En
Ouzbékistan et au Kirghistan, les gens parlent presque tous russe. De plus, ils n'ont pas de problème ou de rancoeur à parler cette langue (contrairement à certaines autre ex-républiques de l'URSS). C'est donc très utile de pouvoir le parler.
Pour ma part, je n'avais pas de notions de russe, mais quelques notions de turc (après plus d'un mois dans ce pays...). Les langues kirghize et ouzbèke ayant des racines similaires au turc (ils se comprennent mutuellement, les langues d'
asie centrale sont considérée comme du turc ancien... (selon les turcs en tout cas)), cela me permettait de comprendre et de parler de choses basiques.
Dans les villes, on trouve de plus en plus d'enfants ou de jeunes qui parlent l'anglais. Comme ils nous disaient, c'est une langue d'avenir pour eux et il n'est pas rare que les parents "investissent" dans une école privée pour apprendre cette langue. Pour le voyageur ayant du temps, cela peut offrir l'opportunité de donner des cours d'anglais tout en prenant des cours de russe. Et le tout sans frais (notamment à
Biskek)!
Pour ce qui est de l'acceuil et de l'intérêt des gens cela dépend un peu des régions mais en général lorsque tu es en vélo dans des villages ou villes hors des zones polluées de touristes, des attroupements se forment autour de toi et il devient difficile de freiner l'hospitalité incroyable de ces gens. Tu repars avec du pain, des pastèques et tomates. Les invitations sont alors aussi nombreuses. La vallée de
Fergana en
Ouzbékistan ainsi que le sud du Kirghistan sont les zones les plus acceuillantes pour les cyclovoyageurs en terme de climat, de paysages et d'hospitalité.