Wavemaster · 3 février 2015 à 22:18 · 89 photos 18 messages · 7 participants · 5 512 affichages | | | | Notre voyage dans l'ouest effectué en septembre 2009 comportait deux parties: une terrestre avec une majorité de sites sauvages (coyote buttes south, white pocket, white valley, little finland, staircase canyon, passage canyon, secret canyon, sidestep canyon....) et une partie maritime dans Glen Canyon ( lac Powell). Ce Carnet de voyage relate nos aventures parfois mouvementées et inoubliables sur le lac durant 7 jours du 11 au 17 septembre 2009
Jour 1 : Ca y est, le grand jour est enfin arrivé. Mais avant de partir de la Marina, le chemin est encore long. Première tâche de la journée : aller chercher le jet ski à l’autre bout de la ville. Il aurait été plus simple d’en louer un à la marina mais les tarifs y sont presque deux fois plus élevés.... Nous partons donc avec notre véhicule pour prendre possession de l’engin. Après les explications d’usage, dont les consignes en cas de retournement qui nous serviront plus tard...., Nous repartons avec un pick up muni d’une remorque direction la marina. Une fois sur la boat launch ramp, il faut reculer bien en ligne et cela ce n’est pas évident et je m’y prends à 3 reprises tant la visibilité arrière est faible. Une fois la remorque dans l’eau, je monte sur le jet direction la station essence pour y garer le jet et Lysiane prend le pick up pour m’y rejoindre. Une fois le jet garé, nous retournons en ville rendre le pick up et reprendre notre 4*4 et le garer pour la semaine. Deuxième étape, attacher le jet au bateau avant le départ. Une fois que c’est fait, je prends les commandes du monstre et le moins que l’on puisse dire c’est que le poids engendre beaucoup d’inertie donc peu maniable au premier abord. J’ai donc un peu de mal à me garer correctement à la station essence pour vérifier le plein d’essence mais cela ira mieux avec le temps. Cette fois ci, la check list est remplie, donc direction le grand large
et première constatation, la vitesse maximale s’avère moins élevée que prévue. Je tablais sur 10 miles à l’heure mais ce sera plutôt 8 donc il faudra que je revoie le programme à commencer par cette première journée où nous décidons d’aller jusqu’à dungeon canyon au lieu de Oak canyon. Après avoir pris nos repères avec les bouées, je m’écarte un peu du canal principal et rapidement nous nous apercevons trop tard que la profondeur n’est pas suffisante car le sonar sonne et le fond du bateau racle le fond. Marche arrière toute mais en oubliant quelque peu le jet ski dont la corde se prend dans l’hélice du moteur droit. Nous espérons à ce moment là que ce n’est pas grave et n’obligera pas à retourner à la marina pour réparer. Après avoir essayé de dérouler la corde, je me rends à l’évidence : il va falloir la couper. Je plonge donc dans l’eau avec mon couteau de randonnée pour couper la corde à la base de l’hélice. Au bout de quelques minutes, elle cède enfin et en tirant plusieurs fois sur le bout qui reste, j’arrive à libérer l’Hélice mais reste encore à vérifier si rien n’a été endommagé. Du coup, la corde est désormais plus courte et il faudra redoubler de vigilance lors des approches. Au moment de redémarrer les moteurs, je suis un peu tendu mais ouf ! plus de peur que de mal et nous réussissons à repartir sans encombre direction Dungeon Canyon. La navigation est très plaisante (c’est un peu un jeu de repérer les bouées en anticipation), on se relaie de temps en temps avec Lysiane et avec la musique dans la cabine et sur le pont, le niveau de confort est optimal.
Pour optimiser la journée, nous mangeons le midi en naviguant et en début d’après midi, nous arrivons à Dungeon Canyon. Il y a de nombreux emplacements pour parquer le bateau mais c’est une première pour nous et l’exercice est moins évident qu’il n’y parait. J’effectue une approche prudente, pendant que Lysiane s’occupe du jet ski en gardant toujours la corde tendue, et coupe les moteurs mais le temps de descendre sur la plage, de dérouler les cordes autour des ancres et de jeter celles-ci sur le pont pour que Lysiane les attache derrière, le bateau a eu le temps de dériver et repart vers le Large. Il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises pour stabiliser le tout, planter les ancres profondément dans le sable et tendre les cordes à 45° par rapport au bateau. Le temps d’enfiler nos gilets de sauvetage et nous enfourchons le jet ski direction Rainbow Bridge situé à une vingtaine de kilomètres de là. Comme toujours l’après midi, le vent se lève sur le lac et il y a plus de vagues que le matin mais nous arrivons tout de même à filer à environ 40km/h dans un confort tout relatif surtout pour lysiane avec le sac à dos. Après environ 30 minutes de navigation nous arrivons au bout de rainbow canyon et il n’y a que l’embarras du choix pour s’y garer. Le pont est déjà partiellement dans l’ombre ce qui n’enlève rien à la beauté de l’endroit.
Le retour sera un peu plus secoué que l’aller, le lac étant plus agité. L’emplacement de notre bateau est des plus sympa avec un beau panorama
et nous profitons de notre première soirée à bord hors du port autour d’un bon T-bone cuit avec notre BBQ taille XXL.
Une fois ce festin terminé, nous avons profité sur le point supérieur d’une des plus belle nuit étoilée qu’il nous ait été donné de voir aux Etats Unis au son des Coyotes qui hurlent au loin | | | Annonce · Sponsorisé | | | JOUR2 : Cette première nuit fut excellente mais nous avons tout de même été réveillés par les Coyotes qui ont hurlé une partie de la nuit. C’est un vrai bonheur de contempler le lever de soleil et de prendre le petit déjeuner devant un tel panorama.
La première chose à faire ce matin est de faire un léger détour par la Marina de Dangling Rope pour faire le plein du Bateau et du Jet ski car apparemment le Bateau consomme plus que prévu et incite à la prudence alors que le jet ski consomme plutôt moins que prévu à priori. Histoire d’optimiser les amarrages, au lieu d’enrouler la totalité de la corde sur l’encre, j’en laisse une partie courir le long de la coque dans une goulotte qu’on croirait prévue pour cela et on attache le reste sur le pont arrière. Comme cela, nous gagnerons un temps précieux à l’amarrage. Nous arrivons à l’ouverture de la Marina et ma foi, je n’arrive par trop mal à garer le bateau. Résultat des courses, environ 25 gallons pour le bateau soit à peine un quart alors que la jauge était presque à la moitié et 5 gallons pour le jet ski alors que la jauge laissait supposer moins. Finalement, le bateau consomme moins que je ne pensais la veille et le jet ski plutôt plus et constituera donc notre ressource critique pour l’exploration avec une autonomie estimée d’environ 100 miles. Direction Oak Canyon situé à moins de 2 heures de navigation pour explorer si possible trois canyons : Forbidding, Cascade et Twilight. Une fois arrivé dans Oak Canyon force est de constater que bon nombres de places sont déjà occupées et qu’il reste uniquement un emplacement sur une petite île. Ce sera donc notre point de chute. Contrairement à la veille, nous sommes mieux organisé pour les encres mais il y a beaucoup de courant et à peine ai-je le temps de dérouler la corde que le bateau part à la dérive et ce très rapidement. Un américain amarré à proximité me ramène alors au bateau avec son jet pour la deuxième tentative. Même problème, je n’arrive pas à stabiliser le bateau et décide donc, après conseil, de laisser les moteurs à mi-puissance tant que le bateau n’est pas encré, ce qui l’empêche de repartir au large. C’est la bonne méthode et nous l’appliquerons à chaque fois. Une fois les encres plantées (avec difficulté car la couche de sable est peu épaisse), nous coupons enfin les moteurs. Il nous aura fallut une bonne heure pour arriver à nos fins. Il est temps de partir en Exploration vers le premier canyon de la journée : Forbidding canyon. il est assez fascinant et excitant de slalomer entre les parois du canyon qui se rétrécissent peu à peu devant nous.
Mon but était d’aller à pied jusqu’au Big Low Undercut mais vu le niveau élevé du lac en 2009, il s’agit précisément de l’endroit où nous garons notre jet ski sans vraiment le savoir avant de comparé l’endroit avec la photo sur le livre de M.Kelsey. Nous attachons le jet ski comme on le peut en espérant qui sera encore là à notre retour....
Même si les gens ne viennent pas sur le lac pour commettre des délits, on ne peut s’empêcher d’y penser en étant éloignés de plusieurs kms du bateau. Il y a tout de même une sécurité avec un coupe circuit que l’on met sur OFF avec une clé spéciale que je conserve toujours avec moi. Le canyon est beau et rappelle Willow Gulch avec beaucoup de végétation et de nombreuses possibilités photographique grâce aux réflexions.
Après cette première expérience, direction Cascade Canyon qui est le canyon le plus étroit du lac avec Labyrinthe canyon.
Vu l’étroitesse, le chemin vers le bout du canyon est long mais impressionnant avec ses falaises qui deviennent de plus en plus étroites. Nous nous demandons d’ailleurs si nous allons pouvoir accoster quelque part tant les parois sont étroites. Nous avançons lentement en s’aidant de nos mains sur les parois distantes de 1m environ et apercevons la fin du canyon où j’accoste tant bien que mal le jet.
J’ignore comment on ressortira de là, mais on verra plus tard. Ce canyon est superbe et baigné par une belle lumière réfléchie.
La progression requiert souvent de s’aider de ses mains pour franchir quelques obstacles. Nous allons aussi loin que possible et en tout cas en ayant vu la partie la plus intéressante du canyon. Au retour, marche arrière obligatoire avec le jet pour sortir du canyon en s’aidant des mains sur les parois et direction Twilight Canyon situé tout à côté de Cascade canyon. Celui-ci est moins étroit au bout et il est plus simple de se « garer » bien qu’obligeant à se mouiller un peu plus. Le temps est couvert et la lumière quasiment absente donc visuellement moins beau que Cascade canyon mais pas pour autant dénué d’intérêt d’autant plus que la progression est aisée.
Au total, nous aurons passé environ 2H dans chaque canyon avant de retourné au bateau qui n’a pas trop bougé malgré le vent. Comme la soirée précédente, BBQ de rigueur mais le temps se gâte et le bateau qui est proche de nous se dirige dangereusement du nôtre cal très mal amarré. Heureusement, ils prennent enfin conscience de la situation et descendent sur la berge pour stabiliser et ancrer celui-ci plus solidement | | | JOUR3 : la nuit fut quelque peu agitée car le vent s’engouffrait dans le bateau et générait de nombreux bruits parasites qui ne facilitent pas le sommeil. Le temps s’est remis au beau
et nous partons tôt pour aller jusqu’à la Gorce Arch où j’ai prévu de garer le bateau. La première partie de la navigation d’effectue sur le Colorado
et ensuite sur la rivière Escalante qui a tout d’un fleuve à ce niveau là.
Il n’y a pas de bouées dans le canal principal mais par contre des bouées signalent l’entrée de chaque canyon facilitant ainsi le repérage. Après une vingtaine de miles ; nous entrons dans Davis Gulch
et force est de constater qu’il y a peu d’endroits pour garer le Bateau. Nous remarquons un emplacement étroit mais je continue ma route. Malgré tout il faut se rendre à l’évidence, c’est probablement l’endroit que nous avons dépassé qui est probablement le meilleur choix. Il faut donc faire demi-tour, opération délicate car le canyon est étroit. La caméra de recul est d’une aide précieuse et je maitrise de mieux en mieux le bateau donc ce n’est qu’une formalité. Nous arrivons devant notre parking du jour mais c’est assez étroit et peu profond à priori donc prudence de rigueur.
J’avance à faible vitesse et en tout cas, juste ce qu’il faut pour échouer proprement le fond du bateau sur le sable en évitant les rochers. Cette fois ci, je laisse les moteurs en marche pour éviter que le bateau ne dérive. Impossible cette fois ci par manque de place de positionner les cordes à 45° car il y a un côté sans profondeur de sable suffisante qui m’oblige à bloquer l’ancre avec des pierres. Objectif de la journée, aller à La Gorce Arch et explorer Davis Gulch. La lumière n’est pas intéressante donc nous nous arrêtons plutôt du côté fermé de l’arche sous la grande alcôve.
Direction ensuite Davis Gulch. Il n’est pas facile de progresser au bout du canyon à cause de la végétation mais nous arrivons tant bien que mal à garer le jet à côté d’un bateau de Rangers. M.Kelsey ne tarit pas d’éloges dans son livre sur Davis Gulch donc c’est très prometteur. Nous avons assez vite déchanter car même si le canyon est beau, sans plus, la progression est très lente car la végétation très dense et nous cherchons constamment notre chemin. L’objectif était d’aller jusqu’à Bement arch mais en raison de la progression lente, le manque de ressource en eau et le temps qui devient très orageux, nous renonçons après plus d’une heure et demie de marche.
Ce type d’exploration contient beaucoup d’inconnues car les sentiers sont en général peu visible, pas entretenus et le niveau de l’eau rend toute prévision délicate. Il est donc impossible à l’avance de savoir jusqu’où nous pourrons progresser. Nous sommes un peu frustrés et donc nous décidons d’aller explorer Fiftymile canyon situé à quelques miles de Davis Gulch. Là encore nous ne pouvons pas aller jusqu’au bout du canyon à cause de la végétation dans la rivière. Nous grimpons sur la corniche sur la gauche mais après quelques centaines de mètres, nous sommes bloqués et contraints de faire demi-tour alors que la pluie commence à tomber. L’incursion fut courte mais finalement la partie la plus intéressante est la partie immergée avec notamment une alcôve impressionnante où nous faisons un stop pour attendre que la pluie cesse.
Ce fut un peu la journée des désillusions mais il faut se rendre à l’évidence : on ne maitrise pas le terrain.... La fin de la journée sera plus agréable avec une bonne bouteille de champagne. Image attachée: | | | JOUR 4 : Bien que pluvieuse, la nuit fut très calme car étant enclavés, nous sommes à l’abri du vent.
Objectif ambitieux pour la journée avec Explorer canyon, 3 roof ruins et Bishop canyon. Cette fois ci, c’est lysiane qui prend les rênes du jet avec moi derrière avec l’appareil photo. Première étage 3 Roof ruins et premier écueil, je ne vois pas les ruines malgré le point GPS. Direction donc Explorer canyon, le gros morceau de la journée. Nous arrivons assez loin dans le canyon mais problème, un amas de troncs d’arbres flottant qui nous empêche d’avancer et oblige à ce garer avant. Il n’y a qu’un seul endroit possible et peu accessible. On y arrive finalement mais sans garantie de pouvoir aller très loin en longeant la rim. Je part donc seul en éclaireur et rapidement je suis bloqué. Retour au jet pour essayer de progresser au milieu des troncs d’arbres. Nous arrivons à progresser mais au fur et à mesure, le poids s’accumule sur le devant du jet jusqu’à être bloqués et le moteur commence à fumer de partout et le témoin de surchauffe s’allume. Je coupe donc le contact et il nous faut maintenant faire demi-tour en s’aidant de tronc d’arbre en guise de rames. Une fois dégagés, il faut attendre que la température du moteur baisse pour repartir ce qui est le cas au bout de quelques minutes. Tant pis pour explorer canyon et retour vers 3 roof ruins car il n’est pas possible de passer à côté de cela en ayant le point GPS. Arrivé à l’endroit supposé, je scrute la falaise et effectivement nous repérons à mi-hauteur de la falaise des ruines difficiles à distinguer. Nous attachons le jet comme on le peut en bloquant la corde avec un rocher et commençons à gravir la falaise. Le sentier est escarpé (le jet ski est tout petit en bas à droite sur la photo)
avec des entailles dans la pierre pour faire office d’escalier, plus simples à monter qu’à descendre. La prudence est donc de rigueur pour atteindre ces ruines très photogéniques et découpées en 3 bâtiments différents les uns des autres à flanc de falaise. La vision du lac en arrière plan donne une dimension supplémentaire et quelque peu surréaliste.
A la descente, la prudence est de rigueur surtout à l’endroit où il y a les entailles dans la pierre. Direction maintenant Bishop Canyon qui est un canyon « secondaire ».. En effet, ce n’est pas un affluant de l’Escalante mais de Willow Gulch donc plus reculé et peu exploré. Après quelques centaines de mètres, le paysage est très beau avec une réflexion parfaite. Nous dépassons l’arbre mort au milieu de la rivière
et de nouveau quelques dizaines de mètres plus loin nous sommes à nouveau bloqués par des troncs d’arbre flottants. Décidément, c’est un peu la merde ce matin là. Je fais quelques tours avec le jet pour vérifier qu’on ne peut pas se parquer quelque part et soudain des vagues d’amplitude grandissantes se forment et sans qu’on ai le temps de dire ouf, le jet ski se retourne et nous sommes tous les deux à l’eau. Dans un élan de bravoure, lysiane qui tenait mon appareil photo arrive à maintenir le haut du bras hors de l’eau en tombant. Je m’accroche à la coque du jet ski tandis que lysiane nage jusqu’à un tronc d’arbre pour s’y agripper. Elle me rejoint pour me passer l’appareil et au moins, le GPS qui est dans une poche étanche autour de mon cou est lui sauvé, enfin c’est ce que je crois car la poche est remplie d’eau !!! saloperie de produit chinois : c’est effectivement étanche au niveau de l’ouverture mais il suffit de tirer un peu sur l’œillet où passe la cordelette et la soudure saute laissant entrer l’eau.... Ce n’est pas le tout mais on ne va pas rester accrocher à la coque du jet : je m’assure du sens dans lequel je dois retourner le jet (sens des aiguilles d’une montre sinon, l’eau rentre dans l’échappement et c’est foutu) et je m’exécute : c’est plutôt facile et à ce moment là je crie victoire mais je vais vite déchanter. Je monte alors sur l’arrière du jet ski mais celui-ci commence à couler : la poussée d’Archimède à ses limites et il faut se rendre à l’évidence, le jet s’est rempli d’eau et il est impossible de s’en servir. Il n’y a plus qu’à amarrer le jet à une berge et on verra après. Je tire le jet pendant que lysiane pousse à l’arrière mais il n’y a pas de berge et juste quelques amas de rochers friable et pas très stable. Nous trouvons tout de même un port de fortune qui permet au moins de reprendre des forces. Je retire alors la selle du jet ski et là c’est la cata : tout le compartiment moteur et électrique est rempli d’eau et nous n’avons rien pour écoper. Pour un Jet ski c’est le comble de ne pas être étanche et zéro pointé pour les ingénieures de Kawasaki !!! Il faut se rendre à l’évidence : si personne ne passe dans le canyon, il faudra nager plusieurs kilomètres, ce qui n’est pas une mince affaire, surtout sans nourriture conséquente. Heureusement, la chance va nous sourire car à peut près 20 minutes après notre naufrage nous entendons au loin un bruit de moteur. Lysiane fait alors des grands gestes pendant que je crie de toute mes forces et oh miracle un jet ski arrive. Il s’agit d’un homme qui apprend à sa petite fille à piloter. Il nous demande ironiquement si nous avons un problème et après avoir inspecté la situation, nous propose de retourner à son bateau pour cherche un gobelet pour écoper. Après environ 20 minutes qui nous laisse le temps de constater que le camescope est lui aussi HS, ils reviennent et je commence à écoper avec lui en se relayant. La position ne rend pas la tâche facile et même après 20 minutes, nous n’avons pas l’impression que le niveau baisse se qui montre que le volume total d’eau est considérable. Il n’y a pas le choix, il faut tenter de remorquer le jet ski. Nous l’attachons au sein et notre sauveur repart vers son bateau non sans mal vu le poids important du jet. 20 minutes plus tard, il est de retour pour nous emmener avec lui et nous arrivons quelque temps plus tard sur la terre ferme où est amarré leur Houseboat. Ils sont 5 au total, 2 couples, Jamie, sa femme et sa fille Jessie ainsi que Mark, au look de biker et sa femme tous habitants à Salt Lake City.
Première tâche, retourner le jet pour vider le plus d’eau possible. Nous basculons donc l’engin à 3 non sans mal et un volume d’eau impressionnant se déverse sur le sol mais il en reste encore car il est impossible de retourner complètement le jet sur la terre ferme à 3. Seule solution, utiliser des pistolets à eau pour pomper l’eau ce que nous faisons avec Lysiane pendant un bon quart d’heure après quoi le jet est quasiment vide. Il reste maintenant à le faire sécher au soleil, enfin ce qu’il en reste car les éclaircies sont entrecoupées de petites averses. Nos hôtes sont super sympa et de leur propre aveux ce sont des « crazy mormons » car ils sont loin d’être sobres et la réserve de bière et de vin est impressionnante sur le bateau. J’écoule moi-même quelques bières et lysiane un peu de vin en écoutant une radio satellite qui ne passe que du Hard Rock des années 70, 80 et début 90. La femme de Jamie adore Iron Maiden et est très surprise de voir que je connais tous leurs albums. Ils me disent d’ailleurs que c’est la première fois qu’ils rencontrent un « french rocker ».... Après 2 bonnes heures, nous amarrons le jet derrière le houseboat pour faire le plein (vive la pompe à essence embarquée) et ajouter un additif dans le réservoir pour séparer l’eau et l’essence au cas où il y ai de l’eau dans le réservoir. Jamie essaye ensuite pendant plus d’une heure de démarrer le jet et à plusieurs reprises il y arrive presque mais rien n’y fait et au final c’est la batterie qui est à plat. Heureusement que Jamie à un chargeur. Nous prenons donc la décision de ramener le jet à notre Houseboat, il me prête le chargeur et ils reviendront le lendemain le chercher. Nous nous mettons donc en route, jamie, lysiane et moi dans le bateau de jamie qui tire notre jet et mark, sa femme et Jessie au commande d’un de leur jet ski. Durant le trajet, je dois vérifier sans cesse que le jet ne chavire pas et pas de chance, c’est nos trois poursuivants qui se retournent à leur tour... Ils ne perdent pas de temps pour remettre le jet sur la coque et redémarrent sans problème contrairement à nous. Il n’y a pas de doute, leur jet Yamaha qui est d’une conception plus récente est certainement beaucoup plus étanche que le notre... Arrivés au bateau, je met tout de suite la batterie en charge et on peut enfin se détendre après cette journée mouvementée mais qui nous laissera des souvenirs à jamais. Après une bonne heure de charge, j’essaie à mon tour de démarrer le jet et j’adopte une autre technique que Jamie : au risque de noyer le moteur (j’ignore si le circuit d’essence est à sec ou non), je donne des coups d’accélérateur en actionnant le bouton de contact et au bout de quelques tentatives, le moteur démarre mais s’essouffle vite à l’accélération signe d’un problème de mélange trop pauvre en air. Après quelques minutes, cela semble rentrer dans l’ordre mais j’ai maintenant l’impression que le jet n’est plus du tout stable et qu’il va se retourner à tout instant : sans doute l’appréhension et il faudra quelques heures de navigation pour retrouver toute la confiance dans l’engin. La soirée se terminera sur le pont à admirer les étoiles avec une bouteille de méthode champenoise local. | | | Jour 5 : la nuit fut calme comme la veille et ce matin, le ciel est dégagé ce qui permet d’espérer le meilleur. Après un petit dej copieux, nous enfourchons non sans appréhension le jet pour aller tenter de faire quelques belles photos de La Gorce Arch. Celle-ci est peu éloignée de notre bateau mais le moindre virage nous donne l’impression que le jet est moins stable qu’avant ce qui n’est qu’une impression. Au pied de l’arche, ce n’est pas évident du tout de garer le jet mais comme souvent avec quelques pierres on arrive à ses fins. Pour avoir une vue intéressante, il faut grimper au pied de l’arche sur une pente raide parsemée de cailloux et rochers peu stables. Prudence de rigueur mais à plusieurs reprises, je me demande comment je vais descendre. Au pied de l’arche, la vue est top avec cet espèce de Gooseneck à travers l’arche.
Ce n’est pas le tout mais il faut descendre et rejoindre Lysiane qui m’attend en bas. Je regarde attentivement la pente avant de m’avancer et à deux reprises un rocher se dérobe sous moi m’emportant avec lui. Heureusement, j’arrive à freiner ma descente et à ne pas me faire mal mais c’était chaud....Un petit tour de l’autre côté de l’arche histoire de faire un panoramique que ne renierai pas Etienne
et nous voici de retour au bateau. Nos amis de la veille ne sont pas venus récupérer le chargeur mais ils ne tarderont pas trop ce qui nous permet de lever l’ancre à une heure raisonnable car aujourd’hui, nous avons beaucoup de route (façon de parler) à faire jusqu’à West Canyon. En avant toute pour 4 bonnes heures de bateau en se relayant avec Lysiane à la barre.
Après avoir fait le plein à la Marina de Dangling rope, nous trouvons un endroit sympa pour parquer le bateau en face de Gregorry butte et j’arrive d’ailleurs un peu fort sur la berge : au moins, il ne bougera pas trop avec le vent. Cependant, après l’avoir amarré, nous constatons que l’endroit est très dégagé et en plein vent qui souffle en bourrasque donc pas bon pour espérer dormir correctement.
Qu’à cela ne tienne, on lève l’ancre pour trouver un endroit plus encaissé. Et là, problème car le bateau est solidement posé sur le sable et refuse de bouger même avec les moteurs à puissance maxi. Il me faudra un bon quart d’heure en tournant la barre de droite et de gauche à toute vitesse pour arriver à dégager le bateau. Direction donc West Canyon dont l’embouchure est très proche. Nous trouvons un endroit qui à l’air sympa mais un peu étroit à première vue. Je m’y engage tout de même et je ne sais pas par quel miracle je ne touche rien avec le bateau car il y a juste la place pour entrer et les rochers affleurent. Marche arrière à puissance mini pour se dégager et trouver un autre endroit. En revenant quelque peu sur nos pas, nous trouvons l’endroit idéal avec une très belle vue et pas trop exposé au vent.
Il est possible d’ancrer solidement sur la partie droite car il y a de la vase donc idéal mais à gauche, il n’y a que de la pierre : le système D s’impose et j’enroule donc la corde autour de la base d’un tamaris qui possède des racines solides. Cela fera l’affaire. Le ciel orageux combiné au coucher de soleil nous offre un panorama magnifique et une nuit calme.
| | | Jour 6 : Le ciel est très chargé ce matin et nous nous demandons si l’exploration dans West Canyon, un des plus beau canyon du plateau du Colorado, est raisonnable. Qui ne tente rien n’a rien et nous tentons quand même notre chance. Il fait froid et avec le vent, on se caille sévère sur le jet. Il nous faut parcourir environ 10km pour arriver au sec non s’en avoir raclé deux rochers à l’arrivée avec la coque.
On espère ne pas avoir endommagé celle-ci...C’est très boueux et après 100m nous sommes bloqués par une chute d’eau d’environ 5m de haut sans possibilité de contourner sur place.
Nous revenons donc sur nos pas et lysiane repère un canoë posé sur une pente de sable avec des traces de pas. Il faut donc grimper sur cette pente pour arriver sur un petit plateau et contourner ainsi la chute d’eau. Après cet obstacle franchi, la progression est facile et la végétation pas trop dense. L’objectif de notre journée n’est pas d’aller jusqu’au Middle ou upper slot, ce qui nécessite 2 jours aller et retour mais d’aller explorer Lower slot qui est la partie la plus photogénique. Après une demi-heure environ, nous traversons une première section de Narrows
avant d’atteindre après une heure, Lower slot. Comme prévu, il faut nager pour progresser dans des pools qui ne voient jamais le soleil donc forcément froides. Lysiane reste à l’entrée pendant que je me déshabille et garde juste un slip pour garder les vêtements secs. Je met l’appareil photo dans une poche étanche (une vraie celle là...) et je me lance après mettre saisi car c’est vraiment froid.
Le Narrows fait environ 200m mais ce jour là, il n’était pas nécessaire de nager très longtemps pour avoir à nouveau pied et progresser avec de l’eau au genoux. Il faut faire attention car c’est très glissant mais le jeu en vaut la chandelle car l’endroit est magnifique et ce n’est pas tous les jours qu’on explore un slot canyon rempli d’eau (pas de la boue....).
Je n’ai pas le trépied donc il me faut me caler pour ne pas prendre de photos floues même à 400 iso. Après une bonne demi-heure passée dans le slot, je reviens vers l’entrée. Je commence à avoir froid et ne suis pas fâché de remettre des habits secs. En plus nous avons de la chance car le ciel s’est dégagé et le soleil est de la partie. De retour au jet, nous décidons de le pousser dans l’eau jusqu’à ce que nous ayons de l’eau à la taille afin de ne pas cogner les rochers qui affleurent comme à l’aller. Après quelques dizaines de mètre, je mets les gaz et progresse avec prudence tant que le niveau de l’eau est bas, ce qui ne dure pas longtemps avant de serpenter entre les canyons. De retour au bateau, nous levons les ancres direction Gunsight bay pour l’après midi et la nuit. Nous trouvons de suite un endroit idéal avec un panorama d’enfer sur Gunsight butte.
Cet après midi, ce sera du fun avec le jet histoire d’en profiter pour la dernière fois. La soirée se terminera une nouvelle fois à contempler les étoiles dans le ciel très clair.
Jour 7 : pour notre dernière matinée (il faut rendre le bateau à 14h au plus tard), rien de tel qu’un peu de jet ski pour se réveiller. La surface du lac est lisse comme un billard et propice aux pointes de vitesse. Je n’irai pas au-delà de 72 km/h ce qui est déjà assez impressionnant sur l’eau et interdit toute chute. Lysiane en profite également avant de lever l’ancre en fin de matinée après une petite séance photo au pied du bateau sur la plage.
Nous levons l’ancre pour la dernière fois après avoir passé un bon quart d’heure à essayer de déplacer le jet qui est échoué sur le sable. J’ai cru que je n’y arriverais jamais mais au prix d’efforts répétés, j’arrive à désensabler cette foutue machine. De retour à la Marina, dernier plein pour le check out du bateau et nouveaux aller et retour pour rendre le jet ski à Page. J’essaye d’obtenir un discount pour n’avoir pas pu l’utiliser pendant quasiment une journée mais en retour il m’explique que lorsqu’on se retourne, il faut choisir de quel côté basculer le bateau. Je lui rétorque qu’on ne choisi pas vraiment sur le moment... au moins j’aurais essayé. Cette expérience sur le Lac fut inoubliable et sans nul doute en tête de nos expériences dans le Southwest. Si nous le pouvons nous recommencerons dans l’avenir mais sur la partie Nord du lac au départ de Bullfrog pour compléter cette première incursion dans Glen Canyon. Nous passerons la nuit à Kanab après un excellent repas (sans nul doute le restaurant le plus savoureux du southwest que l’on connaisse) au Rocking 5 café. | | | Bonjour Thierry. Superbe aventure !Superbes photos ! Superbe récit ! Merci du partage. Jean-Michel. | | | Bonjour Thierry,
tu en avais parlé sur les "messages effacés" et voici ton récit ; je ne me souviens plus très bien mais il me semble que c'est ton récit (entre autres) sur ouestusa qui m'avait donné envie de faire un peu la même chose ( notre récit ici ).
Une fois sur la boat launch ramp, il faut reculer bien en ligne et cela ce n’est pas évident et je m’y prends à 3 reprises tant la visibilité arrière est faible
Pour les néophytes, reculer avec une remorque n'est pas forcément évident mais, effectivement, la forme du véhicule joue beaucoup (toujours des pb avec ma 406).
le poids engendre beaucoup d’inertie donc peu maniable au premier abord
Le fardage doit aussi être important.
le fond du bateau racle le fond
Tiens, ça me rappelle quelque chose  !
autour d’un bon T-bone cuit avec notre BBQ taille XXL.
C'est clair que nous n'avions pas le même confort  que vous.
Cascade Canyon qui est le canyon le plus étroit du lac
Effectivement, très étroit et nous avons fait demi-tour avant la fin ; mais que c'est beau.
aller à La Gorce Arch et explorer Davis Gulch
Jolie balade.
Le site était interdit lors de notre visite  !
Beaucoup de bois effectivement, peut-être moins pour nous car nous avons réussi à accoster et partir en rando.
Nous, c'est Willow Canyon que nous voulions faire (jusqu'à Broken Bow Arch ?) mais, comme vous précédemment, la végétation importante nous a arrêté.
soudain des vagues d’amplitude grandissantes se forment et sans qu’on ai le temps de dire ouf, le jet ski se retourne et nous sommes tous les deux à l’eau
Un jet qui faisait des ronds dans l'eau ? La réflexion des vagues sur les parois du canyon peut provoquer des vagues importantes. En tout cas, la cata ; j'imagine un peu la situation. Je ne connais pas votre contrat de location, mais pour nous, il ne fallait pas dépasser Rainbow Bridge. Heureusement que vous avez été rapidement secourus.
Et puis, en plus du texte informatif, de superbes photos ; je m'y suis baladé et j'y étais encore    .
Merci pour tout. | | | Bonjour Alain pierre
au début nous voulions louer un house boat avec des canoes mais en voyant les distances pour explorer les canyons, je me suis vite rendu à l'évidence que le jet ski était indispensable. Nous n'aurions de toute façon pas pris un house boat sans le jet ski car cela ne nous aurait pas permis d'explorer la plupart des canyons et en tout cas pas d'aller au bout des canyons et notamment les plus étroits. le principal inconvénient de l'house boat outre son cout, c'est la vitesse de déplacement
dans le contrat de loc, il n'y avait pas de limite à ne pas dépasser sur le lac. nous pouvions aller où nous voulions. idem pour le jet ski.
pour explorer canyon, si vous avions eu un bateau comme vous, nous aurions pu aller plus loin mais là le poids du bois flottant devient vite trop important par rapport à la faible puissance du jet ski et le moteur se coupe de lui même rapidement car non refroidi par l'eau qui ne circule plus
il aurait fallu que j'ai une go pro étanche pour savoir ce qui s'est passé quand nous nous sommes retournés.... il est calir que nous avons au énormément de chance que quelqu'un passe rapidement car c'est un canyon secondaire donc peu fréquenté et je ne sais vraiment pas ce que nous aurions fait dans le cas contraire bloqués à 20 bon km du bateau. maintenant au moins je sais que le compartiment moteur est loin d'être étanche et il faut retourner le jet immédiatement après le chavirage.
pour 3 roof ruins, je ne sais pas si c'est de nouveau accessible mais je comprend qu'il l'ai interdit d'accès si ce sont des mômes qui ont pris le bois pour faire du feu !!!. les ruines ne sont pas spécialement belles mais c'est surtout l'arrière plan du lac qui en fait un lieu particulier
on aimerait bien dans le futur explorer un peu plus et notamment la partie nord et entre autres reflection canyon (je pense qu'on fera aussi la randonnée pour l'admirer de la rim), annies canyon, iceberg canyon..... | | | Grâce au lien que tu as donné dans un autre post (c'est une bonne tactique !  ) je découvre tes aventures maritimes mouvementées et extra-ordinaires... 
Nous dépassons l’arbre mort au milieu de la rivière
Si la création du lac n'était pas aussi récente, ça ressemble tout à fait aux récits d'exploration du début du siècle dernier !  Merci pour la bonne adresse à Kanab,  et pour savoir partager cette passion ! | | | Ah ! Si le Gang de la Clé à Molette* "sévissait" encore bien malheureux seraient les amateurs d'aventures dans ces paysages-là  mais c'est sans doute ainsi que va la vie, destructrice pour les uns  et bienfaitrice pour les autres  ...
Dolma
*Edward Abbey | | | merci
comme beaucoup d'anciens, je pense que si j'avais connu Glen Canyon avant la création du lac powell, je serais nostalgique de cette époque mais il faut bien reconnaitre que le lac rend ce paysage un peu iréel. ce n'est pas pour rien qu'il à été choisi à l'époque pour tourner la première partie de la planète des singes lorsque les astronautes après être tombés dans le lac, croient être sur une autre planète.... | | | après les quads dans les chemins de randonnée, les jetskis dans les canyons aux écosystèmes fragiles. quelles plaies. | | | personnellement j'ai randonné plus de 2000 km dans l' ouest américain et je n'ai pas rencontré beaucoup de quads si on exclut les alentours de Moab
quant aux jet skis ce n'est rien à côté de la pollution des centaines de bateaux qui sillonnent le lac. si il avait fallut protéger les éco systèmes, c'est le barrage de glen canyon qu'il n'aurait pas fallut construire. | | | Bonjour, J'ai lu avec attention votre aventure sur le lac powell, car je vais moi meme y aller avec ma famille l'ete prochain. nous avons loue un houseboat (46'voyager), mais egalement un powerboat qui nous permettra de faire de la bouee avec nos enfants et du ski nautique. Mais finalement nous avons reserve les 2 bateaux sans vraiment savoir si cela se faisait. Du coup comme vous meme avez loué un houseboat et un scooter, je me dis que peut etre vous saurez me renseigner. Croyez vous que cela soit possible ou bien faut il que j'annule la location du powerboat? Et pensez.vous qu'avec le power boat nous pourrons aller visiter les canyons? Je vous remercie par avance de vos renseignements | | | bonjour
on peut visiter des canyons avec un powerboat a condition qu'ils ne soient pas trop étroits. par contre, je ne sait pas si on peut tirer un powerboat avec un voyager 46'. il faut demander à société de location. soit vous pouvez le tirer mais cela va ralentir votre progression car le poids d'un powerboat est tout de même élevé (ne pas oublier qu'au mieux un houseboat avance environ à 8 miles/h) soit cela vous oblige à naviguer d'un côté avec l'houseboat et de l'autre avec le powerboat qui avancera lui nettement plus rapidement | | | Bonjour Stephanie,
pensez.vous qu'avec le power boat nous pourrons aller visiter les canyons?
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