Corserandos · 26 décembre 2018 à 11:47 · 630 photos 62 messages · 12 participants · 6 620 affichages | | | | Jour 14 : Trek – Lac Inlea.m. : - trek et arrivée au lac Inle - bateau pour rejoindre l’hôtelp.m. : - repos - nuit au lac Inle
Meilleure nuit pour tout le monde. Grosses pluies pendant la nuit. Au lever, petit crachin. Petit déjeuner à nouveau pantagruélique avec tempuras de légumes, toasts et confiture, riz aux œufs, fruits, patates ! Départ à 8h45 pour normalement 2h30 – 3h de marche. Mais une partie de la troupe est en piteux état et la marche en est fortement ralentie.
On passe devant l’école du village. Tous les enfants ont un uniforme vert et blanc et portent le sac traditionnel comme cartable.
On arrive ensuite à un monastère qui n’a pas l’air très animé avec une partie ancienne assez belle et une plus récente moche.
On est censés descendre 600 m pour arriver au lac Inle mais on n’arrête pas de monter. Il fait très chaud. Au début, on marche tout le temps sur une large piste où passent des motos. C’est facile mais pas très motivant.
On rencontre pas mal de gens de minorités. Ils sont généralement plus souriants quand ils ont un enfant dans les bras. Il faut faire le tour de la montagne et on a alors d’autres vues.
On s’arrête à un petit col où il y a quelques boutiques dont une qui vend des boissons.
Encore quelques paysages avec des couleurs de champs bien contrastées, des banians gigantesques.
On traverse des grands plateaux mais on ne descend toujours pas sérieusement.
On aperçoit enfin un petit bout du lac.
Quand le chemin se met vraiment à descendre, il est beaucoup plus étroit et dans une végétation plus luxuriante, des agaves notamment. Après 4h30 de marche exténuante pour les malades et par une chaleur écrasante (37°), on arrive dans la plaine.
Il faut encore marcher sur un large chemin pour arriver à l’embarcadère on nous attend la pirogue qui va nous amener à nôtre hôtel et où nous retrouvons nos bagages.
On embarque pour une bonne demi-heure de navigation. Le trajet sur les canaux qui mènent au lac est superbe : jardins flottants, invasion de jacinthes d’eau, baret les premiers pêcheurs typiques du lac Inle. C’est clair que ça vaut la peine d’être arrivés là à pied.
Arrivée et installation à l’hôtel. Quel bonheur d’avoir une bonne douche et de pouvoir se laver les cheveux ! Déjeuner à l’hôtel à 15h15. Le service est lent mais on se régale avec... des clubs sandwichs. On est tous ravis de ne rien faire cet après-midi. Dommage qu’il n’y ait pas de piscine pour se détendre. Nuit au lac Inle, à l’hôtel « Amata Garden Resort », grand hôtel flambant neuf et très chic, accueil avec de multiples courbettes, grandes chambres superbement décorées avec vue sur le lac, excellente literie. Tout y est nouveau et le service encore peu rodé. Le personnel ne comprend pas un mot d’anglais. Images attachées: | | | Annonce · Sponsorisé | | | Jour 15 : Lac Inlea.m. : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Paw Khone : atelier de tissage de la soie et de la fibre de lotus - atelier de fabrication des cheerots - Kayla et ses jardins flottants - atelier d’objets en argentp.m. : - Inn Dain et ses milliers de stupas - nuit au lac Inle
Buffet de petit déjeuner kilométrique et bon. Départ à 9h30 en pirogue pour toute la journée. A peine sortis sur le lac, nous avons l’occasion d’observer plusieurs pêcheurs sur leur pirogue. Leur style est unique : ils rament debout en enroulant une jambe autour d’une pagaie. C’est assez étonnant comme dextérité mais cela doit provoquer à la longue des problèmes de hanche et de jambe.
On fait un tour dans un village lacustre Inthas, Ywama. Toutes les maisons sont sur pilotis et accessibles uniquement en pirogue. On y voit parfois des cochons dans des enclos minuscules. On y trouve aussi école, monastère, épicerie et bureau de poste.
Visite d’un atelier de tissage de la soie et de la fibre de lotus à Inn Paw Khove. Le travail est splendide. Les ouvrières font des écharpes et des longyis, avec des motifs traditionnels. C’est magnifique mais malheureusement hors de prix.
On assiste un peu plus loin à la fabrication des cheerots, les cigares birmans. On peut même en fumer.
Trafic en tous genres sur le lac.
Visite de Kayla et de ses jardins flottants. Les villageois les fabriquent en constituant des espèces de matelas de végétaux qu’ils fixent sur le lac par des poteaux de bambou. On voit surtout des cultures de tomates mais ils cultivent aussi choux, haricots, aubergines...
Encore une visite d’ atelier, d’objets en argent cette fois. L’atelier est minuscule et sans intérêt. Par contre, la boutique est immense et les prix sont en conséquence.
Image attachée: | | | Jour 15 : Lac Inle (suite)
a.m. : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Paw Khone : atelier de tissage de la soie et de la fibre de lotus - atelier de fabrication des cheerots - Kayla et ses jardins flottants - atelier d’objets en argentp.m. : - Inn Dain et ses milliers de stupas - nuit au lac Inle
Déjeuner dans un restaurant sur pilotis, le « Blue Bay ». Agréable situation avec terrasse au bord de l’eau mais les pirogues qui passent sans cesse devant font un boucan épouvantable.
On repart pour le village d’ Inn Dain et ses milliers de stupas. Un escalier couvert bordé de boutiques gravit la colline. Il donne accès à différents sites de stupas.
Le premier, tout en bas, Nyaung Oak, est complètement délabré et envahi par la végétation. C’est ce qui fait son charme.
Tout en haut, se trouve la Shwe Inthein Pagoda, un ensemble de 1054 stupas construits aux 17è-18è siècles. Ce qui fait sa beauté ce sont les contrastes entre leurs couleurs : doré, brique et gris. Le charme vient aussi du tintement des clochettes.
Une partie du site est encore fort délabrée tandis que certains stupas ont été restaurés par de généreux donateurs qui le font savoir par une plaque.
Un site qui a plus enchanté les plus âgés du groupe. On termine par de nombreux achats dans la galerie.
Retour à l’hôtel où le canal d’entrée est bloqué par des jacinthes d’eau qui ont poussé pendant la journée au point de barrer le passage. Elles peuvent pousser de 1 à 3 mètres par jour. Deux pirogues attendent que le passage se libère mais notre batelier, qui a décidé de forcer le passage, prend son élan et passe à travers tout avec succès.
Dîner à l’hôtel. Nuit au lac Inle. | | | Jour 16 : Lac Inlea.m. : - Phaung Daw U et son marché - Phaung Daw U Pagoda - monastère Nga Hpe Kyaung - atelier de forgeronp.m. : - fabrique de pirogues en teck - pêcheurs au coucher du soleil
Départ en bateau à 9h30. On commence par le marché de Phaung Daw U qui n’est malheureusement pas un marché flottant – il semblerait qu’il n’y en ait plus - mais très haut en couleurs.
C’est l’occasion de voir toutes les ethnies avec leurs particularités vestimentaires. Le long de la rivière, sont amarrés des dizaines de bateaux de villageois. C’est le parking local.
Les étals de poisson sont particulièrement peu appétissants. On y voit surtout des poissons déjà découpés, mais aussi des grosses têtes, notamment d’un énorme poisson-chat, des anguilles, des petits poissons qu’une vendeuse embroche vivants... Des étals de poulets où on voit un amas de têtes avec la crête.
Mais ce sont surtout les gens qui retiennent notre attention.
Superbe spectacle et très bon moment. Pour des achats : bijoux en argent bon marché, sacs traditionnels et jolies vestes brodées. C’est là que se trouve aussi la Phaung Daw U Pagoda qui contient cinq tout petits bouddhas tellement vénérés qu’ils en ont perdu toute forme à force d’être recouverts de feuilles d’or par les fidèles.
| | | Jour 16 : Lac Inle (suite)
a.m. : - Phaung Daw U et son marché - Phaung Daw U Pagoda - monastère Nga Hpe Kyaung - atelier de forgeronp.m. : - fabrique de pirogues en teck - pêcheurs au coucher du soleil
Il se met à pleuvoir quand nous partons pour le monastère Nga Hpe Kyaung, surnommé le monastère des chats sauteurs parce que les moines les avaient dressés à sauter dans des arceaux. Il y a toujours autant de chats mais ils ne sautent plus.
Ce monastère est très sombre mais contient des reliquaires magnifiques.
Il y a évidemment une allée de boutiques avec de jolies chemises traditionnelles. Visite d’un atelier de forgeron pas vraiment intéressante.
Déjeuner dans un restaurant sur pilotis avec un service très rapide et compétent où les plats sont décorés de légumes sculptés en fleurs, canards... Beaucoup de circulation de bateaux là aussi.
Puis, visite d’une fabrique de pirogues en teck. C’est impressionnant de voir les ouvriers scier les planches à partir d’un gros tronc avec une précision incroyable. Ce sont les petites pirogues de pêcheurs qui sont les plus belles.
Notre batelier nous annonce que les visites sont terminées et qu’on rentre à l’hôtel. Nous sommes fort déçus car la pluie a enfin cessé. On aurait bien encore fait un tour mais c’est vrai que c’est assez répétitif. On prend encore le temps d’observer les pêcheurs.
Retour à l’hôtel vers 15h. On regrette toujours l’absence de piscine. Vers 17h30, nous commandons un bateau à la réception de l’hôtel pour aller voir les pêcheurs au coucher du soleil. Nous passons une heure à les observer et à en prendre des photos dans cette belle lumière. Le lac a l’air doré.
Les pêcheurs nous donnent l’impression d’être envoyés par le syndicat d’initiative. Dès qu’on approche, ils se mettent à pagayer avec leur jambe. Dès qu’on s’en va, ils se reposent. Toujours est-il que le spectacle est très beau. Nous n’en avons toujours pas vu utiliser la fameuse nasse qu’on montre partout. Très beau moment. Ces deux journées de visites en bateau après le trek étaient bien agréables et reposantes. Dîner à l’hôtel et nuit au lac Inle. Image attachée: | | | Jour 17 : Lac Inle – Yangona.m. : - pirogue jusqu’à Nyaung Shwe - route vers Heho - vol pour Yangonp.m. : - visite de la Maha Wizaya Pagoda - Shwedagon Pagoda - nuit à Yangon
Départ à 6h en pirogue. Trajet d’une heure jusqu’au nord du lac où nous attend un minibus pour l’aéroport de Heho (1h de route). Il pleuvine quand nous quittons l’hôtel. Le lever du soleil n’est donc pas fameux. A mi-chemin, nous voyons enfin deux pêcheurs avec la fameuse nasse sur leur pirogue mais on ne sait pas quand ils l’emploient.
Arrivée à Nyaung Shwe où séjournent généralement les Routards. C’est fort loin des endroits à visiter, très animé et malodorant. Vivement l’hôtel au milieu du lac.
En route pour Heho.
Vol de 9h50 pour Yangon (1h10). Nous avons beaucoup trop de temps avant d’embarquer et en profitons pour écrire des cartes postales. Nous sommes fort secoués à l’arrivée à Yangon mais c’est de courte durée. Installation à l’hôtel, tout près de l’aéroport, pour partir plus facilement demain. Bain de piscine sous un ciel plombé et déjeuner à l’hôtel dans une cave sans aucun charme mais repas plutôt bon. Pendant que nous déjeunons, un employé (sans masque de protection) passe le long des fenêtres avec un fumigateur qui produit des nuages opaques de poudre blanche qui entre par les interstices. C’est suffocant. Départ à 14h30 avec le chauffeur pour retrouver Nini dans le centre. Ça met 3/4h dans les embouteillages et il se met à tomber des cordes. En attendant que cela se calme, on va prendre un thé au lait sucré dans le restaurant du premier jour. Comme ça ne s’améliore pas, on va visiter l’intérieur d’un temple, la Maha Wizaya Pagoda. Drôle de truc ! Des faux arbres, un plafond décoré de signes du zodiaque avec des petites lumières, une espèce de canopée de fausses feuilles... C’est une construction récente commandée par un général. Sur tout le pourtour, sont représentés les sanctuaires les plus importants de Birmanie par région.
Malgré la pluie, nous allons quand-même à la Shwedagon Pagoda, énorme stupa doré entouré d’une multitude de petits temples, endroit vénéré par les bouddhistes birmans car il renferme les reliques du Bouddha historique, ainsi que de ses prédécesseurs (dent et cheveux). Le contrôle des tenues à l’entrée est très strict et je suis montrée du doigt par un gardien parce que mon sarong peut s’ouvrir sur le côté. Une dame vient alors m’emballer dedans et y faire un nœud. L’accès se fait par un escalier monumental dans une galerie couverte de très grand luxe qui mène à la grande terrasse.
L’accès aux étages supérieurs est interdit aux étrangers. Le sommet du stupa est orné de milliers de pierres précieuses, la flèche est couronnée d’un diamant de 76 carats ! Et personne n’a jamais cherché à voler tout ça, au contraire, les fidèles donnent leurs bijoux pour compléter la collection ! On en fait le tour en visitant aussi quelques pagodes.
Le soleil se couche et les bâtiments sont éclairés. Quand il commence à faire noir, le ciel a l’air bleu et contraste avec le stupa doré qui semble éclairé par le soleil. L’ensemble est saisissant et empreint d’une certaine magie.
Quand il fait tout à fait noir, les bâtiments éclairés, qui sont pourtant assez hétéroclites, offrent une certaine unité et une belle harmonie. Avec le calme de la nuit, on a le sentiment d’une grande sérénité.
On quitte le site vers 19h par des embouteillages épouvantables. Dîner dans un restaurant chinois au bord de la route où on reçoit un plat de canard laqué pantagruélique. Retour à l’hôtel où l’éclairage est particulièrement lugubre. Nuit à Yangon, à l’hôtel « Myanmar Life », sans charme et cerné de chantiers mais avec piscine, chambres correctes, literie pas extraordinaire. | | | Jour 18 : Yangon – Pha Hana.m. : - route pour Pha Anp.m. : - grotte Bayin Nyi - rencontre de l’équipe de boxe thaïlandaise - monastère de Pha An - nuit à Pha An
Départ à 8h en voiture pour Pha An. Il pleuvine. Encore une route pour observer la vie dans les villages et la campagne.
Petit à petit, les maisons changent. Beaucoup de forêts d’hévéas. Des motocyclistes transportent des cochons dans une sorte de grand panier.
Déjeuner au bord de la route dans un établissement sans beaucoup de charme mais où les gens sont assez souriants. Certains nous prennent pour des bêtes curieuses. Après avoir repris la route, on voit les premiers pics karstiques.
La première grotte que nous devons visiter, Bayin Nyi, n’est plus accessible par la route comme d’habitude, mais par bateau. Il a en effet tellement plu que tout est inondé. Nous y allons donc en pirogue.
Cette grotte est dans une sorte de pain de sucre où se trouve aussi un monastère.
Beaucoup de gens vont là pour se baigner à la source chaude et soigner leurs maux. Mais aujourd’hui l’eau est tiède car mêlée à l’eau froide des inondations.
La décoration est curieuse avec des personnages et animaux en plâtre peint, pas nécessairement du meilleur goût.
On monte par des escaliers entre les différents bâtiments et on entend les moines psalmodier tous ensemble. C’est un peu cacophonique.
Quelques singes fort discrets nous accueillent en même temps qu’une rangée de bouddhas.
La grotte est assez belle par son relief, faite de plusieurs salles et de longs couloirs. Il y a aussi un petit stupa.
Retour à la voiture et reprise de la route. Nous traversons le 4ème grand fleuve, toujours aussi impressionnant.
| | | Jour 18 : Yangon – Pha Han (suite)
a.m. : - route pour Pha Anp.m. : - grotte Bayin Nyi - rencontre de l’équipe de boxe thaïlandaise - monastère de Pha An - nuit à Pha An
Poursuite de notre route au milieu de paysages très particuliers.
Arrivée à Phan An et installation à l’hôtel. L’un de nous avait émis le souhait de rencontrer l’équipe de boxe thaïlandaise, très fameuse à Pha An, capitale de l’état Karen, mais aussi dans toute la Birmanie, et qui fait des compétitions internationales. On croyait aller assister à son entraînement mais on la rencontre simplement sur le chemin qui mène au monastère. Les boxeurs ont des visages bien amochés, surtout au niveau des arcades sourcilières et des pommettes.
L’un d’eux nous fait une démonstration avec son entraîneur. C’est très violent. Il tape avec les mains, mais aussi avec les pieds et les genoux.
Nous allons alors au monastère, un énorme bâtiment tout neuf et inachevé, projet d’un moine très vénéré ici car il s’oppose avec force à la junte. Les travaux ont été arrêtés par les militaires qui cernent complètement le domaine de 31 hectares du monastère qu’ils considéraient comme trop proche de la zone de « l’aéroport ». Mais le moine n’en a cure et continue ses travaux. Il a créé une école dans ce domaine pour les enfants orphelins et ceux dont les parents travaillent en Thaïlande. On est proche de la frontière ici et les salaires y sont plus attractifs.
On monte au dernier étage pour voir la vue sur la plaine et les pains de sucre.
On fait un tour du village avec une amie de Nini originaire de Pha An. Les touristes n’étant pas légion ici, les gens nous regardent un peu comme des bêtes curieuses.
On termine notre balade par la maison des parents de l’amie qui nous invitent à prendre le thé vert.
On y rencontre aussi la sœur et le beau-frère, tous des intellectuels dont on voit la photo au mur au moment de la proclamation de leur diplôme à l’américaine.
Les parents étaient tous deux professeurs et n’ont que deux filles qui vivent avec eux. La sœur est candidate aux prochaines élections. Elle a deux enfants. La maison est beaucoup plus élaborée que celles où nous avons logé pendant le trek. Intéressante rencontre avec cette famille évoluée et sûrement constituée de fortes personnalités.
Jour 19 : Pha Hana.m. : - ascension du mont Zwegabin (pour certains) - marché - Lumbini Gardenp.m. : - P’Agat Cave - Kaw Gone Cave - grotte aux chauves-souris - nuit à Pha An
Les garçons sont partis à 7h pour faire l’ascension du mont Zwegabin, très vénéré ici, avec un temple et un monastère au sommet, mais il fait très mauvais.
Les autres partent au marché avec Nini avant de retrouver les randonneurs au pied du Zwegabin pour les autres visites. Le marché n’est ni très grand ni très spectaculaire pour les étals mais bien pour les types physiques de la région et les chapeaux. Certains ont un type plus indien.
Les chapeaux sont en écorce de bananier tressée et tout pointus. Certains sont peints et même décorés de fleurs.
Je photographie le chapeau d’une dame de profil. Elle s’en rend compte et montre un air très contrarié. Je lui montre la photo sur l’écran et, quand elle voit qu’il n’y a que son chapeau, elle éclate de rire et me dit « OK » avec un énorme sourire et le pouce en l’air. Elle en a encore ri tout un temps avec ses copines.
De manière générale, les gens nous regardaient avec beaucoup de curiosité et en se marrant. Ils ne doivent pas voir passer énormément de touristes. Cette visite se fait sous une pluie battante.
Il est temps d’aller rejoindre les jeunes au pied du mont Zwegabin car ils sont montés plus vite que prévu et devraient être redescendus vers 10h30. Nous nous promenons dans les Lumbini Garden.
Ils arrivent trempés comme des soupes. Ils ont mis 1h à la montée et 1h15 à la descente. La descente était plus lente car hyper glissante avec la pluie, ce qui a provoqué quelques vols planés. La vue d’en haut était superbe juste avant qu’il se mette à pleuvoir. Retour à l’hôtel pour qu’ils puissent se changer et nous repartons ensuite dans un restaurant typique de la région pour manger la soupe karen et autres spécialités locales. Tout est assez emporte-gueule et pas très savoureux. | | | Jour 19 : Pha Han (suite)
a.m. : - ascension du mont Zwegabin (pour certains) - marché - Lumbini Gardenp.m. : - P’Agat Cave - Kaw Gone Cave - grotte aux chauves-souris - nuit à Pha An
Après le déjeuner, nous allons voir une grotte, la P’Agat Cave. La route, qui devient piste, devient surtout impraticable à cause de travaux qui entraînent une boue épouvantable. Nous faisons donc la dernière partie à pied. Quelle galère ! On s’enfonce, on glisse, ceux qui ont des tongs les cassent en les sortant de la boue. Mais on y arrive quand-même. Quelques bouddhas devant l’entrée et quelques singes aussi.
La grotte est assez sobre et ne contient des bouddhas ou des stupas que dans les deux premières salles.
Ensuite, un long couloir mène de l’autre côté de la montagne et offre une vue différente.
Retour par le même chemin... et la boue.
Notre chauffeur a fait en sorte qu’on puisse se rincer les pieds au tuyau d’un particulier. Visite d’une 2ème grotte, la Kaw Gone Cave, un site assez petit mais étonnant par tous ses petits bouddhas appliqués en lignes sur les parois.
Un escalier monte à une plate-forme, puis à un stupa sur un éperon rocheux. La vue en haut, quasi à 360°, est splendide sur les pains de sucre et les rizières. Un grand panorama avec un minimum d’effort.
A la descente, une troupe de singes apparaît, pas tous avec l’air aimable.
On va ensuite à la grotte aux chauves-souris. Le site est gardé par un couple de 81 et 74 ans. Ils nous annoncent que les chauves-souris sortent de la grotte tous les jours à 17h30, au coucher du soleil, vont jusqu’à la mer pour boire et reviennent 12h plus tard. 17h30 passe, le quart d’heure académique aussi. Nous commençons à avoir l’impression d’une arnaque. Et à 18h, voilà que ça commence à sortir et que ça n’en finit plus. Il paraît que ça dure jusqu’à 20h.
Les gardiens tapent des bouteilles et des bidons en plastique pour leur faire peur et les faire voler le plus haut possible pour qu’elles n’aillent pas buter sur les fils électriques.
Un spectacle étonnant. Elles doivent être des centaines de milliers, si pas des millions. On les voit au loin former des espèces de rubans.
Retour à l’hôtel où nous prenons l’apéro à l’étage mais celui-ci sert de salle à manger ce soir pour tous les généraux du gouvernement karen. Nous nous installons quand-même et commandons aussi des pizzas dont on rêve depuis hier. Pendant le repas, Nini nous parle de la médecine birmane, en dessous de tout, et de l’absence de sécurité sociale. Quand on veut des examens médicaux fiables, il faut les faire à Bangkok. Elle nous parle de tous les amis qu’elle a déjà perdus et a les larmes aux yeux en évoquant une amie qui vient de se faire opérer. Ici, quand on se fait diagnostiquer quelque chose, c’est déjà trop tard. L’espérance de vie est de 67 ans pour les femmes et 62 pour les hommes ! L’âge de la pension chez nous ! Nuit à Pha An. | | | Jour 20 : Pha Han – Moulmeina.m. : - Kyaik Ka Lat Pagoda - route vers Moulmein - monastère U Nar Aut - Win Sein Taw Yu, bouddha géant- temple hindou Kyauktalon Taung - Pa Auk Taw Ya Meditation Centerp.m. : - monastère Kyaung Seindon Mibaya- Kyaikthanlan Pagoda - nuit à Moulmein
Départ à 8h30. Il fait beau. Dommage pour les garçons qu’ils n’aient pas eu ce temps-là hier. On fait une dernière visite à Pha An avant de partir à Moulmein : la Kyaik Ka Lat Pagoda, une drôle de petite pagode au milieu d’un lac et perchée sur un tout petit éperon rocheux.
L’endroit a beaucoup de charme, les moines y sont ouverts et on parle un peu avec eux. Quand on leur dit d’où on vient, ils situent souvent la Belgique par rapport à la Hollande. L’un d’eux, d’un certain âge, a travaillé sur des bateaux avant de devenir moine à l’âge de la pension. En montant, on croise les gardiens et les esprits.
La vue de la plate-forme sur le lac et les pics karstiques est magnifique.
Avant d’arriver à Moulmein, visite du monastère U Nar Aut qui date de la période coloniale.
Des scènes sculptées dans le bois et peintes représentent la vie de Bouddha et les histoires des esprits. Ce sont de véritables bandes dessinées.
Exceptionnellement, les vêtements des bouddhas sont réalisés avec beaucoup de détails dans les tissus et les drapés.
Grande richesse de décoration, notamment dans les boiseries.
Arrivés à Moulmein, visite d’un bouddha couché géant en plein air, le Win Sein Taw Yu, inachevé, très laid et ne présentant aucun intérêt.
Pour attirer les fidèles, on y a construit au pied du bouddha des toboggans aquatiques. Visite du temple hindou Kyauktalon Taung, très fréquenté par les femmes qui désirent un enfant. A part une colonie de macaques à l’air agressif, nous n’y avons rencontré personne.
Un escalier répugnant mène à une plate-forme qui permet d’avoir une vue sur la plaine mais c’est beaucoup moins intéressant qu’à Pha An.
Nous nous rendons alors dans un très grand centre de méditation, connu dans le monde entier, le Pa Auk Taw Ya Meditation Center. Le domaine est énorme et nous y circulons en voiture. Le but est d’aller voir la grande salle de méditation. A notre grande surprise, les moines, répartis sur deux étages, sont tous assis sous des espèces de cloches moustiquaires. C’est encore plus impressionnant en haut dans la « chapelle ».
Déjeuner à Moulmein, capitale de l’Etat Môn, au bord du fleuve Salouen. Bon repas. Il tombe des hallebardes. On va alors s’installer à notre hôtel. On repart voir la vue du sommet d’une colline. Le fleuve est assez impressionnant, avec des ilots.
Visite ensuite du monastère Kyaung Seindon Mibaya, financé par une des épouses du roi Mindon fin 19è siècle, complètement à l’abandon et gardé par un vieux moine. Comme il n’y a plus d’électricité, le moine nous prête des lampes pour deviner les splendeurs passées de cet édifice construit par un architecte européen.
Les abords sont lépreux et des gens malsains y traînent. C’est la première fois qu’on a une impression désagréable en Birmanie. On monte de là à la Kyaikthanlan Pagoda, avec un grand stupa doré central.
Une salle est un véritable stand de foire, avec une espèce de carrousel à 4 bols où on jette des pièces pour avoir de la chance dans divers domaines. Il faut atteindre une sorte de cratère pour aller au nirvana. Vue étendue sur la ville et, notamment, une énorme prison. Dîner à l’hôtel. Nuit à Moulmein, à l’hôtel « Ngwe Mow », énorme bâtiment qui se veut assez chic, belle grande chambre très lumineuse donnant sur le fleuve. | | | Jour 21 : Moulmein – Yangona.m. : - marché de Moulmein - route vers Yangon- cascade Zin Kyaik Moonsoonp.m. : - Bago - nuit à Yangon
Départ à 8h30. Avant de prendre la route de retour, on passe 1h au marché de Moulmein, énorme marché couvert et assez sombre.
Les fruits et légumes par contre sont le long de la rue et c’est la partie la plus intéressante à part le marché aux poissons séchés, avec quantité de formes de poisson pas très appétissants, notamment une peau de requin. Cela constitue un repas quand il n’y a pas de poisson frais.
Beaucoup d’échoppes vendant des offrandes au bouddha, notamment des espèces de « colis cadeaux » préemballés avec différentes choses, même des casseroles et une cafetière, des billets disposés en fleurs...
Là non plus les gens n’ont pas l’air habitués aux touristes. Ils nous regardent en riant mais nous disent bonjour et sont plutôt gentiment curieux. On prend une autre route qu’à l’aller, plus à l’ouest, et on passe le fleuve sur un énorme pont. On s’arrête pour voir la cascade Zin Kyaik Moonsoon, où il n’y a de l’eau qu’à la saison des pluies. Elle est donc bien fournie en ce moment. Elle est belle, originale et surmontée d’une pagode. Dans tous les lieux comme des points de vue, des cascades, etc., il y a toujours une pagode !
Des tout petits enfants en voyage scolaire nous disent tous en chœur, imitant leur maîtresse : « Hello, nice to meet you ».
On reprend la route jusqu’au déjeuner qu’on va prendre dans un grand complexe où on s’était déjà arrêtés à l’aller. Comme on a une table dehors dans une espèce de petite logette, c’est plutôt agréable. Le long de la route, on s’arrête pour acheter des sauterelles grillées. La vendeuse enlève les pattes et les ailes. Si on enlève aussi la tête où il n’y a quasiment que de la carapace, le corps est plutôt bon et se mangerait sans problème à l’apéritif.
Nouvel arrêt au-delà de Bago dans un très beau resort au bord d’un petit lac où on boit un verre. A côté, des sculpteurs sur bois travaillent des énormes troncs, avec ramifications, trous, racines, débuts de branches. Assez étonnant.
Arrivée à Yangon à 17h30 mais, à cause des embouteillages, on ne sera à l’hôtel qu’à 19h. Certains habitants enragent trouvant que Yangon est devenu invivable à cause du trafic. Ils prétendent que c’est le gouvernement qui provoque cette situation car, pendant que les gens sont occupés dans les embouteillages, ils ne font pas la révolution. Ça freine aussi la vie sociale parce qu’on ne s’invite plus les uns chez les autres. Installation rapide à l’hôtel et dîner dans un restaurant de cuisine birmane à proximité. Nuit à l’hôtel « Grand United ».
| | | Jour 22 : Yangon – Bangkoka.m. : - musée national - marché de Bogyoke ou Scott Marketp.m. : - musée des pierres précieuses - vol pour Bangkok
Départ à 9h30. On commence par la visite du musée national, un peu poussiéreux et sombre. La première salle est consacrée à l’évolution de l’écriture. Avant de passer à l’écriture sur papier, les lettres étaient très rectilignes quand elles étaient gravées dans la pierre. Mais sur les feuilles de palmier, les droites déchiraient la feuille. L’écriture est alors devenue de plus en plus ronde. La salle la plus intéressante est celle du trône du lion que les Anglais ont rendu aux Birmans. Les autres trônes sont reproduits en miniatures parce qu’ils ont disparu dans les bombardements de la guerre 40. Autres salles intéressantes, celles qui contiennent le mobilier du palais de Mandalay, des lits, des meubles en bois sculpté très raffinés, des palanquins et une natte tressée... en argent ! Des vêtements royaux avec des fils d’or et des pierres précieuses auraient besoin d’un grand dépoussiérage. Une salle est consacrée à des objets royaux en or et pierres précieuses, notamment de nombreuses boites à bétel. Beaucoup de salles vides ou en cours de restauration. Dans la salle consacrée aux costumes traditionnels, nous sommes envahis par des petits écoliers bruyants pour qui nous sommes la principale curiosité. Ensuite, visite expresse du marché de Bogyoke ou Scott Market, un énorme marché couvert où on vend de tout, pas vraiment séduisant.
Déjeuner à côté du marché dans un snack de chaîne thaïlandaise, hyper stressant et peu séduisant. C’est bien la première fois qu’on se sent stressé en Birmanie ! Retour express à l’hôtel pour se changer et fermer nos bagages. Dernière visite, celle du musée des pierres précieuses mais les embouteillages sont tels qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps pour la visite. Nini parvient à tout nous expliquer en un temps record. Une maquette animée par des petites lumières montre tous les gisements du pays, de pierres précieuses et de minerais. Les rubis sont légion ici. Il y a aussi beaucoup d’or. Le sol est très riche mais le pays n’est pas capable d’en tirer profit. Le musée est entouré de magasins de bijoux. Le musée est sur la route de l’aéroport et il n’y a plus d’embouteillages. Nous avons même le temps d’encore aller prendre un dernier thé birman le long de la route. Vol vers Bangkok et fin du voyage.
Jour 23 : Bangkok - Bruxelles | | | Bonjour, J'ai lu avec plaisir vos résumés et apprécié vos photos, ce qui me rends encore plus impatiente d'y aller, je pars dans 3 semaines. Comme vous êtes partis récemment, faut-il toujours se munir de usd ou les euros sont acceptée? Bonne journée Jacqueline | | | Bonjour Jacqueline. Merci pour vos commentaires. Je crois que c'est pour la Birmanie qu'il faut des US dollars tout neufs et pas pliés (ou est-ce pour l' Indonésie?). Je tâcherai de me souvenir de noter ce genre de chose dans mes carnets les prochaines fois 😉. Bonne soirée et bon voyage. Françoise | | | Superbe compte rendu, merci! | | | Bonjour, Et merci pour la réponse rapide. Oui, c'est bien pour la Birmanie qu'il faut des usd neufs...Une idée de prix pour les repas dans resto local? Bonne soirée Jacqueline | | | Bonjour, Lorsque nous y sommes allés en 2017, nous n'avions pas pris de dollars, juste des euros que nous changions sur place. Mais il faut que les billets ne soient pas du tout abimés ni pliés, sinon, ils risquent d'être refusés ! Bonne année à tous | | | À: Yan55 · 6 janvier 2019 à 9:35 Re: Birmanie: 3 semaines de circuit et trek au lac Inle Message 40 de 62 · Page 2 de 4 · 988 affichages · Partager ok merci.Bonne journée Jacqueline | Carnets similaires sur la Birmanie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 351 visiteurs en ligne depuis une heure! |