Sylang91 · 10 décembre 2019 à 17:09 · Une photo 54 messages · 12 participants · 2 382 affichages | | | | Bonjour,
Dans un précédent message, j'avais posté les propos suivants :
J'ai fait ce trek en partant de Jiri le 19 septembre 2019 et en le terminant à Ringmo et Phaplu. J'avais également passé 2 nuits à Namche. Sachez que j'ai eu le mal d'altitude alors que j'étais passé à Ebc le 3 octobre, monté au KP le 4 octobre et reparti sur Lobuche où j'ai passé une nuit, puis parti le lendemain sur Dzonghla, et le jour suivant passé la Chola Pass bien enneigée, puis halte d'une nuit à Dragnag et enfin Gokyo où pendant la nuit il s'est déclenché alors que rien l'annonçait. Il a fallu que je redescende à Machhermo, puis une nuit plus tard à Phorsté Tenga et je suis remonté à Gokyo en passant par Thare et Nala. J'ai ensuite passé la Renzo La Pass verglacée par endroits....De cette expérience personnelle, et pour en avoir parlé les jours suivants avec une hindoue (médecin), j'en retire que nous ne sommes pas égaux...que le Mam peut se déclencher malgré une période d'acclimatation faite correctement...qu'il dépend de facteurs que l'on ne maîtrise pas forcément (la pression atmosphérique, le niveau d'altitude....) et de facteurs que l'on doit maîtriser (alimentation et boisson)...et de nombre de paramètres que...je ne connais pas...
Bonne journée | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonsoir Comme quoi, il n'y a rien garantissant d'éviter le MAM! Le plus important est de savoir quand il faut redescendre... et éventuellement remonter.
Si nous devons à nouveau descendre depuis Namche, nous ne ferons pas l'erreur commise l'an dernier, à savoir dormir à Monjo, qui fait sortir du parc et donc repayer pour remonter. Nous nous arrêterons juste au dessus, à Jorsale qui est je crois à l'intérieur du parc.
Sylvie | | | Bonsoir Tous ces choix sont compliqués à faire. Je vais noter les différents itinéraires possibles, et je pense que nous déciderons sur place en fonction des conditions de la montagne et de notre forme. Je ferai en particulier attention au problème possible posé par le Mong La. Si tout va vraiment bien, nous irons au Kala Pathar en passant le Cho La après Gokyo.
Merci pour toutes les idées d'itinéraire et les commentaires sur le MAM.
Sylvie | | | Bonjour,
A l'aller comme au retour, j'ai dormi à Jorsale...et très très peu de monde passe la nuit....J'ai été seul les deux fois dans le lodge et je n'ai croisé que des népalais en fin de journée !!! Bonne journée. | | | Si tout va vraiment bien, nous irons au Kala Pathar en passant le Cho La après Gokyo.
Dès lors que vous avez l'intention d'aller jusqu'au Kala Pathar, je vous suggère de commencer par le Kala Pathar, puis de poursuivre vers Gokyo via le Cho La.
Pour 3 raisons principales : 1°) montée en altitude plus graduelle, avec un grand choix d'étapes intermédiaires. 2°) il y a quelques vrais villages (donc un contenu culturel) sur le trajet, alors que la montée vers Gokyo ne traverse que des hameaux de lodges. 3°) de nombreuses escapades possibles en altitude de part et d'autres du sentier principal. De quoi pratiquer la montée en dents de scie, ce qui favorise l'acclimatation à l'altitude. Par exemple, Ama Dablam BC, Taboche Kharka, Nangkar Tshang Gonpa...
Sans même envisager de passer le haut col Kongma La, il est intéressant de faire un détour par Chhukhung (4730 m). Plusieurs balades possibles dans la Vallée de l'Imja Khola, notamment Chhukhung Ri, le camp de base de l'Imja Tsé (= Island Peak), voire même le camp de base du Amphu Lapcha La. De quoi occuper 2-3 jours à Chhukhung. En cas de souci d'acclimatation, vous pouvez aisément descendre à Dingboche (4360 m) ou Pheriche.
En sus, un centre médical est installé à Pheriche, alors que les centres médicaux de Machermo et Gokyo sont contraints cette année 2020 à la fermeture (cf. www.tripadvisor.co.uk/...G_clinics-Nepal.html ).
Une fois acclimaté à Chhukhung (4730 m), vous pouvez alors revenir à Dingboche/Pheriche et rejoindre directement Lobuche (4930 m), sans devoir faire étape à Dughla (4620 m, hameau peu gratifiant).
Fabrice | | | nous ne ferons pas l'erreur commise l'an dernier, à savoir dormir à Monjo, qui fait sortir du parc et donc repayer pour remonter. Nous nous arrêterons juste au dessus, à Jorsale qui est je crois à l'intérieur du parc.
D'après plusieurs comptes-rendus, le contrôle d'accès est désormais situé à Tok Tok, en aval de Monjo et Bengkar. Lire par exemple www.errances-en-sacados.be/...nt-namche-bazar.html . Sans doute pour faire payer les rares trekkeurs qui de Tok Tok rejoignaient directement Kongde (ou de les contrôler à la sortie).
Fabrice | | | que le Mam peut se déclencher malgré une période d'acclimatation faite correctement...
C'était ma hantise lors de mon trek des 3 cols.
Votre expérience rejoint un témoignage que j'avais visionné sur le web (mais que je ne parviens pas à retrouver). Cette trekkeuse française avait eu brutalement un début d'oedeme cérébral au camp de base de l'Island Peak, sans signe avant-courreur, et alors qu'elle avait déjà franchi les Renjo La et Chola, et peut-être même Kala Pathar (ma mémoire est incertaine sur ce point).
Comme quoi notre vigilance doit être permanente lors d'un trek en haute altitude. Raison pour laquelle j'aurais préféré partager ma chambre toutes les nuits, et pas pour des raisons pécuniaires. Mais pas aisé hors saison.
Fabrice | | | qu'il dépend de facteurs que l'on ne maîtrise pas forcément (la pression atmosphérique, le niveau d'altitude....)
Le facteur agissant est la quantité d'oxygène transportée dans le sang. Laquelle dépend de différents éléments :
- le volume d'air inspiré ; un des modes d'acclimatation est justement d'inspirer plus profondément et avec une fréquence accrue (réponse ventilatoire). Il se met en place automatiquement, mais se fait progressivement (d'où la limite sur le rythme de montée en altitude). Très réactif, aussi bien à la montée qu'à la descente.
- le taux de globules rouges (lesquels assurent le transport de l'oxygène dans le sang) ; autre mode d'acclimatation à l'altitude, la production accrue de globules rouges intervient dès la montée en altitude mais ne manifeste ses effets qu'à retard (1 à 2 semaines) car le stock varie lentement (seulement 1% de renouvellement par jour). A la descente, la production de globules rouges retrouve un rythme normal, mais l'effet stock persiste quelques semaines. C'est ce qui justifie les stages en altitude avant des compétitions sportives.
- la pression atmosphérique ambiante, directement fonction de l'altitude, mais légèrement modifiée par la météo (dépression associée au mauvais temps, hautes pressions associées au beau temps). Plus la pression baisse, moins il y a d'oxygène dans un même volume d'air (même si la proportion reste constante). Aussi modifiée par la température : baisse de température => baisse de pression, à volume inchangé. La pressurisation d'un avion a pour objet d'éviter aux passagers de souffrir de l'hypoxie.
La réponse ventilatoire semble être notre premier facteur d'inégalité face à l'altitude. Je crois que c'est cette réponse ventilatoire qui est évaluée lors des consultations hypoxie, mais je ne suis pas un expert, juste un lecteur attentif de la littérature scientifique sur le mal des montagnes.
Fabrice
Nota : les sherpas (et autres ethnies d'origine tibétaine) bénéficient de mécanismes adaptatifs spécifiques, qui semblent hérités des Dénisoviens (espèce différente de l'Homo Sapiens). | | | Je crois que c'est cette réponse ventilatoire qui est évaluée lors des consultations hypoxie
Une consultation hypoxie avec le Professeur Richalet est présentée à partir de 36'50'' dans le documentaire "Les conquérants des sommets" visionnable sur
.
Y est précisé que les tests évaluent : - la saturation pulsée en oxygène (SpO2), - la réponse cardiaque, - la réponse ventilatoire.
Mesurée par oxymétrie, la SpO2 évalue l’efficience avec laquelle l’oxygène est acheminé vers les parties du corps les plus éloignées du cœur, tels que les doigts et les orteils. La saturation en oxygène devrait en général être supérieure à 95%.
Pour en savoir plus sur le test à l'hypoxie (protocole Richalet), se référer au chapitre 4.2 p. 42 in dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01635870/document .
Fabrice | | | Bonsoir
Je viens de lire l'article sur la fermeture de centres médicaux et l'ouverture d'une clinique privée, assez effrayant. Je vais effectivement regarder de beaucoup plus près le circuit en sens inverse, d'autant plus que nous devrions aller à Chukkung et au Chukkung Ri après le Khala Pattar. Le guide que nous avions l'an dernier se demandait pourquoi on faisait le circuit dans ce sens et pas dans l'autre. J'ai l'impression qu'en général les gens faisant les trois cols commencent par Chukkung, et ceux ne passant que le Cho La tournent en sens inverse. Peut-être à cause du dénivelé montée/descente du Renjo La ?
Bonne soirée.
Sylvie | | | nous devrions aller à Chukkung et au Chukkung Ri après le Khala Pattar.
Chhukhung permet de parfaire son acclimatation à l'altitude avant la dernière montée vers Lobuche, puis Gorak Shep pour Kala Pattar,
Après ce segment, vous commencerez à bénéficier de l'augmentation de votre taux de globules rouges dans le sang. Avec cela, le franchissement du Chola Pass devrait être physiquement aisé (mais restant techniquement délicat du fait du glacier). Bon topo in sujoyrdas.blogspot.com/...-of-cho-la-pass.html . Le même auteur a aussi rédigé un topo de qualité pour le Renjo La, cf. sujoyrdas.blogspot.com/...rhenjo-la-5337m.html .
Peut-être à cause du dénivelé montée/descente du Renjo La ?
Quand on vient de Lungden, le franchissement du Renjo La est en effet redoutable. Physiquement certes, mais tout particulièrement du fait du mal des montagnes, car l'acclimatation en venant de Thame n'est pas aisée pour une telle altitude. D'autant que la haute-vallée de la Bothe Kosi est théoriquement une zone à accès restreint soumise à l'obtention d'un permis (pas contrôlé dans le passé).
Quand j'ai quitté Lungden, 4 jeunes et grands gaillards français ont dû interrompre leur ascension vers le Renjo La car nauséeux et commençant à vomir, et revenir à Lungden. De quoi leur rappeler ma mise en garde la veille au soir... Je les avais alertés sur une acclimatation à l'altitude que je jugeais insuffisante.
Être jeune, sportif, et capable de monter vite, se révèle ici un handicap face au mal aigu des montagnes. Pour ma part, je n'ai plus aucune de ces qualités. 
Fabrice | | | Vu la malhonnetete regnant dans la region, et ce n'est pas seulement du fric, on joue avec la sante et meme la vie des gens, on peut aussi decider de ne pas s'y rendre. | | | Je vais effectivement regarder de beaucoup plus près le circuit en sens inverse, d'autant plus que nous devrions aller à Chukkung et au Chukkung Ri après le Khala Pattar.
Vous pourriez être intéressée par ce plan de marche publié sur Thorntree in www.lonelyplanet.com/...malink/post/22734149 .
Fabrice | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 14 940 visiteurs en ligne depuis une heure! |