Les Cubains ne sont pas un peuple d'arnaqueurs, et on a beaucoup de relations très chaleureuses avec eux, ils parlent souvent de manière très directe de leurs problèmes et de la vie à
Cuba, et c'est passionnant.
Mais ne fais pas d'angélisme non plus. Il y a des arnaqueurs à
Cuba et il faut quand même être sur tes gardes quand un inconnu t'aborde dans la rue. Ce sera souvent dans l'intention d'arrondir ses fins de mois.
Ou bien en te servant d'intermédiaire pour te trouver un taxi ou un logement, activité pour laquelle il sera rémunéré par le taxi ou le propriétaire du logement qui répercuteront la hausse sur ta facture ; ce n'est pas une arnaque, c'est un mode très répandu de faire des affaires à
Cuba, qui permet de répartir la manne touristique sur plus de gens ; mais si tu n'as pas besoin d'aide, sois ferme dans ton refus.
Mais cela peut aussi être pour une vraie arnaque, par exemple n'accepte évidemment jamais de donner de l'argent à un inconnu qui propose de t'aider à obtenir un change plus intéressant, mais il y a plein d'autres façons de soustraire de l'argent à des touristes naïfs.
Lors de mon premier voyage à
Cuba en 2001, je commentais à un chauffeur de bus qui m'emmenait vers l'ouest de
la Havane que l'on m'avait déconseillé de répondre aux hommes qui m'abordaient dans la rue car 80 % étaient des "jineteros" et le chauffeur avait répliqué : "80 % non, 110 % !". Comme j'écoute toujours les conseils des locaux, surtout quand je voyage seule, je n'ai donc pas répondu aux sollicitations dans la rue et n'ai eu aucun problème. Le sens du mot "jinetero" est complexe et a évolué de "cavalier" au sens propre, à gigolo, puis par extension à tout homme qui extorque de manière malhonnête de l'argent à des touristes grâce à son charme et à son baratin. Le mot existe aussi au féminin, il se termine par -a au lieu de -o. En fait, la plupart du temps, il s'agit d'une petite arnaque, l'orgueuil du touriste est plus atteint que son porte-monnaie.
Par contre dans les casas, les restaurants, les magasins, les moyens de transport, les gens sont honnêtes et se tiennent aux prix affichés ou négociés en marchandant (par exemple les taxis), donc pas de parano non plus.
Il faut juste se méfier un peu des individus trop aimables et sympathiques qui t'abordent dans la rue, et ainsi ton rêve de
Cuba se réalisera.
Bon voyage, tu as fait un bon choix,
Cuba est un pays passionnant et magnifique.