Bonjour,
en surfant je suis tombé sur votre question, et j'aimerais vous apporter quelques précisions.
D'abord, mon épouse est également d'origine Camerounaise, et nous sommes également en phase finale d'adoption.
Pour désigner l'adoption, le terme de parcours du combattant est un doux euphémisme. Je préfère que vous soyez armé pour le combat que vous allez affronter, nous ne l'étions pas et n'avons pas été informé par le conseil général des difficultés que nous allions rencontrer. Ce n'est pas insurmontable, mais il faut y être préparé.
D'abord, comme d'autres membres vous l'ont expliquer, demander un agrément en
France en vous rapprochant de votre conseil général. Ensuite, il faudra obtenir un agrément au
Cameroun, les conditions sont strictes, mais là encore rien d'insurmontable.
Ensuite (ou peut-être à faire en premier...), voir si ce petit garçon est "adoptable". Il y a parfois certaines restrictions quand il s'agit d'enfant issu de la famille. Voir si l'adoption "simple" n'est pas la première étape à passer. Seules les services du MINAS (ministère des affaires sociales), pourront vous en informer.
Ensuite, et c'est là le plus dure, il faudra que l'un de vous deux s'arme de patience et aille au pays afin d'attendre que le jugement d'adoption soit rendu, et ensuite que ce jugement vous soit donné (90 jours entre les deux !!!!).
Pour information, notre cas:
- septembre 2005 début des papiers en
France (agrément)
- juin 2007 début des procédures au
Cameroun (agrément)
- juillet 2008 à l'orphelinat avec notre petit bonhomme (autorisation de visite)
- janvier 2009 accord du minas pour l'adoption de cet enfant.
mon épouse est partie depuis début Février et cela fait plus de six mois qu'elle attend d'obtenir le papier qui officialise l'adoption.
La faute à qui ? je suis fatiguer d'entendre toujours les mêmes phrases sur les pays africains, je vais vous dire ce qui se passe et que personne ne veut entendre : La mission d'adoption internationale est dirigée par le ministère des affaires étrangères, ce dernier a fait pression sur quelques pays d'Afrique afin qu'ils changent leur législation en matière d'adoption. Même les juges sur place n'y comprennent rien. Ceci est le témoignage d'un juriste sur place.
Voilà donc plus die six mois que je n'ai vu, ni mon épouse, ni mon fils. Et je n'ai pas assez d'argent (n'ayant plus qu'un salaire) pour les rejoindre, puisqu'il y a les procédures administratives à payer, les besoins pour vivre etc.
Cela dit, je vous souhaite bon courage, rien n'est impossible. Il faut beaucoup de volonté, mais vous pouvez y arriver.
Moi j'ai eu beaucoup de mal, surtout lorsque j'ai appelé les ministère des affaires étrangères : il m'ont ri au nez en me demandant pourquoi nous avions choisi le
Cameroun, et j'en passe... La Mentalité Française est dure à combattre.
N'hésitez surtout pas à me contacter si vous voulez d'autres informations.