Avec un peu de retard

Mais juste à temps pour l'après-midi au soleil !
Samedi 21 mai (J6)
Après les aventures de la veille, et sachant qu’on avait finalement beaucoup roulé, cette journée avait pour objectif de profiter sans se mettre la pression.
On se lève tout de même assez tôt pour profiter de la fraîcheur matinale, direction le Marsh, l’objectif étant de se perdre gentiment dans les plaines. On se fixe simplement un point GPS de temps en temps histoire de garde le cap.
Les paysages n’ont ici rien à voir avec ceux de
Chobe. Le contraste est vraiment impressionnant. On découvre de grandes étendues, on est beaucoup plus près de l’idée qu’on peut se faire de l’Afrique des safaris, avec par endroit peu d’arbres et beaucoup d’herbe.
Les autruches n’hésitent pas à s’exposer, on les sent sereines sur leur capacité à repérer les prédateurs de très loin.
On croise notre premier Gnou et aussi des Tsessebe.
On remarquera d’ailleurs plusieurs fois des troupeaux de Tsessebe dans lequel se sera glissé un seul et unique Gnou.
Serait-ce des Gnous qui se prennent pour des Tsessebe ? On n’aura pas la réponse.

Un Girafon nous fera beaucoup rire par ses courses assez peu conventionnelles. Incapables de lui donner un âge, mais il avait clairement des soucis de coordination !
Les points d’eau sont rares, tout est très sec, les girafes ne ratent donc aucune occasion de se ravitailler.
En rentrant on passe faire un tour à Harvey’s pan où nous étions passés rapidement la veille.
Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu de fauves, alors une lionne décide de se poster à l’ombre, mais bien visible

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On se dit que c’est vraiment facile finalement le self-drive, d’ailleurs on croise sur le retour un Léopard dans un arbre

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Si vous n’avez pas trouvé le Léopard c’est normal ! Je déconnais, on n’est pas non plus si chanceux que ça ! On aura pourtant passé des heures le nez en l’air, mais sans résultat !

On rentre tout de même satisfaits de notre drive, et on profite du camp le midi. Le combo bière + antibiotiques (j’aurai quand même eu Angine puis Toux puis Rhume en l’espace de 6 jours...) me met une bonne claque et on s’octroie une petite sieste.
La sortie de l’après-midi est agréable, on profite de pouvoir se balader tranquillement. Rien de spécial à signaler même si c’est toujours aussi beau.
Le soir on prend le temps d’échanger avec nos voisins, un couple de belges qui sont aussi
passés par Africa Cœur Safaris pour réserver les camps au
Botswana. Ils sont en Afrique pour plus de 4 mois et ont fait venir leur véhicule depuis l’Europe – plus rentable. On sent bien qu’ils sont rodés, leur feu c’est le feu de la Saint Jean, ils ont des lumières plus puissantes que celles d’un stade de foot, et nous sauverons la mise pour le rechargement de nos appareils photos.
On débriefe de l’épisode de la veille avec l’éléphant, ils pensaient évidemment qu’on avait klaxonné volontairement ! Je leur aurais bien rappelé qu’on n’est pas belges et qu’on aurait donc jamais fait sciemment un truc pareil, mais ça n’aurait fait que perpétuer le cliché sur l’arrogance française !

Saucisse grillée et au lit, demain on quitte Savuti vers notre dernière étape :
Moremi !

Dimanche 22 mai (J7)
Levé tôts, on a l’habitude, Third Bridge n’est pas tout près, et on ne sait pas comment vont être les pistes.
Le moteur est froid et notre emplacement particulièrement sablonneux à l’entrée. Je suis heureux de ne pas avoir fait de réflexions aux belges la veille, puisqu’on commence la journée en s’ensablant juste devant eux

. C’est un faux ensablement puisqu’une petite marche arrière et c’est réglé, mais se planter au sein même du camp, c’est tout de même la classe

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Au check out, la fille nous dit de prendre la Sandridge pour quitter Savuti. A-t-on peur du sable ? Ou veut-on respecter ce qu’on avait prévu au départ ? Toujours est-il que l’on décide de prendre la Marsh Road malgré ce conseil.
La route est comme on l’imaginait et décrite dans les guides pour cette saison : Chaotique et poussiéreuse. On voit clairement les stigmates de la saison des pluies et on imagine assez bien les galères vécues par certains. Pas de risques nous concernant puisque tout est sec, il faut cependant être très vigilants puisque les crevasses sont bien présentes, les bosses également. Disons que ce n’est pas la route la plus rapide, mais on n’est pas particulièrement pressés.
On découvre un troupeau de buffles plutôt compact. Cinq d’entre eux sont visiblement en charge de monter la garde. Ils nous regardent d’un œil pas vraiment bienveillant

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A la sortie de Savuti la route n’est pas évidente sur 1 ou 2 kms. C’est une succession de virages courts très sablonneux. Il faut aller suffisamment vite et en même temps être réactif pour ne pas sortir de la piste. C’est loin d’être déplaisant, on se prend vite pour Stéphane Peterhansel, même si à un moment je ne suis pas loin de nous envoyer dans le décor. Clairement l’une des portions les plus sympas, un régal pour le conducteur

!
A l’entrée de
Moremi, on dégonfle encore un peu les pneus pour les amener à 1.8. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être la conséquence de tout ce qu’on a pu lire sur cette réserve ! Mine de rien, et même si
Moremi est un monde à part, on entre dans le
Delta de l’Okavango pour la première fois de notre vie. Petite émotion

On progresse tranquillement et on s’arrête pour manger à Hippo pool. Le site est superbe, les hippos sont vraiment tout près.
Une petite cabane en bois permet de prendre de la hauteur et de les admirer en toute sécurité.
Un groupe est déjà présent mais nous laissera assez vite seuls pour le pique-nique. Avant de partir, le guide viendra rapidement nous taper la discute. On échange 2/3 banalités qui sont en réalité pour lui une simple excuse pour venir mater de plus près le décolleté de madame. Le pauvre n’a que des petits vieux dans son groupe, Il fait beau, donc impossible de lui en vouloir

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On reprend la route après avoir avalé notre salade de riz. On choisit de se perdre dans
Moremi, dans ces paysages qui sont encore bien différents de ceux de
Chobe et Savuti.
Il y a des pistes partout, elles sont complètement défoncées, mais en roulant doucement ça ne pose aucun souci. Tout est très très sec, on est loin de l’image classique de
Moremi sous les eaux, les quelques passages inondés sont vraiment anecdotiques.
16H30, nous sommes à 2.5 kms de Third bridge selon le GPS, on va avoir le temps de se poser tranquillement. Petit problème, pour le coup un gué important se dresse devant nous, et on ne voit pas l’endroit où la piste reprend. On est sur une piste secondaire (au mieux), et on n’a vraiment pas envie de tenter le diable en cette fin de journée

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On décide donc de rebrousser chemin et de revenir vers la piste principale qui est bien plus au
sud. Nouveau problème, il y a tellement de pistes, et elles zigzaguent tellement que le GPS devient fou et est incapable de nous indiquer où on est. Tout se ressemble, impossible de tenir un cap puisque ça tourne dans tous les sens.
On remet dans le GPS un point par lequel on est passé, et où nous étions encore sur la route principale. Les 2.5 kms de distance avec le camp se transforment en 3, puis 4, puis 5, puis 6...
Je sens la pression monter tranquillement et commence à rouler plus vite car mine de rien les minutes défilent, la lumière décline, et on ne cesse de s’éloigner de notre destination. Les pistes étant vraiment horribles, on met les amortisseurs à rude épreuve

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On a finalement la chance de croiser un véhicule avec un guide

. On lui demande le chemin de 3rd Bridge, en essayant de ne pas montrer qu’on est complètement en panique. Il n’est pas dupe et prend bien le temps de nous expliquer où retrouver la piste principale. Il nous indique qu’on doit la suivre jusqu’à 4th bridge, et qu’après c’est gagné.
4th Bridge !!! Le moment où il prononce ces mots il me libère d’un poids fou. C’était évident que c’était LE point à mettre dans le GPS. Suffisamment au sud pour nous éloigner du dédale de pistes secondaires, et en plein sur la route principale
On le remercie (il y a de quoi) et on file ! On galère quand même à suivre la piste principale, le GPS étant complètement à l’ouest (ça fait toujours plaisir de se faire lâcher au meilleur moment).
On atteint finalement 4th Bridge, et 3rd Bridge quelques minutes plus tard, bien avant le coucher du soleil, mais bien moins tôt que prévu !
Note pour plus tard : Ne pas choisir de « se perdre » dans
Moremi !
On est heureux de découvrir notre camp, qui est absolument sublime, dominé par un magnifique arbre à saucisses

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