Salut,
Si ça peut t'aider voici un petit commentaire sur le voyage que j'ai fait entre
Moscou et
Pékin en février dernier pour me rendre en
Chine.
Pour ce qui concerne le climat, à
Pékin, quand je suis arrivé fin février il faisait entre 0 et -10 C avec un peu de neigne de temps en temps. Je suis pas un expert mais pour les photos, je pense que ça devient plus sympa à partir d'avril...
Bon courage!
Moscou Pékin en train (Transsibérien, Transmongolien, Transmandchourien – Paris, Moscou, Pékin) en hivers
Quelques impressions sur le trajet que j’ai effectué pour me rendre à
Pékin, au départ de
Paris, le 17 février 2006. J’espère que ça pourra vous être utile !
PréambuleAvant toute chose et à mon avis, si vous cherchez la solution la moins chère pour un aller-retour en
Chine, ce n’est pas la bonne.
On trouve des billets secs
Paris-
Beijing pour moins de 650€ a-r). Dans la configuration avion (
Paris-
Moscou) / train (
Moscou-
Beijing) puis retour train/avion, le trajet revient au moins à 654€... auquel il faudra ajouter tous les frais annexes. Si en plus vous voulez uniquement faire l’aller en train et le retour en avion, sur une base de 450€ minimum l’aller simple
Paris-
Pékin, cela va revenir à 780€ environ. Ne comptez donc pas économiser en empruntant le train !
Coût total pour un aller
VisasRussie : 52€ (visa tourisme adulte - 30 jours)
Chine : 20€ (visa tourisme - 30 jours)
BilletsAvion (
Paris –
Berlin) :
Easy Jet à 31 + 16 = 47€
Avion (
Berlin –
Moscou) :
German Wings à 78 + 31 = 109€
Soit
156€
En prenant les billets plusieurs semaines à l’avance, il est possible de payer 136 € tout compris.
Train
Moscou –
Pékin par le ‘Transmandchourien’ (départ le vendredi soir à 23h52, heure locale) : couchette en classe ‘Kupje’ (Classe la moins cher disponible sur les ‘transmandchourien’ et ‘
transmongolien’) à 6105, 5 Roubles (prix à l’agence publique de transport de la gare Yaroslavsky) (soit environ
190€ non négociable).
Logement et vivresHôtel sur
Moscou : Prévoir un minimum de 15-20€/jour pour être logé dans des hôtels un peu excentré et en formule dortoir. Compter environ 60€/jour la chambre double à l’hôtel (
Gostinitsa) ‘Tsentralynaya’ (Tveskaïa 10) (2 lits, 20 m², 1 réfrigérateur, douche et WC sur l’étage). Hôtel propre et très bien situé (300 mètres du Kremlin –
place rouge). Possibilité de dormir à trois (voire plus) dans la même chambre mais attention au vigile qui contrôle à l’entrée (pas trop dure à feinter toutefois)
La nourriture n’est pas trop chère même dans les restaurants.
A côté de la gare Yaroslavsky, il y a un supermarché assez grand. Idéal pour faire les courses avant de s’embarquer. Pleins de produits déshydratés pas chers (une portion de nouille pour 20 roubles... soit le repas pour 0, 65 €), grande variété de saucissons (porc, volaille...), produits laitiers... Bref, de quoi manger à sa faim (mais peut-être pas à son goût) pendant 6 jours pour moins de 15 € (sans la vodka). Sinon il y a la solution du wagon restaurant (peu rempli en hivers).
En somme, dans la configuration que nous avions choisie, le voyage aurait pu nous revenir à environ 490€ tout compris (visite, resto et vodka incluse),... si on avait tout bien préparé.
Dans le train
Dans le train russe, les
cabines sont similaires à celles que l’on trouve dans trains couchettes du reste de l’Europe avec des banquettes superposées. Les banquettes du bas disposent d’un rangement d’environ 1 m³ (1m – 0, 5m – 2m) situé sous elles, tandis que les couchettes du haut et disposent d’un rangement similaire, situé au niveau de la porte et qui se prolonge sur le couloir d’accès à la cabine. Une petite tablette et fixée contre la fenêtre entre les deux couchettes du bas. Le tout est agrémenté de divers petits rideaux, porte-manteaux et tablettes dépliables. Des draps et un petit matelas sont fournis lors de l’accès au train.
Les
toilettes (nettoyés régulièrement) se situent au fond du couloir et font office de salle de bain-‘douche’, moyennant l’ouverture d’un petit bouchon situé par terre, pour permettre l’évacuation d’eau. Le sol est recouvert d’un épais grillage en plastique. Pour les inconditionnels de douches, vous pouvez vous munir d’un tuyau en plastique flexible (type tuyau d’arrosage) d’environ 1m à adapter au robinet ce qui sera plus pratique pour se laver les cheveux, notamment (pas facile de glisser la tête dans le lavabo).
Pour les
produits frais, en hiver, le bord de fenêtre est un réfrigérateur efficace (Pas besoin d’aller scotcher les paquets de jambons sur la fenêtre non plus). Entre les wagons, il y a aussi des ‘repose-bouteilles’ très pratique pour la vodka et la bière.
De l’
eau chaude est disponible à volonté en début de wagon dans un samovar (attention c’est chaud !). C’est la base de l’alimentation pour l’essentiels des voyageurs (soupe, nouilles, thés, café...)
L’
électricité est disponible en 220v (250v en prise continentale européenne comme en
France) aux deux extrémités du couloir, côté fenêtres, et en face des toilettes, sous la glace. Pensez donc à prévoir des multiprises... et une rallonge si vous voulez avoir le courant dans votre cabine (pratique si vous avez votre téléphone ou ordinateur portable, un grille pain ou un fer à souder).
Lors de votre arrivée dans le train, une
hôtesse vous accueille et vous fournira des draps si nécessaires. Elle se charge du ménage (il y a un aspirateur par wagon), de placer les voyageurs et de répondre aux voyageurs... qui parlent russe. Elle vous demandera une commission de 100 roubles (3€) à votre arrivée, commission qui est censé vous permettre d’avoir accès à du thé, café, cacao mais que vous n’êtes pas obligés de payer. Mais bon, c’est toujours préférable de se mettre bien avec elle car en cas de problèmes...
Le
train s’arrête deux fois par jour au minimum, pendant 15 minutes. Sur le quai, des marchands vous interpellent et proposent des produits divers (nourriture, peluches, vaisselle...) pour des prix plutôt intéressant. La nourriture que je me suis procuré à ces haltes était saine mais la conservation est certainement très différente en hivers et en été....
Si le train n’est pas déjà rempli à son départ de
Moscou, il va se remplir au fur et à mesure au cours des arrêts. Attention de ne pas trop vous étaler au début car des nouveaux passagers peuvent monter à toute heure du jour... comme de la nuit.
En hivers, le train est essentiellement peuplé de chinois et de russes... peu de routards et de voyageurs parlant anglais. La maîtrise du russe ou du chinois est un avantage certain !
Pour se dégourdir les jambes et se réveiller le matin, rien de tel, en hivers, que de se faire le train du début à la fin (le passage des wagons est parfois périlleux et toujours vivifiant). Le couloir permet aussi de faire quelques exercices pour garder la forme.
Quoique le
paysage qui défile en hivers est assez monochrome (et parfois monotone ?), des variantes intéressantes peuvent être observées et en étant attentifs, on peut apercevoir quelques animaux. Arrivé à Irtkousk, le train contourne tout le
lac Baïkal jusque
Oulan Oude... paysages grandioses garantis.
Au bout de 5 jours de train, c’est l’arrivée à la
frontière chinoise. Le train s’arrête quelques heures, le temps de changer de roues (les roues chinoises sont plus petites...), ce qui laisse le loisir de visiter la ville frontière et de faire ses adieux à l’occident (d’accord c’est controversable...).
Le train repart ensuite pour s’arrêter à Manzhouli, la ville frontière chinoise. Là encore, l’arrêt dure assez longtemps. C’est là que s’effectuent les formalités administratives usuelles (à ce propos, un ami russe a directement acheté son visa pour la
Chine à ce moment là ! Précision utile, il fait ses études en
Chine et parle très bien la langue.).
Dans la gare de Man Zhou Li, changement d’univers, ce n’es plus la
Russie ! Ca va à toute vitesse, entre les marchands ambulants, les changeurs à la sauvette et tous les hommes en uniformes, il faut se frayer un chemin. Le tout dans un vacarme assourdissant. Bienvenu en
Chine !
Les deux derniers jours, le train se vide, notamment après l’arrêt à Haerbin. La neige disparaît progressivement et les villes se font plus nombreuses. Ca sent l’arrivée.
Pékin, 5h du matin environ, tout le monde est invité à descendre. Mieux vaut savoir ou aller en sortant de la gare et tracer son chemin. Si vous sortez l’air hagard, ce qui risque d’être le cas, vous serez assaillis de tous les côtés, les uns vous proposant un hôtel, d’autres un taxi, ou encore des massages, des restaurants...
Dernier détail utile, quand il est 5 heures et on ne sait pas où aller, des consignes sont à proximité de la gare, sur la droite quand vous sortez. Le métro, lui, est à gauche.
Bon voyage !