Portobelo · 4 juin 2018 à 0:51 · 79 photos 21 messages · 5 participants · 6 416 affichages | | | | Voici le résumé de mon séjour dans ces 3 pays. Le but principal était l' Albanie mais les vols étaient chers. J'ai finalement pris un vol aller vers Skopje en Macédoine et un retour depuis Corfou, ce qui était moins cher. J'aurais voulu louer une voiture en Albanie en partant du nord et en la laissant à Saranda au sud mais je n'ai pas trouvé de loueur qui acceptait ça. Je suis partie pendant l'été 2016.
J1 : arrivée à Skopje. Un bus fait la navette vers la gare de trains et la gare routière puis l’hôtel Holiday Inn dans le centre (175MKD = 2.8€). J’ai acheté mon ticket au stand dans le hall de l’aéroport et payé avec une carte bancaire. Pas trop de bus, j’attends 45 min. En 30 min, on atteint le centre. J’ai réservé un appart, tout proche de l’Holiday Inn, j’y vais à pied.
La ville n’est pas immense et se visite aisément à pied. Mémorial Mère Térésa (née ici). Place principale, old bazar, forteresse, balade nocturne le long du Vardar (la rivière mais aussi le nom du club de foot). Très agréable. Repas ds un des nombreux restos au bord de l’eau : 490MKD (8€) pour un cocktail et une salade copieuse.
J2 : rando au Matka Canyon, 45 min de bus depuis la gare routière (35 MKD 0.57€). Pas de touristes ds le bus mais quelques papys armés de cannes prêts à attaquer le canyon. La construction d’un barrage a provoqué l’inondation de grottes en amont, un paradis pour les spéléologues. Un chemin longe le lac, au bord de la paroi. Si j’ai bien compris, il y a 9 km jusqu’au bout puis il faut revenir par le même chemin. La 2e partie est un peu plus difficile.
Je fais une partie du sentier puis reviens sur mes pas pour faire la balade en bateau. Entretemps, il y a beaucoup de monde ! Le bateau s’arrête en chemin pour qu’on puisse visiter un lac souterrain puis voir l’entrée de la grotte inondée. Ca dure +- 50 min (400MKD 6.5€). Attention pour les chiroptophobes, il y en a dans la grotte. Pour les gens avec des poussettes, le chemin est accessible jusqu’au resto, à la chapelle et au départ des bateaux mais pas le long de la rando dans le canyon.
C’est vraiment très beau. A ne pas manquer si vous êtes à Skopje. Je me suis fait donner les horaires de bus par le chauffeur à l’aller mais finalement, le bus a 30 min de retard.
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3h40 plus tard, j’arrive dans la petite gare de Bitola. Il faut traverser un agréable parc pour aller vers le centre-ville. Mon hôtel est dans la partie piétonne de la rue principale. Heureusement, la chambre donne sur l’arrière, ce sera calme. Hôtel Epinal sur Shirok Sokak. 15 €. On est à 600m d’altitude mais franchement, il fait toujours aussi chaud. Balade en ville.
L’après-midi, je prends un taxi (71MKD 1.2€) pour aller à quelques km sur le site de Heraclea Lyncestis (100MKD 1.6€). Il n’y a quasi personne à part quelques courageux « fouilleurs » qui travaillent en plein soleil. Ancienne ville grecque, puis romaine, le site montre de belles mosaïques et un amphithéâtre.
Je décide de rentrer à pied vers la ville. En ville, mon guide (papier) me dit de prendre les rues latérales pour voir d’anciens bâtiments historiques, consulats.. Je ne vois que de vieux bâtiments décrépis. Le soir, une fois que la chaleur s’est un peu dissipée (je rêve), il y a un monde fou dans les rues. | | | J4 : OHRID départ matinal vers Ohrid. J’ai repéré sur internet qu’il y a un bus qui part à 8h08. Il est 7h45 et l’employée ne veut me vendre que le bus de 9h. En fait, le bus de 8h08 ne viendra jamais ! Une passagère me propose un taxi pour 4 €. Je pense à une arnaque et refuse. C’était idiot de ma part : il y a dans ces pays une forme d’ubérisation bien avant l’heure qui consiste à se partager un taxi pour une destination. Une fois que le 1er passager dit où il veut aller, le chauffeur crie la destination et rapidement, le taxi se remplit de quelques passagers. Mon bus de 9h partira finalement à 9h22. (200mkd 3.3€) L’embrayage est très fatigué, ma voisine aussi, qui roupille tout le trajet sur mon épaule. La villa Jankuloski où je loge est proche de la gare routière. 22€. La dame est très gentille, la chambre est très claire et impeccablement propre. Très calme. Un très bon plan. Il y a même un parking si vous êtes en voiture. Un petit magasin juste à côté. En 15 min de marche, on arrive à la vieille ville. La ville est plus touristique : la forteresse, l’amphithéâtre, les nombreuses églises, le monastère St Pantaleimon, la mini-plage, les restos au bord du lac, un tour sur le lac pour voir la petite église de St Jean de Kaneo. Je déambule au gré de ces nombreux sites.
| | | J5 : PRISTINA : je quitte Ohrid pour repasser par Skopje avant d’aller sur Pristina au Kosovo. A nouveau, à la gare routière, pas de bus aux horaires trouvés sur le site internet des bus locaux. Je testerai donc l’option taxi jusqu’à Skopje (10€), je me retrouve avec l’épouse du chauffeur qui parle très bien anglais et 2 étudiants en médecine : un Turc et un Canadien. On papote et je ne vois pas passer les 3 h de route. Me revoilà à Skopje. Pas de train pour Pristina à l’heure où j’arrive. Je prendrai donc le bus (320MKD 5.2€). On inscrit son nom et son n° passeport sur une liste dans le bus. Un douanier contrôle rapidement à la frontière. La gare routière de Pristina est assez éloignée de la ville, je prends un taxi vers mon hôtel. Taxi super moderne, j’insiste pour qu’il mette le taximètre (je suis un peu parano avec les prix des taxis). En fait, il fonctionnait mais est incrusté dans le rétroviseur intérieur. Ici, on paie en euros. Hôtel Prima 35 € avec copieux pt déj. Bon plan. Je pars à la découverte de cette nouvelle capitale, peu de monde dans les rues, il fait encore trop chaud. Cathédrale, bibliothèque, mosquées, rue piétonne, je loupe de peu le boulevard Bill Clinton qui était hors de mon plan, j’étais juste à côté. Merci petit futé. Le soir, je m’aperçois que le meilleur (dixit tripadvisor) resto de la ville (Livournia) est tout près de mon hôtel. J’y vais mais réussis à me perdre. Je demande à des gens à leur balcon qui ne comprennent pas. Finalement, le resto est à 50m de chez eux, on le voit de leur fenêtre ! Pourtant, j’ai tout tenté avec différents accents. Un plat de veau copieux et une eau me coûtent 8 €.
| | | J6 : PRISTINA. Je dois prévoir la suite, tjs pas d’hôtel pour la prochaine nuit. Je compte aller sur Gjakova pour entrer en Albanie par les montagnes du nord. Coup de bol, la sympathique patronne du Prima, institutrice, qui donne un coup de main à l’hôtel pendant les congés scolaires, est originaire de là. Elle téléphone à 2 hôtels pour me réserver une chambre. J’avais envoyé un mail mais ils n’avaient pas répondu. Je demande aussi qu’elle m’organise la journée : je voudrais aller voir le « Bear sanctuary » et le monastère de Gracanica, tout 2 situés en dehors de Pristina. Pour 30 €, je me paie la journée en taxi avec retour à la gare routière. Le Bear sanctuary a ouvert en 2013, il se charge de recueillir les ours qui, auparavant, servaient « d’appât » aux touristes pour les attirer dans les restos. Ces ours étaient dans de très petites cages, mal nourris et mal traités. C’est une organisation internationale qui s’occupe de différents animaux selon les pays. Ils ont actuellement 16 ours qui ont de larges enclos. Cet hiver, pour la 1ere fois, ils ont hiberné, signe qu’ils retrouvent une vie d’ « ours normal ». www.vier-pfoten.org/...sanctuary-prishtina/ Je crois que l’entrée coûtait à peu près 5 euros (je note tous les tarifs quand je voyage mais comme j’ai laissé un pourboire, je n’ai plus le prix exact). Franchement, à ne pas manquer, déjà pour les soutenir. Si on a de la chance, on voit les ours de très près, malgré la chaleur. Idéal avec des enfants. Possibilité d’acheter des T-shirts, des cartes postales...
Après ça, tout à fait autre chose : le très beau monastère de Gracanica. Puis gare routière et bus vers Gjakova (4 €).
| | | J7 : GJACOVA : ce matin, l’idée est de visiter le monastère de Visoki Decani avant de passer la frontière pour entrer en Albanie par la région montagneuse du nord. Je demande au jeune homme qui fait payer les billets dans le bus (1.5€) de m’indiquer où descendre. A un moment, j’ai l’impression qu’on roule depuis trop longtemps. Je lui repose la question et il me dit (avec un large sourire) qu’il a « oublié » mais il ne dit toujours pas au chauffeur de s’arrêter. Heureusement, d’autres passagers préviennent le chauffeur et m’expliquent que je dois reprendre un taxi dans l’autre sens. Ce monastère serbe ne doit pas plaire à tout le monde en pays kosovar. Je râle et je refais le trajet à pied. Pour ceux qui seraient dans le coin : la route est toujours toute droite sauf à un grand rond-point dans le centre de Decan. C’est là qu’il faut descendre du bus. Là, il y a un panneau indiquant le monastère, la route monte et bifurque en Y. Prendre la branche de droite (il n’y a plus d’indications). J’étais partie vers la gauche mais un gamin est accouru et m’a montré l’autre côté. Du coup, j’ai retrouvé ma bonne humeur. Compter 30 min de marche en légère montée depuis le rond-point jusqu’au monastère sur une jolie route. A un moment, il y a un check point de la K-for. Puis 10 min plus loin, l’entrée du monastère avec, à nouveau, un check point où on laisse une pièce d’identité. Pas de photos et tenue correcte dans le monastère, comme partout. J’ai croisé un groupe de cyclistes qui avaient camouflé leur tenue sous une grande blouse, genre blouse de salle d’op en papier. Bon plan, c’est léger et pas encombrant. Comme elle était brune, je les avais d’abord pris pour des moines ! Toutes ces péripéties m’ont beaucoup retardée. J’avais repéré où prendre le bus pour l’ Albanie le matin mais quand j’y retourne en milieu d’après-midi, je crois m’être trompée : aucun bus ni taxi là où ça grouillait le matin !
Je demande à une commerçante qui ferme sa boutique pour venir à mon aide malgré 2 clients qui arrivaient. Finalement, elle me met dans un taxi et m’explique que je dois aller à un autre endroit de la ville où il y a des bus toutes les 30 min.
J’arrive là, rien. On me dit de m’asseoir à la terrasse d’un snack. Et... j’attends... Finalement, d’autres personnes arrivent et 2 jeunes font le même trajet que moi. Bien qu’habitant dans la ville de destination, ils ne savent pas à quelle heure passe le bus. Mes voisins sifflent chaque jolie fille qui passe. Il y en a beaucoup plus que des bus !
90 min plus tard, le bus arrive mais... est plein !!! Il vient de Tirana. Le patron du snack où je squatte une chaise va négocier une petite place pour moi (parfois ils mettent un mini tabouret dans l’allée centrale) mais le chauffeur reste intraitable. On attend donc... le prochain bus.... qui passera... ?? Personne ne sait, mes voisins haussent les épaules, c’est la vie.
Heureusement, un minibus (3.5€) finit par arriver et le temps de charger ma valise dans le coffre, j’ai la dernière place. A moi, l’ Albanie ! On ralentit à peine à la douane. Mes voisins habitent à Bajram Curri. De là, je dois prendre un autre bus vers le petit village de Valbona. Je sais qu’il y en a 1/j et ça fait longtemps qu’il est passé. Je pensais donc faire jouer la concurrence des taxis pour négocier un tarif. Mais..aucun taxi. Finalement, mon voisin depuis Gjacova me propose son aide. On part voir qqun de sa famille et on embarque dans sa voiture pour 30 € (tarif des taxis). Heureusement, le chauffeur emmène son gamin car mon voisin l’a accompagné. Je me dis que ce n’est pas une bonne idée d’embarquer ainsi dans une voiture avec 2 inconnus.
Le paysage est de plus en plus beau et la météo se rafraîchit un peu. Nous arrivons à Valbona (je suis toujours vivante  ) où j’ai réservé une chambre par mail pour 2 nuits à la Rezidensa Valbona. (35€ la nuit avec pt dej). La vue depuis le balcon est magnifique. Il y a plein de randos dans la région. Je profite à fond malgré un orage le lendemain. J’arrive même à me perdre en tentant d’aller voir un petit lac tout proche.
La Rezidenca est à 1 km de leur restaurant. Prendre une lampe de poche ou rester sur la route principale. Catherine, la patronne américaine, a fait un très bon site sur la région. Elle répondait très gentiment aux mails mais sur place, je n’ai jamais eu droit à un bonjour, dommage. Son mari était plus sympa.
Si vous allez dans le coin, sachez que vous serez au milieu de nulle part. Pas de magasin, de banque... (du moins je n’en ai pas vu). La vallée est toute en longueur. Prévoyez à l’avance de l’eau et des trucs à grignoter. Ou alors achetez-les dans les hôtels à un autre tarif. J’ai trouvé mon repas sommaire et relativement cher en comparaison avec les jours suivants (mais il faut reconnaître qu’on est vraiment loin de tout), 8 € pour de fines escalopes de poulet sans accompagnement, avec une eau. Il y a moyen de payer en euros mais le taux de change est peu intéressant. | | | J9 : Malgré ces petits inconvénients, la région est splendide. Beaucoup de touristes font la rando vers Theti (on peut louer une mule pour les bagages). Moi, je veux partir vers l’ouest vers Shkoder via le ferry qui traverse le lac en 2 heures. Je me lève tôt (zut) pour prendre le bus local de 7h qui devrait passer devant l’hôtel, c’est ce qu’on m’a dit hier. Sauf qu’ils ont oublié de prévenir le chauffeur du bus. Comme je suis à l’avance, l’employé de l’hôtel, très surpris, a encore le temps de rappeler le chauffeur. Le bus nous emmène directement au ferry à Fier pour 5 €.
A 9h, le ferry part en 2 h de route pour Koman (1000 lek albanais 7.35€). Très belle traversée, avec des zones plus ou moins encaissées. Vraiment un must en Albanie. Ca ressemble à Milford Sound en Nouvelle-Zélande.
A l’arrivée du ferry à Koman, c’est la cohue. On est sur un barrage et il faut passer un très long et étroit tunnel. Ds l’autre sens, passagers et voitures attendent impatiemment de monter dans le ferry. A éviter pour ceux qui tiennent plus à leur carrosserie qu’à leur épouse.
Un bus nous attend (5€) et double toutes les voitures. La 1ere heure de route est assez chahutée mais le paysage vaut le coup le long des lacs. Après, il reste 45 min de route correcte avant d’arriver à Shkoder.
A l’arrivée, je récupère ma valise dans le coffre, veux saluer les 2 Suisses et les 2 Françaises qui faisaient le trajet avec moi depuis Valbona. Ils sont déjà partis. Il faut dire que je charriais un peu les Suisses car il y a énormément de voitures immatriculées là-bas. Or, ils se vexaient en disant que ce n’étaient pas des Suisses mais des Kosovars travaillant en Suisse et revenant pour les vacances. Le tour de Shkoder est vite fait. La mosquée est fermée. Le château Rozafa est un peu excentré. Je loge dans un appart bien situé. 4 lits pour moi toute seule. Bon plan pour les familles (appart Lille France 16.80€). La dame est très gentille mais ne parle pas anglais (je crois que c’est là qu’elle parlait un peu allemand) | | | J10 : DURRES. Je vais à l’endroit d’où partent les bus pour Durres mais pas de bus (refrain connu). Un gars m’emmène vers le minibus. En fait, il me montre son break. Il va à Tirana et me dit qu’il me déposera à un endroit d’où repartent les bus pour Durres. C’est pas direct mais bon... 500lek 3.7€ vers Tirana puis là, c’est une autre voiture qui fait taxi vers Durres (200 lek 1.5€). Il me dépose à la gare routière. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel au fond d’une ruelle. Hôtel Pepeto (28.8€ sans pt dej). J’ai choisi un hôtel dans la partie ancienne de la ville, pour voir les sites historiques mais si vous voulez des plages, il vaut mieux loger à quelques km au sud.
Je me balade sur une grande place où il y a un théâtre. Je vais voir si il y a un spectacle ce soir. Malheureusement pas mais il fait tellement chaud qu’ils ont laissé les portes de la salle ouvertes et me permettent d’assister aux répétitions d’un opéra qui aura lieu dans quelques jours. Sympa. Je poursuis ma promenade et loupe de peu l’amphithéâtre. Le front de mer est moche à cet endroit. Je veux voir le musée archéologique mais il est encore fermé (merci petit futé fraîchement édité en juin 2016 qui affiche des horaires fantaisistes). Le musée est en adéquation avec la chaleur et rouvre en fin de journée. Le billet donne aussi accès à l’amphithéâtre (400 lek 3€). Je mange sur la place du théâtre à la délicieuse spaghetteria Luli. 3 petites tables en extérieur. Une salade divine qui suffirait largement puis des pâtes fraîches à tomber par terre. Si j’ai bien compris, ils sont Albanais mais ont vécu 24 ans en Italie. Mon meilleur repas albanais mais j’ai globalement toujours bien mangé, le plus souvent au hasard de mes envies.
J11 : BERAT. Bus classique pour Berat via la gare routière (400 lek 3€), 1h45 de route. A Berat, la gare routière est à quelques km de la ville, on prend un bus local vers le centre (30 lek). Je loge chez Lili à la villa Lili, près de la place principale de la nouvelle ville (13.5€). Le meilleur accueil qui soit : 2 verres d’eau vu mon aspect frôlant l’apoplexie : je me suis trompée en descendant trop loin. Ni la police ni le contrôleur du bus ne connaissent la rue, pourtant importante, j’ai demandé mon chemin à 2 jeunes filles qui m’ont dit de les suivre, la route défoncée ne permettait pas de faire rouler la valise, je m’écroule sous les mandariniers. En fin de journée, je vais visiter la mosquée du roi et le tekke Helvetia.
Je choisis une saucisse, frites près de l’hôtel. En fait, il fallait dire le nombre de saucisses qu’on veut. Le garçon est surpris mais ne me l’explique pas. Et c’est moi qui suis surprise en voyant arriver le (léger) repas. Je recommande d’autres petites saucisses. | | | J12 : après un plantureux petit déj, je tente de grimper la rue pavée menant au « château ». Ca grimpe sec et glisse un peu. Les pavés blancs sont éblouissants mais la vue d’en haut vaut bien l’effort consenti. Je découvre les ruelles au hasard et visite le musée Onofrio. En soirée, je mange au Heaven’s kitchen et me balade dans la rue piétonne au milieu de la foule. J’adore cette ville.
| | | J13 : Finalement, je décide de rester un jour de plus et de me payer un taxi (5000 lek 37 €) pour faire l’excursion depuis Berat jusqu’à Apollonie (400 lek 3€) et au monastère d’Ardenica. Le chauffeur doit me prendre pour une Américaine et met la clim à fond ! J’ai FROID. Apollonie est un joli site et il y a peu de touristes. Le monastère, lui, étant en haut d’une côte, le chauffeur coupe rapidement la clim, la voiture s’essouffle. Au retour, j’ai CHAUD !
J'ai bien aimé : le musée est agréable, il y a des explications en français et on est seul au monde !
J14 : VLORE. Il est malheureusement temps de quitter Berat. Snif. Je dois aussi quitter ma charmante hôtesse et son mari qui ont tout fait pour me rendre la vie agréable ici.
Le bus n’est pas à midi comme on me l’avait dit mais à 12h45. Le chauffeur a mis mon sac dans la soute et me fait signe d’aller me mettre à l’ombre. Il faut dire que le thermomètre affiche 48° !
2 h plus tard, on arrive à Vlore et je vois par hasard le nom de la rue de mon hôtel (je réserve en général un jour ou 2 à l’avance via des sites genre booking ou hotels.com), je fais signe que je descends là. Hotel 4 Stinet 25€. Je fais à pied les 3 km vers la mer, j’envisage de manger une glace sur le front de mer. Lorsque j’y arrive, il y a des barrières et c’est l’entrée du port des ferries. Le garde me laisse juste faire quelques mètres pour faire une photo. Ca ne me donne plus envie de prendre une glace, c’est sinistre.
Sur le chemin du retour, sur mon plan, il y a une gare routière mais en réalité, c’est plutôt un arrêt le long de la route. Aucune info concernant les bus du lendemain. Je mange à l’hôtel. | | | J15 : SARANDE. Vlore était une étape obligée pour prendre le bus de la côte (demander un bus « Bregdeti », celui qui passe par la côte, sinon le bus passera par Gjirokaster). Le bus part à 6h50 et met environ 4h pour 125km. Il passe au Llogara pass mais, contrairement à ce que je pensais, longe la côte...en hauteur et tourne pendant 125km. Il y a plusieurs malades dans le bus et le chauffeur distribue son stock de sacs plastiques. A mi-chemin, pause de 10 min. La vue vers les petites plages en contrebas est vraiment jolie. Le chauffeur accepte tous les passagers et 2 d’entre eux se retrouvent assis par terre dans l’allée centrale. Dommage pour eux pour admirer le paysage.
A nouveau, je repère l’hôtel en arrivant avec le bus. Très bel hôtel : Lindi 30€ avec pt dej. Dans la vieille ville. Sarande est très étendue et très touristique, la plage est envahie. Je visite le petit musée des traditions et son très sympathique gardien m’explique plein de choses. Je mange au hasard sur le front de mer, cher et pas terrible.
| | | J16 : destination BUTRINT, à une vingtaine de km de Sarande. 45 min de route dans un bus bondé (100 lek), le site (700 lek 5.1€) est bien aménagé avec des plans dans toutes les langues. Butrint est une ancienne ville grecque qui a traversé toutes les époques : romaine, byzantine, vénitienne puis ottomane. Située en bord de mer en face de Corfou, sous les arbres, la promenade est très agréable. Même si vous êtes à Corfou, je vous conseille cette excursion si vous aimez les vieilles pierres. 1 bus toutes les 2h. Pour le retour, j’ai pris celui qui quittait Butrint à 15h30. Je découvre un resto de gyros près de l’hôtel, très propre et très bon.
| | | J17 : excursion à GJIROKASTER. Mon idée de départ était de me poser enfin dans un hôtel pour plusieurs jours pour cette fin de voyage et de rayonner depuis Sarande. Les 2 premières semaines de voyage ayant été assez fatigantes. Pas vraiment une réussite : je dois changer d’hôtel, le mien attend un groupe. Je déménage vers le Qurku, qui ne paie pas de mine (je suis passée 2x devant sans le voir) mais qui est très correct pour ses 22€ (sans pt dej). Le patron du Lindi veut faire dévier le bus de 11h30 (dont l’arrêt est à 200m) pour venir me chercher devant l’hôtel !!! Il est 9h40 et j’espère un bus avant, il y en aurait à 10h30. Finalement, ce sera à 11h (300lek 2.2€). Tjs ce même problème pour trouver des infos fiables concernant les transports. Je m’emmêle un peu les pinceaux à l’arrivée et prends un bus local pour 1 arrêt, c’est le terminus, le contrôleur ne comprend pas. Je dois prendre un autre bus local pour monter près de la citadelle (demander le old bazaar). En fait, il vaut mieux descendre au 1er arrêt à Gjirokaster. Je visite la citadelle (200lek 1.5 €) puis la maison Skenduli (200lek 1.5€), très intéressante grâce aux explications d’une employée. Je redescends tout à pied jusqu’à la station essence d’où partirait le bus vers Sarande. Et... j’attends. L’employée du snack vient me donner une chaise. Et...j’attends tjs. Finalement, on forme un groupe de 6 et on tente de persuader un minibus de nous emmener mais la négociation tarifaire est difficile, personne ne plie et résultat, on n’est de nouveau plus que 4. Finalement, un bus arrive et je papote avec un charmant vieux Mr qui me dit avoir appris le français à l’école. Le retour passe trop vite. (+- 2h de route, je pense).
| | | J18 : ça y est, je quitte l’ Albanie pour CORFOU où je retrouverai la foule, les boutiques, les restos.. Il y a de nombreux ferries qui font la traversée en +- 2 h (23.8€). J’ai acheté ma place la veille par sécurité.
Je ne vais pas détailler Corfou, j’imagine qu’il y a assez d’infos disponibles. J’ai eu beaucoup de mal à y trouver des hôtels à un prix raisonnable. J’ai d’ailleurs dû également changer chaque nuit. J’ai même réussi à me faire engueuler par le patron d’un resto en tentant de demander l’addition. Ce qui a d’ailleurs fait fuir un touriste qui venait de s’installer, je suis vengée. Je préfère donc garder le très bon souvenir de mes 2 premières semaines dans les Balkans.
J’ai juste visité l’ Achilleion, (8€), beaucoup de monde et une petite déception car il y a relativement peu de meubles. La villa de Sissi (si, si, Elisabeth, l’impératrice d’ Autriche) a été laissée longtemps à l’abandon et a été pillée. Ceci explique cela.
| | | Voilà. J'espère que cela décidera certains d'aller dans ce magnifique pays méconnu qu'est l' Albanie. Et pour ceux qui ne sont pas encore convaincus :
INFOS PRATIQUES :
Taux de change pour l’été 2016 :
1€ = 61.1 MKD (dinar macédonien)
1€ = 136 lek albanais
On peut aussi quasiment payer partout en €, peut-être pas pour les bus en ville mais pour les hôtels et les restos. Le taux de change est moins favorable.
Au Kosovo, c’est en €.
En Macédoine, il y a un site internet pour les bus mais il ne semble pas toujours fiable.
www.balkanviator.com/fr/
En Albanie, c’est la débrouille. J’ai compris sur place pourquoi on ne trouve pas d’infos sur internet : rarement il y a des gares routières. Le terminus se trouve le long des routes et peut changer d’endroit. Les bus peuvent aussi partir d’endroits différents selon leur destination. Donc, il faut prévoir du temps. Même les habitants patientent. Les transports sont très très bon marché, y compris les taxis. Le co-voiturage est très pratiqué partout. Et sinon, il y aura toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a une voiture.
J’avais envisagé de louer une voiture mais j’aurais voulu la prendre au nord (par ex, à Durres) et la laisser au sud à Sarande mais je n’ai pas trouvé d’agence qui faisait cela. Globalement, les routes sont très bonnes sauf une petite portion du côté du lac Koman et une autre entre Ura Vajgurore et Fier. Et c’est relatif : ça veut dire qu’il y a quelques trous et qu’on roule à 40km/h, le 4x4 n’est pas nécessaire.
J’ai zappé Tirana mais il fallait faire des choix. Mon vol aller étant vers Skopje et mon retour depuis Corfou pour un prix plus compétitif que Tirana. Je me suis décidée assez tard et j’ai préparé les étapes au fur et à mesure.
Il sera plus facile de visiter Tirana lors d’un autre séjour dans la région, ainsi que le lac d’Ohrid côté albanais.
Les Albanais parlent parfois l’anglais ou l’italien mais sont toujours très serviables et j’ai globalement très bien mangé. Vu la chaleur, beaucoup de salades copieuses et aussi des pâtes.
J’ai utilisé les guides Petit Futé pour la Macédoine et le Kosovo.
Pour l’ Albanie, le Petit Futé sorti en juin 2016 mais les infos ne sont pas toujours fiables et il est bourré de fautes d’orthographe (pardonnez les miennes) et surtout le guide Bradt en anglais, plus complet.
Je n’ai quasiment pas vu d’office du tourisme, ou alors...
Il a fait très chaud. J’ai mangé au hasard, rarement suite à une recommandation d’un guide et j’ai réservé mes hôtels 1 ou 2 jours à l’avance via booking.com principalement. Les prix sont pour une chambre single, parfois avec 10% de réduction, étant client « genius » sur booking.
Pour les inquiets : je n’ai eu aucun problème, aucune attitude douteuse et j’ai trouvé des gens très accueillants et très honnêtes partout.
Les immanquables de l’ Albanie : le ferry sur le lac Koman, la beauté des montagnes du nord (côté Theti ou côté Valbone), Berat, Butrint et Gjirokaster. Et certainement la région du lac d’Ohrid que je n’ai vue que du côté macédonien. Il paraît qu’il y a des poissons différents selon les zones du lac.
Les sites historiques ne sont pas aussi connus qu’ Epidaure ou Delphes mais ils valent la peine et on est quasi seul au monde.
Par contre, évitez l'été. Il fait vraiment trop chaud !!! | | | Merci pour ce compte rendu et pour les détails pratiques point de vue transports locaux.
Je garde ton récit, ainsi que "L' Albanie en 10 points" de Saint, pour quand je m'y rendrai. Sais pas encore quand, mais comme l'est de l'Europe me ravit chaque fois que j'y vais, le jour viendra pour l' Albanie | | | Un grand merci Annick pour ce compte-rendu sur des pays encore mal connus comme le Kosovo et l' Albanie. J'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. | | | Bjr, l'agence vacances albanie vous livre un véhicule où vous voulez, c'est ce qu'on a fait en mai, notre randonnée à cheval se terminait à girokaster, et ils nous l'ont livrée à l'hotel, moyennant un supplément de prix évidemment, et nous l'avons rendue à l'aéroport de Tirana. vacancesalbanie.com. | | | Tout d'abord, merci Catherine, merci Moushika (je te retrouve, on avait eu l'occasion de se parler à propos des pays baltes) pour vos encouragements, ça fait tjs plaisir.
Pour la voiture, j'avais trouvé une agence mais je leur ai demandé si je pouvais aller à Ohrid (en Macédoine) avec la voiture. Ils ont refusé, je pouvais adapter mes plans et j'ai voulu la louer quand même mais je pense qu'ils ont cru que j'aurais été à Ohrid sans autorisation et du coup, ils n'ont plus jamais voulu me la louer !!!
Les bus sont le plus gros point noir du voyage : je râlais contre le petit futé qui n'était pas précis à ce sujet mais je me suis rendu compte sur place que personne ne sait ni d'où ni à quelle heure partent les bus. Et quand il y a des infos sur internet, elles sont loin d'être fiables. Grosse perte de temps. Par contre, les transports sont très, très bon marché.
J'ai photographié ça à la gare de trains de Skopje. Si ça peut aider... Ces affiches étaient ds un bureau destiné au personnel d'où la qualité très moyenne (et rappel ce sont des infos de l'été 2016) Images attachées: | | | Merci pour ce CR et ces belles photos qui me donnent encore plus envie d'aller voir la Macédoine et le Kosovo et qui me font revenir de beaux souvenirs de l' Albanie. Que ces pays des Balkans sont beaux. Je ne m'en lasse pas, comme tous les autres d'Europe centrale. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 061 visiteurs en ligne depuis une heure! |