Mercredi 25 mai (J10)
Une bien belle journée qui s’annonce encore une fois ! Ce sont nos dernières heures sur place. On est habités par une satisfaction certaine d’avoir vécu ces 6 jours dans la brousse, venus sanctionner somptueusement un séjour dont le départ était déjà exceptionnel.
Pourquoi ne pas prendre un peu de hauteur afin de varier encore un peu cette expérience botswanaise ? Direction l’aéroport de
Maun, on passe le contrôle des passeports et on est récupérés par le copilote qui nous conduit en voiture jusqu’à l’engin. Sensation étrange que de rouler sur le tarmac en voiture, un peu l’impression d’être des contrebandiers en passe de charger une cargaison de drogue.
On découvre une machine simple et élégante :
Nous n’étions jamais montés dans un hélico, ce sera donc une première ! Pas d’appréhension particulière, on a tous les deux hâte de prendre place dans l’habitacle. Petit briefing rapide de la part du pilote canadien, on enfile le casque qui nous permet de communiquer, et nous voilà prêts à partir.
Un simple effleurement des commandes nous soulève dans les airs, on a vraiment l’impression d’être dans un jouet. On prend tranquillement de l’altitude et on se dirige vers le
delta de l’Okavango !
Il y a un peu de vent et l’hélico est ouvert, à chaque bourrasque on est déportés, mais visiblement tout est normal !
Une clôture sépare
Maun de la réserve, qui est tout de même habitée à sa périphérie :
On découvre un nouveau point de vue, et comme nous sommes au
Botswana, il ne faut pas longtemps avant que l’on retrouve nos amis, vus du ciel cette fois !
L’hélicoptère permet une observation facile de par sa maniabilité. On bénéficie de perspectives absolument incroyables.
Il est encore trop tôt dans la saison, et le delta n’est donc pas inondé comme il le sera dans quelques semaines. On profite tout de même de jolis panoramas, mêlant troupeaux d’éléphants et eau bleue du fleuve :
Ce séjour étant placé sous le signe du frisson, nous n’échapperons pas à une dernière frayeur. Le pilote, occupé à nous montrer un couple de zèbres, perd quelques instant le contrôle de l’appareil. Il se mettra à piquer gentiment vers le sol...avant de se redresser à une vingtaine de mètre de celui-ci.
Nous aurons le droit à un « Sorry guys » de l’homme auquel nous avons confié nos vies
pendant une heure

Nous ferons un survol à basse altitude pour voir la savane « avec les yeux d’une girafe », puis il sera déjà temps de rentrer sur
Maun, 1H dans les airs au-dessus de l’
Okavango, ça passe vite !
Cette fois c’est bel et bien terminé, l’hélicoptère file vers la civilisation, mettant un terme à une parenthèse enchantée de 10 jours sur le sol africain.
Alors, le Botswana ?Le
Botswana ne s’appréhende pas si facilement puisqu’un minimum de préparation est nécessaire.
Un temps de lecture est à mon sens indispensable pour commencer à doucettement deviner les plaisirs que cet espace peut offrir.
J’ai lu des dizaines de témoignages, de personnes de tout âge, ayant choisi des itinéraires, des modes de transports ou encore des types de logements différents. L’approche de chaque voyageur est également singulière. Certains préfèreront la nature là ou d’autres privilégieront la rencontre avec les habitants.
Dans tous ces récits, j’ai retrouvé un point commun. Cette petite chose qui se lit entre les lignes, cette même petite chose qu’avait dans la voix le responsable du lodge en
Afrique du sud lorsqu’il nous parlait de son expérience dans
Moremi : l’émotion.
Ce pays pas si petit nous aura abreuvés d’émotions pendant une dizaine de jours. A partir du moment où nous avons posé le pied dans l’embarcation qui nous a fait glisser sur la rivière
Chobe, nous sommes entrés dans un état second, parcourus par un sentiment de bien-être qui ne nous aura pas abandonnés du séjour, même pendant nos joutes avec les éléphants

Une fois que vous aurez pris la décision de partir, petit à petit vous sentirez l’excitation monter, vous serez de plus en plus convaincus d’avoir fait le bon choix. Ce ne sont que les prémices du bonheur ressenti sur place.
Il s’agissait pour nous d’un premier Safari et vous l’avez constaté, nous avons été particulièrement gâtés. Les éléphants évoluant dans l’eau et la troupe de lions et lionnes se reposant à l’ombre des arbres resteront comme deux moments forts. Je souhaite à tout le monde d’avoir la chance de vivre cela.
Les paysages de
Chobe, Savuti et
Moremi sont absolument magnifiques. Si vous vous en
sentez capables, l’expérience du self-drive est fabuleuse. La conduite du 4x4 sur les pistes abimées, l’installation du camp au milieu de la faune, les bruits inquiétants et saisissants de la nuit, tout ceci participera à rendre votre voyage extraordinaire.
Un grand merci à Cécile et Olivier d’Africa Coeur Safaris pour leurs conseils avant et pendant le voyage, et qui ont parfaitement su comprendre nos envies.
Merci pour vos commentaires chaleureux qui m’ont motivé à terminer ce carnet.
Merci au
Botswana et ses habitants de nous avoir laissé profiter de leurs richesses le temps d’un instant.
A tous ceux qui prévoient de s’y rendre, profitez en bien!