Namasté,
Rares, me semble-t-il, sont les visiteurs qui ne sont pas, au moins, tentés d'acheter quelque souvenir à
Jaipur car on se trouve de toutes parts plongé dans un artisanat séduisant, coloré et plein de vie. D'ailleurs, il y en a pour toutes les bourses...
Par quoi commencer ? Tout d'abord,
Jaipur est un centre réputé de la taille des pierres de joaillerie. Toute une variété de gemmes s'offrent à la convoitise : rubis, rubis étoilé, saphir, émeraude, tourmaline, aigue-marine, topaze, oeil de tigre, malachite, pierre de lune, etc.. Donc des plus chères aux plus communes. On peut certes se procurer des gemmes exposées sur un coin de tissu à même le trottoir, mais il est plus sûr, pour être certain de la qualité, de visiter quelques bijoutiers ayant pignon sur rue, par exemple sur M.I. Road. On notera que les montures ne correspondent pas toujours à notre goût occidental.
On trouvera aussi, dans quelques magasins spécialisés, des bijoux d'argent typiquement Rajasthani (voir aussi à
Jaisalmer). Si l'argent est employé en abondance pour les bijoux populaires, il est un usage qui ravit le visiteur, quand l'argent et l'émail se mêlent en objets délicats.
Jaipur s'enorgueillit de sa célèbre poterie bleue. Pots, vases, assiettes, cendriers constituent des petits souvenirs peu coûteux, quoique un peu pesants... Le bleu éclatant se conjugue harmonieusement avec des tons jaune or ou ocre. Des magasins bien approvisionnés se trouvent sur la route d'
Amber, mais on trouvera moins cher si l'on a le temps de se rendre à Sanganer (10 km Sud-Ouest de
Jaipur) pour visiter des ateliers. C'est également à Sanganer que l'on peut visiter un gros atelier de production de papier de coton, dont on fait de superbes calepins, carnets, papier à lettre, etc.
De nombreux magasins proposent un rayon de tapis imposant, la plupart provenant du Cachemire. Les tapis en soie sont les plus coûteux, mais les tapis de laine sont plus abordables. La valeur dépend de la densité des noeuds, de la complexité du dessin ou du matériau qui parfois mixe la laine à la soie, ou à une variété rare de laine dite Pashmina. Il n'est pas aisé, à moins d'être connaisseur, d'être assuré de payer "le juste prix"... On trouve à
Jaipur beaucoup de statuettes, généralement de divinités, en bois de santal. Ce bois précieux, dont la vente est réglementée par l'Etat, ne pousse que dans le sud du pays. Mais la sculpture en est réalisée un peu partout. Méfiez vous des contrefaçons en bois de teck imprégné d'huile de santal : le bois de teck est de teinte plus claire que le santal. Sculptures encore, celles en marbre que des artisans travaillent dans la rue Khajanewalon-ka-Rasta. Mais gare au poids ! Les femmes Rajasthani sont friandes de bracelets colorés vendus par séries de sept. Ils sont le plus souvent en verre ou en plastique et on les découvre en abondance dans des échoppes au carrefour près du Hawa Mahal. Près du même carrefour, mais de l'autre côté du Tripolia Bazar, on pénètrera dans les ruelles couvertes d'un extraordinaire marché aux tissus, où des débauches de couleur, dans les dominantes de rouge, offrent des occasions superbes au photographe. Dans un style plus proche de nos goûts, le magasin Anokhi dans Tilak Marg (Marg=rue) propose comme à
Delhi, des vêtements (kurta) et du linge de maison dans de beaux tissus.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me contacter je me ferai un plaisir d'y répondre

Excellente journée à tous,
Amitié,
David.