AnneF70 · 30 juillet 2017 à 22:29 · 66 photos 118 messages · 25 participants · 14 508 affichages | | | | À: AnneF70 · 1 août 2017 à 21:49 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 21 de 118 · Page 2 de 6 · 1 672 affichages · Partager Oui oui, moi aussi, j'attends la suite car très bien démarré. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Cambrousse · 2 août 2017 à 9:28 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 22 de 118 · Page 2 de 6 · 1 646 affichages · Partager Oui c’est vrai que sur le coup de la location, on s’est pas bien débrouillés. J’avais lu que Medloc était bien, mais hélas ils n’avaient plus de 4X4 disponible sur nos dates, pourtant plusieurs mois à l’avance, donc on avait cherché autre chose de pas trop cher... hélas mauvaise pioche ! D’autres loueurs nous ont expliqué qu’ils louaient plus de véhicules qu’ils n’en ont, et qu’ensuite ils font croire aux gens que leur carte bleue ne passe pas... | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 9:30 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 23 de 118 · Page 2 de 6 · 1 644 affichages · Partager Je vous remercie tous pour vos messages sympas sur mon récit ! allez hop, on poursuit l’aventure alors ! | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 9:39 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 24 de 118 · Page 2 de 6 · 1 640 affichages · Partager C'est tout à fait ça la méthode, la carte bleue ne passe pas.... Du coup louer chez un local auprès duquel on ne paye qu'à réception évite bien des ennuis. Ce seras pour la prochaine fois | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 10:07 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 25 de 118 · Page 2 de 6 · 1 638 affichages · Partager Jour 6 : 25/04/2017 : Anergui – Lac de Tislite – Imilchil – Gorges de Todra (178 km)
En effet, nous avons très bien dormi. Moi, un peu moins à cause de mon rhume, mais ça va. Khadija nous prépare un bon petit déjeuner, avec, comme dans les familles berbères, des crêpes ! Tout le monde en raffole, ça tombe bien. Elle nous invite à rentrer, dans la « cuisine berbère » comme elle dit. Encore une fois, la pièce est quasiment vide. D’un côté un frigo, de l’autre une petite gazinière, et quelques ustensiles. C’est vraiment pas le grand luxe. Je découvre que les crêpes ne sont pas réalisées avec de la pâte « liquide » comme chez nous, mais avec une sorte de pâte à pain, étalée dans la paume de la main, et cuite directement dans une petite poêle. Khadija a les mains qui trempent dans l’huile en permanence, pour éviter que la pâte ne colle. Tout est fait à la main, sans ustensile, au moins y’a pas trop de vaisselle à faire !
Nous demandons à faire un brin de toilette. Après la cuisine, c’est « douche berbère », c’est–à-dire avec un seau d’eau (chauffée au préalable tout de même) dans une pièce avec un carrelage au sol (la seule de la maison), un trou pour que l’eau s’évacue, et le tout sans lumière. Bon, ça va le faire, je peux me laver, même dans le noir !
Pendant ce temps, les enfants jouent ensemble, avec un petit chien, tout mignon. Khadija nous repropose de rester manger le midi ! Hélas, nous déclinons son offre. Déjà nous ne voulons pas abuser de son hospitalité, et de plus nous avons encore pas mal de route et aussi de la piste à faire aujourd’hui, alors si on part trop tard, on risque de galérer encore et d’arriver tard, à force ça commencerait à faire beaucoup, c’est fatigant pour nous tous. Nous donnons un peu d’argent à Khadija pour la dédommager de nous avoir reçu, elle ne nous l’a pas demandé, mais il nous semble normal de donner un peu d’argent, car quand même ils ne roulent pas sur l’or...
Après avoir remercié chaleureusement Khadija, nous reprenons le petit chemin de la veille dans le sens inverse pour regagner notre voiture. Ce coup-ci ça monte ! J’arrive déjà transpirante en haut ! L’effet de la douche se dissipe déjà... 
Nous prenons la route, enfin la piste, direction Imilchil. En chemin, toujours de beaux paysages, quelques villages où les enfants font coucou lorsque nous passons. Je pense qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de voitures qui passent, alors c’est un peu l’attraction.
Petit passage un peu délicat pour le Duster dans la boue. Nous descendons et mettons les pierres que nous trouvons dans la principale ornière, histoire d’éviter le plantage... C’est bon, ça marche.
Pour l ‘étape de midi nous atteignons le lac de Tislite. Nous sommes à 2000 m d’altitude environ. C’est super joli, et encore une fois l’impression d’être seuls au monde... Nous mangeons notre pique-nique habituel : pain, tomates, œufs durs, vache qui rit et oranges. Nous faisons quelques clichés supplémentaires, les enfants jouent au bord du lac. Un âne sorti de nulle part viens près de nous et repart.
Allez hop, il est temps de reprendre notre route, nous dépassons la ville d’ Imilchil, célèbre pour son moussem.
Nous continuons dans des paysages de montagne, petit à petit le vert est remplacé par l’ocre. Sur le chemin qui descend jusqu’aux gorges, nous croiserons des familles de nomades, qui changent d’endroit. C’est toujours impressionnant de les voir déambuler ainsi, avec leurs ânes, chèvres et chameaux.
En milieu d’après-midi, nous atteignons les gorges de Todra. Sur quelques centaines de mètres, deux pans de montagne très hauts (environ 300 m) de resserrent pour laisser un étroit passage. C’est un lieu très touristique du Haut- Atlas. Impressionnant, mais trop fréquenté pour nous on prend quelques photos et on repart.
Ce soir Mohamed ne sait pas où nous dormirons, il n’a rien réservé, car il y a ici de nombreuses offres d’hébergement. Mohamed passe quelques coups de téléphone, et nous essayons de nous arrêter à la maison d’hôtes Anissa. En fait c’est plutôt un hôtel. Mais les chambres sont très bien, le prix correct, alors c’est validé, on reste là. Il n’est pas très tard, alors on va pour voir se relaxer un peu. Et ça tombe bien car il y a une très grande terrasse ombragée, à proximité de la rivière. On se prend un petit coca bien frais, ça fait du bien. Ici, l’altitude a chuté, alors il fait beaucoup plus chaud. Nous discutons avec Mohamed pendant que les enfants jouent un peu plus loin au fond du grand jardin de la maison d’hôtes.
Vers 20h, nous prenons le repas dans la salle à manger, entrée de salades de crudités, tagine, et fruits en dessert. Après ça, tout le monde au lit, moi de toute façon je suis HS, le rhume est à son apogée, pfff, moi qui ne suis jamais malade, faut que ça tombe quand on est en vacances ! | | | C’est clair, nous qui voulions « assurer » en louant d’avance, c’est clair qu’on s’est bien faits avoir... le loueur sur place c’est mieux ! On a gardé leur carte pour une prochaine fois... inch’allah comme ils disent là-bas ! | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 10:48 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 27 de 118 · Page 2 de 6 · 1 626 affichages · Partager Merci Anne pour ton récit.
Oui, continue à poster, même en vacances les amoureuses/amoureux du Maroc que nous sommes liront jusqu'à la fin ton road trip.
C'est très bien de ta part (et je dirais même que c'est tout à fait "normal"), d'avoir insisté pour rétribuer Khadija de son hospitalité... Ton "comportement-raisonnement" nous prouve que tu es une personne qui a du savoir-vivre !
Laure | | | À: Laury13 · 2 août 2017 à 11:32 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 28 de 118 · Page 2 de 6 · 1 617 affichages · Partager Oui bien sûr il était hors de question de repartir sans donner quelque chose, c’est normal, on est pas des sauvages ! J’aime pas donner pour donner, de nombreux enfants nous ont réclamé des dirhams, on a jamais rien donné, on a cherché pas trop cher pour nos hébergements, etc... mais là ce n’est pas pareil, on nous offre l’hospitalité, il est normal de donner en retour. | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 11:37 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 29 de 118 · Page 2 de 6 · 1 615 affichages · Partager Une autre solution, c'est de faire des courses et de les donner en arrivant, on peut bien entendu en faire un peu plus que nécessaire pour compenser. | | | À: AnneF70 · 2 août 2017 à 14:50 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 30 de 118 · Page 2 de 6 · 1 593 affichages · Partager Bonjour Votre récit enchante tout le monde! Savez- vous qu' il est rare de lire une telle unanimité dans les messages ? C' est donc trés plaisant. Merci pour les photos! | | | À: AnneF70 · 3 août 2017 à 8:26 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 31 de 118 · Page 2 de 6 · 1 545 affichages · Partager Belle expérience partagée. Merci. Et au plaisir de lire la suite. | | | À: Aoreora · 3 août 2017 à 9:32 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 32 de 118 · Page 2 de 6 · 1 537 affichages · Partager Bonjour Votre récit enchante tout le monde! Savez- vous qu' il est rare de lire une telle unanimité dans les messages ? C' est donc trés plaisant. Merci pour les photos!
ça me fait vraiment chaud au coeur de lire un message comme le votre ! merci beaucoup. Allez hop, on continue ! | | | À: AnneF70 · 3 août 2017 à 10:19 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 33 de 118 · Page 2 de 6 · 1 530 affichages · Partager Jour 7 : 26/04/2017 : Gorges Todra - Gorges du Dadès- Oussikis (126 km) + 7km marche (Gite d’étape Oussikis chez Saïd)
Le matin, nous voulions partir assez tôt, manque de bol, ils ne servent pas le petit dej avant 8 h. Nous faisons tous les bagages avant de descendre manger, comme ça on ne perd pas trop de temps. Ici le petit-déjeuner est beaucoup plus classique, avec du pain seulement, pas de crêpes comme dans les auberges familiales. 
Nous prenons la voiture, passons la ville de Boulmane-Dadès, dernière ville « importante » avant les gorges du Dadès. Nous en profitons pour nous ravitailler en pain, eau, tomates et achetons des boites de thon à la tomate, pour changer un peu. On va essayer ! Petit arrêt photo peu après dans un endroit nommé les « doigts de singe », où les roches ont des formes bizarres. Nous poursuivons en suivant l’Oued Dadès, qui se tortille en contrebas. Il alimente les cultures, les palmeraies, c’est un véritable serpent vert au milieu des montagnes.
Nous commençons à reprendre de l’altitude, et nous faisons un stop au point de vue mythique, où l’on peut voir un nombre impressionnant de lacets de la route en même temps. Mais là haut, il y a un vent ! Yahouuu !
Nous poursuivons en direction de M’Semrir. Notre lieu pique-nique du jour sera implanté en contrebas d’une route en travaux. Il y a des arbres et un peu d’ombre, donc on s’arrête ici. Le sandwich au thon à la tomate est une révélation pour nous, c’est vraiment hyper bon.    Il ne nous reste plus beaucoup de route, avant de prendre une piste en direction du village d’ Oussikis, notre étape d’aujourd’hui. C’est chouette, on arrive tôt !
On pose nos valises au gite, on s’installe au salon et nous buvons le thé de bienvenue. Ensuite Mohamed nous propose une balade ça tombe bien, le temps est magnifique. Petit sac à dos avec de l’eau, et c’est parti mon kiki. Quand on a déjà marché un peu, Mohamed nous explique la balade. On va monter tout en haut des montagnes devant nous, descendre de l’autre côté vers un barrage, et revenir en longeant l’oued. Ah bon, on va monter là-haut ? Alors ok ! Il n’y a pas vraiment de chemin, Mohamed le trace pour nous, au milieu des pierres. En route nous croiserons des femmes avec un troupeau de chèvres, elles semblent avoir un peu peur de nous croiser, et se demandent sans doute pourquoi on marche ici juste pour se promener alors qu’elles sont obligées de monter ici s’occuper du troupeau... Chacun reste de son côté...
Par contre, le paysage est absolument époustouflant ! La roche des montagnes est zébrée de couleurs différentes, c’est vraiment étonnant et magnifique, mais la montée un peu raide ! ça râle un peu, mon fils est fatigué, et il a faim ! Mince c’est vrai il est déjà 4 h, et il ne mange vraiment pas beaucoup le midi. Je n’avais pas trop anticipé la longueur de la balade, et j’ai rien pris à manger. On a seulement une bouteille d’eau...
Arrivés en haut, ça souffle tellement qu’il faut absolument tenir nos casquettes, sinon elles s’envolent ! On redescend vite vers l’autre versant pour se mettre à l’abri du vent. En chemin, j’essaie de faire diversion, et chasser la fatigue avec des fossiles de coquillages que l’on trouve en nombre sur cette montagne ! Un peu insolite de trouver des coquillages dans ces paysages si désertiques.
Tout en bas, nous apercevons le barrage, mais il y a encore un bon bout de chemin, heureusement, maintenant ça descend ! Au bout de 2h de balade, nous arrivons au barrage. En fait Mohamed estime qu’on a fait à peu près la moitié du parcours. On prend quand même le temps de monter sur le barrage, on y accède par une centaine de marches d’escalier.
Nous repartons en direction du village, en longeant l’oued. Maintenant c’est plat, il suffit (juste) de rentrer. Finalement, le trajet retour s’effectue rapidement, c’était plus facile, donc plus rapide. Finalement, c’était une super rando, avec des paysages qui déchirent, une fois de plus !
De retour au gite, on nous offre à nouveau le thé, cette fois dehors sur une table au soleil, avec des bons petits gâteaux qui vont avec ! Les enfants se ruent dessus, mais bon il ne faut pas trop en manger sinon ils auront plus faim pour le repas du soir !  Dans la cour intérieure, le soleil s’est à présent caché, alors ça rafraîchit vite. N’oublions pas que nous sommes à 2000m... Nous retournons dans le salon. Le patron du gite, Saïd, nous apporte le livre d’or, ainsi qu’un registre à compléter avec nos identités. Nous regardons le livre d’or, il y a des messages de personnes du monde entier, ça nous impressionne beaucoup. Mais à Oussikis, il me semble aussi que c’est le seul hébergement. Nous échangeons aussi avec Saïd et Mohamed des photos de notre région. Saïd connaît le Jura !
Pour le repas du soir : d’abord une soupe, ensuite un couscous, en dessert des oranges. Ensuite, nous proposons à Mohamed de rejouer au Uno. Il a l’air d’adorer ce jeu ! Nous demandons à Saïd et sa famille s’ils veulent jouer avec nous. Lui jouera avec nous, mais je pense qu’il n’a pas été relayer l’invitation à sa femme et ses filles... problème culturel sans doute...  Mohamed lui explique le jeu, et c’est parti pour quelques parties, bien disputées ! C’était très sympa, car avec ce jeu, pas besoin de parler la même langue ! | | | À: AnneF70 · 3 août 2017 à 16:06 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 34 de 118 · Page 2 de 6 · 1 504 affichages · Partager Bonjour Avez vous vu la Tortue du Dadés? | | | À: AnneF70 · 3 août 2017 à 16:15 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 35 de 118 · Page 2 de 6 · 1 498 affichages · Partager les coquillages : présence de la mer sur les plaines alluviales (ex fonds des mers) qui ont donné naissance à l' Atlas. On en trouve dans a peu près toutes les régions de l' Atlas au Maroc. et aussi tout plein de très beaux fossiles marins. tiens je vais aller relire tout ça | | | À: AnneF70 · 3 août 2017 à 16:15 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 36 de 118 · Page 2 de 6 · 1 495 affichages · Partager Votre récit est bien agréable mais votre"guide" bien amateur ne fait pas rêver! Embarquer toute une famille sans vivres avec très peu d'eau et sans avertir de la durée du trek...on trouve mieux dans la région. Heureusement que vous prenez les choses du bon côté! | | | À: Gaura · 4 août 2017 à 9:19 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 37 de 118 · Page 2 de 6 · 1 456 affichages · Partager Si si nous avions de l'eau, c'est juste qu'on avait pas pris de goûter pour mon fils... Parce qu'il suit un traitement, qui lui coupe un peu l'appétit et que les pique nique c'est pas son truc, alors il a eu faim ! Mais pour les autres membres de la famille, on a juste gouté un peu plus tard, rien de grave.. rassurez-vous | | | À: AnneF70 · 4 août 2017 à 11:49 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 38 de 118 · Page 2 de 6 · 1 444 affichages · Partager Bonjour Anne,
Toujours aussi belle la balade. Je ferais juste la même remarque que Gaura, une bouteille d'eau pour 5 sur un trajet de 5 heures ca me parait léger de la part du guide de montagne, un seul pépin et la partie de plaisir se transforme vite en galere. | | | À: AnneF70 · 4 août 2017 à 12:02 Re: 10 jours au Maroc, road-trip dans l' Atlas Message 39 de 118 · Page 2 de 6 · 1 442 affichages · Partager Jour 8 : 27/04/2017 : Oussikis - Bou Tharar (piste par Ait Youl 70 km) (Gite Kasbah Amnay)
Nous avons super bien dormi à Oussikis, toujours avec deux couvertures chacun,  Moi qui suis un peu frileuse, ça me convient tout à fait !
Le petit déjeuner est encore une fois très bon, comme tous ceux qu’on a eus depuis le début. Je tâte le terrain, il y a aussi de l’eau chaude dans les douches. Royal ! Et aujourd’hui y’a pas que nous qui prendrons une douche ! Depuis hier Mohamed avait dans l’idée que nous devrions laver la voiture, du moins avant de la rendre à Marrakech, car il faut avouer qu’elle est méga sale. Il en a parlé à Saïd qui nous propose son jet pour laver la voiture. Nous acceptons en pensant qu’il nous mettrait juste le jet à disposition. Et bien non, il a insisté à mort pour nous le faire lui-même ! Personne n’a eu le droit de toucher à la brosse, sauf Mohamed ! Et bien sûr il n’a pas voulu qu’on lui file la pièce. C’est tout ou rien au Maroc, des arnaqueurs qui te vendent « du vent » à Marrakech pour une fortune, ou des gens qui font tout pour toi sans rien attendre en retour... C’est un peu déboussolant.
Nous repartons donc avec une voiture toute propre, direction Bou Tharar. Nous repassons d’abord par la route empruntée hier, les gorges du Dadès. Mais avant d’arriver sur Boulmane, Mohamed nous dit brusquement de prendre à droite. Euh oui, mais où ? Entre ces deux maisons ??    Oui, il faut tourner ici ! C’est l’entrée de la piste pour Bou Tharar ! Non sans blague ? Jamais, mais alors jamais on aurait osé prendre par là sans Mohamed. Même si on avait un GPS, on aurait dit qu’il se trompait ! C’est incroyable...  Le début de cette piste est vraiment très étroit sur quelques kilomètres. On roule au pas. Mais petit à petit le paysage se dégage : de grandes étendues désertiques, caillouteuses, avec en toile de fond le Haut- Atlas, et son troisième plus grand sommet, le M’Goun, qui culmine à un peu plus de 4000m, avec quelques traces de neige.
C’est encore une fois très beau. Vers midi et demi, nous trouvons enfin un petit coin avec un peu d’ombre, car ici y’a vraiment pas beaucoup de végétation ni d’arbres. Nous ne faisons pas trop de route aujourd’hui, mais nous n’avons pas d’hébergement réservé.
Nous dépassons Bou Tharar, Mohamed dit qu’il ne connaît pas trop de gites, le seul qu’il connaît bien, ne fait que l’hébergement, pas le repas. Nous poursuivons jusqu’au prochain village. On s’arrête près d’une maison où il y a une pancarte gite d’étape. On décide d’aller voir... Le prix n’est certes pas très élevé, mais ici ça paraît quand même un peu crado... ça ne nous emballe pas trop, on décide d’aller voir un peu plus loin. Nous arrivons à Amejgag. Ici l’ambiance est bizarre, tout le monde nous regarde bizarrement lorsqu’on passe dans les rues. On va voir un autre hébergement : euh, non plus ! C’est encore pire que l’autre ! Là il faut vraiment qu’on dise à Mohamed qu’on aime bien l’aventure, mais bon pas trop quand même !  
Nous quittons ce village dans lequel nous ne nous sentons vraiment pas à l’aise pour retourner à Bou Tharar. Nous trouvons un hébergement qui nous conviendra enfin. Il s’appelle Kasbah Amnay.Ici il fait vraiment chaud, nous avons bien baissé en altitude. Nous sommes presque au bord d’une rivière. Je promets à mon fils que nous irons au bord de la rivière et qu’il pourra jouer. Il est vraiment impatient, car il faut dire qu’on a pas eu beaucoup de temps morts durant ce voyage, ça fait peut-être un peu beaucoup pour lui.
Nous installons nos affaires dans la chambre, et cet aprèm on met les shorts. Je fais part à Mohamed de l’envie de Vincent d’aller à la rivière. Nous commençons par marcher un peu, les enfants trouvent le chemin long, ils pensaient aller directement au but en 30 secondes... Au bout d’une grosse demi-heure, nous arrivons enfin à la rivière, que nous longeons pour l’instant. Mohamed cherche un endroit où la traverser. A un endroit il y a deux bras de rivière. Traverser sur des cailloux c’est impossible, il nous faut donc enlever les baskets et marcher dans l’eau. Là ou nous traversons, il y a pas mal de cailloux et du courant ! L’aventure ne nous quitte pas dans ce pays. Mohamed donne la main à mon fils. La hauteur de l’eau nous oblige à mouiller un peu les shorts, mais comme il fait très chaud, aucun problème, ça nous rafraichit et ça séchera vite. 
Dans le deuxième bras de rivière, plus calme, nous laissons les enfants patauger. L’eau est couleur marron, le sable et la terre descend de la montagne, mais tant pis. J’invite Mohamed à s’asseoir et à attendre, car les enfants ont vraiment besoin de jouer. Il ne s’en rend pas compte, car il n’a pas trop l’expérience des enfants, il est jeune et fait plus des accompagnements sportifs !
Au bout d’un certain temps, il est temps de sortir de l’eau, les enfants râlent, mais on aurait pu rester 3h, ils auraient quand même dit « oh non pas déjà «... Depuis l’autre rive, nous entamons le trajet retour. Un peu plus tard, nous traverserons une nouvelle fois la rivière, cette fois sur des pierres. Nous longeons des petites digues de terre, qui délimitent des champs de cultures (orge notamment). En contrebas, un terrain vague, de pierres et de buissons, avant la rivière. C’est très beau, mais pas beaucoup de place pour mettre les pieds. Comme d’habitude, je demande à tout le monde de faire attention.Mais à un moment, mon fils dérape, et tombe directement dans le trou ! Je n’ai même pas eu le temps d’essayer de le rattraper, qu’il était déjà au fond...  Bonne chute de 2 mètres environ, et une bonne trouille aussi. Il est un peu écorché au genou, mais rien de grave. Plus de peur que de mal. La fin de la balade se déroule bien, nous sommes en vue du village.
(Je n’ai pas pris mon appareil photo, seulement le portable pour cette balade, alors je ne peux pas insérer mes photos, elles ne passent pas...)
Après un bon thé sur la terrasse pour nous remettre de nos émotions, direction la douche, car avec après le passage dans l’eau boueuse, la poussière et le soleil, elle est bien méritée. On n’y voit pas grand-chose dans la douche, mais bon, c’est peut-être un avantage ? !
Chacun vaque à ses occupations, nous retrouvons Mohamed pour le dîner. On aurait bien mangé sur la terrasse, mais c’est à l’ombre, et le vent s’est levé, donc on ira au salon. Le mur est agrémenté d’une magnifique carte de la région peinte à la main. Nous retrouvons avec joie le tracé des pistes que nous avons empruntées.
Nous mangerons une salade marocaine, composée de tomates et échalotes (autant d’échalotes que de tomates !!), un tagine évidemment, et des fruits en dessert.
| | | J’ai du mal m’exprimer, nous n’avons pas marché durant 5 heures. En tout je pense que nous avons du marcher environ 3 heures, (2h pour aller jusqu’au barrage car il y avait pas mal de montée et 1h pour revenir au village en longeant l’oued, ça a été vite car c’était plat).
Et puis la présence d’un guide ne nous empêche pas de prévoir ce qu’il faut pour nous ! Je ne peux m’en prendre qu’à moi sur ce coup-là... | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 198 visiteurs en ligne depuis une heure! |