Bonjour à tous
J'ai regardé le documentaire
"Le mystère d'Angkor"
Bien que basique c'est quand même un bon documentaire
Encore une fois j'ai pu relever des erreurs
Ce n'est pas
Henri MOUHOT (1) (comme souvent on peut le lire) qui a découvert le premier le site d'
Angkor mais l
e Père Charles-Emile BOUILLEVAUX (2).
Un anthropologue néo-zélandais intervient dans ce document, il a affirmé que les cendres du Roi Sûryavarman II, constructeur d'
Angkor Vat, avaient été placées au sanctuaire central de ce temple. Mais selon
George CŒDES (3) on ne connait rien sur les rites funéraires concernant les rois angkoriens. Dans son livre "Pour mieux comprendre
Angkor" on apprend, se basant sur les rites funéraires javano-balinais, que les cendres des rois de ce pays étaient placées dans des "pierres à dépôts" (*). On n'a a pas trouvé de cendres dans les cavités de ces pierres à dépôt dans les temples angkoriens. On ne peut donc pas affirmer (jusqu'à preuve du contraire) que les cendres des rois angkoriens étaient placées dans ces cavités.
(*) Pierre à dépôts" : voir le schéma joint au présent, la "pierre à dépôt" est situé sous le yoni. Il s'agit d'un socle de statue ou de sculpture, on peut y voir des cavités dans lesquelles ont y plaçait des objets précieux, on a retrouvé quelques petits fragments d'or. Beaucoup de statues ont été renversées par les pilleurs pour accéder à ces objets précieux.
Claude Jacques (4) intervient dans ce documentaire, j'ai trouvé ses explications intéressantes. Je suis entièrement d'accord avec lui lorsqu'il parle de
Zhou Daguan (5) en précisant qu'il ne faut pas tenir compte des explications de ce chinois concernant les temples d'
Angkor. Il parle surtout des coutumes et des habitants qu'il considère comme des barbares, des sauvages... Son récit est plutôt un "rapport économique" destiné aux chinois.
(1) Charles-Emile BOUILLEVAUX (1823 – 1913). Au mois de décembre
1850, il visita les ruines d'
Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant.
Il a écrit le livre "
Voyage en Indo-Chine, 1848 - 1856", livre qui n'a pas eu un grand succès.
Ce livre a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette" – "Livre BNF". On peut également consulter la version numérisée sur le site Gallica :
gallica.bnf.fr/
gallica.bnf.fr/...-Emile%20BOUILLEVAUX
On n'apprend pas grand-chose sur les temples d'
Angkor dans ce livre.
(2) Henri MOUHOT (1826 – 1861), naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society, Mouhot fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'
Angkor (
1861). Ses descriptions publiées en
France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au
Laos firent sensation.
Ses écrits sont relatés dans le livre
: "
Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos : Et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861".Disponible aussi sur "Gallica" :
gallica.bnf.fr/...86s.r=Henri%20MOUHOT
J'ai bien aimé son livre, petit inconvénient : bien souvent des noms de lieux ne correspondent pas aux noms actuels et on ne sait pas toujours de quel endroit il parle.
(3) George CŒDES (1886 – 1969). Membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947. Il est considéré comme le plus grand épigraphiste (*) de l'Empire Khmer.
Il a écrit divers ouvrages dont "Pour mieux comprendre
Angkor".
(*) Un épigraphiste étudie les épigraphes

. Une épigraphe est une inscriptions gravées sur des matériaux non putrescibles comme la pierre, le métal...
Il a traduit de nombreux écrits de la période angkorienne que l'on peut retrouver dans les BEFEO (Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) que l'on peut consulter sur le site "Persée
www.persee.fr/collection/befeo
. Ses traductions sont rassemblés dans des documents "Textes et documents sur l'Indochine" en 8 volumes que l'on peut consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de
Siem Reap.
Pour plus de détails voir le site de l'EFEO :
www.efeo.fr
dans "Chercheurs d'Asie" – "
Cambodge" on y trouve des renseignements sur les membres de l'EFEO au
Cambodge (et d'autres pays).
(4) Claude JACQUES : né en 1929.Membre de l'EFEO de 1963 à 1973. Egalement un grand épigraphiste qui a succédé à George CŒDES.
Parmi ses publications de 1968 à 1999 voir : "Etudes d’épigraphie cambodgienne", BEFEO 54, p. 605-622 56, p. 57-69 et 70-73 57, p. 57-67, 68-89 58, p. 163-176 59, p. 193-205, 205-220 63, p. 351-365 65, p. 281-332 86, p. 357-374.
Il a aussi écrit les livres suivants :
- "
Angkor cité khmère" (*) en collaboration avec Michael Freeman (photographe). Description détaillée des temples d'
Angkor.
-
"Angkor résidences des dieux" en collaboration Michael Freeman. Cet ouvrage présente les principaux monuments d'
Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "
Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand...
- "
L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" en collaboration avec Philippe Lafond (publié en 2004). Cet ouvrage présente des temples des périodes préangkorienne et angkorienne :
Sambor Prei Kuk,
Koh Ker,
Preah Vihear...
Bien qu'âgé de 89 ans il a encore participé aux séances du CIC (*) qui se déroulaient au
Cambodge début Novembre 2015..
(*) CIC : Comité International de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'
Angkor. Organisme dépendant de l'UNESCO.
Les pays qui participent à la restauration présentent les résultats de leurs travaux et proposent de nouveaux projets (qui sont approuvés ou non...)...
Voir par exemple le rapport d’activité de la 17ème session (Novembre 2010)
www.google.fr/...=bv.110151844, d.d24
Voir également le compte rendu de la 20ème session (Décembre 2013)
www.google.fr/...=bv.110151844, d.d24
Page 14 Jean-Baptiste Chevance (cité dans les documentaires précédents) archéologue (Archaeology and Development Foundation), a fait un exposé.
(5) Zhou Daguan ou
Tcheou Ta-Kouan :il était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au
Cambodge et visita
Angkor en 1296. Son journal, intitulé
"Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit (par Paul Peilliot), reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque.
Lorsque Zhou Daguan est arrivé au
Cambodge c'était déjà le début du déclin de l'empire angkorien. Il n'a probablement pas assisté à la construction de temples car le Mangalartha (ou "Monument 487") était (probablement) le dernier temple daté d la période angkorienne (consacré en 1295). Description brève de ce temple par
Maurice Glaize et Claude Jacques. Temple sans grand intérêt (à mon avis).
On peut lire la première partie des "Mémoires sur les coutumes du
Cambodge" sur le site "La cité perdue desrois khmers :
angkor.wat.online.fr/
Voir "
Mémoires sur les coutumes du Cambodge
"
Jacques
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