Bonjour,
Vos craintes concernant la chaleur et l'humidité vis-à-vis des films argentiques ne sont pas justifiées. Celles concernant les rayons X, pas davantage.
En tout cas, il y a déjà de cela 2 ans, un vérificateur de sacs à embarquer en cabine à Roissy m'avait précisé qu'il était possible de faire inspecter les boîtes de films manuellement (hors tapis). Néanmoins, si le personnel à Roissy est compréhensif, ce n'est pas forcément le cas partout. Cela n'a d'ailleurs pas été le cas pour moi lors d'une escale à
Bangkok par exemple.
Parallèlement, ce que je puis dire en m'appuyant sur une thèse de doctorat qui a paru il y a quelques années sur le sujet, c'est que les films ne craignent rien des passages à répétition sur les tapis de RX pour autant qu'ils ne dépassent pas 400 iso et environ 7 à 10 passages (c'est l'ordre de grandeur). Par contre, l'auteur de l'étude dissuadait fortement d'embarquer avec du 3200 iso, même pour un seul passage.
Certains de mes films 400 iso et 125 iso sont passés par 7 tapis à RX successifs (bagage en cabine), sans dommages apparents. Le seul risque est celui de certains aéroports (ou postes frontière terrestres) équipés avec des machines à RX pas forcément bien étalonnées.
Je ne vous recommande pas de transporter vos films argentiques dans un bagage en soute. J'avais placé un film martyr (test) de 400 iso N&B dans la valise de soute et en fin de voyage, le film était altéré. Eviter les suremballages en feuille de plomb, inutiles, l'interprète des images va chercher à savoir ce qu'elles contiennent et fera ouvrir le bagage.
Comme cela vous est suggéré plus haut, l'idée de partir avec deux boîtiers est à explorer. Cela dépend notamment du poids et du volume que vous vous accordez pour ce voyage. Dans mon exemple et pour six mois, j'étais parti avec un numérique APS/23 mm et un Rolleiflex 6x6 3.5 Planar.
Je pense que la réponse viendra de votre propre questionnement sur le style d'image que vous souhaitez réaliser.
Bon voyage.