Bonjour,
Mon titre peut surprendre mais il ne faut surtout pas le prendre que négativement, bien au contraire...
Ce qui surprend au débarquement à
DURRES c'est le contrôle douanier, un peu insistant. C'est vrai l'
Albanie ne fait pas partie de l'Europe et la politique de la méfiance a été transmise aux générations qui ont suivi l'autocrate au pouvoir, fan de blockhaus, etc.
Ensuite une route à 4 voies direction
Tirana, puis SKHODRA avec des immeubles de chaque côté de cette voie. On pénètre dans un pays pas fini et gris... malgré les panneaux publicitaires DEUTSCH-COLOR.
Nous avions réservé au Nord à la frontière du
Montenegro, avec Booking (VILOPOJE-142 km de
DURRES). Les conditions de circulation sont affligeantes. Nous sommes arrivés dans un cauchemar touristique à la nuit tombante. Le GPS inefficace nous donnait l'impression (hormis sur les grands axes) de voyager dans un no man's land, les voies n'apparaissant pas à l'écran...
Donc, nous nous efforcions de rencontrer des personnes à proximité des lieux vers lesquels nous souhaitions nous diriger. Avantage du retour en arrière, on "cause avec les gens du coin".
L'hôtel FISHTA HOTEL réservé par Booking est cher (75 € la nuit) et ne correspond pas au descriptif. Première leçon, éviter de réserver par internet il vaut mieux chercher sur place. Vous trouverez.
Les Albanais sont des gens particulièrement sympathiques et toujours prêts à nous aider.
Un garagiste bricoleur à qui on demandait si il y avait une possibilité d'aller au bord du lac et de trouver un restaurant, a arrêté une voiture qui passait pour lui demander de nous guider en nous précédant. A une intersection (sans panneau) il s'est arrêté, a mis son warning et nous a montré le chemin du lac (Skhoder) où nous avons passé une merveilleuse journée loin de la foule et des plages envahies du Nord (Velipojë).
Visitez le château de SKHODER qui domine la ville et le lac.
Rétrospectivement nous aurions dû venir directement à cet endroit avec des balades au bord du lac et en forêt.
Nous avons quitté le Nord tôt le matin pour aller au Sud vers
VLORE.
Après une journée de voiture (entre 30 et 50 km/h de moyenne), nous avons trouvé un hôtel en bord de mer à 45.000 leke (38 € env.). Accès direct à une petite plage et à proximité de nombreux restaurants donnants directement sur la mer. Belles terrasses et grillades et salades extra ! ! !
Cet endroit s'appelle RADHIME.
Depuis cet endroit tranquille nous sommes allés à
BERAT où nous aurions aimé rester au moins 3 nuits. Il y a des balades à faire en fôret et montagne
Nous voulions terminer par un peu de farniente en bord de mer mais pas avec des armées de parasols et de la musique dans les oreilles.
Nous sommes partis pour BORSCH... Trop tard ! Des luxueux et massifs hôtels se sont déjà multipliés et c'est à 75 et 95 € la nuit. Avec un numéro de parasol (988 pour nous).
On continue de descendre vers
SARANDA... On demande et à 5 km de BORSCH, un chemin caillouteux, défoncé, une pancarte "Plage de BUNEC-PIQUERAS".
LE Paradis que nous cherchions. La première nuit sous une tente (10 €) mais ombragée, les autres 5 nuits (35€) en studio à 20 mètres de la plage.
Sur ce site, 3 restaurants paillottes, une épicerie et des familles qui gèrent leurs activités touristiques - NAZA restaurant (Nasieldo Zaho) - que nous conseillons.
De là, une escapade à BÜTRINT, à 12 km au sud de
SARANDA qui vous permet de vous balader au milieu des vestiges Grecs, Romains, Normands et Angevins... Comptez une heure de route en choisissant bien la période dans la journée.
Eviter la marée descendante du matin vers les plages et celle remontante en fin de journée. Nous terminons notre séjour paradisiaque à la plage.
Sur le chemin du retour, vers DÜRRES où nous prenions le ferry pour ANCONE, nous faisons une halte café/glace à GIROKASTER et là encore, nous sommes au regret de ne pouvoir rester au moins 3 nuits. La petite ville est belle, elle ressemble à
BERAT, et les alentours sont magnifiques avec encore une forteresse qui domine un paysage de montagnes.
Le guide "PETIT FUTE" nous a servi à rien. On peut regretter que LE ROUTARD et LONELY PLANET ne soient pas sur les rangs car c'est le moment ou jamais d'être guidé. Sur place, contrairement à la
Croatie, au
Montenegro et bien sûr la
Grèce peu d'indications voire pas du tout... 20 ans de retard ça favorise les échanges avec les autochtones et ça c'est bien !
Vivement que l'
Albanie vienne compléter notre chère Europe, nous avons tous à y gagner.
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