Chronique chinoise 1-6
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles.
Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel.
Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil.
Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction.
AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité.
Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre
Shenyang et
Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de
dalian à
dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup,
Beijing 15 millions,
Dalian une petite ville de 3,5 millions et
Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais.
A propos de métro, très pratique, fréquent, ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage, à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons
Datong en train pour
Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter
Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt)
Parmi les découvertes de
Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir!
Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous.
Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller. (pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche)
1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance, muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places.
2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports
3.passage au scanner des bagages
4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais
5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué
6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés.
7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée.
8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets!
À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare, en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire, toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par
Beijing pour visiter une deuxième fois après
Dandong la
grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement, en toute quiétude, la
Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision, ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons
Spain ou
Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse....
Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train
Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour.
Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne, sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à
Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de
Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité.Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€)
Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands
Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien...
Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons.
Et les vélos, nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire, à propos des motos, que le port du casque n'existe pas.
À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire (!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré.Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter.
En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées, plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe.Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus.......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu.
Exemples vécus :
Envoyer une carte postale, transcrire"
belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse, dans le meilleur des cas passe par "
Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes.
Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire
belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de
belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer
Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"...
Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche, sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre!
Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions, choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc.
Mais aussi canard laqué servi avec art.
Baguettes de rigueur mais, ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et, le cas échéant, d'un couteau traditionnel sous nos latitudes.
Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries, type européennes, attirantes et délicieuses...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la
grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage),...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris, femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants, bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici.
Pas, ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important!
Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie....
Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée, CI/passeports pour tous les voyageurs), la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire...
Nb.facebook inaccessible en
Chine!
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De
Chengdu, nous nous envolons pour la Corée....du Sud, évidemment!
Plus exactement pour sa capitale
Seoul (3ème ville au monde pour sa population après
Tokyo,
Mexico et avant
New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la
Chine :
La population souffre de photomanie aiguë, un véritable TOC, apparemment incurable.
L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en
Espagne et en
Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes, le plus fréquemment, arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun, vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus, signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en
Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux.
Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon!
Le pays est nickel....la
Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre.
L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais.
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro, comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon, alors qu'en
Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées, d'énormes berlines qu'en
Chine, ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en
Chine, les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous?
Ce petit pays, grand comme 3x la
Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong...
Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique!
Après avoir vu les voisins du Nord à
Dandong, nous les avons frôlés au sud à
Panmujeon sur le 38e parallèle....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée.
Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé, je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement........aujourd'hui la Corée, demain la
Chine, après demain l'
Espagne....
Dans quelques heures, retour en
Chine là où nous l'avions laissée, à
Chengdu.
Et la suite de nos tribulations...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos,
A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la
Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie.
Malgré tout, on finit, plus ou moins rapidement, par se faire comprendre...toujours sans énervement, voire par des sourires.Bien sûr, cela peut parfois prendre du temps...et de !, patience!
Visiter la
Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons.Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence.
Certes, ne tombons pas dans l'angélisme...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale !
Il est vrai que les voitures de police sont rares....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en
Espagne....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux
"d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H.
Rassurez-vous, les hôtels, du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité.Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences.
Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi.
Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la
Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour.
L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis
Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins
des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée, seul moyen de visiter pendant deux mois la
Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons
Chengdu.
Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour
Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants, agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers
Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur
Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre
Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour
Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme
Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour
Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat, mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à
Dali passent vite et nous reprenons le train pour
Kunming, capitale du
Yunnan,350km en un peu moins de 7 heures...
Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco. (depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De
Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les
Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois, plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du
Vietnam, rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre
Shanghai via
Kunming pour ainsi achever notre périple....
Abrazos y besitos,
P+C