Je ne réponds pas à Jouki, mais je ne sais pas comment intervenir autrement.
Ce fil fait état de bonnes volontés, de compassions et de questionnements auxquels je souhaiterais répondre en me basant sur ma bien petite expérience en développement économique et intervention post urgence.
Le traitement du séisme en
Haïti a mis au jour les carences des interventions d'urgence.
Dans une telle situation les challenges sont:
- logistique (acheminement et distribution des dons ou de ce qui est disponible sur place)
- organisationnels, coordonner les actions d'une myriade d'intervenants.
D'où la nécessité d'une intervention "professionnelle" dans le sens des méthodes, même si les acteurs sont bien souvent bénévoles.
Les conséquences de ce typhon sont importantes, en espérant qu'elles soient inférieures à celle d'
Haïti.
Les organisations intervenantes ont besoin d'argent, pas de dons en nature qui coûteraient bien plus à acheminer que l'achat sur place qui, effet secondaire, ferait travailler les locaux.
De même, l'implication personnelle passe nécessairement par rejoindre une structure organisée pour ne pas ajouter l'anarchie à l'anarchie. Ces structures n'ont pas besoin de bras, qui couteraient plus cher à entretenir que des locaux, mais de compétences, médicales, logistiques, water et sanitation (le choléra est à l'affut).
Ce qui n'exclut pas l'aide directe à famille et amis, mais là on est dans la sphère privée.
A mon sens l'action la plus efficace c'est le don avec la crainte qu'il ne soit détourné.
Pour lever cette crainte vous donnez, soit à une organisation que vous connaissez bien, soit à une organisation digne de confiance qui a pignon sur rue.
Le site
www.coordinationsud.org/
liste les ONG dignes de confiance.
Cette liste couvre toutes les action, pays d'intervention, obédience ou laïque, et permet de se faire une idée.
Enfin, bien souvent, les dons sont assortis d'une réduction d'impôt allant jusqu'à 66%.
Je fais moi même partie d'une ONG qui intervient pour remettre sur pied les infrastructures énergétiques, deux gars sont déjà sur place. Je ne la citerai pas là pour ne pas faire du racolage mais j'en parle sur un autre fil.
Que ceux qui ont prévu un voyage le maintiennent, il font marcher l'économie, mais évitent les zones sinistrées.