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Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux) English translation pending
by Isap29 · 2019-10-09 · 252 replies
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



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Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

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Voyage en famille de vingt-huit jours en Namibie en été 2011 English translation pending
by Gorgui78 · 2010-08-28 · 63 replies
Nous partons mon épouse et moi pour nos 60 ans, l'été prochain avec nos enfants et petits enfants pour un périple de 28 jours en Namibie et Bostwana.

Avant de finaliser notre itinéraire dans les jours qui viennent , ci joint notre programme en 4x4 avec tentes en auto tour.

Nous sommes répartis sur 3 véhicules. 7 adultes et 5 enfants de 10 à 5 ans. Nous sommes 12 au total.!

J1: windhoek: Hotel central

J2 et J3: Sesriem: camping

J4 et J5: Swakopmund: Hotel central

J6: Spitzkoppe bivouac

J7:Twyfelfontein: Xaragu camp

J8:Palmag: Palmag lodge camping

J9: Kaokoland: Ogongo community camp

J10:Opuwo camping

J11 et J12: Epupa falls

J13: Hobater lodge hotel car la route sera longue

J14 -J15 -J16: Etosha .camping Okaukuejo Halali Namutoni

J17: Tsinsabis. camping

J18:Bagani;Camping

J19: Kongola:camping

J20 J21 et J22: kasane visite du parc et Victoria falls en profitant des activités du lodge.Lodge

J23: Nata .camping

J24 et J25: Maun Audi camp. camping

J26: Ghanzi: Camping

J27: Kalahari:Zelda game

J28: Windhoek hotel hochland

J29: Retour.

Qu'en pensez vous ? Nous avons essayé de panacher avec des jours de pause les longs trajets et de temps en temps dormir dans un lit !! Que faut-il mettre d'indispensable dans nos sacs ? en étant le moins volumineux possible ? Comme nous sommes 3 voitures qui vont se suivre, faut-il prendre la 2° roue de secours dans toutes les voitures ainsi que 3 "frigidaires" ? Tout cela pour essayer de gagner le plus de place. Ou faut-il absolument faire son ravitaillement pour ne pas avoir de mauvaises surprises dans les régions désertiques Quelles sont les spécialités locales à déguster absolument. ? Je cherche des recettes pour un gendre fin cuisinier.... Faire le plein à chaque station service me semble raisonnable..... Matériel photo et caméra.: je prends toutes les conseils. Téléphone pour pouvoir se joindre entre les véhicules sur place et joindre notre famille en France. Que faire ? Excursions et randonnées pédestres incontournables pour les enfants ? Les excursions en Mokoro à Maun sont elles possibles pour les enfants ? Des ballades à cheval ? et où ? Que faut-il emporter et donner pour des enfants ? Ou plutôt s'adresser à des associations.? Vêtements bébé- enfants- fournitures scolaires ? Merci à tous ceux qui nous font rêver avec leur carnet de route et leurs conseils. Grâce à eux je parcours la Namibie depuis 18 mois dans tous les sens et je ne suis même pas fatigué !!!! Nous verrons au retour. Encore merci d'avance pour votre patience et vos réponses
Retour d'une magnifique aventure d'un mois en Namibie et Botswana English translation pending
by Martimaure · 2014-12-29 · 80 replies
avec un peu de retard, nous tenons à faire un compte rendu de notre voyage effectué en Namibie et Botswana, qui nous a conduit pendant 1 mois à travers des paysages à couper le souffle, de belles rencontres humaines, animales...enfin un super voyage

Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.

Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014

Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ

A suivre, les étapes avec quelques photos..
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
by Fredxiii · 2010-09-20 · 100 replies
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.

Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »

Nous sommes une famille de 4 personnes.

Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.

Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.

Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.

Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.

Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.

La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »

Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.

Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria

La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.

Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.

Ben c’est pas grave, on se couvrira.

La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »

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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »

Mardi 13 juillet

Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.

Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.

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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.

Mercredi 14 juillet

Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.

3 - Aéroport de Windhoek

Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.

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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.

5 - Bougain Villa guesthouse

Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!

Jeudi 15 juillet

Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.

Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.

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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!

7 - Nids Républicain social

8 - koudous

Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.

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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.

Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.

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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.

Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.

Vendredi 16 juillet

La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.

Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.

Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).

Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.

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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.

Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.

L’emplacement N°3 nous est attribué.

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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.

Coucher vers 20h30

Samedi 17 juillet

La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)

Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.

Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.

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Une autruche tente de faire la course.

Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...

Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)

Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.

16 17 - dune 45



On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.

Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.

Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.

20 - Dead Vlei



Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.

Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.

L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.

21 - Dead Vlei



Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.

L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.

Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.

Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.

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24 Panorama vallée Tsauchaub



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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.

Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.

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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.

Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.

La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.

Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.

28 - Canyon de Sesriem

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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.

Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.

Nous réinstallons le campement.

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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.

Dimanche 18 juillet

Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.

Direction le parc de Naukluft.

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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.

34 - accès à Olive trail

Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.

35 - Zèbres dans le parc de Naukluft

Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.

36 - Solitaire

37 - Boutique à Solitaire

Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».

38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp

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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.

Lundi 19 juillet

Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.

La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.

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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.

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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...

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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.

Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.

44 - chambre Brigadoon lodge

Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.

Mardi 20 juillet

Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.

A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.

Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.

Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.

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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.

48 - Retour de Cape Cross

Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.

Mercredi 21 juillet

Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.

Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis

Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.

Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.

Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.

49 - Image furtive de nos premiers éléphants

Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.

Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.

Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.

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52 - La douche

53 - Vue depuis la douche...

Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.

Jeudi 22 juillet

Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.

54 - site de Twyfelfontein

55 - Lion man

Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.

56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).

Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.

Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.

Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.

Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.

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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.

60 - Apéritif dans le bush

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Nous nous retournons vers le lodge.

Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.

Vendredi 23 juillet

Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.

Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.

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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.

Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.

Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.

La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.

L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.

63 - Warmquelle

Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.

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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable

Samedi 24 juillet

Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.

Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.

La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.

Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.

Coup de chaud…

Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.

Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.

Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.

68 - Cattle

Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.

69 - Epupa falls

70 - Ponton bar restaurant du community camp

71 - vue depuis le ponton

Dimanche 25 juillet

La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.

Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.

La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?

Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…

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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.

On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.

De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.

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78 - Palmiers Makalani



L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…

79 - Epupa falls

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Lundi 26 juillet

Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.

Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.

Le paysage est ennuyant au possible.

Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.

Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.

Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.

En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.

Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.

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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.

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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.

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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.

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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.

Mardi 27 juillet

Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.

Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.

Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.

Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.

85 - Secretary

86 - Oryx

Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.

87 - Rhinocéros

88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....

Mercredi 28 juillet

Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.

89 - Point d'eau d'Okaukuejo

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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.

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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.

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Aujourd’hui, pas d’éléphant.

Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.

Jeudi 29 juillet

Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.

En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.

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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.

Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.

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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.

Vendredi 30 juillet

Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.

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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.

Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.

Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.

Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.

Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.

Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.

Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.

Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.

Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.

Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.

Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.

Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.

Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.

Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.

Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.

Samedi 31juillet

Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.

Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.

Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.

L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.

Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.

96 - Manhangu camp

97 - L'Okavongo

Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.

Dimanche 1er août

Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.

Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!

Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.

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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.

Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.

Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.

99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.

Lundi 2 août

Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.

Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.

Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.

Mardi 3 août

Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…

De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.

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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.

Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…

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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.

Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.

Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.

Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.

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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.

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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.

Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.

Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.

Mercredi 4 août

Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).

Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.

En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.

Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.

Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.

L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.

Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.

Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.

La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.

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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.

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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.

Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!

Jeudi 5 août

Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.

Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.

A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.

Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.

Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.

Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.

Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.

En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.

Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !

L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…

Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.

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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.

Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.

Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.

Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.

Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.

Nous dînons à l’hôtel.

Vendredi 6 août

Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.

En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.

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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.

Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.

L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.

122 - Victoria Falls hôtel

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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.

Samedi 7 août

Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.

Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août

Au boulot…c’est brutal…

Le bilan :

Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.

Le voyage s’est décanté.

Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.

J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...

Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Namibie en 2014: Tsumeb Otjiwarongo et Ongongo Campsite English translation pending
by Jujuleo · 2013-11-20 · 17 replies
Bonjour à tous !

je prépare notre voyage famille en namibie Aout 2014 sans TO. Nous partons 20 jours, j'ai terminé l'itinéraire, réservé les nuits à Etosha, Epupa, sesriem, Spitzkoppe, Swakopmund. Nous sommes 5 (2 adultes 3 garçons) avec un budget serré donc 4x4 et camping (sauf à swakopmund.)

Je voulais réserver une nuit au Ongongo campsite, (près de warmquelle) l'organisme précédemment en charge, m'a répondu que ce campsite avait été repris par une communauté et que c'était beaucoup moins bien, et qu'il valait mieux que je réserve à Khowarib Lodge. On avait vraiment bien envie de voir ces sources chaudes. Mais maintenant on ne sait même pas comment contacter la communauté en charge. Le site est il vraiment si terrible , car pour une nuit en camping on n'a pas vraiment besoin de luxe. Quelqu'un a-t-il des info ? Sinon Khowarib Lodge ou sesfontein (si ils font camping ???)

D'autre part nous irons visiter l'école Peri Naua dès notre deuxième jour en namibie, cest ce que certains auraient une idée pour l'hébergement à Otjiwarongo ou à proximité ? (camping ou hotel/pension petit budget)

Enfin nous passerons une nuit à Tsumeb avant d'aller à Etosha, je pensais contacter la pension OMEG Alle. Quelqu'un connait il ? est ce qu'on peut joindre cette pension directement ? je n'ai pas trouvé sur le web.

Je sais que mes questions sont très précises, mais c'est que j'ai déjà trouvé sur ce forum toutes les autres réponses aux questions que j'avais !

Merci pour vos réponses.
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-01-26 · 860 replies
Bonjour,

Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...

Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!

Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir

Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.

Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...

Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place

Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été

Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...

Plus tard, viendra le temps des questions précises...

D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Discovering the joys of camping in Namibia
by Rouquine38 · 2019-08-28 · 597 replies
This three-week trip to Namibia was a big first for us: - Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F). - Camping, when we usually feel at home in a starred hotel. - Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further. - Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation. - Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower. - Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.

I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.

Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.

At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.

And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.

Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.

Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.

We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.

Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.

Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B



Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Circuit 4x4 de quinze jours/quatorze nuits en Namibie du 28 avril au 12 mai 2012 English translation pending
by Jester94 · 2012-01-27 · 9 replies
Bonjour,

nous allons en Namibie du 28 avril au 12 mai 2012, et nous aimerions des avis sur l'itineraire, des conseils pour les choses a faire/a voir ainsi que sur les lieux ou dormir. le voyage ne dure que 15 jours, car il n'etait pas plannifié, nous ne le l'avons décidé que depuis 8jours. c'est en fait la continuation d'un circuit de 5 semaines a travers L'afrique du Sud, le Botswana et la Namibie, commencé fin juillet 2011, mais qui s'est arrété brutalement dans le bush vers la mi-aout. A 45 km de Nokaneng, en route vers la Namibie, une creuvaison a entrainer une sortie de route avec tonneaux, puis un rappatriement en France.

* l'avion est reservé, départ de CDG le 27/4 a 23h20 (AF direct JNB, puis SA a 13:20), arrivé WDH le 28 a 14h20 (un départ le vendredi soir nous fait gagné une journée) retour le 12/5, départ a 15:10 (SA, puis KLML 23:20 via AMS) , arrivé CDG le 13/05 a 13h45. (le retour se fait via Amsterdam, car cela nous permettait de prendre un vol a 23h20 a JNB et donc de rester quelques heures de plus en Namibie, et accesoirement de gagner 80€ par personnes) les deux vols pris séparement, je ne sais pas pourquoi mais c'est bien moins cher, reviennent a un total de 930€ par personne.

* Le véhicule est reservé chez ASCO, le S+: TOYOTA SAFARI 4X4 3.0TD - CAMPING EQUIPPED (
http://www.ascocarhire.com/cars/splus.htm) pour 1330€ (prix basse saison). le vehicule est a priori surdimensionné, mais au moins les pneumatiques devrait tenir le choc, et cela rassure madame.

* reste le planning et l'itineraire: Nous voudrions privilegier les campings dans la nature, et en général les petites structures. a priori, le temps disponible par journée pour les trajets et les activités (hors repas) devrait etre environ de 8h (8h-17h - 1h repas), avec un maximum de 10h (7h-17h30) les temps et kilometrage ne sont que des estimations, a priori surestimés, mais cela laisse des marges

sam 28/04 15:20 atterissage WDH transfert Asco et prise en charge du jouet (TOY) 17:00 sortie du dépot courses ?? (a priori pas trop le temps... a faire le lendemain a Okahandja petit tour en ville ? direction, le camping ou l'hotel, mais ou ? nuit 01: quelque part au nord de Windhoek ?? pas trop loin 0-50 km maxi, soit en camping pour tester le matériel fourni

Dim 29/04 08:00 départ vers Etosha 410 km 6-7h courses + marché artisanal a Okahandja nuit 02: quelque part un peu avant l'entrée Etosha

Lun 30/04 game drive direction Halali nuit 03: Halali

Mar 01/05 game drive vers Namutoni nuit 04: Halali

Mer 02/05 game drive direction Okaukuejo nuit 05: Okaukuejo

jeu 03/05 depart direction Kamanjab nuit 06: warmquelle

ven 04/05 08:00 départ vers Purros 130 KM 3h30 14:00 activité éléphant nuit 07: Purros

Sam 05/05 Palmwag Twyfelfontein (rock paintings) nuit 08: Mowani Mountain camp

Dim 06/05 Brandberg White Lady nuit 09: Brandberg White Lady

Lun 07/05 option détour par cap cross nuit 10: swakpomund

mar 08/05 08:00 combiné croisere + 4x4 nuit 11: Walvis bay

mer 09/05 08:00 départ vers Seriem 310 KM 5h nuit 12: Seriem

jeu 10/05 06:30 Sossusvlei-Dead vlei. 310 KM 6h-7h

nuit 13: lake aonob

sam 12/05 08:30 départ vers Windhoek 100 KM 1h30 11:00 retour 4x4 Asco 15:10 décollage

c'est vraiment une ébauche, j'ai mis les jours de la semaine au cas ou cela puisse avoir une incidence. je n'ai pas encore mis tout les kilométrages et temps mais cela devrait tenir. n'hesitez pas a proposer des activités et des campings. - Otjitotongwe Cheetah Farm ? - un détour par khomas pour voir Fingerklippe puis organ's pipe ? - Philip's cave ? - Quad vers swakpomund ? il n'y a rien le vendredi 12, car en fait par rapport au circuit envisagé, j'ai un jour de rab. si vous avez une idée pour le positioner ? - une journée avant Etosha pour aller voir le Waterberg ? - une journée de plus au damarland ? un passage au Spitzkoppe comm. Rest camp ? - une journée de plus après Seriem pour aller voir les belle routes dont il me semble avoir ententdu parlé, plus au sud, en bordure du Namibrand ? - alleger une etape si nécéssaire ? - se donner du temps pour une activité ?

je suis prenneur de toutes les idées et les remarques !!

au fait il n'y aurait pas un jour férié en Namibie début mai ?

merci d'avance pout votre aide Cordialement!
Trois mois en Afrique Australe en Ford Figo English translation pending
by Bof · 2016-07-06 · 496 replies
Amis baroudeurs, salut!

De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.

Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.

Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.

Quelques chiffres:

1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴‍☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)

Les étapes (déplacements inclus)

Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)

Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)

Namibie (20 jours)

18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j

Botswana (10 jours)

30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j

Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)

32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j

Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉

https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
Itinéraire Le Cap - Namibie: lodge, camping, location de voiture...? English translation pending
by Haaaa · 2011-09-07 · 21 replies
Hello les baroudeurs!Mon voyage en Namibie à partir de CapTown se rapproche et je souhaiterais vous soumettre mon vague itinéraire et mes quelques questions. Le message est long mais votre aide et votre expérience nous seraient particulièrement précieuse. J'ai preferé condenser toutes les questions en un seuls message !

Condition du voyage : Nous sommes deux amies de 26 ans. On loue une voiture au Cap, départ le 1 Octobre 2011. Nous avons la chance de ne pas avoir de planning précis à respecter, on s'est juste réservé plus ou moins 3 semaines pour cela. Cela peut aller au delà en fonction des finances, se réduire si on souhaite profiter d'un endroit. Pour l’hébergement ce sera en camping principalement, sûrement quelques « belles-étoiles », et sûrement aussi quelques Lodges. On est jeune, pas très exigeant sur le confort, avec un budget qu'on a anticipé mais qui est loin d'être extensible ! On voyage en Octobre, donc a priori encore durant la saison sèche.

Alors voici mon itinéraire, si je pouvais avoir votre avis dessus ce sera génial ! CapTown Langeebaan Oranje river: Vioolsdift

==>Namibie Fish river canyon : Ai-Ais vaut-il le détour ? Sinon, entrée par Hoba Luderitz en passant par le village fantôme de Kolmanskop ( l'accès est-il payant?) puis, pour remonter vers Sessriem vaut-il mieux passer par Aus ou remonter par la B1? Sossulvei. Mnt Nauklut – Solitaire Cap'Cross et Toscanini le long de la côte. Spitzkoppe. Brandberg. Twyfelfontain et sa forêt pétrifiée. Puis direction le Parc d'Etosha où on compte rester quelques jours. On rentrerait a Okaukuejo pour aller s'installer au camps à l'Est, près du vieux fort allemand ( bon choix?) Sortie du Parc à l'Est vers Grootfontein. Puis la question à 10000$$ : Cap à l'est vers les chutes Victoria ou cap au sud ? Ou encore, troisième solution, une boucle par l'Okavengo puis Windhoeck ?

Je penche pour la deuxième solution, mais rien n'est définitif. Donc dans cette hypothèse : Massif du Waterberge et le conservatoire des guépards. Brukkaros. Puis se posera la question d'un passage vers le Parc du Kalahari. Après avoir passé quelques jours à Etosha c'est moins indispensable, ou tellement diffèrent que le détour vaut le coup ? Puis retour à CapTown.

Et, au delà de la question de l’itinéraire, j'ai aussi plusieurs questions purement pratiques mais non moins imortantes à anticiper.

Auriez-vous un Lodge ou Camping à nous recommander à

- Ludezitz : j'ai entendu parler du camping « shark island ». Sossulvei : Quel est le camping le plus proche ? Ou faire du camping à la belle-étoile dans le coin est-il envisageable? WalvisBay- Swakopmund - long beach: Dans quelle ville vaut-il mieux résider ? Si vous avez un lodge ou hôtel sympa et pas trop dispendieux à nous conseiller on est preneur. J'ai entendu parler du « Lagoon Lodge » tenu par un lyonnais, mais peut être un peu cher pour ce que c'est non? On pense passer quelques jours sur place pour profiter et faire des excursions par exemple à Sandwich Harbour. Si un Lodge-camping vous a particulièrement marqué par son accueil, son originalité etc sur notre parcours, nous sommes tout autant preneur ! :)

L'accès à la ville fantôme de Kolmanskop est-il réglementé ou payant ?

Pour aller à Sandwich-Harbour à partir de Walvis Bay, y'a t'il une agence à éviter/que vous nous recommanderiez ?

A Etosha, quel camps est à privilégier, nous pensions aller au vieux fort allemand à l'Ouest. Faut-il réserver, j'ai l'impression que tout le monde dit « on nous a dit de réserver » et revient en disant, en-fait le camping (Tente) était au 2/3 vide.

Aussi, j'ai beaucoup entendu parler d’épaves de bateaux sur la côtes des squelettes. C'est une légende ou certaines sont facilement accessible ?

Enfin, les dernières questions très pratiques, nous pensions louer une voiture « normale » ou relevée. C'est suicidaire ou pas ? J'entends tous les sons de cloches. Les crevaisons me font peur, si loin de l'agence je ne saurais pas comment faire après avoir utilisé la roue de secours. Cela vous est peut être arrivé, comment avez-vous fait ? Je pensais louer une voiture chez TempestCarHire ou Aroundaboutcars. Qu'en pense vous ?

Et les deux petites dernières : Je me doute que tout les paiements se font en Cash, en moyenne combien prenez vous à chaque fois sur vous ? Je n'ai pas envie d'avoir à rechercher un distributeur toutes les 5mins. Les prises électriques sont bien les mêmes qu'en Afrique du sud ? À Trois branches mâles rondes disposées en triangle?

Voilà, j'espère avoir la chance de pouvoir profiter de votre aide et expériences ! Je trépigne déjà à l'idée de découvrir ce pays qui a l'air extraordinaire ! Merci pour votre aide :)
Namibie en camping-car avec 4 enfants. Un rêve devenu réalité. English translation pending
by Caperam · 2012-11-03 · 113 replies
Voici le récit de nos trois semaines en Namibie, voyage qui s'est déroulé du 24 septembre au 14 octobre 2012. Nous sommes partis avec nos quatre enfants de 4, 7, 9 et 12 ans. Nous avons loué un camping-car pour six chez B*b*-camper, loueur installé à Windhoek. Je préciserai autant que possible le prix que nous avons payé pour chaque nuit, sachant que souvent notre plus jeune ne payait pas et que deux de nos enfants payaient moitié prix. Eau et électricité entre parenthèse voudront dire robinet à l'emplacement et prise de courant (souvent locale) pour se brancher.

Notre trajet:



Voyageant avec des jeunes enfants et pour la première fois en Afrique, j'avais fait le choix de réserver un maximum de nuits d'avance. Les réservations ont été faites en direct auprès de la majorité des campings, via Cardboard Box Travel Shop pour les campings du NWR. Je ne regrette pas ce choix car il nous avait permis de préparer un itinéraire assez précis à l'avance, ce qui était rassurant pour nous. Par contre pas de paiement des réservations par internet quand pas de site sécurisé, donc pas de paiement du tout dans ces cas là. Malgré tout, certaines modifications ont eu lieu qui n'ont pas posé de problème. En effet, même dans les campings les plus remplis, il y avait des places libre, même si nos semaines 2 et 3 coïncidaient avec les vacances scolaires d'Afrique du Sud. Le problème principal qui s'est présenté à nous a été dû à notre loueur. En effet, nous avons découvert (mauvaise lecture du site ou du contrat? à vérifier...) le jour de la prise du camping-car que nous n'avions pas le droit de rouler sur des routes D. Bien sûr, notre itinéraire en comportait un certain nombre. Nous avons pris la décision de nous adapter aux circonstances (état des routes), d'assumer en cas de problème et de voir venir...

Budget (hors avion 3900 euro depuis la Réunion):

- Camping Car 6 couchages (le plus gros) pour 3 semaines, 21 j, km illimités , avec options assurance maxi CDW 6090 NS (609 euros), retour dimanche 350 NS, transfert airport vers loueur 155 NS/personne gratuit en dessous de 12 ans, location une paire de jumelle 135 NS, total = 39 445 NS. L'assurance CDW couvre les crevaisons qui nous serons remboursés. Pas d'état des lieu de carrosserie donc pas de soucis au retour pour les griffures par branches diverses.

(Note sur le loueur : pas de compresseur fourni nous avions apporté le nôtre, fort utile pour les gonflages lorsqu'on quitte une gravel pour revenir sur bitume.)

- Campings: 8525 $N - Alimentation: 8558 $N - Divers: 4783 $N - Essence: 6843 $N

Total: 68154 $N sans l'avion

Le change était à peu près de 1 euro pour 10 rands ou 10 dollars namibiens, allant en notre faveur au fur et à mesure du voyage, je laisse les prix en monnaie locale. Les indispensables emportés: des écrans dvd et un stock de films pour les enfants, la route est parfois longue, un doubleur de port allume cigare, un transfo pour convertir l'allume cigare en 220V, un adapteur prise namibienne, des draps pour les enfants (parce que le loueur considère qu'un duvet, c'est le couchage enfant et moi, glisser mes enfants dans un duvet inconnu, bof bof!) Les pas si nécessaires que ça: des duvets supplémentaires, ceux du loueur suffisaient largement, en cette saison, on a eu froid à Swakopmund et à Aus, c'est tout; le stick à lèvres (en vente absolument partout), les vêtements chauds que j'avais pris en bcp trop grande quantité pour les enfants.

Première semaine:

Le 23 septembre: Partant de la Réunion, nous n'avions pas la possibilité d'aller directement à Windhoek. Arrivant à 23h, nous avons choisi de dormir à Johannesburg et de prendre l'avion le lendemain à 12h pour Windhoek. Nous avions réservé et payé par Internet, une voiture de l' Emerald Guesthouse est venue nous chercher à l'aéroport et nous avons passé la nuit dans une maisonnette pour six personnes, deux chambres et salon, petit dèj inclus pour 1450 rands.

Le 24 septembre: Nous sommes à 14h15 à Windhoek, il y fait bien plus chaud qu'en Afrique du Sud malgré l'altitude et je vois mon premier chacal le long des pistes. Le loueur est là et en 20 minutes, avec tous nos bagages, nous sommes arrivés. Nous prenons possession de notre maison pour trois semaines. Les explications sont longues, il fait chaud, même pas un petit verre d'eau offert, c'est pro mais pas plus quoi! Nous partons pour la capitale, le GPS avec sa carte tracks 4 Africa est branché et nous trouve un supermarché où je fais le premier plein. Je trouve de tout, même du beurre breton. Les prix sont bien moins élevés qu'à la Réunion mais me semblent terribles pour le pays! Il faut être super vigilant pour la conduite à gauche, surtout aux carrefours. Ensuite, la nuit tombe déjà et nous allons dormir à Arrebush, le camping en ville pour 450$N (eau et électricité)

Le 25 septembre: Nous devons faire un saut à l'ambassade pour avoir une traduction du permis de Raphaël qui n'a pas pu avoir de permis international. Une fois cette formalité expédiée, nous prenons enfin la route pour Etosha!!!! La route est un peu monotone, le paysage pas très intéressant, hormis quelques termitières, des magnifiques Jacarandas à Otjiwarango



et des babouins qui traversent la route.



Nous passons la gate d'Okaukuejo et notre première girafe nous attend...



Je suis super émue!



Puis nos premiers zèbres



et nos premiers springboks.



Difficile d'imaginer à ce moment là qu'on va s'en lasser et trois jours plus tard dire "Non, rien, c'est encore des zèbres!" :-)... Nous arrivons au camping, payons la taxe du parc pour les quatre nuits 680 $N puis allons prendre possession de notre emplacement poussiéreux (500 $N la nuit, eau et électricité). Les sanitaires sont propres et nombreux et on apprécie la piscine qui est un peu fraîche mais il fait tellement chaud et sec! Puis nous allons découvrir à deux pas l'attraction du camp, le trou d'eau! Il y a un chacal qui traîne mais peu de temps après, c'est rhino,



girafes,



éléphants sur fond de coucher de soleil.



Pour une première journée, c'est extraordinaire, ils sont là à quelques dizaines de mètres de nous, les enfants sont scotchés, on reste un long moment.



Il y a une hiérarchie pour l'accès à l'eau, les girafes n’accéderont que quand l'éléphant sera parti.









Puis zèbres et springboks.



Nous sommes très surpris de voir traîner des chacals entre les tentes et surtout, de constater que nos enfants phobiques des chiens sont très intéressés et pas effrayés!
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
by Krikri6792 · 2012-12-16 · 172 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.

Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :

http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/

Bonne découverte et à + !

.......................................................................................................................................................... Présentation

De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.

J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.

C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.

Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !

C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.

A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.

Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.

Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes

J1 : Samedi 3 novembre 2012

Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.

Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.

Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.

Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint

De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.

J2 : Dimanche 4 novembre 2012

Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.

Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !

Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.

Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.

Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !

Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.

Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.

Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.

Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !

C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !

La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.

Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.

Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.

Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.

Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !

Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?

Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.

Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.

Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).

Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.

18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.

Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…

… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !

Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !

Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail

J3 : Lundi 5 novembre 2012

Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !

Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.

9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.

Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.

Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.

Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !

Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.

Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.

Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.

On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.

Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !

Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.

16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.

Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.

Du plateau nous dominons une mer de canyons !

Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".

L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !

Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.

Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !

En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !

J4 : Mardi 6 novembre 2012

Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.

Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?

Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.

Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.

"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "

Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !

A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.

La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !

Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !

Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.

Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.

Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).

C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.

Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.

Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !

C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.

Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.

Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.

Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.

Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.

Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.

Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.

Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !

Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !

La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !

Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !

Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.

En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.

Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45

J5 : Mercredi 7 novembre 2012

Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !

Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.

Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)

En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.

Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.

A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.

Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.

Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.

Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.

Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.

On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).

Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !

La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.

Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.

L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.

Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !

A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.

Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.

Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".

Il suffit en fait de suivre les traces de pas !

En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !

Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !

Il y a matière à faire plaisir au photographe !

Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.

Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.

Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !

Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !

Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !

Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.

Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !

Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !

Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim

J6 : Jeudi 8 novembre 2012

Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.

A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.

La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.

Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.

On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.

Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.

Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.

Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.

Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).

A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.

Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)

Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.

En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.

Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.

Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.

Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.

Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !

Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !

Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.

La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…

… puis à crapahuter sur la dune Elim.

Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.

Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".

Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…

… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !

Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !

Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !

Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.

Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail

J7 : Vendredi 9 novembre 2012

Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.

Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.

C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !

En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.

Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.

Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).

Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.

Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !

Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).

Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.

Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.

Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…

… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.

Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.

Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.

Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.

La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !

Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !

Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.

Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !

Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !

Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses

J8 : Samedi 10 novembre 2012

Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !

Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.

Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.

Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.

Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.

La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.

Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !

Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.

Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.

Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.

Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.

Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.

Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !

Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.

Un panneau en annonce d'ailleurs !

Des oryx ? Mais ouiiiii !

Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)

Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.

Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.

Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.

Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !

Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !

Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.

Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.

Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !

D'autres évoquant des trous de gruyère !

Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).

A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux��� on ne peut pas manquer ça !

Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.

Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.

Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.

Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.

La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.

A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.

Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !

Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !

Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !

Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !

En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !

Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries

J9 : Dimanche 11 novembre 2012

En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.

En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.

Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.

Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.

Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !

Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !

Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.

Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.

A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.

En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.

De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.

Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.

Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.

Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !

Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.

C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon

Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !

Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !

Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !

Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe

J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15

Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.

Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.

A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.

Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.

Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.

Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.

D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.

Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.

La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.

Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"

Mais qu'est-ce qui se trame ?

Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.

Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !

Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !

Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".

Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.

Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.

Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.

Rock Bridge dans la grisaille !

Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !

Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.

Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !

Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?

Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !

Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !

Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.

19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !

Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !

Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise

J 11 : Mardi 13 novembre 2012

Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !

Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.

Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.

C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.

A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?

L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.

"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).

Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.

Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.

La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.

Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"

Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.

La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !

Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.

Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.

Un dernier coup d'œil au cours de la descente !

A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.

Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?

Attention à boule ;-) Voici les quilles !

L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.

La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !

Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".

La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.

Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !

Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)

Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !

Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages

J12 : Mercredi 14 novembre 2012

6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.

7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !

Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?

Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).

A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.

Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.

Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.

Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.

Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.

Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.

Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.

La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.

Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.

Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.

Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !

Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !

Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !

Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.

Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !

D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !

Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !

A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.

La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.

Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.

Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !

Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.

Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.

Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.

Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.

Chouette, voilà déjà des girafes !

Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !

Il ne manque plus que les éléphants !

Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !

Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !

Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.

En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.

La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.

Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !

Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.

La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !

Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !

A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !

Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !

Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !

Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".

L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !

Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.

Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes

J13 : Jeudi 15 novembre 2012

Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !

Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.

La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.

En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.

A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?

Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !

Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !

Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.

En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.

Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !

Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.

Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.

C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.

Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.

Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !

La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.

Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !

C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !

Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).

On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?

Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.

Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !

Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.

Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !

Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !

Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !

Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.

Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag

J14 : vendredi 16 novembre 2012

Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.

La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).

Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.

C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.

A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.

Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !

Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.

Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.

Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.

Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.

Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.

En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !

Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.

En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !

Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.

Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.

Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.

Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.

En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.

Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.

Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.

Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo

J15 : Samedi 17 novembre 2012

Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !

Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.

Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.

De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.

Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.

Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !

Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.

C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !

Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.

Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.

Sur le trajet vers Okondeka…

Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !

Et tant pis si la piste est bloquée !

Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?

Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)

Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !

Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.

A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.

A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.

L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.

On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.

Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.

18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.

Allons voir ce qui s'y passe !

Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !

Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).

Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !

Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.

C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !

Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.

Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.

Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.

Alors ?

Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !

Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !

Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?

Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !

J 16 : Dimanche 18 novembre 2012

6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.

Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.

Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !

Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !

Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.

A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…

Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.

Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.

Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.

Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !

Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.

Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?

En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.

Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !

Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.

Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.

La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.

Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.

D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !

Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.

Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.

La suite de la soirée sera encore plus magique.

Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.

Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.

C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.

Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !

Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !

J17 : Lundi 19 novembre 2012

Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.

Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.

Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.

Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.

Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.

Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !

Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.

A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.

Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.

Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.

A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !

Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.

Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !

Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.

Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.

Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.

Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !

Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.

Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !

Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.

Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.

Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.

Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail

J18 : Mardi 20 novembre 2012

Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.

On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !

Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?

Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.

Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.

Hum, à moins queue ;-)

Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.

Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.

Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.

A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.

Les acacias sont en fleurs.

La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.

Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.

Arrivée à destination vers 13 h 30.

Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.

L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.

Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.

La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.

Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.

Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.

Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.

Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.

Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.

C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.

Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track

J19 : Mercredi 21 novembre 2012

A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.

Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.

A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.

Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.

Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?

Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.

Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.

Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.

Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.

Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !

Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…

L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.

Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.

Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.

On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.

En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.

Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).

Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.

Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.

Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !

Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.

Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !

J20 : Jeudi 22 novembre 2012

5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.

Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !

6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.

Direction, la partie "Nature Reserve" !

Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.

A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.

L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?

Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.

Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.

Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.

Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !

Puis elle daigne un regard ! Superbe !

Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)

… avant de croiser sa route ! Impressionnante !

Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.

C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.

Léopard à Okonjima

Epilogue

Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.

Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.

Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !

Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.

Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.

Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.

S'il fallait néanmoins désigner…

Nos coups de cœur !

- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !

- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.

- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !

Quelques mots sur les hébergements

De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.

Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.

Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/

Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm

Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/

Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm

Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".

Feuille de Mopane
Carnet de voyage - périple d'un mois en Namibie-Botswana English translation pending
by SamuelMarlin · 2010-09-23 · 19 replies
Bonjour

D’habitude, je ne fais pas de compte rendu des voyages que j’ai pu réalisés dans le passé mais pour ce circuit en Namibie et au Botswana, je me suis inspiré de bon nombre de posts sur VoyageForum et suivi beaucoup de conseils personnes ayant voyagé dans ces 2 pays (Ericarole, VinnyLove, Pierre77N, Voyageur08, Grisemote pour citer les principaux). J’ai donc pensé que ce serait un juste retour des choses que de décrire ce que j’ai pu voir et vivre pendant ces 4 semaines dans ces deux magnifiques pays et y apporter des conseils, points de vue et astuces qui pourraient être utiles j’espère pour d’autres voyageurs désirant découvrir ces pays. (En relisant, je me rend compte que c’est très long…)

Le circuit était donc le suivant :

01-août Windhoek

02-août Sesriem

03-août Naukluft

04-août Swakopmund

05-août Swakopmund

06-août Spitzkoppe

07-août Twyfelfontein

08-août Palmwag

09-août Opuwo

10-août Epupa Falls

11-août Kamanjab - Hobatere

12-août Etosha - Okaukuejo

13-août Etosha - Halali

14-août Etosha - Namutoni

15-août Mahango

16-août Shakawe - Botswana

17-août Caprivi - Kongola

18-août Victoria Falls - Zimbabwe

19-août Kasane

20-août Chobe - Ihaha

21-août Kasane

22-août Nxai Pan - Planet Baobab

23-août Moremi – North Gate camp

24-août Moremi – North Gate camp

25-août Moremi - Xakanaxa

26-août Maun

27-août Gobabis

28-août Windhoek

Circuit préparé aux petits oignons depuis le mois de Janvier, renseignements et contacts pris sur internet, ainsi que les réservations. Après une longue attente et l’excitation de la préparation du voyage, nous étions donc fin prêts pour le départ…

Samedi 31 Juillet

Voyage en avion depuis Marseille jusqu’à Johannesburg avec KLM via Amsterdam, sans souci. Nuit passée à l’Emerald Guesthouse (www.emeraldguesthouse.net), petite pension sympa et située à 2 pas de l’aéroport Tambo que nous avions testé il y a 2 ans quand nous avions visité l’Afrique de Sud et qui est bien pratique quand on arrive tard et repart tôt de Joburg (navette gratuite), ce qui était notre cas.

Dimanche 1 Août

On prend des Rands avec notre VISA à Joburg, ce que je conseille car les retraits sont limités à 2000N$ en Namibie, ce qui augmente les frais.

Départ à 7h15 pour Windhoek avec Air Namibia, là encore sans souci. Déjà les paysages vus depuis les hublots à l’atterrissage en Namibie font envie ! La navette de notre loueur de 4x4 nous attend comme prévu et direction Windhoek chez African Tracks (www.africantracks.com) récupérer notre véhicule. C’est un Toyota Ilux 2.7i essence Single Cab équipé camping avec tente dépliable sur le toit. Accueil très chaleureux. On fait le tour : bon état apparent, roues neuves, moteur qui semble impeccable malgré les 130000km au compteur ! Il y a 2 roues de secours, tout le matériel de camping, kit de dépannage classique et un frigo sur la batterie de la voiture. Après un mois d’utilisation et notre circuit parcouru (7750km), ce véhicule s’est avéré sans faille (à part un souci à Moremi dont je parlerai plus loin) et le moteur robuste. Tente ok mais fermeture de la moustiquaire défectueuse. Le seul problème ayant été en fait une odeur de poisson dans le frigo qu’on s’est trainée tout le trajet sans pouvoir l’enlever. Pas top. Le matériel camping était complet (en tout cas pour nos besoins) mais bien vétuste il faut le dire. Nous avions pris l’assurance pneu crevé et vitre brisée qui ne nous aura pas été utile mais bon, prudence, prudence…

Bref, dans l’ensemble nous avons eu une bonne expérience avec ce loueur.

Une fois le véhicule récupéré, direction Londiningi Guest House (www.londiningi.com), notre lodge à Windhoek, tenu par une française et son compagnon namibien. Belle chambre bien confortable et je recommande le diner du soir qu’ils proposent : leur cuisine est excellente. Nous profitons du temps que nous avons pour faire le plein de provisions dans les grands supermarchés de Windhoek qui ont le grand avantage d’être ouverts le Dimanche après midi, ce qui nous permet d’être fin prêt aux aurores pour notre première étape du Lundi. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter Windhoek, capitale africaine qui nous fait bonne impression, propre avec maisons cossues dans certains quartiers (certes il y a des bidonvilles au Nord) mais peu de choses à offrir aux touristes : le palais présidentiel avec un jardin agréable où déambuler, la vieille église du centre et la gare pittoresque avec quelques vieilles locos exposées au dehors. A part ça, bof…et le musée était en rénovation.

Lundi 2 Août :

Nous nous levons aux aurores. Ce sera une constante pendant tout ce voyage : lever très tôt afin de partir vers 6h30-7h et profiter pleinement de nos journées car il fait nuit tôt là-bas.

Ca y est ! L’aventure commence enfin ! Dès la sortie de Windhoek, nous décidons de prendre les pistes pour descendre sur Sesriem via les C26, C24, D1275 et le SpreetsHoogte Pass qui est présenté comme le plus impressionnant.

Premier arrêt sur la piste afin de dégonfler les pneus. Sur les conseils de notre loueur et des personnes rencontrées à Londiningi, on utilisera 2.2b pour les routes goudronnées, 2b sur les pistes et 1.6-1.8b sur sable profond.

Les paysages sur ces pistes sont magnifiques, les pistes en très bon état (ce sera le cas pour toutes les pistes en Namibie en fait) et déjà nous voyons nos premiers animaux: oryx (de loin), springboks, de nombreux rapaces et des nids impressionnants de tisserins sociables. L’arrivée au SpreetsHoogte pass nous donne droit à une vue splendide sur le Namib. Le passage en 4x4 du col lui-même est vraiment sans aucune difficulté, les portions les plus pentues étant même goudronnées. Direction Solitaire, sorte de Bagdad Café Namibien, très animé où nous nous arrêtons pour midi. Lodge, petits commerces et station d’essence, tout y est ainsi que de vieilles carcasses de voitures. On retrouve les images qu’on a pu voir sur VoyageForum !

Nous continuons notre descente dans le Sud et arrivons au camping de Sesriem (www.nwr.com.na). Une fois notre emplacement trouvé et les droits d’entrée au parc payés, nous filons au Sesriem canyon. Nous visitons uniquement le canyon pour profiter de l’ombre et nous n’avons pas le temps de faire la boucle de toute façon. Balada sympa, sans plus. Nous retrouvons le même buisson rempli de papillons blancs dont VinnyLove parle cette année dans son CR. Pour la fin de la journée, nous décidons de gravir la Dune Eilim proche du camp. Nous montons le long de la crête, ce qui s’avère être une erreur car la montée est bien plus difficile que prévu mais arrivés au dessus : magique ! paysages et couleurs splendides sur les montagnes du Naukluft au couché du soleil. On redescend pour arriver à notre camp à la tombée de la nuit. Premier dépliage de tente et premier braai. Super. Notre site est sympa, les douches/toilettes propres mais le camping est plein et assez bruyant.

Mardi 3 Août

Pour cette première nuit dans la tente, nous aurons eu chaud. En fait, contrairement à ce que nous avions pu lire dans les anciens CR de voyage en Namibie, cette année il n’a pas du tout fait froid les nuits sous la tente (enfin j’ai trouvé) à part 2 jours à Etosha où les matins étaient frisquets. Donc les bonnets, polaires et gants mis dans nos bagages nous ont très peu servi. Comme quoi, cela change d’une année sur l’autre…

Nuit douce mais bruyante avec un groupe électrogène proche et en marche toute la nuit…

Nous nous levons à l’aube pour tenter de voir le lever de soleil depuis le sommet des dunes. Franchement, étant donné l’heure à laquelle les portes du parc ouvrent et la distance à parcourir pour arriver à la dune 45 par exemple, je ne vois pas comment on peut y voir le lever du soleil… La route qui plonge dans les dunes en direction de Sossuvlei permet des vues et des photos avec des effets d’ombre et de lumière incroyables ; et les animaux (oryx, autruches) devant les dunes oranges, quel régal ! On essai de gravir une autre dune que la fameuse dune 45 afin d’être un peu seul. On en trouve une qui nous plait mais à peine arrivé au pied avec notre 4x4, un ranger arrive vers nous à grands signes et nous explique que c’est interdit. On ne peut pas gravir le long de la route une autre dune que la dune 45 : préservation du site. Bigre ! Bon…direction la dune 45 et bien évidemment, on est loin d’être seuls : on la monte avec d’autres en file indienne. Le paysage au sommet reste tout de même grandiose et la descente en courant sur la pente est bien rigolote (on n’arrivera pas à faire « chanter » le sable).

Ensuite, direction Sossusvlei / Deadvlei. A la fin de la route goudronnée, la question se pose : continuons-nous avec notre 4x4 dans le sable mou pour les 5 derniers km ? Je n’ai pas de gonfleur sur batterie et pas d’expérience de 4x4. Comme nous devons être le soir au camping de Naukluft et qu’il y a encore plein de choses à voir, nous jouons la carte de la prudence pour ne pas perdre de temps et décidons de prendre les navettes du parc…ce qui nous coûte 100N$/p ! Au retour de notre voyage, je me dis que c’était une idiotie et que j’aurais dû tenter étant donné ce que j’ai réussi à faire à Chobe et Moremi. Enfin bon…

Arrivés à destination, nous choisissons de gravir les dunes qui longent le Deadvlei en direction de Big Daddy. Montée facile et vue superbe sur le Deadvlei : un des paysages les plus beaux que j’ai pu voir en Namibie. Cette cuvette avec ces arbres morts est tout simplement stupéfiante. On reste assis à contempler ce paysage pendant de longues minutes puis on se balade entre les arbres morts : un régal pour les photos… Le soleil commence à bien taper. Pour midi, on trace sur Sossuslvei pour manger à l’ombre d’un grand arbre où un grand duc nous attend. Chouette (c’est le cas de le dire) ! Bon, après Deadvlei, j’ai trouvé Sossusvlei nettement moins intéressant.

Retour navette, puis 4x4 pour rouler jusqu’au camp NWR de Naukluft (www.nwr.com.na), notre prochaine étape. Nous prenons les pistes C36 (bonne) puis D854 (pas terrible) et nous arrivons au camping en fin d’après midi accueilli par les damans et plusieurs oréotragues ! Superbe site, bien sauvage près d’une petite rivière. Sanitaires moyennement propres.

Mercredi 4 Août

Nous nous levons dans la nuit car nous avons une grosse journée, la plus chargée de notre périple en fait. En effet, nous avons prévu de faire l’Olive Trail (www.namibweb.com/nauklufttrails.htm) puis d’arriver à Swakopmund le soir même. Nous avions repéré où était le départ la veille à notre arrivé au camping. C’est bien indiqué par des panneaux donc on ne peut pas louper. A 6h30, nous sommes donc prêts pour attaquer l’Olive Trail à la fraiche. Le début est en pente assez raide jusqu’à un plateau d’où on a une vue magnifique sur les montagnes du Naukfult avec la lumière du matin. Puis, redescente le long du lit d’une rivière à sec, chemin de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on s’approche des piscines naturelles équipées des chaines. J’ai trouvé que c’était un passage délicat, puis fin du circuit interminable sur un sentier sous un soleil de plomb. Nous avons fait le circuit en 4h30 mais heureusement, en profitant de la fraicheur du matin. Le guide indique 4h : faut pas trainer et pas à midi alors !! C’est une ballade sympa avec pas mal de faune rencontrée (oréotragues, rapaces, mangouste fauve, damans avec leurs petits et plein de piafs) mais si c’était à refaire…pas sûr que je le referais. Nous mangeons dans le parc puis nous repartons à midi pile pour Swakopmund.

Belle piste jusqu’à solitaire (C14) puis un passage un peu pourri jusqu’au Gaub pass, très joli à voir, et ensuite le désert plat à perte de vue sur des pistes très larges et toute droites, que c’est long…On n’a qu’une seule envie, c’est d’écraser la pédale d’accélérateur pour foncer à 150 km/h ! Les pistes sont belles, pourquoi pas ? Nous avions eu beaucoup de mises en garde encore à notre arrivée à Windhoek: la cause première de mortalité pour les touristes en Namibie, ce sont les pistes. Ne JAMAIS dépasser les 80 km/h. ok, mais là, c’est tout droit ! Le temps d’y penser en on tombe sur un accident qui vient de se produire : un 4x4 de location est renversé sur le coté de la piste. Ambulance, police, tout le monde y est. Vu l’état de la voiture, je me demande dans quel état sont les occupants. Cela refroidi nos ardeurs d’un coup. On reste donc bien tranquille à 80 km/h max et je ne me poserai plus la question pour le reste du voyage. On arrive à Swakopmund de jour et…dans le brouillard !

A la question peut-on faire l’Olive Trail et arriver à Walvis Bay dans la journée, je réponds oui mais il faut se lever très, très tôt et ne pas trop trainer pendant la balade.

Nous logerons 2 nuits à Swakopmund au Brigadoon Guest House (www.brigadoonswakopmund.com), charmante petite pension où il fait bon dormir au chaud quand le brouillard humide et froid sévi (ça change du désert intérieur). Nous mangerons au LightHouse Pub & Cafe, tout près du Brigadoon (pas envi de chercher): super resto avec des steaks d’oryx déments à des prix tout doux.

Jeudi 5 Août

Pour cette journée, nous avions réservé à l’avance auprès de Mola Mola Safaris (www.mola-namibia.com) le Marine Dune Day. C’est une excursion à la journée combinant la visite en bateau de la baie de Walvis Bay puis on nous dépose vers midi sur le sable pour un circuit 4x4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbour. C’est cher (1200N$/p) mais on ne regrette pas une seconde, quelle expérience inoubliable !

Cela commence mal : au matin, le brouillard épais est toujours présent. La veille, VinnyLove qu’on suit à la trace, aura eu un grand soleil ! La visite de la baie en bateau se fait donc avec une visibilité plus que moyenne et on se les gèle (la seule fois pendant tout le séjour et cette fois, on est content d’avoir pris les polaires). Clou de la visite en bateau : on suivra pendant de longues minutes une baleine franche avec son petit et des dauphins qui tournent autour. Nous verrons bien d’autres dauphins ainsi que des otaries (avec les chacals qui rôdent autour) et des pélicans. Nous n’aurons pas droit à l’otarie venant manger du poisson sur notre bateau mais à l’apéro (à 10h !) avec du vin moelleux Sud Africain. Ensuite, on nous dépose à Pelican Point vers le phare pour récupérer les 4x4 qui vont nous emmener à Sandwich Harbour et là miracle, le brouillard se lève ! Heureusement car les paysages sont superbes avec ces dunes qui se jettent directement dans la mer. Gymkhana impressionnant en 4x4 dans les dunes, quelles sensations : nos chauffeurs s’y donnent à cœur joie ! Le repas au champagne et huitres au milieu des dunes est tout simplement un régal. Et que dire de la vue sur la baie de Sandwich Harbour depuis le haut des dunes ? Bref, vous l’aurez compris : la visite de Sandwich Harbour est pour moi un must à ne pas manquer.

Retour à Walvis Bay vers 17h en passant par les salines qui permettent de prendre quelques dernières photos très colorées. On a juste le temps de faire le plein de provisions dans un des nombreux supermarchés bien achalandés de la ville avant de gagner le Damaraland pour la suite de notre voyage. Nous remangeons le soir au LightHouse Pub & Café.

Vendredi 6 Aout

Aujourd'hui on ne part pas très tôt car nous désirons prendre un permis auprès du bureau NWR de Swakopmund pour faire le Welwitschia drive qui n’est pas loin et voir de près ces plantes si bizarres. Zut, il fait encore et toujours du brouillard. On prend quand même quelques photos des maisons joliment décorées de Swakopmund mais avec ce ciel gris et chargé cela ne rend pas bien. Une fois les permis en poche, direction l’intérieur du pays pour les C28 et D1991. Après quelques km, le brouillard (entrées maritimes en fait) disparait d’un coup et c’est de nouveau le ciel bleu. Le long du drive, nous découvrons Moon Landscape : très scénique et qui porte bien son nom et plus loin, plusieurs de ces fameuses welwitschias dont certaines de bonne taille. Intéressant. Nous retournons sur Swakopmund direction Cape Cross pour voir la plus grande colonie au monde d’otaries… toujours sous le brouillard. La route pour arriver à Cape Cross est une ligne droite très monotone. Elle est faite de sel, ce qui rend la conduite très agréable mais attention à la vitesse car sel et humidité rendent le revêtement très glissant. La colonie est vraiment très impressionnante : bruyante et très odorante ! On cherche à se mettre dans le bon sens du vent pour éviter les effluves. On ne reste pas très longtemps car avec ce brouillard et le vent qui s’est levé, il fait vraiment froid. On retourne sur nos pas pour prendre la piste D1918 en direction de Spitzkoppe où nous avons prévu de passer la nuit au camping communautaire (www.nacobta.com.na). Comme le matin, dès que nous quittons la côte, le ciel se dégage subitement. Le Spitzkoppe se voit alors de très loin et les paysages à son approche sont une fois encore superbes. Après avoir traversé quelques fermes, nous arrivons au camping au pied de la montagne de granite. Ce camping est tout simplement un de mes coup de cœur : sauvage à souhait, des emplacements gigantesques (on n’est pas gêné par les voisins), très sommaire (il n’y a rien, juste un trou avec un WC dessus pour les toilettes) mais quelle vue sur le Spitzkoppe et quel silence ! J’adore ce coin. De plus, sans lumière à des km à la ronde, la nuit est magnifique avec une voie lactée et des milliers d’étoiles comme on n’en voit plus en France.

Samedi 7 Août

On se lève à l’aube. Petite visite à l’arche de pierre qu’il y a au Spitzkoppe pas très loin de notre emplacement, histoire de faire quelques photos sympas. On prend ensuite les pistes D1930 et D2359 pour aller au Brandberg et voir les peintures rupestres de la Dame Blanche. Arrivée au parking de l’entrée du parc, on constate qu’il est maintenant obligatoire d’utiliser les services d’un guide pour observer les peintures (on ne peut pas les louper du coup). Une fois payé le droit d’entrée, nous suivons notre guide…au pas de course ! Mince, elle marche vraiment vite ! Il est dit sur les guides qu’il faut environ 3h A/R pour voir la Dame Blanche et on mettra en fait un peu moins de 2 heures. C’est trempé de sueur qu’on arrive donc sur le site même des peintures mais comme on ne peut pas être plus de 8 personnes à la fois à les regarder sur la plateforme installée à cet effet, cela nous permet de souffler en attendant que le groupe précédent parte. Les peintures sont très intéressantes et encore bien colorées pour certaines malgré la dégradation due au temps et aux précédents visiteurs indélicats.

Après cette visite, on se dirige sur la région de Twyfelfontein via les pistes C35 et C39 (besoin de refaire le plein d’essence à Khorixas). Du coup, on passe devant le site de la « forêt pétrifiée ». On en profite pour visiter. Erreur !: droit d’entrée aussi élevé que le site de Twyfelfontein pour une visite d’une quinzaine de minutes tout au plus pour voir quelques petits bouts d’arbres pétrifiés ici et là. Nous avions vu Petrified Forest aux USA en Arizona et la comparaison est sans commune mesure. Ce site en Namibie est ce que j’ai trouvé de plus « anarque » à touristes pendant notre voyage. On continue sur la D3254 vers les Organ Pipes. Bof : il y a largement aussi bien en France mais c’est gratuit alors pas de quoi se plaindre. Même commentaire pour Burnt Mountain. Restent les paysages toujours aussi splendides dans ce coin de la Namibie et il y a pas mal d’animaux : autruches, mangoustes, springboks et oryx. Nous arrivons vers 17h au camping du Mowani lodge (www.mowani.com): emplacements très grands, très nature (douches extérieures mais eau chaude) et dans un paysage de roches granitiques superbe. Seul petit bémol, les clients du camping n’ont pas droit aux commodités du lodge (piscine, restaurant…). Tant pis, notre braai sous les étoiles sera tout aussi bien.

Dimanche 8 Août

Nous partons sur le site de Twyfelfontein pour visiter les peintures et gravures rupestres. Le site ouvre à 8h. Notre guide nous fera une visite intéressante, en prenant le temps et avec beaucoup d’explications. De plus, il est plein d’humour. La ballade en boucle qui se fait le long de la colline où sont disséminées les peintures offre des vues sur des paysages ici encore grandioses. La roche est très découpée à cet endroit.

Après la visite, nous partons au Nord vers Palmwag, notre prochaine étape. Nous croisons notre première barrière vétérinaire.

Un mot sur ces barrières vétérinaires en Namibie et au Botswana. Si on comprend bien leur utilité pour limiter la propagation des virus et des maladies entre faune sauvage et troupeaux de bovins, on comprend nettement moins le choix des produits qui sont confisqués d’un barrage à l’autre : c’est vraiment la loterie ! Certes, il y a toujours la viande fraiche et les produits laitiers mais parfois le biltong y passe aussi ; une autre fois c’est le bois ; une autre fois encore la volaille est ok…Difficile de prévoir. Attention donc à ne pas trop faire de provisions à l’avance pour certains produits si vous devez passez ces barrières. Bien regarder sur les cartes ou votre GPS où elles sont, ou alors cacher la nourriture dans les sacs hors du frigo, ce qu’on avait fini par faire pour le biltong : denrée chère et pas si facile que cela à trouver, alors quand on vous le confisque (sans le brûler), cela ne fait pas plaisir (enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde).

Nous arrivons au Palmwag lodge (www.palmwag.com) en début d’après midi. Le logde est superbe, véritable oasis au milieu d’un paysage aride ; l’accueil est prévenant et le camping pas mal. On se relaxe un peu près de la piscine. Les oiseaux sont légions près du lodge et offrent de belles opportunités pour les photos. Nous partons pour un game drive à 15h dans l’espoir de voir les fameux éléphants du désert et pourquoi pas un rhinocéros noir si la chance nous sourie. A voir le tableau à l’entrée du lodge qui indique les rencontres des précédents game drives, on se dit que ce n’est pas gagné. Le game drive se fait dans la concession de Palmwag. On verra pas mal d’animaux (oréotragues, oryx, zèbres de Hartmann, rapaces) mais pas d’éléphant. Le game drive dure jusqu’au coucher du soleil qu’on observe depuis une plateforme naturelle en sirotant un vin rouge et du biltong compris dans la prestation. Un bon souvenir !

Lundi 9 Août

Nous repartons le matin pour un second game drive dans la concession de Palmwag. Celui-ci se fera sur un autre parcours plus long que la veille vers la rivière asséchée Uniab. Nous verrons encore pas mal de faune (girafes, oryx, springboks, chacals, serpentaires, babouins etc…) mais rien d’exceptionnel et toujours pas d’éléphant. Mince, pas de chance !

De retour au lodge, nous ne trainons pas car nous avons beaucoup de route jusqu’à Opuwo. Le long de la piste D3706, nous croiserons pas mal d’animaux (dont de nombreuses girafes) mais…toujours pas d’éléphant à l’horizon malgré tous les panneaux de mise en garde. Ce sera une petite déception pour moi dans ce voyage : ne pas avoir vu les éléphants du désert. Outre les animaux, les paysages montagneux sont encore et toujours splendides. Nous nous arrêtons pour manger à Sesfontein près de l’ancien fort allemand, maintenant devenu hôtels. Nous continuons ensuite plein Nord sur la piste D3704 et le Joubert Pass qui sera en fait le seul endroit en Namibie où j’aurai été bien content d’avoir un 4x4 (très pentu et piste bien déglinguée sur quelques km au pied du col). Les paysages sont toujours magnifiques et la végétation très changeante au fur et à mesure qu’on s’approche d’Opuwo. Une portion de route assez sinueuse est bordée de jolis Baobabs, nos premiers dans ce périple. On restera par ailleurs longtemps à observer un couple de rapaces se livrer à des combats acrobatiques en plein vol. Nous commençons également à voir des Himbas sur le bord de la route. Plusieurs jeunes filles Himbas nous arrêteront d’ailleurs à une quinzaine de km d’Opuwo en se jetant littéralement au milieu de la route à l’approche de notre 4x4. Elles n’ont vraiment pas peur de l’accident ! Elles rigolent, encerclent la voiture et nous demandent à manger puis de les prendre en photos pour quelques N$. On n’ose pas mais je regrette car elles étaient bien jolies avec leurs cheveux coiffés de différentes façons selon leur âge.

Nous arrivons en fin d’après midi à Opuwo : ville moche et sale, et il fait un vent de folie. Le camping de l’Opuwo Country Hotel (www.namibialodges.com/opuwo.html) est superbement situé sur la colline avec une belle vue sur les alentours. Une fois la tente dépliée et une bonne douche, on décide de se faire plaisir et on prend le repas du soir au buffet du lodge: très bon et pas si cher que cela.

Mardi 10 Août

On profite d’Opuwo pour faire le plein de provisions, d’essence et d’argent liquide (plusieurs ATM disponibles) puis nous prenons la piste D3700 pour Epupa Falls. Cette piste est nickel est semble avoir été refaite il n’y a pas très longtemps. Du coup, elle est très roulante et on arrive sur les rives du Kunene à peine 3h après avoir quitté Opuwo, bien moins que ce qui est indiqué sur les guides. La partie après Okongwati est particulièrement scénique avec une végétation bien particulière. Nous croiserons beaucoup de Himbas le long de cette piste, normal me direz vous puisque nous sommes en plein dans leur territoire. L’arrivée à Epupa Falls est étonnante avec cette concentration importante de campings et de lodges le long de la rivière sur quelques centaines de mètres au milieu de…rien.

Je m’étais longtemps demandé pendant la préparation de ce voyage si l’A/R sur Epupa Falls en valait la peine. Eh bien, j’ai bien fait ! J’ai trouvé cet endroit magnifique : un autre de mes coups de cœur de ce voyage. Les chutes sont splendides (il y a avait beaucoup d’eau cette année en Août) avec tous ces baobabs au pied de l’eau : une merveille pour les photos. De plus, le camping communautaire où nous étions (www.nacobta.com.na) était idéalement situé. Nous avons pu avoir un emplacement au bord de l’eau à quelques dizaines de mètres seulement des chutes. C’est bruyant, certes, mais comme c’est un bruit régulier, pas de problème pour dormir la nuit. Possibilité de faire des baignades dans les vasques non loin des cataractes. Nous profitons de notre arrivée plus tôt que prévu pour faire une visite d’un village Himbas avec un guide pris auprès du camping communautaire. C’est assez cher mais la visite vaut le coup. C’est très intéressant culturellement mais on se sent gêné de prendre ces gens en photos même si notre guide insiste pour nous dire qu’on peut photographier tout ce qu’on veut. On achètera un peu de l’artisanat proposé par les Himbas lors de cette visite même s’il n’y a rien de très joli et à notre goût mais on a l’impression de les aider ainsi. En plus du village, nous visiterons également un cimetière Himbas. Le soir, nous profitons de la plateforme d’observation du camping construite en hauteur du Kenene pour observer les oiseaux et profiter du couché de soleil.

Mercredi 11 Août

La nuit sous la tente aura été encore bien chaude pour la saison. Après le dépliage de la tente et le rangement des affaires dans le 4x4, nous repartons pour les chutes afin de les voir avec le soleil dans l’autre direction par rapport à la veille : cela permet de prendre des photos avec des effets d’ombres différents.

Nous laissons cet endroit magnifique derrière nous et redescendons dans le Sud via Opuwo et les pistes C41 et C35. Celles-ci sont en fait goudronnées d’Opuwo jusqu’à Kamanjab et de ce fait, nous mettrons bien moins de temps que prévu pour faire le trajet jusqu’à notre prochaine étape : le camping d’Hobatere Lodge (www.namibweb.com/hl.htm). A l’approche de la concession du même nom, nous longeons de très près la frontière Ouest du parc d’Etosha, ce qui nous permet de faire quelques belles rencontres avec la faune sauvage (oréotragues, rapaces, girafes) et nous retraversons une barrière vétérinaire. Cette fois-ci, rien ne nous sera confisqué. Nous arrivons au camping en milieu d’après midi : celui-ci se situe juste au bord de la concession à 2km de la route. Cet endroit aura été un autre coup de cœur du voyage. Les emplacements sont très « nature » et très bien situés à proximité d’un poste d’observation sur une petite colline surplombant un point d’eau très fréquenté. En effet, nous sommes restés tout le restant de l’après midi à observer la faune venant s’abreuver à ce point d’eau et nous avons alors vu voir des damans, des babouins, des troupeaux de kudus, zèbres de Hartmann, girafes et élands du cap. Vraiment très beau ! Le soir, nous ne traînons pas trop pour prendre notre repas et tout ranger pour la tombée de la nuit car le gardien du camping nous indique que des lions rôdent depuis plusieurs jours dans les parages. Quelques jours auparavant, nous avions effectivement rencontré un couple de français qui nous avaient confirmé les avoir vus dans ce camping mais pour nous, pas de chance : nous ne les verrons pas, juste leurs traces.

Jeudi 12 Août

Nous partons à l’aube afin d’entrer dans le parc d’Etosha au plus tôt pour en profiter au maximum pendant cette journée. En suivant les conseils obtenus sur VoyageForum, nous décidons de « couper » par les pistes D3248 et D2695 qui longent la frontière sud du parc après Kamanjab. Ces pistes sont en assez bon état et les paysages intéressants mais la route reste assez longue (compter 3 bonnes heures pour arriver à Anderson Gate). Les pistes nous font traverser de nombreuses fermes et nous devons ouvrir et refermer derrière nous plusieurs fois les barrières délimitant les concessions. Arrivés vers 10h, nous allons directement au camp d’Okaukuejo pour payer les permis pour les 3 jours que nous avons prévu de passer à Etosha et prendre possession de notre emplacement de camping (www.nwr.com.na). L’hôtesse à l’accueil est d’une lenteur incroyable ! Nous étions heureusement en 2eme position dans la file d’attente mais le temps qu’elle s’occupe de nous, celle-ci grandie à vue d’œil. Nous aurons l’emplacement C28 (c’est donc numéroté !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sera pas le plus beau camping du voyage. Beaucoup de monde, pas d’ombre, poussiéreux et pour ne rien arranger, il fait beaucoup de vent ce jour là. On pose notre matériel de camping, on mange et on repart donc pour toute l’après midi à visiter la partie Ouest du parc accessible aux touristes voyageant en individuel, c’est-à-dire jusqu’à Ozonjuitji M’Bari. Nous n’irons pas plus loin que Grünewald et la Ghost tree forest. Les paysages sont surprenants dans ce parc : très plat, très peu d’arbres et l’approche du grand pan asséché dévoile de bien jolies couleurs. La densité de faune n’est pas extraordinaire mais c’est quand même riche en espèces. Dans cette partie du parc (Grünewald-Okondeka-Gemsbokvlakte), nous verrons beaucoup de mangoustes fauves, d’outardes de Kori, d’écureuils terrestres, de rapaces ainsi que d’autres espèces « classiques » comme les oryx, girafes, autruches, gnous, springboks et autres zèbres (de Burchell cette fois-ci). Nous voyons également pas mal d’impalas et nous ne remarquons pas tout de suite que l’espèce présente à Etosha est différente de celle qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Kenya par exemple. En effet, il s’agit d’une sous espèce à front noir qui était apparemment en voie de disparition et qu’ils ont réussi à maintenir dans le parc. Nous ne verrons pas d’éléphants ni de gros chats mais en fin d’après midi, nous croiserons un couple d’otocyons. C’est toujours un réel plaisir que d’observer ces animaux si mignons. Nous rentrons au camp en fin de journée pour prendre une bonne douche après avoir manger pas mal de poussière avec tout ce vent qui heureusement tombe le soir, ce qui est bien agréable pour le repas auprès du feu. Après le diner, nous allons au point d’eau du camp dont nous avons lu beaucoup de bien sur VoyageForum. Effectivement, il est très bien aménagé avec éclairage puissant et barrière au plus près du point d’eau permettant d’observer au mieux la faune. Nous ne sommes pas seuls à contempler la scène, loin de là, et il faut jouer un peu des coudes pour prendre des photos. Dès notre arrivée, deux éléphants profitent du point d’eau et plusieurs chacals tournent autour. Ils seront rejoint un peu plus tard par des rhinocéros noirs : nous en verrons 4 en tout dans la soirée. Ce point d’eau est vraiment une réussite !

Vendredi 13 Août

Pendant la journée entière, nous visiterons la partie centrale du parc d’Etosha entre Okaukuejo et Halali. Cette partie se révèlera la zone la plus riche et la plus intéressante du parc lors de notre visite. Le matin, vers Gaseb, nous retrouvons le couple d’otocyons vu la veille. A Ondongab, nous verrons 2 hyènes qui se cachent dans l’entrée d’un terrier. Au plan d’eau d’Aus, nous assisterons à de belles interactions entre des girafes, autruches et un troupeau de bubales. Ce coin est très joli avec beaucoup de végétation. En continuant plus à l’Est vers Homob et Salvadora nous aurons droit à de splendides vues sur le pan et nous verrons encore beaucoup d’oryx et de zèbres. Au plan d’eau de Rietfontein, enfin un félin: un beau lion mâle qui se dore la pilule au soleil. Il est très près de la piste dans l’herbe rase, ce qui rend la prise de photos très aisée. Amusant de voir les springboks qui, pour aller s’abreuver, passent avec le regard inquiet devant le lion endormi. Nous nous arrêtons vers midi au camp d’Halali pour prendre possession de notre emplacement de camping. Cette fois-ci, pas de numéro : on se met où on veut. Nous irons manger sur la plateforme d’observation du plan d’eau d’Halali : à cette heure de la journée, pas grand chose à voir si ce n’est des Kudus et de nombreux oiseaux. On repart l’après midi toujours vers l’Est. Au plan d’eau de Goas, il y a des éléphants. Chouette ! Il y a également pas mal de voitures, ce qui nous intrigue, et un des conducteurs nous indique qu’il y a 2 lionnes à voir. Effectivement…mais très loin et couchées dans les herbes hautes. Impossible de prendre une photo. On ne reste pas trop longtemps et on repart en direction d’Okerfontein. Sur le chemin, on décide d’aller à Batia. Erreur : cette partie est assez inondée (on se demande pourquoi) et la piste passe plusieurs fois dans de l’eau stagnante, ce qui couvre de boue notre 4x4…pour ne rien voir finalement. Nous prenons ensuite la piste qui longe le pan jusqu’à Okerfontein. Cette piste est très scénique et riche en faune (oryx, zèbres, impalas, springboks etc…) et nous croisons 2 éléphants, dont un qui s’approche très près de la voiture (frisson). Arrivé à Okerfontein, une lionne est couchée dans l’herbe. Elle est très bien positionnée et on peut l’observer très facilement. Il se fait déjà tard et nous retournons sur Halali via le plan d’eau de Goas. Il y a encore plus de monde, voitures et animaux : éléphants, oiseaux, zèbres, les lions sont toujours au loin presqu’impossible à voir et il y a deux girafes qui sont en pleine parade amoureuse. Nous n’avons jamais vu d’accouplement de girafe et nous attendrons longtemps qu’elles passent à l’acte mais c’est déjà presque l’heure de la fermeture des camps et nous devons partir. Dommage ! Du fait de notre arrivée tardive au camp, nous mangeons de nuit, rapidement accompagnés de plusieurs ratels qui visitent tous les emplacements pour fouiller les poubelles en quête de restes de nourriture. Ces bestioles sont incroyables, sans aucune peur de nous et chipent tout ce qui reste à porter de leur mâchoire. Après le repas, nous allons au plan d’eau du camp. Il est plus petit que celui d’Okaukuejo mais tout aussi bien aménagé. On attend un petit quart d’heure et rapidement le spectacle commence, et quel spectacle !! Tout d’abord, plusieurs rhinocéros noirs dont une mère avec son petit. Ils sont très craintifs. Puis, sans aucun bruit, arrive un troupeau d’éléphants de tous âges. On en comptera 26, splendide ! Pendant que les éléphants boivent, se projettent de la boue ou jouent pour les plus jeunes, un rhinocéros arrive également puis peu après…un léopard ! C’est tout simplement incroyable : pendant quelques minutes nous aurons donc en même temps autour du plan d’eau éléphants, rhinos et léopard. Ce dernier reste toutefois un peu à l’écart et repart assez rapidement dans les bois. Quelle soirée ! Nous retournons dans la tente les yeux et la tête plein d’images.

Samedi 14 Août

Pour cette journée, nous avons prévu de visiter la partie Est du parc autour de Namutoni où nous passerons notre dernière nuit à Etosha. De bon matin nous nous dirigeons vers Goas où nous avions fait de belles rencontres la veille. Il y a beaucoup moins de voitures mais toujours autant d’animaux : des éléphants et une hyène qui déambule autour de l’eau puis se dirige droit sur nous (super pour les photos) pour disparaitre dans la forêt. Ensuite, nous continuons sur Okerfontein où nous verrons notre premier (et dernier) rhinocéros noir de jour. Il est assez loin mais avec une très bonne visibilité. Puis nous allons au point d’eau de Ngobib : rien, à part quelques autruches. Sur la piste du retour, de nombreux véhicules sont stationnés : c’est sûr, il doit y avoir quelque chose à voir ! Effectivement, une lionne avec ses 2 petits sont couchés dans l’herbe à l’ombre d’un arbuste. Cependant, l’herbe est haute à cet endroit et impossible de prendre une photo montrant autre chose que le dessus de leur tête. On reste longuement à les observer en espérant qu’ils se découvrent mais ils resteront immobiles tout le temps. Nous continuons alors notre route sur Namutoni et en chemin, nous nous arrêtons au point d’eau de Chudob où ici encore beaucoup d’animaux sont présents : girafes, gnous, springboks, zèbres…et élands du cap. Un immense essaim d’oiseaux virevolte au dessus du plan d’eau, ce qui est magnifique à regarder. On prend la dik-dik loop juste à coté de Namutoni, réputé pour y abriter des léopards mais nous ne verrons rien. Pour midi, nous prenons possession de notre emplacement qui est bien agréable avec du gazon (surprenant dans cette région plutôt aride) et ombragé. Après le repas, nous repartons vers le nord du parc : Twee Palms, Tsumcor jusqu’à Andoni Plain. Nous ne verrons pas grand-chose. Nous rebroussons chemin en prenant les pistes qui longent le pan. C’est un peu plus animé : zèbres, oryx, girafes, phacochères et...une hyène morte. Nous repassons au plan d’eau de Tsumcor et là, fantastique, on croise un impressionnant troupeau d’éléphants (peut-être une cinquantaine). Il y en a partout : devant, derrière, sur les cotés du 4x4. On n’en mène pas large. On coupe le moteur et attendons que toute la troupe passe son chemin pour regagner le camp à la fin de l’après midi. Des mangoustes rayées jouent sur le gazon à l’entrée du camping. Le soir après le repas nous allons au plan d’eau de Namutoni qui a l’inconvénient d’être assez loin des plateformes d’observation et en partie bouché par de hauts roseaux. Nous verrons 2 éléphants s’y désaltérer ainsi que des milliers de passereaux qui forment de véritables nuages en mouvement, ce qui est du plus bel effet avec le soleil couchant. Une fois la nuit tombée, tout s’arrête et nous ne verrons rien d’autre d’exceptionnel. Les jours passent mais ne se ressemblent pas...

Dimanche 15 Août

Nous nous levons très tôt dès le lever du jour car nous avons beaucoup de route jusqu’à Bagani dans la bande de Caprivi. Au cas où, on décide tout de même de refaire la dik-dik loop qui est juste à coté du camp. On ne voit rien au plan d’eau, ni sur la piste mais en retournant vers le camp, bingo, on tombe sur 4 lions : deux adultes et deux jeunes qui se reposent à deux pas de la route. Superbe rencontre pour cette fin de visite à Etosha. Il est déjà 7h30 et il est vraiment temps de quitter le parc pour la Bande de Caprivi.

Ces trois jours à Etosha auront été un bon souvenir. Les paysages sont très différents de ce qu’on avait pu voir dans les parcs Sud-Africains et si la densité de faune n’égale pas celle du Kruger ou d’Umfolozi, nous aurons vu toutefois de nombreuses espèces et de belles interactions aux différents points d’eau. Pas de léopard (de jour) ou de chasse mais n’en demandons pas trop. Nous n’aurons pas vu également de dik-dik Damara alors qu’ils sont normalement assez communs dans ce parc.

On quitte Etosha par la route C38 qui mène à la B1. On croisera plusieurs steenboks, kudus et…un couple de dik-dik Damara ! Evidemment, nos appareils photos sont rangés. Nous sommes maudits. Arrivés sur la route B1, nous coupons par les pistes D3001 et D3016 via Tsintsabis pour gagner en distance. Ces pistes sont toutes droites et en très bon état. Nous croisons ici encore de nombreux animaux : kudus, phacochères, autruches... Nous nous perdons un peu en arrivant sur Tsintsabis car il y a d’importants travaux de construction d’une route goudronnée jusqu’à Tsumeb et qui perturbent l’entrée du village. Arrivés sur la route B8 goudronnée, c’est de nouveau tout droit jusqu’à Rundu, sans trafic et monotone. Nous profitons de Rundu pour faire le plein d’essence et de nourriture puis nous continuons en direction de Divundu où la route reste désespérément rectiligne. Par contre, on s’ennui moins dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus peuplée avec de nombreux villages tout en huttes de bois ainsi que des étals d’artisanat sur le bord de la route. Rien de bien folichon toutefois. A Divundu, on quitte la route goudronnée pour la piste en direction du Botswana et de la petite réserve de Mahango. Juste avant, nous bifurquons pour le Mahangu Safari Lodge en bordure de l’Okavango (www.mahangu.com.na) où nous passerons la nuit.

En se levant tôt il est tout à fait possible de faire Etosha-Bande de Caprivi dans la journée sans imprudence et en prenant son temps. Par contre, ne pas oublier que dans cette partie de la Namibie, on est à l’heure du Bostwana, soit une heure d’avance sur le reste du pays.

Le lodge est superbe et les emplacements de camping très bien situés en bordure de la rivière. Les blocs sanitaires sont nickel avec eau chaude. Il y a une petite piscine et plusieurs plateformes d’observation en hauteur pour les oiseaux. Par ailleurs, quelle vue sur la rivière ! On arrive à temps pour le boat cruise du soir. Je le recommande fortement. Pas cher (150N$/p) et on longe pendant 2h la partie Ouest du parc de Bwabwata bordant l’Okavango et qui s’avère très riche en faune. Lors de cette croisière, nous verrons des guibs harnachés, des crocodiles, beaucoup d’oiseaux dont les rares becs-en-ciseau d’Afrique (et de très près pour les photos) et des buffles. Le compte y est : nous aurons donc vu les big 5 en Namibie ! Au retour au lodge, nous décidons de prendre le repas dans leur restaurant. Très bon. La nuit dans la tente sera un peu fraiche avec l’humidité de la rivière toute proche et nous constaterons le lendemain qu’un hippopotame est passé à deux pas de notre tente sans rien entendre.

Lundi 16 Août

Le lever du jour nous révèle un beau spectacle depuis notre tente avec les volutes de vapeur de qui se dégagent de l’Okavango à la fraicheur du matin. Superbe. Comme à notre habitude, nous quittons le lodge très tôt le matin pour profiter au mieux de la petite réserve de Mahango. Une fois payé de le permis d’entrée (90N$ pour 2 personne) nous prenons la piste qui longe l’Okavango. Cette piste est très agréable avec de beaux paysages et de nombreuses avancées sur les rives de l’Okavango. Question animaux, c’est le festival d’oiseaux de toute sorte : rapaces, spatules, oies, ibis, bec-ouverts, calaos, blue waxbill, guêpiers etc…impossible de les citer tous. Pour les animaux plus gros, ce n’est pas le Pérou en ce début de matinée : on voit quelques zèbres, des impalas et des babouins et des cobes lechwe au loin mais rien de plus. Cette réserve est réputée pour abriter une grande population d’antilopes rouannes et d’hyppotragues : où sont-ils ? Nous continuons vers le site de picnic au pied d’un baobab immense. Nous arrivons déjà sur la piste principale qui mène au Botswana ; il est encore tôt et on décide de refaire la boucle. De nouveau à l’entrée on choisit finalement de prendre l’autre piste qui part vers l’intérieur de la réserve. Tout le monde nous déconseillait de la faire car très boisée et difficile d’y voir des animaux. Tant pis, on a du temps et on y va quand même. Après quelques centaines de mètres seulement, bingo, nous croisons un petit troupeau d’antilopes rouannes suivi par des zèbres. Ils doivent se diriger vers la rivière. Ces antilopes sont très belles : un cou énorme et de très grandes oreilles mais ils sont très farouches et disparaissent vite à l’approche de notre 4x4. Nous continuons vers le point d’eau qui se situe 10km plus loin. La piste n’est pas en très bon état mais nous croiserons zèbres, autruches (avec des petits), un cob des roseaux (il me semble) et des phacochères. Nous avons de la chance au point d’eau : plusieurs antilopes rouannes et un magnifique hyppotrague mâle à la belle robe noire foncée s’y désaltèrent. Quel spectacle ! Eh bien, nous avons bien fait de ne pas écouter les conseils. Après les avoir observé longuement jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la forêt, nous décidons de continuer sur la piste qui rejoint la route principale après 20km au lieu de rebrousser chemin. Le panneau indique pour 4x4 uniquement : pas de problème, on en a un…Ce sera notre baptême du feu, sable très profond + végétation très dense sur les 20km : horrible pour la conduite et rien à voir. Heureusement, on ne croise qu’un véhicule à la fin de la piste. Je ne sais pas comment on aurait fait si on s’était croisé avant. C’est une portion que je déconseille mais finalement très formateur pour nous pour Moremi et Chobe. Nous reprenons une nouvelle fois la piste qui borde l’Okavango : nous verrons 2 éléphants au loin, quelques damalisques sassaby et toujours autant d’oiseaux. Nous prenons le déjeuner sur le bord de la rivière puis nous quittons la Namibie pour le Botswana et la région du Panhandle.

Le passage de frontière à Mohembo est très facile et expéditif. Pour l’entrée au Botswana avec un 4x4 loué, nous prenons un double entry permit (160 Pula), ce qui nous permettra de gagner un peu d’argent pour nos prochaines entrées au Botswana. Nous nous arrêtons à Shakawe pour prendre des Pulas à l’ATM de la Barclays Bank. Très pratique. Puis nous poursuivons jusqu’au Drotsky’s Cabins, notre prochaine étape (www.drotskycabins.com).

Ce lodge et très bien fait : emplacements de camping spacieux et en bordure de l’Okavango, blocs sanitaires très propres et ils ont une magnifique plateforme d’observation sur l’Okavango. Nous nous renseignons sur les boat tours qu’ils organisent pour observer l’avifaune, n’étant pas fans de pêche : l’autre activité principale proposée par le lodge. Nous réservons un tour de 2h pour le soir en espérant voir la rare chouette pêcheuse de Pel car ils connaissent un lieu où elle chasse régulièrement. La ballade est riche en observations : hippopotames, crocodiles, varans et des milliers d’oiseaux (martins pêcheurs de diverses espèces, colonies de guêpiers écarlates ou à front blanc nichant sur les berges de la rivière, balbuzard pêcheurs, hérons, aigrettes, cigognes etc, etc…) mais nous ne verrons pas la fameuse chouette de Pel. C’est vraiment un superbe endroit et je remercie chaudement les internautes (Ericarole, Vinnylove…) de m’avoir fortement incité lors de la préparation du voyage de visiter cette partie du Botswana plutôt que de rester 2 nuits sur Mahango. Ce fut vraiment un bon conseil. Repas du soir pris autour du feu au bord de la rivière.

Mardi 17 Août

Nous repartons le lendemain matin pour une seconde ballade en bateau de 3h. Nous verrons toujours autant d’oiseaux que la veille dont des jabirus et des jeunes aigles pêcheurs au plumage bien moins caractéristique que les adultes. Au détour d’un méandre de la rivière, nous surprenons un hippopotame qui fera volteface violement pour plonger dans l’eau sous notre bateau. Petite frayeur et notre guide de mettre à fond les gaz pour échapper à l’animal. Quel souvenir ! Nous aurons également la chance de voir des loutres pendant cette balade. Tout d’abord, 2 individus nageant au milieu de l’Okavango puis au retour vers le lodge, une loutre peu timide se prélassant sur la berge de la rivière, ce qui nous a permis de bien l’observer. Encore de belles images pendant cette matinée dans le Panhandle.

Vers 11h, nous reprenons la route pour la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Mohembo toujours aussi facile. Arrêt technique à Divundu pour prendre de l’essence et pour la première fois, problème : il n’y en a plus ! Nous sommes loin d’être à sec alors nous ne sommes pas inquiets et on se dit qu’il y en aura bien à Katima Mulilo. La traversée de l’Okavango se fait sur un pont bien étroit puis la route B8 traverse en ligne droite le parc Bwabwata sur 200km. Les nombreux panneaux indiquant la présence possible d’éléphants nous font ralentir l’allure mais nous n’en verrons aucun. Arrivés à Kongola, nous allons directement à la première station pour prendre de l’essence et se rassurer. Nous retournons un peu sur nos pas pour prendre la piste qui mène au Mazambala Island Lodge (www.mazambala.com) situé sur les rives de la rivière Kwando (qui devient Linyanti plus au sud et enfin Chobe vers Kasane). Le lodge est situé sur une presqu’île que nous ne pouvons atteindre en voiture cette année car le niveau du Kwando est trop haut mais le camping, lui, reste accessible. Le camping est très basique (mais il y a quand même de l’eau chaude dans les douches) et les emplacements sont idéalement situés en bordure de rivière : encore un site magnifique. Nous y sommes en fin d’après midi et après renseignement, il y a un boat tour qui est prévu de 17h jusqu’au coucher du soleil pour observer la faune dans cette partie du Kwando. C’est assez cher (250N$/p) et ma femme n’est pas très emballée, ayant déjà fait un boat tour le matin même. J’insiste et on y va. Finalement, nous ne serons que deux sur le bateau et très rapidement, on ne regrette pas notre décision. En effet, notre guide est très sympa et pas avare d’explication sur la flore et la faune que l’on rencontre, et quelle faune ! C’est très riche dans cette zone qui fait frontière avec la partie Est du parc de Bwabwata. Nous verrons de très près de nombreux cobes lechwe, crocodiles et hippopotames, des guibs harnachés, des babouins, kudus et impalas ainsi qu’un troupeau d’éléphants s’abreuvant et jouant sur les rives du Kwando. Vraiment très chouette à regarder.

Le repas du soir au bord de l’eau avec tous les oiseaux sera également mémorable malgré les nombreux moustiques. Heureusement nous avions commencé notre traitement anti paludéen – Lariam - à l’approche de la bande de Caprivi. Nous ne trainons pas trop dehors le soir car nous entendons des hippopotames qui ne semblent pas être loin. Effectivement, une fois dans la tente, nous les apercevons passer tranquillement juste devant notre emplacement. Le son de milliers de grenouilles et autres insectes nous bercera pendant toute la nuit.

Mercredi 18 Août

Ce matin, on ne traine pas pour replier la tente car nous avons beaucoup de route et deux passages de frontière pour rejoindre notre prochaine étape : Victoria Falls pour visiter les chutes coté Zimbabwe. Nous avions longuement hésité entre Zambie et Zimbabwe pour réserver l’hébergement et visiter les chutes. Le trajet semblait beaucoup plus simple coté Zambie (un seul passage de douane à Katima Mulilo) ; de plus, nous avions des infos contradictoires et peu encourageantes pour le passage de la frontière au Zimbabwe avec une voiture de location. Mais plusieurs personnes, Ericarole en tête, avaient bien insisté : « il faut absolument voir les chutes coté Zimbabwe ». Nous avons donc suivi ces conseils et on a bien fait, même si cela a été un peu rock-n-roll.

Comme pour Mohembo, le passage de la frontière Namibie-Bostwana à Ngoma fut une simple formalité. Avec le double entry permit, nous n’avons rien eu à payer cette fois-ci. Le pont sur la rivière Chobe offre par ailleurs de superbes vues et un premier aperçu de la richesse de la faune. Par contre, il y a une barrière vétérinaire où on nous demande d’ouvrir le frigo. Pas de problème, on avait prévu le coup et nous n’avions pas de viande fraiche mais à Ngoma, le biltong ne passe pas ! Et pourquoi donc ? Les autres fois, c’était ok mais là rien à faire, on nous embarque tout notre biltong. Grrr…ce ne sera pas perdu pour tout le monde ! Dès que l’on entre dans la réserve de Chobe par la route principale qui va jusqu’à Kasane, on est mis dans l’ambiance avec les nombreux animaux qu’on croise : buffles, kudus et éléphants !

Nous arrivons à Kasane puis avec un peu d’appréhension nous nous dirigeons vers le poste de frontière de Kazungula pour le Zimbabwe. Finalement, cela se passera très bien : pas du tout folklore africain. A la douance, un premier guichet pour payer les VISA (30US$/p) puis un second guichet pour les taxes véhicule. Pour notre Toyota Ilux 2.7i essence: 55US$ de taxe carbone et autres + 50US$ pour une assurance obligatoire valable 1 mois. Pour chaque paiement (en cash et US$ uniquement), nous recevons un imprimé officiel avec tampons etc... En 30 minutes, le passage de la frontière est réglé. Cela nous est revenu en tout à 165US$, donc moins cher qu'en passant par un TO local à Kasane (50US$/p/trajet soit 200US$ pour nous deux). En discutant avec les locaux, il semble que les autorités du Zimbabwe cherchent à améliorer les choses pour faire revenir les touristes dans le pays. Enfin, pas tant que cela tout de même. Voyez plutôt : 5km après la frontière, il y a un barrage de police où ils arrêtent tous les véhicules. Nos papiers de douane étaient bien en règle (ouf) mais un policier nous fait remarquer que nous n’avons pas de déflecteur blanc à l’avant du notre 4x4, ce qui est apparemment contre la loi au Zimbabwe. Ah bon ? Cela fera 10US$ d’amende et on devra en acheter à Victoria Falls (1US$). Je peste contre le loueur ! Ensuite, il faut faire très attention aux limitations de vitesse. On l’apprendra plus tard mais il faut savoir qu’un contrôle radar est régulièrement mis en place à l’entrée de la ville. Ce jour là, il était là et on tombe dans le panneau : nous étions à 90km/h pour une limite à 80km/h. Re-police et re-amende : 50US$ ! Je peste contre moi-même cette fois-ci. Nous arrivons à destination vers 13h, passablement énervés et amputés de 226US$. Un guide sud africain nous indiquera l’astuce : si possible, toujours suivre un autre véhicule (surtout les bus des TO) quand on roule au Zimbabwe.

Nous prenons possession de notre bungalow au Victoria Falls Rest Camp (www.vicfallsrestcamp.com). Celui-ci s’avère bien défraichi et moyennement propre. Les blocs sanitaires sont par ailleurs très sales. Ce sera notre plus mauvais hébergement pendant tout ce voyage.

On se requinque pendant le repas de midi puis nous allons visiter les chutes…à pied car je ne veux plus prendre la voiture pour éviter une autre amende ! L’entrée du parc n’est d’ailleurs qu’à 2km. Sur le chemin, de nombreux vendeurs insistent pour nous vendre pour des sommes dérisoires de l’artisanat (assez joli d’ailleurs par rapport à ce qu’on a pu voir en Namibie) ou des anciens billets de 25 milliards ou 10 trillions de dollars zimbabwéens : sombre souvenir de la période d’inflation exponentielle qu’a connu le pays avant d’abandonner leur monnaie pour les US$. On sent la pauvreté qui existe encore dans ce pays.

Il faut maintenant débourser 30US$/p pour la visite des chutes. La végétation est de type forêt humide, bien différente de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. Les différents points de vue aménagés sur les chutes sont splendides, tous aussi impressionnant les uns que les autres. Cette année en Août, les chutes sont encore grosses en on s’en prend plein la figure. Difficile de filmer ou prendre une photo sans une goutte d’eau sur l’objectif. Danger point est particulièrement glissant mais la vue est à couper le souffle. Devil’s cataract est également impressionnante. Tous ces embruns créent des effets d’arcs-en-ciel superbes. Nous avons dépensé beaucoup de dollars aujourd’hui mais la visite des chutes est vraiment un moment fort du voyage.

Nous n'avons pas visité les chutes coté Zambie mais nous sommes allés sur le pont qui enjambe les gorges (impressionnant, je recommande). C'est gratuit : on vous donne à la douane un coupon "laisser passer" pour la visite du pont qui est une sorte de zone franche entre Zambie et Zimbabwe. Par contre, pour visiter les chutes coté Zambie, il faut passer le poste de douane et donc payer le VISA d'entrée en Zambie. Il faut surtout demander qu'ils ne vous mettent pas de tampon car au retour à la douane du Zimbabwe, ils vérifient les passeports et s’ils voient que vous êtes allés en Zambie ils vous demandent de payer un VISA double entrée qui est plus cher que celui payé à Kazungula. Apparemment le truc marche pour ne pas payer de supplément mais on n'a pas essayé.

Après le pont, il nous reste encore du temps pour aller voir les gorges et le point de vue situé non loin du renommé Victoria Falls Hotel. Un policier nous accompagne pour y aller (c’est rassurant !) dixit pour nous éviter le harcèlement des vendeurs. Le point de vue est magnifique mais il y a des câbles partout (pour les tyroliennes et autres activités fortes en adrénaline), ce qui n’est pas terrible pour faire des photos « nature ». Nous traversons le Victoria Falls Hotel, majestueux et luxueux. C’est à la fois impressionnant mais gênant toute cette richesse dans un pays aussi pauvre.

Pour le soir, nous décidons de manger au restaurant du camp qui est très bon et autre bonne nouvelle : très bon marché. Cela fait du bien au porte monnaie après tout ce qu’on a dépensé cette journée.

Jeudi 19 Août

Nous nous renseignons pour un survol des chutes en avion mais les prix proposés sont trop élevés pour nous. Nous repartons donc pour le Botswana et cette fois-ci, on reste bien en dessous des 80km/h ! Le passage à la frontière se fait sans soucis mais comme nous entrons déjà pour la 3eme fois au Botswana, le double entry permit n’est plus valable dans sa totalité et nous devons payer la partie Road Permit pour 45Pulas de plus. De retour à Kasane, nous allons directement à notre lodge (www.kubulodge.net) pour s’installer à notre emplacement de camping (bien équipé avec prises électriques et lumière, les sanitaires sont très propres et il y a même une petite piscine réservée pour les campeurs). Nous réservons avec eux un boat cruise sur la rivière Chobe pour l’après midi (départ à 15h). Nous profitons du temps qu’il nous reste pour faire le plein de provisions aux supermarchés très bien achalandés de Kasane (le Spar est particulièrement bien fourni). Nous voulons également faire le plein d’essence mais aucune station sur Kasane n’a de sans plomb ce jour-là ! Notre niveau d’essence est encore bon et on espère que cela ira pour les 2 jours prochains que nous devons passer dans le parc national de Chobe. Nous attendons 15h dans les jardins du Kubu Lodge près de la rivière où de nombreuses mangoustes rayées déambulent. A l’heure prévue, un 4x4 nous emmène à l’embarcadère où nous attend le bateau qui travaille avec le lodge et là bonne surprise : nous ne serons que les deux avec le guide. Super ! Cette croisière est un must : aussitôt passé le poste de contrôle « fluvial » pour entrer dans le parc, on est frappé par la richesse de la faune sauvage qui règne dans cette partie du Botswana. Outre de très nombreux oiseaux (martins pêcheurs de toute sorte, bec-ouverts, hérons, becs en ciseau d’Afrique, aigles pêcheurs etc…), nous verrons de très près et avec un autre perspective que depuis notre 4x4, de nombreux crocodiles, varans, hippopotames (dont des petits tout rigolo) mais également de grands troupeaux de buffles ainsi que des impalas et cobes de lechwe. Nous aurons la chance de voir plusieurs pukus (d’assez loin tout de même) : cela sera la seule fois pendant notre séjour dans la région. Le plus impressionnant pendant cette croisière restera le nombre d’éléphants. Il y en a des centaines, à chaque méandre de la rivière, qui viennent s’abreuver et se couvrir de boue. Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Voir les éléphanteaux jouer et s’ébrouer dans la boue épaisse puis avoir toutes les difficultés à s’en sortir sans l’aide des plus grands est particulièrement amusant. Le boat cruise durera jusqu’au coucher du soleil et avec de telles observations, on ne voit vraiment pas le temps passer. C’est une excursion ne manquer sous aucun prétexte ! Seul bémol : on est loin d’être seul et quelques fois, c’est presque l’embouteillage sur la rivière. Notre bateau était petit, ce qui nous a permis de s’isoler et voir en toute tranquillité certains animaux dans les petits méandres peu profonds de la rivière où les plus gros bateaux ne pouvaient pas aller. Essayez de vous renseigner avant de réserver sur le type de bateau proposé dans la prestation. Le soir, nous prendrons notre repas sur le qui vive en nous assurant que les babouins ne s’approchent pas trop près. Il y a également des gardiens qui resteront toute la nuit dans le camping car on nous explique que les vols dans les zones touristiques du Botswana sont en pleine recrudescence. Nous aurons droit à ces gardiens dans tous les autres campings fait par la suite au Botswana. Ce n’est guère rassurant pour l’avenir.

Vendredi 20 Août

Nous partons du lodge au plus tôt pour profiter au mieux de notre journée dans le parc national de Chobe (partie river front). Au passage, on s’arrête à nouveau dans une station d’essence mais toujours pas de sans plomb. Gloups ! On espère qu’ils en auront dans 2 jours qu’on on sortira du parc.

Nous arrivons à Sedudu Gate vers 7h30 où nous allons payer nos permis d’entrée et montrer notre réservation au camp d’Ihaha pour le soir. Nous avions entendu que depuis peu les permis ne pouvaient plus être pris aux entrées des parcs au Botswana mais seulement dans les bureaux du DWNP. A Kasane, les bureaux sont en fait à la porte de Sedudu. Nous prenons alors en même temps les permis pour Moremi que nous visiterons plus tard. Cela fait en tout une belle petite somme.

Un mot sur la gestion des parcs au Botswana (permis et réservations des campings public) car c’est assez compliqué depuis 2009 quand le Département des Parcs Nationaux (DWNP) a changé les règles et commencé à privatiser les campings. Quand nous avions fait nos réservations, les camps d’Ihaha à Chobe et Xakanaxa à Moremi étaient encore gérés par le DWNP mais maintenant il faut contacter Kwalate Safaris (pour les camps South Gate, Xakanaxa, Ihaha, Khumaga, Njuca Hills) : P.O Box 2280, Gaborone, Botswana, Tel: +267 686 1448 ; Fax: +267 686 1448; Cell: +267 71308283 / 71307435, kwalatesafari@gmail.com.

Pour le camp de North Gate à Moremi, il faut contacter Mapula Lodge (pour les camps North Gate, Savuti, Linyanti), Tel : +267 6865366 / 6865365, Fax: +267 6865367, sklcamps@botsnet.bw ou mapulalodge@info.bw (www.mapulalodge.com). Pour 3rd bridge (que nous n’avons pas réussi à avoir), il faut contacter Xomae Group (pour les camps 3rd Bridge, Nxai Pan, Baines Baobabs ) ; Tel/Fax + 267 6862221, Cell +267 73862221 ; xomaesites@botsnet.bw (www.xomaesites.com). En conclusion, vous réservez et payez les campings directement avec ces prestataires et les permis sont à payer aux bureaux DWNP à Maun, Gaborone ou Kasane (Sedudu Gate) (dwnp.parrogabs@gov.bw).

Nous dégonflons les pneus à 1.7bars. Une fois la gate passée, la piste rejoint à travers bois les rives de la rivière Chobe. Il y a de nombreuses pistes mais c’est assez facile pour se repérer. Typiquement, il y a celles qui bordent la rivière de près, la piste principale un peu plus en hauteur et plusieurs pistes qui s’enfoncent à l’intérieur du parc dans de petites vallées. Pendant les 2 jours passés au Chobe river front, nous avons pris plusieurs fois les pistes intérieures et à chaque fois on n’a rien vu du tout (hormis des éléphants) : la végétation est en fait assez dense, la visibilité pas terrible et de toute façon, il y a tellement de choses à voir au bord de la rivière que j’ai trouvé ces pistes assez décevantes.

L’état des pistes est très aléatoire au river front : cela va de la belle piste bien dure aux pistes défoncées quand on cherche à passer dans les zones non inondées aux abords de la rivière et aux pistes avec du sable bien mou et très profond. En voulant laisser passer un 4x4 venant vers nous sur la piste principale, je me suis bien ensablé comme un débutant en essayant de changer d’ornières. Sans même avoir eu le temps de se faire du souci que 5 minutes plus tard un camion (en fait un bus scolaire avec des dizaines d’enfants sur la benne arrière !) venait nous désensabler en tirant notre 4x4 avec notre corde (qui cassera pendant l’opération). La honte quand même ! Avec la corde cassée, nous ne nous sommes plus trop aventurés sur les petites pistes secondaires et isolées pour le reste de notre séjour dans le parc.

Pour cette première journée, nous avons vu quelques hyppotragues noirs, un guib harnaché, des antilopes rouannes, de nombreux buffles avec quelques beaux troupeaux, des zèbres, des impalas, des hippopotames, une curie de vautours sur une carcasse, de nombreux oiseaux et 4 lionnes. Celles-ci étaient allongées sous un arbre près de la rivière, bien à l’ombre et on a presque failli les louper car nous regardions surtout coté rivière où il y a toujours quelque chose à voir. Toujours aussi impressionnant, c’est le nombre incroyable d’éléphants qui viennent se désaltérer en fin d’après midi. Nous en aurons vu des centaines. C’est très impressionnant et même assez flippant quand ils passent devant la voiture ou bloquent les pistes. Il n’y alors qu’à attendre qu’ils libèrent le chemin n’ayant jamais osé forcer le passage (comme on a vu d’autres le faire). Nous verrons même un jeune éléphant mort sur le bord d’une piste secondaire. Si la diversité des oiseaux est indéniable dans ce parc, j’ai trouvé que c’était moins marquant pour les mammifères.

Pour le soir, nous avons dormis dans le camp d’Ihaha. C’est un site vraiment génial, un de mes coups de cœur, au milieu de la nature sauvage auprès de la rivière où les hippopotames et les éléphants n’étaient jamais bien loin. Le coucher de soleil avec les pêcheurs en toile de fond était splendide. Les blocs sanitaires étaient refaits à neuf et d’une propreté irréprochable. Pour le repas du soir, nous n’avons pas trop trainé et nous étions dans la tente dès la nuit tombée. Nous avions laissé les fenêtres ouvertes au cas où des animaux seraient passés devant notre tente mais nous n’avons rien vu. Par contre, une famille de babouins est restée dans un arbre derrière notre tente et nous avons eu droit à un concert de grognements et de cris pendant toute la nuit.

Samedi 21 Août

Le réveil avec la tente ouverte sur la rivière est un grand moment : déjà les hippopotames sont là. Le drive du matin sera assez calme. Nous verrons tout de même un petit groupe d’antilopes rouannes ainsi que des cobes à croissant : les premiers qu’on voit au Botswana. Comme la veille, nous observons un autre attroupement de vautours autour d’une carcasse : c’est assez impressionnant de voir comme ils se battent pour manger ce qu’il en reste. Par contre, toujours pas de prédateurs dans les parages. Nous essayons diverses pistes sans trop de succès et en début d’après midi, les passagers d’un 4x4 nous indiquent où un léopard fait la sieste dans le bush. Super ! Belle observation, cela sera le seul félin que nous verrons de la journée. Pas de lions ce jour là en effet. Nous croiserons plus tard dans l’après midi de nombreux hyppotragues noirs ainsi que quelques chacals mais d’assez loin. Comme d’habitude, des éléphants en très grand nombre traversent le parc en fin de journée en direction de la rivière où ils se regroupent par centaines pour boire ou se couvrir de boue contre les parasites. De belles opportunités de photos et à force d’en voir, je gère un peu mieux mon stress quand ils s’approchent de près de notre véhicule.

La fin de journée approche et on se dirige vers la sortie coté Sedudu Gate. Ces 2 jours passés au Chobe river front auront été riches en observations de la faune sauvage, très variée et avec un nombre vraiment impressionnant d’éléphants (c’est ce qui m’aura marqué le plus). Les paysages et les vues sur la rivière sont magnifiques et le camp d’Ihaha est vraiment idéalement situé. Un très bon souvenir.

De retour à Kasane, on file droit vers une station d’essence car le niveau commence à être vraiment bas et bonne nouvelle, ils ont de nouveau de l’essence sans plomb ! On fait donc le plein et on regonfle les pneus. On cherche également une nouvelle corde puisque la nôtre est inutilisable mais il est trop tard et les garages sont déjà fermés. Nous dormirons à nouveau au camping du Kubu Lodge pour la nuit (www.kubulodge.net).

Dimanche 22 Août

Nous quittons le camping dès 6h30 car nous avons beaucoup de route à faire. En effet, il nous a été impossible d’avoir une place de disponible dans le camp de Savuti pour la fin Août et comme nous avions lu sur divers sites qu’il était très long et assez périlleux de faire dans la journée la piste entre Kasane et North Gate Camp à Moremi alors l’autre option était de rejoindre Moremi par la route goudronnée via Nata, Gweta et Maun mais cela rallonge considérablement (environ 600km). Quand je vois ce qu’ont vécu Pierre77N et Ericarole cette année sur Savuti/Linyanti (casse et routes inondées), je me dis qu’on a bien fait d’être prudent étant donné qu’on voyageait seul. Par ailleurs, nous avions lu que la route entre Kasane et Nata, bien que goudronnée, était en très mauvais état avec d’innombrables nids de poule qui limitaient fortement la vitesse maxi. Nous avions donc prévu une halte vers Gweta au Planet Baobab (www.unchartedafrica.com).

En fait, il s’est avéré que la route entre Kasane et Mpandametanga (100km) est en très bon état, large et très roulante. Elle passe par ailleurs près des limites du parc Chobe et nous avons vu de nombreux animaux en début de matinée : steenboks, kudus, autruches et éléphants. C’est très sympa de conduire et observer en même temps tous ces animaux. Il y a également une barrière vétérinaire qu’on n’avait pas vu sur la carte et avec les provisions faites à Kasane on craint le pire mais cette fois-ci, le biltong et le poulet passe mais pas les saucisses…que je dois jeter au feu sur place. Ensuite, la route qui continue jusqu’à Nata (200km) a été réparée : tous les nids de poule ont été bouchés. De plus, ils sont en train de l’agrandir et de belles portions toutes neuves sont déjà en service. Les travaux devraient être finis pour toute la section Kasane-Nata d’ici 2 ans apparemment. Du coup, nous étions à Gweta vers 11h !

Nous avons alors décidé de pousser jusqu’au Nxai Pan National Park pour visiter la partie de Baines Baobab. Arrivés à l’entrée du parc, bonne nouvelle, nous pouvons prendre les permis sur place. La piste jusqu’à Baines Baobab est en tôle ondulée sur une bonne partie du trajet mais pas trop difficile. Nous arrivons sur site pile poil pour le déjeuner. Quel site : ces énormes Baobabs au pied d’un grand pan asséché sont magnifiques ! Nous profitons de l’ombre de ces géants pour manger à l’abri du soleil qui cogne fort et nous nous baladons un peu sur le pan pour profiter de la vue. C’est très étonnant comme paysage.

Finalement, comme nous sommes déjà à plus de 80km de Gweta et seulement à 130km de Maun, on décide de ne pas dormir au Planet Baobab (tant pis pour la réservation déjà payée) et d’aller directement à Maun afin d’avoir plus de temps pour Moremi le lendemain.

Nous arrivons à Maun en fin d’après midi avec suffisamment de temps pour se préparer pour nos 4 prochains jours dans le parc de Moremi et faire le plein de provisions et d’essence. Mais c’est Dimanche et comme les garages sont tous fermés, nous devrons attendre le lendemain matin pour acheter cette maudite corde qui nous manque. Pas question de conduire dans Moremi sans elle.

Nous dormirons au camping du Sedia Riverside Hotel à 10km au Nord de Maun (www.sediahotel.com). Les emplacements et les sanitaires sont corrects mais ce n’est clairement pas le camping le plus beau du Botwsana. Par contre, les prix sont bas : 30Pulas par personne.

Lundi 23 Août (journée noire)

Après avoir trouvé (enfin !) une corde dans un garage de Maun, nous nous dirigeons vers Moremi. La route est d’abord goudronnée jusqu’au village de Shorobe puis se transforme en piste assez roulante jusqu’à une barrière vétérinaire (Buffalo Gate). Dans ce sens, on peut tout passer en nourriture mais pour le retour sur Maun il faut que toute la viande et les produits laitiers soient mangés sinon ils les confisquent. Juste après la barrière, la piste se divise en deux : une en direction de Savuti, l’autre pour Moremi. C’est très bien indiqué avec un grand panneau. On passe ensuite devant le camping de Kaziikini réputé auprès des self-drivers et qui lui aussi est très bien indiqué. On est déjà en pleine région sauvage avec pas mal d’animaux : girafes, impalas, zèbres et nous tombons sur 2 lions qui mangent une proie. Quelle chance ! et tout cela avant même d’atteindre l’entrée Sud de Moremi (Maqwee Gate). On se dit alors que ça va être le festival à l’intérieur. A South Gate, on montre nos réservations de camping ainsi que les permis payés à l’avance. Les rangers nous indiquent les régions du parc visitables et les pistes à éviter car Moremi est encore bien inondé et de grandes portions ne sont pas franchissables. Voyageant seuls avec notre 4x4 Toyota Ilux, ils nous expliquent par exemple que nous ne pourrons pas rejoindre Xakanaxa depuis Kwai par la piste du nord car celle-ci est trop inondée et que nous devrons faire le détour par South Gate. Mince ! Comme nous avons 2 nuits de prévu au camp de North Gate/Kwai avant Xakanaxa cela ne va pas être pratique.

Nous prenons la piste qui part plein Nord vers North Gate. Elle est large mais avec du sable assez profond. Après seulement quelques km parcourus, un gros bruit sous la voiture et on s’arrête immédiatement. Panique ! Quel est le problème ? En fait, une plaque de protection du différentiel du pont avant du 4x4 s’est cassé et en se déformant, se met à frotter le sol violemment. On sort les outils, élève la voiture autant que possible avec le cric et allongé sous la voiture, j’essais d’enlever cette plaque pour la remettre d’aplomb mais impossible. Après 2h de tentative, j’abandonne et on se rend à l’évidence : on doit retourner à Maun pour réparer car il est impossible de continuer comme cela dans Moremi. Quelle frustration, j’en aurais pleuré ! Retour donc à Maun mais au pas pour éviter de tout abimer même si j’ai pu redresser un peu la plaque. Comme on doit repasser la barrière vétérinaire on cache toute la nourriture dans nos sacs pour éviter la confiscation : on ne va pas en plus racheter de la viande !

Au garage Toyota de Maun, ils n’ont évidemment pas cette pièce en rechange mais ils me disent qu’ils devraient pouvoir réparer. Effectivement, après 1h30 de découpe, redressage et soudage, tout est remis en place. Bon boulot mais il est déjà 16h : trop tard pour rejoindre le camping de North Gate avant la fermeture. Bilan de la journée : 450Pulas de réparation, une journée et une nuit perdues à Moremi…mais on est dépanné. Nous repassons une nuit au camping du Sedia Hotel (www.sediahotel.com).

Mardi 24 Août

Nous repartons pour Moremi. Va-t-on enfin réussir à visiter ce parc ?

Contrairement à la veille, nous ne verrons rien d’exceptionnel sur le chemin jusqu’à Maqwee Gate. Une fois dans le parc, nous consacrerons toute la journée à visiter la région Nord du Moremi le long de la rivière Kwai. C’est effectivement bien inondé et de nombreuses pistes longeant la rivière sont impraticables. Toutefois, nous ne tentons pas le diable étant donné que nous sommes seuls et qu’on ne croise pas beaucoup de véhicule alors on fait vite demi tour dès que nous ne sommes pas sûr de ce qu’il y a à traverser. La piste Nord en direction de Xakanaxa est par contre entièrement recouverte d’eau peu après Dombo Hippo Pools. Les paysages sont superbes et les nombreuses pistes offrent de magnifique vues sur la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux mais curieusement et contrairement à ce que nous avions pu lire dans divers carnets de voyage, la densité de faune est très faible. Pendant toute cette journée, nous verrons très peu d’animaux hormis des cobes de lechwe et vers la fin de l’après midi quelques éléphants de taille assez impressionnante. Un éléphant viendra se planter littéralement devant notre 4x4 pendant de longues minutes en nous regardant bien fixement avant de repartir tranquillement dans la forêt. On n’en mène pas large et on n’a même pas la présence d’esprit de prendre des photos. Malgré cette rencontre inoubliable, la journée reste au final assez décevante par le peu d’animaux et d’espèces rencontrés.

Nous rentrons au camp de North Gate (www.mapulalodge.com) vers 16h30. Les emplacements sont bien situés en lisière de forêt et les douches sont impeccables. Un des aspects positifs de la privatisation des camps aura été au moins de remettre à neuf les blocs sanitaires. Les anciens sont encore debout et il n’y a pas photo. Pendant le repas du soir, on fait attention aux nombreux babouins qui ne trainent pas très loin. Juste après avoir fini de manger, on remarque 3 éléphants qui passent le long des blocs sanitaires…et se dirigent droit vers notre emplacement ! Ils vont rester ainsi un bon moment à manger à 5m de la voiture. C’est vraiment impressionnant ! Nous essayons de prendre quelques photos mais la nuit tombe vite à cette heure tardive. On ne tarde pas trop à monter dans la tente pour ne pas se retrouver nez à nez avec les pachydermes. Dans la nuit, comme nous avions laissé les fenêtres ouvertes avec les moustiquaires, nous verrons 2 hyènes passer sans s’arrêter au pied de notre tente puis un autre éléphant manger les feuilles de l’arbre sous lequel nous étions. Difficile de faire plus près ! Incroyable, on en verra plus cette nuit que pendant toute la journée !

Mercredi 25 Août

Pour cette journée, nous visitons la région de Xakanaxa. Comme la piste Nord est bloquée, le long détour par South Gate nous fait perdre pas mal de temps le matin. Les paysages aux alentours de Xakanaxa sont très différents de ceux de Kwai mais c’est toujours aussi beau…et inondé. Impossible d’aller sur Dead Tree Island par exemple. La piste au niveau de 4th Bridge est également sous les eaux mais franchissable d’après les rangers. Sur place, on attend quand même que les experts passent (Sud Africains et TO) pour bien repérer les pièges à éviter et ne pas s’embourber. Une fois qu’on a compris comment faire, c’est en fait assez facile. La région vers Third Bridge camp est plus sèche et la végétation plus proche de la savane que de la forêt.

En ce qui concerne les animaux, c’est toujours assez pauvre mais tout de même mieux que la veille. Il y a toujours autant de cobes lechwe et nous verrons également quelques girafes, zèbres, impalas, hippopotames, vervets et éléphants mais rien de bien extraordinaire. Pas un seul buffle à l’horizon malgré toute cette eau ! Nous verrons tout de même un couple de lions à deux pas de Third Bridge camp. Cette journée encore, s’il n’y avait pas la diversité des paysages et les nombreuses espèces d’oiseaux observées, cela resterait bien décevant. Devenons-nous trop difficile ?

Le camp de Xakanaxa où nous passerons la nuit (kwalatesafari@gmail.com) est magnifique. Idéalement situé sur une sorte de presqu’île entourée par les eaux. De nombreux écureuils se baladent dans les emplacements et le coucher de soleil sur les roseaux qui entourent le camp est superbe. Un autre coup de cœur. Et comme à North Gate, les blocs sanitaires sont très propres. Nous ne verrons rien de spécial la nuit mais n’en demandons pas trop.

Jeudi 26 Aôut

Pour la dernière journée à Moremi, nous consacrons les visites à Mboma Island et la région de Bodumatau. En passant Third Bridge camp, on cherche les lions aperçus la veille mais ils n’y sont plus. La longue piste qui fait la boucle autour de Mboma Island est très belle mais le sable profond et certaines portions sont assez difficiles à négocier mais on ne s’enlisera aucune fois. Cette partie est un peu plus riche en animaux : encore et toujours des cobes de lechwe, zèbres, bubales, phacochères, girafes, mangoustes, divers oiseaux, 2 chacals surpris au détour d’un virage et de nombreux éléphants. Deux scènes resteront dans ma mémoire. Pour la première: un bébé éléphant dormait aux pieds de sa mère au beau milieu de la piste très étroite et entourée d’arbres à cet endroit. Impossible de passer ailleurs et pas question de forcer le passage car la mère nous fait comprendre qu’il ne faut pas s’approcher. On coupe le moteur et on attend alors que le petit se réveille et se lève, ce qui fait bouger la mère et libère la piste. Deuxième scène un peu plus loin : alors que je « jaugeais » un éléphant qui mangeait au bord de la piste pour savoir si je pouvais passer, je ne remarque pas un autre qui avance à grand pas et s’arrête au pied d’un palmier devant la voiture. Il reste immobile quelques secondes et tout à coup, donne 2 violents coups de tête dans le tronc pour tenter de le casser puis repart comme si de rien n’était. Je ne m’y attendais pas et trouve la scène particulièrement drôle. Nous continuons la piste et passons 2nd et 1st bridges, plus faciles à franchir et nous allons explorer la région de Bodumatau. C’est de nouveau très inondé mais nous y verrons de grands troupeaux de gnous, impalas, zèbres, damalisques sassaby et éléphants. Les zones où sont passés les troupeaux d’éléphants sont bien ravagés, c’est assez impressionnant à voir et inquiétant à la fois. On se demande ce qu’il se passerait si on se retrouvait au beau milieu du passage d’un de ces troupeaux. Les hippopotames sont également en nombre et nous verrons quelques bucorves. Ce sera la partie de Moremi où nous verrons le plus d’animaux…mais toujours aucun gros chat !

En fin d’après midi, il est grand temps de retourner vers South Gate puis Maun que nous atteindrons seulement la nuit tombée. Nous dormirons à Audi Camp (www.okavangocamp.com). La déco des blocs sanitaires est particulièrement réussie mais les emplacements ne sont pas très jolis et assez petits. On est un peu entassés d’autant plus qu’il est bien complet.

Vendredi 27 Août

Notre voyage au Botswana touche bientôt à sa fin et c’est un peu triste que nous quittons la région du delta de l’Okavango pour rejoindre la Namibie et notre dernière étape avant le retour en France. La route de Maun jusqu’au poste de frontière de Mamuno est goudronnée sur tout le trajet, très roulante mais particulièrement longue et monotone même si les paysages changent une fois de plus à l’approche du Kalahari. La ville de Ghanzi à l’air bien propre et moderne mais nous ne ferons que la traverser. Le passage de la douane se fait très facilement et peu après, nous quittons la route principale pour nous arrêter au Zelda Game & Guestfarm où nous passerons la nuit (www.zeldaguestfarm.com). Pour la dernière nuit, nous avions réservé une chambre pour nous relaxer et préparer toutes nos affaires pour le grand départ le lendemain. Nous avons droit à un magnifique bungalow très spacieux. L’accueil est très chaleureux avec petit cocktail de bienvenue.

Il y a beaucoup d’oiseaux autour du petit point d’eau aménagé et la ferme contient de nombreux enclos avec animaux d’élevage et divers animaux sauvages dont des porcs-épic, guépards et 1 léopard. Ils ont également une réserve privée où nous comptions bien faire un game drive pour notre dernier étant donné que nous étions arrivé en début d’après-midi mais nous apprenons qu’elle est fermée aux visiteurs…car il y a des chasseurs. Déception! Nous n’avions pas bien lu mais cette ferme fait également réserve de chasse et dans l’hôtel et les chambres, les livres d’or et magazines sont consacrés à la chasse et aux trophées ! En tant qu’amoureux de la vie sauvage et après avoir visité tous ces parcs animaliers, cela fait mal au cœur. Attention donc si vous réservez à cet endroit, autant être prévenu.

Nous patientons donc une bonne partie de l’après midi dans l’affut aménagé non loin des bungalows en bordure de la réserve. Nous y verrons quelques kudus, élands et nyalas mais les grillages empêchent de prendre des photos « nature ». Au point d’eau, nous observons de nombreux crapauds chanteurs et des oiseaux dont quelques pics. Le soir, nous assistons au repas des guépards et du léopard. Cela fait très zoo mais ce seront les seuls guépards vus pendant ce voyage.

Nous dinons au restaurant qui propose un buffet très copieux et savoureux.

Samedi 28 Aôut

Pour une fois, nous ne nous levons pas très tôt : on a du temps. 3 heures de route suffisent en roulant tranquillement pour rejoindre Windhoek via Gobabis sur la route B6. Nous prenons notre dernier piquenique aux portes du Daan Viljoen Game Park, histoire de profiter une dernière fois des jolis paysages montagneux, puis nous retournons chez African Tracks pour rendre notre 4x4. Le compteur indique que nous avons parcouru 7750km pendant ce voyage ! Le contrôle de l’état du véhicule se fera très rapidement, tant mieux : ils ne sont pas trop tatillons sur les éraflures faites pendant le voyage. Nous leur expliquons par ailleurs nos déboires survenus au Zimbabwe et à Moremi et ce qu’on a dû payer pour le véhicule. Ils nous rembourserons le tout en recréditant notre carte bleue. Au global, nous n’avons donc pas à nous plaindre de la prestation de ce loueur.

Leur navette nous remmène à l’aéroport où nous prenons l’avion pour rentrer en France via Cape Town et Amsterdam. Aucun problème de retard, connexion manquée ou bagage perdu pour le retour.

Mes coups de cœur

- Les paysages grandioses de Namibie

- Sites : Dead Vlei ; Sandwich Harbour ; Epupa Falls ; Halali water hole; Okavango (région de Mahango/Panhandle) ; les chutes Victoria ; Chobe River Front

- Camping: Spitzkoppe; Epupa Falls; Hobatere; Ihaha, Xakanaxa

Mes déceptions

- Ne pas avoir vu les éléphants du désert

- La faible densité de la faune à Moremi (bien inondé cette année)

A éviter (d’après moi)

- Petrified Forest Parc près de Twyfelfontein

- Victoria Falls restcamp

Quelques conseils qui nous auront été très utiles

- prendre des sacs poubelles pour envelopper les sacs de voyage et les protéger de la poussière extra-fine qui s’infiltre dans le coffre. Un truc : ouvrir les fenêtres latérales du coffre, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer

- crème hydratante pour visage et stick à lèvres

- adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigare, voire un doubleur ou un tripleur

- lampe frontale pour le camping, indispensable

- GPS équipé des cartes T4A très complètes et faciles à télécharger (www.tracks4africa.com). C’est très utile pour les parcs au Botswana, un peu moins pour la Namibie.

- prendre des rands aux distributeurs de cash aux aéroports SudAf si vous y faites escale

- penser à regarder où vous avez des barrières vétérinaires à traverser quand vous faites vos provisions afin de ne pas vous faire confisquer vos denrées fraiches (viande, lait…)

Budget (28 jours pour 2 personnes) :

- Trajet avion (KLM et Air Namibia): 2200€

- Location du 4x4 (rachat de franchise à 4000N$ + assurance pneu / bris de glace) : 26300 N$

- Hébergement : ~1300€

- Nourriture : ~700€

- Divers (excursions, essence, entrées parcs) : ~2100€
Itinéraire de cinq semaines en Namibie English translation pending
by Sylman · 2007-10-04 · 17 replies
Bonjour, Après étude voici les grandes lignes de l'iténéraire envisagée pour l'été prochain. Nous serons en voiture à 4 (style toyota avenza), dont un enfant de 7 ans. Souhaitons loger en bungalow ou en camping (mais préfererions les bungalows). attendons avec impatience toutes vos remarques pour affiner notre itinéraire. Où pouvons-nous nous arrêter sur la route en AFS. samedi 12 juillet 2008 : depart paris 14h00 dimanche 13 juillet 2008 : arrivée CAP 5h00 lundi 14 juillet 2008 : Dpt vers namibie mardi 15 juillet 2008 : arrivée en soirée sur fish river mercredi 16 juillet 2008 : fish river jeudi 17 juillet 2008 : mariental vendredi 18 juillet 2008 : mariental samedi 19 juillet 2008 : windhoek dimanche 20 juillet 2008 : windhoek lundi 21 juillet 2008 : okahandja mardi 22 juillet 2008 : okahandja mercredi 23 juillet 2008 : grootfontein jeudi 24 juillet 2008 : rundu vendredi 25 juillet 2008 : mahango samedi 26 juillet 2008 : mahango dimanche 27 juillet 2008 : tsumeb lundi 28 juillet 2008 : etosha-halali mardi 29 juillet 2008 : etosha-halali mercredi 30 juillet 2008 : etosha-okaukuejo jeudi 31 juillet 2008 : etosha-okaukuejo vendredi 1 août 2008 : outjo samedi 2 août 2008 : khorixas dimanche 3 août 2008 : torra bay lundi 4 août 2008 : cape cross mardi 5 août 2008 : swakopmund mercredi 6 août 2008 : walvis bay jeudi 7 août 2008 walvis bay vendredi 8 août 2008 : walvis bay samedi 9 août 2008 : kuiseb dimanche 10 août 2008 : sesriem lundi 11 août 2008 : sesriem mardi 12 août 2008 : aus mercredi 13 août 2008 : seeheim jeudi 14 août 2008 : AFS vendredi 15 août 2008 : LE CAP samedi 16 août 2008 : LE CAP dimanche 17 août 2008 : depart

Merci à vous pour tous vos commentaires
Avis sur mon itinéraire en Namibie décembre English translation pending
by Lili97438 · 2014-09-03 · 64 replies
Bonjour,

Je voudrais vous soumettre mon itinéraire pour avoir votre avis. J1 arrivée Windoeck (nuit) J2 Sossusvlei J3 Sossusvlei J4 Luderitz J5 Luderitz Pour ces 2 jours j'hésite encore pour les nuits si je fais les 2. A Luderitz

J6 fish river canyon J7Mariental étape J8 Mariental en fait je prévois d'aller dans un game drive le Bagatelle mais la encore pour ces 2 jours rien fixê J9 Swakopmund (31/12) la on ne veut pas changer nos dates J10 J11ces 3 jours on visite les alentours Walwis Bay etc J12Brandberg (white lady lodge?) J13Twyfelfontein J14 Palmwag J15 ? Erreur dans mon planning donc rien prévu J16 j17 J18 J19 Etosha J20 Tsumeb? J21 Waterberg? J22 Okonjima J23 et J24 nuit a Windoeck J25 départ tôt

J'ai remis les vrais jours il y a encore des blancs .merci pour vos avis

Au fait c faisable Swakopmund Spitźoppe et dormir a White lady lodge dans le Brandberg car j'ai oublié la nuit dans le Spitźoppe que je visiterai?

Merci pour vos remarques Lili

NB si vous connaissez le Waterberg plateau park (hotel) quel est votre opinion
La Namibie en 15 jours English translation pending
by Lesgirls · 2004-09-08 · 16 replies
Bonjour!

Je suis actuellement en pleine préparation d'un voyage en Namibie avec un départ prévu dans un peu plus d'un mois (option sur un vol sec déjà faite) et j'aurais souhaité avoir certains conseils et avis.

Le choix de parcours s'orienterait vers :

1 - une semaine dédiée au Khaudom Game Reserve, en passant par le Parc du Plateau de Waterberg (1jour) - organisée depuis la France au départ de Windhoek en 4x4 via une agence locale

2 - une semaine dans le Parc du Namib-Naukluft (sesriem) + (Keetmanshop-Luderitz ou Walvis Bay-Cap Cross), avec location d'un Toyota Tazz

Nous passerions la plupart des nuits en camping (budget existant mais pas très extensible).

Que pensez-vous des choix dans ce périple compte-tenu de sa courte durée (15 j)?

Conseillez-vous des sites à ne pas manquer sur ce parcours, ou à privilégier dans la durée?

Auriez-vous des contacts intéressants en terme de rapport qualité/prix pour l'organisation de la découverte du Khaudom Game Reserve?

Est-ce facile de voyager en Namibie pour deux jeunes femmes dans ces conditions?

Merci pour vos réponses.

A bientôt,

Lesgirls 😉
infos sur la Namibie English translation pending
by Vmoio · 2005-02-28 · 73 replies
Bonjour

Je suis à la recherche d'infos sur la Namibie. Je compte y aller au mois d'aout avec une amie. Est ce que le voyage se fait bien à deux en autotour ? les routes sont elles sûres ? Un 4x4 est il nécessaire ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez m'envoyer (notamment sur le parc d'Etosha et le désert). Valérie
Carnet de voyage d'un mois en Namibie (16 avril-17 mai 2009) English translation pending
by Cydulo93 · 2009-06-10 · 17 replies
Bonjour,

Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).

Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.

J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.

J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)

AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).

J4 : Désert du KALAHARI

Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental

J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground

J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)

Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)

Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)

J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)

Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)

J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)

Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel

J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)

Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)

J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)

Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)

J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)

Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).

J13 : SESRIEM

Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)

J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)

Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....

J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h

J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).

Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.

J17 : SWAKOPMUND

Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h

Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue

J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)

J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)

Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)

J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)

Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)

J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)

Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)

J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.

J23 : OPUWO

Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)

Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).

J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.

J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)

J27 : ETOSHA

Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).

J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.

J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)

J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».

J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)

Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.

J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.

Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….

Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie

Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.

Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil

Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420

Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)

* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)

Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)

Nos photos :
http://picasaweb.google.fr/cdfglg

Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.

Laurence
De Windhoek à Victoria Falls en famille English translation pending
by Guillemine · 2017-08-18 · 36 replies
Quelques souvenirs de notre trip de quatre semaines en juillet 🙂

Désolée pour les photos qui ne seront pas à la hauteur de ce qu'on voit habituellement ici, on n'est pas très doués, ni équipés.

Bon ce coup-ci on était juste sept, notre grand fils de 24 ans, et nos quatre derniers de 16, 12, 10 et 7 ans. Du coup, pour LA VOITURE : on n’avait pas envie de voyager à deux 4x4 et et Bel Africa nous a proposé de louer auprès de Desert Car Hire un van, (Toyota Quantum), de 13 places dont 6 ont été retirées pour mettre le bazar du camping : deux tentes au sol, un frigo, les matelas, duvets, couvertures, deux caisses de vaisselle + réchaud et nos sacs. Je pense que 7 personnes c’est le maximum au-delà la gestion de l’espace aurait été problématique.

Le Toyota Quantum a une direction molle assez désagréable. Sinon il a fait le job. Sur les pistes, ça vibre, donc on roule doucement (sur certaines pistes pas terribles, tôle ondulée et/ou ornières comme la C13 entre Aus et la D707, ou la C39 et Grootberg on ne roulait pas à plus de 40 km/h). Mais on n’a pas crevé ni eu de souci mécanique.



1er juillet. On part pour un Brest-Paris-Johannesburg-Windhoek. Après avoir enregistré nos bagages à Brest on apprend par sms...que le vol est supprimé après une intrusion inquiétante au terminal 2F qui a été évacué et femré 🤪

Pas le temps de rejoindre Paris. Notre vol pour Johannesburg va partir 4h plus tard sans nous.😐

Et recaser sept personnes sur ce genre de trajet un 1er juillet…
Projet de voyage en 4x4 en Namibie en août 2013 English translation pending
by Xfg59 · 2012-09-13 · 251 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.

J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...

Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.

Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.

Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.

Merci d'avance pour vos réponses,

Xavier
Péripéties d'une famille en terres namibiennes English translation pending
by Tidju · 2019-07-28 · 131 replies
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.

La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !

J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog -
http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.

Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊

Olivier
Géonautes en Afrique Australe: 5000 kilomètres, 5 semaines, 4 aventuriers et un camping-car (Namibie et Botswana) English translation pending
by Corina25 · 2014-10-13 · 32 replies
Avec nos enfants de 10 et 8 ans, cet été nous sommes partis à la découverte de la Namibie et du Botswana, à la recherche des grands espaces que nous aimons tant et des animaux de la savane. Nostalgiques d'un précédent long voyage en camping-car en Amérique du Sud, nous avons décidé d'en louer un à Windhoek pour ces cinq semaines. Tous les détails pratiques de ce voyage font l'objet d'un autre post assez exhaustif, que vous pouvez lire ici:

http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/

Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.

Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:



Bonne évasion et bonne lecture!

Première partie: de Windhoek à Sesriem

lundi 28 juillet

Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.

Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!

Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.

C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.

La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.

Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.

Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.

Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.



La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.

Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.



Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.

mardi 29 juillet

Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...



Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".

On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.

Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!



Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.

La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.



Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.



Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!

Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.



En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...



Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!

Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!

La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.

mercredi 30 juillet

Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.





Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...



Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.





Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!



Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.





Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!

Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.



De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.



En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!



A très bientôt pour la suite du récit!
Séjour de 22 à 24 jours en Namibie pour l'été 2016 English translation pending
by Titechoz31 · 2015-10-05 · 84 replies
Bonjour à tous,

Je me balade sur le forum depuis un petit mois pour préparer notre prochain voyage (comme d’hab le forum est une source d’info précieuses). Des amis sont rentrés de Namibie en Novembre 2014, ils nous ont mis l’eau à la bouche ! Mais on avait prévu la Thailande en 2015 (oui je dois toujours faire mon compte rendu) Mais là on vient de visionner leur vidéo de voyage et c’est sûr… ce sera notre voyage pour 2016 !!! 😄😄😄 Tant pis, l’Islande nous attendra. Je m’y prends un peu tôt peut-être (quoique… visiblement, la destination ne permet pas de s’y prendre « à l’arrache » comme nous le faisons parfois).

Je lance donc un sujet pour nous aider à construire un peu ce voyage. Il servira sans doute jusqu'au départ 🙂

La durée du voyage n’est pas encore totalement fixée mais nous espérons pouvoir prendre 3 semaines et demie (pour pouvoir tabler sur 24 jours au total donc 22 jours sur place).

Notre passion première c’est les animaux et la nature (voyage au Costa Rica et au Mexique INOUBLIABLES). Ensuite les randos et les paysages en général. Et puis enfin les rencontres humaines locales (rencontres fabuleuses au Costa Rica dans une tribu des montagnes et dans une école). On partirait mi aout 2016 à priori.

L’Afrique, ca sera une première pour nous. On est assez roots dans nos voyages (en général bus et sac à dos mais là j’ai bien compris ce n’est pas l’idéal). Pour la location de voiture je n’ai pas bien les idées claires sur une version avec tente ou pas… (vu qu’on voudrait aller jusqu’à Epupa j’ai compris que le 4x4 c’était nécessaire, n’est-ce pas ?). Mais bon on va se débrouiller sur ça.

En glanant des infos j’ai vraiment eu envie de privilégier le Nord et « l’ouest ». Et j’avoue que les récits mentionnant Chobe et les chutes Victoria m’ont aussi beaucoup plu… mais là… difficile de trouver des solutions compatibles en timing (route pour revenir à Windhoek) ou alors billet d’avion depuis Victoria Falls … mais là on augmente drastiquement le prix du billet et de la location de voiture)…

Bon pour être claire, voici l’itinéraire envisagé pour l’instant au vu des différents récits (si je me foire complet il faut me le dire) J1 : vol depuis Nice jusqu’à Windhoek J2 : Logistique (voiture, courses, …). Route jusqu’à Keetmanshoop pour y passer la nuit J3 : Giant’s playground (ça a l’air joli… mais c’est le plus au sud du trajet alors je ne sais pas … peut-être qu’on serait plus cool pour la suite si on zappait…). Route vers Aus puis D707 (il parait qu’elle est belle, les photos que j’ai vu sont plutôt d’accord). Le petit tour ici est aussi motivé par cette route, et le Ranch Koiimas pas très loin pour la nuit qui a l’air SPLENDIDE. J4 : Route pour Sesriem. Parc Sesriem, Sossusvlei, deadvlei, dunes. Nuit au campsite (à réserver en avance) J5 : Parc Sesriem encore. Canyon. Dunes. Nuit au campsite (le même que la nuit d’avant). J6 : Route vers Swakopmund. Visite. Virée à Walvis Bay. Kayak tour à Walvis Bay ? (quelqu’un a essayé ?) Nuit dans le coin J’ai entendu parler d’une route avec Rock Arch et Rock Sculpture au Nord de la C28 (visiblement un permis serait nécessaire) je me dis que ça ferait un petit stop sur la route vers Swakopmund ? (après avoir fouillé j'ai trouvé une carte de Krikri je crois !) J7 : Route vers Spitzkoppe. Ballade sur place. Coucher de soleil. J8 : Lever de soleil. Promenade sur place puis route vers Brandberg. Nuit à Brandberg J9 : Ballade Brandberg (peintures) puis route vers Palmwag pour Palwag Day Visitor Area ? Nuit à Palmway ou Twyfelfontein ? J10 : Twyfelfontein : gravures. Organ Pipes ? Puis route vers Epupa. Nuit en chemin (Warmquelle ? Opuwo ?). Je ne sais pas jusqu’où on peut arriver raisonnablement. Ou peut-être y a-t-il des choses intéressantes en chemin ? J11 : Fin de la route vers Epupa. Epupa (chute, promenade le long de la rivière) J12 : Epupa. Nuit à Epupa. J13 : Route vers Etosha tôt le matin. Entrée par l’ouest ? Possible ? ouvert ? Nuit à Okaukuejo. J14 : Etosha. Nuit à Okaukuejo. J15 : Etosha. Nuit à Halali ? J16 : Etosha Est puis sortie du parc vers Tsumeb. J’ai entendu parler de l’asso Peri Naua dont un membre poste ici je crois. Ce serait avec plaisir pour le rencontrer. J’ai aussi entendu parlé de la cheetah farm… je suis partagée … J17 : Peri Naua ? Route vers Mahango Reserve en fin de journée. Nuit en chemin. Où ? J18 : Fin de la route vers Mahango Reserve. Arrêts en route intéressants ? J19 : Mahango Game Reserve (self drive) puis route vers Salambala. J20 : Passage frontière Botswana. Chobe self drive (entrée par Ngoma). Nuit à Kasane. J21 : Promenade dans Kasane. Sunset boat cruise sur Chobe River. Nuit Kasane J22 : Route vers Vic Falls tôt le matin. Vic Falls (côté Zimbabwe). J23 : Avion pour Nice

Mais est-il possible de rendre sa voiture dans un autre pays ?? J'ai lu que les gens la laissait souvent à Kasane mais ils ne précisent pas trop comment ils font le dernier jour pour Victoria Falls.

Si on regarde au total ça laisse un jour de plus (on fait pas grand-chose dans la bande de Caprivi donc ca pourrait être agréable de s'attarder un peu. Mais on n’a pas encore les horaires des avions et tout donc … on sait jamais. On n’aura peut-être pas le choix…

Merci pour vos retours !
Namibia Travel Journal: May 2025 - Trip Review
by Skieur0206 · 2025-06-18 · 0 replies
NAMIBIA TRIP 2025: April 24 to May 20: Feel free to comment or ask us any questions about this amazing journey.

>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net

**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**



Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.

**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.

> Lyon Airport parking: 120 €

> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.

**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**

After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.

Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.

We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.

> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.

> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (
https://gwcarrentals.com/)

> Distance driven today: 15 km.

> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.

> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)

**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**

After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.

**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**

**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.

We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?

Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.

Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...

This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.

> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.

> Distance driven today: 354 km.

> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)

**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**

Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.

At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.

We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.

**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**

Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.

> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.

> Distance driven today: 371 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).

> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)

**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**

After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.

The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.

We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.

At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**

We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.

In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.

At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**

And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.

> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.

> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.

> Distance driven today: 228 km.

> Distance walked today: 10 km.

> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.

> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)

**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**

The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**

We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.

In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.

**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.

After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.

In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.

> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.

> Fuel station: Solitaire or Aus.

> Distance driven today: 398 km.

> Distance walked today: 7 km.

> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.

**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**

We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**

At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**

We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**

At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).

**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.

To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**

We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).

**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.

> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.

> Distance driven today: 438 km.

> Distance walked today: 8 km.

> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.

> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).

> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.

**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**

After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**

We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**

**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².

At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.

**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**

At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.

**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.

For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.

> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).

> Distance driven today: 272 km.

> Distance walked today: 8 km.

> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).

> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).

**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**

Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**

We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**

The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.

**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**

We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.

At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.

At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.

We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!

**The Namib Desert**

An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.

The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.

**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.

> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.

> Gas station: Sesriem.

> Distance driven today: 254 km.

> Distance walked today: 12 km.

> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).

> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com

**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**

We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.

**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**

**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.

> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.

> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.

> Distance driven today: 115 km.

> Distance walked today: 13 km.

> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person

**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**

The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.

We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.

At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.

Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**

We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**

We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.

> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.

> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.

> Distance driven today: 372 km.

> Distance walked today: 5 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.

> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.



**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**

After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**

**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.

Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.

We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.

Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.

At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**

> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.

> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.

> Distance driven today: 344 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.

> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.

**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**

It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**

We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.

We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...

We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**

We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.

Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.

> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.

> Gas station: Uis.

> Distance driven today: 113 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).



> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.

**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**

**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**

This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.

**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.

The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**

We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.

We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.

> Gas station: Uis.

> Distance driven today: 118 km.

> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.

> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity

**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**

The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.

We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.

We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.

We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.

We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.

> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.

For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).

Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).

> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.

> Distance driven today: 349 km.

> Distance walked today: km.

> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)

**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**

This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.

**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.

A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.

**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.

We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.

**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.

**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.

Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**

We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 261 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.

**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**

We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.

After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.

The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 180 km.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ

**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**

Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.

In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.

At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.

In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.

Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.

> Distance driven today: 0 km.

> Distance walked today: 10 km.

> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)



**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**

We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.

After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.

The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 180 km.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ

**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**

We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.

**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.

Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.

Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.

30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.

**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.

We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.

We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.

> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.

> Gas station: Opuwo.

> Distance driven today: 369 km.

> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)



**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**

We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.

**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.

Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.

Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.

Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.

**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.

We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.

We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.

At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.

> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.

> Gas station: Okaukuejo camp.

> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.

> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)



**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**

We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!

We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.

Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.

The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?

We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.

> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.

> Gas station: Halali Camp.

> Distance driven today: 242 km.

> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)



**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**

We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.

The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.

Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.

**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.

We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.

We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.

**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.

We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.

> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.

> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.

> Distance driven today: 616 km.

> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)



**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**

We wake up around 7 AM after a very cool night.

**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**

We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.

> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.

> Gas station: Waterberg Park.

> Distance driven today: 135 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.

> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.

**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**

For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.

From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.

Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.

We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.

We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.

We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.

> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.

> Gas station: Okahandja or Windhoek.

> Distance driven today: 245 km.

> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek

**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**

Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.

At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.

> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)

**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)

Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:

Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €

>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
Namibie - Mai 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-05-30 · 11 replies
Je rentre d'un voyage de 2 grosses semaines (15 nuits sur place) en Namibie. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

Je remercie dès à présent Laurent (Afbé75) pour l'aide et les conseils très pertinents qu'il nous a apportés pour construire ce voyage. C'est lors du premier repas VF à Paris au Zango, en juin 2004 qu'il nous a convaincus de nous rendre en Namibie .... Nous hésitions alors entre Afrique du Sud, Tanzanie et Kenya ... Aujourd'hui, nous sommes enchantés de lui avoir fait confiance. Et aussi, merci à Christine du Chameleon GH(voir plus bas, j'explique ...) 🙂

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Pour une fois, pas de vestiges culturels, pas de vieilles pierres ... Un voyage tout en harmonie avec la Nature à s'émerveiller devant ce qu'elle a de plus beau à nous offrir : les paysages et les animaux.

Jeu 5 Mai - Vols AirFrance + British Airways Paris/Windhoek via Johannesbourg - Ven - Arrivée à Windhoek vers 13h00 - Récupération du 4X4 - Quelques courses de base - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam - Départ à 10h pour Sesriem via Gamsberg Pass - Pause à Solitaire pour déguster les Apfelstrudel réputés ! - Arrivée à Sesriem vers 16h - Nuit à Sesriem (camping) Dim - Dead Vlei - Sossusvlei - Dune 45 - Nuit à Sesriem (camping) Lun - Naukluft : randonnée Olive Trail - Nuit à Sesriem (camping) Mar - Sesriem Canyon - Départ pour Walvis Bay - Pause à Solitaire pour petit déjeuner : les Apfelstrudel sont déjà prêts ! - Caub Pass et Kuiseb Pass - Walvis Bay : lagon et flamants roses - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Mer - Welwitschia Drive - Quelques courses de base - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Jeu - Départ pour Cape Cross - Colonie d'otaries à fourrure - Départ vers midi pour The White Lady - Nuit à Ugab Wilderness Camp (camping) Ven - The White Lady- Petrified Forest - Twyfelfontein - Organ Pipes - Nuit à Aba Huab Camp (B&B) Sam - Départ pour Etosha - Pause déjeuner à Outjo - Quelques courses de base - Arrivée à Okaukuejo vers 15h - Nuit à Okaukuejo (camping) Dim - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping) Lun - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Halali (camping) Mar - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Mer - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Jeu - Dernier safari matinal (fructueux !!!!) - Départ pour Okonjima - On abandonne le Waterberg ... - Nuit à Okonjima Lodge (Dîner + B&B)Ven - Départ pour Okahandja - Achat d'artisanat sur les 2 marchés d'Okahandja - Départ pour Windhoek - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam 21 Mai - Restitution du 4X4 - Encore quelques achats au Craft Center juste derrière la GH ... - Vols BA et AF Windhoek/Paris via Jo'Bourg.

BUDGET :

2 devises s'utilisent indifféremment, avec la même parité, en Namibie : le Dollar Namibien ou bien le Rand Sud Africain. 1 N$ = 1 R = 0, 13 Euros Distributeurs de billets et banques (pour le change des Euros) présents dans les grandes villes. US$ inutiles ... Paiements fréquents en CB, sauf aux stations services où une commission importante est appliquée (5 à 6%) ...

Voici le détail de notre budget sur place (hors vol), pour nous 2 : 4610 N$ pour l'hébergement 9000 N$ pour le 4X4 et le matériel de camping 2350 N$ pour l'essence (4000 km parcourus et 4x4 gros consommateur) 3260 N$ pour les repas (dont quelques extras au restaurant) 950 N$ pour l'entrées des sites et autres permis (en incluant la navette à Sossusvlei) Attention, à partir du mois de juillet 2005, le prix d'entrée de nombreux sites augmente considérablement 😕.

TRANSPORTS :

1 - Vols

Billets d'avion achetés en Décembre 2004 sur Internet auprès de Go Voyages :
http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 1088 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.

2 - 4X4

Sur les excellents conseils de Christine (voir plus bas, § hébergement), nous avons loué un 4X4 auprès de l'agence Out of Africa : http://www.namibia-rent-a-car.com/Pour 600 N$ par jour (X15j = 9000 N$) nous avons eu un Toyota Condor 4X4 - Km illimité plus tout le matériel de camping souhaité (tente, matelas, sacs de couchage, table, chaises, glacière, gas cooker (le "petit bleu"), vaisselle, grille pour le barbecue ("braai" en local), jerrycan eau, jerrycan essence, ... ) Ils nous proposaient même une 2ème roue de secours qu'on a vaillamment refusée faisant confiance aux pneus qui paraissaient en très bon état. On a eu raison, nous n'avons pas crevé, pas une seule fois en 4000 km ! Excellente voiture qui n'a eu aucune défaillance. Caution de 10 000 N$, pas débitée. Nous avons tout réglé par mail très facilement avec Wilma : outofafrica@iway.na

Un représentant nous attendait à l'aéroport avec le 4X4 qu'il nous a donné aussitôt pour expérimenter la conduite à gauche. Petit passage par le bureau d'Out of Africa où on a chargé l'équipement, signé 2-3 papiers, récupéré gratuitement une carte de Namibie très précise et très à jour et écouté les conseils pour passer en 4 roues motrices et pour changer une roue ... Nous n'aurons finalement eu besoin ni des uns ni des autres .... En effet, notre périple ne nous a pas amenés à utiliser le second levier. Néanmoins, aucun regret ! Le 4X4 offre d'autres avantages par rapport à une voiture de ville classique : une assise bien plus haute (et pour observer les animaux, c'est intéressant), des pneus apparemment plus solides, une suspension plus souple et enfin plus de place !! Au départ, nous hésitions vraiment à cause du prix. La proposition d'Out of Africa nous a convaincus ! Une alternative intéressante, c'est peut-être le Toyota Condor en 2X4 (même carrosserie en version 2 roues motrices) puisque, sur un tel périple, les 4 roues motrices sont inutiles. Les 2 jerrycans que j'avais réclamés ne nous ont servi à rien et nous ont bien encombrés ! J'avais un peu flippé par rapport aux stations services. Même si parfois elles sont assez distantes, il y en a quand même suffisamment pour ne jamais être en difficulté pourvu qu'on fasse le plein dès que l'occasion se présente. La carte de Namibie trouvée sur place indique toutes les stations.

3 - Taxi

Chameleon GH - Aéroport : 180 N$ pour nous 2 (durée 30 minutes) Nous ne l'avons pris qu'au retour puisqu'à l'aller, l'agence Out of Africa était venue nous chercher.

HEBERGEMENT :

Les capacités d'hébergement bon marché et bien situé étant limitées, il nous a paru prudent de réserver à l'avance. Grâce aux conseils avisés de Laurent, nous nous sommes adressés dès Décembre 2004 au Chameleon Guesthouse pour nos réservations d'hébergement. Christine, consultante française adorable et très professionnelle, a tout traité avec une écoute, une rapidité et une efficacité remarquables ! En une semaine, tout était fait 🙂!

http://www.namibia-info.net/accommodation/chameleon_backpacker.htm

Le fait de passer par un intermédiaire n'alourdit pas la facture (au contraire même). En fait, ils se rémunèrent entre eux, le client y gagne. J'ai donc adressé mon parcours à Christine. Très rapidement, elle m'a proposé un ensemble d'hébergements mixant le camping, le B&B et pour finir une nuit en safari lodge. Ca répondait exactement à notre demande. Seul regret pour ce carnet, je n'ai pas demandé le détail des coûts de chaque nuit ... J'ai réglé 30% à la commande et le solde 1 mois avant le départ. A l'arrivée à Windhoek, un dossier était prêt avec tous les vouchers et l'itinéraire précis pour se rendre à chaque endroit. Aucune mauvaise surprise, toutes les réservations étaient bien effectuées. Un vrai bonheur 😎.

Tous ces hébergements figurent dans le Lonely Planet.Windhoek - Chameleon Guesthouse Guesthouse sympa, ambiance backpackers : on peut s'y faire à manger (frigo et cuisine à dispo) ou profiter du copieux barbecue que fait Freddy le soir (pour 30-35 N$ par personne). Le matin, petit déjeuner (oeuf dur, toasts, confit, yaourt, beurre de cacahuète ...). Chacun se prépare sa version ... Les chambres ont des noms d'animaux. La nôtre (Lion) était très vaste (oh que c'était bien pour faire les bagages le dernier soir !), sanitaires ultra propres, ventilo. Piscine. Parking sécurisé. Bref, rien à redire, une excellente adresse. Encore une fois (et je le regrette un peu) je ne peux pas vous donner le prix puisque j'ai payé tout ensemble ... sans demander de détail ....

Camping

Généralités Quelques généralités d'abord : c'était notre première expérience de camping !! Donc, en plus de trouver nos marques dans un pays inconnu, il nous a fallu trouver nos marques dans un mode de vie totalement nouveau pour nous .... on a mis 2-3 jours 🤪 et puis ... on a adoré 😎 !!!!!!! Chaque emplacement de camping est ombragé (la plupart du temps, en tous cas, ce fut toujours notre cas) et équipé d'un robinet, d'un barbecue en dur plus ou moins sophistiqué avec ou sans grille, parfois d'une lampe et de table et tabourets en dur. Il suffit donc de choisir l'endroit où poser sa tente et de lancer le feu de camp. Sesriem Sans aucun doute le moins bien des campings qu'on ait faits. L'emplacement est fixé (il faut dire qu'il était bondé), bien délimité par un petit muret circulaire, ombragé. Sanitaires propres sans plus ... Epicerie vide. Beaucoup de monde. Ugab Wilderness Camp (Brandberg) Superbe. On choisit son emplacement. Très ombragé. Les sanitaires sont répartis dans tout le camp. Certaines douches sont très natures : juste quelques cloisons de bois, pas de plafond, on se douche sous les arbres (eau chaude !), un vrai régal (en tout cas, moi, j'adore ce genre de retour aux sources !). Pas vu (pas cherché) d'épicerie.

Aba Huab Camp (Twyfelfontein) Très sympa aussi, cadre magnifique au bord du lit d'une rivière (à sec pour nous). On avait ici une chambre en dur (B&B). On a néanmoins investi un emplacement (le camping était vide !) pour notre barbecue du soir ; finalement autant camper. Petit déjeuner très copieux pris sur la terrasse dominant le camp.

Okaukuejo (Etosha) Le plus vaste des 3 campings d'Etosha. On choisit son emplacement, ils ne se valent pas tous ... Certains ne sont pas du tout ombragés. Sol dur. Impossible d'enfoncer les piquets. Après en avoir tordu 2, on a abandonné ... Et en fait, la tente tenait très bien sans, même par grand vent. C'est d'ailleurs ce que fait tout le monde. Lumière à chaque emplacement. Les 3 campings d'Etosha ont aménagé un point d'eau voisin, éclairé et accessible à pied 24h/24. A la nuit tombée, c'est dans un véritable recueillement que les gens viennent surprendre les animaux dans leur vie quotidienne. Celui d'Okaukuejo attire de nombreux rhinos. C'est le seul endroit où on en ait vu. Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et secouer votre tente (quand c'est pas un mec bourré qui s'affale dessus à minuit 🤪 !!). Ne laissez pas vos chaussures dehors ou mettez-les dans les arbres.

Halali (Etosha) Plus sympa que le précédent. Emplacement plus vaste (qu'on choisit aussi à l'arrivée). Lumière. Sol tout aussi dur ... Le point d'eau est le plus beau. On y a vu un troupeau de 25 éléphants ...

Namutoni (Etosha) Le plus agréable des 3. Le plus petit aussi. Là encore, on choisit. Un peu de pelouse entretenue par une famille de 7 phacochères qui la tond en permanence. Mais c'est encore trop dur (de toute façon, on n'essayait même plus) pour y enfoncer les piquets. Point d'eau plus petit, on n'y a rien vu ...

Dans ces 3 camps : station service, épicerie relativement bien garnie (bois, viande fraîche, quelques bouteilles de vin, conserves, quelques légumes frais ...), restaurant (cantine plutôt) cher et bien peu appétissant. Ouverture et fermeture des portes du camp strictes : de 6h15 à 17h30 à cette époque (fonction du soleil).

Swakopmund - Brigadoon B&B Petit lodge (chambre, cuisine, sanitaire) très confortable. Le patron nous a offert un petit verre de porto à notre arrivée. Il est charmant sans être envahissant. Emplacement de parking sécurisé sur l'avant du lodge. Vraiment une bonne adresse à 2 pas du centre ville (Swakop est une toute petite ville, comme toutes les villes en Namibie)Okonjima Lodge - Sur la route entre Etosha et Windhoek Bon, alors là ... C'est différent. Pour notre dernière nuit avant Windhoek, nous voulions tester les safari lodges. Christine nous avait donc réservé une chambre dans le "main camp" de l'Okonjima Lodge. Pour notre plus grand bonheur, à notre arrivée, nous avons été surclassés et nous avons eu droit à un "luxury chalet" dans le "bush camp". Le site parlera pour moi : http://www.okonjima.com/site/lodge/main/index.htmlC'est absolument extraordinaire. Ambiance de luxe raffiné. A faire une fois dans sa vie quand on a un événement à fêter ! Le soir (le dîner est compris, heureusement il n'y a rien à 50 km à la ronde !) grande table commune censée accueillir l'ensemble des convives. Beuh ... alors ça, pas notre truc du tout ... Sans rien demander, on s'est vu proposer une table séparée ! Leur professionalisme va jusqu'à détecter les vieux sauvages 😛 ! Repas à la hauteur du reste. Nous avons pris une bouteille de vin, certes payée plus cher qu'ailleurs (120 N$). Le lodge propose des safaris pour voir les léopards et les guépards dont il s'occupe (c'est le centre de la Fondation Africat). Nous avons décliné tant à cause du prix (300 N$/p/activité) que pour profiter du lieu. Aucune pression de leur part.

REPAS :

En camping, que faut-il prévoir ? Du bois : il est vendu par sac de 10 kg. C'est du bois très sec, qui fait un très beau feu (prévoyez les allume-feu, et encore, on en trouve aussi sur place) et de très belles braises qui durent très longtemps. Avec un sac de 10 kg on fait 2 à 3 soirées. Inutile d'acheter du charbon de bois, ça ne sert à rien ... De la viande fraîche emballée sous vide : steak de kudu, diverses saucisses ... On a testé une fois ... bon ...à dire vrai, nous, on s'est senti un peu con de manger ce qu'on était venu admirer ... Bref, là, on ne donnera ni avis ni conseil ... En tous cas, on en trouve facilement et ce n'est pas cher du tout. De la glace pour réfrigérer la glacière : elle est vendue en pack plus ou moins gros. Les petits packs tiennent 24h, après c'est de l'eau ... Du vin d'Afrique du Sud, pas mal du tout ... Pas trop cher (30-50 N$) De l'eau plate (still) ou gazeuse (sparkling), elle est vendue en bouteille d'1l ou en bonbonne de 5l beaucoup plus avantageuse.

On trouve tout cela assez facilement : dans les supermarchés en ville (au meilleur prix, 10 N$ le sac de bois contre 22 à Solitaire), à l'épicerie de Solitaire, très bien garnie, dans les épiceries des 3 camps d'Etosha. Pour notre parcours, nous avons fait des courses d'abord à Windhoek, à Swakopmund, à Outjo puis dans les épiceries des 3 camps d'Etosha (on y touve même des Magnum au chocolat, le péché gourmand de mes voyages !!). L'épicerie du camp de Sesriem est quasiment vide. Aucune épicerie à White Lady (pourtant il y a un restau mais je ne me souviens pas y avoir vu une épicerie) ni à Aba Huab Camp. Donc, ça demande un peu de planification, mais à peine ... Au delà des barbecues, on peut aussi faire chauffer de l'eau sur les braises (à une vitesse incroyable) et se cuire des oeufs, des pâtes ... Bon, les habitués du camping vont trouver que j'infantilise mais, nous, on a découvert toute cette organisation .... A 43 ans, il était temps 😛 !! A la nuit (qui tombait à 18h), chaque emplacement brillait de son feu de camp, sous un ciel étoilé que la pollution et la lumière de Paris ne permettent jamais de voir. C'est extraordinaire de siroter un petit Merlot au milieu d'une telle pureté.

Quelques prix : 1 sac de bois 10kg : 10 N$ en supermarché, 22N$ en épicerie à Solitaire 1 litre d'eau plate : 7-8 N$ 1 bonbonne de 5l d'eau plate : 16-17N$ 1 bière (500ml) : 7-8 N$ Du gouda en tranche : 13 N$ 6 oeufs : 5, 5 N$ 2 steak de Kudu : 18 N$ Pack de lait UHT (20cl-pratique pour les céréales du matin) : 3N$ (trouvé uniquement en supermarché) Fruits au sirop ½ boite : 6-8 N$

Nos extras au restau : Diner buffet au Sossuvlei Lodge (juste à côté du Camping de Sesriem, on y va à pied) : 160 N$/p le buffet (c'est cher, mais ça les vaut : grand buffet d'entrées, de plats, de grillages de poissons, de viandes locales ou classiques, de dessert - cadre agréable - service chaleureux, pas snob) + 8N$ la bouteille d'eau (pareil qu'au camping) + 50 N$ la bouteille de vin blanc Simonsvlei Chenin Blanc (on s'est régalé, merci Laurent encore 🙂!). Ca, vraiment, pour marquer le début du voyage, je le conseille 🙂 ...

Le Raft à Walvis Bay Superbe restau sur pilotis. On était au bord d'une baie vitrée au dessus de l'océan, tellement près que j'en ai attrapé le mal de mer 🤪 ! Véridique ! (et ridicule !) 200 N$ pour nous 2 pour 2 plats de poisson, 2 banana split et 1 bouteille de vin

Le Lighthouse Pub à Swakopmund Ambiance chaleureuse et décontractée pour un repas simple. Salades et bières pour 100 N$ pour nous 2.En plus, il est tout près du Brigadoon B&B.

L'Erichs Restaurant à Swakopmund Ambiance plus formelle. Poissons et vins : 210 N$ pour nous 2. Un peu cher, j'ai préféré le Lighthouse Pub.

L'Etosha Garten Hotel à Outjo Dans un jardin magnifique, petit hôtel magnifiquement décoré, mais la nourriture n'est pas à la hauteur. Des plats en sauce qui allèchent sur la carte mais qui s'avèrent décevants. Les viandes sont cuites (trop cuites) au barbecue et la sauce est rajoutée après. Quant à la mienne, elle n'était pas fraîche 😠 .... 70 N$ le plat ... Ça ne les vaut pas ...

Tous ces restaurants sont référencés dans le Lonely Planet

SITES :

Ceux qui ont lu mes précédents carnets vont être surpris ! Ici, pas de vieilles pagodes, pas de temples, allez si, quand même, quelques pétroglyphes 😏 ! Les sites sont ici des sites naturels, tous différents, tous surprenants, tous hauts en couleurs, tous d'une rare beauté.

Budget total entrées des sites : 950 N$/ nous 3 (notre voiture et nous 2)

Désert du Namib Permis : 30 N$/j/p + 20 N$ pour la voiture (soit 300 N$ pour nous 2 pour 3 jours) On achète son permis à la réception du camping. Comme partout, on paye par jour et par personne et un forfait pour la voiture. Les portes qui donnent sur Sossusvlei se trouvent à l'intérieur du camping et ouvrent à 5h15, 1h avant celles du camping lui-même. Ceci privilégie donc les campeurs d'une petite heure par rapport aux "extérieurs". La route qui mène à Sossusvlei est une piste sablonneuse de 60 km. Elle se termine sur un "parking" ombragé d'où partent des "navettes" 4X4 conduites par des chauffeurs habitués au sable profond pour effectuer les 5 derniers km. Ces 5 km sont ouverts aux 4X4 mais on ne s'y est pas risqué ... malgré le prix exhorbitant de la navette (80 N$/p l'A/R). Elle nous a déposés au parking de Dead Vlei. Dead Vlei : depuis le parking, il faut encore marcher 1 km pour accéder, derrière une dune, à un paysage époustouflant de beauté : dunes rouges, sol blanc parsemé d'arbres morts. Le tout sous un ciel bleu pur, c'est d'un incroyable graphisme ! On s'y est promené plus de 2 heures. Sossusvlei : de retour au parking de DeadVlei, nous avons rejoint Sossusvlei à pied en 10 minutes. Magnifiques dunes rouges, longues et hautes, mais après Dead Vlei, on cherche un peu l'événement visuel ... Peut-être vaut-il mieux commencer par Sossusvlei pour terminer en beauté par Dead Vlei ... Enfin, arrêtons, tout ça reste magnifique. 30 minutes de balade ici. Nous sommes repartis directement de Sossusvlei (sans repasser par le parking de Dead Vlei) par la première navette disponible. Dune 45 : sur la route de retour au camping, nous nous arrêtons à la Dune 45, fort jolie ... Canyon de Sesriem : accessible depuis le camping (c'est à 5 minutes), à l'opposé de la route de Sossusvlei. Bôf, bôf, après l'Olive Trail du Naukluft (voir juste en dessous), c'est un peu plat !

Olive Trail Randonnée gratuite Dans le parc du Naukluft, à 100km du camping de Sesriem (piste assez mauvaise, prévoir 2h). Randonnée, en boucle, de 4 heures, sans grosse difficulté mais il faut avoir les mains libres. Le sentier démarre du parking et est très bien balisé par des empreintes de pas peintes en blanc sur les rochers. Aucune hésitation du début à la fin de cette boucle. 1ère étape : 1 h - montée lente et régulière - On arrive sur un plateau, à gauche un arbre qui abrite un nid HLM (vous comprendrez sur place) sert de point de repère au Lonely Planet. 2ème étape : ¼ h - la descente commence par une épingle à cheveu qui amène à l'entrée de la gorge. 3ème étape : 2h30 - cette fois, on est dans le lit de la rivière et c'est là que le spectacle commence ! Parois abruptes et hautes, couleurs et structures des roches extraordinaires, végétation surprenante ! C'est fabuleux ! Pas de grosses difficultés, néanmoins, on descend sur des galets en permanence, galets qui se transforment parfois en véritables rochers dont le passage nécessite l'aide des mains. Un passage un peu plus délicat quand même à signaler : vers la fin de la gorge, une petite mare occupe le fond du lit. Les parois sont à pic et des chaînes ont été fixées de chaque côté pour faciliter le passage. Plus d'émotion que de véritable difficulté ... Même moi qui suis plutôt empotée devant ce genre d'obstacle, je suis passée ! Certes Philippe m'a bien encouragée et il ne s'est moquée de moi qu'après 😛 !!... 4ème étape : ¼ h - nous sortons de la gorge et rejoignons le parking par la piste. Le compte y est : 4 heures d'un grand bonheur. C'est une des plus belles rando qu'on ait jamais faites. J'insiste et la recommande à tous !! C'est notre coup de coeur paysage ! Prévoir beaucoup d'eau (on a bu 3 litres d'eau).

Welwitschia Drive Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Nous avons acheté notre permis à Swakopmund. Une notice l'accompagne indiquant comment s'y rendre (c'est tout près de Swakop) et donnant l'explication des 13 points d'intérêt. Les 2 intérêts majeurs de cette boucle en voiture de 3 heures en plein désert sont la Moon Valley, paysage lunaire comme son nom le laisse supposer, et le Welwitschia, drôle de plante pieuvre fossile. Le reste n'est que prétexte pour agrémenter la balade. C'est très sympa et contrairement à ce que j'imaginais, on en voit beaucoup, beaucoup ! Et puis la vieille maman welwitschia (1500 ans quand même !) est encore très bien conservée et a quelque chose d'émouvant.

Cape Cross Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Ca ouvre à 10h. Colonie d'otaries sur le bord de l'océan. Elles peuvent être 80 000. Je fais confiance au Lonely Planet, je n'ai pas vérifié ... D'abord on les entend, puis on les voit enfin ... on les sent. Que ça pue ! À vomir ! ... Bon, on s'habitue et nous, on a passé plus d'une heure à regarder ces otaries et leurs petits (on est à moins d'1 mètre) vivre sous nos yeux. Qu'il est drôle de détecter les différents caractères : les froussards, les courageux, les curieux, les maladroits ...

The White Lady Permis : 25 N$/p Le guide est obligatoire. Nous, nous sommes arrivés à 7h45 et comme il n'y avait personne nous avons commencé à avancer. On s'est fait rattraper 20 minutes plus tard par un guide et au retour on s'est fait engueuler par le responsable. On aurait dû attendre. "La pochaine fois, vous paierez une amende" ... Oh oui, j'aimerais bien qu'il y ait une prochaine fois 😏 .... C'est un peu décévant, elle est toute petite. J'ai vraiment préféré Twyfelfontein ... Compter 45 minutes de marche pour y aller (décor sympa), 15 minutes (en traînant) pour l'admirer sous toutes ses coutures, 45 minutes pour revenir (même décor sympa). Bref, vous aurez compris que ce n'est pas ma balade préférée ...

Petrified Forest Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Petite promenade de 30 minutes, guidée, dans une sorte de jardin botanique où on peut admirer des troncs pétrifiés impressionnants et quelques welwitschias qui font pâle figure à côté de ceux de Swakop. Sympa, sans plus.

Twyfelfontein Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Promenade guidée de 45 minutes à travers un dédale de rochers gravés. Les explications de Mona Lisa, la guide, apportèrent beaucoup à cette visite, la plus intéressante du coin. Superbe décor de roches rouges au milieu d'une végétation de Silver Bush. Comme d'habitude : du meilleur effet. La Nature a le don ici (en Namibie) de faire ressortir les couleurs. Et puis, pas de pastel ! Ça pète ! La multitude des pétroglyphes et la beauté du décor (on se croirait dans un jardin botanique aménagé !) rend ce site très intéressant.

Organ Pipe Gratuit Bon, alors là, c'est très perso. On adore ces formations volcaniques géométriques ! Mais bon, j'ai bien conscience qu'on peut trouver ça totalement dénué d'intérêt. Nous, on ferait des km pour voir un organ pipe ! Alors, si je dis que c'est extraordinaire, vous aurez compris qu'il faut peut-être minimiser mon enthousiasme. Cela dit, c'est dans le coin, c'est gratuit, c'est totalement désert, ça prend 10 minutes pour faire le tour de ce petit canyon (nous, on y a passé 1 heure ! si, si !!😊). A vous de voir ...

Burnt Mountain pas fait

Etosha Permis : 30 N$/p/j + 20 N$ pour la voiture (soit 320 N$ pour nous 2 pour 5 jours) A l'entrée du parc, vous passez à un bureau d'enregistrement qui note combien de temps vous allez rester. Là, vous ne payez rien. Ce n'est qu'à la réception de votre premier camping que vous achetez votre permis. Celui-ci sera vérifié à votre sortie du parc, pour nous 5 jours plus tard. Impératif : avant votre premier safari, achetez la carte du parc (35N$) en vente dans les épiceries des campings. Pendant les self-drive safari (vous n'êtes pas guidés, vous êtes seuls à débusquer les animaux, c'est tout l'intérêt d'Etosha) vous devez rester à l'intérieur de votre voiture, mais vous pouvez ouvrir vos vitres et même vous pencher en dehors pourvu que vous fassiez toujours corps avec votre voiture. Le parc est pourvu de quelques arrêts protégés de grillages dans lesquels vous rentrez votre véhicule et qui procurent WC, point d'eau, table et chaises pour un picnic. En 5 jours, nous avons parcouru environ 1000 km dans le parc, c'est dire qu'il y a des possibilités (le parc couvre 22 000 km2). Pistes en bon état. Nous avons passé 5 nuits à Etosha et testé les 3 campings. Pas de safari le premier jour à l'arrivée. Par contre, après, on partait à l'ouverture du camping (6h15), on petit-déjeunait dans une aire protégée, on rentrait au camping entre 13 et 15h. Repas frugal. Philippe repartait ensuite pour un deuxième safari d'1 ou 2 heures (fermeture des campings vers 17h30). Moi, je préférais me poser ... Chacun son rythme ! A la réception de chaque camping se trouve un grand cahier dans lequel les touristes notent les animaux qu'ils ont vus précisant lieu, date et heure. Ca permet d'orienter ses safaris. En 5 jours, nous avons eu la chance de tout voir (hormis guépard et léopard), en quantité, y compris les groupes de lionnes/lionceaux, les élands du Cap, les koudous .... Voici les quelques points d'eau qu'on a trouvés particulièrement beaux (du style jardin d'Eden avec tous ces animaux !) : Homob - Rietfontein - Goas - Klein Okevi. Notre coup de coeur, c'est Goas. Gemsbokvlakte est moins joli mais reçoit aussi de de grands troupeaux. Lors de notre dernier safari, nous avons eu la chance, au sortir d'un virage, de tomber sur un jeune couple de lion/lionne allongé sur la piste. Aussi étonnés que nous ils étaient ! A 1 mètre ! C'était la séquence émotion, juste avant de quitter Etosha. J'avais la gorge tellement nouée que je ne pensais même plus à photographier ... Croiser le regard du lion, c'est magique. Alors, croyez-y jusqu'à la dernière minute !

GUIDES :

Je n'ai utilisé ces 2 guides que pour préparer mon voyage. Une fois sur place, je ne les ai quasiment pas ouverts sauf pour les restau ... Lonely Planet 1ère édition - version anglaise - complet Petit Futé 4ème édition - a l'avantage d'être en Français. Carte d'Etosha : achetée à l'épicerie du premier camping. 35 N$. Elle est absolument indispensable. Elle indique toutes les pistes, tous les points d'eau et, sur plusieurs pages, présentent les animaux que l'on est susceptible de voir. Les illustrations sont extrêmement précises et permettent une identification immédiate de l'animal en chair et en os.

DIVERS :

L'itinéraire - C'est une boucle qu'on pouvait aussi faire dans l'autre sens ... Je vois 2 intérêts à la faire dans ce sens là : 1-la qualité des campings va croissant et 2-on achète l'artisanat à la fin, à Okahandja.Il nous a sans doute manqué quelques jours (comme à chaque fois !). Sur la base du même itinéraire, on aurait aimé avoir 1 jour de plus dans le Naukluft pour faire une autre randonnée (c'était vraiment trop beau !) et 1 jour de plus dans le Damaraland pour profiter là-aussi des splendides paysages. 5 nuits à Etosha ne nous ont pas semblé trop ... on ne s'est pas lassé des safaris. Mais tout ça c'est bien personnel ... Les photos - Nous sommes toujours à l'argentique (ben oui, on a un peu de mal à se décider). Canon avec 2 zooms 28-80 et 70-300. Le 300 dans Etosha c'est un minimum. Nous, ça nous a suffi, nous sommes contents du résultat, on a des photos sympas. Mais bon, pas de quoi faire une expo quand même !.... Par contre, on a oublié d'emporter un pied et pour les photos de nuit autour des points d'eau des campings, c'est vraiment nécessaire. On a essayé sans pied, c'est flou ... Dommage pour le rhino ! Et puis aussi, je vous conseille de bonnes jumelles. A défaut de photo si l'animal est trop loin, au moins, ça permet de l'observer confortablement. Le climat - En mai, climat très très agréable : l'équivalent d'un beau mois de juin chez nous. Pas une goutte de pluie - Ciel bleu pur - Journée chaude sans être étouffante, sèche (on transpire peu), aérée. Le soir, ça se rafraîchit et on supporte volontiers une petite polaire. Nuit fraîche sans être froide, on dort très bien. Le camping - Pensez à emporter une lampe frontale. A 18h il fait nuit noire. (Le soleil se levait à 5h45 et se couchait à 17h45). On avait apporté aussi du sopalin, du sel, du poivre, des allume-feu, des allumettes ... Bien sûr, on trouve tout ça sur place à Windhoek. A cette période, ni moustique, ni araignée. Que des chacals ! La poussière - Les allergiques à la poussière, n'allez pas en Namibie .... Le climat sec, le sol sablonneux, le vent, tous les ingrédients sont réunis pour avoir de la poussière partout en permanence. Les appareils photos souffrent (pensez aux sacs de congélation hermétiques pour les protéger autant que possible). A côté de ça, on ne se salit pas. On se secoue, le sable tombe : inutile de se charger en vêtement ... gardez de la place pour ce que vous rapporterez ... Les pistes - Notre itinéraire nous a amenés à parcourir 4000 km dont surement 3500 km de pistes ! Les 4 roues motrices n'ont jamais été nécessaires. Pistes de sable, de graviers, tôle ondulée ... à part quelques tronçons plus difficiles, on y roule bien (jusqu'à 80km/h) et ... c'est quand même vraiment plus sympa que du goudron ! Le plus méchant, ce sont les "radiers", ces espèces de goulets qui passent une rivière (asséchée). Certains sont en V et il faut vraiment les passer doucement. Signalisations excellentes des moindres petites pistes. L'artisanat - On a consacré quelques heures à l'achat d'artisanat dans les grands marchés d'Okahandja. C'est agréable, facile, il y a du choix, les vendeurs sont sympas. Négociation de rigueur (en payant 1/3 du prix annoncé, ils étaient satisfaits et nous aussi). Nous avions emporté quelques vieux tee shirts qui nous ont servi à conclure des négociations. "30 ? - non 40 - 30 et un tee shirt ? - ok !!" Ils faisaient leur marché dans notre sac, c'était sympa et drôle. Bonne ambiance. Aucune arnaque. Ils sont aussi très amateurs de casquette. Beaucoup de jolies choses à acheter. Un bon souvenir et beaucoup d'achats ... On y a passé 4 heures environ ... Attention aux sculptures de pierre. Nous avions acheté une magnifique sculpture d'oiseaux en pierre qu'on a mise en soute, pourtant bien protégée. On l'a retrouvée totalement broyée 😕... Dommage pour nous. Prenez en bagage à main tous ces objets évidés qui, même en pierre ou en bois, sont finalement fragiles et ne résistent pas à la pression ou aux chocs ... Ah ! qu'on s'en veut !

On a beaucoup aimé : 🙂 Vivre en communion avec la nature, en camping, au rythme du soleil La liberté apportée par le self-drive safari dans Etosha Les pistes ! Le climat Le ciel Le vin sud-africain Les Apfelstrudel de Solitaire

On a moins aimé : 😕 Euh ?....... cherchons un peu .... Le prix de l'alimentation dans les petites épiceries des campings (beacoup plus chère qu'en supermarché) La route B1 entre Tsumeb et Windhoek, grand ruban goudronné tout droit, barbant !

En conclusion ... La Namibie offre une magnifique réserve animalière où le self-drive convenait parfaitement à nos habitudes et à nos caractères. Par ailleurs, le voyage ne se limite pas au safari et c'est là aussi tout l'intérêt de ce pays. Le désert du Namib, le parc du Naukluft et le Damaraland offrent des paysages variées, colorées, originaux, de toute beauté. Voyage nature s'il en est (couchés à 8h30, levés à 5h30) au rythme d'un soleil brillant sans être brûlant, voila bien un voyage qui vide la tête ! Ca demande un peu de préparation au départ (pour nous tellement simplifiée grâce à Christine) pour permettre de profiter au maximum une fois sur place.
Parcours de 24 jours en Namibie en avril English translation pending
by Thlx · 2017-09-25 · 20 replies
Bonjour, Je finalise actuellement un voyage en Namibie pour avril 2018. Cette période dite creuse ne devrait pas me poser trop de problème ni coté climat ni coté fréquentation. Après avoir parcouru pas mal de post sur ce forum, de sites internet divers et de guides dits touristiques j'ai conçu le programme suivant : Parcours réalisé avec un 4X4 avec tente de toit pour plus de souplesse dans l'organisation, majoritairement en Camp, on se réserve la possibilité d'aller parfois en lodge si la fatigue se fait sentir. Nous sommes deux retraités actifs, aimant bouger et coutumiers de parcours parfois longs. le programme (!!!) prévu est le suivant :

Chrono - Trajet - KMS - Hébergement J1 - Paris-Windhoek-location auto-courses-Windhoek - 20 - Hotel Uhland J2 - Windhoek-Bagatelle - 280 - Bagatelle Kalalhari Game Ranch J3 - Bagatelle-Gochas-Keetmanshoop - 350 - Mesosorus bush camp J4 - Keetmanshoop-Fish River Canyon - 250 - Ai-Ais spa resort NWR J5 - Ai Ais- Aus - 340 - Klein aus Camp J6 - Aus-Luderitz-Aus - 250 - Klein aus Camp J7 - Luderitz-Koiimasis Guest farm - 260 - Koiimasis guest Farm J8 - Guest Farm-Sesriem - 220 - Sesriem Camp NWR J9 - Sesriem - 100 - Sesriem Camp NWR J10 - Sesriem-Solitaire-Gecko Camp - 150 - Gecko Camp J11 - Gecko Camp-Walvis Bay-Swakopmund - 300 - Alte Bücke J12 - Swakopmund-Welwischia drive -Swakopmund - 160 - Alte Bücke J13 - Swakopmund-Henties Bay-Spitzkoppe - 140 - Spitzkoppe J14 - Spitzkoppe-Uis-Twyfelfontein - 290 - Aabadi Mountain camp J15 - Twyfelfontein-Warmquelle-Khowarib-Seisfontein - 220 - Fort Seisfontein J16 - Seisfontein- Purros - 160 - Camp site Purros J17 - Purros-Aussicht - 210 - Aussicht Camp J18 - Aussicht-Opuwo-Epupa Falls - 263 - Epupa Camp J19 - Epupa Falls-Epembe-Swartbooisdrif-Ruacana - 228 - Ruacana lodge J20 - Ruacana- Etosha Galton gate- Olifantsrus - 220 - Olifantsrus Camp J21 - Etosha Olifantsrus - Halali - 227 - Halali Camp J22 - Etosha Halali - Namutoni - 120 - Namutoni Camp J23 - Etosha Namutoni - Anderson Gate - Etosha safari camp - 180 - Etosha safari camp J24 - Etosha safari camp - Mont Etjo Safari lodge - 220 - Mount Etjo Safari camp J25 - Mount Etjo - Windhoek - 240 - Retour avion Merci de vos observations elles seront les bienvenues et nous permettront de valider ce trajet. Bon voyage à tous.
Namibie en famille: choix du couple hébergement / déplacement English translation pending
by Fnx · 2015-12-10 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous arriverons à Windhoek fin avril 2016 pour un parcours en self-drive somme toute assez classique à la lecture des nombreux autres posts. Avec une durée de 13.5 jours sur place, ce serait grosso-modo: Windhoek - Sesriem/Sossusvlei - Walvis Bay/Swakopmund - Damaraland/Twyfelfontein - (peut être Kaokoland) - Etosha - Waterberg - Windhoek.

Nous voyagerons à 5: 2 adultes et 3 enfants (de 14 à 6 ans) et je m'interroge quant au meilleur moyen de se déplacer et se loger pour le meilleur rapport coût x confort x aventure.

Bon, je sais, rien de très original dans cette question, même si je pense qu'elle reste pertinente pour pas mal de monde. J'ai lu beaucoup de discussions dans ce forum à ce sujet et je vois trois alternatives. Deux en fait puisque le 4x4 double cab et tentes sur le toi, ça marche à 4, mais à 5 ça m'étonnerait (même si la petite dernière n'est pas épaisse 😉). Dommage, j'aimais bien le côté flexible et pas trop cher du bivouac. Reste le camping car et les logements type B&Breakfast, ferme, pensions... Dans un très bon post, Jasper31 (que je remercie!) explique comment ils se sont fait plaisir en camping car. Nous devrions n'avoir que peu de pluie fin avril, mais je me demande quand même si un gros Camper style Discoverer6 nous permettra de pleinement profiter du parcours sans faire d'impasses sur certains tronçons. Pareil pour Etosha et autres game reserve: Un gros véhicule comme ça, c'est pas pénalisant vis à vis des animaux? Autre question, peut on passer une nuit de temps en temps à la sauvage en dehors des campings?

Pour l'option voiture + logements en dur, y a t il des recommandations pour famille à 5 aux alentours de Sossuvlei, Swakopmund et Etosha?

Un grand merci à tous !
Retour de 16 jours en Namibie English translation pending
by Derf69 · 2015-02-17 · 11 replies
Bonjour,

Après un magnifique voyage en couple en Namibie, je voulais partager avec vous notre parcours pour que vous puissiez voir ce qui est faisable en ce laps de temps ! Notre voyage a donc duré 16 jours en octobre – novembre 2014.

J1 Paris – Windhoek Trajet par British Airways, donc escale à Londres puis Johannesburg. Les bagages ne sont pas à l’arrivée, tant pis, ils arriveront 4 jours après ! Heureusement qu’on nous avait recommandé de prendre quelques affaires dans notre bagage à mains… Location du 4X4 avec tente sur le toit puis hébergement au Bougainvilla, où nous sommes bien seuls ! L’hôtel est un peu défraîchi mais nous sommes très bien accueillis. Repas au Jack’s Beer où nous mangeons de la très bonne viande !

J2 Windhoek – Etosha (Namutoni) Bon petit déjeuner à l’hôtel puis courses au Spar du coin. Route longue et peu intéressante (6 h) vers le nord et plein à Tsumeb. Entrée dans le parc où nous voyons déjà quantité d’animaux, notamment des éléphants et un rhino ! Découverte du camp fermé, on ressort du parc avant la tombée de la nuit pour une petite balade en 4X4. Le vent souffle fort, dîner camping et repos bien mérité. Nos voisins sont un peu bruyants !

J3 Namutoni – Okaukuejo On s’entraîne à replier la tente ! Départ à l’ouverture du portail, de points d’eau en points d’eau, où nous avons à chaque fois de nouvelles surprises, hyènes, éléphants, dik-diks, autruches, ruminants divers et variés…Beaucoup d’éléphants à Halali, mais le fait de les voir derrière une barrière nous laisse un peu sur notre faim, ça fait plus zoo. Moins d’animaux dans la journée, il vaut mieux partir tôt le matin et ressortir avant la tombée de la nuit. Le point d’eau d’Okaukuejo attire de nombreux animaux. Superbe journée.

J4 Okaukuejo – Kamanjab Lever très matinal, déjeuner autour du point d’eau, mais moins d’animaux que la veille. On continue la tournée des points d’eau. Certains sont vides d’eau, d’autres regorgent d’animaux de tous types, cela nous a laissé un souvenir incroyable car nous étions bien souvent tout seuls. Nous voyons aussi des phacochères et des éléphants s’approchent bien près de nous : petite poussée d’adrénaline ! Arrivée au Dolomite Camp, plein (enfin pas pendant la journée !). L’endroit est chouette, perchés sur son piton rocheux. Rafraichissement puis nous sortons du parc, bien tristes. On retrouve le bitume vers Kamanjab et le Toko Lodge où nous sommes encore une fois tout seuls ! L’endroit est très sympa. La chambre est très belle, et on mange très bien dans ce Lodge.

J5 Kamanjab – Epupa 3 heures de route vers Opuwo, un peu oppressant de voir tout ce monde et la mendicité car nous n’avions plus l’habitude. La ville est très surprenante avec les femmes Himba et Herrero qui vont au supermarché avec nous ! On fait le plein et quelques courses. Départ pour l’ « Eden Aride », soit 180 km de piste vers Epupa. Heureusement que les rivières sont à sec ! Arrivée à Epupa, petite bourgade le long de la Kunene, avec les lodges et camping au bord de la rivière et les habitations en arrière. Nous sommes encore une fois tout seuls à l’Omarunga Camp, dans de jolis bungalows au bord de la rivière. Les hôtes allemands sont très sympas et prennent bien soin de nous. Petite marche pour aller voir les chutes d’en bas, c’est beau de voir cet oasis de verdure au milieu du désert. Remontée sous le chaud soleil et dîner au Lodge.

J6 Epupa Copieux petit déj puis départ avec un guide vers un village himba, où nous rencontrons des femmes et des enfants à cette heure de la journée. La tenue traditionnelle est impressionnante. Nous passons un peu plus d’une heure avec eux, un excellent souvenir, le guide traduit nos questions. Départ ensuite pour l’école où nous restons pas loin d’une heure également. Sur le retour, les enfants viennent avec nous dans le véhicule et chantent tout le long du trajet retour, des chants patriotiques notamment. Très bon souvenir ! De retour à Epupa, nous remontons la rivière, mais il n’y a pas grand-chose à voir, surtout un gros orage ! Il n’y a pas d’hippopotames comme nous le croyions et les alligators sont en période de reproduction. Tant pis !

J7 Epupa – Camp Aussicht On repasse par Opuwo, puis direction Sesfontein. Nous quittons ensuite la piste pour 5 km de piste très cahoteuse vers le Camp, émaillée de panneaux ironiques (« Désolé pour l’état de la route »…). Le camp est complètement isolé, il n’y a qu’un seul autre couple avec nous. Nous sommes entourés de désert à perte de vue. Pas d’électricité et tout à l’eau de pluie. Nous faisons un tour dans la mine de dioptase du propriétaire, cette pierre bleue. On voit surtout des chauve-souris ! Après-midi détente au camping et repas version camping.

J8 Aussicht – Grootberg Pas un bruit dans la nuit, c’est assez étrange, et le moindre bruit est inquiétant ! On reprend le 4X4, passage par le beau Joubert Pass et plein à Palmwag. Plein d’animaux au bord de la route. On vient nous chercher au col, arrivés en haut du Grootberg, le cadre est magnifique, donnant sur un grand cirque. Après-midi détente au Lodge, en profitant de la piscine ! Très bon repas sur place, le personnel est aux petits oignons.

J9 Grootberg Lever 5h, départ pour la mémorable traque au rhino avec un autre couple, un guide et deux traqueurs. 2 heures de route un peu frisquette pour atteindre notre point de recherche. Nous quittons le véhicule après des consignes de sécurité (« Si vous avez un lion en face de vous, ne fuyez pas ! »). Au total, nous descendrons à 3 reprises et aurons la chance de rencontrer 5 rhinos noirs, dont 4 tout proches de nous, à nous toiser. De l’adrénaline, et un sacré souvenir !

J10 Grootberg – Twyfelfontein Un lion a rugi près de notre bungalow dans la nuit ! Deux heures de route vers Twyfelfontein. Le paysage est différent ici dans le Damaraland. Nous arrivons au Grand Country Lodge, un grand complexe de 60 chambres, nous n’avions plus l’habitude de voir autant de touristes ! Départ pour un des sites de gravures rupestres, bien conservées mais pas très bien présentées et mises en valeur. Passage ensuite par les Organ Pipes et Burnt Mountain, sans grand intérêt. De retour au lodge, dîner buffet pas mal. Pas la journée la plus intéressante, après la journée rhinos !

J11 Twyfelfontein- Spitzkoppe Départ par des petites routes vers Spitzkoppe. On aide un autre couple qui s’est enlisé dans le sable avec un SUV. Le paysage est plus rocailleux. Nous arrivons au camping communautaire très étendu, au pied du Spitzkoppe. Déjeuner au petit restaurant du camping et repos avec les suricates. Balade guidée sans grand intérêt dans le domaine mais les couleurs et les contrastes sont magnifiques. Quelques peintures rupestres. Douche spartiate solaire et dîner camping dans notre emplacement « secret »

J12 Spitzkoppe – Swakopmund Départ pour la côte, le temps se couvre, les paysages ne sont pas intéressants et très mornes. Direction Cape Cross dans le brouillard, avec sa colonie impressionnante d’otaries, très odorante ! Un peu cher tout de même. Direction Swakopmund, plein et excellent accueil à la très belle Sea Breeze Guesthouse. Balade dans le centre-ville teinté d’Allemagne, un peu étrange ici ! Quelques courses et vue sur la plage inhospitalière. Dîner au Wreck, excellent poisson !

J13 Swakopmund – Sesriem Départ pour Walvis Bay sous la grisaille, sans grand intérêt. Retour vers l’intérieur des terres, paysage sans grand intérêt et dépourvu d’animaux. Passage par le canyon de Kuiseb et de curieuses formations géologiques. Escale à Solitaire, puis arrivée au camping à l’intérieur du parc. Visite du canyon de Sesriem, départ pour Elim Dune au coucher du soleil, nous sommes quasiment seuls. Pas mal de nuages, mais la vue est belle, et le sable…rouge !

J14 : Sesriem Nous sommes réveillés par des gemsboks qui viennent s’abreuver dans la piscine J. Lever tôt pour replier la tente et être à la sortie du camping à 5h15, ouverture du portail. 70 km de route, la plupart décident de s’arrêter à la dune 45, mais il y a trop de nuages, nous décidons d’aller jusqu’au parking 4X2, seuls. La navette nous emmène jusqu’au départ de la montée vers « Big Daddy », cette immense dune de 300 mètres qui surplombe Dead Vlei. La montée est rude et éprouvante dans le sable, mais cela en valait grandement la peine. Nous restons plus de 2 heures tout seuls en haut à contempler le paysage qui change de couleur au fur et à mesure que le ciel se dégage. Au moins une centaine de personnes est sur la dune en contrebas, nous avons bien fait de venir là ! Redescente dans le sable qui chante sous nos pas, puis traversée du beau Vlei vers les acacias fossilisés. Les contrastes sont incroyables…Direction ensuite Sossusvlei, un peu moins belle, et surtout le vent se lève. La navette nous remmène au 4X4 puis retour au camp. Une très belle journée !

J15 : Sesriem – Anib Lodge Lever une nouvelle fois très matinal pour la montgolfière. Un moment magique au-dessus du désert, peu de vent donc nous ne nous déplaçons pas beaucoup. 1 heure de vol ; petit déjeuner royal à l’atterrissage, près d’acacias morts, un souvenir inoubliable. Départ pour Mariental, 3 heures de route, dont la moitié goudronnée. Arrivée au Anib Lodge, une réserve privée. La chambre est sympa. Balade dans la réserve, on se prend un bel orage qui donne des couleurs incroyables au paysage, un arc-en-ciel en prime. C’est la dernière soirée, malheureusement !

J16 : Anib Lodge – Paris C’est l’heure du retour ! Encore un peu plus de 2 heures de route jusqu’à Windhoek, puis avion vers Johannesburg, Londres et enfin Paris. Voilà, c'est la fin de ce très beau voyage, n'hésitez pas à me contacter pour toute question!

Bon voyage!
Itinéraire possible en Namibie? English translation pending
by Nouche · 2010-03-27 · 31 replies
Bonjour, J'ai bien parcouru le forum mais une question me travaille : Si par exemple, je voulais aller en Namibie pour voyager tranquillement, à savoir rester 2 jours à Windhoek en arrivant, puis prendre le bus pour une région définie à l'avance, rester 3 jours sur place en logement semi dur ou bed and brekfast, prendre 1 guide pour partir en balade à pied 1 journée, 1 autre jour visiter une réserve, le 3è jour rester tranquillement à regarder vivre les gens du village, et repartir ailleurs en bus pour voir un peu plus loin, ceci pendant 12 ou 13 jours, ce qui ferait disons 3 étapes si on compte une journée de bus à chaque fois. Est ce possible? Je pose cette question car tout d'abord nous voyagerions en plein pendant les vacances de noel, et nous ne tenons absolument pas à courir après le temps qui passe trop vite. Ensuite, nous serions une famille de 5 adultes à participer à ce voyage, et les parents ne se sentent pas d'humeur à dormir sous la tente tous les soirs, mal de dos oblige!!! Enfin, le budget! Nous voudrions bien le faire ce 1er voyage en afrique, mais les prix des logements et de la location de voiture semblent nous en interdire l'accès. Alors merci pour votre aide et vos conseils. Bon week end à tous, il fait très très beau , il faut profiter de cette belle journée.
Projet de vingt-quatre jours en Namibie et au Botswana English translation pending
by Timlulu · 2007-12-17 · 11 replies
bonjour nous avons le projet ambitieux de faire le circuit, le cap (AFS ) namibie, botswana, avec AR aux victoria falls et retour sur johannesburg en 37 jours . on va passer environ 7 j au cap, hermanus, stellenbosch et route vers la namibie, et 3 nuits à la fin au pilanesberg avant de reprendre l'avion à johannesburg. on loue la voiture au cap ( sans doute avec autoescape) . pour la partie namibie et botswana j'ai fait appel à une agence locale pour les réservations d'hébergements et d'activité je leur ai soumis mon idée de programme et je vous indique leur proposition pour avis, car j'hésite encore de prendre la totale car la note est douloureuse ; il faut dire qu'on a choisi l'option lodge et sur la durée, ça fait cher ( on part à 4, 2 adultes et 2 enfants de 5 et 6 ans) Pour les fans de chaméléon, sachez que christine est partie et qu'ils n'ont plus de consultante française, mais ils sont toujours à notre écoute et très réactifs mais .... en anglais. 23 Jul Fish riverCanon Roadhouse -bed and breakfast 24 Jul Keetmanshop QuiverTree Forest - dinner, bed and breakfast 25 Jul Klein Aus Vista - bed and breakfast 26 Jul Sesriem Desert Camp - accommodation only (sharing) 27 Jul Kuangu Kuangu - accommodation only 28 Jul Swakopmund - bed and breakfast 29 Jul Swakopmund - bed and breakfast - marine dune day 30 Jul Swakopmund - bed and breakfast 31 Jul AiAiba Lodge - Erongo Mountains, bed and breakast 1 Aug Camp Xaragu - family room, bed and breakfast 2 Aug Palmwag - family room - dinner, bed and breakfast 3 Aug Hobatere Lodge - family room, dinner, bed and breakfast 4 Aug Okaukuejo - family room, bed and breakfast 5 Aug Halali - family room, bed and breakfast 6 Aug Onguma Bush Camp - family room, bed and breakfast 7 Aug Rundu : N'Kwazi Lodge - family room, bed and breakfast 8 Aug Mahango Safari Lodge - bed and breakfast 9 Aug Guma Lagoon Camp - permanent tents, 10 Aug Guma Lagoon Camp - permanent tents, day boat cruise in panhandle of delta 11 Aug Audi Camp - ensuite tents, bed and breakfast. Scenic flight 1 hour over delta; 12 Aug Planet Baobab - family hut, accommodation only 13 Aug Garden Lodge, Kasane, dinner bed and breakfast, game drive included (excluding park fees) 14 Aug Garden Lodge, Kasane, dinner bed and breakfast, boat cruise included (excluding park fees) 15 Aug Zambezi Sun, Livingstone - road transfer to Livingstone. Bed and breakfast only. 16 Aug Zambezi Sun, Livingstone, bed and breakfast only. road transfer from Livingstone back to Kasane. 17 Aug Francistown - bed and breakfast only, end of services Price to Chameleon based on 4 people (2 adults and 2 children) as per above itinerary N$28, 765 plus US $6040 bref si vous savez compter, ça fait de l'ordre de 7000 euros, évidemment avec des bons lodges et la ballade à marine dune bay à walwis bay et un scenic flight à maun et un hotel plutot class à livingstone .... merci de vos remarques .... j'aviserai pour voir si je casse la tirelire car il faut encore rajouter la location de voiture ( 1700 euros) et un bon nombre de repas, l'entrée des parcs et les 10 nuits en AFS. que pensez vous du circuit, des tarifs .... (j'ai vraiment l'impression que d'une année sur l'autre les prix flambent....) timlulu

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