Source : Le point
La compagnie française va faire voler des avions de plus grande capacité sur la ligne Paris-Tokyo afin de pouvoir embarquer davantage de passagers au départ de la capitale nippone.
Les vols sont prévus avec une escale à Séoul.
La compagnie allemande joue la prudence en déroutant ses avions vers Osaka et Nagoya.
Deux autres compagnies annoncent qu'elles ne desserviront provisoirement plus le Japon.
Comment gérer la desserte aérienne d'une zone potentiellement touchée par une contamination radioactive ? La réponse à cette question semble pour le moins diviser les grandes compagnies internationales alors que la radioactivité a atteint ce mardi un niveau dix fois supérieur à
Tokyo.
Air France a ainsi annoncé avoir renforcé mardi les capacités de ses deux vols quotidiens
Paris-
Tokyo. La compagnie aérienne française a porté à 944 sièges (contre 871 habituellement) la capacité totale de ses deux vols quotidiens
Paris-
Tokyo qui seront assurés par deux Boeing 777 desservant habituellement les DOM-TOM.
Ces avions de grande capacité - pas de première et une cabine affaires réduite à 14 sièges - feront escale à
Séoul en Corée pour faciliter les gestion des équipages.
Cette modification dans le programme habituel restera valable jusqu'à dimanche. Une porte-parole d'Air France a souligné que la situation était néanmoins susceptible d'évoluer dans la journée en fonction des informations en provenance du
Japon.
Air France a également mis en place, là encore de façon temporaire, un tarif aller-simple (
Tokyo-
Paris) nettement plus accessible que celui pratiqué en temps normal.
Lufthansa, Air China et Eva Airways ne desservent plus TokyoBritish Airways, Virgin Atlantic et Finnair ont choisi, eux aussi, de maintenir leurs vols vers les deux aéroports de la capitale japonaise, Narita et Haneda. D'autres compagnies ont en revanche opté pour la prudence maximale en l'absence d'informations sûres quant aux risque de contamination radioactive des aéroports tokyoïtes.
La compagnie allemande Lufthansa a ainsi décidé de suspendre la desserte de la capitale nippone et de détourner ses vols vers
Osaka et
Nagoya au moins jusqu'à la fin de la semaine.
Air China a également suspendu ses vols vers
Tokyo. De même que la compagnie taïwanaise EVA Airways qui ne desservira plus ni
Tokyo ni
Sapporo jusqu'à la fin du mois.