Arrêt à Laguna Pueblo car Alain avait vu sur le Lonely Planet que c’était un très beau village. En fait ça ne vaut pas l’arrêt d’un quart d’heure que nous y faisons. Quelques mobil-homes et baraques couvertes de tôle disséminés sur un sol aride, et une mission, blanche, qui aurait été plus belle sous un ciel bleu.
Albuquerque, Central Avenue. Beaucoup plus petite et humaine que
Denver. Nous trouvons rapidement un motel, Silver Moon Lodge, $ 55 la chambre, plus taxes ($ 63). Accueil très aimable. Passé le côté clinquant de l’office, c’est plutôt cracra. Il y a même deux pinces à cheveux au pied de la table de nuit et une sous le drap de dessous (puisque nous sommes obligés de refaire le lit, les draps étant, comme à
Grand Canyon, trop courts). Le molleton est taché et sale, de même que le dessus-de-lit, les chaises et le fauteuil. La baignoire n’a plus d’émail dans le fond, la faïence du sol est cassée, etc. Mais les draps et les serviettes de toilette sont propres, et il y a de bons savons, vanille, amande et miel, shampoing et crème aux amandes.
Bon continental Breakfast ; et on n’entend pas trop les bruits de Central Avenue (
Route 66).
Promenade dans
Old Town. Très belles maisons d’adobe. [..]
Il nous manquait deux quarters pour le parking et nous avons demandé à une femme si elle avait la monnaie. Elle a absolument tenu à nous les donner ! Comme quoi les Français sont bien vus ici aussi.
Mardi 16 aoûtContinental Breakfast puis départ pour le Indian Pueblo Cultural Center sur la 12e Rue. Très moyennement intéressant, surtout lorsqu’on a vu ceux de
Phoenix ou de
Flagstaff.
Nous rentrons au motel manger la salade achetée hier (la chambre n’est pas faite) puis repartons au Petroglyph National Park qui ne vaut pas le déplacement et le temps perdu à tourner en rond pour le trouver. Le système de paiement est le même qu’à
Capitol Reef. Nous n’avons pas de dollar et une jeune femme qui repartnous donne le sien car elle n’avait pas pu le déposer en entrant... il n’y avait plus d’enveloppe ! Belle vue néanmoins au sommet sur
Albuquerque et les Sandia Mountains.
Le ciel déjà couvert devient des plus menaçants et soudain un vent de sable se lève. Mini-tornade, éclairs... Nous tentons de redescendre à toute allure pour nous mettre à l’abri dans la voiture mais le sentier est des plus étroits et un groupe de personnes excessivement empotées nous empêchent de passer. Malgré toutes nos tentatives, il n’y a rien à faire, le monde pourrait s’écrouler, l’important pour l’instant est de s’assurer que chaque pas ne va pas les expédier directement en bas...
Lapins, et une foule de gros vers genre iules sortis prendre le frais. Je ramasse une fleur jaune de chola et nous nous engouffrons dans la voiture en écoutant la pluie d’orage tambouriner sur la carrosserie. Lorsque le temps s’est calmé nous faisons le deuxième circuit qui cache quelques pétroglyphs plus intéressants.
Bon repas à l’
Olympia Cafe, 2210 Central Avenue (Sud-Est), près de la fac. Très aimable. La gérante a compris à notre accent que nous étions français et elle était ravie de pouvoir parler la langue car elle avait passé neuf ans au
Québec.
Mercredi 17 aoûtIl nous faut une heure trente pour sortir d’
Albuquerque. On pensait que les « 680 000 habitants » du
Routard étaient dus à une coquille mais c’est une ville extrêmement étendue, dans le genre de
Phoenix, touts proportions gardées. Et donc au bout d’une heure et demie, on était toujours dans
Albuquerque, alors que le centre n’est, comme toujours, pas très grand. De plus, c’est un peu comme au
Mexique : mal indiqué. On ne voit les panneaux indicateurs qu’au dernier moment, et alors il est trop tard, on se retrouve sur l’autoroute (!), comme à
Flagstaff