| Balade cubaine... en six étapes Jemaflor · 10 février 2013 à 14:13 · 58 photos 65 messages · 25 participants · 27 559 affichages | | | | 10 février 2013 à 14:13 · Modifié le 12 fév. 2013 à 13:02 Balade cubaine... en six étapes Message 1 de 65 · Page 1 de 4 · 20 250 affichages · Partager Plus grande île des Antilles, Cuba s’étend sur 1200 kilomètres d’Est en Ouest c’est même un archipel vous affirme avec une certaine fierté les cubains, effectivement les côtes sont bordées de nombreuses îles et îlots... Aussi, n’évoquer Cuba qu’en seulement six étapes peut paraître un peu restrictif, c’est certain ! Mais ce sont là les lieux que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un récent voyage. Des étapes certes classiques pour tous les voyageurs qui abordent pour une première visite l’île cubaine.
Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad... sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.
C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.
Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications... Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam... en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.
Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.
A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte.... jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.
L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux... Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !
Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.
Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves... Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare... Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !
Le tabac, les cigares... un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan... Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.
Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées... on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare...
Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant... Prochaine étape La Havane. | | | À: Jemaflor · 10 février 2013 à 14:34 · Modifié le 12 fév. 2013 à 13:03 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 2 de 65 · Page 1 de 4 · 20 160 affichages · Partager Des plantations de tabac jusqu’à ce lieu renommé où les fameux (et à fumer) cigares cubains sont proposés à la vente... Nous voici maintenant au cœur de la capitale La Havane, plus précisément parmi l’atmosphère feutrée d’une bonne adresse : la Frabrica de Tabacos H.Upmann, un établissement fondé en 1844.
Boiseries vernies et boîtes à cigares. Des cigares, dont la plupart sont faits mains, du cigarillo aux impressionnants « barreaux de chaises » ! Les amateurs hésiteront entre les Cohiba, Montecristo ou autres Romeo y Julieta... il y a le choix. Mais mon évocation de ces spécialités cubaines s’arrêtera là, je ne suis pas fumeur... ni même de Havane !
Dans cette capitale des Caraïbes, à première vue, on n’a d’yeux que pour elles, les « belles américaines »... Je veux parler, évidemment, des vielles voitures américaines des années 40 ou 50 que l’on voit partout sillonner les rues de la ville. C’est vrai qu’elles ont de l’allure avec leurs lignes rétro, leurs teintes vives, leurs calandres chromées et leurs phares qui semblent vous faire des clins d’yeux !
Des Ford, Chevrolet ou Buick... qui roulent toujours ! Les Cubains sont devenus maîtres mécaniciens ou carrossiers pour conserver en état de marche ces vielles autos. D’ailleurs ils n’avaient pas le choix, car même pour les rares privilégiés ayant les moyens, pendant longtemps il était impossible d’importer de nouveaux véhicules. Alors il a fallu se débrouiller, bricoler, bidouiller, réparer ou changer. Beaucoup d’entres elles conservent une carrosserie et un logo de leur marque d’origine pourtant les pièces de rechange sont japonaises ou russes...
Dans le centre de la Havane, les plus belles voitures, dont certaines feraient la joie des collectionneurs, sont utilisées comme taxis... N’est-il pas charmant ce cabriolet rose bonbon ?
Datant de l’époque américaine, ce monument ne passe pas inaperçu avec son dôme qui surplombe une partie du centre ville. Pure copie du Capitole de Washington, le Capitolio Nacional de style néoclassique a été construit en 1929, il est même plus haut d’un mètre que son homologue des USA ! L’intérieur est paraît-il somptueusement décorée, il fait l’objet de travaux de rénovation. Juste en face, les immeubles colorés typiques des villes cubaines contrastent avec la pierre blanche du Capitolio. Des passages sous arcades au niveau de la rue, des façades avec balcons, du linge étendu et des cubains palabrant.
Dans le centre historique de la ville, la plupart des monuments évoque le passé colonial espagnol. En se baladant parmi les ruelles étroites, on débouche sur la Plaza de la Catedral San Cristobal. Un splendide ensemble architectural baroque (XVIIIème) composé de palais et d’une église aux tours asymétriques.
Dans Habana Vieja, il ne faut pas seulement se contenter de longer et d’admirer les façades, pénétrer dans l’intérieur des palais est un complément indispensable à la visite des lieux. Les patios y sont superbes comme celui où trône la statue du découvreur du Nouveau Monde, l’incontournable Cristophe Colon. Ce palais « de los Capitanes Generales » était au temps de la colonie espagnole la résidence des capitaines gouverneurs nommés par le roi d’ Espagne. Transformé de nos jours en musée historique, ses nombreuses salles somptueusement décorées sont meublées par du mobilier en bois précieux de l’époque. A visiter.
Ce quartier est, vous vous en doutez, très fréquenté par les visiteurs, aussi l’animation y est presque permanente. Des rythmes endiablés résonnent au coin d’une rue où un groupe de danseurs sur échasses se donnent en spectacle. La scène est colorée, dynamique et... photogénique !
Comme partout la fréquentation touristique va de paire avec la présence d’étalages d’objets souvenirs et de marchés artisanaux, très colorés eux aussi avec des modèles réduits des fameuses vielles voitures américaines, des statuettes de musiciens en bois sculpté... et également des peintures naïves inspirées par les images typiques de Cuba qui n’oublient pas le portrait du Che !
L’ombre du célèbre Comandante Che Guevara et celle de Fidel Castro sont aussi bien visibles à La Havane (et dans le reste de l’île...). Sur la façade du ministère de l’Intérieur, une gigantesque sculpture stylisée du Che projette son ombre sur le mur blanc du bâtiment. Un portrait identique de Fidel Castro ainsi qu’un monumental Mémorial encadrent la grande Plaza de la Revolucion sur laquelle nous sommes maintenant. C’est ici que le leader cubain prononçait ses interminables discours devant une foule pouvant atteindre le million de personnes. Quant au Mémorial en l’honneur du premier héro cubain, José Marti, le père de l’indépendance, ses murs intérieurs sont tapissés de citations à la gloire du pays. A l’extérieur, en grandes lettres, un seul mot figure, un maître mot : « Vencremos » (nous vaincrons).
L’enchaînement des visites donnent envie de faire une halte reposante. On peut aller flâner vers le port : eaux bleues calmes et lumineuses, quelques barques et pêcheurs préparant leurs filets ou taquinant les poissons à la ligne... La vue est agréable sur ce chenal dont l’entrée est marquée par le Fort Morro surmonté d’une tour de guet. On peut aussi faire une pause rafraîchissante en prenant un verre dans un petit établissement de la calle Empedrado. Pourquoi évoquer précisément ce bar ? Tout simplement parce qu’il a été fréquenté par un célèbre écrivain. En effet, Ernest Hemingway y avait ses habitudes. L’auteur a vécu quelques années à La Havane (dans les années 40 et 50) et selon la petite histoire il avait un penchant pour le Mojito ou le Daïquiri, sans sucre mais avec, on l’imagine, une bonne dose de rhum local.... La Bodeguita del Medio voit défiler bon nombre de visiteurs. Ambiance conviviale mais bruyante couvrant presque le son de la musique traditionnelle. Sur les murs, des centaines de signatures témoignent du passage dans cette taverne de célébrités en vue (ou de simples touristes).
La nuit est tombée sur la capitale, le moment de voir La Havane de noche !En sillonnant la ville en soirée, on s’aperçoit vite que seules les grandes avenues sont bien éclairées. Les lampadaires sont en nombre insuffisant dans la plupart des rues qui paraissent ainsi un peu sombres. Quant aux habitations et aux appartements des immeubles, leurs fenêtres laissent deviner des lumières blafardes, l’électricité a un coût, alors à Cuba, on économise l’énergie... Cependant, depuis ce point de vue élevé le panorama de nuit est splendide avec ces avenues illuminées qui semblent dessiner en perspective un grand H... comme Habana, la ville ou bien aussi le nom de l’hôtel où nous trouvons, au 25 ème étage. L’Habana Libre est un lieu emblématique de la ville, un des plus grands hôtels de la capitale. C’est l’ancien Hilton, construit en 1958 par les américains, juste avant la Revolution ! Peu après son ouverture, Fidel Castro en fit pendant quelques mois son quartier général, il occupait une suite confortable, la 2324. L’immeuble a retrouvé ensuite sa fonction d’origine, à savoir accueillir les visiteurs. Un hall d’entrée immense, 25 étages et un restaurant panoramique d’où l’on bénéficie d’un large panorama sur l’agglomération.
Après la nuit noire, place aux premières lueurs qui embrasent avec leurs tonalités rougeoyantes tout le ciel de la métropole. Superbe ! Un dernier coup d’œil sur la ville avant de quitter La Havane en direction des plages. Depuis le Fort qui protège le port, la vue s’étire sur une grande partie du front de mer et sur le Malecon, la célèbre avenue maritime longue de 8 kilomètres au bord de laquelle les havanais se plaisent à se promener, le soleil couchant sur l’horizon marin y est paraît-il splendide.
La suite... dans le message suivant : Varadero, Cayo Blanco et Cienfuegos. | | | À: Jemaflor · 10 février 2013 à 14:58 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 3 de 65 · Page 1 de 4 · 19 833 affichages · Partager Après la découverte des étonnantes « mogotes » de la vallée de Viñales et la visite de la capitale La Havane, le voyage se poursuit vers l’ ouest de Cuba. Direction la plage et l’autre « capitale » de l’île, celle des touristes étrangers, elle se trouve sur la presqu’île de Hicacos, précisément à Varadero. Pour atteindre la playa et la station balnéaire, il nous faut reprendre la route et même changer de province administrative. La profonde vallée qui marque l’entrée dans la région de Matanzas est enjambée par le plus haut pont de l’île, il surplombe une foisonnante végétation tropicale .
Avec ses 110 mètres de haut, le pont de Bacuyanagua a de quoi impressionner. Il faut faire une halte à l’aire de repos du même nom (sur la gauche) pour bénéficier d’une vue grandiose sur cet ouvrage, du belvédère le panorama semble infini sur l’ensemble des paysages alentour. Place au plaisir des yeux mais aussi à celui du palais... difficile de résister à la piñacolada rafraîchissante que prépare devant vous le barman du troquet local !
Une fois passé le péage de l’entrée de Varadero, on change de monde et d’ambiance. Certes, nous sommes toujours à Cuba... mais un Cuba différent du reste du pays. Ici, le long du littoral se succède une cinquantaine de complexes hôteliers. Et dire qu’autrefois la localité n’était qu’un petit port de pêche ! Seule image qui pourrait le rappeler, la vision, le matin de bonne heure ou parfois dans les lueurs dorées du coucher de soleil, de rares pêcheurs lançant leur filet au bord du rivage.
Quant au village actuel de Varadero, côté pile (bord de mer), c’est devenu un immense marché pour vacanciers et côté face, une cité dortoir pour tous les employés cubains qui travaillent dans le secteur du tourisme... Dès les années 30, quelques américains fortunés avaient déjà choisi cette côte comme lieu de villégiature mais c’est surtout à partir des années 1980 que Varadero est devenue peu à peu la plus importante station balnéaire des Caraïbes. Il faut reconnaître que cette péninsule à tout pour séduire, imaginez une presqu’île d’environ 500 mètres de large bordée d’une interminable plage de sable blanc qui s’étend sur une bonne vingtaine de kilomètres. Ajoutez au tableau les compléments indispensables afin d’enchanter tout amateur de vacances balnéaires sous les Tropiques, à savoir, des cocotiers par centaines et une mer aux tonalités bleu turquoise...
Vraiment un air de paradis dans sa version antillaise ! Mais au fait, qu’y a-t-il de typiquement cubain dans ces séjours hôteliers « tout inclus » à Varadero ? Peut-être les mojito et autres piñacolada, Cuba libre ou daïquiri qui coulent (presque) à flot dans les nombreux bars ? Il y a aussi quelques vacanciers arborant fièrement un tee-shirt à l’effigie du Che pour nous rappeler que nous sommes bien à Cuba... mais surtout il y a cette musique traditionnelle et ces rythmes chaloupés que l’on entend quotidiennement dans tous les hôtels, restaurants ou autres lieux touristiques. Certains pourraient trouver ces répétitions un peu lassantes... j’avoue avoir un faible pour le célèbre Chan Chan de Compay Segundo immortalisé par le film et album Buena Vista Social Club en 1997 * « De Alto Cedro voy para Marcané..... Cuando Juanita y Chan Chan... ».Un refrain entendu dans de multiples versions et joué à toutes les sauces... normal au pays de la salsa (sauce en Espagnol !)
__ A contempler la belle bleue depuis la plage cela vous donne des envies de baignades et lors d’un séjour hôtelier on a vraiment tout loisir pour en profiter sans aucune retenue. On peut également avoir des envies de navigation. Tiens ! A Varadero, on propose des excursions en grand catamaran vers un îlet paradisiaque qui répond au charmant nom de Cayo Blanco.
Il n’en faut pas plus pour nous convaincre de quitter le temps d’une journée très ensoleillée la plage de l’hôtel. Nous voilà à la marina Chapelin sur un catamaran avec un groupe très international. Dès le départ l’accompagnateur énumère les nationalités présentes : canadiens, français, colombiens, allemands, finlandais, slovaques et j’en passe... mais pas de russes, pourtant ils sont nombreux parmi les clients des complexes hôteliers de la presqu’île ! Open bar pendant tout le périple et c’est parti pour les cocktails à base du fameux rhum local ! Bonjour l’ambiance et Viva la fiesta ! C’est parti aussi pour la navigation en longeant la mangrove puis les rochers du bout de la péninsule. Après plus d’une heure d’agréable navigation cheveux au vent, sur une mer très calme, on parvient au large la petite île tropicale. Les eaux cristallines sont une invitation à une séance de snorkeling. Munis de masque, tuba et palmes la plupart des passagers se jettent à l’eau pour admirer quelques poissons multicolores avec surtout des sergent-major reconnaissables à leurs zébrures noires et jaunes.
Il est temps de mettre pied à... sable, idéalement blanc en ce lieu. Cette pointe sableuse s’avançant dans une mer à l’extraordinaire palette de bleus est une merveille. Alors que l’on profite de la baignade dans les eaux du lagon on se met à penser qu’au même moment, sous nos latitudes de l’hémisphère nord, le froid hivernal est en train de sévir...quel délice, un moment de pur bonheur ! Le buffet s’avère également délicieux avec crevettes et langoustes préparées avec riz et tomates... Quant au retour vers Varadero, les vents nous portent, aussi le skipper sort un superbe spi aux couleurs nationales cubaines.
Tout le groupe a mis pied à terre à présent, mais pour autant l’excursion n’est pas tout à fait terminée. Pour clôturer la balade, il nous reste à assister au delfinarium tout proche, à un spectacle réglé comme du papier à musique... de musique cubaine évidemment !
Des dauphins qui nous offrent des sauts synchronisés du plus bel effet, bravo les dauphins, bravo le dresseur, c’était magnifique !
__ Si belles soient les plages de Varadero, il est bon de s’en éloigner pour découvrir un peu plus le patrimoine historique de Cuba ainsi que certains aspects de la vie de ses habitants... La route tortueuse et chaotique à travers la campagne du centre de l’île nous fait traverser plusieurs villages aux habitations soit vétustes ou alors construites de bric et de broc. C’est l’heure où les écoliers se rendent à l’école, tous biens habillés avec la tenue réglementaire : haut blanc et culotte courte ou jupe rouge ou bleu selon le niveau scolaire, primaire ou secondaire. Beaucoup d’enfants marche le long des trottoirs (ou sur la terre battue) quand d’autres sont entassés à l’arrière de véhicules style pick –up !
On s’en aperçoit très vite en roulant à Cuba, le trafic routier à la campagne n’est pas vraiment très dense...peu de familles possèdent leur propre véhicule, les prix des voitures (mêmes rafistolées) s’avère pour la plupart carrément prohibitif. Et les transports en communs ? De l’avis de tous, ils ne sont pas assez nombreux et très irréguliers ! Aussi, il est très fréquent de voir des groupes de gens faire du stop aux croisements des routes... les mauvaises langues disent même, avec ironie, que l’auto stop est devenu le second sport national (après le baseball). Et si le stop ne fonctionne finalement pas si mal à Cuba, c’est en raison du souhait des autorités : elles exigent que les conducteurs des véhicules ayant des places disponibles s’arrêtent pour prendre leurs compatriotes... il y a même par endroits des agents qui veillent à ce devoir national ! Alors, faute de moyens de transports motorisés, le cheval et les calèches sont très utilisés ci-dessous, voici une image typique prise dans la campagne cubaine.
Au cœur de l’île, dans la plaine centrale, les paysages ruraux offrent aux voyageurs leurs étendues cultivées. Des plantations tropicales avec bananiers, goyaviers et immenses champs de cannes à sucre. Ici, nous longeons une ferme d’Etat nommée Lénine, un hommage qui rappelle que les relations entre le régime castriste et l’ex Union soviétique ont toujours été on ne peut plus privilégiées.... A Cuba, aucune pancarte publicitaire n’encombre les bords de route, on pourrait s’en réjouir, cependant d’autres panneaux, bien mis en évidence, sont placés afin de « motiver » la population. A l’image de celui-ci : d’immenses portraits de Fidel Castro et du Che avec un slogan vantant les mérites du travail au service de la patrie...
La saison de la récolte de la canne à sucre bat son plein. Dans les champs s’affairent de nombreux engins agricoles afin de couper puis de transporter les fameuses cannes vers les usines de transformations. Durant ces dernières années, la production de sucre n’est plus aussi florissante qu’au 19 ème siècle. A cette époque ancienne, l’industrie sucrière a été à l’origine de la richesse de la cité portuaire de Cienfuegos où nous parvenons maintenant.
Il suffit de se balader sur l’avenue maritime pour être convaincu de ce riche passé, d’imposantes demeures à l’architecture raffinée en témoignent. C’est ici, face à la mer, que vivaient dans ces habitations cossues, l’aristocratie sucrière. Beaucoup de blancs originaires de Louisiane mais également de la région de Bordeaux en France venus à Cuba pour encadrer les travailleurs (esclaves noirs) de la canne à sucre ! Tout au bout de cette avenue rectiligne bordant la mer, on peut voir un palais à l’architecture plutôt surprenante.
Le Palacio del Valle est difficile à classer dans un style précis tellement cette construction mêle des éléments d’influence si différents : mauresque, gothique et vénitien... Côté monuments, la place José Marti au centre de Cienfuegos vaut la peine d’y faire un arrêt. On y admire un théâtre, une cathédrale, un palais et même un arc de triomphe... ils composent ce remarquable ensemble architectural, de plus les récentes rénovations l’ont parfaitement valorisé.
Les rues aux alentours de cette place permettent de retrouver une atmosphère cubaine plus contemporaine. Cela va des immeubles (aux teintes un peu fanées) avec balcons et grilles en fer forgé jusqu’aux artères commerçantes... et toujours quelques vielles autos américaines qui n’échappent pas à mon objectif photo !
*retrouvez « Chan Chan » et le Buena Vista Social Club sur ce clip musical : les musiciens et une balade en side-car à La Havane.
La suite et la fin du voyage avec Trinidad... message suivant. | | | À: Jemaflor · 10 février 2013 à 14:58 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 4 de 65 · Page 1 de 4 · 19 832 affichages · Partager Un grand merci à toi pour ce beau compte-rendu et tes, toujours, superbes photos 
Une bien belle balade sous un beau ciel bleu, de belles découvertes, et les belles américaines 
Bon dimanche
marine | | | À: Jemaflor · 10 février 2013 à 15:15 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 5 de 65 · Page 1 de 4 · 19 822 affichages · Partager Le périple nous fait traverser maintenant de paisibles paysages de la campagne cubaine. Au loin, une imposante chaîne de montagnes barre l’horizon et parmi les terres vallonnées alternent les pâturages et les champs cultivés... des champs de cannes à sucre encore et toujours.
La production sucrière a fait (autrefois !) la richesse de toute cette région du centre de l’île, on en a déjà vu un bel aperçu en visitant Cienfuegos. Quant à la ville vers laquelle nous nous dirigeons, Trinidad, notre dernière étape, elle fut au XVlll ème siècle la capitale mondiale du sucre, rien de moins ! Une ville considérée comme la plus belle ville coloniale d’Amérique latine, d’ailleurs l’Unesco, à juste titre, l’a classé sur sa liste du Patrimoine de l’humanité. En arrivant dans la périphérie de cette agglomération de 4000 habitants, on passe vite les faubourgs, sans grand intérêt, pour gagner le cœur historique de la cité, le joyau architectural de Trinidad. Imaginez, il y a plus de 1200 monuments, palais ou habitations d’origines et presque tous sont régulièrement entretenus.
Comment ne pas tomber en admiration devant une telle vue ! La façade d’une église sur la droite, la perspective de la rue qui guide le regard vers la tour et à gauche la belle façade bleue d’une maison traditionnelle. Effectivement, c’est une vision de carte postale, au bon sens du terme, sans doute le point de vue le plus photographié de la cité. Voilà à présent un homme et son âne traversant la rue pavée, le tableau est parfait pour qu’à mon tour j’immortalise le lieu.
Il est bon de flâner dans le dédale de ruelles, les yeux attirés en permanence par les particularités architecturales du patrimoine de la ville, à l’image des grilles qui ornent toutes les ouvertures. En fer forgé dans un style andalou ou en bois peint, elles permettaient aux occupants de laisser ouvertes les fenêtres sans craindre la visite mal intentionnée de cambrioleurs. Plus loin, ce sont des murs décorés de carreaux de faïences qui rappellent les traditionnels azulejos espagnols.
L’ensemble architectural du centre historique serait-il trop parfait ? Trinidad est-elle une ville-musée ? Oui et non car il n’y a pas seulement des monuments à découvrir en parcourant la cité, il y a aussi une atmosphère et surtout des cubains y vivant. On les croise en se baladant, certains (écoliers, ménagères, ouvriers...) pris par leurs occupations, d’autres fumant tranquillement un cigare... c’est vrai, celui-ci attendait sans doute qu’on lui tire le portrait souvenir. « Pesos ? Por favor ! »
Au détour d’une rue, quelques ouvriers sont en plein travail. Des échafaudages, une échelle et des pots de peinture... et hop ! Un autre coup de pinceau et ce mur à la teinte blanc sale se couvre peu à peu d’un bleu éclatant. Ce patrimoine historique si bien conservé se doit d’être rénové et entretenu avec soins. C’est le cas ici à Trinidad... bien plus qu’à La Havane où trop fréquemment la vétusté saute malheureusement aux yeux !
Le visiteur curieux ne se contente pas de seulement regarder l’extérieur des murs des maisons, il a toujours envie de jeter un œil (parfois indiscret) pour découvrir un peu l’intérieur des habitations. A Trinidad, ce serait dommage de passer à côté de toutes les charmantes cours intérieurs et patios. La diversité est au programme. Là, c’est un restaurant où un cochon de lait tournant autour d’une broche dégage une odeur appétissante. Et comme cela ne suffit pas à attirer les passants un orchestre de musiciens égrène quelques rythmes cubains... Que jouent-ils ? L’incontournable et entraînant « Chan chan... ».
Quelques portes plus loin, se succèdent, boutiques de souvenirs, de vêtements puis une galerie d’Art... le grand classique des villes touristiques. Revenons au patrimoine avec le Palais Cantero. Un bel exemple d’architecture néoclassique et un intérieur richement décoré. Lustre et mobilier d’époque, vases en faïence et peintures murales réalisées par des artistes italiens. Dans une salle à manger, la table est mise, couverts en argent, verres en cristal... de quoi imaginer la vie fastueuse de l’aristocratie sucrière. N’oublions pas tout de même qu’à l’époque, dans les champs, les coupeurs de cannes, esclaves de leur labeur assuraient le travail... et par conséquent la richesse dépensée dans ces palais !
Surplombant la vaste cour intérieure du Palacio Cantero, la tour est la plus fréquentée du lieu. En effet, à son sommet une petite terrasse panoramique permet de bénéficier du plus beau panorama sur les toits et sur les monuments de la ville. Un petit escalier en bois, assez étroit y mène, après vient le moment de la contemplation. La vue est imprenable avec en point fort la Plaza Mayor et l’église de la Sainte Trinité, magnifique !
La musique, c’est bien connu, fait partie de la vie des Cubains. Ces rythmes et ces ambiances sont indissociables des images que l’on garde en souvenir au retour d’un voyage à Cuba aussi, c’est avec cette photo de joueurs de trompette et de congas que je termine le récit, referme la partition et clôture l’album d’images.
| | | À: Jemaflor · 11 février 2013 à 16:51 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 6 de 65 · Page 1 de 4 · 19 712 affichages · Partager Merci    Mon mari me parle souvent d'aller à Cuba mais je l'ai toujours boudée sans trop savoir pourquoi... C'est la première fois avec ton carnet et tes superbes photos, je me dis : pourquoi pas | | | À: Senmout · 11 février 2013 à 17:00 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 7 de 65 · Page 1 de 4 · 19 706 affichages · Partager vos photos sont splendides | | | À: Bleumarine23 · 12 février 2013 à 20:14 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 8 de 65 · Page 1 de 4 · 19 527 affichages · Partager Merci pour l'appréciation, content de lire que cela t'a intéressé... | | | À: Senmout · 12 février 2013 à 20:18 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 9 de 65 · Page 1 de 4 · 19 528 affichages · Partager Merci    Mon mari me parle souvent d'aller à Cuba mais je l'ai toujours boudée sans trop savoir pourquoi... C'est la première fois avec ton carnet et tes superbes photos, je me dis : pourquoi pas 
Merci pour ta remarque... je me faisais depuis quelques années la même ! Cuba est donc une destination très dépaysante, il y a le soleil et les plages comme partout dans la Caraïbe mais il y a un patrimoine très intéressant et une histoire particulière... et bien d'autres découvertes à y faire | | | À: Jemaflor · 12 février 2013 à 20:55 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 10 de 65 · Page 1 de 4 · 19 514 affichages · Partager Merci et chapeau pour ces merveilleuses photos et ce récit. ça m'a rappelé les excellents souvenirs que j'ai gardé d'un voyage en 2001. J'ai tout retrouvé à travers tes photos, joli petit moment d'émotion. C'est vraiment un pays à visiter, avec un accueil fabuleux des Cubains. Merci ! Joëlle | | | À: Jemaflor · 13 février 2013 à 9:25 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 11 de 65 · Page 1 de 4 · 15 207 affichages · Partager Bonjour, Votre récit est magnifique et quelle belle île... Pour nous, cela fait plusieurs mois que nous en parlons et je crois que nous (2 parents + 1 enfant de 9 ans) le programmons pour avril 2014 afin d'avoir une petite enveloppe... D'ailleurs, mes questions vont porter sur cet aspect : - quel budget prévoir ? - quel hébergement aviez vous ? - et pour la restauration ? - qu'en est il de la circulation ? location de voiture ? - sécurité ? - et avec un enfant qui aura 10 ans ?
Merci pour vos réponses ... et encore merci pour la qualité de votre récit et des photos MAGNIFIQUES ! | | | À: Jemaflor · 13 février 2013 à 16:26 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 12 de 65 · Page 1 de 4 · 15 167 affichages · Partager Je viens de parcourir ton récis sur Cuba. Tu nous fais vivre à l'avance nos prochaines vacances. Nous partons pour 10 jours à Cuba au mois de juillet. Les visites que tu as effectuées sont à mon programme sauf Vinales. J'espère que je ne serai pas déçue par ce nouveau périple. | | | À: Leuogilo · 13 février 2013 à 17:23 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 13 de 65 · Page 1 de 4 · 15 149 affichages · Partager budget hors avion
Hébergement
1euro = 1.3 cuc Chambre la nuit pour 3 personnes en province 20 cuc max en choisissant sur place si vous passez par un site de location par internet (ce que je decommande) cela va de 25 cuc à 40 cuc
Par contre si vous restez plusieurs jours vous pouvez negocier un prix Pour La Havane 25 cuc
petit déjeuner 3 cuc par personne Biere 1 cuc eau minéral 0.70 cuc la bouteille de 1.5l café 0.5 cuc
Transport Voiture 60 euros à reserver de France et 15 cuc d'assurance obligatoire à prendre sur place, La circulation est facile peu de voiture, ne pas circuler la nuit danger de vélos ; charettes etc... Cuba est le pays le plus sur de l'amerique latine, les touristes risques rien de grave à part la nuit dans certaines rue de La Havane des vols à l'arraché, par contre des petites arnaques, vente de faux cigares, pb sur les additions dans les restau, faux amis pour vous guidez. Tout cela facile à éviter avec un peu de fermeté quand on vous accoste cela n'a rien à voir avec le Maroc etc..
Car Viazul vous avez tous les prix et les destinations et la possibilités de réserver sur le site officiel httpviazul.com
Restauration en casa particular 8cuc méme avec langouste en restaurant privé 8 à 10cuc fuir les paladars officiels
Je voyage tous les ans pour les vacances scolaires avec mes 2 filles 7 ans et 2 ans, dans les casas les gens sont trés agréables avec les enfants
Ps Comme je l'ai écrit précédemment, les photos sont magnifiques mais attention Cuba ce n'est pas que cela, il y a de la pauvreté, des paysages pas aussi carte postale. Mais comme beaucoup d'internaute qui reviennent régulièrement on tombe vite amoureux de ce pays | | | À: Parangon3 · 13 février 2013 à 20:20 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 14 de 65 · Page 1 de 4 · 15 124 affichages · Partager Merci pour cette réponse très détaillée... je n'aurai certainement pas été aussi précis, pour donner une réponse concernant les prix, à notre ami visiteur de ce thème.
Et puis, Raoul, après avoir parcouru vos messages sur Cuba, je vois que vous êtes un vrai spécialiste du pays... Bien d'accord avec vous, Cuba ne peut se résumer aux quelques étapes dont je fais part dans mon récit, d'ailleurs, je l'avais bien précisé dès l'introduction. Il ne s'agissait là que de quelques étapes très classiques pour une première découverte de l'île... | | | À: Jemaflor · 14 février 2013 à 15:47 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 15 de 65 · Page 1 de 4 · 15 053 affichages · Partager je ne suis pas un spécialiste de Cuba, mais j'aime ce pays que j'ai découvert il y a plus de 15 ans
Je pense que si vous envisagez un prochain voyage, faites l' Oriente, c'est complètement différents d'ambiance d'images de musique et de paysage ( Baracoa) beaucoup plus autenthique Je pense que vous devriez nous ramener de nouveau des splendides photos | | | À: Jemaflor · 15 février 2013 à 1:32 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 16 de 65 · Page 1 de 4 · 14 806 affichages · Partager Bonjour, je viens de voir tes images et tes textes sur Cuba, j'ai ouvert ton blog avec un peu d'apréhension car souvent il se dit tout et n'importe quoi sur Cuba et j'avoue que j'ai été agréablement surprise par tes photos et par ta plume. Je viens de vivre 2 ans à Cuba et tu as su donner aux gens qui ne connaissent pas l'île l'envie d'y aller, mais comme tu dis, Cuba ce n'est pas que l'image de carte postale mais par contre pour avoir vécu dans d'autres pays d'Amérique latine et en Afrique, à Cuba aucun enfant ne meurt de faim, le taux de mortalité infantile est plus bas que celui de la France, et bien d'autres points positifs......... Visiter Cuba c'est un peu comme changer de siècle, du moins c'est ce que j'ai ressenti pendant 2 ans merci (juste pour rire, sans que tu le prennes mal, le plus haut point de la havane c'est le restau de l'édifice copsa, presque à côté du national, si mes souvenirs sont bons 33 étages et vue sur le malecon, mais bon ce sera pour la prochaine fois.!!!) Si tu es intéressé par le chili, le pérou, le vénézuela, et la colombie je viens de faire un périple de 2 mois et demi, je n'écris pas aussi bien que toi, les photos non plus, ne sont certainement pas aussi réussie, mais si cela t'intéresse httpmichelletabes.blogspot.com A bientôt de te lire peut-être Michelle | | | À: Michou99999 · 16 février 2013 à 18:47 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 17 de 65 · Page 1 de 4 · 14 702 affichages · Partager Merci pour ce sympathique message... venant de quelqu'un qui connait bien l'île. Je suis allé faire un tour sur ton blog qui évoque ton périple notamment en Amérique du Sud (Vénézuéla...), beaucoup de descriptions dépaysantes agrémentées de toutes tes photos. Un récit avec des commentaires et des avis parfois assez personnels. | | | À: Jemaflor · 16 février 2013 à 19:16 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 18 de 65 · Page 1 de 4 · 14 696 affichages · Partager merci pour ta réponse, tu as raison mon blog était une espèce de "psychothérapie" surtout au vénézuela où vraiment je suis arrivée au mauvais moment et j'avais besoin de donner mon avis personnel. actuellement je me suis réinstallée à Montévidéo et l' uruguay où j'ai passé 4 ans avant Cuba est un pays qu'il faut visiter surtout pour la chaleur humaine des uruguayens. et pour les paysages côtiers qui pour certains sont encore sauvages ciao michelle | | | À: Jemaflor · 17 février 2013 à 10:48 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 19 de 65 · Page 1 de 4 · 14 653 affichages · Partager Bonjour,
Nous allons à Cuba pour la première fois du 21 avril au 5 mai et j'ai vraiment apprécié votre carnet de voyage.
A propos de vos photos......Le photographe amateur que je suis, à envie de dire....... " j'en est pris plein la figure ! " Chapeau bas pour vos photos...... Il y a vraiment de quoi exposer !! Le passionné que je suis aurais envie de demander, quel appareil, quel objo, etc....... mais cela n'est pas le sujet. Par contre des questions sur votre voyage et plus particulièrement la Havane. Pour notre part, nous y passons qu'une journée en visite guidé le deuxième jour du circuit (premier jour : la vallée de Vinalès et le 3ème jour, départ pour Santa Clara et Trinidad). Photographiquement, j'ai peur de passer à coté de beaucoup de choses à la Havane. J'envisage même de revenir passer une nuit à la Havane durant notre semaine de villégiature à Varadero. J'ai posté une question à ce sujet le 16/02 sur le forum.
Quand pensez vous ? Chris68210 | | | À: Chris68210 · 17 février 2013 à 13:08 Re: Balade cubaine... en six étapes Message 20 de 65 · Page 1 de 4 · 14 638 affichages · Partager Vous savez La Havane se visite en flâneur, les coups de coeur vous les aurez en observant, bien sur il y a les sites historiques, et les cliches habituelles, le gus déguisé en Che, les fausses créoles avec leurs bouquets de fleur de la place de la cathédrale,
Sortez du circuit TO et alors vous découvrirez la vrai Havane le vrai Cuba celui qui nous fait aimer ce pays malgré ses défauts, N’hésitez pas en rentrée dans le hall de ces vieilles maisons on ne vous dira rien.
La Havane c'est un climat des sensations et si vous quittez les sentiers balisés vous se serez comme beaucoup d'entre nous amoureux de ce pays | Carnets similaires sur Cuba: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 16 303 visiteurs en ligne depuis une heure! |