Bonsoir,
En 2010, quand nous avons fait la via de
la Plata, je me souviens d'un petit nombre de pèlerins et nous avions plaisir à nous retrouver le soir. Les choses changent, inévitablement je pense, On a, par la suite, recherché un chemin moins fréquenté : on a été servi au-delà de nos espérances, avec le revers de la médaille : pas d'albergues sur les 3 premières semaines.
Pour répondre à vos questions:
- le "meilleur" moment ? Comment vous le dire, nous avons pensé que nous aurions un temps plus sec en septembre/octobre, et c'était la réalité. 28° en quittant
Alicante, qui ont duré plusieurs jours, puis temps clément jusqu'en Galice, mais même là, nous avons eu moins d'un jour de pluie.
Les gens du coin nous ont dit que le Sureste et le Levante voyaient plus de pèlerins en mai/juin.
- un guide en français ? Non, pas à ma connaissance, en espagnol oui, nous l'avions, fait par l'association d'
Alicante qui me l'a envoyé, malheureusement pas à jour pour les logements possibles, mais avec des indications pour la traversée des villes extrêmement précieuses. Je sais qu'un nouveau guide espagnol doit sortir en 2016. En anglais, je pense qu'il existe mais je ne peux pas vous aider.
- routes ou chemins ? Les 2. Il nous est arrivé de marcher 10 kms d'affilée sur la route avant d'accéder à un chemin, mais nous avons aussi eu droit au seul chemin des journées entières. Globalement, il y a plus de chemin que d'asphalte.
- villes traversées : pour
Alicante, nous avons pris un bus jusqu'à la plaza de la Luna où l'on savait trouver la flèche jaune
(ce chemin est très bien balisé dans son intégralité). Albacete est agréable à traverser, pas de zone industrielle du tout, et on sort très vite de la ville le matin.
Tolède : l'arrivée se fait par une route assez roulante, on l'a quitté le lendemain par les remparts, ce n'est pas désagréable, ensuite il y a une longue portion d'asphalte. On voit
Avila de loin, c'est un plaisir d'y arriver par une petite route. L'albergue est très bien situé pour le départ. Pour Benavente, on a fait 10 kms en bus pour y arriver, sachant qu'on venait d'en faire 30 à pied et que le logement espéré était fermé
(le fait de marcher en octobre y est peut-être pour quelque chose).
Alors éviter les villes ? Je vous réponds : pour dormir où? Santiago ne remue pas les foules d'
Alicante jusqu'à
Tolède, on est très loin du camino francès et de son infrastructure hospitalière et hôtelière
. On n'a pas rencontré de zones industrielles longues et laides. Bref, on n'a pas essayé d'éviter quoique ce soit.Utile : jusqu'à
Tolède, les 3/4 du temps, on est en autonomie : les bourgs son espacés de 25 kms environ et il n'y a rien entre pour se ravitailler (je pense au casse-croûte de midi et surtout à l'eau en cas de chaleur). Toujours dans cette partie, on a dormi à plusieurs reprises dans des gymnases, les mairies sont très accommodantes, il n'y a pas systématiquement d'hôtels. Il y a 3 étapes de + de 30 kms. Après
Tolède, c'est plus facile, à tous points de vue. Ce chemin ne présente aucune difficulté.
Intéressant : la beauté des paysages en cette saison, avec un éclairage splendide. La meseta meridional est immense, rien à voir avec celle du francès, c'est une expérience de silence et de solitude dans les vignes et les oliviers par milliers, nous avons aimé, mais nous étions 2... On a apprécié
Avila qui vaut bien un tour des murailles à la nuit.
Si vous avez d'autres questions précises...
Cordialement.