ah ah Christine !... la literie du Panchavati !..
je ne voulais pas heurter Julien de front, mais mon vécu est strictement identique au tien, mis à part le fait que ce n'est qu'après la seconde nuit au Panchavati que j'ai découvert ces punaises de lit.. en bougeant mon matelas. j'en frissonne encore.
heureusement, je dors systématiquement en
Inde dans ou
sur mon très grand drap housse.. sinon, ce ne sont pas cinq ou six punaises de lit qui m'auraient mordu, mais cent ! ! impensable !
et il est vrai que ces morsures peuvent entrainer de drôles (ou pas drôles) infections..
il faut dire qu'à cette époque (avant 2012.. et bien avant), le tourisme était balbutiant en
Inde.. on y voyageait en connaissant les conditions précaires de logement et on voyait manifestement chaque jour que le tiers des indiens dormait dans des conditions bien plus mauvaises que nous (des bébés bouffés par les rats)... et on ne pensait pas vraiment possible d'extérioriser son mécontentement ou sa colère. les choses ont nettement changé depuis.
je m'interroge d'ailleurs sur la validité des photos placées sur les sites commerciaux qui présentent le Panchavati..
deux possibilités : arnaque ou rénovation totale ? sais-tu comment étaient les peintures murales, le restaurant en bas ?
avec ce que tu viens de dire, Christine, déjà je pense à une belle arnaque.
cet établissement peut être considéré comme "moyenne gamme pour indiens", en affaires ou vacances peu importe. et encore..
pour un touriste occidental standard, ou attentif à la propreté, ça ne passe pas.
Aurangabad représenta pour moi la vraie découverte de l'
Inde rurale. débarqué à 07h du matin de la gare, toutes mes premières impressions (délabrement, poussière, saleté permanente, médiocrité évidente des infrastructures, hygiène générale insuffisante) furent du même acabit. j'étais édifié.
En contraste, touristes et autochtones furent sympas, accueillants et leur service très correct. je dis "service" pour tous, car une belle américaine de 50 ans, véritable ancienne hippie (avec son copain de l'époque), qui faisait découvrir l'
Inde à sa fille de 25 ans, me raconta plusieurs anecdotes belles et souriantes. j'ai vraiment ressenti, à l'écouter, que cette
Inde là avait déjà disparu :
- les indiens souvent leur offraient à manger, qui ne possédaient pas le vingtième de leur argent. un comble !
- personne ne volait et lorsqu'ils sont descendus d'un train pour se désaltérer et que ce dernier est reparti trop vite et sans eux, avec leurs sacs à dos, ils ont TOUT retrouvé à la station suivante le lendemain... chez le chef de gare.
je sais, cela peut encore arriver, surtout dans les campagnes, et cela peut arriver également à
Paris... parfois...
comme quoi le passé nous poursuit.. pour le meilleur !
il est encore vrai que les hippies, vieux ou jeunes, sont parfois plus crasseux que.. le sol où ils s'allongent !