transnistrie est une bande de terre le long du Dniestr, capitale Tiraspol. Ca se passe à la frontière Est de la Moldavie, en limite de l'Ukraine. Il semble que ce soit un état autoproclamé, encore quasi soviétique, et en tout cas très russifié. Il est séparé de la Russie par l'Ukraine. Il semble qu'il y ait des quantités d'armes, certaines bien identifiées par Moscou, d'autres fabriquées hors de tout contrôle.
Une fois l'UE étendue à la Roumanie (2008), ce quasi-état sera à nos frontières extérieures....
Quelqu'un est il allé par là ? en sait-il plus ?
Marseil. 😇
Un livre vient de sortir sur le sujet "Transnistrie : La poudrière de l'Europe" de Xavier Deleu.
EN gros la transnistrie est une bande de terre le long du Dniestr, capitale Tiraspol. Ca se passe à la frontière Est de la Moldavie, en limite de l'Ukraine. Il semble que ce soit un état autoproclamé, encore quasi soviétique, et en tout cas très russifié. Il est séparé de la Russie par l'Ukraine. Il semble qu'il y ait des quantités d'armes, certaines bien identifiées par Moscou, d'autres fabriquées hors de tout contrôle.
Une fois l'UE étendue à la Roumanie (2008), ce quasi-état sera à nos frontières extérieures....
Quelqu'un est il allé par là ? en sait-il plus ?
Marseil. 😇
Crossing into Transnistria
Hi,
Has anyone recently traveled to Transnistria (Tiraspol) from Chisinau? I’d like to know how it goes. I know there’s a migration card, but what about cash?
Thanks!
Has anyone recently traveled to Transnistria (Tiraspol) from Chisinau? I’d like to know how it goes. I know there’s a migration card, but what about cash?
Thanks!
Moldavie et Transnistrie à moto et passage frontière English translation pending
Bonjour à tous,
Je projette de partir pour la Moldavie d'ici la mi mai en moto. Je lis tout et son contraire sur la Transnitrie. Est ce possible d'y passer sans problème? Quels documents doit on posséder pour passer la frontière, y a-t-il une vraie frontière avec des douaniers et sont ils sourcilleux? Quelle monnaie?
merci d'avance pour vos réponses.
Patrice GEORGES.
Je projette de partir pour la Moldavie d'ici la mi mai en moto. Je lis tout et son contraire sur la Transnitrie. Est ce possible d'y passer sans problème? Quels documents doit on posséder pour passer la frontière, y a-t-il une vraie frontière avec des douaniers et sont ils sourcilleux? Quelle monnaie?
merci d'avance pour vos réponses.
Patrice GEORGES.
Roumanie - Moldavie - Transnistrie English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je vous écris ce petit mail car j'ai besoin d’informations concernant un road trip solo en Roumanie, Moldavie et Transnistrie. J'ai trois semaines de congés à partir du 2 août et j'ai commencé à établir un petit plan de route. Je précise que je ne louerai la voiture que pour la Roumanie. Chisinau et la Transnistrie se feront en bus. A l'heure actuelle ne sachant combien de jours cela va me rendre, je n'ai pas pris mes billets d'avion mais cela ne serait tardé dès que j'aurai une estimation de la durée du voyage. Je tiens à dire que j'aime la route et que cela ne me dérange pas de faire des kilomètres. J'ai déjà conduit dans les Balkans (Athènes jusqu'à Toulouse en passant par F.Y.R.O.M / Kosovo / Monténégro / Croatie / Bosnie / Slovénie) en 12 jours en 2008 et l'été 2012, j'ai fait 4500 km au Canada également en 15 jours. Voici les endroits que j'aimerai visiter en priorité:
- Bucarest (Je prends la voiture de location et je taille la route) - Arrivée à Bucarest – Train de nuit pour Chisinau - Chisinau à Tiraspol en Bus. (2 nuits sur place) - Tiraspol – Chisinau – Iasi (je loue la voiture à Iasi) - Manastirea Voronet, Humor, Sucevita, Moldovita et Dragormita dans la Bucovine. - Surdesti, Sapanta, Barsana, Rozavlea et Ieud dans les Maramures. - Mine de Sel de Turda - Château Corvinilor à Hunedoara - Sibiu - Biertan - Sighisoara - Viscri - Citadelle de Poienari par la Transfagarasan jusqu'à Curtea de Arges - Château de Bran et de Peles - Retour en France.
Si vous avez également des adresses d’hébergement chez l’habitant, je suis preneur car les hôtels, je ne veux pas….sauf cas d’urgence extrême ! Merci d’avance pour votre aide et vos précieux conseils !
Fred
Je vous écris ce petit mail car j'ai besoin d’informations concernant un road trip solo en Roumanie, Moldavie et Transnistrie. J'ai trois semaines de congés à partir du 2 août et j'ai commencé à établir un petit plan de route. Je précise que je ne louerai la voiture que pour la Roumanie. Chisinau et la Transnistrie se feront en bus. A l'heure actuelle ne sachant combien de jours cela va me rendre, je n'ai pas pris mes billets d'avion mais cela ne serait tardé dès que j'aurai une estimation de la durée du voyage. Je tiens à dire que j'aime la route et que cela ne me dérange pas de faire des kilomètres. J'ai déjà conduit dans les Balkans (Athènes jusqu'à Toulouse en passant par F.Y.R.O.M / Kosovo / Monténégro / Croatie / Bosnie / Slovénie) en 12 jours en 2008 et l'été 2012, j'ai fait 4500 km au Canada également en 15 jours. Voici les endroits que j'aimerai visiter en priorité:
- Bucarest (Je prends la voiture de location et je taille la route) - Arrivée à Bucarest – Train de nuit pour Chisinau - Chisinau à Tiraspol en Bus. (2 nuits sur place) - Tiraspol – Chisinau – Iasi (je loue la voiture à Iasi) - Manastirea Voronet, Humor, Sucevita, Moldovita et Dragormita dans la Bucovine. - Surdesti, Sapanta, Barsana, Rozavlea et Ieud dans les Maramures. - Mine de Sel de Turda - Château Corvinilor à Hunedoara - Sibiu - Biertan - Sighisoara - Viscri - Citadelle de Poienari par la Transfagarasan jusqu'à Curtea de Arges - Château de Bran et de Peles - Retour en France.
Si vous avez également des adresses d’hébergement chez l’habitant, je suis preneur car les hôtels, je ne veux pas….sauf cas d’urgence extrême ! Merci d’avance pour votre aide et vos précieux conseils !
Fred
Moldavie et Transnistrie étant diabétique? English translation pending
Bonjour,
J’envisage de visiter la Moldavie cet été. Je compte m’y rendre en voiture.
- Je souhaite aller à Chisinau, en Gagaouzie et peut-être un après-midi à Tiraspol. Les routes sont-elles correctement praticables ? Y’a-til des problèmes de sécurité générale ?
- Etant diabétique de type 1 (insulino dépendant), je dois emmener avec moi une quantité importante de médicaments (insuline, aiguilles, compresses, matériel divers pour le diabète…) : cela peut-il me poser des problèmes aux douanes ? Dois-je avoir une autorisation spéciale ? En cas de problème de santé, où puis-je m’adresser en urgence ?
- Quel comportement adopter en cas de contrôle par des policiers verreux ? Comment procéder, concretement, quand on donne un pot de vin aux flics ? On glisse un billet dans le passeport ?
- Je souhaite ensuite me rendre à Tiraspol quelques heures. Cela est-il raisonnable ? Partant de Chisinau, quelle route (et quel poste frontière) me conseillez-vous d’emprunter ? Quelles formalités ? Est-ce vraiment dangereux ? Qui peut faire part de son expérience ?
- Je visite Odessa auparavant. Par quelle route me conseillez-vous d’arriver en Moldavie, pour éviter de traverser la Transnistrie (car je ne veux pas aller ailleurs qu'à Tiraspol en Transnistrie)?
Ca en fait des questions !!!! Si certains veulent y répondre, même en partie, un gros MERCI !!!
J’envisage de visiter la Moldavie cet été. Je compte m’y rendre en voiture.
- Je souhaite aller à Chisinau, en Gagaouzie et peut-être un après-midi à Tiraspol. Les routes sont-elles correctement praticables ? Y’a-til des problèmes de sécurité générale ?
- Etant diabétique de type 1 (insulino dépendant), je dois emmener avec moi une quantité importante de médicaments (insuline, aiguilles, compresses, matériel divers pour le diabète…) : cela peut-il me poser des problèmes aux douanes ? Dois-je avoir une autorisation spéciale ? En cas de problème de santé, où puis-je m’adresser en urgence ?
- Quel comportement adopter en cas de contrôle par des policiers verreux ? Comment procéder, concretement, quand on donne un pot de vin aux flics ? On glisse un billet dans le passeport ?
- Je souhaite ensuite me rendre à Tiraspol quelques heures. Cela est-il raisonnable ? Partant de Chisinau, quelle route (et quel poste frontière) me conseillez-vous d’emprunter ? Quelles formalités ? Est-ce vraiment dangereux ? Qui peut faire part de son expérience ?
- Je visite Odessa auparavant. Par quelle route me conseillez-vous d’arriver en Moldavie, pour éviter de traverser la Transnistrie (car je ne veux pas aller ailleurs qu'à Tiraspol en Transnistrie)?
Ca en fait des questions !!!! Si certains veulent y répondre, même en partie, un gros MERCI !!!
Voyage Moldavie-Ukraine: Transnistrie et Odessa English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars avec un ami en Moldavie, mardi prochain, pour une semaine. Nous n'avons pas vraiment fait de plan de route, seulement coché deux étapes : la Transnistrie et une petite virée à Odessa qui nous tient à cœur.
Nous avons quelques petites questions concernant les passages de "frontières". Nous envisageons de faire Chisinau – Tiraspol en bus. J'ai lu l'ensemble des posts sur le sujet. Nous souhaitions cependant savoir si il était compliqué d'obtenir un "visa" pour rester un peu plus de 24h en Transnistrie ?
Par ailleurs, nous souhaitons faire Tiraspol – Odessa en bus. Est-ce que cela vous paraît envisageable ou non ? Existe-t-il un problème si on entre en Transnistrie par la Moldavie et qu'on en ressort par la frontière ukrainienne ?
D'autre part, pour le retour Odessa – Chisinau, nous souhaitions prendre le train Odessa – Tiraspol – Chisinau. Est-ce que quelqu'un connaît les horaires et la fréquence de ce train ?
Enfin, ceci est un petit message pour les expat' français basés à Chisinau. Si certains d'entre vous souhaitent qu'on leur ramène quelques courses, objets de France il n'y a pas de pb ! Il nous reste un peu de place dans les bagages ! Nous pourrons nous donner rdv à Chisinau (nous arrivons à 12h à l'aéroport). Envoyez moi vos demandes assez rapidement en MP.
Voilà,
Merci pour vos réponses,
Arnaud
Je pars avec un ami en Moldavie, mardi prochain, pour une semaine. Nous n'avons pas vraiment fait de plan de route, seulement coché deux étapes : la Transnistrie et une petite virée à Odessa qui nous tient à cœur.
Nous avons quelques petites questions concernant les passages de "frontières". Nous envisageons de faire Chisinau – Tiraspol en bus. J'ai lu l'ensemble des posts sur le sujet. Nous souhaitions cependant savoir si il était compliqué d'obtenir un "visa" pour rester un peu plus de 24h en Transnistrie ?
Par ailleurs, nous souhaitons faire Tiraspol – Odessa en bus. Est-ce que cela vous paraît envisageable ou non ? Existe-t-il un problème si on entre en Transnistrie par la Moldavie et qu'on en ressort par la frontière ukrainienne ?
D'autre part, pour le retour Odessa – Chisinau, nous souhaitions prendre le train Odessa – Tiraspol – Chisinau. Est-ce que quelqu'un connaît les horaires et la fréquence de ce train ?
Enfin, ceci est un petit message pour les expat' français basés à Chisinau. Si certains d'entre vous souhaitent qu'on leur ramène quelques courses, objets de France il n'y a pas de pb ! Il nous reste un peu de place dans les bagages ! Nous pourrons nous donner rdv à Chisinau (nous arrivons à 12h à l'aéroport). Envoyez moi vos demandes assez rapidement en MP.
Voilà,
Merci pour vos réponses,
Arnaud
Qui est allé en Transnistrie? English translation pending
Bonsoir a tous ,
Certains d'entre vous seraient ils allés en Transnistrie ? et si oui pourraot on nous envoyer quelques photos ou quelques retours que ce soit ? Merci
Nasty
PS la rubrique formalites administratives n'est pas appropriée mais quoi mettre d'autre ...
Photos de Tiraspol en Transnistrie English translation pending
Bonjour ;
Quelques photos de mon passage à Tiraspol en Transnistrie.
http://www.llukasz.com/Transnistria.htm
@+
http://www.llukasz.com/Transnistria.htm
@+
Passer à Tiraspol (Transnistrie moldave) avec une voiture aux plaques françaises? English translation pending
bonjour
nous serons en Moldavie avec ma voiture personnelle toujours en immatriculation Française.
il y a t il des risques pour passer en transnitirie avec des plaques Françaises
merci
nous serons en Moldavie avec ma voiture personnelle toujours en immatriculation Française.
il y a t il des risques pour passer en transnitirie avec des plaques Françaises
merci
Tombée enceinte en plein voyage en stop... en Transnistrie (Moldavie) English translation pending
bonjour a tous!
nous sommes un couple en voyage autour de l europe en stop. on a deja traverse l allemagne, la pologne, l ukraine, la roumanie, la moldavie. nous devions continuer par la bulgarie, istanbul, les balkans bosnie kosovo, albanie etc puis retour en france par l italie (pour faire court) Or, la nouvelle est tombee, le test de grossesse est positif. nous sommes en transnitrie, a cote de tiraspol. On est heberge par u gars qui vit sans eau courante et on dors sous la tente, donc pour les conditionas d hygiene optimals on repassera...! il faudrait faire une prise de sang, on le fera en roumanie, dans l union europene. Nous ne voulons pas interompre ce voyage d autant que du coup c est le derneir en stop! que dvons nous faire au niveau medical? quelles analyses? voir un medecin? une echo? quelles precautions sanitaire prendre? comment declarer la grossesse a la CAF? on est en stop, camping sauvage et couchsurfing.... on doit rentrer mi janvier...
si quelqu un a un debut de reponse...
merci d avance!
nous sommes un couple en voyage autour de l europe en stop. on a deja traverse l allemagne, la pologne, l ukraine, la roumanie, la moldavie. nous devions continuer par la bulgarie, istanbul, les balkans bosnie kosovo, albanie etc puis retour en france par l italie (pour faire court) Or, la nouvelle est tombee, le test de grossesse est positif. nous sommes en transnitrie, a cote de tiraspol. On est heberge par u gars qui vit sans eau courante et on dors sous la tente, donc pour les conditionas d hygiene optimals on repassera...! il faudrait faire une prise de sang, on le fera en roumanie, dans l union europene. Nous ne voulons pas interompre ce voyage d autant que du coup c est le derneir en stop! que dvons nous faire au niveau medical? quelles analyses? voir un medecin? une echo? quelles precautions sanitaire prendre? comment declarer la grossesse a la CAF? on est en stop, camping sauvage et couchsurfing.... on doit rentrer mi janvier...
si quelqu un a un debut de reponse...
merci d avance!
De Marseille à Marseille via Odesa (Roumanie, Moldavie, Transnistrie, Ukraine et Balkans) English translation pending
L'enfer, c'est les autres... NON ! L'enfer c'est les camionneurs !
Sans déconner !! Ils sont dangereux, c'est des fadas !
Bon, par ou commencer ?
Je suis parti mardi a 16h, direction Grasse . Trajet très rapide et très sympa .
Soirée barbecue sur la colline, ambiance familial, nickel pour se reposer.
Mon dos ayant tenu le coup je décide de tenter le coup et attaque la journée de mercredi avec pour objectif Verona.
Projet fou mais réalisé presque sans encombres …
4 haltes, 512kms au total pour une moyenne de 78kms/h.
A la sortie de Genova, la pluie commence a tomber... Bien sur je suis super bien équipé de mon imper qui est dans le top case. Je roule donc sous l'averse jusqu'à une aire de repos ou je me change dans les wc pour découvrir un grand soleil en sortant des toilettes...
J'arrive a destination sous le déluge et ne vois de la ville de « Roméo et Juliette » qu'un canal débordant et de la grisaille.
Esquinté, je parcours le web dans ma chambre d’hôtel à l'étude des sites de météo.
19/04 Les plaines du nord de l’Italie s'avèrent ennuyeuses par l’autoroute. Mais dès que je me rapproche de la Slovénie j'en prends plein la gueule ! Les collines vallonnées m'accompagnent jusqu'à Ljubljana ou je décide de faire une pause repas. Je quitte cet autoroute que je commence à maudire et m'avance dans une paisible capitale à la taille ridiculement petite. Du haut d'un pont à son entrée, j'en vois la sortie. Je me gare dans un parking sous terrain et m'aventure sur la place de l’université. Derrière celle ci, une rivière traverse paisiblement cette calme ville. Un marché au livre sur une place attire mon attention mais les prix français et mon niveau exceptionnel me rappelle à l'ordre quand à des dépenses inutiles. Sous une brise délicate je déjeune dans un cadre plaisant avant de me ramasser une averse... Je suis séduit par cette ville et me promet d'y consacrer un jour la journée qu'il doit falloir pour la visiter. Je reprends la route sous la pluie, la grosse pluie sur une autoroute de « montagne »! Je flippe pendant 20 minute ne sachant pas comment gérer ça.... Ne pouvant réduire ma vitesse a cause des camions me talonnant et les essuies-glace étant en option sur les casques de moto, j'avance tendu comme un arc... L'approche de la frontière Croatie est sublime, les collines sont serties de forets a la touffure impressionnantes, ça me rappelle la jungle birmane vers Myitkyina ou j'avais été impressionné par l’épaisseur et le condensé de la végétation( qu'une seule envie tout défoncer au coupe coupe). J'avais oublier à quel point les douaniers et moi ça faisait 2.... Apparemment changer de files 3 fois et faire des demis tours sur les mauvaises voies n'est pas une méthode pouvant les faire sourire... C'est une fois passé la frontière croate que je me rends compte avoir traverser le pays sans payes aux péages... Après vérification sur internet, on est supposé acheter une vignette donnant droit a l'emprunt de ces autoroutes.... Une bonne économie qui m'aurait coûté entre 150 et 800 E d'amendes si j'avais été malchanceux ! L'homologue du Mistral me souhaite la bienvenue aux alentours de Zagreb et je pénètre finalement dans la ville pour loger dans un hostel dans la banlieue. C'est fou comme on se sent chez soi dans une cité HLM ! En buvant l'apéro j’hallucine en découvrant ranger sur le trottoir devant une maison des bûches coupées entassées sous un abris.
20/04 Ah, mon vier !!!!! J'avais oublier à quel point ca peut puer le matin dans un dortoir ou une guest house ou les routard ont dormis en laisser leurs affaires à masserer... L'odeur de fennec sauvage a l'avantage de me permettre de prendre la route à 6H30. Note pour plus tard, ne pas insulter les gens qui m'ont fait une queue de poisson... Note pour plus tard, ne surtout pas cracher sur leur voiture... J'avais oublié la presence de mon casque.... Autoroute, autoroute, je joue à « saute camion ». Vers Slavonski Brod je fais une pause café et un prof de lycée me branche sur ma moto en expliquant a ses élèves mon parcours. MOI, modeste comme un aixois je pavane devant les gamin en me la jouant aventurier blasé... Je passe enfin la frontière et change de monde, pas de paysage malheureusement ! Mais de vie ! Mis à part les Porsches Cayenne 4 je voyage dans le temps débarque dans les années 60, j'ai l'impression que les stations services sont celle que nous décrit Roger Vailland dans « 325000 francs » Le bitume dès le poste frontière change d'aspect, il reste propre mais la couleur en est délavé. J'arrive enfin vers midi à Beograd. 390km en 6h d’autoroute croate ce n'est rien comparé au oaï de la circulation que je subit en transpirant. L'architecture routière est folle, l'urbanisation délicieusement démente. La conduite serbe.... !!!! Ça sent le risque partout, les cousins de nos roms marseillais sont la pour nettoyer les pares-brises. « Et non ! Et non les gars, y'a pas de vitre sur les motos françaises!!! » Les femmes sont belles, les hommes ont des têtes de tueur... Je me cale dans un dortoir, gare la moto au parking et me lance à l'assaut de la ville. Ça y est l'aventure peut commencer ! Putain de pluie ! Mon assaut sur la ville aura été d'une brièveté extrême. Pris d'une crise d'allergie surpuissant je me refugie au dortoir ou j'attends que la pluie cesse en bouquinant. Ce qui est cool, dans les « hostels », c'est leur transposabilité. Que ce soit à Reykjavík, à Yerevan, à Beyrouth ou ici. On y trouve toujours un anglais fumant une clope et cuvant sa gueule de bois de la veille. Choisir de loger dans ce système de « guest house », c'est garantir les rencontre, les sorties et l'alcool. Certe cela reste des amis à usage unique, dont on ne retient même pas les noms mais parfois comme ce soir on ne fait pas qu’écluser les bars et on découvre des lieux atypiques. Vers 20h30 je pars donc avec l'anglais et une suedoise rejoindre des amis serbes de ce gars. By night, nous traversons Beograd à pied. Hallucinant à quel point les gens sont respectueux de certaines règles. Ils attendent au passage piéton que le feu passe au vert pour traverser !!!!!!!! Nous arrivons finalement dans un bar, lounge cubain à la gloire de Castro, ou je trouve même de vieille éditions de « Granma » en cyrillique ! Les 4 jeunes belgradois avec qui nous dégustons du raki au miel et de la bière locale m'expliquent que les serbes sont réputés officieusement pour être de bon menteur et de gros tricheurs. Challenge accepté !!!! Ils m'apprennent plusieurs nouveaux jeux de cartes assez attrayant et je fais de mon mieux pour tricher plus qu'eux. L'honneur Marseillais est sauf, Je n'ai certes gagné aucune partie, mais j'ai définitivement représenté la gouaille phocéenne ! Je les abandonne, trop fatigué pour aller en boîte. C'est ce soir après juste 3 pintes que je me rends compte à quel point la moto m'a épuisé.
21/04 Grasse matinée. J'ai lu quelque part que Beograd n'était pas une capitale joli... C'est faux ! Elle est magnifique, agressive visuellement, c'est un mélange de genre, de style, d'architecture anachronique. Elle est passé, présent et futur, elle est pulsante de vie ! Lors de ma promenade, alors que je photographie des bâtiments je me fait interpelé par une petite vieille dans un bon anglais à l'accent émouvant. - Pourquoi prenez vous ces bâtiments en photos ? - Parce que je les trouve jolis. - Êtes vous un journaliste ? - Non, juste un touriste. - Dans le bâtiment de droite vivait un compositeur célèbre. On lui avait une plaque en « cober »... - Une plaque en quel matériel ? - En cuivre, vous savez le métal qui conduit très bien l’électricité, on s'en sert pour la fabrication des câble. - Oui, oui... - Mais on a volé la plaque... - Hum, hum... - Je trouve que vous parlez très bien anglais, c'est rare ! - Merci... - C'est dommage que les français ne fassent pas l'effort de parler anglais ! - Euh... Je ne pense pas que ce soit une volonté propre mais plutôt le système qui est mal fait... - Ok - OK - Au revoir, ravis de vous avoir rencontré. - Merci, de même, bonne journée Le café à la turque est trop bon !
22/04 Je quitte Beograd à 6h, mon erreur a été de vérifier la météo pour demain. Les prévisions de température et d’hydrométrie étaient excellentes. Je n'avais juste pas pris en compte que 9° à 6h du mat en ville sous entendait 4 dans les plaines et que rouler à 90km/h en faisait ressentir zéro. Je suis congelé sur la moto. Les doigts, le pire c'est les doigts !!! J'attaque enfin les route nationales et leur état est correct. Dès que je passe la frontière bulgare je rentre dans un autre monde. Les routes sont merdique, littéralement merdique ! Elles sont tapissés de merde d’âne et de chevaux qui tirent des carrioles. Il ya des troues de plus de cinquante centimètres au milieu et le goudron n'est pas plat mais vaguelé. C'est une horreur ! Sur les 50 kms parcourus en Bulgarie, j'ai croisés 3 voitures pour 10 charrettes qui ressembles a des bennes de mineurs. A Vidin j'emprunte un bac pour traverser le Danube ! Welcome to Romania ! Le film « Comme un aimant » aurait du être tourné ici. Ne rien faire assis sur un banc et regarder la vie passer semble être un sport national. Nos crapuleux marseillais sont quand même mieux logés. Ici, y'a même pas de bancs et les gens sont assis par terre... J'ai la sensation d'être dans le far west, l’ambiance fait très Wild wild west. Je m'attends à voir une rouler ces boule de pailles pousser par le vents sur une musique de Sergio Leone. Les gens attendent la diligence à sur les rond points, les vautours sont remplacés par des cigognes sur les poteaux électriques. Les peaux rouges sont les roms, y'a des saloon le long de toutes les routes. Arrivés à Craiova, je fais une pause repas et décide de reparti direction Bucaresti. A 110 km de la capitale je m’arrête les poignets et genoux endoloris par les heures de conduite. De l'autre cotés de la route son attablés 3 bikers. J'admire leurs harley et me joint à eux pour un café. Ils sont membre du « Dracula »'MC affiliés aux « Hell's angel ». Ils me conseillent de passer le permis moto gros cube à Bucaresti ou l'examen coute 100 euro et le bakchich 50... J'arrive finalement à destination et sort boire quelques bières avec les jeunes de l'hostel.
23/04 Bucuresti est une ville immense ou la marche à pied n'est pas recommandé tant sa structure est complexe. La promenade est plaisante sous le soleil bien présent.
24/04 Je prends la route sous un soleil absent vers 8h du matin, direction Brasov en premier. C'est une ville orientale des Carpates et de la Transylvanie j'y vais par les petites route pour profiter du paysage. Erreur fatale, je me mange la pluie toute la journée, sauf une éclaircie sur Brasov. Rouler dans ces conditions est stressant à l’extrême. J'arrive finalement à la ville du château de Dracula et bien sur ne trouve pas le château... La ville est sublime. Baroque, pittoresque on s'y sent au calme. Je reprends la route jusqu'à proximité de la frontière moldave en me gavant de paysage et d'images folles. Les nids à cigognes géants, les charrettes, charrues, les moutons que le berger fait passer sur le passage piéton. Je m'excuse ici, mais je ne remmènerais pas de photo de la partie voyage moto, ça ce n'est que pour moi ! Vous n'avez qu'à venir la prochaine fois ! Je ne suis pas un motard, pourtant sous la pluie, dans les Carpates, j'ai adoré ces routes de montagne en lacet. Je me suis oublié en conduisant, que dis je, en pilotant ! La concentration que cela demande déconnecte le cerveau dans ces moments là pour ne passer qu'en mode action, un peu comme la chasse sous marine...
25/04 Par ou commencer ? Quelle journée !!! L'objectif d'aujourd'hui est simple, un peu trop d’ailleurs si je me base sur mon gps... Le seul problème c'est que pour rejoindre Odessa…. Faut traverser la Moldavie et que par Moldavie je veux dire qu'après Chişinău, je dois passer par Tiraspol.... La Transnistrie... Un de ces petits pays qui comme je les aimes n'existent pas... Dejà une fois arrivé en Moldavie je sens la différence, je suis nulle part, tout simplement nowere. J'ai l'étrange sensation d’être nulle part, pourtant la ville et les gens sont là. Après un plat sur le pouce, je prends la direction de République moldave du Dniestr ! Des tanks, des bases militaires, des chapeaux d'officier d'Urss, des abris, des routes défoncés... J'arrive au premier check point, ils fouillent mon sac à la recherche de drogues ou d'armes, je m'enregistre et passe au bureau suivant ou l'on me refuse l’accès au pays car c'est un poste frontière pour les locaux... Un gars a la pire dégaine de de mafieux dans un 4x4 bmw me guide jusqu'à un chemin qui me mène à un autre passage. Là je tombe sur une tête de con, le genre de gars qui dans la vie est jaloux de tout et veux profiter de son petit pouvoir pour se venger de ceux qui l'on torturer à l'école. Il est avec son copain qui lui faisait sans doute partie de la bande des musclés qui me torturaient au collège. Après 15 mins de discussions et hurlements inutiles en russe puisque je ne parle toujours pas la langue de Tolstoï ils m'envoient dans un bureau. Là je crois d'abord à un sketch... J'hallucine je me suis téléporter dans un film porno soviétique des années 80 ! Deux jeunes et magnifiques putes aux cheveux en choucroute et en tenue d'officier m’accueillent ! Leur supérieur un vieux gros libidineux ne dit rien. Je remplie de la paperasse pour ma moto, on me demande 7 dollars de frais de dossier... Après m'avoir aider à remplir la paperasse en russe elles m'envoient à l'immigration ou je remplit un autre formulaire de transit, apparemment ils ne veulent pas que je reste longtemps dans leur pays... Une fois tout la paperasse effectué j'ai re droit aux deux tête a claque pendant 10 minutes et j'arrive à ne pas m’énerver.... Je perçoit l'utilité de s'emboucaner quotidiennement avec les usagers, ça aide a garder son calme ! Je traverse enfin Tiraspol sans m’arrêter, la structuration de la banlieue, l'agencement des rues me fait énormément penser à certain quartier de la Havane. Les étoiles soviétiques et les outils sont omniprésent comme les casinos et les boites de strip-tease... Cela me fait penser à mes lectures sur ce pays « Le dernier lieue de décadence typique de l'Urss » dixit des yankees... Ça ne donne pas envie de s’arrêter, les tanks dans les rues, les check points.... Arrivé à la frontière, j'ai droit à une frayeur. Ça commence par l'étude de mon passeport.... Serbie, Syrie, Liban, Irak, Nogorno Karabagh, Arménie... Suis je musulman ? Non bien sur que non, je suis français, voyons... Mon job, je suis contrôleur à la SNCF bien sur ! Que faisais je dans ces pays, du tourisme, quoi d'autre ? Mon tatouage sur la main.... Je suis bouddhiste bien sur ! Et là... Ils me disent que n'ayant pas de tampon de sortie de Moldavie je dois faire demi tour... Je béguais d’incompréhension comment puis je avoir ce tampon puisqu'aucun pays au monde ne reconnaît l’existence de ce pays officiellement ? Même pas la Moldavie qui englobe ce pays.... Ils s'en fout, demi tour ! Mais leur dis je ce n'est pas la première fois que je sort d'un pays officieusement, regarder mon passeport et le Nogorno Karabagh ! De toute façon c'est pareil dans l autre sens, je ne peux plus quitter le pays dans ces conditions.... Nous restons 5 longues minutes à nous scruter en chien de faïence. Eux attendent un bakchich et moi tentant la technique de l'autruche anglophone... Finalement exaspéré par mon sourire niais et ma passivité corse, ils me laissent passer ! J'enfourche Oulan-Bator et trace sur les routes poussiéreuses d'Ukraine jusqu'à être sisie par le vent marin en arrivant à Odessa. C'est la haute saison, pas d’hôtel en centre ville à moins de 200 dollars.... Je me loge donc dans un hôtel de passes pour 30 euro ce qui me donne droit a un lit et une douche dans une pièce plus petite que ma salle de bain. En faisant des recherches plus poussés je découvre que je suis dans une impasse. Le prochain bateau pour Varna en Bulgarie est dans 15 jours, celui pour Istanbul est dans une petite semaine et dans 3 jours j'en ai un pour Batumi en Georgie... Des itinéraires plein la tête, le cerveau en ébullition je décide de me payer un grand restaurant pour m'apaiser. Carpaccio de bœuf ukrainien, ambiance la vache qui a brouté à Tchernobyl !
26/04 Dormir dans un hôtel de passe si l'on fait abstraction du fait de dormir est quelque chose de très amusant. On capte le gars devant l'entrée qui tiens son bouquet de tulipes blanches en attendant sa belle dont ils ne sait pas à quoi elle ressemble. On croise les couples mal assortis, hétéro , homos. Personne n'a la tête levé et tout le monde regarde ses pieds. Sa fonctionne jour et nuit. Lorsque j'ai loué la chambre la réceptionniste m'a demandé si j'étais seul puis si c'était pour toute la nuit... Mais non madame je suis seul et je n'ai besoin de la chambre qu'une demie heure, le temps d'une petite sègue... Chose rigolote l'amoureux transie attendant sa belle pendant plus de 2 heures et refuse mes tentatives de communication autour d'une clope de peur que sa dulcinée ne le trouve pas en compagnie. Je quitte finalement l'hotel sur l'intervention de la police qui vient sortir les putes ayant fini la nuit et se douchant. Délicieux moment que de regarder les condés en sortant avec son sac sur le dos. Je trouve une hostel plus conventionnel pour 10euro 50. J'apprends ensuite que la ligne Odessa Istanbul est fermé, que celle pour Varna ne part pas avant plus d'une semaine et que celle pour Batumi fonctionne tous les deux jours. Ça me tente énormément de me taper la Georgie et l'intégralité de la Turquie malgré les 350$ demandés mais une étude approfondie de la météo locale à venir me retiens. J'attaque la ballade à pied d'une ville calme, chargé d'histoire, pleine de parc, un port sur le monde... Sans plus, à mon humble avis Je flâne de terrasse en terrasse et de café en café en bouquinant.
27/04 Départ à 6h30, j'ai décidé de rentrer à Bucuresti malgré la difficulté du trajet. En effet, écriture cyrillique, frontière roumaine fermé au transit international, GPS inutile dans cette zone quasiment pas répertorié. Je passe donc 12h sur la moto, pour faire les 550 kms de trajet sur des routes à l'abandon souvent recouverte par la terre qui a gagné la bataille du temps, je lute contre les trous, que dis je les crevasses, les gouffres que je découvre en plein milieu de l'asphalte. La pleine campagne me colore de jaune, rouge, violet, bleue et vert qui sont les couleurs des différents insectes que j'éclate en roulant.... Désolé maman j'ai pourri la magnifique veste en cuir que tu m'avais offerte. Mon casque est tellement enduit de moustique que je nettoie la visière au W40 ! Je passes deux fois la frontière de la Moldavie. La première fois on me fait payer une taxe de 2$ pour la pollution. Le seconde, par contre l'officière en charge de la douane me fait entrer dans son bureau, ferme la porte et me demande si j'ai des « présents » pour elle et son acolyte. Je feins l’incompréhension assez longtemps pour qu'elle laisse tomber. Du coté de la frontière Roumaine, apparemment c'est l heure de la sieste, une soldate me fait comprendre qu'il faudra attendre 90 mins avant de passer. J'en profite pour exercer mes talents linguistiques en commandant dans un mélange d'hispano, italo marseillais des pâtes et du poulet dans une gargote. Je fais du charme à la douanière quinquagénaire qui m'accuse de contrebande car j'ai 3 paquets de cigarette de trop que les 2 autorisés. Avec un grand sourire amusés elle me laisse même emprunter la voie du corps diplomatique. Je kiffe vraiment la gentillesse et le contact roumain, par contre je suis dégoûté par la mauvaise que j'apprends a Galati. L'argent moldave ne se change qu'en Moldavie. Je me retrouve avec une quarantaine d'euros perdus.... Ensuite pour la fin du trajet je fais l'erreur de mettre Patrick Bruel dans mon mp3 et je ne trouve aucun moment pour changer trop pris par le pilotage.... Dépression jusqu'à l'arrivée...
28/04 Le problème avec les dortoirs c'est quand on dort à 1h du mat et qu'une bande de 7 gars récupèrent les lit suivant en débarquant sans faire attention... Je me lève à sept heure et fait le maximum de bruit possible en faisant et refaisant mon sac plusieurs fois pour me venger. Puis, on the road again ! Je quitte la Roumanie via un pont impressionnant et débarque en Bulgarie. La route est magnifique, vraiment superbe, les montagnes enneigés au loin et les collines. Mon trajet me fait traverser des forêts impressionnantes et j'y retrouve le plaisir de rouler dans un pays sauvage, ça change des plaines roumaines. La partie orientale des Balkans est emplie de vélo, d'auto stoppeur et de camping. Je comprends que l'on puisse se battre et mourir pour des terres comme celle ci. Ok, ok je sais, la guerre ce n'est pas bien, on se bat pour la démocratie et la liberté et les guerres n'ont toujours qu'un intérêt économique..... blablabla C'est sur qu'un parisien ne se battra pas pour la beauté de la banlieue... Par contre tout en roulant je ressent à quel point on peut vouloir se battre pour ses terres. Savez vous comment on appelle quelqu'un des Balkans ? « Un balconnet » !!!!! J'arrive finalement à Sofija et me rends compte lors d'une pause que je n'ai plus d'huile dans le moteur, effectivement faut peut être en mettre surtout après 4200 kms... Alors que je cherche mon hostel, je me fait brancher par un gadjo autochtone qui ne me crois pas quand je lui raconte mon périple. Je me gargarise quelques minute de la conversation et étonnement trouve les gens qui me complimentent très gentil...
29/04 P§!/& de pigeon, mon dortoir de dix huit lits est dans la sous pente d'une vieille maison et entre ces satanés volatiles et les bloody marie au tabasco absorbés avant de me coucher, le sommeil a été évanescent. Au l'aube (9h30) je pars découvrir à pied une capitale calme, cachant sa misère sous la paisibilitée ambiante. La misogynie à fait appeler le marché aux légumes « Lady's market ». Le café est bon, les montagnes encore enneigées encadrant la ville accordent un décor entretenu par un léger vent. Tout cela est parfait pour « chill out » en bouquinant.
30/04 Je règle mon réveil sur le lever du soleil pour enfourcher mon engin de mort le plus tôt possible. Par un froid saisissant je parcours un régal de route serpentant dans des gorges Verdonesque pour arriver au sommet d'un col au passage de la frontière de la Macédoine (putain ! C'est pas une salade!!). Le sud des alpes me mène aux paysages du Vaucluse pour finalement débarquer a Skopje. Je me cale dans un confortable hostel. C'est fou à quel point lors de ce voyage mon premier avis se base sur l'accueil reçu des réceptionniste de mes lieux de couchage. Autour d'une clope je discute de l'histoire du nom de la Macédoine, de la raison politico économique du veto grec tout en appréciant la température printanière qui me réchauffe. Puis alors que j'attaque la visite pédestre de la ville mon cerveau fissure. J'explose... Istanbul n'est qu'un mythe, la vrai porte de l'orient est ici ! Le départ d'Alexandre le grand, la conquête ottomane. Les rues pavés, la citadelle, l'architecture basse du vieux bazar, l'argent, l'or, les orfèvres, les tapis, les thé dans les verres turcs, les plats en terre cuite yéménites, le café, le deuxième café, le troisième café, le quatrième café, le fromage, les tomates, les concombres, le cinquième café, les parties de domino aux règles incompréhensible, le marchandage, les visages fiers, les odeurs d'huiles, le pain....Ce pain! Ce café ! Cette gentillesse. Tout ce mêle en une explosion de sensation. Dans un parc des ados dansent la farandole. Je me retrouve... Je me retrouve au croisement de plusieurs de mes voyages. Les mahométains, les balkans, les statues, le soleil, tout ça est encadré par de hautes montagnes enneigées. La ville malheureusement noyé dans un fog de pollution. Au huitième café, toujours épuisé je rentre à l'écurie pour relier avec ma vie sociale, facebook, skype, msn, gmail que ferais je sans vous... l'Axe, le nom de l'alliance entre le Royaume d'Italie, le Troisième Reich et l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale ; l'« Axe du Mal », un slogan/mème utilisé pour la première fois par le président des États-Unis George W. Bush, le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union ; Axe, le nom du monde où se déroule l'histoire de Kaena, la prophétie ; Axe, une marque de déodorant ; AxE, un éditeur de texte de la famille Emacs. Un axe, une ligne réelle ou virtuelle séparant quelque chose en deux parties souvent symétriques Ici, ils ne savent pas ce que c'est ! Entre les hommes qui telephone au volant, les femmes........... !!!!!!! La conduite sur un axe constant est improbable, voir impossible...
01/05 Sur la route dès avant 7h, direction Pristina pour y défiler lors de la manif du 1er mai. Kosovo style ! Je suis donc une route encaissé entre deux montagnettes et arrive au poste frontière.... Et bien sur ces grands protecteur de l'humanité que sont les douaniers ne font que leur boulot... L'une des particularité de la république kosovarde est qu'elle n'est pas officiellement reconnu... Donc bien entendu pas couverte par ma carte verte et je dois souscrire à une assurance pour pouvoir traverser le pays. Je passe pour un niais en changeant mes billets macédonien contre leur monnaie locale.... C'est l'euro... Puis direction la capitale, je longe 60kms de zone industrielle d'un coté et de l'autre des résidences en construction ou neuves. Le pays s'avère en complète reconstruction, les maisons poussent comme des champignons. A Pristina je cherche un hôtel et la manif, mais aucun signe de célébration. Après plusieurs rondes, sur un coup de tête je rentre la ville de Podgorica dans mon gps. Monténégro here i come ! Je fonce d'une traite jusqu'à Pecs et là me je suis la M9 que tout les forums de voyage déconseille. Entre deux montagnes, coule une rivière de fonte des neiges. Un embouteillage sur cette route de montagne est créé par les voitures, scooter et piétons par milliers qui cherche un coin tranquille ou un concert pour picniquer. C'est kékéland, y'a plus de gomina, de gel et de lunette de soleil qu'à la rue st fé... L'asphalte devient terre, la poussière projeté par les voitures me devançant est aveuglante et la neige qui fond fait de la boue qui me pourrie. À une intersection je bifurque sur le mauvais sentier et me retrouve montant et montant et montant jusqu'à atteindre l'altitude de la montagne ou il n'y a même pas de sapin. Je trouve un restaurant en bois donnant sur une vue panoramique à couper le souffle, ou alors c'est le manque d'oxygène du au trop grand nombre de cigarettes. Après une salade je galère à redescendre récupérer la bonne piste. C'est du gravier, de la rocaille trempé par les navets de neige. Je passe deux torrents sous les regards intrigués des Kosovars. D'après un compte rendu lu la veille cette route est horrible mais praticable. Je n'avais juste pas capté que le post daté de 2006... Au bout d'une demi heure j'arrive à deux blocs de béton marquant l'endroit ou la route s'est effondrée dans la rivière. En m'y reprenant à plusieurs fois je réussi a faire passé la moto sur une petite corniche sans tomber à l'eau.... Juste derrière la router est comme neuve... Elle est neuve, goudronnée sans trace d'usure quelconque. Je m'y aventure zigzaguant entre les roches , les éboulis, les arbres chut au milieu. Et là je maudis le destin. Pour la seconde fois de mes voyages je suis dans l'incapacité de continuer. Une coulée de neige a entraîner plusieurs arbres au milieu de la route. Une fois la blancheur fondue, il ne reste que les troncs posés comme pour une attaque de la diligence. Je tente de faire levier avec un des fin tronc d'arbre mais l'effort musculaire est trop important. Au vu de mes muscles saillant je ne comprends vraiment pas pourquoi... Avec une moto cross je tenterais le passage, mais ma citadine est trop basse pour essayer quoique ce soit. Estourbit par devoir faire demi tour je repars la mort dans l'âme à l'idée de devoir me retaper tout ce oaï en sens inverse. La phobie d'une crevaison me tient et je serre le guidon comme un malade pour maintenir la moto d’équerre. Mes poignets me font souffrir de tant de tension. La conduite jobastre des mercedes, renault 5, 4, audi 80 m'épuise et je crève de chaud malgré l'air glacial remontant de la rivière. Les flaques d'huiles et la poussière sur le goudron finissent de me mettre le tensiomètre à 3000. De retour à Pecs j’étudie les différentes possibilités. Un retour complet en arrière est de toute façon in-envisageable pour ma bonne santé mentale. Je décide de tenter le coup jusqu'à Sjeniça en Serbie via le Monténegro. J'attaque donc lacets sur lacets sur une route correcte et me régale à jouer avec le moteur jusqu'à la frontière. La course du soleil n'étant pas fini, un peu de motivation revenus suite à mes jeux de virages bifurque direction Podgorica et emprunte la route de montagne la plus belle de ce voyage. A croire qu'elle a spécialement été faite pour les moto. Le long d'une rivière d'un bleue de crayon lavé je m'extasie des ces paysages, de ces maisons. Les tunnels simplement creusés dans la roche et long de plus d'un kilomètre sans éclairage sont à mourir de peur. Lors d'une des nombreuse pause que m'impose mon corps je fais la rencontre d'une bande de motard slovène me regardant comme un extraterrestre et ne me croyant pas quand à mon trajet initial. J'arrive à 20h à Podgorica épuisé mais en vie après une journée d'aventure comme je les aime. La recherche d'un hôtel s'avère horripilante. Pas moins de 59 euro la nuit. Je trouve finalement un canapé ou dormir dans une guest-house archi pleine.
02/05 Je quitte la ville sans la visiter. La discussion de la veille avec la logeuse m'a en effet appris que Podgorica n'est qu'une capitale de transit sans grand intérêt. L'heure pendant laquelle j'ai tourner à la recherche d'un lieu ou me poser m'a pourtant fait découvrir une ville calme et plaisante traverser par une sauvage rivière. J'enfourche ma bécane vers 8h40 et direction la Bosnie. A peine sortie de la ville je me fais chopper en excès de vitesse, 84 pour 60. Le condé, poli et parlant correctement l'anglais me demande les pièces afférentes à la circulation du véhicule mais non mon permis. Puis me laisse repartir sans remontrance, juste en me disant de faire attention... Je passe ensuite par des paysages montagneux et westerniens. Après un haut col je rentre dans un canyon trouve un lac artificiel créé par une retenue d'eau en aval. L'eau provenant de la fonte des neige est bleue ciel, bleue crayon, pure et resplendit sertie de verdure brute. Chaque nouveau paysage me donne envie si j'étais manuel de me construire une maison à la Torreau et de vivre de chasse et de pêche. Je longe l'eau à travers une suite de tunnel creusés directement à même la roche. Juste avant la frontière, un camping car immatriculé 67 fait le plein d'eau à une source. Je m’arrête me rafraîchir à l'eau glacé et discute avec ce jeune couple réunionnais/bourg-en-bressien. Depuis neuf mois ils arpente l’Europe. Du point le plus septentrional du continent à la Sicile. Ils ont quitté leur boulot acheté cette maison roulant et juste après la naissance d'une pitchounette sont parti avec elle sur la Route... Ils me comptent les difficultés rencontré et me conseille une route magnifique pour plus tard. Une cafetière italienne et je repars. Je passe la frontière et hurle « bonjour Bosnie-Herzégovine ! » Dans un nouveau canyon je longe une rivière agité et croisent plusieurs campement proposant des cabanes ou dormir, des terrain pour les tentes et du rafting. La techno et les bières bu à 11h30 me repoussent. Cette route départementale d'une seule voie est gérable avec prudence. Éviter les énormes lézards vert fluo s'annonce plus facile que les mini vans déboulant à fond de cale. Plus loin un amas de bois qui s'avère être un spot de rafting lui aussi attire mon œil. La gérante m'offre un café ce qui fini de me séduire. Je décide d'y passer la nuit pour aventurer le raft demain. Je me régale des cafés de la tenancière en bouquinant à l'ombre des murmures de la rivière. Les vieux qui tiennent ce lovely camp délirent à me voir voyager seul et essaient de me marier à la somptueuse cuisinière qu'ils définissent en anglais comme « liberale ». L'alliance de ma grand mère me sort de là. L'eau des douches est pompée de la rivière et chauffé dans un tonneau métallique noir sur le toit. L'hiver c'est un feu qui maintient la température. Quoiqu'il en soit à l'heure qu'il est, le soleil n'a toujours pas fait son travail(le fainéant) et je me douche à l'eau brûlante de glacitude. 03/05 Les couvertures en carton plâtre m'ont bien protéger du froid d'altitude. Surtout qu'en me couchant j'ai pu voir qu'une des vitres manquait simplement. Un des premier levé, je bouquine devant un café regardant mes futurs coéquipiers se lever un par un. Le petit déjeuner est à base de beurre, de pain, de confiture rouge teintée d'orange fluo avec une dégaine de tabasco, du gâteau et un verre de yogourt/fromage blanc. Vers 11h nous nous équipons et je commence à me poser quelques questions à propos de la sécurité. On nous refile des combinaison pour le froid, des chaussons de plongés ressemelés et un gilet de sauvetage... Pas de casques. Nous traversons la frontière en 4X4 et estafettes et mettons le rafting à l'eau gelé. On est 13... Le nombre de personne maximum conseillé est de 9... On n'a que 7 pagaies... Les hommes gonflent à la pompe à pied le raft. Une fois à l'eau, celle ci justement à tendance à rentrer un peu trop facilement, les boudins sont presque noyés. L'eau de la fonte des neige est vivifiante et le départ de l'expédition folklorique pour moi qui ne parle toujours pas le serbo-croate. Le guide pour sa part ne parle pas un mot d'anglais. Le niveau des rapides est bas ce qui permet de ne pas trop prendre de risque. Le paysage est sauvage, magnifique, les cascades viennent se jeter le long de la rivière à coté de nous. Nous rejoignons un plus large confluant dont la couleur est plus étincelante de vert que notre gris argent. Une pause décidé par le chabraque qui nous sert de skipper nous fait découvrir des cascades à l’intérieur des terres. La ballade s'avère courte, 1h45, mais c'est largement assez pour en prendre plein les yeux. Un gros nuage gris à l'horizon m’effraie pour la route à venir. L'excursion fini je saute sur « Oulan bator » et fonce sur une route encaissés au fond de canyons jusqu'à Sarajevo. J'y galère pour y trouver un hostel tout en découvrant une ville encastré dans de hautes collines à l'architecture routière labyrinthique. Le vieux centre est principalement un marché à la turque avec un saupoudrage arabique. Les mosquées se mélangent aux cathédrales et la ville fait peau neuve. Les bijoux en argent brillent à toute les devantures et les glaces 3 boules fraise, citron bounty sont sympathiques !
04/05 Vu les regards assassins que m'ont jeté les occupants du dortoir ce matin, mes ronflements ont du être plus que sonore... Je me promène à travers les rues des artisans monte en haut d'une colline ou l'un des trop nombreux cimetière se trouve. Les femmes portant le hajib sont omniprésente mais ne baissent pas les yeux comme dans d'autre pays. Je fait passer la moto au karcher, ce qu'elle nécessitait depuis la piste kosovarde. Graisse la chaîne et vérifie la pression puis monte au sommet d'un des quartier pour avoir un aperçu d'en haut. Garé sur dans un champ d'altitude, je reviens à mon véhicule pour le trouver tomber, l'herbe glissante et la béquille mal mise en sont responsable. L'essence à déjauger et ça pue. Elle refuse de démarrer. Je redescend en roue libre jusqu'à ce qu'un voyant inquiétant s'éteigne. La route entre Sarajevo est splendide. Je commence encore à être a cour d'adjectif qualitatif depuis que je suis dans le Balkans. Sur la route je croise un couple de retraité français en camping-car et me fait inviter pour un café soluble(beurk!) J'arrive finalement à Mostar et passe le fameux pont. Je me paie enfin la gaufre d'un hôtel 4 étoiles. Ah confort ! Ah quel plaisir de ne pas entendre les ronflements et odeurs des dortoir ! Une douche que pour moi ! Un grand lit! Confortable ! Le vent souffle alors que j'attaque la visite de la ville à pied. J'aime la vieille ville en pierre, le pont bien sur mais déteste les flots de touristes qui l'arpente. Les magasins de souvenirs éclaboussent les rues d'argent, de cuivre, de bois et de lunettes de soleil bon marché... Pour repas je me sustente de charcuterie et fromages locaux accompagnés de coca et viande de bœuf à la moutarde.
05/05 De Mostar à Tirana via la côte ! De Bosnie-Herzégovine à la Croatie, à la Bosnie-Herzégovine, à la Croatie, au Monténégro, à l'Albanie le long de l'adriatique. En passant par un bac pour traverser un bras de mer. La route fut splendide, de l’Ardèche au Vaucluse, de Marseille à Nice en passant par la Corse. Près de 400 kms de route accumulant une quantité de peur, de stress et de fatigue impressionnante. Passé la frontière albanaise je pénètre dans un autre monde transpirant de misère. Mélange de gitanisme, de folie, de poussière. Un motard au Monténégro m’avertit sur la conduite et les rond points albanais. Je faillis mourir de 10 crises cardiaque, entre les vaches, les anes, l'inconscience des pietons, celle des automobilistes, l'état changeant des routes. Tirana malgré cette peur au guidon me crache à la gueule une séduction rare. Une fois caler mes affaires dans un hôtel, je suis envoûter par cette ville. Attablé sur une place, je vois la misère suinter dans les rues. Attention ça ne se veut pas une critique. Mais bien au contraire un manque de mots pour exprimer à quel point cette ville me fait penser à tous mes voyages. C'est Marseille, c'est Yangoon, c'est Valparaiso, c'est Addis Abeba. Le réceptionniste de l’hôtel ne comprend pas pourquoi mon visage s'illumine d'un sourire quand il me confirme la grande présence de pickpocket. J'ai à peine marché 5 minutes dans le centre et je me suis senti comme une cible vivante. Les regards lorsque je parle anglais, les dégaines de crapuleux. Les gamins des blocks. Le surveillant du parking qui me menace de la disparition de ma moto si je ne le bakshish pas !
06/05 Dans le centre, immeubles de briques peintes ou à nus, dans la périphérie, bidonvilles. Les vieux, borsalino comme couvre chef jouent à une version plutôt agressive des dominos. Le tatouage semble être un fait culturel ici. Jeunes, vieux, femmes, hommes, cagole ou bourgeoise. Toute sorte de vieux tatouages se laissent deviner ou s'affiche clairement. Un peu comme Albert Londre en faisait la description dans « Au bagne ». Le genre « old school » avec dominos, dés, papillon, couteau, jolies pépés. Sur un trottoir j'assiste à une manche de backgammon entre deux têtes de tueurs. Les règles semblent les mêmes mise à part le positionnement de palets au départ. Les deux gars jouent à une vitesse trop rapide pour que j'ai le temps de lire et analyser leurs coups. Leur façon de jeter les dés est violente. Cette ambiance m’électrise. Je manque ensuite littéralement me faire exploser par une Mercedes qui à 2 mètres de moi se fait percuter par sa jumelle. Dérapage dans la poussière sableuse qui orne le bitume alors que j'ai encore les doigts sales de la voiture que j'ai touchés pour l'éviter. Le ton ne monte pas, tous les participants gardent leur calme malgré des gestes brusques et un langage du corps agressif. Je me refroidit le cerveau avec des boules de glaces banane, fraise et yaourt. Rassasié d'émotion, de sensations, d'ambiance, de regards j'enfourche ma moto direction Durres. J'y patiente devant de nombreux cafés avant d'embarquer dans le bateau qui me mènera à Ancona. La traversée est bruyante, ma cabine se trouvant juste au dessus du moteur. Chose à mon avis est du aux propos déplaisant et condescendant tenus au responsable de l'embarquement... Arrivé chez les romains, il ne me restera plus qu'à filer sur autoroute jusqu'à Massalia. Avec bien sur une étape gastronomique à Bologna !
07/05 Arrivé en retard à Ancona....Puis route jusqu'à Bologna pour déguster charcuterie, mozzarela de bufle et pizza. Puis re route to Piacenza ou je loge dans une auberge de jeunesse genre Hostel le film. Ambiance j'ai pas dormi de la nuit le dos bloqué contre la porte d epeur qu'un vieux vienne me depecer...
08/05 Retour sur Marseille. Arrivé à 13h10. 6566kms 3 semaines 14 pays 16 jours 420km/ jour en moyenne. 117 Km/h vitesse max 55 km/h moyenne
19/04 Les plaines du nord de l’Italie s'avèrent ennuyeuses par l’autoroute. Mais dès que je me rapproche de la Slovénie j'en prends plein la gueule ! Les collines vallonnées m'accompagnent jusqu'à Ljubljana ou je décide de faire une pause repas. Je quitte cet autoroute que je commence à maudire et m'avance dans une paisible capitale à la taille ridiculement petite. Du haut d'un pont à son entrée, j'en vois la sortie. Je me gare dans un parking sous terrain et m'aventure sur la place de l’université. Derrière celle ci, une rivière traverse paisiblement cette calme ville. Un marché au livre sur une place attire mon attention mais les prix français et mon niveau exceptionnel me rappelle à l'ordre quand à des dépenses inutiles. Sous une brise délicate je déjeune dans un cadre plaisant avant de me ramasser une averse... Je suis séduit par cette ville et me promet d'y consacrer un jour la journée qu'il doit falloir pour la visiter. Je reprends la route sous la pluie, la grosse pluie sur une autoroute de « montagne »! Je flippe pendant 20 minute ne sachant pas comment gérer ça.... Ne pouvant réduire ma vitesse a cause des camions me talonnant et les essuies-glace étant en option sur les casques de moto, j'avance tendu comme un arc... L'approche de la frontière Croatie est sublime, les collines sont serties de forets a la touffure impressionnantes, ça me rappelle la jungle birmane vers Myitkyina ou j'avais été impressionné par l’épaisseur et le condensé de la végétation( qu'une seule envie tout défoncer au coupe coupe). J'avais oublier à quel point les douaniers et moi ça faisait 2.... Apparemment changer de files 3 fois et faire des demis tours sur les mauvaises voies n'est pas une méthode pouvant les faire sourire... C'est une fois passé la frontière croate que je me rends compte avoir traverser le pays sans payes aux péages... Après vérification sur internet, on est supposé acheter une vignette donnant droit a l'emprunt de ces autoroutes.... Une bonne économie qui m'aurait coûté entre 150 et 800 E d'amendes si j'avais été malchanceux ! L'homologue du Mistral me souhaite la bienvenue aux alentours de Zagreb et je pénètre finalement dans la ville pour loger dans un hostel dans la banlieue. C'est fou comme on se sent chez soi dans une cité HLM ! En buvant l'apéro j’hallucine en découvrant ranger sur le trottoir devant une maison des bûches coupées entassées sous un abris.
20/04 Ah, mon vier !!!!! J'avais oublier à quel point ca peut puer le matin dans un dortoir ou une guest house ou les routard ont dormis en laisser leurs affaires à masserer... L'odeur de fennec sauvage a l'avantage de me permettre de prendre la route à 6H30. Note pour plus tard, ne pas insulter les gens qui m'ont fait une queue de poisson... Note pour plus tard, ne surtout pas cracher sur leur voiture... J'avais oublié la presence de mon casque.... Autoroute, autoroute, je joue à « saute camion ». Vers Slavonski Brod je fais une pause café et un prof de lycée me branche sur ma moto en expliquant a ses élèves mon parcours. MOI, modeste comme un aixois je pavane devant les gamin en me la jouant aventurier blasé... Je passe enfin la frontière et change de monde, pas de paysage malheureusement ! Mais de vie ! Mis à part les Porsches Cayenne 4 je voyage dans le temps débarque dans les années 60, j'ai l'impression que les stations services sont celle que nous décrit Roger Vailland dans « 325000 francs » Le bitume dès le poste frontière change d'aspect, il reste propre mais la couleur en est délavé. J'arrive enfin vers midi à Beograd. 390km en 6h d’autoroute croate ce n'est rien comparé au oaï de la circulation que je subit en transpirant. L'architecture routière est folle, l'urbanisation délicieusement démente. La conduite serbe.... !!!! Ça sent le risque partout, les cousins de nos roms marseillais sont la pour nettoyer les pares-brises. « Et non ! Et non les gars, y'a pas de vitre sur les motos françaises!!! » Les femmes sont belles, les hommes ont des têtes de tueur... Je me cale dans un dortoir, gare la moto au parking et me lance à l'assaut de la ville. Ça y est l'aventure peut commencer ! Putain de pluie ! Mon assaut sur la ville aura été d'une brièveté extrême. Pris d'une crise d'allergie surpuissant je me refugie au dortoir ou j'attends que la pluie cesse en bouquinant. Ce qui est cool, dans les « hostels », c'est leur transposabilité. Que ce soit à Reykjavík, à Yerevan, à Beyrouth ou ici. On y trouve toujours un anglais fumant une clope et cuvant sa gueule de bois de la veille. Choisir de loger dans ce système de « guest house », c'est garantir les rencontre, les sorties et l'alcool. Certe cela reste des amis à usage unique, dont on ne retient même pas les noms mais parfois comme ce soir on ne fait pas qu’écluser les bars et on découvre des lieux atypiques. Vers 20h30 je pars donc avec l'anglais et une suedoise rejoindre des amis serbes de ce gars. By night, nous traversons Beograd à pied. Hallucinant à quel point les gens sont respectueux de certaines règles. Ils attendent au passage piéton que le feu passe au vert pour traverser !!!!!!!! Nous arrivons finalement dans un bar, lounge cubain à la gloire de Castro, ou je trouve même de vieille éditions de « Granma » en cyrillique ! Les 4 jeunes belgradois avec qui nous dégustons du raki au miel et de la bière locale m'expliquent que les serbes sont réputés officieusement pour être de bon menteur et de gros tricheurs. Challenge accepté !!!! Ils m'apprennent plusieurs nouveaux jeux de cartes assez attrayant et je fais de mon mieux pour tricher plus qu'eux. L'honneur Marseillais est sauf, Je n'ai certes gagné aucune partie, mais j'ai définitivement représenté la gouaille phocéenne ! Je les abandonne, trop fatigué pour aller en boîte. C'est ce soir après juste 3 pintes que je me rends compte à quel point la moto m'a épuisé.
21/04 Grasse matinée. J'ai lu quelque part que Beograd n'était pas une capitale joli... C'est faux ! Elle est magnifique, agressive visuellement, c'est un mélange de genre, de style, d'architecture anachronique. Elle est passé, présent et futur, elle est pulsante de vie ! Lors de ma promenade, alors que je photographie des bâtiments je me fait interpelé par une petite vieille dans un bon anglais à l'accent émouvant. - Pourquoi prenez vous ces bâtiments en photos ? - Parce que je les trouve jolis. - Êtes vous un journaliste ? - Non, juste un touriste. - Dans le bâtiment de droite vivait un compositeur célèbre. On lui avait une plaque en « cober »... - Une plaque en quel matériel ? - En cuivre, vous savez le métal qui conduit très bien l’électricité, on s'en sert pour la fabrication des câble. - Oui, oui... - Mais on a volé la plaque... - Hum, hum... - Je trouve que vous parlez très bien anglais, c'est rare ! - Merci... - C'est dommage que les français ne fassent pas l'effort de parler anglais ! - Euh... Je ne pense pas que ce soit une volonté propre mais plutôt le système qui est mal fait... - Ok - OK - Au revoir, ravis de vous avoir rencontré. - Merci, de même, bonne journée Le café à la turque est trop bon !
22/04 Je quitte Beograd à 6h, mon erreur a été de vérifier la météo pour demain. Les prévisions de température et d’hydrométrie étaient excellentes. Je n'avais juste pas pris en compte que 9° à 6h du mat en ville sous entendait 4 dans les plaines et que rouler à 90km/h en faisait ressentir zéro. Je suis congelé sur la moto. Les doigts, le pire c'est les doigts !!! J'attaque enfin les route nationales et leur état est correct. Dès que je passe la frontière bulgare je rentre dans un autre monde. Les routes sont merdique, littéralement merdique ! Elles sont tapissés de merde d’âne et de chevaux qui tirent des carrioles. Il ya des troues de plus de cinquante centimètres au milieu et le goudron n'est pas plat mais vaguelé. C'est une horreur ! Sur les 50 kms parcourus en Bulgarie, j'ai croisés 3 voitures pour 10 charrettes qui ressembles a des bennes de mineurs. A Vidin j'emprunte un bac pour traverser le Danube ! Welcome to Romania ! Le film « Comme un aimant » aurait du être tourné ici. Ne rien faire assis sur un banc et regarder la vie passer semble être un sport national. Nos crapuleux marseillais sont quand même mieux logés. Ici, y'a même pas de bancs et les gens sont assis par terre... J'ai la sensation d'être dans le far west, l’ambiance fait très Wild wild west. Je m'attends à voir une rouler ces boule de pailles pousser par le vents sur une musique de Sergio Leone. Les gens attendent la diligence à sur les rond points, les vautours sont remplacés par des cigognes sur les poteaux électriques. Les peaux rouges sont les roms, y'a des saloon le long de toutes les routes. Arrivés à Craiova, je fais une pause repas et décide de reparti direction Bucaresti. A 110 km de la capitale je m’arrête les poignets et genoux endoloris par les heures de conduite. De l'autre cotés de la route son attablés 3 bikers. J'admire leurs harley et me joint à eux pour un café. Ils sont membre du « Dracula »'MC affiliés aux « Hell's angel ». Ils me conseillent de passer le permis moto gros cube à Bucaresti ou l'examen coute 100 euro et le bakchich 50... J'arrive finalement à destination et sort boire quelques bières avec les jeunes de l'hostel.
23/04 Bucuresti est une ville immense ou la marche à pied n'est pas recommandé tant sa structure est complexe. La promenade est plaisante sous le soleil bien présent.
24/04 Je prends la route sous un soleil absent vers 8h du matin, direction Brasov en premier. C'est une ville orientale des Carpates et de la Transylvanie j'y vais par les petites route pour profiter du paysage. Erreur fatale, je me mange la pluie toute la journée, sauf une éclaircie sur Brasov. Rouler dans ces conditions est stressant à l’extrême. J'arrive finalement à la ville du château de Dracula et bien sur ne trouve pas le château... La ville est sublime. Baroque, pittoresque on s'y sent au calme. Je reprends la route jusqu'à proximité de la frontière moldave en me gavant de paysage et d'images folles. Les nids à cigognes géants, les charrettes, charrues, les moutons que le berger fait passer sur le passage piéton. Je m'excuse ici, mais je ne remmènerais pas de photo de la partie voyage moto, ça ce n'est que pour moi ! Vous n'avez qu'à venir la prochaine fois ! Je ne suis pas un motard, pourtant sous la pluie, dans les Carpates, j'ai adoré ces routes de montagne en lacet. Je me suis oublié en conduisant, que dis je, en pilotant ! La concentration que cela demande déconnecte le cerveau dans ces moments là pour ne passer qu'en mode action, un peu comme la chasse sous marine...
25/04 Par ou commencer ? Quelle journée !!! L'objectif d'aujourd'hui est simple, un peu trop d’ailleurs si je me base sur mon gps... Le seul problème c'est que pour rejoindre Odessa…. Faut traverser la Moldavie et que par Moldavie je veux dire qu'après Chişinău, je dois passer par Tiraspol.... La Transnistrie... Un de ces petits pays qui comme je les aimes n'existent pas... Dejà une fois arrivé en Moldavie je sens la différence, je suis nulle part, tout simplement nowere. J'ai l'étrange sensation d’être nulle part, pourtant la ville et les gens sont là. Après un plat sur le pouce, je prends la direction de République moldave du Dniestr ! Des tanks, des bases militaires, des chapeaux d'officier d'Urss, des abris, des routes défoncés... J'arrive au premier check point, ils fouillent mon sac à la recherche de drogues ou d'armes, je m'enregistre et passe au bureau suivant ou l'on me refuse l’accès au pays car c'est un poste frontière pour les locaux... Un gars a la pire dégaine de de mafieux dans un 4x4 bmw me guide jusqu'à un chemin qui me mène à un autre passage. Là je tombe sur une tête de con, le genre de gars qui dans la vie est jaloux de tout et veux profiter de son petit pouvoir pour se venger de ceux qui l'on torturer à l'école. Il est avec son copain qui lui faisait sans doute partie de la bande des musclés qui me torturaient au collège. Après 15 mins de discussions et hurlements inutiles en russe puisque je ne parle toujours pas la langue de Tolstoï ils m'envoient dans un bureau. Là je crois d'abord à un sketch... J'hallucine je me suis téléporter dans un film porno soviétique des années 80 ! Deux jeunes et magnifiques putes aux cheveux en choucroute et en tenue d'officier m’accueillent ! Leur supérieur un vieux gros libidineux ne dit rien. Je remplie de la paperasse pour ma moto, on me demande 7 dollars de frais de dossier... Après m'avoir aider à remplir la paperasse en russe elles m'envoient à l'immigration ou je remplit un autre formulaire de transit, apparemment ils ne veulent pas que je reste longtemps dans leur pays... Une fois tout la paperasse effectué j'ai re droit aux deux tête a claque pendant 10 minutes et j'arrive à ne pas m’énerver.... Je perçoit l'utilité de s'emboucaner quotidiennement avec les usagers, ça aide a garder son calme ! Je traverse enfin Tiraspol sans m’arrêter, la structuration de la banlieue, l'agencement des rues me fait énormément penser à certain quartier de la Havane. Les étoiles soviétiques et les outils sont omniprésent comme les casinos et les boites de strip-tease... Cela me fait penser à mes lectures sur ce pays « Le dernier lieue de décadence typique de l'Urss » dixit des yankees... Ça ne donne pas envie de s’arrêter, les tanks dans les rues, les check points.... Arrivé à la frontière, j'ai droit à une frayeur. Ça commence par l'étude de mon passeport.... Serbie, Syrie, Liban, Irak, Nogorno Karabagh, Arménie... Suis je musulman ? Non bien sur que non, je suis français, voyons... Mon job, je suis contrôleur à la SNCF bien sur ! Que faisais je dans ces pays, du tourisme, quoi d'autre ? Mon tatouage sur la main.... Je suis bouddhiste bien sur ! Et là... Ils me disent que n'ayant pas de tampon de sortie de Moldavie je dois faire demi tour... Je béguais d’incompréhension comment puis je avoir ce tampon puisqu'aucun pays au monde ne reconnaît l’existence de ce pays officiellement ? Même pas la Moldavie qui englobe ce pays.... Ils s'en fout, demi tour ! Mais leur dis je ce n'est pas la première fois que je sort d'un pays officieusement, regarder mon passeport et le Nogorno Karabagh ! De toute façon c'est pareil dans l autre sens, je ne peux plus quitter le pays dans ces conditions.... Nous restons 5 longues minutes à nous scruter en chien de faïence. Eux attendent un bakchich et moi tentant la technique de l'autruche anglophone... Finalement exaspéré par mon sourire niais et ma passivité corse, ils me laissent passer ! J'enfourche Oulan-Bator et trace sur les routes poussiéreuses d'Ukraine jusqu'à être sisie par le vent marin en arrivant à Odessa. C'est la haute saison, pas d’hôtel en centre ville à moins de 200 dollars.... Je me loge donc dans un hôtel de passes pour 30 euro ce qui me donne droit a un lit et une douche dans une pièce plus petite que ma salle de bain. En faisant des recherches plus poussés je découvre que je suis dans une impasse. Le prochain bateau pour Varna en Bulgarie est dans 15 jours, celui pour Istanbul est dans une petite semaine et dans 3 jours j'en ai un pour Batumi en Georgie... Des itinéraires plein la tête, le cerveau en ébullition je décide de me payer un grand restaurant pour m'apaiser. Carpaccio de bœuf ukrainien, ambiance la vache qui a brouté à Tchernobyl !
26/04 Dormir dans un hôtel de passe si l'on fait abstraction du fait de dormir est quelque chose de très amusant. On capte le gars devant l'entrée qui tiens son bouquet de tulipes blanches en attendant sa belle dont ils ne sait pas à quoi elle ressemble. On croise les couples mal assortis, hétéro , homos. Personne n'a la tête levé et tout le monde regarde ses pieds. Sa fonctionne jour et nuit. Lorsque j'ai loué la chambre la réceptionniste m'a demandé si j'étais seul puis si c'était pour toute la nuit... Mais non madame je suis seul et je n'ai besoin de la chambre qu'une demie heure, le temps d'une petite sègue... Chose rigolote l'amoureux transie attendant sa belle pendant plus de 2 heures et refuse mes tentatives de communication autour d'une clope de peur que sa dulcinée ne le trouve pas en compagnie. Je quitte finalement l'hotel sur l'intervention de la police qui vient sortir les putes ayant fini la nuit et se douchant. Délicieux moment que de regarder les condés en sortant avec son sac sur le dos. Je trouve une hostel plus conventionnel pour 10euro 50. J'apprends ensuite que la ligne Odessa Istanbul est fermé, que celle pour Varna ne part pas avant plus d'une semaine et que celle pour Batumi fonctionne tous les deux jours. Ça me tente énormément de me taper la Georgie et l'intégralité de la Turquie malgré les 350$ demandés mais une étude approfondie de la météo locale à venir me retiens. J'attaque la ballade à pied d'une ville calme, chargé d'histoire, pleine de parc, un port sur le monde... Sans plus, à mon humble avis Je flâne de terrasse en terrasse et de café en café en bouquinant.
27/04 Départ à 6h30, j'ai décidé de rentrer à Bucuresti malgré la difficulté du trajet. En effet, écriture cyrillique, frontière roumaine fermé au transit international, GPS inutile dans cette zone quasiment pas répertorié. Je passe donc 12h sur la moto, pour faire les 550 kms de trajet sur des routes à l'abandon souvent recouverte par la terre qui a gagné la bataille du temps, je lute contre les trous, que dis je les crevasses, les gouffres que je découvre en plein milieu de l'asphalte. La pleine campagne me colore de jaune, rouge, violet, bleue et vert qui sont les couleurs des différents insectes que j'éclate en roulant.... Désolé maman j'ai pourri la magnifique veste en cuir que tu m'avais offerte. Mon casque est tellement enduit de moustique que je nettoie la visière au W40 ! Je passes deux fois la frontière de la Moldavie. La première fois on me fait payer une taxe de 2$ pour la pollution. Le seconde, par contre l'officière en charge de la douane me fait entrer dans son bureau, ferme la porte et me demande si j'ai des « présents » pour elle et son acolyte. Je feins l’incompréhension assez longtemps pour qu'elle laisse tomber. Du coté de la frontière Roumaine, apparemment c'est l heure de la sieste, une soldate me fait comprendre qu'il faudra attendre 90 mins avant de passer. J'en profite pour exercer mes talents linguistiques en commandant dans un mélange d'hispano, italo marseillais des pâtes et du poulet dans une gargote. Je fais du charme à la douanière quinquagénaire qui m'accuse de contrebande car j'ai 3 paquets de cigarette de trop que les 2 autorisés. Avec un grand sourire amusés elle me laisse même emprunter la voie du corps diplomatique. Je kiffe vraiment la gentillesse et le contact roumain, par contre je suis dégoûté par la mauvaise que j'apprends a Galati. L'argent moldave ne se change qu'en Moldavie. Je me retrouve avec une quarantaine d'euros perdus.... Ensuite pour la fin du trajet je fais l'erreur de mettre Patrick Bruel dans mon mp3 et je ne trouve aucun moment pour changer trop pris par le pilotage.... Dépression jusqu'à l'arrivée...
28/04 Le problème avec les dortoirs c'est quand on dort à 1h du mat et qu'une bande de 7 gars récupèrent les lit suivant en débarquant sans faire attention... Je me lève à sept heure et fait le maximum de bruit possible en faisant et refaisant mon sac plusieurs fois pour me venger. Puis, on the road again ! Je quitte la Roumanie via un pont impressionnant et débarque en Bulgarie. La route est magnifique, vraiment superbe, les montagnes enneigés au loin et les collines. Mon trajet me fait traverser des forêts impressionnantes et j'y retrouve le plaisir de rouler dans un pays sauvage, ça change des plaines roumaines. La partie orientale des Balkans est emplie de vélo, d'auto stoppeur et de camping. Je comprends que l'on puisse se battre et mourir pour des terres comme celle ci. Ok, ok je sais, la guerre ce n'est pas bien, on se bat pour la démocratie et la liberté et les guerres n'ont toujours qu'un intérêt économique..... blablabla C'est sur qu'un parisien ne se battra pas pour la beauté de la banlieue... Par contre tout en roulant je ressent à quel point on peut vouloir se battre pour ses terres. Savez vous comment on appelle quelqu'un des Balkans ? « Un balconnet » !!!!! J'arrive finalement à Sofija et me rends compte lors d'une pause que je n'ai plus d'huile dans le moteur, effectivement faut peut être en mettre surtout après 4200 kms... Alors que je cherche mon hostel, je me fait brancher par un gadjo autochtone qui ne me crois pas quand je lui raconte mon périple. Je me gargarise quelques minute de la conversation et étonnement trouve les gens qui me complimentent très gentil...
29/04 P§!/& de pigeon, mon dortoir de dix huit lits est dans la sous pente d'une vieille maison et entre ces satanés volatiles et les bloody marie au tabasco absorbés avant de me coucher, le sommeil a été évanescent. Au l'aube (9h30) je pars découvrir à pied une capitale calme, cachant sa misère sous la paisibilitée ambiante. La misogynie à fait appeler le marché aux légumes « Lady's market ». Le café est bon, les montagnes encore enneigées encadrant la ville accordent un décor entretenu par un léger vent. Tout cela est parfait pour « chill out » en bouquinant.
30/04 Je règle mon réveil sur le lever du soleil pour enfourcher mon engin de mort le plus tôt possible. Par un froid saisissant je parcours un régal de route serpentant dans des gorges Verdonesque pour arriver au sommet d'un col au passage de la frontière de la Macédoine (putain ! C'est pas une salade!!). Le sud des alpes me mène aux paysages du Vaucluse pour finalement débarquer a Skopje. Je me cale dans un confortable hostel. C'est fou à quel point lors de ce voyage mon premier avis se base sur l'accueil reçu des réceptionniste de mes lieux de couchage. Autour d'une clope je discute de l'histoire du nom de la Macédoine, de la raison politico économique du veto grec tout en appréciant la température printanière qui me réchauffe. Puis alors que j'attaque la visite pédestre de la ville mon cerveau fissure. J'explose... Istanbul n'est qu'un mythe, la vrai porte de l'orient est ici ! Le départ d'Alexandre le grand, la conquête ottomane. Les rues pavés, la citadelle, l'architecture basse du vieux bazar, l'argent, l'or, les orfèvres, les tapis, les thé dans les verres turcs, les plats en terre cuite yéménites, le café, le deuxième café, le troisième café, le quatrième café, le fromage, les tomates, les concombres, le cinquième café, les parties de domino aux règles incompréhensible, le marchandage, les visages fiers, les odeurs d'huiles, le pain....Ce pain! Ce café ! Cette gentillesse. Tout ce mêle en une explosion de sensation. Dans un parc des ados dansent la farandole. Je me retrouve... Je me retrouve au croisement de plusieurs de mes voyages. Les mahométains, les balkans, les statues, le soleil, tout ça est encadré par de hautes montagnes enneigées. La ville malheureusement noyé dans un fog de pollution. Au huitième café, toujours épuisé je rentre à l'écurie pour relier avec ma vie sociale, facebook, skype, msn, gmail que ferais je sans vous... l'Axe, le nom de l'alliance entre le Royaume d'Italie, le Troisième Reich et l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale ; l'« Axe du Mal », un slogan/mème utilisé pour la première fois par le président des États-Unis George W. Bush, le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union ; Axe, le nom du monde où se déroule l'histoire de Kaena, la prophétie ; Axe, une marque de déodorant ; AxE, un éditeur de texte de la famille Emacs. Un axe, une ligne réelle ou virtuelle séparant quelque chose en deux parties souvent symétriques Ici, ils ne savent pas ce que c'est ! Entre les hommes qui telephone au volant, les femmes........... !!!!!!! La conduite sur un axe constant est improbable, voir impossible...
01/05 Sur la route dès avant 7h, direction Pristina pour y défiler lors de la manif du 1er mai. Kosovo style ! Je suis donc une route encaissé entre deux montagnettes et arrive au poste frontière.... Et bien sur ces grands protecteur de l'humanité que sont les douaniers ne font que leur boulot... L'une des particularité de la république kosovarde est qu'elle n'est pas officiellement reconnu... Donc bien entendu pas couverte par ma carte verte et je dois souscrire à une assurance pour pouvoir traverser le pays. Je passe pour un niais en changeant mes billets macédonien contre leur monnaie locale.... C'est l'euro... Puis direction la capitale, je longe 60kms de zone industrielle d'un coté et de l'autre des résidences en construction ou neuves. Le pays s'avère en complète reconstruction, les maisons poussent comme des champignons. A Pristina je cherche un hôtel et la manif, mais aucun signe de célébration. Après plusieurs rondes, sur un coup de tête je rentre la ville de Podgorica dans mon gps. Monténégro here i come ! Je fonce d'une traite jusqu'à Pecs et là me je suis la M9 que tout les forums de voyage déconseille. Entre deux montagnes, coule une rivière de fonte des neiges. Un embouteillage sur cette route de montagne est créé par les voitures, scooter et piétons par milliers qui cherche un coin tranquille ou un concert pour picniquer. C'est kékéland, y'a plus de gomina, de gel et de lunette de soleil qu'à la rue st fé... L'asphalte devient terre, la poussière projeté par les voitures me devançant est aveuglante et la neige qui fond fait de la boue qui me pourrie. À une intersection je bifurque sur le mauvais sentier et me retrouve montant et montant et montant jusqu'à atteindre l'altitude de la montagne ou il n'y a même pas de sapin. Je trouve un restaurant en bois donnant sur une vue panoramique à couper le souffle, ou alors c'est le manque d'oxygène du au trop grand nombre de cigarettes. Après une salade je galère à redescendre récupérer la bonne piste. C'est du gravier, de la rocaille trempé par les navets de neige. Je passe deux torrents sous les regards intrigués des Kosovars. D'après un compte rendu lu la veille cette route est horrible mais praticable. Je n'avais juste pas capté que le post daté de 2006... Au bout d'une demi heure j'arrive à deux blocs de béton marquant l'endroit ou la route s'est effondrée dans la rivière. En m'y reprenant à plusieurs fois je réussi a faire passé la moto sur une petite corniche sans tomber à l'eau.... Juste derrière la router est comme neuve... Elle est neuve, goudronnée sans trace d'usure quelconque. Je m'y aventure zigzaguant entre les roches , les éboulis, les arbres chut au milieu. Et là je maudis le destin. Pour la seconde fois de mes voyages je suis dans l'incapacité de continuer. Une coulée de neige a entraîner plusieurs arbres au milieu de la route. Une fois la blancheur fondue, il ne reste que les troncs posés comme pour une attaque de la diligence. Je tente de faire levier avec un des fin tronc d'arbre mais l'effort musculaire est trop important. Au vu de mes muscles saillant je ne comprends vraiment pas pourquoi... Avec une moto cross je tenterais le passage, mais ma citadine est trop basse pour essayer quoique ce soit. Estourbit par devoir faire demi tour je repars la mort dans l'âme à l'idée de devoir me retaper tout ce oaï en sens inverse. La phobie d'une crevaison me tient et je serre le guidon comme un malade pour maintenir la moto d’équerre. Mes poignets me font souffrir de tant de tension. La conduite jobastre des mercedes, renault 5, 4, audi 80 m'épuise et je crève de chaud malgré l'air glacial remontant de la rivière. Les flaques d'huiles et la poussière sur le goudron finissent de me mettre le tensiomètre à 3000. De retour à Pecs j’étudie les différentes possibilités. Un retour complet en arrière est de toute façon in-envisageable pour ma bonne santé mentale. Je décide de tenter le coup jusqu'à Sjeniça en Serbie via le Monténegro. J'attaque donc lacets sur lacets sur une route correcte et me régale à jouer avec le moteur jusqu'à la frontière. La course du soleil n'étant pas fini, un peu de motivation revenus suite à mes jeux de virages bifurque direction Podgorica et emprunte la route de montagne la plus belle de ce voyage. A croire qu'elle a spécialement été faite pour les moto. Le long d'une rivière d'un bleue de crayon lavé je m'extasie des ces paysages, de ces maisons. Les tunnels simplement creusés dans la roche et long de plus d'un kilomètre sans éclairage sont à mourir de peur. Lors d'une des nombreuse pause que m'impose mon corps je fais la rencontre d'une bande de motard slovène me regardant comme un extraterrestre et ne me croyant pas quand à mon trajet initial. J'arrive à 20h à Podgorica épuisé mais en vie après une journée d'aventure comme je les aime. La recherche d'un hôtel s'avère horripilante. Pas moins de 59 euro la nuit. Je trouve finalement un canapé ou dormir dans une guest-house archi pleine.
02/05 Je quitte la ville sans la visiter. La discussion de la veille avec la logeuse m'a en effet appris que Podgorica n'est qu'une capitale de transit sans grand intérêt. L'heure pendant laquelle j'ai tourner à la recherche d'un lieu ou me poser m'a pourtant fait découvrir une ville calme et plaisante traverser par une sauvage rivière. J'enfourche ma bécane vers 8h40 et direction la Bosnie. A peine sortie de la ville je me fais chopper en excès de vitesse, 84 pour 60. Le condé, poli et parlant correctement l'anglais me demande les pièces afférentes à la circulation du véhicule mais non mon permis. Puis me laisse repartir sans remontrance, juste en me disant de faire attention... Je passe ensuite par des paysages montagneux et westerniens. Après un haut col je rentre dans un canyon trouve un lac artificiel créé par une retenue d'eau en aval. L'eau provenant de la fonte des neige est bleue ciel, bleue crayon, pure et resplendit sertie de verdure brute. Chaque nouveau paysage me donne envie si j'étais manuel de me construire une maison à la Torreau et de vivre de chasse et de pêche. Je longe l'eau à travers une suite de tunnel creusés directement à même la roche. Juste avant la frontière, un camping car immatriculé 67 fait le plein d'eau à une source. Je m’arrête me rafraîchir à l'eau glacé et discute avec ce jeune couple réunionnais/bourg-en-bressien. Depuis neuf mois ils arpente l’Europe. Du point le plus septentrional du continent à la Sicile. Ils ont quitté leur boulot acheté cette maison roulant et juste après la naissance d'une pitchounette sont parti avec elle sur la Route... Ils me comptent les difficultés rencontré et me conseille une route magnifique pour plus tard. Une cafetière italienne et je repars. Je passe la frontière et hurle « bonjour Bosnie-Herzégovine ! » Dans un nouveau canyon je longe une rivière agité et croisent plusieurs campement proposant des cabanes ou dormir, des terrain pour les tentes et du rafting. La techno et les bières bu à 11h30 me repoussent. Cette route départementale d'une seule voie est gérable avec prudence. Éviter les énormes lézards vert fluo s'annonce plus facile que les mini vans déboulant à fond de cale. Plus loin un amas de bois qui s'avère être un spot de rafting lui aussi attire mon œil. La gérante m'offre un café ce qui fini de me séduire. Je décide d'y passer la nuit pour aventurer le raft demain. Je me régale des cafés de la tenancière en bouquinant à l'ombre des murmures de la rivière. Les vieux qui tiennent ce lovely camp délirent à me voir voyager seul et essaient de me marier à la somptueuse cuisinière qu'ils définissent en anglais comme « liberale ». L'alliance de ma grand mère me sort de là. L'eau des douches est pompée de la rivière et chauffé dans un tonneau métallique noir sur le toit. L'hiver c'est un feu qui maintient la température. Quoiqu'il en soit à l'heure qu'il est, le soleil n'a toujours pas fait son travail(le fainéant) et je me douche à l'eau brûlante de glacitude. 03/05 Les couvertures en carton plâtre m'ont bien protéger du froid d'altitude. Surtout qu'en me couchant j'ai pu voir qu'une des vitres manquait simplement. Un des premier levé, je bouquine devant un café regardant mes futurs coéquipiers se lever un par un. Le petit déjeuner est à base de beurre, de pain, de confiture rouge teintée d'orange fluo avec une dégaine de tabasco, du gâteau et un verre de yogourt/fromage blanc. Vers 11h nous nous équipons et je commence à me poser quelques questions à propos de la sécurité. On nous refile des combinaison pour le froid, des chaussons de plongés ressemelés et un gilet de sauvetage... Pas de casques. Nous traversons la frontière en 4X4 et estafettes et mettons le rafting à l'eau gelé. On est 13... Le nombre de personne maximum conseillé est de 9... On n'a que 7 pagaies... Les hommes gonflent à la pompe à pied le raft. Une fois à l'eau, celle ci justement à tendance à rentrer un peu trop facilement, les boudins sont presque noyés. L'eau de la fonte des neige est vivifiante et le départ de l'expédition folklorique pour moi qui ne parle toujours pas le serbo-croate. Le guide pour sa part ne parle pas un mot d'anglais. Le niveau des rapides est bas ce qui permet de ne pas trop prendre de risque. Le paysage est sauvage, magnifique, les cascades viennent se jeter le long de la rivière à coté de nous. Nous rejoignons un plus large confluant dont la couleur est plus étincelante de vert que notre gris argent. Une pause décidé par le chabraque qui nous sert de skipper nous fait découvrir des cascades à l’intérieur des terres. La ballade s'avère courte, 1h45, mais c'est largement assez pour en prendre plein les yeux. Un gros nuage gris à l'horizon m’effraie pour la route à venir. L'excursion fini je saute sur « Oulan bator » et fonce sur une route encaissés au fond de canyons jusqu'à Sarajevo. J'y galère pour y trouver un hostel tout en découvrant une ville encastré dans de hautes collines à l'architecture routière labyrinthique. Le vieux centre est principalement un marché à la turque avec un saupoudrage arabique. Les mosquées se mélangent aux cathédrales et la ville fait peau neuve. Les bijoux en argent brillent à toute les devantures et les glaces 3 boules fraise, citron bounty sont sympathiques !
04/05 Vu les regards assassins que m'ont jeté les occupants du dortoir ce matin, mes ronflements ont du être plus que sonore... Je me promène à travers les rues des artisans monte en haut d'une colline ou l'un des trop nombreux cimetière se trouve. Les femmes portant le hajib sont omniprésente mais ne baissent pas les yeux comme dans d'autre pays. Je fait passer la moto au karcher, ce qu'elle nécessitait depuis la piste kosovarde. Graisse la chaîne et vérifie la pression puis monte au sommet d'un des quartier pour avoir un aperçu d'en haut. Garé sur dans un champ d'altitude, je reviens à mon véhicule pour le trouver tomber, l'herbe glissante et la béquille mal mise en sont responsable. L'essence à déjauger et ça pue. Elle refuse de démarrer. Je redescend en roue libre jusqu'à ce qu'un voyant inquiétant s'éteigne. La route entre Sarajevo est splendide. Je commence encore à être a cour d'adjectif qualitatif depuis que je suis dans le Balkans. Sur la route je croise un couple de retraité français en camping-car et me fait inviter pour un café soluble(beurk!) J'arrive finalement à Mostar et passe le fameux pont. Je me paie enfin la gaufre d'un hôtel 4 étoiles. Ah confort ! Ah quel plaisir de ne pas entendre les ronflements et odeurs des dortoir ! Une douche que pour moi ! Un grand lit! Confortable ! Le vent souffle alors que j'attaque la visite de la ville à pied. J'aime la vieille ville en pierre, le pont bien sur mais déteste les flots de touristes qui l'arpente. Les magasins de souvenirs éclaboussent les rues d'argent, de cuivre, de bois et de lunettes de soleil bon marché... Pour repas je me sustente de charcuterie et fromages locaux accompagnés de coca et viande de bœuf à la moutarde.
05/05 De Mostar à Tirana via la côte ! De Bosnie-Herzégovine à la Croatie, à la Bosnie-Herzégovine, à la Croatie, au Monténégro, à l'Albanie le long de l'adriatique. En passant par un bac pour traverser un bras de mer. La route fut splendide, de l’Ardèche au Vaucluse, de Marseille à Nice en passant par la Corse. Près de 400 kms de route accumulant une quantité de peur, de stress et de fatigue impressionnante. Passé la frontière albanaise je pénètre dans un autre monde transpirant de misère. Mélange de gitanisme, de folie, de poussière. Un motard au Monténégro m’avertit sur la conduite et les rond points albanais. Je faillis mourir de 10 crises cardiaque, entre les vaches, les anes, l'inconscience des pietons, celle des automobilistes, l'état changeant des routes. Tirana malgré cette peur au guidon me crache à la gueule une séduction rare. Une fois caler mes affaires dans un hôtel, je suis envoûter par cette ville. Attablé sur une place, je vois la misère suinter dans les rues. Attention ça ne se veut pas une critique. Mais bien au contraire un manque de mots pour exprimer à quel point cette ville me fait penser à tous mes voyages. C'est Marseille, c'est Yangoon, c'est Valparaiso, c'est Addis Abeba. Le réceptionniste de l’hôtel ne comprend pas pourquoi mon visage s'illumine d'un sourire quand il me confirme la grande présence de pickpocket. J'ai à peine marché 5 minutes dans le centre et je me suis senti comme une cible vivante. Les regards lorsque je parle anglais, les dégaines de crapuleux. Les gamins des blocks. Le surveillant du parking qui me menace de la disparition de ma moto si je ne le bakshish pas !
06/05 Dans le centre, immeubles de briques peintes ou à nus, dans la périphérie, bidonvilles. Les vieux, borsalino comme couvre chef jouent à une version plutôt agressive des dominos. Le tatouage semble être un fait culturel ici. Jeunes, vieux, femmes, hommes, cagole ou bourgeoise. Toute sorte de vieux tatouages se laissent deviner ou s'affiche clairement. Un peu comme Albert Londre en faisait la description dans « Au bagne ». Le genre « old school » avec dominos, dés, papillon, couteau, jolies pépés. Sur un trottoir j'assiste à une manche de backgammon entre deux têtes de tueurs. Les règles semblent les mêmes mise à part le positionnement de palets au départ. Les deux gars jouent à une vitesse trop rapide pour que j'ai le temps de lire et analyser leurs coups. Leur façon de jeter les dés est violente. Cette ambiance m’électrise. Je manque ensuite littéralement me faire exploser par une Mercedes qui à 2 mètres de moi se fait percuter par sa jumelle. Dérapage dans la poussière sableuse qui orne le bitume alors que j'ai encore les doigts sales de la voiture que j'ai touchés pour l'éviter. Le ton ne monte pas, tous les participants gardent leur calme malgré des gestes brusques et un langage du corps agressif. Je me refroidit le cerveau avec des boules de glaces banane, fraise et yaourt. Rassasié d'émotion, de sensations, d'ambiance, de regards j'enfourche ma moto direction Durres. J'y patiente devant de nombreux cafés avant d'embarquer dans le bateau qui me mènera à Ancona. La traversée est bruyante, ma cabine se trouvant juste au dessus du moteur. Chose à mon avis est du aux propos déplaisant et condescendant tenus au responsable de l'embarquement... Arrivé chez les romains, il ne me restera plus qu'à filer sur autoroute jusqu'à Massalia. Avec bien sur une étape gastronomique à Bologna !
07/05 Arrivé en retard à Ancona....Puis route jusqu'à Bologna pour déguster charcuterie, mozzarela de bufle et pizza. Puis re route to Piacenza ou je loge dans une auberge de jeunesse genre Hostel le film. Ambiance j'ai pas dormi de la nuit le dos bloqué contre la porte d epeur qu'un vieux vienne me depecer...
08/05 Retour sur Marseille. Arrivé à 13h10. 6566kms 3 semaines 14 pays 16 jours 420km/ jour en moyenne. 117 Km/h vitesse max 55 km/h moyenne
Passer d'Ukraine en Moldavie par le sud de la Transnistrie? English translation pending
Bonsoir,
Quelqu'un peut-il me dire si cela est possible de passer d'Ukraine en Moldavie en évitant la Transnitrie par le sud? Y a t-il une route, car nous voulons aller d'Odessa à Iasi? A+
Brigitte
Quelqu'un peut-il me dire si cela est possible de passer d'Ukraine en Moldavie en évitant la Transnitrie par le sud? Y a t-il une route, car nous voulons aller d'Odessa à Iasi? A+
Brigitte
Passage de la Moldavie à l'Ukraine sans la Transnistrie? English translation pending
Bonjour ,
Je suis actuellement au début d'un grand voyage qui me conduit de Bucarest à Istanbul, mais par le grand coté. Je m'explique, Roumanie, Moldavie, Ukraine, puis le bateau de l'ukraine a la géorgie ( et oui, pas de vise russe... et les passages entre la russie et la géorgie sont bloqués...) et ensuite l'armenie pour finir par Istanbul. Pour l'instant, je suis a Chisinau en Moldavie et je recherche un moyen de rejoindre Kiev, en train de préférence, sans passer par la Transnistrie. Et oui, les douaniers ont parait-il une prédilection pour les personnes comme moi, parlant peu russe, seules... Alors, si on peut éviter les ennuis , pourquoi pas! J'avais pensé àà rejoindre le nord de la Moldavie comme je peux ( en bus ou maxitaxi par exemple) pour ensuite passer la frontiere vers Soroca et rejoindre un bled en Ukraine ou je pourrais choper un train pour kiev. Qu est ce que vous en pensez ? Sinon, si vous avez quelques conseils pour la suite de mon voyage, je suis preneur !
Merci
Benjamin
Je suis actuellement au début d'un grand voyage qui me conduit de Bucarest à Istanbul, mais par le grand coté. Je m'explique, Roumanie, Moldavie, Ukraine, puis le bateau de l'ukraine a la géorgie ( et oui, pas de vise russe... et les passages entre la russie et la géorgie sont bloqués...) et ensuite l'armenie pour finir par Istanbul. Pour l'instant, je suis a Chisinau en Moldavie et je recherche un moyen de rejoindre Kiev, en train de préférence, sans passer par la Transnistrie. Et oui, les douaniers ont parait-il une prédilection pour les personnes comme moi, parlant peu russe, seules... Alors, si on peut éviter les ennuis , pourquoi pas! J'avais pensé àà rejoindre le nord de la Moldavie comme je peux ( en bus ou maxitaxi par exemple) pour ensuite passer la frontiere vers Soroca et rejoindre un bled en Ukraine ou je pourrais choper un train pour kiev. Qu est ce que vous en pensez ? Sinon, si vous avez quelques conseils pour la suite de mon voyage, je suis preneur !
Merci
Benjamin
Carte nationale d'identité ou passeport pour la Transnistrie? (Moldavie) English translation pending
bonjour / bonsoir,
Je n'ai pas de Cni (on m'a toujours appris à faire attention à ne pas me mettre de l'encre sur les doigts). Mon passeport arrivera à expiration au courant de l'été...
Si je ne montre pas patte blanche, je me ferai refouler ? Ça arrive visiblement. Et si j'arrive à rentrer (ben voui, je finirai bien par me mettre de l'encre sur les doigts ou donner une goutte de sang pour ne pas rester enfermée chez moi...)
Faut-il s'auto-censurer pour espérer rester ? L'humour (même tendance pince-sans-rire) est-il à proscrire ou est-il autorisé ? J'ai lu ou entendu des reconduites à la frontière. Des garde-à-vues. Des mises en quarantaine. J'imagine des filatures. Des écoutes téléphoniques...
Existe-t-il des espaces où les opinions peuvent s'exprimer ? Alors...
Comment y aller (c'est-à-dire ne pas me mettre les autorités à dos), tout en soutenant les mal-aimés du régime... De la résistance passive en sorte. (d'accord, sur ce coup-là j'avoue ne pas assumer pleinement mes responsabilités😊) Et si mon attitude pouvait contribuer à faire changer celle des autorités...(là, je rêve, je sais, mais j'aime rêver, une seconde vie en sorte)
NB important : SVP, n'attaquez pas brutalement les autorités transnistriennes ; j'ai vraiment envie d'y aller et accepterai mal d'y être refusée ou d'en être refoulée sur dénonciation.
Je n'ai pas de Cni (on m'a toujours appris à faire attention à ne pas me mettre de l'encre sur les doigts). Mon passeport arrivera à expiration au courant de l'été...
Si je ne montre pas patte blanche, je me ferai refouler ? Ça arrive visiblement. Et si j'arrive à rentrer (ben voui, je finirai bien par me mettre de l'encre sur les doigts ou donner une goutte de sang pour ne pas rester enfermée chez moi...)
Faut-il s'auto-censurer pour espérer rester ? L'humour (même tendance pince-sans-rire) est-il à proscrire ou est-il autorisé ? J'ai lu ou entendu des reconduites à la frontière. Des garde-à-vues. Des mises en quarantaine. J'imagine des filatures. Des écoutes téléphoniques...
Existe-t-il des espaces où les opinions peuvent s'exprimer ? Alors...
Comment y aller (c'est-à-dire ne pas me mettre les autorités à dos), tout en soutenant les mal-aimés du régime... De la résistance passive en sorte. (d'accord, sur ce coup-là j'avoue ne pas assumer pleinement mes responsabilités😊) Et si mon attitude pouvait contribuer à faire changer celle des autorités...(là, je rêve, je sais, mais j'aime rêver, une seconde vie en sorte)
NB important : SVP, n'attaquez pas brutalement les autorités transnistriennes ; j'ai vraiment envie d'y aller et accepterai mal d'y être refusée ou d'en être refoulée sur dénonciation.
Moldavie: conditions d'accès à la région de Transnistrie? English translation pending
Avez vous visité cet exceptionnel "conservatoire historique"? Dans ce cas avez vous des infos utiles concernant les conditions d'accès etc?
merci d'avance pour votre participation
merci d'avance pour votre participation
Passage "frontière" Chisinau - Tiraspol? (Moldavie) English translation pending
Bonjour,
Les infos sur la Transnistrie étant assez rares ou plus à jour, et surtout contradictoire, je souhaiterais avoir des nouvelles fraîches 🙂
Mon inquiétude vient du passage à la "frontière"... pour certains, ça passe sans problème, pour d'autres c'est bakchich inévitable...
Donc, comment faut-il s'y prendre en cas de garde corrompu ? - Faut-il avoir quelques euros (si oui, combien?) sur soi pour effectuer un "cadeau" au méchant douanier et continuer le voyage, ou, au contraire, avoir les poches vides et décourager le brave garde-frontière? - Peut-on rester à 2 lors des contrôles ? Je m'explique : je pars avec mon amie et je ne souhaite pas qu'elle ait à se débrouiller toute seule lors de la procédure...
Sinon j'ai quelques notions de russe et j'ai des visas kirghiz et ouzbek sur mon passeport, ça peut aider ça😉?
Merci !
Mon inquiétude vient du passage à la "frontière"... pour certains, ça passe sans problème, pour d'autres c'est bakchich inévitable...
Donc, comment faut-il s'y prendre en cas de garde corrompu ? - Faut-il avoir quelques euros (si oui, combien?) sur soi pour effectuer un "cadeau" au méchant douanier et continuer le voyage, ou, au contraire, avoir les poches vides et décourager le brave garde-frontière? - Peut-on rester à 2 lors des contrôles ? Je m'explique : je pars avec mon amie et je ne souhaite pas qu'elle ait à se débrouiller toute seule lors de la procédure...
Sinon j'ai quelques notions de russe et j'ai des visas kirghiz et ouzbek sur mon passeport, ça peut aider ça😉?
Merci !
Train de Chisinau (Moldavie) vers Odessa (Ukraine)? English translation pending
salut, je parle du "fameux" train passant par la Transnistrie, interrompu pendant plusieurs années et dont la circulation a repris en octobre 2010, de mémoire...
Je l'ai pris avant-hier, en guise de dernière étape d'un Paris-Odessa ferrovaire...je cherchais 2/3 infos sur ce train qui passe dans cette région particulière avant de partir, sans trouver grand-chose...donc je viens ici raconter en deux mots ce trajet...
Train rustique, semble-t-il des voitures russes de "banlieue", en fait les banquettes sont des bancs en bois peints en jaune, avec une icône religieuse en guise de décor.
A Bulboaka, dernière gare avant la "frontière" Moldavie-Transnistrie, un policier et un douanier moldaves sont passés rapidement dans les voitures, sans rien contrôler. A Bendery, gare suivante, montent deux "douaniers" transnistriens (transnistrites ?) ...ils regardent nos passeports, nous demandent où on va et si je parle russe (y'a un visa bielorusse et un russe dans mon passeport) ...je leur réponds que non, ils nous rendent nos passeports et le contrôle s'arrête là.
Ensuite, passage à Tiraspol, puis première gare Ukrainienne, Kuchurhan avec contrôle des douaniers du pays, sans surprise.
Je suppose donc que la situation a pas mal évolué ces derniers temps, vu les récits que j'ai pu lire notamment ici d'extorsion et autres...enfin nous sommes rentrés par le train, et seulement pour transiter...ça nuance peut-être les choses.
Je l'ai pris avant-hier, en guise de dernière étape d'un Paris-Odessa ferrovaire...je cherchais 2/3 infos sur ce train qui passe dans cette région particulière avant de partir, sans trouver grand-chose...donc je viens ici raconter en deux mots ce trajet...
Train rustique, semble-t-il des voitures russes de "banlieue", en fait les banquettes sont des bancs en bois peints en jaune, avec une icône religieuse en guise de décor.
A Bulboaka, dernière gare avant la "frontière" Moldavie-Transnistrie, un policier et un douanier moldaves sont passés rapidement dans les voitures, sans rien contrôler. A Bendery, gare suivante, montent deux "douaniers" transnistriens (transnistrites ?) ...ils regardent nos passeports, nous demandent où on va et si je parle russe (y'a un visa bielorusse et un russe dans mon passeport) ...je leur réponds que non, ils nous rendent nos passeports et le contrôle s'arrête là.
Ensuite, passage à Tiraspol, puis première gare Ukrainienne, Kuchurhan avec contrôle des douaniers du pays, sans surprise.
Je suppose donc que la situation a pas mal évolué ces derniers temps, vu les récits que j'ai pu lire notamment ici d'extorsion et autres...enfin nous sommes rentrés par le train, et seulement pour transiter...ça nuance peut-être les choses.
Se rendre de la Moldavie à l'Ukraine? English translation pending
Bonjour, je souhaite me rendre d'Ukraine en Moldavie tout en evitant la transnistrie et ses inconveniants.
Est-ce possible depuis L'Viv? et Kiev?
L'idéal serait de passer par Odessa (trajet court), la traversée de Transnistrie est-elle vraiment un problème?
Merci pour toute info
Frontières dans le sens Roumanie vers la Moldavie, Ukraine et retour en Pologne English translation pending
Bonjour
prochainement au mois de mai on doit traverser l' Europe pour aller jusqu' en Ukraine en voiture . La Moldavie parrait interressante a visiter avec entrée par le nord en evitant la Transnistrie puis rejoindre l' Ukraine par le sud et retour par Pologne et Allemagne. Il se dit un peu de tout et est ce que certaines personnes ont fait un peu le meme circuit recemment et nous renseigner sur le conportement des douaniers , faut il declarer le materiel electonique a l' entree tel que ordi , camera , appareil photos ?. Y a t il des postes frontieres plus cool que d autres ? On est aussi preneurs de tous renseignements pour bivouaquer et visites interressantes dans tous ces pays cites .
Merci et Cdt
Randonnée en Ukraine English translation pending
bonjour,
je crois que pour l'été prochain, c'est le Plan B qui va être retenu (plan A trop cher...), donc un itinéraire Slovaquie/Pologne - (Transnistrie / Transdniestrie ?)- Ukraine, avec une majeure "rando dans les Carpates" et une mineure "villes en Ukraine".
Pour les Tatras, pas trop de difficultés, le sujet est assez bien traité et le site de Visoterin est remarquable.
Par contre, rien, ou si peu, sur les Carpates ukrainiennes. Manquent-elles d'intérêt ou sont-elles ultra-confidentielles ?
Si vous avez des suggestions, coups de coeur, ou tout le contraire, je suis preneuse.
Idem pour la Crimée. J'aimerais bien pousser jusque-là, mais pas pour les plages, a fortiori en été. Y a-t-il de belles randos ?
Merci d'avance.
je crois que pour l'été prochain, c'est le Plan B qui va être retenu (plan A trop cher...), donc un itinéraire Slovaquie/Pologne - (Transnistrie / Transdniestrie ?)- Ukraine, avec une majeure "rando dans les Carpates" et une mineure "villes en Ukraine".
Pour les Tatras, pas trop de difficultés, le sujet est assez bien traité et le site de Visoterin est remarquable.
Par contre, rien, ou si peu, sur les Carpates ukrainiennes. Manquent-elles d'intérêt ou sont-elles ultra-confidentielles ?
Si vous avez des suggestions, coups de coeur, ou tout le contraire, je suis preneuse.
Idem pour la Crimée. J'aimerais bien pousser jusque-là, mais pas pour les plages, a fortiori en été. Y a-t-il de belles randos ?
Merci d'avance.
Passages de frontières Berlin - Varsovie - Cracovie - Prague - Munich English translation pending
Bonjour, j'envisage un circuit en voiture : Berlin varsovie cracovie prague munich
quelqu'un pourait-il me dire s'il existe des problèmes particuliers au passage de ces frontières merci
Odessa et Moldavie English translation pending
Salut, ,, ,
Je me rends fin Août a Odessa, je souhaiterais connaitre quelques adresses sympas pour ce restaurer, bon plans de visites autour ou dans le ville et notamment un Hotel avec piscine proche de la mer....
Nous souhaitons également nous rendre en Transnistrie depuis Odessa en faisant un aller retour dans la journée en bus ou train, est il possible de le faire sans complication avec les formalités ?
Merci a tous 🙂😎
Je me rends fin Août a Odessa, je souhaiterais connaitre quelques adresses sympas pour ce restaurer, bon plans de visites autour ou dans le ville et notamment un Hotel avec piscine proche de la mer....
Nous souhaitons également nous rendre en Transnistrie depuis Odessa en faisant un aller retour dans la journée en bus ou train, est il possible de le faire sans complication avec les formalités ?
Merci a tous 🙂😎
Retourner en Moldavie sans avoir eu de tampon de sortie English translation pending
Bonjour,
J'ai traversé la Moldavie en vélo en 2012, j'ai dans mon passeport un tampon d'entrée en Moldavie mais je n'ai pas eu de tampon de sortie puisque j'ai quitté le pays par la Transnistrie puis en Ukraine.
Je me demande si ça peut me poser de problème pour entrer à nouveau en Moldavie.
Merci =)
JP
J'ai traversé la Moldavie en vélo en 2012, j'ai dans mon passeport un tampon d'entrée en Moldavie mais je n'ai pas eu de tampon de sortie puisque j'ai quitté le pays par la Transnistrie puis en Ukraine.
Je me demande si ça peut me poser de problème pour entrer à nouveau en Moldavie.
Merci =)
JP
Retour de Russie en fourgon, de la Baltique à la Caspienne en avril English translation pending
Bonjour.
Beaucoup de travail en ce moment, pas de temps pour un carnet de route 😕
Je n'ouvre pas une discussion, tout est déjà sur le Net. Juste quelques remarques de ce qu'il ne faut pas faire, et que j'ai fait 😉
1. Eviter la Transnistrie. Nous avons eu beaucoup de chance. 2. Ne pas traverser l'Ukraine en roulant de nuit. Même pour le pro des transports internationaux que j'ai été, c'est extrêmement dangereux. 3. Ne pas descendre au Dagestan où j'ai adressé ce petit clin d'oeil aux techniciens du projet X82, le futur Trafic III:

Je me suis perdu dans les steppes du district de Kizlyar, le plus dangereux actuellement du Daghestan.

Ménager sa monture 😉
Surtout ne pas passer en force.
Eviter les bas-côtés dégradés..
Rechercher la bonne trajectoire.
Adapter sa vitesse.
Attention à la profondeur des ornières.
Contourner l'obstacle.
Pour le reste, que du bonheur. Des paysages somptueux en avril.
Au nord, neige et glace par endroit.
A l'est, un petit air de taïga.
Au sud, steppes du Dagestan au printemps.
Des bivouacs nocturnes au coeur des sites historiques. Kalmoukie.
Aux pieds du kremlin de Novgorod.
St Petersburg, dormir juste derrière l' Ermitage.
Cordialement. Sylvie & Bernard
Beaucoup de travail en ce moment, pas de temps pour un carnet de route 😕
Je n'ouvre pas une discussion, tout est déjà sur le Net. Juste quelques remarques de ce qu'il ne faut pas faire, et que j'ai fait 😉
1. Eviter la Transnistrie. Nous avons eu beaucoup de chance. 2. Ne pas traverser l'Ukraine en roulant de nuit. Même pour le pro des transports internationaux que j'ai été, c'est extrêmement dangereux. 3. Ne pas descendre au Dagestan où j'ai adressé ce petit clin d'oeil aux techniciens du projet X82, le futur Trafic III:

Je me suis perdu dans les steppes du district de Kizlyar, le plus dangereux actuellement du Daghestan.

Ménager sa monture 😉
Surtout ne pas passer en force.

Eviter les bas-côtés dégradés..

Rechercher la bonne trajectoire.

Adapter sa vitesse.

Attention à la profondeur des ornières.

Contourner l'obstacle.

Pour le reste, que du bonheur. Des paysages somptueux en avril.
Au nord, neige et glace par endroit.

A l'est, un petit air de taïga.

Au sud, steppes du Dagestan au printemps.

Des bivouacs nocturnes au coeur des sites historiques. Kalmoukie.

Aux pieds du kremlin de Novgorod.

St Petersburg, dormir juste derrière l' Ermitage.

Cordialement. Sylvie & Bernard
Itinéraire Paris-Moldavie? English translation pending
Bonjour à tous!!
Je veux me rendre vers la fin juillet de Paris en Moldavie en passant par l'Ukraine, je souhaite savoir quel serait le meilleur itinéraire possible (avec le moins d'attente aux passages de frontières), merci d'avance pour vos conseils!
Plus de visa pour la Moldavie à partir du 1er janvier 2007 English translation pending
Bonjour,
A partir du premier janvier 2007, un citoyen de l'UE pourra entrer pour 90 jours en Moldavie - Moldova - sans avoir à prendre de visa, avec un simple passeport, comme pour l'Ukraine.
Michel
A partir du premier janvier 2007, un citoyen de l'UE pourra entrer pour 90 jours en Moldavie - Moldova - sans avoir à prendre de visa, avec un simple passeport, comme pour l'Ukraine.
Michel