Le degré de préservation de la faune est quand même assez exceptionnel au
Bélize, en espérant que les règles et les zones protégées actuelles restent ce qu'elles sont.
Il y a aussi les crocos, les lamentins, les tapirs, les singes... et tous les grands félins sont bien présents (
Cockscomb Basin est la plus importante concentration de jaguars sur la planète) même s'il est rare d'en croiser, ils évitent autant que possible les rencontres.
Côté terrestre c'est justement ce qui diffère du Petén au
Guatemala, ou du
Chiapas au
Mexique, pourtant pas très éloignés... où chasse et déforestation font que le contraste en terme d'espèces rencontrées est frappant.
Et le
Bélize protège également sa barrière corallienne via d'immenses réserves marines. On vit aux
Antilles surexploitées par la pêche côtière, et sous la surface c'est difficile de se dire que c'est la même Mer des Caraïbes...
Bien sûr on peut voir ça sous un autre angle, celui du paradis fiscal discutable qu'est le
Bélize et la relative richesse qu'il en retire par rapport à ses voisins. Associé à une stabilité et une rigueur gouvernementale qui font exception en
Amérique Centrale, ça permet sans doute au pays de prioriser davantage que les autres une politique de protection de la nature, et sur le long terme.
Le mazacuate - ou boa constrictor pour les non familiers de la dénomination propre à l'
Amérique Centrale - faisait bien 4m de long et digérait un soir sur sa branche à une vingtaine de mètres de notre campement dans le parc national de Bocawina... sympa si tu dois te lever la nuit !
Le lendemain matin il n'était plus là, et j'ai quand même jeté un oeil sous le chassis de notre véhicule...