Merci pour tous ces renseignements

, mais ne pas oublier qu'ils viennent de Wikipedia, et n'ont donc pas été vérifiés. Tout le monde peut écrire un article, toi, moi, et faire des erreurs même monumentales. Par la suite des tas d'autres personnes peuvent encore le modifier sans problèmes.
Je connais assez bien le comportement des ours, en particulier des grizzlys, pour avoir travaillé sur un livre que je recommande à tous ceux qui un jour ou l'autre peuvent les rencontrer. Il s'appelle "Mes années Grizzly", de Doug Peacock, chez Albin Michel. Il m'a d'ailleurs sauvé la vie car j'ai su très exactement ce qu'il fallait faire lorsque nous sommes presque tombés nez à nez (à 15 mètres) avec l'un d'eux dans le sud des
Rocheuses canadiennes.
Cela dit, j'ai vu un paquet d'ours un peu partout dans l'Ouest canadien, des Queen
Charlotte Islands à Hyder (pointe sud-est de l'
Alaska) en passant par les Rocheuses, et jamais d'"ours noirs blancs". Que le pelage se "marronnise" suivant la saison comme sur la photo, oui; par contre la description des couleurs correspond tout à fait à celle des grizzlys.
Le seul ours blanc que je connaisse à part le polaire est le kermode (je n'ai vu que ses traces...), mais il est rarissime et occupe un très petit territoire au nord de la
Colombie britannique:
www1.radio-canada.ca/...031109/kermode.shtml
En ce qui concerne les différences de comportement, effectivement en cas d'attaque il est inutile d'essayer de grimper à un arbre si c'est un ours noir. Le grizzly, lui ne se prend pas pour un singe, mais dressé il fait près de trois mètres et il faudrait donc grimper très haut; or il est quasi impossible de trouver le bon arbre au bon moment. Par contre il se laisse berner si on fait le mort, roulé en boule avec les bras autour de la tête pour la protéger

. A ce moment-là l'ours peut te tourner et te retourner pour vérifier que tu n'es décidément plus intéressant, et là je souhaite du courage à ceux à qui ça arriverait.
On peut éventuellement essayer de faire fuir un ours noir en brandissant quelque chose, mais pas un grizzly. Face à lui, il faut reculer tout doucement, lui parler à voix basse, voire chantonner (et je peux te dire qu'à ce moment-là on chante faux !

Ma question était donc juste de savoir si je pouvais en rencontrer à
Yosemite, parce que j'ai bien lu un bouquin d'un copain de Doug Peacock, Rick Bass, que tu connais peut-être, dans lequel il raconte comment ils sont partis Peacock, lui et un autre, voir s'il restait des grizzlys notamment en
Californie, mais je ne me souvenais plus s'ils en avaient trouvé

.