Les résultats de l’analyse de prélèvement effectué à l’Institut Pasteur de
Lyon en
France ont été présentés à la presse hier, à Ambohidahy. D’après le ministre de la Santé et du Planning familial, Jean Louis Robinson et le directeur général de l’Institut Pasteur de
Madagascar, Antoine Talarmin, «il n’y a pas de chikungunya à
Toamasina». Il s’agit de la «dengue forme classique» avec fièvre bénigne et une rémission au bout de trois à cinq jours surtout chez les enfants de moins de cinq ans.
On saura un peu plus à la fin de cette semaine car d’autres résultats d’analyse sont encore attendus, a-t-on appris. Notons que des cas de dengue ont déjà été constatés à
Nosy Be en 2005. Quoi qu’il en soit, il est tout à fait possible que le virus de chikungunya arrive un jour à
Madagascar. A l’heure actuelle, presque toutes les îles voisines n’ont pas été épargnées, entre autres :
Maurice,
Mayotte,
Seychelles,
Comores. La
Réunion est la plus touchée (un habitant sur sept).
Concernant les mesures prises par le ministère, la distribution de moustiquaires imprégnées pour la population vulnérable (enfants de moins de 5 ans, les personnes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes) continue. Les médicaments anti-paludéens sont également disponibles dans toutes les pharmacies de
Toamasina. La rupture de stock n’est pas à craindre. Une campagne d’aspersion intra-domiciliaire d’insecticide figure aussi au programme. Le lancement officiel est prévu ce 23 février. Il faut dire qu’il s’agit d’une action courante du ministère dans le cadre de la lutte contre le paludisme. La population est également invitée à garder leur concession au propre pour que les moustiques (aedes) ne trouvent pas de gîte.
Par ailleurs, un comité ad hoc interministériel pour la prévention et la lutte contre les maladies émergentes et ré émergentes a été constitué et comprend trois commissions : grippe aviaire, maladies vectorielles liées aux moustiques, et maladies hydriques telles que le choléra et la fièvre typhoïde. Ce comité effectuera une descente à
Toamasina ce vendredi puis vers l’île de La
Réunion pour un échange d’expérience.
Sachez que la dengue est une arbovirose extrêmement répandue. Elle est habituellement bénigne mais ses formes hémorragiques sont redoutables. La forme classique se manifeste brutalement après deux à sept jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausée, de douleurs musculaires. De source médicale, il n’existe pas actuellement de thérapie totalement efficace pour traiter les infections dues au virus de la dengue. Faire baisser la fièvre et réhydrater le malade reste la seule conduite à tenir.
Les antibiotiques traitent uniquement les complications mais sont impuissants contre le virus.
Le vaccin est également inexistant. Une hospitalisation s’imposera d’emblée devant toute forme sérieux ou s’aggravant.
source: la gazette de la grande Île