| 9 jours en terre Inca Newzea · 9 juin 2016 à 22:46 · 51 photos 41 messages · 8 participants · 6 352 affichages | | | | 9 juin 2016 à 22:46 9 jours en terre Inca Message 1 de 41 · Page 1 de 3 · 4 668 affichages · Partager Bonjour,
ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.
Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.
Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Newzea · 10 juin 2016 à 23:33 Re: 9 jours en terre Inca Message 2 de 41 · Page 1 de 3 · 4 575 affichages · Partager Bonjour, A ma connaissance et jusqua present, sur les vols Iberia, c est gratuit. Marseille/ Madrid, ce n est pas Iberia sino Mare Nustrum ou queque chose comme ca; A Lima, dans tous les cas il faut recuperer ses bagages; Petites anotations pour ceux qui preparent leur voyage, J attends avec impatience la suite du recit. Merci | | | À: Newzea · 12 juin 2016 à 23:29 Re: 9 jours en terre Inca Message 3 de 41 · Page 1 de 3 · 4 480 affichages · Partager Avant de poursuivre mon récit, j'ai oublié d'indiquer notre programme durant ces 9 jours. Alors le voici : J1 Cusco, J2 Pisac et Sacsayhuaman, J3 à J6 Inca trail et Machu Picchu, J7 Cusco, J8 Chinchero + Moray + Salinas de Maras et Ollantaytambo, J9 Cusco.
J1 Cusco
Nous sommes dans le taxi. Le soleil brille et l'atmosphère se réchauffe. Dans une circulation où le mot anarchie trouve ton son sens, nous regardons les gens à travers les vitres. Ca grouille de vie dans cette ville. Je m'attarde sur l'architecture des bâtiments. Ca ne ressemble pas à grand chose. Je me dis que tant que nous ne serons pas dans le centre ville historique, il n'y aura rien d'intéressant. La circulation est plutôt fluide et nous arrivons assez rapidement dans le "vieux" Cusco. Je repère notre futur cantine; le jacks café. 200 mètres plus loin le taxi s'arrête, nous sommes à notre l'hôtel; le Rumi Punku. Cet hôtel a été construit sur une ancienne structure inca. Il s'agit d'un ensemble d'anciennes maisons coloniales décoré avec beaucoup de style et très joliment arboré. Nous l'avons aussi choisi pour la qualité de la literie (Très important après l'inca trail). L'enregistrement se fait rapidement et on nous propose de suite un tea aux feuilles de coca. En effet, c'est en libre service dans la pièce principale. On ne se fait pas prier, quelques feuilles dans un gobelet, de l'eau très chaude, un peu de sucre, on touille et on avale... C'est bon et tant mieux car il paraît que c'est efficace pour le mal des montagnes. On nous monte les valises, je n'oublie le petit pourboire comme j'ai pu le faire pour le taxi et 20 mn après on est dehors à la découverte de Cusco.
Pour ce premier nous n'avons prévu de sortie hors de la ville, histoire de récupérer au mieux du voyage, du décalage horaire et de l'effet de l'altitude. Ca fait beaucoup alors je me resserre un coca tea avant la balade. L'hôtel se trouve dans le quartier de San Blas. C'est un quartier situé sur les hauteurs de Cusco et qui offre de très jolis points de vue sur la ville. C'est le quartier bohème de la ville. Nous sortons, faisons quelques pas et tournons à gauche pour monter un peu plus haut dans le quartier. Les rues sont étroites, propres. Il y a une multitudes de bars, de boutiques. Nous rentrons dans l'une d'elles. On y trouve de très beaux articles en cuir, très colorés. Et non, on achètera rien et ne succomberons pas à la tentation. Jusqu'à quand.... Nos pas nous mènentà la place San Blas. Adorable petite place avec son église et son petit marché. Il y a une fontaine au fond de la place bordé d'escaliers. En haut, nous surplombons la place et surtout nous avons une très belle vue sur la ville. Nous continuons notre petit tour dans ce quartier puis on décide de se diriger vers la plaza de Armas. Nous quittons ce quartier par une rue si étroite que les voitures manquent de peu de nous accrocher. La rue tombe à pic. On débouche sur la rue la plus "touristique" de Cusco dénommée Hatunrumiyoc. Elle longe le muséo de Arte Religioso où se trouve la fameuse pierre à douze angles.
Les autres pierres s'y emboîtent comme des légos. Fascinant. Dans cette rue vous ne pourrez pas échapper aux propositions de massages, aux sollicitations pour entrer dans les boutiques, aux demandes de prises de photos avec une péruvienne habillée en habits traditionnels avec un ou deux lamas.... mais le tout dans la bonne humeur. Nous arrivons sur la plaza De Armas. Nous sommes au centre de la ville moderne. Cette place est grande comme 2.5 terrains de foot ! Des arcades coloniales entourent la place. Aux étages, les restaurants et les cafés se succèdent offrant ainsi aux clients une très belle vue aérienne sur toute la place. Et avec un eu de chance vous pourrez vous y attabler sur un de leurs minuscules balcons.
Au nord est de la place, il y a la cathédrale avec à ses cotés deux églises. Au pied de la cathédrale il y a de nombreuses marches d'oû l'on pourra plus tard assister aux diverses animations et spectacles organisés par la ville. Au sud est de la place se dresse l'église de la Compania de jésus ! Voilà le tableau est dressé. Autant vous dire que l'on a adoré cet endroit. Nous y faisons tranquillement le tour sans oublier de contempler la statue en l'honneur de Pachacutec, le roi qui permit l'accélération et l'essor de l'Empire Inca (xv siècle). Elle brille comme de l'or. Il est midi, nous décidons d'aller manger au jack's café. Nous repassons par la rue Hatunrumiyoc : massages etc...... et arrivons au restaurant. Il y a déjà la queue mais ça va vite 10 mn et nous sommes assis. Ce restaurant doit être plein à tout heure. Même le matin il y a du monde pour le petit déjeuner ! Au niveau rapport qualité prix je me demande si il y a mieux à Cusco. Nos plats sont très bons et très copieux. Ce n'est pas la peine de prendre d'entrée, un plat accompagné d'un coca tea suffisent. Nous y aurons manger 3 ou 4 fois le midi avec une addition comprise entre 40 et 60 sols maxi (10 et 16 euros). Il y a beaucoup de routards et de jeunes, l'ambiance est sympa et en plus les serveuses ont toujours le sourire. A suivre.......... | | | À: Newzea · 13 juin 2016 à 22:48 Re: 9 jours en terre Inca Message 4 de 41 · Page 1 de 3 · 4 445 affichages · Partager J1 Cusco suite
Nous sortons du restaurant vers 13h00. Nous décidons de poursuivre notre visite de Cusco. Nous retournons sur la Plaza De Armas afin de découvrir les quartiers qui s'y trouvent tout autour. En se baladant, on se rend compte qu'il y a beaucoup de restaurants et de bars très sympas. On a envie de tous les essayer. On fait quelques boutiques sans toujours rien acheter. On se réserve pour plus tard. Vers 16h00, nous nous dirigeons vers Qorikancha. Des ruines incas se trouvent dans ce site. Elles constituent le socle de l'église coloniale et du couvent de Santo Domingo. Il ne reste aujourd'hui que les fondations de ce qui fut le temple le plus riche de tout l'empire inca.
A cette époque les murs de Qorikancha étaient recouverts d'or ! Le plus impressionnant de ce site est à mes yeux le mur courbé en pierres de 6 mètres de haut qui entoure toutes les constructions. Il est parfaitement ajusté et lisse comme du béton ciré. Ce site surplombe l'avenue El Sol et met encore plus en avant ledit mur courbé. Je crois que je tombe amoureux des murs incas. C'est fascinant ! Nous arrivons devant l'entrée et malheureusement il y a une queue conséquente. Nous faisons demi tour car nous préférons profiter du soleil et surtout nous aurons le temps d'y retourner plus tard dans la semaine. De plus, vers 18h00 nous devons passer à l'agence afin d'y régler le solde du coût du trek. J'avais versé un acompte il y a 6 mois de cela. Après une pause 4 heures ; coca tea et pâtisseries péruviennes; nous nous rendons à l'agence. Nous sommes accueillis avec le sourire et en français s'il vous plaît. Nous réglons notre dû et le manager de l'agence nous parle un peu de l'inca trail. De toute façon demain nous avons un briefing de prévu à 18h00 avec le guide et les autres membres du groupe. Nous espérons être parmi un petit groupe. C'est toujours plus sympa. Je jette un petit coup d'oeil au dessus de l'ordinateur portable et je crois deviner qu'on ne se sera pas beaucoup dans ce groupe. On verra bien de toute façon. Dans une des vitrines du magasin je repère des tee-shirts à l'effigie de l'inca trail. Ceux là il nous les faut après à la fin du trail. Ils sont jaunes mais ce n'est pas grave. La nuit est tombée. Nous rentrons à l'hôtel. Nous devons réserver un taxi pour aller à Pisac demain. Le coût de la course sera de 90 sols (22 euros à peu près) pour une heure de route. Je trouve que c'est un peu cher. On pourrait y aller en bus mais on mettrait le double de temps ou alors en collectivo mais on pourrait se retrouver dans un coffre plié en deux. La course en collectivo est de 4 sols. Imbattable. Vous êtes dans un mini bus ou dans une voiture. Le véhicule part dès qu'il est plein. De toute façon que ce soit en bus ou en collectivo, nous aurions été obligés de prendre un taxi à Pisac pour monter jusqu'au site (25 ou 30 sols l'aller). Finalement; on réserve à ce prix. Départ demain à 6h00 du matin. Ce soir nous mangerons chez Marcelo Batata 121 calle Palacio. C'est une bonne table qui sert de la cuisine péruvienne. Les assiettes sont belles, bien présentées et c'est très bon. J'ai bien aimé l'ambiance dans les cuisines. Elles sont ouvertes sur la salle. Le chef annonce les plats aux cuisiniers qui s'exécutent. Le tout accompagné de grands gestes comme au théâtre. Il goûte, ajoute un petit quelque chose ou renvoie le plat. Je rigole. Je pense à mon père, lui même cuisinier, en train de faire tout ça. On est cuit. On rentre et on se couche. Demain il fera jour.
| | | À: Newzea · 16 juin 2016 à 23:54 Re: 9 jours en terre Inca Message 5 de 41 · Page 1 de 3 · 4 396 affichages · Partager J 2 Dimanche 22 mai : Pisac et Sacsayhuaman
Le réveil sonne à 5h00 du matin. Nous avons bien dormi et ne sommes pas spécialement fatigués. le décalage horaire à l'air de bien être digéré. Les horaires pour le petit déjeuner sont de 5h00 à 10h00. C'est très appréciable. Le petit déjeuner se prend dans la grande salle. D'un coté des canapés avec la télévision et de l'autre des tables avec chaises ou fauteuils. De style coloniale, cette pièce est très conviviale. Le petit déjeuner est correct. Rien d'extraordinaire mais très satisfaisant. Le taxi est à l'heure. Très souriante, le chauffeur est une femme. Elle s'appelle Gladys. Elle engage la discussion en espagnol avec Séverine. Moi j'ai pris allemand en deuxième langue au lycée !!! nous quittons rapidement Cusco sans avoir remarqué un seul panneau de signalisation routière ! Voilà une bonne raison de ne pas conduire en Amérique du sud ! Nous sommes en route pour Pisac qui est célèbre pour ses cultures en terrasses. Le taxi arrive à Pisac au bout de 45mn de route à peu près. La route qui arrive à Pisac est spectaculaire. Elle descend du plateau pour se jeter au fond de la vallée. Le village est au pied des montagnes. Le site inca se trouve à 7-8 km de la ville. On y accède par une "route" ou plutôt une piste quelque peu défoncée qui monte sur plusieurs kilomètres. On a d'ailleurs une super vue sur la vallée dite sacrée. Au check point, nous achetons le boleto turistico qui donne accès à environ une dizaine de sites touristiques. Son prix est de 130 sols (35 euros à peu près). Mon guide indiquait 90 sols! Je suis un peu surpris mais de toute façon je n'ai pas le choix. Je paie en espèces. J'en profite pour préciser que le billet de 10 sols est très joli avec le Machu Picchu dessiné dessus. Avis aux collectionneurs. Le taxi nous dépose à l'entrée du site et avant de descendre nous lui demandons si il est possible de réserver son taxi pour la journée pour de futurs visites. Pas de problème. Comme elle est très sympa, nous préférons repasser par elle. Il est 7h00, nous sommes quasiment les premiers sur le site. La visite commence par des constructions bien conservées, et sitôt franchies, nous sommes happés instantanément par l'extraordinaire vue sur la vallée sacrée avec en premier plan les fameuses terrasses. On oublie vite les constructions et on dégaine l'appareil photo et la caméra.
La vue est la même de l'autre coté. Ce site est exceptionnel et je le répète nous sommes seuls ou presque. Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Les terrasses forment de grandes courbes sur les flancs de la montagne. La citadelle se trouve en hauteur sur la droite de la photo. On s'y dirige en longeant les terrasses. Au pied de la cité, on repère le chemin pour descendre à pied jusqu'à Pisac. Avant cela nous partons à l'assaut de la cité. Ca grimpe sec. Sur notre droite on remarque des dizaines de trous dans la falaise. Ce sont des sépultures incas. La visite de la cité est très sympas car elle est perchée sur un éperon rocheux. Les maisons, cabanes et fortifications sont bien conservées et/ou restaurées. Toutefois, nous n'aurons pas accès à l'escalier escarpée construit le long de la falaise et au tunnel creusé dans la roche. Et finalement même le chemin qui descend jusqu'à Pisac est fermé. Pas de chance. Ca aurait été un bon échauffement pour l'inca trail. Tan pis. On redescend tranquillement jusqu'à l'entré. On refait des photos car le soleil fait son apparition et dissipe cette brume matinale. Arrivés sur le parking, je repère un 4x4. Vu l'état de la route, je me dis que ça pourrait être une meilleure solution. Je lui demande si il va à Pisac. Mais ce n'est pas un taxi. Dommage. On en trouve un de suite. 25 sols. Ca marche. Les touristes arrivent et bientôt les cars ! 15 mn après nous nous arrêtons au tout début du marché. Pisac est très connu pour son marché. C'est le plus grand de la région et le plus touristique. On déambule dans les ruelles. Certains marchands n'ont pas encore déballés toutes leurs marchandises. Pas grave. Y a tellement d'exposants. Nous dépensons nos premiers sols pour des achats "touristiques". Séverine s'achète un chapeau qui lui va très bien. Le bonnet ce sera pour plus tard et ce sera pour moi! hahaha! On ne sait plus où poser notre regard tellement les marchands sont nombreux. Il est 10h00, le soleil commence à chauffer. Subitement, une personne nous interpelle en nous proposant de goûter à ses petits pains chauds cuits au feu de bois à l'intérieur d'une petite cour. Ca tombe bien, on a un petit creux. Nous rentrons dans cette cour. Au fond, il y a un grand four artisanal. Il y a un tas de petits pains devant. Le gars en sort deux du four, les emballe, on paie 8 sols (un peu plus de 2 euros). Au moment de payer mon regard est attiré par un autre petit tas non pas de pain mais de viande ! Et oui dans son four il cuit aussi des cochons d' Inde. Bon ok j'étais au courant de ça. J'avais même dit que j'en mangerais un. Mais là ça ne donne pas envie !
Pire, je me retourne et à ma gauche des cochons d' Inde vivants gambadent dans une grande cage. ils sont mignons. Ils pensent peut-être que je vais les sauver et ouvrir la cage. Mais non, je mords dans mon petit pain et avec Séverine on sort. On continue notre balade qui nous amène sur la place du village. On y trouve des fermiers qui vendent leur récolte du jour : fruits, légumes. Et même de la viande. On s'arrête boire un verre sur un balcon au premier étage d'un café. Ce sera coca tea pour tous les deux. On profite du soleil et on fait aussi quelques photos.
Reposés, on s'attaque à la suite du marché. On s'attarde sur la partie "textile" pour admirer toutes ces couleurs. On n'est pas loin de ramener du tissus mais mais finalement non. Il n'y a pas la taille que l'on veut.
Ce n'est que partie remise, deux allées plus loin Séverine s'achète un sac. Et il est très joli, sincèrement. Il est déjà midi. On décide de manger dans un des restaurants de la place avant de retourner sur Cusco et plus précisément à Sacsayhuaman. On demande à l'office de tourisme où se trouve l'endroit pour prendre un collectivo. C'est à coté. A suivre...... | | | À: Newzea · 18 juin 2016 à 22:46 Re: 9 jours en terre Inca Message 6 de 41 · Page 1 de 3 · 4 329 affichages · Partager Bonjour,
Vivement la suite du périple car je vais faire le même en octobre mais moi pour mes 50 ans....Je me régale en vous lisant. | | | À: Newzea · 20 juin 2016 à 0:00 Re: 9 jours en terre Inca Message 7 de 41 · Page 1 de 3 · 4 296 affichages · Partager Bonjour Nat1009, merci pour vos commentaires ça fait plaisir. Nous approchons de l'endroit où on doit prendre le collectivo. Je vois un mini-bus arrêté de l'autre coté du trottoir et une personne qui crie " Cusco" en nous regardant. Au départ, je le capte pas car il n'est pas à coté du véhicule. Et puis plus on se rapproche plus il me regarde avec insistance. il me dit Cusco, je lui répond Sacsayhuaman. ok pour lui ok pour moi. Je m'assure qu'il s'agit d'un collectivo et que la couse sera de 4 sols par personne. C'est bon. On monte il reste deux places au fond. Nous sommes les seuls Gringos. A peine assis il démarre et direction Cusco en 4ème vitesse. On a de la chance d'avoir embarqué dans un mini-bus car on aurait pu se retrouver dans un coffre ou entre deux caisses de fruits. Non j'exagère un peu ! Le chauffeur fonce. La route est toujours aussi belle. On nous dépose sur le site de Sacsayhuaman. Je donne 10 sols en laissant la monnaie. Et oui les gringos savent être généreux ! Il fait toujours soleil et il y a de l'animation à cet endroit. En cherchant l'entrée du site, on remarque des familles allongées dans l'herbe. Chaque famille pique nique devant ce qu'il semble être un barbecue au départ. Et puis en se rapprochant; il s'agit plutôt d'un four fabriqué avec de la terre prise sur le site. Il est en forme de cheminée. un feu est allumé à la base et des aliments y sont cuits à l'intérieur. Original. On peut mettre une plaque au sommet de la cheminée et faire cuire les aliments ainsi également. Nous trouvons un panneau indiquant le chemin à suivre pour aller à la forteresse mais on remarque également que le Cristo blanco, que l'on voit de la ville en contrebas, est à cinq minutes à pied. On s'y dirige. Ce Cristo blanco est un peu comme le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, il surplombe la ville avec les bras ouverts. Ceci dit, la vue sur la ville est magnifique.
On y aperçoit notamment un stade de foot assez imposant. Il y a deux équipes à Cusco; une en première division et une autre la plus populaire en deuxième division. On prend quelques photos et on poursuit notre chemin. On croise des lamas qui broutent l'herbe tranquillement.
Dés l'arrivée sur le site, on aperçoit les gros blocs de pierre de ce qui était autrefois un fort. Les conquistadors ont abattu bons nombres de murs pour bâtir leurs propres demeures. Il reste les pierres les plus grosses. C'est tout de même impressionnant. Les pierres s'emboîtent les unes dans les autres. On fait tout le tour des remparts. Le site est vaste. En face il y a de grosses pierres qui semblent avoir été polies par le temps ou les incas. Des enfants s'en servent comme des toboggans naturels sous le regard des lamas qui broutent, broutent, broutent. Le temps se couvre. La fatigue commence à se faire sentir. Il est environ 17h00. On décide de rentrer sachant qu'à 18 heures nous avons le briefing pour l'inca trail. Nous rentrons à pied. C'est à 20-30 minutes de notre hôtel et en plus ça descend sec. J'aimerai pas à avoir à monter cette cote ! Je dis ça mais pendant 4 jours on va en monter des bien pires !! Bref, on s'arrête à l'hôtel pour boire un coca tea et on repart en direction de l'agence qui se trouve à coté de la Plaza de Armas. A suivre...... | | | À: Newzea · 20 juin 2016 à 23:36 Re: 9 jours en terre Inca Message 8 de 41 · Page 1 de 3 · 4 264 affichages · Partager J2 Pisac + Sacsayhuaman : suite et fin
Nous arrivons à l'agence un peu en avance, le guide arrive peu de temps après. Il a la trentaine et à l'air sympa. Il s'appelle Bernardo mais préfère qu'on l'appelle Bernie. Ok no problem. Il parle un anglais compréhensible. Je dis ça car parfois avec un accent, ça peut compliquer la compréhension. Il feuillette son fichier et nous précise que nous serons un groupe de 4 personnes plus lui donc 5. Nous sommes rassurés car nous voulions être dans un petit groupe. Le problème d'être trop nombreux c'est le coté impersonnel. Ce n'est que notre avis. Au cours des 4 jours, on a pu faire bien connaissance avec les deux autres membres et le guide. Nous devons quitter l'agence et nous rendre dans un hôtel pour y rencontrer les autres membres du groupe. C'est à 5 minutes à pied. il s'agit de deux danoises d'une vingtaine d'année à peu près. Elles parcours l' Amérique du sud pendant 5 mois alors autant dire qu'elles sont affûtées en matière de marche. Elles parlent très bien anglais ce qui m'amène à leur poser une question stupide mais trop tard elle sort "Vous parlez quelle langue au Danemark (en sous entendant l'anglais)". Rrrrrrrrrrr que je suis bête. une des deux me répond "le danois" ! Bon ben j'ai rien dit. Elles parlaient tellement bien anglais que je me suis dit que ça devait être leur langue. Passons. Le briefing commence. On comprend quasiment tout. Séverine comprend et parle très bien l'anglais. Moi je le comprend plus que je le parle. Mais je ne suis pas largué. Bernie insiste sur le fait d'avoir un sac de couchage de bonne qualité et des vêtements chauds pour le soir. Il fait pas loin de zéro degré le soir la-haut. Ca tombe bien, j'ai acheté en France deux sacs de couchage pouvant supporter -25 degrés. Chacun pèse 1.8 kg mais au moins on n'a pas eu froid et l'épaisseur du sac était appréciable sur le sol dur. Malgré tout, on doit s'acheter un tee-shirt à manche longue contre le froid. On fait le point avec le guide sur les affaires à emmener. En effet, on portera notre sac à dos pendant toute la dure du trail. D'où la nécessité de ne pas prendre trop de chose. Il faut savoir que vous pouvez choisir de vous faire porter votre sac par un porteur. Nous, on a choisi l'autre solution. On est des WARRIORS; en toute modestie. Le briefing se déroule dans un bonne ambiance et tout le monde se quitte excité à l'idée de commencer cette expérience. Rendez-vous demain à 5h00 du matin devant nos hôtels respectifs. il est 19h30, il fait nuit et on a faim. Malgré tout, on s'arrête dans un boutique de vêtements de trekking. On s'achète nos tee-shirt à manches longues spécial trekking. Impeccable. Ils s'avéreront très efficaces et fort utiles. On se dirige vers le restaurant Cicciolina qui est recommandé par notre guide (Le lonely planet; pas Bernie). Il est situé au 1er étage d'une demeure coloniale avec cour. Mais malheureusement, c'est complet et on n'a pas réservé ! oups. On va au restaurant qui est juste à coté et qui à l'air très sympa. Complet! re-oups. Cependant, la patronne nous dit qu'il y a de la place dans un autre restaurant qui lui appartient. Elle a téléphoné avant. OK ça nous va, c'est à coté. C'est un restaurant avec une déco plutôt moderne, épurée avec une ambiance loundge. El Baco. C'est le nom du resto. Bon on a une dégaine de routard mais ça passe, on se fait discret et personne nous remarque. De toute façon on a réservé et on a faim. On ne traîne pas car on est fatigué et demain on vient nous chercher à 5h00. On rentre à l'hôtel. Nos sacs à dos (60 litres le mien et 45 litres celui de Séverine) sont prêts. Mon sac pèse 10 kg à peu près et celui de Séverine 5 ou 6 kg. Le mien est plus lourd car je porte en plus une petite pharmacie, des barres énergétiques, la crème solaire, les 2 ponchos.... et mon camescope HD et ma gopro (avec 3 batteries car pas d'electricité la-haut) et l'appareil photo. Tout se surplus a été indispensable. Donc ça valait la peine de le prendre et comme je suis l'homme "fort" et bien c'est moi qui l'ai porté. Petit et costaud comme disait la pub ! Mon sac devait être aussi haut que moi ! Nos deux valises restantes seront gardées par l'hôtel. Il y a un système de consigne gratuite. Et comme on dort encore 3 nuits dans cet hôtel au retour du trail, c'est très très pratique. A suivre.... | | | À: Newzea · 22 juin 2016 à 23:32 Re: 9 jours en terre Inca Message 9 de 41 · Page 1 de 3 · 4 215 affichages · Partager J3 L'inca trail (1ère journée)
Avant de commencer, j'ai oublié de préciser par quelle agence nous sommes passés. Il s'agit de Xtrème Turbulencia. Elle est conseillée par le Lonely Planet. De plus leur site internet est très bien. La description de l'Inca Trail est précise et très détaillée. et enfin, le personnel est très serviable. Je n'ai eu aucune mauvaise surprise quant à l'organisation et le déroulement du trail.
Il est 5h00 du matin. Nous pouvons juste avaler un coca tea. C'est mieux que rien. On va venir nous chercher devant l'hôtel et nous n'avons pas envie de les faire attendre. De plus, il n'y a rien de préparer dans la salle. ni pain, ni fruit ni ni ni...rien. De toute façon, il est prévu un arrêt petit déjeuner à Ollantaytambo; soit à 20 mn de route du point de départ. C'est un mini bus qui nous récupère, à l'heure, dans lequel il y a Bernie et deux personnes; sûrement des porteurs. On file chercher les deux danoises (désolé je me souviens plus de leur prénom). Les rues sont désertes et il nous faut pas beaucoup de temps pour quitter Cusco. Le soleil se lève. En toile de fond du paysage nous apercevons des sommets enneigés. Nous roulons à 3000-3500m d'altitude. Ces sommets doivent se situer à 5000m facile. En tout cas, c'est superbe. La journée commence bien. Nous passons par le village de Chinchero (3750 m). Nous nous y arrêterons en fin de semaine. Il n'y a pas un bruit dans le mini-bus. On pense aux 4 prochains jours qui nous attendent. La journée 1 est prévue de difficulté moyenne, la deuxième de niveau avancé, la troisième et la quatrième de niveau normal. Nous rejoignons la vallée sacrée en descendant sur Urubamba. C'est le même spectacle qu'en descendant la veille sur Pisac. La ville d' Urubamba à l'air bien petite de tout en-haut. Nous longeons la rivière Urubamba du même nom jusqu'à Ollantaytambo. Nous quittons la route principale en tournant à droite puis nous récupérons une route pavée et défoncée. Comment cette route peut-elle être encore dans un tel état alors qu'elle est empruntée par des centaines de véhicules par jour ? Ce n'est pas grave et au moins ça le mérite de nous secouer et de réveiller tout le monde. Nous rentrons dans la ville par cette route défoncée et si étroite que l'on frôle les quelques piétons. Il est 7 heures il y a déjà du traffic. On nous dépose sur la place principale pour prendre le petit dèj. RDV dans 45 mn. on nous conseille un café où nous prendrons juste une boisson car l'attente est longue et il y a de plus en plus de monde. On s'approvisionne chez un épicier. On achète des gâteaux que l'on mangera sur la place. Ca bouge beaucoup, il y a pas mal de passage. On y voit que des véhicules qui se rendent soit à la gare ferroviaire pour déposer les personnes qui prennent le train pour le Machu Picchu via Agua Calientès, soit au départ de l'inca Trail. Au centre de la place, des porteurs péruviens attendent que l'on vienne les chercher. J'aime cette ambiance, il y a de la vie. Nous repartons avec 4 personnes en plus, ce seront eux les porteurs finalement. Le mini-bus emprunte une piste qui longe la voie ferrée et la rivière. Nous sommes entourés de montagnes. L'excitation monte. Nous arrivons à destination au bout de 25mn de route. Tout le monde descend. nous sommes sur un parking. Des groupes sont en train de se préparer. Les porteurs s'équipent, préparent leurs sacs. Ils ont droit de porter jusqu'à 21 kg de matériels et marchandises. Certains groupent sont déjà partis plus tôt. Les porteurs d'une même agence sont habillés de la même couleur. Les nôtres seront jaunes. Notre équipes est composée de 4 porteurs dont un cuisinier. Les porteurs porteront toutes les tentes (celles pour dormir et celle pour manger et faire la cuisine), le matériel pour cuisiner, la nourriture, chaises, table....... des superman en quelques sortes. Respect. Tout le monde passe par la case "pipi". On ajuste nos équipements et nos tenues. Je sort mes joujoux; à savoir l'appareil photo, que j'attache à mon sac à dos, et ma gopro, que je mets dans ma poche de pantalon (le pantalon ne sera pas un bon choix sauf pour dormir. Je serai en short le reste du temps).
Il est 9h00. Notre trail commence. Nous longeons à nouveau la voie ferrée. Nous nous arrêtons à hauteur d'une gare qui semble désaffectée. Nouvelle photo.
L'oiseau doit vite sortir car au loin on entend un train qui siffle. Le train passe tout près de nous. Un peu plus bas, les porteurs sont contrôlés (autorisation et poids des sacs). Nous arrivons au check point où cette fois ci c'est nous qui sommes contrôlés. Nos porteurs ne sont pas encore là. On laisse passer un groupe de randonneurs. Ils sont une douzaines. rien d'impressionnant. Mais, ils sont suivis par une quinzaine de porteurs si ce n'est plus. Ils sont habillés comme spider man sans la cagoule ! Ca en jette ! Cependant, ils portent le matériel mais également les sacs des précédents randonneurs. On est des warriors ou pas !! Ca y est c'est à notre tour. On tend notre passeport (obligatoire sinon retour à la maison) et notre billet d'entrée. Nous sommes au km 82 (2900 m d'altitude), point de départ du chemin de l'Inca. On franchit un pont suspendus qui passe au dessus de la rivière Urubamba; et de suite ça grimpe. Les premières gouttent de sueur tombent. il s'en suit d'un long faux plat et du plat. L'échauffement en quelque sorte. Nous longeons toujours l'Urubamba. La piste est bonne, pas de caillou et de pierre à l'horizon. Nous entendons à nouveau le train siffler en contre-bas. il s'agit du train pour le Machu Picchu.
Nous faisons un premier break au bout d'une heure. Bernie nous explique comment c'est développer l'empire inca. Très instructif et j'ai presque tout compris. On se trouve en face des premières ruines incas qui sont sur l'autre rive. il s'agit du site inca Willcarakay. Ces ruines sont un point de transit essentiellement commercial entre Ollantaytambo et les autres sites du chemin de l'Inca. A suivre..... | | | À: Newzea · 23 juin 2016 à 23:46 Re: 9 jours en terre Inca Message 10 de 41 · Page 1 de 3 · 4 180 affichages · Partager J3 Inca trail (1ère journée)
Nous reprenons notre marche. Tout le long du chemin, Bernie nous montre des fleurs, des plantes, des arbres fruitiers; tout un tas de choses qui nous font profiter pleinement de cette matinée. Tout en marchant, je regarde les montagnes en me demandant à quel moment nous allons quitter cette vallée pour en emprunter une autre; ou alors quelle montagne nous allons gravir. Je sort ma caméra pour filmer le paysage quand dans l'écran de ma gopro je vois des petits points rouges qui bougent. J'arrête de filmer. Je fronce les sourcils pour fixer le paysage. Les points rouges sont des porteurs qui montent une pente à la queue leu leu pour accéder au plateau qui surplombe la vallée. La pente est très sévère. C'est la première difficulté du trek même si l'effort sera de courte durée: une dizaine de minute. Avec la chaleur, l'altitude et le poids du sac l'effort n'est pas évident mais on y arrive. Arrivés en haut nous buvons. J'ai 3 à 4 litres d'eau dans mon sac. Les réserves sont là. Pour ce premier jour, nous sommes autonomes en eau. Nous pouvons nous ravitailler en eau sur le chemin jusqu'au deuxième jour. Bernie nous demande de le suivre. La vue est très jolie.
Nous nous arrêtons au bord du chemin et nous découvrons le premier site incas de ce trek: Llactapata. Il s'agit d'un centre agricole avec de grandes terrasses incas.
La surprise est totale. On contemple ce site qui s'ouvre à nous comme si c'était le Machu picchu. Enfin, la preuve de l'ingéniosité du peuple inca. Bernie nous détaille le site. La cité administrative, les terrasses; le temple etc...... Il attire notre attention sur une plateforme située à quelques mètres de nous et nous demande ce que ça nous évoque. Je lui dit que ça ressemble à une piste d'atterrissage pour hélico. Je suis happy j'ai lancé ma vanne ! Et non, il s'agit d'un poste d'observatoire pour observer les étoiles, la galaxie, the milky way. A notre gauche des fortifications protègent la cité. Nous quittons se site majestueux. Le voilà le changement de vallée. Nous sommes toujours entourés de montagnes et la forêt fait son apparition. Nous entamons notre première descente "casse gueule" où la piste peut se dérober à tout moment. La glissade n'est pas loin. Peu à peu le soleil cède sa place aux nuages. Et oui qui dit changement de vallée dit changement de temps. La pluie nous guettent. Il est 12h00- 12h30. La pause déjeuner est dans une heure. Il pleut. Séverine enfile son poncho. Moi pas encore, la pluie n'est pas incessante. On marche aux abords de la forêt. Je me décide à mettre mon poncho. Il fait chaud en dessous. La faim se fait de plus en plus sentir. Nous traversons un petit village. On fait une pause..
Mais où sont nos porteurs ? Mine de rien ça grimpe depuis qu'il pleut. On quitte le village. Et au bout de 10 mn il faut faire demi tour ! Moi qui suit très ronchon quand j'ai faim là je ne dis rien j'en rigole même. Et oui enfin ça descend ! lol ! Nous occupons un emplacement conçu pour accueillir des randonneurs. Il se trouve dans le village que nous avons traversé. La pluie tombe toujours et de plus en plus fort. Nous mangeons notre premier repas. C'est très très bon et très copieux. Entrée + plat de viande avec 2 ou 3 légumes et parfois dessert mais toujours du coca tea. On en oublie la pluie. On est tous rassasié et il faut reprendre la piste. Finalement la pluie s'arrêtera peu de temps après. Le temps est tout de même clair. Les nuages bas se sont dissipés. Nous devons rejoindre notre camps à Yuncachimpa (3300 mètres). Nous avons 300 mètres de dénivelés à parcourir si on peut dire. Il nous reste 2 à 2.5 heures de marche. Nous arrivons à notre camps vers 17h00. Beaucoup d'autres groupes sont déjà installés. C'est normal ils sont partis plus tôt. On se rassure comme on peut. Au final on aura marcher 7 heures à peu près et parcouru 12 km environ. La vue sur les montagnes est magnifique. Nous sommes fatigués mais la difficulté est montée crechendo au fur et à mesure de la journée. Ce qui la rendue très agréable malgré la petite pluie. A suivre..... | | | À: Newzea · 28 juin 2016 à 23:41 Re: 9 jours en terre Inca Message 11 de 41 · Page 1 de 3 · 4 104 affichages · Partager J3 Inca trail (1ère journée fin)
Notre camps se nomme Ayapata. Les tentes sont déjà montées. Nous avons une vue magnifique sur les montagnes. Je fais un petit tour du propriétaire jusqu'aux toilettes et aux douches. Et bien ce n'est pas aujourd'hui que je vais prendre une douche. L'eau est très froide, il va faire bientôt nuit et elle s'annonce très fraîche. Trois bonnes raisons pour se contenter de se laver avec des lingettes. Les camps sont conçus en forme d'escalier comme pour les cultures incas. En contrebas de notre tente, j'observe un groupe composé d'une douzaine de randonneurs et d'une quinzaine de porteurs. Les deux guides font les présentations. C'est la coutume. Ca fait beaucoup de monde aligné les uns à coté des autres. Je dois dire que ça donne une ambiance assez militaire, mais bon ça rigole quand même. Bernie nous appelle pour la petite collation de 18h00. On aura le droit à une boisson chaude ou froide ou les deux avec parfois des pop corn, des pancakes et même un gâteau fait maison. Chapeau au cuistot. C'est un petit moment de détente très agréable où on essaie de faire plus amples connaissances entre nous cinq. Ca se poursuivra pendant le dîner. On mange comme des rois. Je m'attendais à cette surprise mais pas à ce point. L'ambiance est très sympa. C'est l'heure d'aller se coucher. La nuit est noire. Je fixe ma lampe frontale et j'ouvre le chemin jusqu'à notre tente. On ne fait pas long feu. Je m'endors mais je suis réveillé par des bruits. Je me remémore les animaux que l'on peut croiser tout au long du chemin. Je l' avais demandé auparavant à Bernie. Il y a des ours, des mygales, des serpents, des pumas..... Ces bruits se rapprochent pour s'arrêter à coté de notre tente. Je me fige et ne bouge plus comme si l'animal pouvait me voir à travers la tente ! Je crois à la présence d'un ours. L'animal renifle en bougeant la toile. Bon ben je fais quoi maintenant ? Rien. Seul au monde. J'attends, il s'éloigne et se met à courir. Je reconnais des bruits de sabot. Ce n'est pas un ours mais un âne ! plus de peur que de mal. Je m'endors pour de bon. A suivre.... | | | À: Newzea · 29 juin 2016 à 23:47 Re: 9 jours en terre Inca Message 12 de 41 · Page 1 de 3 · 4 072 affichages · Partager J4 Inca trail (2ème journée)
Il est 05h00 du matin le réveil sonne. Comme tous les matins on nous apporte une tisane aux feuilles de coca directement dans notre tente. Dès le réveil ça fait du bien et ça nous réchauffe. Les nuits sont froides. Nous avons bien dormi dans notre sac de couchage et sur notre matelas gonflable. Nous les avons loués à l'agence (les matelas) et ce sont les porteurs qui les transportent. C'est toujours ça de moins. Le petit déjeuner est à 05h30. Pendant, ce temps on s'habille et on fait notre sac. Aussitôt prêt on sort et les porteurs ne perdent pas de temps pour démonter les tentes. Je lève la tête pour scruter le ciel. Il est plutôt dégagé avec de léger nuages blancs qui virent au rose avec le lever du soleil. tout le monde s'affaire dans le camp. Certains partent alors que d'autres mangent. Sinon aujourd'hui c'est la journée la plus difficile qui se profile. Il y a deux sommets à franchir : le col de Warmihuanusca 4215 m et le col de Runkurakay 3950 m. Le camps où nous avons passé la nuit est à 3300 m et le début de la journée de marche est rude. On reprend notre marche en pleine ascension. Ca grimpe de suite et autant vous l'avouer de suite; ça ne sera pas une partie de plaisir. La fatigue de la veille, le poids de nos sacs, le décalage horaire et l'altitude ne nous facilitent pas les choses. Jusqu'au camps de Llulluchapampa 3850 m, soit après une heure et demi de marche, nous sommes plutôt bien. On peut se ravitailler en eau et même en fruits ou gâteaux. La vue est toujours aussi splendide. Il y a même des toilettes propres. On repart après une pause de 10mn. La marche se fait toujours à l'orée de la forêt.
C'est un mélange de piste en terre, de pierres, de marche en pierre et de piste en pierre ! Ca n'arrête plus ! Et le pire est qu'on ne voit pas le sommet. On fait des pauses. On prend des photos en même temps ou on filme. A chaque fois je pose mon sac; il doit peser 20 kg !!! On croise des randonneurs qui n'ont pas de sac à porter et on se dit " je vais leur filer un billet pour qu'ils me le portent" mais non on est des Warriors (un peu moins aujourd'hui). Un petit mot sur l'altitude. Quand on est en état de fatigue le rythme cardiaque s'accélère plus vite à l'effort et surtout si il y a moins d'oxygène. Mais, je dois aussi dire que je marche comme un bourrin; à savoir que je fais des pas rapides et lourds comme quand on monte un escalator dans le métro quand on est pressé. La bonne méthode, et je m'en suis rendu compte le lendemain, est de marcher au ralenti en exagérant les mouvements comme les randonneurs en très haute montagne. La forêt laisse sa place à une végétation moins dense faite d'arbustes et de hautes herbes.
On touche au but j'aperçois le sommet. En tout cas je crois l'apercevoir car en y arrivant ça grimpe encore et encore. Séverine tient le choc. Je crois qu'elle a la technique pour monter, mais faut dire que son sac est moins lourd aussi. Désolé ! c'est un coup bas. Elle assure grave en fait. Les 200 derniers mètres sont pénibles mais on y arrive. Au sommet Bernie nous attend avec une bouteille de mousseux (Inca mousseux). Quant aux deux jeunes danoises, elles ont fait la montée à leur rythme. Elles ont aussi du mérite car leur sac est plutôt imposant. Premier réflexe, on pose notre sac. On admire la vue. Quelle belle récompense !
On boit notre petit verre de vin qui pique sans oublier de préciser que Bernie en verse un peu sur le sol en offrande à Dame nature (Pachamama). L'autre nom de ce col est le " Dead woman's pass". Allez savoir pourquoi ? Nous avons du mettre 3h - 3h30 environ pour monter. Après la montée, la descente. Je tourne la tête. L'autre versant du col est dans la brume. Ca descend plutôt à pic. Nous retrouvons nos marches en pierre. On y va, il faut faire attention où l'on met les pieds car beaucoup de pierres sont de travers (Ca rime). A suivre...... | | | À: Newzea · 2 juillet 2016 à 23:15 Re: 9 jours en terre Inca Message 13 de 41 · Page 1 de 3 · 4 020 affichages · Partager J4 Inca trail (2ème journée)
Nous entamons la longue, très longue, très très longue descente vers le camps de Pacaymayo (3500 m d'altitude). Nous ferons quelques pauses durant cette descente. Après la brume, le soleil refait son apparition. Contrairement à notre précédente ascension, nous avons une vue dégagée sur notre chemin. Nous sommes au creux de la vallée. La descente est agréable alors que les jambes trinquent un peu quand même. Nous marchons en scrutant souvent l'horizon afin de voir ce qui nous attend. Et c'est bien connu après le descente, la montée !
Et quelle montée ! ah j'espère que le cuistot nous a préparé un bon repas pour reprendre des forces. Nous arrivons au camps qui est au pied de la prochaine ascension qui dit nous mener au second pass à 3950 mètres. Alors que nous arrivons, d'autres sont sur le départ pour poursuivre la route. Il est 13h. La tente est déjà montée, nous allons manger bientôt. Pendant ce temps, tout le monde s'assoit. La première partie de la journée est passée. Au final, cette matinée a marqué les organismes. Personne ne parle, tout le monde récupère. Pendant que nous mangeons, Bernie nous propose soit de continuer notre route comme prévu ou alors de nous arrêter là pour la journée et de ne repartir que demain. L'après midi est déjà bien entamée, et en repartant il y a un risque pour que nous n'ayons pas de place pour le prochain campement. En tout cas c'est ce que j'ai compris. Avec Séverine, nous sommes ok pour repartir et nos compagnons aussi. Seulement, au final nous passerons la nuit ici. Bon je n'ai pas tout compris mais ce n'est pas grave. En sachant ce qu'il nous attendait, c'était le meilleur choix car après c'est du costaud. Sachant que nous étions empruntés par cette matinée, on n'aurait pas autant apprécié comme nous l'apprécierons en le faisant le lendemain. Bref, terminus tout le monde descend. Il est 14h00 et quelques. Nous sommes un peu déçus sur le coup mais on va bien se reposer et reprendre des forces. En ne repartant que demain, cela nous oblige à rattraper le retard sur les deux prochains jours. Ceci dit les journées 3 et 4 sont de difficultés moyennes et les temps de marche sont moins élevés. Le repas est copieux, on traîne un peu à table. Je finis mon repas par le traditionnel coca tea. Je décide d'aller me rafraîchir les pieds. Je file au petit court d'eau qui traverse le camps. L'eau est glaciale, elle vient du glacier voisin. Néanmoins, ça fait du bien. Soudain, il me prend l'envie de prendre une douche. Je vais au bloc sanitaire et je constate qu'il y a une douche.... froide. Ce n'est pas grave je vais tester l'inca shower. C'est l'eau de la rivière ! L'eau est très froide. Je prends mon courage à deux mains et j'y arrive tant bien que mal. Ca fait vraiment du bien. Je retourne dans ma tente et avec Séverine on fait une sieste. Au réveil, je fais un petit tour. Je longe la rivière dans laquelle un gars se lave. La prochaine fois j'essaierai aussi. Je scrute le chemin qui s'élève le long de la forêt. J'ai hâte d'être demain car de la haut la vue doit être top. Tout le monde s'est bien reposé cet après-midi. Le repas du soir se déroule dans une très bonne ambiance et encore une fois on s'est régalé du repas. A suivre........................... | | | À: Newzea · 2 juillet 2016 à 23:40 Re: 9 jours en terre Inca Message 14 de 41 · Page 1 de 3 · 4 019 affichages · Partager toujours aussi agréable de vous lire....vivement la suite | | | À: Newzea · 4 juillet 2016 à 0:00 Re: 9 jours en terre Inca Message 15 de 41 · Page 1 de 3 · 3 987 affichages · Partager J5 Inca trail (3ème journée)
Il est 6h00 du matin, nous traversons le camps pour reprendre le chemin que nous avions laissé la veille. Le soleil se lève. Le chemin aussi se lève et dès le départ. Cette fois ci j'adopte une autre technique pour monter. Je fais des pas lents, comme Séverine finalement. Le chemin monte le long de la montagne. On aperçoit les ruines Incas de Runkurakay. C'est un ancien relais pour les messagers Incas. C'était le seul moyen de communication de l'époque. Ca grimpe de plus en plus, la vue est de plus en plus belle. Le chemin tourne sur la gauche, nous passons sur un pont de bois. Clic clac photo.
Nous croisons un ou deux groupes plus nombreux que nous. Mais ce n'est pas la cohue. Tout le monde est heureux d'être ici. Les sourires sont de mises quand on se croise même si ça tire un peu sur les muscles. On atteint les ruines. A cet instant, mon premier reflexe est de regarder par où le chemin continu. En effet, d'en bas on voit le chemin qui monte jusqu'aux ruines et puis plus rien. Je me suis demandé si il n'y avait pas un tunnel ? Mais non il est plus loin sur le parcours. Je lève la tête et là un mur de végétation se dresse devant nous. Le chemin s'y faufile. Pas simple pas simple. Tout en haut, c'est le second pass qui culmine à 3950 mètres. on s'arrête aux ruines. Bernie nous explique la signification du lieu. Après nous profitons de la vue.
En contrebas, nous apercevons le camps. Il paraît tout petit. Au loin vers l'ouest, nous devinons la montagne du first passs le Warmiwanusca. C'est magnifique. Nous reprenons nos sacs, et on repart. Cette montée vers le second pass est moins longue que celle du first pass mais il faut avaler le dénivelé de 450 mètres en peu de kilomètres. Plus nous montons, plus Runkurakai s'éloigne mais plus la vue sur les ruines est spectaculaire. On les surplombe tellement que l'on a l'impression de pouvoir les toucher en se baissant. Saisissant. Un faux pas et on dévale la pente jusqu'aux ruines. Et là on va vraiment les toucher !!! Encore une fois tout le monde monte à son rythme. Nos petites danoises, les speedy gonzales comme le dit si bien Bernie, sont sûrement déjà arrivées en haut. Pas grave, nous finissons tranquillement. Si hier on avait du enchaîner cette montée, les sourires auraient été de douleur ! Mais là, on est bien malgré tout. Ca tire un peu mais ça va. Nous arrivons et la récompense est à la hauteur de ce second pass.
Nous profitons de cet endroit pendant un petit moment. Tout le monde se félicite d'avoir passé cette épreuve. A suivre......... | | | À: Newzea · 4 juillet 2016 à 23:45 Re: 9 jours en terre Inca Message 16 de 41 · Page 1 de 3 · 3 952 affichages · Partager J5 Inca Trail (3ème journée) suite
Nous entamons la descente. Elle est un peu moins "casse gueule" que celle d'hier matin. Quoique par endroit il faut faire attention tout de même.
La vue sur la vallée est magnifique. Au bout d'une heure trente de descente, nous apercevons le site Inca de Sayacmarca (3600 mètres). C'est une petite cité composée de petites ruelles et placettes. La vue sur les montagnes depuis ces ruines est imprenable. Nous accélérons le pas pour se rendre dans la cité. Pour y accéder nous devons prendre un escalier-échelle. C'es un concept inca. Sûrement l'ancêtre de l'échelle. Je plaisante. Nous posons nos sacs en bas de l'escalier. Déjà l'escalier est très très pentu et en plus il est très étroit. Donc inutile de se charger surtout que le poids pourrait nous faire basculer vers l'arrière.
La vue est superbe. Ca vaut bien toutes ces heures de marches. Nous avons droit a des explications de Bernie sur l'histoire de ce site. Et voici la vue que nous avons.
Bernie parle mais nous sommes hypnotisés par le paysage. C'est à cet instant que l'on se demande comment les incas ont fait pour construire tout ça, on a beau nous expliquer, on a du mal à y croire et pourtant.... Nous faisons le tour du site dans ce vaisseau de pierres. Il est temps de quitter ce lieu pour se rendre au camp de Chaquiqocha. C'est à cet endroit que nous déjeunerons. Le camps est visible de Sayaqmarka. Nous devons marcher 30 mn seulement. Le camps est au pied du site inca. Nous sommes entourés de montagnes. Le temps change et tourne petit à petit. Des nuages se forment pendant que nous mangeons. La forêt a laissé sa place à la jungle. Il y a plus d'humidité et de la brume s'y dégage. En montant dans l'air, elle forme des nuages. ll ne pleut pas mais on ne traîne pas sur le camp. A suivre..... | | | À: Newzea · 5 juillet 2016 à 6:28 Re: 9 jours en terre Inca Message 17 de 41 · Page 1 de 3 · 3 943 affichages · Partager C’est vraiment une nouvelle destination pour moi, les endroits sont très majestueux. Est-ce que vous avez demandé l’info des autres ou vous avez trouvé vous-mêmes ? Si j’ai l’occasion, je suis preneur de suivre votre carnet pour un meilleur voyage. Bonne journée. | | | À: Mercier21 · 5 juillet 2016 à 14:57 Re: 9 jours en terre Inca Message 18 de 41 · Page 1 de 3 · 3 396 affichages · Partager Bonjour Mercier21,
C'est en organisant ma visite au Machu Picchu que j'ai trouvé les informations sur l'inca trail. La possibilité de découvrir le Machu Picchu en marchant pendant 4 jours a attiré tout de suite mon attention. Je me suis renseigné sur les agences à Cusco. C'est sur le site internet de l'agence Xtreme turbulencia que j'ai trouvé une description détaillée de l'inca trail. Ensuite, je me suis renseigné sur Voyage Forum via les récits de voyage et les discussions. Dès que j'étais certain de faire le trail, je me suis rapproché de l'agence par mail. Et nous avons réservé de cette manière. J'espère avoir répondu à votre question.
Très cordialement
Pop | | | À: Newzea · 6 juillet 2016 à 23:54 Re: 9 jours en terre Inca Message 19 de 41 · Page 1 de 3 · 2 837 affichages · Partager J5 Inca trail (3ème jour) suite
On reprend la route par une petite pente pour la digestion. On profite d'une dernière vue de Sayaqmarka et des montagnes qui l'entoure. Nous avons 2 bonnes heures de marche pour atteindre le third pass (3670 mètres) tout proche de notre 3ème camp de base à savoir Phuyupatamarka. Nous marchons sur un chemin plutôt étroit et par moment très étroit. Cependant, nous marchons en lisière de jungle et à flanc de montagne. Ce qui me fais dire que c'est effectivement la partie du trail la plus agréable car c'est plutôt plat; la plus vertigineuse car le vide est souvent présent et la plus majestueuse. Nous sommes des funambules qui marchons sur un fil de pierre au dessus d'une forêt tropicale mystérieuse. Le temps se découvre. Les éclaircies reprennent le dessus.
Et moi je suis au dessus du vide. A chaque virage, les montagnes se dévoilent et nous montrent tantôt des sommets de forêts, tantôt des sommets enneigés ou des sommets de pierres. Parfois, la brume s'en mêle et apporte un coté mystique à ce décor. Je sors souvent mon camescope (j'ai rangé la gopro). Nous ne marchons plus le long de plaines encaissées mais tout simplement sur les sommets arborés des montagnes. Nous traversons un tunnel creusé dans la pierre. Nous jouons à nous faire peur. Puis, on se concentre quand le chemin se rétrécie et encore plus quand à ce moment là des porteurs nous doublent.
Nous passons le troisième pass. Le camp est juste après. Nous sommes accueillis par des lamas qui broutent l'herbe. Ce sont des tondeuses à gazon sur pattes. Le camp de Phuyupatamarka est indéniablement le plus spectaculaire. De notre emplacement de tente, nous avons une vue de 180 degré sur les montagnes. En contrebas, les ruines de phuyupatamarka: la cité au dessus des nuages impressionne par ses murailles circulaires.
Nous avons quartier libre pour cette fin d'après-midi. Je vais seul visiter cette cité. Il faut emprunter un escalier très très pentu en faisant très attention. Au pied de la cité il y a un système d'aqueducs qui alimentent des bains. Ces ruines sont très bien préservées. Et la vue est fantastique. Au moment de remonter cet "escalier-échelle", je vois des porteurs faire le plein d'eau dans de grosses bassines qu'ils portent sur la tête. Ils empruntent le même escalier que moi ; impressionnant. je les laisse passer. Ils me disent merci avec le sourire. A suivre..... | | | À: Newzea · 8 juillet 2016 à 23:59 Re: 9 jours en terre Inca Message 20 de 41 · Page 1 de 3 · 2 776 affichages · Partager J5 inca trail (3ème journée) suite
Il est l'heure de s'attabler pour la dernière collation de 17h30. Mais cette fois ci, elle sera un peu spéciale pour deux raisons. La première est que nous avons eu droit à un gâteau fait maison. Et la deuxième, plus importante, est qu'il s'agit de récompenser les porteurs. C'est une tradition. Cela consiste tout simplement à leur donner soit un pourboire, soit des vêtements au tout autre chose. Quand vous voyez ce que réalisent ces hommes, vous ne pouvez qu'être respectueux et généreux avec eux. Avant cela, chaque porteur se présente et à chaque fois nous les applaudissons pour ce qu'ils font durant ce trail. Bien sûr (il y a les deux orthographes) auparavant, nous nous sommes aussi présentés. Leur point commun est qu'ils font ça en plus de leur travail (certains sont agriculteurs, d'autres maçons.....) C'est un véritable moment d'échanges, sincère et je ne dira pas émouvant mais très chaleureux. Les accolades sont de mises pour les remercier de ce qu'ils font et pour eux de nous remercier pour notre geste (à tous les 4). Pendant que nous attendons que le repas soit servi le ciel gronde, l'orage n'est pas loin. Il se met à pleuvoir mais nous sommes à l'abri. Soudain, un vent violent se met à souffler. Les toiles de la tente sont secouées dans tous les sens. Bernie maintient avec force le piquet central qui tient le devant de la tente. De notre coté, chacun essaie d'empêcher les toiles de tout "foutre" en l'air dans notre espace repas. Bernie crie en Quechua de l'aide aux porteurs. La tente n'a pas été assez arnachée au sol, ce qui explique les forts mouvements. Il pleut de plus en plus fort. on se demande comment ça va finir. Les porteurs sortent sous la pluie. Il essaie de maîtriser la tente; nous aussi d'ailleurs mais de l'intérieur. La lumière s'éteint, nous sommes dans le noir. Mais heureusement, nous avons nos frontales. De notre coté on ne peut rien faire de plus. On attend. La tente bouge de moins en moins, on relâche nos prises petit à petit. Tout rentre finalement dans l'ordre. Le vent s'éteint d'un coup. La pluie baisse un peu d'intensité. Et oui dans la montagne, vous n'êtes que des objets avec lesquels la nature fait joujou. C'est un peu la sensation que l'on a eu. On souffle et on remercie Pachamama. Je jette un oeil dehors. J'aperçois des éclairs au loin. Fantastique. Ces petites sueurs nous ont ouvert l'appétit. Ca tombe bien pour le dernier dîner, nous serons gâter. Demain, nous devons nous lever à 3h00 du matin. Normalement, nous aurions dû dormir ce soir au dernier campement, le Winay Wayna. Par conséquent, nous devrons rattraper notre retard et nous lever plus tôt. A suivre.... | Carnets similaires sur le Pérou: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 064 visiteurs en ligne depuis une heure! |