De retour de
Holguin depuis le 16 avril, plus précisément du Super Club Breezes Costa Verde. Occasion donc de "partager nos notes", comme disent les Anglos!
Somme toute, un voyage de soleil agréable en ce mois d'avril, juste avant la saison de pluie qui devrait démarrer bientôt en mai, voyage de mer aux différentes nuances de couleurs, du bleu à l'émeraude, et voyage de Cubains toujours chaleureux dans leur simplicité quotidienne.
Donc, des "notes" qui ont trait à cet hôtel tout sympathique, me rappelant sans cesse que chaque voyage est unique, et plus encore, tout à fait personnel... en fonction de ce que nous recherchons, ou souhaitons retrouver... à travers le filtre inconscient de nos habitudes, et en fonction de notre faculté d'accepter le fait que partir dans un autre pays, c'est accepter d'y trouver autre chose que notre chez soi. C'est simple, et en même temps, fort compliqué pour beaucoup d'entre nous!
Bref, voici de nouveau un petit coin de
Cuba, cette province de
Holguin qui soufre de sécheresse comme le témoigne la terre aride que nous voyons durant le trajet de l'aéroport vers l'hôtel. Un petit 50 mn sur une route de province bien asphaltée qui nous a permis de voir, ou de revoir, devrais-je dire, des Cubains se promenant en charrette. Ailleurs, comme en
Chine, la charette a laissé sa place au vélo. À chacun ses choix!
Le Super Club Breezes Costa Verde- on aurait pu lui trouver un nom plus court, ne pensez-vous pas?- est géré par une société... jamaïcaine, mais au fond, c'est d'importance nulle, car les "resorts" finissent par se ressembler, qu'ils soient de la région, ou d'ailleurs. Globalisation oblige!
Séjour fort agréable, puisque le cristal de l'eau est au rendez-vous, et si l'on accepte le fait que la plage est parsemée de petites franges de coraux morts dès les premiers mètres, et qu'en conséquence, le port de souliers de plage est recommandé. Elle redevient magnifique aussitôt cette frange franchie, elle est belle cette plage, presque autant que celle de Varadéro... je ne m'en plains pas, loin de là!
Amateurs de snorkling paresseux, vous êtes à la bonne place! Pas besoin d'aller loin, seulement au bout de la plage, les poissons vous attendent avec grande ferveur, surtout si vous prenez soin d'apporter une bouteille d'eau à laquelle vous aurez fait un trou au capuchon, et que vous aurez remplie de pain! Vous les ameutez, les poissons, en pressant sur la bouteille pour faire décharger sa cargaison de mie de pain! Petite déception toutefois pour certains d'entre nous, les coraux n'y sont pas bien présents. Nous avons vu de plus jolis ailleurs, à
Cuba bien sûr, ainsi que dans d'autres coins du monde. Mais l'un dans l'autre, me plaindrais-je?
Le sport, ou les jeux nautiques? C'est bien, car le ski nautique, le babana boat (!!!), le cata, la planche, le dériveur, le kayak et le pédalo, c'est gratuit... si vous prenez la peine de vous lever pour faire la queue pour vous inscrire dès 8:00 hres du matin. Cela m'a permis d'admirer la plage et la mer au lever du soleil, spectacle de toujours pour les jeunes et les moins jeunes.
Sans oublier que pour se rendre à la plage, l'on passe nécessairement sur un pont de bois qui traverse un semblant de "marais" vivant avec sa marée haute et sa marée basse, consacré zone faunique au vu des oiseaux qui l'habitent. Différence très nette dès lors avec Varadéro, le souci de préserver la nature est très présente à
Holguin!
Ah! Les chambres et le service, thème de prédilection pour beaucoup d'entre nous, avec ses mythes fondés, et non fondés! Nous avons aimé nos chambres, plus spacieuses que la moyenne, mais standard pour ce club, tout autant que les balcons dont... nous ne nous servons pas. Mais attention, on s'en plaindrait s'il a le malheur d'être petit! Sacré, nous!
Donner un pourboire, est-ce pour récompenser un bon service, ou est-ce pour quémander un service à... venir? Je n'en sais rien, et je m'en moque. Il suffit de voyager un peu, au
Québec, au
Canada, et ailleurs pour comprendre que nous entretenons un mythe surprenant à propos du pourboire à
Cuba! Demandez à mon fils de 15 ans ce qu'il en pense, lui qui s'était fait faire une remontrance par une serveuse dans un resto de
Montréal, car il n'avait pas laissé un "plus gros" pourboire après son repas! Pourquoi "chialer" alors quand c'est
Cuba?
Bien sûr que des ratés, il y en avait. Comme l'impossibilité d'avoir un porteur le matin de notre départ pour des raisons absurdes que je ne peux expliquer! Mais en fin de compte, pourquoi faudrait-il toujours expliquer en fonction de nos propres références nord-américaines?
La bouffe! Quel sujet mythique! Sachez que nous avons adoré plein de choses, et que nous avons détesté bien d'autres. Notre grand réconfort, c'est le choix qui n'existait pas, il y avait exactement 20 ans, lors de notre tout premier voyage à
Cuba. Au Super Club, c'est maintenant aussi bien qu'ailleurs, dans les bons hôtels. À la rigueur, je dirai que les Cubains découvrent et continueront de découvrir que pour plaire, il faut s'adapter à la clientèle. Le fait que les "resorts" offrent maintenant des "hot dogs" et des "hamburgers" est un premier pas dans la "bonne" direction (pas nécessairement celle de la fine cuisine, on s'entend), comme le dirait un bon politicien! La qualité de la bouffe au resto, rappelons que nous ne l'avions pas, il y a à peine 30 ans! Donnons aux Cubains cette chance d'apprendre, comme nous.
Les restos sur réservation, l'italien, le japonais, le cubain, et le... Grill, c'est toujours très agréable, l'ambiance se substitue de temps à autre à la bouffe quand il le faut pour nous donner des soirées dont le souvenir se confond au plaisir de se frotter au soleil!
Pour le spectacle le soir, cela nous rappelle l'école de Star Accadémie, si vous voyez ce que je veux dire. Pas de commentaire, on repassera une prochaine fois!
Finalement, il faut marcher dans le "resort", ce que nous avons fait avec plaisir. Il s'étend en superficie, mais je dirais que nous en avons vu de plus grand que le Super Club.
Bref, un 3è séjour à
Cuba qui déjà, me cligne de l'oeil pour me donner rendez-vous pour une prochaine fois. Sans oublier les cigares cubains!
Je vous souhaite le même voyage, dans le même esprit!
Zidane et famille