Bonjour Chris,
Je suis finalement revenu de mon périple de deux semaines à
Cuba et des mes émotions mais il m'en reste encore dans mes valises...
Je te raconte un peu le voyage, ça peut servir à d'autres.
J'ai loué une voiture (avec une réservation de 2 jours d’avance) à
Holguin à 58$ CUC pour une semaine avec possibilité de prolongement si on avise 24 heures d’avance. Attention le numéro de téléphone est sur une ligne payante et si vous ne faites pas l’appel d’un hotel vous ne pourrez pas. Je crois que les numéros pour les problèmes mécaniques ou accidents ont la même propriété.
Première journée, je pars pour
Santiago de Cuba, je prends des Cubains qui attendent l’autobus ou un camion. Souvent des femmes, des ouvriers, je mélange un peu qui je prends questions de sécurité. Ils sont gentils, aiment rire, certains hommes veulent me payer le passage surpris que je les aie pris.
Bayamo. Je prends une jeune femme avec d’autres passagers. Les autres passagers descendent à leur destination, la jeune femme me demande si elle peut continuer jusqu’à
Santiago. Elle m’amène jusqu’à une casa particular, on va dîner et prendre un verre dans un bar de Salsa. Je n’ai pas pris la voiture mais je ne l’ai pas garé dans l’entrée protégée de la casa, je l’ai laissé sur la rue devant la casa.
On revient vers deux heures du matin, la serrure de la voiture a été forcée et la radio et le lecteur de CD se sont envolés. Demain, je vais appeler l’assurance et la police. Je pense fortement que je vais payer cette radio. La nuit se passe bien.
Le lendemain, j’appelle l’assurance. Un gars arrive en moto, c’est le gars de l’assurance. Bonne nouvelle, il semble que je ne suis pas responsable parce que l’auto était garé devant la casa. Si j’avais été en ville, comme au parc Cepédes comme on m’a posé la question à plusieurs reprises, j’aurai payé la radio et les réparations de la serrure. C’est certains que les 230 pesos CUC laissés en dépôt ferait partie de mes frais de voyage...
Ensuite, arrive un policier du ministère de l’Intérieur, qui prend toutes les empruntes digitales sur la voiture. Ensuite, arrive deux autres policiers qui m’ont interrogé sur la soirée du vol, ou j’étais allé (m’ont pas demandé si j’étais seul, mais c’est sûr que là j’aurais menti pour la sécurité de la jeune femme), sur ce que je faisais dans la vie, si j’étais marié, où je travaillais, combien de temps je suis à
Cuba et combien de fois, etc. Trois pages. Ensuite, arrive deux autres policiers, qui eux interrogent le propriétaire de la casa particular. Trois pages également. Ce qui fait 6 pages de rapport, 5 policiers mobilisés et le représentant de l’assurance pour une radio-cd. J’ai adoré cette expérience parce qu’il pleuvait un peu et que ça me faisait faire du tourisme bureaucratique mais si cela se produisait une deuxième fois, je ne sais pas si je trouvais ça si intéressant...
Finalement, l’agence RENT CAR VIA, me déniche une autre voiture à leur agence de
Santiago puisqu’il y a trop de réparation à faire. Je suis chanceux c’est la seule qui est en ordre. Les autres capout!
Trois jours plus tard, je quitte pour
Baracoa. Tout se passe bien, sauf qu’il y a beaucoup de contrôles policiers sur les routes. Les Cubains que j’ai pris, sont terrifiés à chaque fois. Les policiers prennent un air austère, certains crachent par terre avant de m’adresser la parole. Je ne me sens pas menacer par contre, mes passagers oui. On m’explique qu’un Cubain qui n’est pas dans sa province surtout si elle est cubaine avec un étranger fait mieux de n’avoir été enregistrée dans une Casa particular avec un autre étranger dans l’année même si elle est majeure.
Pour le reste, tout se passe bien, il ne fait pas très beau mais j’aime mieux ça comme ça pour faire de la route.
Baracoa, c’est gentil, mais il y a beaucoup de touristes qui sont attirés par son isolement tellement qu’on se croirait dans une destination touristique normale. La maison de la Culture est intéressante, les jeunes le sont un peu moins, du genre à te demander une gorgé de ta bière si t’a accepté qu’ils s’assoient avec toi...
Finalement, avec un retour tout aussi amusant à prendre des Cubains sur la route et les non moins amusants contrôles policiers, le reste du voyage c’est super bien passé après avoir revu la jeune femme et maintenant mi amiga à
Bayamo.
Voilà tu sais tout, on presque.
Pedro que ruedo como una piedra que ruada sobre la carratera.
Un petit tour d'horizon
www.enter-net.com/...l1/cuba/DSCN1858.MOV
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