Bonjour Brigitte;
Je comprends votre frustration, mais chercher par tous les moyens à contourner une loi, ce n'est pas une démarche honorable....
J'allais ne pas répondre pour n'agacer personne, mais tout de même, en essayant d'y mettre les formes et les nuances.
On ne doit pas confondre les règles de vie communes, les principes fondamentaux qui permettent en effet de vivre plus ou moins sereinement en société, et ce qui est plus une réglementation, très loin du droit naturel.
Le monde n'est fait que de positionnements, que de deals avec des réglementations, que l'on respecte plus ou moins, de lois que l'on accommode au mieux à son avantage, avec lesquelles on accepte de tangenter en conscience ; n'importe quel industriel, n'importe quel commerçant, n'importe quel contribuable, l'Etat lui-même, surtout lui d'ailleurs, quand il est employeur est toujours sur ce fil du rasoir des réglementations qu'il respecte plus ou moins, s'exposant consciemment à un risque dont il accepte la part.
Là, cette histoire d'ESTA après voyage à
Cuba, il n'échappe à personne que ce n'est pas une loi du droit naturel, ou une loi essentielle, qu'il s'agit d'une réglementation, qui plus est à visées indirectes et politiques. Jean Luc est à mon avis à côté de la plaque quand il nous parle de "
principe fondamental de la vie en société" au sujet de ce qui n'est qu'une mesure politicienne et très secondaire ; vous-même d'ailleurs en convenez en conseillant d'attendre que la loi disparaisse, admettant par là-même qu'elle n'est qu'artifice sans fondement solide.
Je ne conseille rien à qui que ce soit, chacun est libre et majeur, capable de mesurer des enjeux et de faire des choix.
On s'informe, on mesure, on décide, on agit, et on assume.
Quand on voyage, on est en général un peu stressé, on appréhende, on fantasme aussi parfois sur des difficultés ; moi aussi, très souvent.
Aux
Etats-Unis tout autant, bien sûr, on tangente les lois et règles, on gère sur le fil de la limite et du risque, en économie, en affaires, en politique.
Au point de déclencher d'ailleurs des guerres en cascade sur un célèbre mensonge, dont l'auteur, paix à son âme, n'a, que je sache, jamais été châtié.
Comme vous avez des intérêts aux
Etats-Unis et avec les
Etats-Unis, vous avez tendance à les idéaliser, dans un mélange de crainte et d'admiration ; il me semble qu'on peut être plus distant.
Mais c'est plus facile pour moi que pour vous, je sais, et je le reconnais.
Michel