Tberney · 26 décembre 2017 à 11:44 · 152 photos 71 messages · 15 participants · 9 837 affichages | | | | Bonjour,
Je reviens vers ce carnet. Magnifiques photos, bravo et merci du partage. Je vais continuer à vous suivre.
Nicolas | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonjour, merci ! votre intervention m'a donné l'occasion de découvrir votre blog... excellent! | | | C'est le moment de vous raconter l'anecdote du jerrycan  Le gars de chez Imbex nous avait donné un truc pour vider les jerrycans de 60 litres dans le réservoir à l'aide du tuyau mis à disposition. faire un mouvement de va et viens rapide à l'intérieur du bidon et planter le tuyau rapidement dans le réservoir pour amorcer le siphonnage afin d'éviter d'aspirer de l'essence... A Guadalupe, premier essai moins que fructueux, donc on remplit le tuyaux avec un gobelet en le maintenant en U avec une extrémité dans le bidon, puis on plonge rapidement l'autre extrémité dans le réservoir... chouette ça démarre et on siphonne 40 litres. Mais cette solution étant plus qu'insatisfaisante, je pose la question au groupe de chauffeurs qui se trouvent devant le refuge en ce beau matin. Éclat de rire devant notre ignorance, et le plus balaise de l'équipe se saisit de mon tuyau, monte sur le pont du pick up, plonge le tuyau dans le jerrycan, me demande de mettre l'autre extrémité dans le réservoir, et... ni une ni deux il se penche sur l'ouverture du bidon, y colle sa bouche et pfffffff y souffle un grand coup en assurant l'étanchéité autour du goulot et du tuyau avec ses mains! Résultat immédiat, un gros glouglou s'installe durablement, jusqu'à ce que le bidon soit vide. Évident mon cher Watson, encore fallait-il y penser ou le lire à quelque part. Jamais lu ni ici ni sur un autre forum. Encore un truc : avec l'expérience, nous avons utilisé du papier de ménage mouillé pour assurer l'étanchéité autour du tuyau et du goulot ! Plus hygiénique et bien meilleur que la main.
Programme de la journée assez exceptionnel : re-passage au bord de la Verde, et plein de beaux sites à traverser jusqu'à l'Ecolodge Los Flamingos, 197km 3h23 selon M. Garmin. On verra s'il a raison. Premier arrêt la Verde en version calme plat, pas mal aussi avec le Licancabur en arrière plan
| | | En fait l'autonomie a cela de sympa que l'on y va à notre rythme et que l'on s'arrête ou l'on veut, et quand l'on veut, que l'on se fait plaisir à poser ses pneus à l'endroit ou on les désire (ça c'est valable pour le chauffeur  ). Il est vrai que les repas de midi n'étaient pas toujours des plus gastronomiques mais accompagnés d'une petite bière Inca, ça allait super bien. Et puis nous nous rattrapions le soir au restau  accompagné d'un bon petit vin bolivien, chilien ou péruvien (pas forcément la panacée contre l'apnée...)
La suite: c'est le champ volcanique de Sol de Magnana, après être repassé par le désert de Dali et Polques sans s'arrêter.
Puis nous traversons un désert magnifique, la pampa vacancito, jusqu'à la laguna Colorada....
La Laguna Colorada, c'est un peu comme un coup de poing, on voit rouge d'un coup, et des étoiles aussi... ça nous prend presque le souffle... pas difficile à cette altitude me direz-vous!
| | | Pour bien connaître les andes et le M.A.M, j'affirme que le diamox est très efficace. | | | Bonjour,
toujours de belles photos. Bravo. La Bolivie est dans ma tête depuis longtemps, c'est un endroit qui m'attire vraiment. Je vais surement prioriser ce pays dans ma liste d'envie. J'ai lu que vous aviez tout préparé sur Base Camp. Quelle carte ? Est-il possible de nous montrer le parcours ou mieux récupérer la route/trace au format gpx ou gdb ?
Nicolas | | | Comme je l'ai dit plus haut, comme VF ne veut pas de pub, je ne mets pas de produit. Et pour la carte, il faudrait en mettre 10 pour y voir quelque chose et de plus la limite de taille inférieure voulue par VF ne permet pas de mettre des captures d'écran. Je préfère vous envoyer les fichiers gpx sur une adresse mail privée et je vous donnerai les noms des cartes utilisées. Faites-moi parvenir une adresse par MP. Bonne préparation. | | | Encore au bord de la Laguna Colorada...
Nous reprenons la piste direction Los Flamencos, petit hôtel sympa et perdu au bord d'une piste un peu cassante. Nous allons remonter par le désert de Siloli, faire halte à l'Arbol de Piedra et continuer pas le canyon avant d'arriver sur les quatre lagunes Ramadita, Honda, Chiar Khota ou Negra et Laguna Hedionda au bord de laquelle se trouve l'hôtel, au demeurant fort cher mais ça vaut le détour!
Le désert de Siloli
Le canyon sans nom
Laguna Chiar Khota ou Negra
Laguna Honda
Et nous y voilà, à 50 m de la laguna Hedionda, l'Ecolodge Los Flamencos
Décor chatoyant, chambre avec vue sur la lagune, douche chaude, électricité jusqu'à 22h, et service au restaurant exemplaire, et nous n'étions que nous quatre....
Et au petit matin la vue est exceptionnelle sur la lagune et les flamands rose...
| | | Aujourd'hui, 21 septembre, le soleil levant sur la lagune est magnifique mais l'heure n'est pas à la rêverie. Après quelques photos des flamands se reflétant dans l'eau... nous faisons le point de l'itinéraire du jour: Laguna Cagnapa - Mirador Ollagüe - Salar de Chiguana - Salar d' Uyuni au large de Quemez - Galaxias Cave - Chuvica - Colchani - 240 km. Pas de problème de carburant, les réserves de 180 litres complétée à Tupiza sont entamées d'un tiers. Les Hilux 2.6 l sont plutôt peu soiffards même aux altitudes fréquentées! Passage devant la lagune Cagnapa, pas très photogénique et moins charmante que les précédentes... Le premier tronçon de piste jusqu'à la 5 est assez rocailleux, réveil assuré pour ceux qui comptaient dormir encore un moment... De là ça roule plutôt vite jusqu'au Mirador du volcan Ollagüe, qui laisse échapper une fumerole sur le côté gauche du sommet.
Petite pose bienvenue et puis nous reprenons la route plein nord non pas pour aller sur le Chili mais bien direction Chiguana. Après quelques kilomètre sur la 5, très roulante au demeurant, nous tirons à droite sur une piste qui nous rappelle tout de suite qu'elle est 4x4 only! L'entrée sur le salar de Chiguana ressemble à un Devil Golf Course si vous voyez ce que je veux dire... Le sel n'a pas vu d'eau depuis très longtemps et il prend des formes absolument rocambolesque, et cela se traduit par un exercice d'assouplissement pour nos suspensions et par la même occasion pour nos lombaires. Toutefois, cela se calme et tout rentre dans l'ordre, comme sur un bon salar qui se respecte, voyez plutôt...
Après une quinzaine de km nous arrivons à la voie ferrée ECAB qui s'en va sur le Chili. Et par un heureux hasard un convoi passait par là!
Un peu plus loin, bifurcation sur San Juan - Colcha K à droite ou Quemez à gauche. Pour la Galaxias Cave, prendre à gauche. Nous rejoignons alors la bande de terre ferme qui sépare les deux salars: étonnant contraste d'une terre marquée par les éruptions volcaniques
L'entrelacs de pistes et de chemins présents sur ce tronçon pourrait être quelque peu déstabilisant sans l'aide du GPS et de la bonne carte numérique. Cela ne remplace pourtant pas le bon sens et le flaire quand une piste ne se trouve pas où le GPS pense qu'elle devrait être. Et c'est le cas pour l'entrée sur le salar d' Uyuni au large de Quemez. La trace nous envoyait presque en droite ligne sur les Galaxias Cave alors que la réalité s'en va flirter de l'autre côté. Tout finit par s'arranger en nous arrivons à Galaxias Cave à.... midi, heure de fermeture. Personne à l'accueil, une température digne d'un mois de juillet sur le plateau suisse, et pas âme qui vive dans ce coin perdu... Ah si, tout de même deux vigognes qui sans vergogne se prélassent dans cette pâture assez improbable, faite de sel et de caillasse. Nous décidons nous aussi de casser la croûte en espérant sans trop y croire que le gardien reviendra en début d'après-midi. Une petite bière et un sandwich fait d'une galette gracieusement offerte par l'hotel et un corned beef made in Bolivia plus tard, alors que nous regardons notre montre d'un air entendu à 12h54, sans voir une seule voiture à l'horizon, un point noir se met en mouvement là bas... et oui un motard semble vouloir se diriger par ici! 12h52, le motard descend de sa machine devant l'accueil et nous salue avec un grand sourire ! 13h tapant, pfff plus précis qu'un suisse reprenant le boulot! Visite donc des Galaxias Cave, amas corallien, plutôt surprenant en ces lieux, à 3700 m. C'était le fond du lagon ?
Nos chevaux piaffant d'impatience à vouloir se délasser les sabots sur cette surface lisse et blanche qui se profile à l'horizon, nous mettons les gaz vers Aguaquisa puis Atulcha et enfin Chuuvica, l'entrée sur le salar. Curieuse impression de prime abord: c'est solide ? ça glisse ? c'est mou ? vous avez tout faux ! C'est solide et dur comme du béton, rugueux comme une râpe à bois, un revêtement anti-dérapant de première, à part quand c'est bien mouillé mais en cette saison c'est plutôt sec. voir très sec  , et.... blanc
70 km plus loin, Colchani et l'hôtel Luna Salada nous acceuillent pour un repos bien mérité. L'hôtel est pas mal et le buffet du soir sera plein de surprises locales.
| | | Salut,
Pour bien connaître les andes et le M.A.M, j'affirme que le diamox est très efficace.
Je sais bien, nous l'avons utilisé quand nous avons atterri à la Paz en 2012 !!! | | | Éclat de rire devant notre ignorance, et le plus balaise de l'équipe se saisit de mon tuyau, monte sur le pont du pick up, plonge le tuyau dans le jerrycan, me demande de mettre l'autre extrémité dans le réservoir, et... ni une ni deux il se penche sur l'ouverture du bidon, y colle sa bouche et pfffffff y souffle un grand coup en assurant l'étanchéité autour du goulot et du tuyau avec ses mains! Résultat immédiat, un gros glouglou s'installe durablement, jusqu'à ce que le bidon soit vide. Évident mon cher Watson, encore fallait-il y penser ou le lire à quelque part. Jamais lu ni ici ni sur un autre forum.
C'est marrant, j'ai découvert ce truc également en Bolivie, mais c'est un membre de notre équipage qui me l'a montré, effectivement, j'aurais pu en parler sur le forum, mais j'avais un peu l'impression de découvrir l'eau chaude, inutile de te dire que ton post me fait un bien fou ! | | | Merci ! A la décharge des forumeurs, c'est un fait que l'on n'utilise ce truc pratiquement qu'ici... Car je n'ai pas eu beaucoup d'occasion de me transformer en convoyeur de camion citerne  Mais peut-être qu'en Afrique il est nécessaire de se pourvoir de quelques litres de réserve. En Namibie j'avais un Hilux avec un réservoir supplémentaire de 120 litres diesel.
Un petit clin d'oeil à Dali: pic-nic de charme
Bon voyage ! | | | Merci ! A la décharge des forumeurs, c'est un fait que l'on n'utilise ce truc pratiquement qu'ici... Car je n'ai pas eu beaucoup d'occasion de me transformer en convoyeur de camion citerne  Mais peut-être qu'en Afrique il est nécessaire de se pourvoir de quelques litres de réserve. En Namibie j'avais un Hilux avec un réservoir supplémentaire de 120 litres diesel.
Justement, j'avais fait le plein à Puros dans le Kaokoland et le gars siphonnait allègrement son bidon en aspirant, je lui avais fait remarquer qu'il devrait trouver une autre solution pour transvaser son diesel, mais ça n'avait pas l'air de le préoccuper beaucoup... | | | La nuit fût calme bien que je souffre toujours d'apnée du sommeil... mais comme nous sommes descendus un peu, cela s'est mieux passé. Aujourd'hui le programme sera nettement plus tranquille: le Salar en long en large et en travers. Mais tout d'abord, passons au petit déjeuner, où nous dégustons d'abord le point de vue...
Passage obligé suivant, Colchani, la station service et le marché aux babioles pour certaines passagères  (on ne va pas appeler ce qui s'y vend de l'artisanat local...  ). Nous cherchons aussi de la nourriture et des fruits, mais là c'est nettement plus compliqué ! Nous ferons l'impasse sur Uyuni, jugeant l'intérêt trop faible en regard des 60 km aller-retour. Et voilà, départ pour les îles sur nos galères, mais aujourd'hui la mer est calme, elle est même de sel. Premier arrêt, le portail du Dakar, fraîchement repeint. Il faudra attendre au moins 10 minutes avant que les innombrables chasseurs de selfies s'écartent un instant du monument 
Et ensuite cap au 275, toujours tout droit, direction l'isla Intihuasi. Impressionnant ! Au bout de quelques dizaines de kms, arrêt : on ne voit bientôt plus la terre et on ne distingue que faiblement l'île dans la brume.
A l'approche de l'île on distingue le hérissement formé de la multitude de cactus ayant élu domicile en ce lieu pour le moins étrange. Et la promenade au milieu de cette forêt de cactaceaes est exceptionnelle. En son sommet nous nous retrouvons sur la place du 1er août, un comble pour des Suisses ! 
Nous reprenons la piste pour la seconde île, Huanacuni. A nouveau cette étendue d'une blancheur éblouissante nous subjuguera lors de nos multiples arrêts, juste pour en apprécier son improbable réalité et sa beauté. Après avoir fait le tour de l'île nous faisons route vers le point de sortie du Salar: Coquesa, destination l'hôtel Tambo Coquesa. Le tenancier nous accueillera à bras ouvert : pensez donc, nous sommes les seuls touristes dans son établissement... Nous profitons encore de l'après-midi pour aller nous balader au pied de la montagne. Lorsque nous voudrons emprunter la piste montant vers le volcan Tunupa, les locaux invoqueront plein d'excuses pour ne pas nous laisser passer. Nous en déduirons que nous ne pouvons nous y aventurer qu'avec un guide local, business oblige. Nous sortirons donc un peu du village pour trouver un sentier tranquille mais ne pourrons faire que quelques kms, arrêté par les murs et la végétation.
| | | Comme je l'ai dit plus haut, comme VF ne veut pas de pub, je ne mets pas de produit. Et pour la carte, il faudrait en mettre 10 pour y voir quelque chose et de plus la limite de taille inférieure voulue par VF ne permet pas de mettre des captures d'écran.
Tu peux redimensionner sur un soft basique de retouche photo, tu peux agrandir une image de 1000 px de côté à 2000 sans problème et ça passera sur VF.
Je vois que nous avons fréquenté les mêmes hôtels Luna salada et Los flamencos, j'ai moi aussi beaucoup apprécié le second. | | | Oui je sais mais c'est une manip de plus, et je n'ai pas trop de temps déjà... | | | Oui je sais mais c'est une manip de plus, et je n'ai pas trop de temps déjà...
Ah oui : ça c'est une excuse valable 
C'est vrai que les cartes c'est un plus, mais la rédaction d'un carnet est déjà fastidieuse, je peux en témoigner et je comprends très bien ton agacement de devoir modifier la taille d'une capture d'écran pour pouvoir la poster, ça m'avait aussi prodigieusement énervé quand j'avais rédigé mes 2 derniers carnets.
Continue de te concentrer sur les photos : elles sont magnifiques, j'apprécie tout particulièrement les photos de flamands prises devant l'hôtel avec les reflets de la montagnes sur la laguna, vraiment superbes ! | | | Encore de belles photos. Superbe | | | Coucher du soleil sur le Salar
A l'hôtel Tambo Coquesa:
La salle à manger
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