Bonjour,
Vous verrez bien !
Mais, de toute façon, pas de stress !
Si, lorsque vous arrivez à
Madrid, vous constatez que avez moins de 65 mn pour une correspondance entre le T4 et le T4S (ou inversement) avec IBERIA, vous savez que votre correspondance est déjà annulée. Donc, vous vous rendez directement au 1er comptoir d'Iberia sur votre parcours (il y en a un peu partout à l'aéroport de
Madrid Bajaras), et on vous donnera une nouvelle carte d'embarquement pour votre vol de réacheminement.
Si on ne vous fournit pas avec un bon d'achat pour la restauration (si vous avez une longue attente - 4 heures ou plus si + de 3500 km), vous pouvez aller déjeuner au restaurant en restant très raisonnable sur le prix. Vous conservez soigneusement le ticket de caisse ou la facture, dont vous réclamerez le remboursement.
Si le vol sur lequel vous êtes rerouté impose de passer une nuit, la compagnie doit vous payer l'hôtel et le taxi pour y aller et en revenir. Si ce n'est pas le cas, idem que précédemment. Et c'est peut être l'occasion de visiter
Madrid....
Et si vous dépassez 3 heures de retard à votre destination finale, la procédure à suivre est hyper simple pour obtenir l'indemnisation à laquelle vous avez droit. Mais à condition de ne pas avoir cette peur irraisonnée, et sans fondement, de la plupart des voyageurs, de saisir la justice. Quasiment toujours, la compagnie, par l'intermédiaire de son avocat, cède très peu
avant la date de l'audience.
En
Belgique, il faut saisir le Juge de paix qui se trouve dans le ressort de l'aéroport de Zaventem (donc en zone de langue flamande), s'il s'agissait bien de l'aéroport de départ ou d'arrivée.
En
France, il faut saisir le Juge d'Instance.
Une différence : en
France, c'est entièrement gratuit tandis qu'en
Belgique il faut payer quelques dizaines d'euros, dont il ne faudra pas oublier de demander, au Juge, le remboursement à la charge de votre adversaire.
Pour ma part, je préfère ne pas réserver un vol chez Iberia si je vois que la correspondance à
Madrid est d'une durée inférieure au MCT (j'ignorais cette notion lorsque ça m'est arrivé). Mais il y en a d'autres qui préféreront, justement, réserver ce vol là, car dès lors que la compagnie ne peut pas
PROUVER (alléguer ne suffit pas) que le retard à destination finale, est dû à des (je cite) "circonstances extraordinaires qui n'auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises", le Juge ne peut pas faire autrement que de condamner la compagnie à indemniser les passagers. En effet, le droit, c'est le droit. Un Juge ne peut que l'appliquer, au mot près, et à la virgule près.
C'est, précisément, le motif pour lequel, dans presque tous les cas, l'avocat de la compagnie cède
avant l'audience au nom de sa cliente car il ne pourra pas s'en sortir, tandis qu'un accord amiable lui permettra (cas le plus courant), d'insérer dans l'accord à faire signer par le passager, une clause de confidentialité. C'est le motif pour lequel il est difficile de trouver des cas d'indemnisation sur Internet.
Et, enfin, les compagnies ont bien raison d'opposer une farouche résistance à l'indemnisation des passagers en cas de retard important car on dit que les passagers qui exigent leurs droits ne dépassent pas les 2%. Lorsque je compare le nombre de visites sur la page d'accueil de mon site,
retardimportantavion.unblog.fr
, avec le nombre de visites de la page "quel tribunal saisir', je suis bien obligé de constater que ce pourcentage est, plus que probablement, proche de la réalité.
Cordialement