Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Nathalie971 · 25 août 2025 à 19:35 · 266 photos 56 messages · 9 participants · 2 707 affichages | | | | 25 août 2025 à 19:35 Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 1 de 56 · Page 1 de 3 · 1 501 affichages · Partager Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole Tokyoïte
Bonjour à tous,
Je dois bien dire que j'ai beaucoup hésité à me décider à me lancer dans l'écriture de ce carnet de voyage... Ecrire un carnet de voyage, cela prend beaucoup de temps et d'énergie, et que s'agissant du 4ème voyage, on se demande si finalement cela intéresse d'autres personnes que soi (tant pour la découverte que l'écriture).... mais après quelques demandes "vas -tu écrire un carnet" et surtout le plaisir ravivé par la lecture de carnets de voyage au Japon ou ailleurs d'autres voyageurs sur ce forum ou ailleurs, je me décide à partager ici le 4éme opus en terre nippone.
Le programme:
27 jours plein, de fin mai à fin juin 2025, en pleine saison des pluies, dont:
-->13 jours à Shikoku, de Kochi (préfecture de Kochi) à Matsuyama (préfecture d'Ehime)
-->7 jours à Miyakojima (préfecture d'okinawa)
-->7 jours à Tokyo
Le voyage s'est décidé, cette année encore peu de temps avant l'envol.
Regardant régulièrement les prix des billets pour observer les fluctuations de prix des billets pour cette destination même sans projet, la découverte d'un billet en vol direct un peu moins cher (900 euros) que constaté dans les mois précédents (environ 1200-1400 euros en moyenne) pour un trajet Paris- Tokyo et avec la compagnie japonaise ANA, était trop tentant pour résister longtemps au plaisir de retourner dans ce pays envoûtant. Après de longues hésitations entre l'exploration du san'in ( Matsue, Tottori, Yamaguchi) et le sud de Shikoku, la décision est prise et le pas est sauté...C'est fait billet acheté! Paris - Kochi avec une escale à Tokyo, le tout avec la compagnie japonaise ANA dont je rêvais tant!... pour 1120 euros par personne. Bon ce n'est pas donné mais c'est déjà mieux qu'en 2023.
Départ dans 2 semaines!! Y'a plus qu'à préparer tout cela!
Travail intense durant ces 2 semaines pour:
- définir un itinéraire plus précis en se mettant d'accord: eh ben oui car entre les envies de chacun il faut trouver un compromis raisonnable car même si on aime tous les 2 le Japon, nos envies différent légèrement mais car il faut choisir entre le fait d'explorer des terres inconnues pour nous ou prendre le temps de retourner aussi dans des lieux affectionnés....
- choisir le temps à accorder à chaque zone sélectionnée sans que cela soit la course tout en explorant
- chercher les lieux qui peuvent nous intéresser et regarder des vidéos sur le Japon
- réserver les hébergements: oui c'est possible sur place et au fur et à mesure mais l'an dernier, force est de constater qu'au dernier moment, cela était plutôt cher donc on réserve quitte à garder plusieurs lieux le temps de se décider définitivement ou voir si d'autres offres apparaissent entre temps là-bas
- réserver les voitures
- commander les yens
- regarder la météo régulièrement et se demander si avoir choisi la saison du Tsuyu, la saison des pluies, était une réelle bonne idée et si on allait être sous la flotte en continu???
Quel dur labeur me direz vous! Partir au Japon, et 1 mois, quelle dure vie! Malgré le fait que cela soit le 4ème voyage, l'excitation est tout aussi intense que la 1ère fois.
Le seul petit bémol qui s'annonce, c'est qu'à la réservation du billet d'avion, il ne restait que peu de sièges et donc on n'est assis à côté l'un de l'autre que pour le vol international retour, et en plus, à l'aller, on a les places du milieu. Un questionnement aussi reste en suspens, quel filmographie pourrons nous avoir en français? D'après internet, la sélection en la matière semble limitée. M'enfin tout ceci n'est que du petit détail et il est déjà temps de prendre l'avion. PS: Je publie lentement et de façon irrégulière...alors pour ceux que cela intéressent, soyez patients et éventuellement pourquoi pas mettre une alerte... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Nathalie971 · 26 août 2025 à 21:48 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 2 de 56 · Page 1 de 3 · 1 482 affichages · Partager Bonsoir Nathalie A dire vrai, le Japon est une destination qui ne m'attire pas du tout parce que je n'en perçois que le côté très urbanisé et bétonné. Mais je suis curieuse et j'espère découvrir grâce à ton carnet un autre aspect de ce pays Alors à bientôt pour la suite et merci du partage 😉 Christelle | | | À: Nathalie971 · 26 août 2025 à 22:01 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 3 de 56 · Page 1 de 3 · 1 479 affichages · Partager Je ne connais pas le Japon. Mais j'ai beaucoup d'amis qui y sont allés, et tous sont revenus sous le charme de ces iles et de cette culture. On va donc suivre ton périple avec attention ! | | | À: Solene40 · 27 août 2025 à 20:33 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 4 de 56 · Page 1 de 3 · 1 456 affichages · Partager Bonsoir Christelle,
A dire vrai, le Japon est une destination qui ne m'attire pas du tout
D'abord, merci pour ton message. Cela motive et cela m'intéresse d'avoir le regard d'une personne "non fan" de ce pays. On a tous une ou des destinations qui ne nous attire pas... c'était mon cas aussi pour le Japon avant mon premier séjour, et aujourd'hui j'en suis totalement éprise.
... parce que je n'en perçois que le côté très urbanisé et bétonné.
Le Japon est pourtant composé de 70% de montagne et forêts alors l'urbanisé est bien loin d'être représentatif du Japon. Alors oui, certaines villes comme Tokyo peuvent être concentrée mais même dans ces lieux, la nature n'est jamais trés loin; des jardins, parcs ou rivières composent ces villes urbaines. L'urbain n'y est jamais écrasant, du moins de ce que j'ai pu en voir et y ressentir. De plus, cet urbain n'est jamais fait que de l'urbain contemporain, il y est souvent mélangé avec de l'urbain ancien par touches plus ou moins importantes au travers de monuments disséminés ici ou là ou par quartier comme à Tokyo, où chaque quartier a son ambiance.
Mais je suis curieuse et j'espère découvrir grâce à ton carnet un autre aspect de ce pays
J'espère que ce carnet participera à déconstruire l'idée fausse du béton partout. Et pour compléter mon propos ci-dessus, je ne saurai que te conseiller ou plutôt proposer également de jeter un œil à l'un ou les carnets de mes 3 précédents voyages évoquant aussi d'autres contrées nipponnes telles que le Tohoku, Kyushu, l' île de Yakushima. D'autres voyageurs ont aussi partagés des carnets de ces lieux. Je te mets le lien 2 que j'ai bien aimé: A Kyushu forumvoyage.forumactif.com/...escapade-a-yakushima Au Tohoku mais pas que, et en hiver! forumvoyage.forumactif.com/...to-japan-goshogawara
Alors à bientôt pour la suite et merci du partage 😉
Prépare la valise, l'envol est pour bientôt | | | À: FamilleUS · 27 août 2025 à 20:43 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 5 de 56 · Page 1 de 3 · 1 455 affichages · Partager Bonjour Manu ou plutôt à la famille,
Je ne connais pas le Japon.
Pas encore mais peut-être en auras-tu envie à la fin du carnet 
JMais j'ai beaucoup d'amis qui y sont allés, et tous sont revenus sous le charme de ces iles et de cette culture.
C'est l'effet Japon qui marche presqu'à tous les coups me semble t-il...quand on lit les voyageurs de forums ou en discutant avec des amis comme les tiens. Si l'on peut l'expliquer, à mon avis, ce n'est compréhensible dans sa totalité qu'une fois qu'on y a mis les pieds. le Japon pour un touriste est un bonheur absolu. (PS: Je ne dis pas que tout y est rose évidemment...)
On va donc suivre ton périple avec attention !
Le Japon est diversifié, ne pas hésiter à lire aussi sur d'autres régions comme dit à Christelle plus haut. En tout cas, merci de l'intérêt et à bientôt. | | | À: Nathalie971 · 27 août 2025 à 21:19 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 6 de 56 · Page 1 de 3 · 1 453 affichages · Partager Jour 0 - Mercredi - De Paris à Kochi en 24 heures
14h30, papa vient de nous laisser au terminal 2 ou 1 (je ne sais plus trop) de l'aéroport Charles de Gaulle Etoile. Nous sommes trés en avance, notre vol n'est qu' 19h20 ce soir. On va pouvoir prendre notre temps et non courir d'une étape à une autre jusqu'à monter dans l'avion.
L'aéroport, pour certains, c'est un lieu passage source de stress et/ou synonyme d'inconfort. Monsieur fait d'ailleurs partie de ce camp. Pour ma part, l'aéroport est une source de joie. J'y suis excitée comme une adolescente en plein passion amoureuse. L'aéroport est, pour moi, synonyme de voyage imminent avec découvertes, rencontres, langues, aventures, et imprévus. C'est aussi les derniers instants où l'on peut imaginer, espérer, rêver, douter, se questionner, se renseigner avant d'être confronté au réel dans le pays qui à son tour apportera son lot d'émotions. Aujourd'hui, on s'apprête à décoller pour la 4éme fois vers le Japon. Cela me semble encore incroyable et le bonheur procuré ne peut-être compris que par une personne ayant elle-même envie de retourner plusieurs fois dans un même pays. C'est ce que je me dis en repensant à certaines réactions à l'annonce de ce 4ème opus "encore" presque un peu désabusé, ou parfois en réaction juste un rire sans parole.
Toutefois, je n'ai pas le temps de m'appesantir sur ce bonheur jouissif. Je veux finaliser du travail autant que possible avant le décollage. Alors une fois repéré le lieu d'enregistrement, juste pile là ou nous sommes arrivés parfait, nous nous installons sur des bancs. Réaction d'adolescente ai-je dit, une femme japonaise est assise sur le banc et cela me met en joie. C'est un bout du Japon en visuel. Mes téléphones en charge, concentrée à avancer dans le travail, l'arrivée d'un groupe de voyageurs japonais accompagnée d'une guide japonaise et leur donnant des explications en japonais me plonge au Japon alors que je n'ai pas encore décollé. Entendre parler japonais est un plaisir sans fin. Je me déplace pour laisser la place à quelques personnes de ce groupe. Les abaissements de tête pour remercier et la délicatesse de leurs gestes sont aussi des éléments qui participent à la projection nippone.
L'heure de l'enregistrement a sonné. Je suis un peu déçue car les machines remplacent les humains même chez ANA. Eh oui, enregistrement aux bornes automatiques avec impression des tickets de bagage que tu dois coller toi-même sur ton sac. Une fois que tu as fait une partie du travail du personnel, tu peux aller au comptoir finaliser ton enregistrement.
Nos billets en main, on marche jusqu'aux portes de sécurité. Etrangement, l'aéroport semble trés calme aujourd'hui, presque désert. Et relation de cause à effet, je ne sais pas, mais tout le personnel croisé est charmant. Les hôtes et hôtesses de terre semblent détendus, souriants, agréables et informatifs. Suis-je dans un monde virtuel fantasmé? Que se passe t-il? C'est dingue en 2025 d'être surpris par si peu, de la politesse bienveillante mais quel bien cela fait! Je me questionne si c'est lié au fait que l'on voyage un jour de semaine, un mercredi, avec un vol en début de soirée? Si c'est cela, je crois que les prochaines fois, dans la mesure du possible je privilégierai cette option de jour et d'horaires. Certains d'entre vous avez-vous déjà pu remarquer s'il y a des différences de service en fonction des heures de vol ou des jours?En salle d'embarquement, c'est pareil, quasi désert, une ambiance paisible règne.
Assis cette fois dans les fauteuils en cuir marron clair, je peux bosser encore en levant de temps en temps la tête pour regarder le match de tennis de Roland Garros diffusé sur l'écran TV juste en face ou juste pour regarder ce qui se passe autour de moi.
La tête dans le guidon, je clôture ma journée de travail à 18h. Je peux enfin lâcher prise et me reposer un peu.
Drôlement, j'ai reçu un message d'une amie pour prendre des nouvelles. Exactement comme l'an dernier, je lui apprends à l'aéroport au même moment, celui d'attente avant d'embarquer, que nous nous envolons à nouveau pour le Japon. Les coïncidences de la vie. (Petite dédicace à toi L qui te reconnaîtra).
Cette année, aucune galère administrative, alors nous voici enfin dans l'avion en sièges 29J et 28J. Mr espère pouvoir demander à quelqu'un d'échanger sa place. Je lui dis "Qui aura envie de prendre une place au milieu?". S'il ne reste que ces places à la réservation, c'est bien que personne ne les aime. A croire que je me suis trompée, la jeune femme à sa droite, que j'appellerai Cécile et donc côté hublot (la place de rêve non?) se dit tout à fait prête à changer si nécessaire. J'en suis presque estomaquée de ce geste généreux. Cela ne sera pourtant pas nécessaire car à la fermeture des portes, force est de constater que l'avion dispose de trés nombreuses places vides. Beaucoup de personnes pourront s'allonger. Je ne comprends donc pas pourquoi à la réservation et au choix des sièges, ces places n'apparaissaient pas. Cécile n'a même pas besoin de se déplacer; la place à gauche de Mr est libre.
Avant ce changement, ma seule voisine en rang 28, une femme japonaise, s'est installée en pliant ses jambes et pouvant donc tenir avec ses fesses et ses pieds sur son siège d'avion. Cette souplesse incroyable m'épatera toujours.
Le vol de Paris à Tokyo passera à une vitesse folle. En effet, nous allons longuement et régulièrement discuter avec notre sympathique voisine Cécile durant le vol, prendre le temps de regarder quelques films et dormir un peu.
Cécile est elle aussi éprise du Japon. Surprenant, n'est-ce pas?! Elle en est à son 3ème voyage au Japon.
Elle a fait les classiques " Tokyo- Kyoto- Miyajima", mais aussi Okayama dont le château noir est à priori magnifique. Pour ce voyage, elle n'a pu avoir que peu de jours et s'y envole pour 12 jours. Elle rejoint des amis déjà en vacances là-bas. Au programme: Kinosaki onsen, Osaka, Okinawa et Zamami.
Côté billet d'avion, elle a acheté son billet Paris- Tokyo- Osaka pour 1 400 euros. Cela nous confirme avec le peu de remplissage de l'avion que notre billet acheté 15 jours avant a probablement fait l'objet d'une "promotion" et que le prix vu et acheté était "bon" pour la période.
Tout au long du vol, s'agissant de notre premier vol avec la compagnie ANA, on a essayé d'observer les différences avec les autres compagnies empruntées pour cette même destination en classe économique. Voici un petit listing dans le désordre de ce que nous avons perçu:
- Beaucoup plus d'espace pour les jambes, le fauteuil devant semble loin presque
- Beaucoup plus d'espace au-dessus de nos têtes, Cécile nous dit que c'est lié au système ingénieux de rangement des bagages cabine en biais incurvé et non droit,
- Un vrai casque et non des petits écouteurs,
- Le hublot ou tu peux choisir le niveau de luminosité en choisissant l'opacité de la fenêtre,
- Les écran des voisins sont floutés pour la discrétion et du coup en tant que voisin, tu ne peux pas voir ce que l'autre regarde
- La serviette en papier constituée de feuilles de thé et qui sent le thé des bouteilles de thé vert froid
- La serviette pour se rafraîchir
- Les verres en carton bien plus épais avec le trou sur le plateau pour le poser
- Pas mal de choix d'alcool, vin whisky, gin, bière, pas de champagne seulement en classe supérieure
- Les bonbons offerts
L'arrivée à Tokyo se fait sans encombre. Il est environ 16h. Nous avons une escale de 3h15.
Nous devons récupérer nos bagages. On est un peu dans l'incompréhension puisque notre escale se fait avec la même compagnie mais c'est le fait de passer d'un vol international à national qui nécessite cette étape. Néanmoins, les démarches sont simplifiées car une fois passé la sécurité, la douane et les bagages récupérés, en transit nous n'avons pas à faire toutes les étapes de l'enregistrement, il y a un comptoir dédié. Le personnel vient à nous, scanne l'étiquette bagage et prend les bagages. En 3 minutes chrono c'est bouclé. Le vol de Cécile pour Osaka part plus tôt que le notre donc l'heure est venue de se dire aurevoir et bonnes vacances.
Avant d'aller en salle d'embarquement, nous profitons de faire un tour dans un magasin vendant des produits locaux. On y retrouve notamment les chips de homards qu'une amie Japonaise a offert à la famille lors de son dernier voyage début 2025 à Hokkaido. Le goût de ces chips est incroyable, on a vraiment le goût du homard iodé en bouche et la chips n'est pas grasse du tout, un concentré de la mer.
L'envie de manger du Japon nous conduit a acheté des burgers de riz. On a récemment fait leurs découvertes lors d'un reportage télévisuel mais on n'en avait jamais vu encore donc nous ne résistons pas à leur dégustation, pour patienter avant le second vol.
On savoure nos délicieux burgers de porc au gingembre pour moi et boeuf pané avec du poulet frit 7eleven pour Mr accompagné d'une boisson fraîche, du thé.
Le vol jusque Kochi est très court, 1h20 donc cela passe vite. On vole dans un A321, les sièges y sont plus larges. Le point informatif sur les gestes de sécurité en avion sont réalisés avec des publicités avec des personnages animés. C'est décalé mais tellement japonais. Cela m'amusera toujours, je crois.
En un clin d'oeil, nous voici à l'aéroport de Kochi. J'aime les aéroports locaux car c'est petit et tout est beaucoup plus court. Notre vol est le dernier atterrir. On récupère facilement nos bagages. La touche nippone rigolote et propagandiste, des casiers transparents avec des gros faux morceaux de bonite, une spécialité culinaire locale, intercalés entre les bagages.
Juste à côté, il y a un stand avec des prospectus touristiques ainsi qu'un bureau touristique. On se dépêche d'en prendre quelques uns. L'office de tourisme de Kochi m'avait informé qu'un bus en correspondance après le vol serait possible, logique on est au Japon. J'ai à peine le temps de dire à Mr qu'à mon avis l'aéroport ne va pas tarder à fermer que des lumières commencent à s'éteindre. Il ne faut pas rigoler avec l'heure au Japon. On se dépêche de sortir et là bien sûr le car direction Kochi city attend les voyageurs. Le chauffeur de bus vêtu de ses gants blancs est dehors guettant les voyageurs. Il vient nous aider à acheter les billets sur la billetterie automatique (1 700 yens pour 2 personnes, un peu moins de 11 euros), prend nos valises pour les ranger dans la soute et nous montons. Le bus est rétro à souhait avec son tissu moquette aux motifs d'antan, ses napperons sur les sièges et le bouton rouge pour sonner l'arrêt.
Tout s'est enchaîne trés vite et on roule jusque Kochi City. Il fait nuit donc difficile d'apercevoir la ville. Dans le bus qui n'est pas rempli, pas d'occidentaux, que des japonais. Le trajet est court 25-30 minutes. On se laisse bercer par les conversations en japonais des personnes non loin de nous tout en regardant à l'extérieur du bus, entrapercevant un pont laissant deviner une rivière, ou des lumières au loin.
L'arrêt de bus n'est pas très loin à pied de notre hôtel, environ 5 minutes de marche.
Le bruit des passages piétons, ici une sorte de cri d'oiseau aigu, fait sourires nos oreilles. Bienvenue au Japon.
La rue est large, c'est une grande artère, il fait nuit mais il y a des lumières pour éclairer, elle se reflète dans l'humidité apparente sur le trottoir qui laisse à penser qu'il a plu aujourd'hui....Ahhh, je continue de prier, j'espère que la saison des pluies ne nous arrosera pas en continu.
On passe devant un restaurant dont la porte coulissante s'ouvre puis se referme mais laissant les rires des clients jaillir jusqu'à nos oreilles. Il fait bon mais pas trop chaud. On va poser nos affaires et filer ensuite au konbini aperçu à côté.
Le check'in est rapide, il se fait à des bornes mais il y a du personnel à côté pour vous aider.
Comme dit avant de se poser, on file acheter les premières provisions au konbini pour ce soir et les prochains jours. On y trouve une boisson qui semble locale à base de Yuzu et un autre fruit vert. On prend pour goûter.
De retour à l'hôtel, nous nous posons dans la salle commune en accès libre jusque 23h avec boisson chaude et froide à volonté. La salle n'est pas trés grande mais elle est chaleureuse et propre. Des livres sont mis à disposition également.
Petit repas sur le pouce et non équilibré avec curry pan (beignet fourré au curry), poulet frit, gâteau aux oeufs, thé vert et boisson au yuzu. On utilise google traduction qui parle d'une boisson au Yuzu et au Sudachi, un autre agrume local plus amer. La boisson est trés agréable et rafraîchissante.
Quelques douceurs sucrées et salées pour les prochains jours en cas d'encas:
23 heures, on monte enfin se poser dans notre chambre. En France, nous sommes J+1 16h. Il nous aura fallu 24 heures pour rejoindre Kochi depuis Paris.
Un des plaisirs de l'hôtellerie au Japon, c'est l'accès libre à certains accessoires, coton-tige, rasoirs, coton etc. On prend ce dont on a besoin puis direction la chambre. Dés que l'on ouvre la porte, une agréable odeur parfume nos narines.
Notre chambre est classique pour ce type d'hôtel donc rien à redire. Il est temps de s'endormir avant d'entamer la vraie première journée du voyage.
A ceux qui ont réussi à lire jusqu'ici, le détail m'étant cher en carnet de voyage, bravo et à bientôt pour la suite si tu n'es pas découragé! La suite se déroulera à Kochi City. Image attachée: | | | À: Nathalie971 · 28 août 2025 à 11:42 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 7 de 56 · Page 1 de 3 · 1 443 affichages · Partager Bonjour Nathalie
J'embarque également pour le Japon via ce carnet (avec beaucoup de détails certes mais agréable à lire  ). De ce pays, je ne connais que Tokyo et ses environs proches, mon fils ayant vécu 7 ans là-bas. Comme d'autres intervenants, je ne suis pas fan du Japon (c'est étrange d'ailleurs, les fans du Japon ne se sont pas (encore?) manifestés  ) mais je ne suis surtout pas fan des villes et j'espère découvrir à travers ce carnet des paysages de campagne qui me donneront (peut-être) envie d'y retourner. | | | À: Nathalie971 · 29 août 2025 à 5:42 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 8 de 56 · Page 1 de 3 · 1 420 affichages · Partager Merci pour ce gros effort de rédaction et de partage. Ceux qui ont déjà produit ici des carnets de voyage savent le temps que cela prend. Il n'y a jamais assez de lecteurs qui se manifestent. | | | À: Muriel18 · 29 août 2025 à 16:00 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 9 de 56 · Page 1 de 3 · 1 402 affichages · Partager Bonjour Nathalie
J'embarque également pour le Japon via ce carnet (avec beaucoup de détails certes mais agréable à lire  ). De ce pays, je ne connais que Tokyo et ses environs proches, mon fils ayant vécu 7 ans là-bas. Comme d'autres intervenants, je ne suis pas fan du Japon (c'est étrange d'ailleurs, les fans du Japon ne se sont pas (encore?) manifestés  ) mais je ne suis surtout pas fan des villes et j'espère découvrir à travers ce carnet des paysages de campagne qui me donneront (peut-être) envie d'y retourner.
Bonjour Muriel,
Merci de rejoindre le voyage.
Je ne suis pas une urbaine absolue mais Tokyo est pour moi une ville à part dans le monde, et d'où la nature n'est pas totalement absente; ce qui participe à son charme selon moi.
Verdict à la fin pour savoir si cela te donne envie ou non d'y retourner un jour. Et en attendant, comme dit aux autres, je t'invite éventuellement à consulter des carnets de voyage nippons évoquant des contrées autres que Tokyo.
A bientôt. | | | À: Nathalie971 · 29 août 2025 à 16:08 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 10 de 56 · Page 1 de 3 · 1 397 affichages · Partager Bonjour, Curieuse de lire votre carnet et merci de faire ce "boulot". Je connais Tokyo, Kyoto, Nara mais intéressée de lire un périple différent. Bonne journée | | | À: Rozennqpe · 29 août 2025 à 20:17 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 11 de 56 · Page 1 de 3 · 1 380 affichages · Partager Bonjour, Curieuse de lire votre carnet et merci de faire ce "boulot". Je connais Tokyo, Kyoto, Nara mais intéressée de lire un périple différent. Bonne journée
Bonjour Rozenn,
On dit que la curiosité est un vilain défaut mais de mon point de vue cela démontre avant tout une ouverture d'esprit aux autres, à l'inconnu, à toutes les richesses de la vie. Alors merci pour ton intérêt.
Je ne suis pas encore allée à Nara. Cela semble très touristique. Cela t'a t'il plu ? Pourquoi ?
Bonne soirée. | | | À: Nathalie971 · 30 août 2025 à 15:20 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 12 de 56 · Page 1 de 3 · 1 348 affichages · Partager Bonjour Nathalie, J'ai fait ce voyage en 2013 et le Japon n'était pas la destination courue d'aujourd'hui. Donc, du monde, mais pas envahi de monde. J'ai aimé à Nara le parc, 2 temples (Todaiji et Kofukuji), le ryokan dans lequel j'ai dormi Ryokan Asukasou (j'ai regardé les prix actuels : ouh là là, sans aucune comparaison avec ceux payés en 2013, évidemment). J'ai le souvenir aussi d'un jardin superbe mais je ne sais plus ni le nom, ni l'endroit. Donc, j'ai tout aimé à Nara comme à Tokyo et Kyoto. C'est le Japon et son atmosphère très particulière mais tout cela, tu connais bien mieux que moi. J'envisage peut-être de retourner au Japon et c'est pour cela que ton carnet m'intéresse. Merci pour les liens de tes carnets, je vais les lire. | | | À: Nathalie971 · 30 août 2025 à 16:12 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 13 de 56 · Page 1 de 3 · 1 342 affichages · Partager Présente pour ce compte-rendu comme je l'ai été lors du précédent. | | | À: Solene40 · 30 août 2025 à 16:14 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 14 de 56 · Page 1 de 3 · 1 340 affichages · Partager Translator
C'était mon cas avant d'y aller. Je suis allée au Japon avec mon frère, c'était son rêve (moi je suis plutôt plage de sable fin). On a fait Osaka (et sa région) et Tokyo. Au final, j'en suis revenue avec l'envie d'y retourner, comme quoi. | | | À: Rozennqpe · 30 août 2025 à 18:52 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 15 de 56 · Page 1 de 3 · 1 334 affichages · Partager Bonjour Nathalie, J'ai fait ce voyage en 2013 et le Japon n'était pas la destination courue d'aujourd'hui. Donc, du monde, mais pas envahi de monde. J'ai aimé à Nara le parc, 2 temples (Todaiji et Kofukuji), le ryokan dans lequel j'ai dormi Ryokan Asukasou (j'ai regardé les prix actuels : ouh là là, sans aucune comparaison avec ceux payés en 2013, évidemment). J'ai le souvenir aussi d'un jardin superbe mais je ne sais plus ni le nom, ni l'endroit. Donc, j'ai tout aimé à Nara comme à Tokyo et Kyoto. C'est le Japon et son atmosphère très particulière mais tout cela, tu connais bien mieux que moi. J'envisage peut-être de retourner au Japon et c'est pour cela que ton carnet m'intéresse. Merci pour les liens de tes carnets, je vais les lire.
Ah être au Japon en 2013 avant le boom touristique, cela devait être une autre ambiance. Si tu n'y êtes pas allée depuis et que tu te décides à y retourner, cela sera intéressant d'avoir ton retour sur les éventuels changements perçus.
Nara et sa région semble tout à fait intéressante. | | | À: Fairytitania · 30 août 2025 à 18:57 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 16 de 56 · Page 1 de 3 · 1 332 affichages · Partager Bonjour Marina,
Présente pour ce compte-rendu comme je l'ai été lors du précédent. 
C'est bien sympathique. Merci à toi!
Translator
C'était mon cas avant d'y aller. Je suis allée au Japon avec mon frère, c'était son rêve (moi je suis plutôt plage de sable fin).
Il y en a des plages de sable fin au Japon et pas que des vilaines!
On a fait Osaka (et sa région) et Tokyo. Au final, j'en suis revenue avec l'envie d'y retourner, comme quoi.
L'effet Japon! | | | À: Nathalie971 · 31 août 2025 à 0:12 · Modifié le 7 sep. 2025 à 21:49 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 17 de 56 · Page 1 de 3 · 1 323 affichages · Partager Jour 1- Une journée à Kochi City en transports - Partie 1
Le réveil sonne. On ouvre le rideau afin de découvrir la vue que nous avons depuis la fenêtre. Hier soir, il faisait nuit. La chambre donne côté rue principale. On voit au premier plan l'enseigne KS, un magasin d'électronique et son toit, puis des immeubles d'habitation au second plan et enfin au loin les montagnes, qui comme souvent entourent les villes du Japon. Le ciel est gris. Je me demande quel temps aurons nous pour la journée? Il est vrai qu'en ce début de voyage, la météo est un point qui me soucie, j'appréhende des journées de pluie entières qui nous bloquerez totalement.
Habillés, nous prenons l'ascenseur pour rejoindre la salle commune du petit-déjeuner, la même salle qu'hier soir où nous avons pris notre encas. Elle se trouve au rez-de-chaussée, juste à côté de la réception. Le petit-déjeuner bas son plein. Un salarié nous remet un petit plateau style bento car il y a des cases sur celui-ci afin d'y mettre différents mets. Le petit-déjeuner est sous forme de buffet où chacun prend ce qui lui plait. On y trouve des légumes froids pour une salade, des légumes chauds et de la viande chaude, des petits pains à toaster ou non, les indispensables œufs sous forme brouillée ici, des fruits ainsi qu'une soupe et du riz, sans oublier les boissons chaudes. Les plateaux remplis, il n'y a plus qu'à trouver une place. Nous nous installons sur l'espace "bar" plus adapté pour les personnes seules mais qui a l'avantage d'avoir un rebord où je peux notamment poser mon sac. Côte à côte, nous mangeons notre petit- déjeuner. La qualité de ce dernier est plutôt moyenne mais disons que c'est pratique et équilibré. On ne criera pas non plus à la régalade mais cela se mange. En route maintenant pour découvrir la ville de Kochi! A peine sortis de l'hôtel, une pluie fine tombe. Elle ne durera que quelques minutes. Nous gagnons la gare en 5 minutes à pieds car l'hôtel est à proximité. Pour le moment, la ville semble assez calme, il y a peu de monde dans la rue. On commence par se rendre à l'office du tourisme, un joli bâtiment en bois situé sur la place extérieure de la gare, en face du départ des tramway. Juste devant des bancs à l'effigie d'Anpanman, un personnage de super-héros japonais dont le créateur est originaire de Kochi.
L'intérieur de l'office du tourisme est grand et l'espace trés dégagé. Le lieu est moderne. Le personnel au nombre de 4. La femme qui nous renseigne est douce et agréable. Les explications sont claires grâce, en partie, à un traducteur utilisé par le personnel. Quand on demande des renseignements sur une zone moins fréquentée par les étrangers en préfecture de Kochi, elle s'excuse car la documentation n'est qu'en japonais et elle court dans la boutique pour aller la chercher. Toujours ce sens du service rapide et efficace qui les guide; et ce, même s'il n'y a aucun client qui attend après nous. Et en plus, on nous donne un sac à l'effigie de l'office du tourisme pour y mettre la documentation. Cela prête à sourire quand on sait qu'en France obtenir désormais un sac dans un magasin est quasi devenu un crime... Nous avons également acheté ici nos billets de bus illimité à la journée pour les déplacements vers les lieux touristiques de la ville. Quelques mots bafouillés en japonais et j'ai vite eu le droit à "Où avez-vous appris à parler si bien japonais?". Soyons clair, mon japonais est rudimentaire mais cela fait toujours plaisir que l'un d'eux puisse constater l'effort réalisé pour essayer de communiquer dans leur langue, même si "le japonais" peut avoir tendance à l'exagération (si bien parlé) par excès de gentillesse, de politesse ou non. La vue de la gare de Kochi depuis l'esplanade est sympathique. Avec ces lignes de tramway, l'esprit rétro de la ville est déjà visible.
Il est d'ailleurs temps maintenant d'emprunter un de ces tramways. Nous verrons que les tramways ont un charme fou car tous à des couleurs ou des effigies différentes. Notre premier tramway est de couleur Bordeau. A l'intérieur, on s'assoit sur l'une de ces banquettes en velours vert jade foncé.
Pour en descendre, tandis que les locaux font bipper leur carte, nous montrons simplement notre carte en papier au chauffeur de tramway qui porte de beaux gants blancs. Le tintement sonore trés spécifique à la traversée d'un passage piéton, chantonne à nos oreilles. Il fait partie de ces bruits qui vous transporte au Japon en une fraction de seconde même quand vous n'y êtes pas. L'objectif est d'aller visiter le château de Kochi. Pour cela, nous devons prendre 2 tramway. Ce second sera totalement à l'effigie de la série d'animation Tom & Jerry, à l'extérieur comme à l'intérieur.
Dans le tramway, beaucoup de japonais d'un âge certain et quelques touristes occidentaux. Dans la rue, bien qu'il ne pleuve pas à l'instant T, c'est le balai des personnes à pied avec un parapluie ou des kway en vélo.
En marchant en direction du château, nous passons devant un konbini 7eleven trés rétro que ce soit pour sa devanture ou ses porte-parapluie. Mais on y trouve les produits phares de tous les konbini tels que les poulets frits.
On reprend notre chemin. Nous sommes dans l'enceinte basse du château en face du musée d'histoire du château de Kochi et des anneaux des Jeux Olympiques s'y trouvent.
Le château étant monté sur une colline, le mont Otakasaka, nous poursuivons en empruntant cet escalier assez majestueux qui mène à la statue de la femme du premier seigneur féodal. Un premier niveau permet d'avoir une belle vue sur le château et accès à un jardin (vaste prés vert) surplombant la ville où l'on y mange un poulet frit au poivre acheté au konbini rétro quelques minutes avant. On espérait retrouver celui que l'on avait mangé dans le Tohoku mais ce n'était pas le même. C'est assez rare à trouver donc quand on en voit on n'hésites pas à le goûter.
Nous voila maintenant en haut de la colline qui offre une place dégagée avec des arbres et une vue sur les alentours.
| | | À: Nathalie971 · 31 août 2025 à 0:31 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 18 de 56 · Page 1 de 3 · 1 322 affichages · Partager Suite jour 1- Une journée à Kochi City en transports - Partie 2
On passe la porte du château, on marche encore un peu et là le château s'offre à nous. Il est d'une beauté élégante incroyable. Il date du 17ème siècle fait de bois et de pierres. Il fait partie des 12 rares châteaux encore authentiques au Japon. En effet, son donjon et sa tour sont d'origine car il n'a fait l'objet d'aucun bataille mais a connu des incendies.
En revanche, nous sommes surpris par une certaine foule et qui plus est en grande partie étrangère. L'ambiance zen habituelle n'est pas tout à fait au rendez-vous mais plutôt une certaine cacophonie. Nous avons l'impression qu'une partie des étrangers occidentaux sont issus d'une croisière. Pour visiter le château, nous devons nous déchausser et mettre nos souliers dans des casiers à l'extérieur que l'on ferme avec une clé. C'est gratuit. Le billet d'entrée en main (payant), la visite se réalise en chaussettes marchant tantôt sur des pans de riz tantôt sur du parquet. Le château n'étant pas grand, difficile d'échapper à la foule, puisqu'il y a un sens de visite à respecter. Néanmoins, la visite est intéressante avec des objets divers exposés, des maquettes, de points de vue sur l'extérieur aux 5 étages du châteaux. D'ailleurs, pour joindre chacun d'entre eux, on fait la queue pour grimper les escaliers abrupts de chaque niveau.
Après cette visite historique, on regarde l'heure des bus pour notre destination d'après mais il s'avère que le prochain bus n'est que dans 2 heures donc nous allons au célèbre marché d'Hirome non loin de là à pied. On passe devant un petit sanctuaire dont je retiendrais surtout la présence inhabituelle de coqs à l'air libre tranquillement posés sur de la tôle.
Le marché d'Hirome est un marché alimentaire principalement où l'on peut aussi manger. C'est un lieu populaire des locaux mais aussi des touristes. Il sera pour nous l'occasion de goûter l'une des spécialités locales, à savoir le katsuo no tataki, c'est-à-dire de la bonite grillée à l'extérieur et crue à l'intérieur. La bonite est délicieuse, elle a un gout charbon/foin à la fois fort et subtile en même temps. voyageforum.com/images/posts/small/1756592...[/lien] | | | À: Nathalie971 · 31 août 2025 à 22:33 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 19 de 56 · Page 1 de 3 · 1 302 affichages · Partager Suite jour 1- Une journée à Kochi City en transports - Partie 3
Les papilles enjouées et le ventre repus par ce repas simple mais très bon, nous poursuivons la balade en empruntant la shotengai (allée commerçante couverte) Obiyamachi qui se trouve au pied du marché d'Hirome. Celle-ci est la plus longue de Kochi, elle mesure 650 mètres. Y flâner est trés agréable car l'allée est large et surtout on y est charmés par son style et son ambiance rétro. Parfois, il y a des lieux où l'on se sent bien de suite, cette shotengai en fait partie. Nombre de magasins "sentent" l'ancien à l'image des nombreuses boutiques de vêtements où le style est assez orienté "personnes âgées". Il en est de même pour la boutique de mariage vendant des kimonos. Malgré cela, on y voit toutes les générations s'y balader. L'ambiance est très bon enfant. Nos sens y sont stimulés, que ce soit la vue avec ces devantures visuelles et parfois futuristes, ou encore des fleurs couleur violet intense attirant mon regard, l'odorat avec cette douce odeur sucrée et chaude se dégageant de l'enseigne Mister donuts qui me donnerait presqu'envie d'en manger bien que je ne sois pas fan des donuts, et l'ouïe avec la musique diffusée dans les hauts parleurs ou la musique spéciale traversée de passages piétons.
On y a même vu un "banc" à l'effigie de la baleine, cétacés voguant dans l'océan pacifique qui est à la fois admiré et pêché ici. On trouve d'ailleurs des restaurants proposant ce mets ainsi que de la murène. On n'aura pas eu le temps de tester.
L'espace est si large qu'un restaurant a installé une table devant son restaurant avec plusieurs sampuru, les faux plats de nourriture.
Une place située au milieu de cette allée marchande semble être un lieu de vie des locaux, artistes, papis à vélo venus prendre le café et papoter occupent les bancs ou le sol. A Kochi, on est dans le rétro, comme je l'ai dit et ici pas de clinquant comme à Tokyo mais une population mixte et où une certaine précarité semble aussi se dégager de certaines personnes comme ces papis à vélo que nous apercevons en passant. Kochi, une ville où il semble faire bon vivre, à taille humaine, plus rurale, plus populaire, la vie japonaise sans fard. Au bout de la shotengai, presqu'en face une autre shotengai plus courte, faite d'une belle charpente en bois. Son allure esthétique attire l'oeil.
On aurait aimé poursuivre mais on préfère arriver un peu en avance à l'arrêt de bus. Sauf que l'on peine à identifier le bon arrêt, du coup, on marche à un arrêt puis un autre, on essaie de demander à une jeune adolescente qui n'en sait rien, puis un panneau m'éclaire, on n'est pas du tout au bon endroit et le bus ne va pas tarder à passer, d'ailleurs ça y'est on l'aperçoit, on lui fait signe mais il ne s'arrête pas, si on ne prend pas ce bus c'est fichu alors on se met à courir aussi vite que possible, par chance un feu rouge nous fait gagner un peu de temps mais rien n'est gagné, un peu à bout de souffle pour ma part, Mr devant moi, je lui dis ne t'arrête pas continue j'arrive, je cours et par je ne sais quel miracle on parvient à grimper dans ce bus avant qu'il ne repart! C'était moins une!! Les places assises sont les bienvenues pour se remettre de ce sprint imprévu. Un peu de cardio ne fait jamais de mal! C'est la ligne MY YU Bus que nous avons pris. Elle dessert les grands points touristiques de Kochi.
Le bus traverse la ville pour gagner assez rapidement une route de montagne étroite et sinueuse nous plongeant en pleine forêt. La route est bordée par la montagne aussi bien à droite qu'à gauche. Pour cette dernière, on aperçoit juste de temps en temps la vue sur la vallée puisque l'on grimpe en hauteur. Baigné de la lumière verte des arbres, le bus nous conduit jusqu'à notre destination, le jardin botanique de Makino, situé sur le Mont Godai. Le site est grand, prés de 8 hectares, où l'on se promène d'allée en allée, menant tantôt à l'espace médicinale, tantôt à la serre tropicale en verre. Les espèces y sont bien indiquées et le lieu est fort agréable; d'autant plus qu'il n'y a plus foule. Le scientifique, Dr Makino, a été le premier japonais a donné un nom scientifique à une nouvelle espèce de plante.
Durant le parcours libre, une jeune femme nous sollicite en japonais pour nous demander s'il y a des choses à voir de par là où on venait. On lui répond comme on peut, on lui indique le chemin et on se quitte. La seconde d'après, elle se retourne pour nous demander de prendre une photo avec nous pour immortaliser son voyage qu'elle réalise seule, le tout avec un sourire doux, et un rire communicatif.
Le jardin étant grand, on n'aura pas le temps d'aller au café qui le surplombe car le jardin ferme. Au Japon, pas mal de lieux ferment boutique à 16h -16h30 -17h, même en été alors qu'il fait nuit qu'à 19h-19h30. On n'a pas le temps non plus du coup de visiter le temple Chikurinji juste en face du jardin. On passera juste devant en attendant le bus, 30 minutes environ. On n'ira pas non plus à la plage Katsurahama car on n'aurait pas de bus pour rentrer au centre-ville. J'avais hésité à louer la voiture dés aujourd'hui et si c'était à refaire je louerai la voiture dés le 1er jour car c'est bien moins contraignant je trouve. Toutefois, je précise que toutes ces visites sont faisables en transports en commun et qu'elles sont bien desservies mais devoir regarder sa montre et se demander combien de temps on a pour visiter un endroit pour ne pas louper son bus ou rater le bon bus qui s'enchaine bien avec celui d'après est pour moi une source de contrainte en vacances. Le bus arrive et pendant que le chauffeur indique son passage à l'arrêt, il y a une pancarte à cet effet, nous montons dedans.
Le trajet retour est identique en sens inverse. On descend au terminus, la gare de Kochi. C'est l'occasion de la voir un peu plus de l'intérieur. Il y a un konbini ainsi que des stands de nourriture, notamment de pâtisseries japonaises. Le monsieur âgé qui tient le stand était déjà là ce matin, on peut dire qu'il travaille longtemps.
On a un rituel d'achat en arrivant au Japon, ceux qui ont lu les précédents carnets le savent, acheter de la vitamine C liposomale japonaise. Habituellement, nous en trouvons dans des cliniques médicales ou dentaires. Mais cette fois, le lieu le plus proche est un salon de beauté. Nous y parvenons sans peine et nous repérons ainsi l'agence de location de voiture pour demain matin. Arrivés au centre de beauté nommé "La Chambre", qui se trouve dans une maison, l'esthéticienne est un peu surprise en nous voyant. On explique l'objet de notre venue et nous pouvons entrer. Une fois les explications données et le souhait d'achat défini, la patronne arrive. Sa salariée nous présente et nous discutons avec la patronne. La discussion dévie ensuite sur quelques mots de français, y étant allée une fois puis nos lieux de visites durant ce voyage. On aura même droit à un petit cadeau, une boite de rangement pour la vitamine. Des aurevoirs chaleureux et nous poursuivons notre quête d'eau hydrogénée car nous apercevons un drugstore, sorte de gigantesque magasin de parapharmacie. Pour la première fois, nous trouvons une eau pouvant peut-être correspondre, grâce à la sollicitation auprès du personnel. Il ne reste que 4 bouteilles et elle s'en excuse car satisfaire le client est une règle inconditionnelle. Sur ces achats, nous rentrons nous détendre un peu à l'hôtel. Nous ressortons pour manger non loin dans un restaurant d'une autre spécialité locale, le ramen nabeyaki. C'est un ramen à base de bouillon de poulet léger avec de l'oeuf et d'oignons crus servis dans un pot de terre en argile gardant ainsi le plat bien chaud. Le restaurant était assez basique donc le résultat gustatif ne nous a pas conquis. Il faudrait goûter dans un autre lieu. En revanche, on a payé peu cher 1500 yens pour 2 soit environ 9.50 euros pour 2.
On va se balader après dans un supermarché, ici Food & Drug, lieu souvent ouvert jusque 21h ou 22h, pour y trouver des fruits frais, des bouteilles d'eau et des bouteilles de thé vert froid, indispensable pour se désaltérer. En rentrant à l'hôtel, en attendant à un passage piéton, on est interpellés par une femme ayant un physique de japonaise mais qui à priori n'a pas vécu au Japon et nous demandait des renseignements pour se repérer. L'échange fut étrange voire un peu lunaire, la dame était quelque peu particulière voire un peu farfelue. On n'a pas pu l'aider n'étant pas du coin. On finit la soirée avec un peu de télévision japonaise. Je tombe sur un film et je comprends parfois des mots.
La suite à suivre, Jour 2. | | | À: Nathalie971 · 7 septembre 2025 à 21:46 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 20 de 56 · Page 1 de 3 · 1 261 affichages · Partager Jour 2 - Visites de grottes
La journée commence trés bien car il est 7h45 et dehors le ciel est d'un bleu éclatant sans nuage à l'horizon. Seul le soleil nous éclaire. De l'hôtel, nous gagnons à pied l'agence de location de voitures que nous avons repéré hier. Elle se trouve à la sortie nord de la gare juste derrière le parking rétro à vélos. Juste avant, à la sortie sud, on a aperçu un tramway couleur camaïeu de bleu. Je ne connais pas le nom du personnage qui y est représenté.
Nous sommes accueillis par une femme et un homme japonais trés agréablement. Malgré quelques moments de flottement pour se comprendre, il n'y a ni impatience ni agacement. Je ne sais pour quelle raison mais la carte bleue ne passe pas alors que j'ai déjà lors de précédents voyages payés en carte bleue. On est contraint de payer en espèces. Compte tenu du fait que nous louons la voiture pour faire un road-trip d'un point A à un point B, le choix était limité sur les possibilités de location et le prix s'en est ressenti aussi. Habituellement, la location de voiture nous revient à 42-44 euros en moyenne, cette fois-ci c'était plutôt 50 euros par jour.
La voiture est trés confortable. Toutefois, cette fois encore le GPS ne fonctionne pas avec les numéros de téléphone. On improvise en sélectionnant à peu prés sur la carte et en utilisant mapsme fonctionnant sans connexion.
9H00, je reprends mes marques avec la conduite à gauche sur une voiture automatique mais cela revient plutôt facilement, la dernière fois ne remonte qu'à 6 mois. On passe au konbini et un jeune indien est à la caisse. Nous discutons un peu avec lui. Il est ici pour faire ses études et dit que Kochi est une ville trés petite et que c'est difficile de faire des connaissances sans parler japonais car trés peu de personnes y parle anglais.
La route reprise, nous voilà à proximité de l'objectif du matin, on voit les panneaux et on suit le GPS mais celui-ci veut nous faire prendre un chemin de montagne qui grimpe et sur lequel un panneau semblant indiquer interdiction d'y aller me fait faire demi-tour. Alors que nous n'étions qu'à 200 mètres du lieu visé, j'ai pris un chemin de montagne qui nous fait faire un tour gratuit dans les montagnes de la préfecture de Kochi. Cela dit les paysages traversés sont agréables, forêt d'un côté et mer de l'autre. On aperçoit même un château en pierres au style architectural français. On voulait s'y arrêter, intriguer par ce bâtiment mais nous n'avons pas trouvé la route y menant.
Au final après un tour gratuit, un arrêt à un cimetière trés minéral et une heure de route, nous revenons exactement là où on était et cette fois-ci l'entrée du lieu nous saute au yeux, juste en face de nous à quelques mètres et nous on a tourné à droite. Cela fait partie des aléas.
Nous sommes venus visiter la grotte de Ryugado qui signifie grotte de la rivière du dragon. Elle se trouve dans la ville de Kami. C'est l'une des 3 plus grandes grottes calcaires du Japon. Elle mesure 4 km de long mais seul1 km est accessible au public. Elle date de 175 millions d'années à priori.
Pour rejoindre son entrée, il faut arpenter une ruelle commerçante. Quelques boutiques de couteaux notamment, de pierres précieuses, un office de tourisme sans personnel, un ou 2 restaurants sont ouverts. Malgré l'heure de fin de matinée, 11h passées, il n'y a guère foule. On croise 2 japonais en sens inverse. Puis au bout de la ruelle, les inévitables escaliers, ici en pierre, une montée pentue mais si l'on se retourne on découvre une vue dégagée sur la campagne japonaise paisible, sans compter les chants des oiseaux, les lézards qui rampent au sol ou le bruit de l'eau de montagne qui s'écoule pour accompagner cet instant.
Du personnel, il y a, une dame pour vous accueillir en haut des marches et la dame de la billetterie.
Munis de nos billets et poussés par le sourire doux de la dame qui nous ouvre le portique, nous pétrons dans l'antre de la grotte. Le chemin est aménagé donc pas de travail de minier, en revanche, pas mal de passages sont trés étroits et/ou parfois trés bas. Cela nécessite de faire quelques exercices de gymnastique ou de hula hoop pour avancer progressivement dans la cave. On y aperçoit des stalactites et des formes originales. Il y a aussi une cascade mise en valeur par un jeu de lumière. Certains passages grimpent puis descendent. A plusieurs endroits, il est possible de faire des pause en cas de fatigue ou de malaise. Des téléphones pour appeler à l'aide s'y trouvent également. Les 1 km accessible sont clôturés par un spectacle son et lumière projeté à l'intérieur des falaises de la grotte. C'est sympathique.
On ressort plus haut dans la montagne. Une salle fermée et vitrée avec fauteuils et canapés est en accès libre pour ceux qui souhaitent se détendre après la visite. Les vitres donnent sur la forêt qui nous entoure. La visite en elle-même n'est pas trés longue, moins d'une heure en prenant son temps. Du coup, nous ne faisons pas de pause et continuons. Le chemin à hauteur des arbres qui se balancent avec le vent qui nous apporte un peu de fraicheur est fort agréable. Les bruissements des feuilles et branches est ressourçant.
Puis devant nous à notre droite, un stand de vendeur de couteaux artisanaux. La région est connue pour la fabrication de couteaux. Il y a un choix plutôt impressionnant et tous de belle facture. Désireuse de m'acheter un vrai couteau japonais depuis un moment, je jette un oeil. A Tokyo, j'étais rentrée dans une petite boutique et le prix indiqué m'avait stoppé dans mon élan. Cet été en Bretagne dans une boutique de couteaux artisanaux, les prix affichés étaient bien supérieurs entre 600 et 1000 euros en moyenne le couteau. Les 300 euros de Tokyo me semble après coup peu onéreux au regard de la qualité du travail. Le vendeur mais aussi fabricant car il ne vend que sa production, nous montre, à notre demande, un couteau pour découper de la viande notamment. Le prix indiqué est de 9500 yens (environ 60 euros). Pour la première fois au Japon, nous tentons une négociation sans y croire mais le fabricant accepte de nous le vendre à 1000 yens de moins soit 8500 yens. La négociation n'est pas énorme mais je suis fière d'y être parvenue car cela ne me semble pas être une pratique répandue comme dans d'autres pays d'Asie. Et surtout, je rentre avec un magnifique couteau d'une qualité sûre.
Nous poursuivons la descente qui nous mène devant l'entrée d'un musée gratuit en accès libre sans personnel. Le musée se trouve dans un joli bâtiment entouré de végétation mis en lumière par le soleil.
A l'entrée du musée, encore une mise en scène son et lumière sympathique. On y trouve entres autres des ossements, des objets anciens, des squelettes de chauves-souris.
La visite finie, nous retournons à la voiture en redescendant l'escalier en pierres, retraversant la rue commerçante avec ces arts du quotidien.
Le détour de ce matin nous a fait perdre du temps et nous changeons le programme initial. On roule maintenant en direction de la ville d'Aki en bord de mer. On y déguste des glaces artisanales à la patate douce, au gingembre, et à l'aubergine grillée. La glace au gingembre est trés agréable.
On fait un passage au supermarché pour s'acheter de quoi manger où l'on interpelle un couple pour vérifier quel type de poisson se trouve dans la barquette que nous avons en main. Nous sommes aidés avec gentillesse. Nous faisons une halte à la gare où une mascotte trône ainsi qu'un passage à l'Office de tourisme d'Aki. 3 personnes y travaillent alors que la ville semble plutôt petite et qu'il n'y a absolument personne, y compris dans les rues. Pour certaines de nos demandes, ils n'ont pas l'information en anglais alors ils s'excusent.
La chaleur du soleil nous écrase et l'heure a avancé. Nous décidons après un peu d'errance à aller manger en bord de mer au Cap Oyama. On pique-nique prés d'un petit port paisible et à un sanctuaire pour amoureux qui doit être récent. Le cadre est joli. On y est bercé par le bruit des petites vagues.
On retourne ensuite visiter une autre cave mais d'un autre genre. Ioki cave est un tunnel naturel creusé par les vagues il y a des millions d'années. A l'intérieur, plein d'espèces différentes de fougères tropicales créant un toit végétal, on se croit en plein forêt alors que la route n'est qu'à quelques pas de l'entrée de cette grotte. On traverse d'abord le tunnel avec notre lumière de téléphone car il y fait sombre puis on est au cœur du canyon et la lumière est de retour. On traverse plusieurs passages d'une rivière trés basse, on marche sur des branches, on emprunte un petit pont, on escalade légèrement en s'aidant d'une grosse corde mise à disposition pour redescendre le long du lit de la rivière et la longer et on arrive à une petite cascade. Il est possible de faire une boucle en poursuivant plus loin mais honnêtement, on ne prend pas le risque car il est déjà tard et la nuit ne va pas tarder à tomber, on n'a pas de lampe frontale, et on ne voit pas bien à l'intérieur du canyon quelle luminosité il y a vraiment; du coup un peu à contrecœur, on fait simplement demi-tour. On n'a croisé personne hormis une famille japonaise qui sortait de la grotte quand nous on y arrivait, avec laquelle on a échangé quelques mots.
On avait prévu de faire plus aujourd'hui mais il y a parfois des imprévus notamment les fois où l'on se perd, les temps de discussions, et le temps de trajet en voiture. Alors on roule tranquillement jusqu'à l'hôtel, on ne parvient pas à trouver les parkings affiliés à l'hôtel donc je me gare un peu n'importe comment; on va à la réception qui nous aide à mieux situer les différents parkings et on retourne se garer. On mangera ce qui nous reste des achats au supermarché de ce midi. | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 425 visiteurs en ligne depuis une heure! |