BILAN (Fin):
Le contact avec les cambodgiensVaste sujet dans lequel je n'ai pas la prétention de tout connaître loin de là, mais j'ai passé près de trois semaines dans différents lieux, touristiques et pas, je peux avoir un avis.
Déjà, j'ai pas mal voyagé de différentes manières, c'est la première fois que je me fais agresser, donc pas de bon point !
Ensuite ce qui m'a le plus frappé à travers les gens rencontrés, c'est cette manie de ne jamais dire non. Cela nous a ennuyé plusieurs fois, notamment pour demander son chemin. Après il faut s'habituer à cette façon de penser différente de la notre, et c'est pour cela que je voyage aussi.
On m'a souvent vanté le sourire des cambodgiens. Je dois avouer que cela ne m'a pas marqué plus que cela. J'ai plutôt senti un peuple, qui a énormément souffert, qui est très pauvre, qui ne s'occupe pas forcément de l'autre. Bien entendu, dans les restaurants, les hôtels, là oui le sourire est de mise, l'accueil est formidable mais il y a un rapport différent.
Les guides : On en a rencontré plusieurs, de différents niveaux, de différents âges (et cela est important).
Trois retiennent plus mon attention.
Theary, notre chauffeur guide sur les 5 jours dans les temples perdus. Un sacré loustic !
Très réactif sur les mails avant le voyage. On aurait dit qu'il était super connecté. Complètement différent en vrai. Il semble qu'il ne connaisse pas parfaitement son pays, ou du moins les routes. Refusant de demander sa route, ne préparant pas ses trajets, n'anticipant nos arrivées aux hôtels (dont il avait la liste avant notre arrivée), on ne peut pas dire que l'on soit tombé sur la perle !! Les discussions en route n'étaient pas d'un grand niveau. Nous essayons de savoir des choses sur la vie cambodgienne, mais peu de réponse, à part des généralités. Impossible de savoir ce qui lui était arrivé durant la période des khmers rouges où il devait avoir une vingtaine d'années (pudeur ? honte ? autre chose ?). Une qualité : sa conduite mais ça c'était bien !
Le deuxième, dont je ne me rappelle plus le nom a été notre guide à
Angkor. Ce monsieur d'un certain âge, au delà de ses connaissances sur les temples a eu une vie particulière et s'est livré un peu à nous, dans des moments d'émotion intense. Il nous a raconté comment il a vécu son époque khmers rouges, lui un fils de paysan, dont les parents s'étaient saignés pour lui permettre de faire des études et qui lors de la mauvaise époque s'était fait passer pour un inculte ne sachant manier que la pioche. Cette astuce lui a permis de sauver sa peau. Il nous a parlé de sa famille, des voisins de ses parents, de toutes les choses affreuses. La dame de l'hôtel qui nous l'avait recommandé nous avait dit trois mots sur lui et il faut dire que nous avons passé une journée doublement marquante avec lui.
Sam, notre guide à
Battambang, lui nous a parlé de l'époque khmers rouges, à travers l'histoire de sa famille Lui a pu fuir le pays (il avait 4 ans) pour aller en
France. Il n'est revenu que depuis 10 ans avec sa femme française et a monté une société. Il nous a parlé de ses frères dont l'un a été le bourreau de l'autre, de toutes les choses horribles que sa famille a du subir. Lui n'a pas vraiment vécu cela en direct et son discours sur les cambodgiens actuels est très dur !
J'aime beaucoup prendre des moments pour discuter avec les gens rencontrés et là je dois dire qu'à travers ces trois personnes, j'ai pu m'enrichir. Par contre on a été assez loin du sourire permanent.
Les lieux de visites Deux sites pour moi exceptionnels :
Angkor (ça c'est une surprise) et
Preah VihearLes autres temples sont jolis, ont leur caractéristique, mais ne sont pas du tout au même niveau.
Deux lieux très fort émotionnellement : Killings Fields et Camp S21
Un peu déçu : Le
Tonlé SapTrès déçu : Le marché des araignées

Sympas à voir : L'exploitation de poivre de Kâmpôt, les marchés, le Palais Royal, la magnanerie.
La saleté Ah ! Lorsque je discute de mon voyage au
Cambodge, c'est la chose qui revient très vite. J'ai malheureusement la tendance à dire " les cambodgiens sont sales".
C'est un raccourci mais c'est malheureusement ce que j'ai constaté. On le sait l'écologie est un problème qui touche plus les pays riches que les pays pauvres (à tort), que dans les pays pauvres on cherche d'abord à vivre, à manger, à survivre plutôt qu'à penser à la saleté. Mais j'ai vu des choses qui m'ont choqué. J'en ai discuté avec des amis ayant vécu au
Laos et
Cambodge pendant des années. Surpris de ma phrase au début, non au contraire ils sont propres, etc....ils en ont convenu au final devant mes arguments
Deux exemples parmi tant d'autres:
A
Angkor durant la visite des temples j'ai vu un
guide officiel se désaltérer avec une boisson gazeuse US, dans une canette rouge et une fois celle-ci terminée la jeter par terre alors qu'une poubelle était à 5m de lui. Ses clients ont bien entendu fait de même. M..... !!!! Ce type vit grâce aux temples les touristes apportent des millions, son pays a subi un génocide terrible et une des seules choses qui tient encore, ce sont ces temples et il ne les respecte pas. J'ai vu aussi des gardiens agir de la sorte.
A
Battambang, rentrés plus tôt, à l'heure du repas de nos hôtes nous avons pu voir une famille cambodgienne manger (là où nous prenions notre petit déjeuner). Quelle saleté ! Cette brave famille (une dizaine de personnes) prenait son repas, buvait beaucoup de sodas et de bières, et dès qu'il y avait un déchet, le jetait par terre ou sous la table ! Il y avait à leurs pieds une quantité de saletés impressionnante ! Bizarre cette façon de se comporter ! J'ai eu du mal.
CONCLUSION :
Pour mon deuxième voyage en Asie (après la
Chine il y a très très longtemps...), on ne peut pas dire que je suis super enthousiaste. Le premier non plus ne m'avait pas apporté que des satisfactions, et là...
J'ai vu des choses exceptionnelles, j'ai vécu à travers des discussions des moments forts. Je suis content d'y être allé, mais je suis presque certain de ne pas y retourner.
Après il ne faut jamais dire jamais.............