Aujourd'hui dimanche 20 janvier 2008,
plus de 8, 3 millions de Cubains sont appelés aux urnes pour désigner pour cinq ans les 614 députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP, parlement), qui désignera 31 d'entre eux au Conseil d'Etat --le gouvernement de l'île communiste-- présidé par Fidel Castro depuis 1976.
Aucune surprise ne devrait sortir des urnes, le nombre de candidats étant strictement égal au nombre de postes à pourvoir, dans un processus électoral sans concurrence, placé sous la direction du Parti communiste, parti unique.
Mais le rendez-vous électoral a pris cette année un relief inédit en raison des incertitudes sur les intentions du chef historique de la révolution cubaine quant à son rôle à la tête du régime.
Au pouvoir depuis 1959, Fidel Castro a dû céder les rênes, "provisoirement" en principe, à son frère Raul le 31 juillet 2006 après une première opération chirugicale, en raison d'une grave hémorragie intestinale.
Depuis, il a multiplié les signaux contradictoires sur ses intentions.
En décembre dernier, il annonçait, pour la première fois, qu'il n'entendait pas "s'accrocher" à ses fonctions, ni barrer la route à une direction rajeunie.
Et, cette semaine, il prévenait dans la presse mercredi qu'il n'avait pas "la capacité physique" pour participer à la campagne électorale et parler en public.
Mais la veille, après deux heures et demie d'entretien avec lui, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva le jugeait "prêt à assumer son rôle politique", jouissant d'une "santé impeccable" et faisant preuve d'une "lucidité incroyable".
Les deux responsables ont été montrés sur une vidéo où Fidel Castro apparaît toujours amaigri, mais plutôt alerte et en meilleure forme qu'auparavant.
Une fois élue, la nouvelle assemblée aura 45 jours, soit jusqu'au 5 mars, pour désigner le Conseil d'Etat, qui choisira son président, chef de l'Etat.
La décision de l'Assemblée sera d'abord celle de Fidel Castro lui-même sur son avenir politique, estiment la quasi-totalité des analystes.
En près d'un demi-siècle de pouvoir sans p
Plus de 8, 3 millions de Cubains sont appelés aux urnes pour désigner pour cinq ans les 614 députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP, parlement), qui désignera 31 d'entre eux au Conseil d'Etat --le gouvernement de l'île communiste-- présidé par Fidel Castro depuis 1976.
Aucune surprise ne devrait sortir des urnes, le nombre de candidats étant strictement égal au nombre de postes à pourvoir, dans un processus électoral sans concurrence, placé sous la direction du Parti communiste, parti unique.
Mais le rendez-vous électoral a pris cette année un relief inédit en raison des incertitudes sur les intentions du chef historique de la révolution cubaine quant à son rôle à la tête du régime.
Au pouvoir depuis 1959, Fidel Castro a dû céder les rênes, "provisoirement" en principe, à son frère Raul le 31 juillet 2006 après une première opération chirugicale, en raison d'une grave hémorragie intestinale.
Depuis, il a multiplié les signaux contradictoires sur ses intentions.
En décembre dernier, il annonçait, pour la première fois, qu'il n'entendait pas "s'accrocher" à ses fonctions, ni barrer la route à une direction rajeunie.
Et, cette semaine, il prévenait dans la presse mercredi qu'il n'avait pas "la capacité physique" pour participer à la campagne électorale et parler en public.
Mais la veille, après deux heures et demie d'entretien avec lui, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva le jugeait "prêt à assumer son rôle politique", jouissant d'une "santé impeccable" et faisant preuve d'une "lucidité incroyable".
Les deux responsables ont été montrés sur une vidéo où Fidel Castro apparaît toujours amaigri, mais plutôt alerte et en meilleure forme qu'auparavant.
Une fois élue, la nouvelle assemblée aura 45 jours, soit jusqu'au 5 mars, pour désigner le Conseil d'Etat, qui choisira son président, chef de l'Etat.
La décision de l'Assemblée sera d'abord celle de Fidel Castro lui-même sur son avenir politique, estiment la quasi-totalité des analystes.
En près d'un demi-siècle de pouvoir sans partage, le "maximo lider" a incarné une personnalisation à outrance des responsabilités. Sa mise en retrait depuis bientôt 18 mois n'a donné lieu à aucun bouleversement.
Chef de l'Etat et du parti communiste, il peut choisir de céder une de ces deux fonctions, mais devrait conserver un rôle d'arbitre et de guide suprême que personne, au sein de la direction cubaine, ne songerait à lui contester.
Son frère Raul, qui s'est affirmé cette année comme "intérimaire" à la tête de l'Etat, en tandem avec le vice-président Carlos Lage, assure qu'il consulte son aîné sur toute décision importante.
Certains analystes envisagent toutefois la confirmation de Raul Castro comme président du Conseil d'Etat à la place de son frère, l'aîné se consacrant aux grandes orientations et le cadet à la gestion des affaires courantes.
Les Cubains, qui se sont habitués à l'effacement du seul chef d'Etat qu'ils ont connu pour 70% d'entre eux, sont appelés à un "vote uni", autrement dit à voter en bloc pour les candidats officiels et à plébisciter ainsi le régime.
La moitié des 614 candidats à l'ANPP a été désignée par les conseils municipaux élus en octobre, l'autre moitié l'a été par le syndicat unique et les "organisations de masse" du régime.
Les dissidents cubains, réduits au silence, considèrent ces élections comme une "farce", même si les plus modérés d'entre eux en attendent une occasion d'en finir avec "l'immobilisme" du régime.
artage, le "maximo lider" a incarné une personnalisation à outrance des responsabilités. Sa mise en retrait depuis bientôt 18 mois n'a donné lieu à aucun bouleversement.
Chef de l'Etat et du parti communiste, il peut choisir de céder une de ces deux fonctions, mais devrait conserver un rôle d'arbitre et de guide suprême que personne, au sein de la direction cubaine, ne songerait à lui contester.
Son frère Raul, qui s'est affirmé cette année comme "intérimaire" à la tête de l'Etat, en tandem avec le vice-président Carlos Lage, assure qu'il consulte son aîné sur toute décision importante.
Certains analystes envisagent toutefois la confirmation de Raul Castro comme président du Conseil d'Etat à la place de son frère, l'aîné se consacrant aux grandes orientations et le cadet à la gestion des affaires courantes.
Les Cubains, qui se sont habitués à l'effacement du seul chef d'Etat qu'ils ont connu pour 70% d'entre eux, sont appelés à un "vote uni", autrement dit à voter en bloc pour les candidats officiels et à plébisciter ainsi le régime.
La moitié des 614 candidats à l'ANPP a été désignée par les conseils municipaux élus en octobre, l'autre moitié l'a été par le syndicat unique et les "organisations de masse" du régime.
Les dissidents cubains, réduits au silence, considèrent ces élections comme une "farce", même si les plus modérés d'entre eux en attendent une occasion d'en finir avec "l'immobilisme" du régime.